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Comment s’est déroulée la course ? Somme toute, je considère que la 
 course s’est bien déroulée. Avant la course, malgré mon but premier de compléter la course, j’enviais une arrivée sous la barre des 30 heures. J’ai rapidement réalisé l’ampleur de la tâche à accomplir et la difficulté du parcours. Alors je me suis ravisé pour ne viser que de terminer l’épreuve. L’altitude étant entre 2000 mètres et 2800 mètres, j’ai été quelque peu affecté en début de course (étourdissements, souffle court et hauts-le-cœur). Après analyse de ma performance, je suis peut-être parti un peu vite sur la première boucle du parcours (80 km) que j’ai complétée en 13 heures. En même temps, j’ai pu me mettre du temps en banque pour la seconde boucle et le ra l ent is s emen t e s t i n é v i t a b l e e n deuxième moitié de course avec la portion de nuit et la fatigue accumulée. Comment tu t’es préparé spécifiquement pour cette course, plus particulièrement le dénivelé et l’altitude ? En termes de préparation, je n’ai pas eu la chance de me rendre plus tôt pour m’acclimater à l’altitude. J’ai essayé de faire beaucoup de dénivelé en entraînement mais, après coup, j’ai réalisé que je n’en avais pas fait suffisamment. Heureusement, ma détermination et mon expérience ont compensés ! Et ce que tu as l’habitude de prendre part à des événements en altitude ?

Il s’agissait de ma première course en altitude, malgré le fait que ce soit considéré comme de la basse altitude. Est-ce que le Tahoe Rim Trail 100 miles est l’événement le plus difficile auquel tu as participé ? Sans aucun doute, il s’agit de l’événement le plus difficile auquel j’ai participé et ce, pas seulement en raison du dénivelé et de l’altitude mais principalement du fait que j’ai dû puiser profond mentalement pour chasser les idées négatives et les idées d’abandon. La fierté n’en est que plus grande par contre! Comment tu t’alimentes lors d’une course de 100 milles ? Qu’est-ce que l’on retrouve généralement dans une station d’approvisionnement ? En course, j’aime bien diversifier mon alimentation et profiter de ce que les ravitaillements ont à offrir. J’ai la chance d’avoir un estomac béton. Voici donc ce que j’ai mangé et bu: patates, biscuits aux chocolats, gels à l’érable Rekarb, barres Fruit2 et Fruit3, melons d’eau, oranges, quesadillas au fromage, bacon, sorbet à la mangue (au dernier ravito, c’était délicieux !), boissons gazeuses et boissons électrolytiques. Également, quelques cafés pendant la nuit et le matin afin de me garder éveillé. La barre Snickers a fait du bien au moral après la deuxième montée de la piste de ski du centre Diamond Peak (700 mètres de dénivelé positif sur à peine 3 km). Anecdote intéressante : le ravitaillement Hobart avait une section bar avec des shooters de whisky et de la bière. Je ne m’y suis pas risqué ahaha !

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