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Ce qui est marquant, c’est de voir le village de Chamonix ne vivre que pour 
 le « Trail running  » pendant toute la semaine. On y voit plein de monde, plein de publicités, plein de coureurs, on sent vraiment que la ville ne vit que pour ça. On oublie que c’est un village alpin où les alpinistes partent pour faire des ascensions d’aiguilles, de cols et de sommets. Non, pendant une semaine, c’est une histoire de course à pied, de « Trail » ! Un UTMB c’est un projet de quelques années. On ne décide pas de s’inscrire un beau matin sans qu’il y ait eu une planification. Comme je l’ai mentionné dans mes autres articles, il faut se qualifier et cela peut prendre jusqu’à 2 ans avant de voir son nom dans la liste des participants. Juste le fait de faire partie de l’événement est un aboutissement en soi et lorsqu’on est sur la ligne de départ, on se sent privilégié d’y être ! Cela apporte une dimension émotionnelle qu’on ne retrouve pas dans d’autres courses. Préparation d’avant départ :

Crédit photo: maindru photo

PARCOURIR SEPT/ OCT 2016

Je suis arrivé à Chamonix 2 semaines avant mon départ. Je m’inquiétais beaucoup des nombreux passages à plus de 2000 mètres que j’allais devoir passer durant la course. Je me suis donc donné les moyens de m’acclimater. En effet, j’avais décidé d’aller habiter dans un refuge de montagne à 2712 mètres d’altitude. J’ai donc passé les 6 premiers jours de mon voyage en altitude. Les paysages étaient magnifiques et le refuge était très confortable. Cela m’a permis de « faire des globules  » comme disaient les gens locaux. Après cette première semaine passée en haute montagne, je suis redescendu dans la vallée pour être plus près de l’action et profiter de l’ambiance qui régnait dans le village. J’ai continué mon acclimatation en montant en altitude en raison de 3 ou 4 heures par jour. Je suis monté à l’Aiguille du Midi (3800 m), au sommet du Brévent (2525m), au col du Grand Montet (3300m) et, finalement, sur le plateau du Plan de l’Aiguille en passant Montenvers (2200m). J’ai lu que les mécanismes d ’ a d a p t a t i o n commencent après 3 heures d’exposition  ; je suis donc monté passer quelques avant-midi et aprèsmidi sur ces sommets. Je crois que cette approche m’a beaucoup aidé durant la course.

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