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5,90 €

oct./novembre 2010

dossier

n°49

p.26

LA BIBLE DE LA

DDR 3 28 kits au banc d’essai

De 4 à 12 Go - dual et triple channel

comparatif

Quantité, fréquence, timings,

optimisez vos perfs mémoire

dossier

Monter son PC

SERveur Hardware, OS, fiabilité

gaming Best of micro-casques, claviers et souris

stockez et sécurisez vos données mieux qu’un NAS pour 300 € p.76

Test

p.94

spécial Périphériques p.46

p.20

pratique

Bien profiter de l’USB 3.0 boitiers HDD, contrôleurs : les bons choix CLéS, DES DéBITS jusqu’à 180 Mo/s !

Corsair 600T la qualité Obsidian abordable ?

nVidia GTS450

Le GF106 à 130 euros DX11, CUDA, HDMI 1.4, que reste-il à la Radeon HD5770 ? p.120

comparatifs

8 Ventirads originaux Thermalright passif, Corsair watercoolé, Thermaltake slim

7 cartes mères mini-ITX De l’Atom au Core i7, des microPC pour tous

L 19293 - 49 - F: 5,90 € - RD

BEL/LUX : 6,5 € - CH : 11,80 FS - CAN : 10,25 $ DOM: 6,10 € NCL/S : 710 CFP - NCL/A : 1500 CFP - POL/S : 750 CFP

Édito Courrier des lecteurs : Email : lecteurs@techage.fr Abonnements : Axiome Abonnement Presse Hardware Magazine L’Engarvin 06390 COARAZE Pour tout renseignement sur les abos : 06 26 64 23 29 abo@axiomegroup.biz Ont participé à ce numéro : MPM Editions (Rédacteur en chef : Jérémy Panzetta ; Rédacteur : Benjamin Bouix ; Pigistes : Manuel Da Costa) ; Tridam, Pierre Caillault Conception graphique : David Benamou Maquettiste : Cyril Albo Hardware Magazine est édité par Tech.Age SA au capital de 78300 €, 25c boulevard Royal, L-2440 Luxembourg Administrateur délégué et Directeur de la publication : Christian Marbaix Rédacteur en chef délégué : Thomas Olivaux Publicité : Régie COM’CONSULT Stéphanie Chauvin techage@comconsult.fr L’envoi de tout texte, photo ou vidéo implique l’acceptation par l’auteur de leur libre publication dans le journal. Les documents ne sont pas retournés. La loi du 11 mars 1957 n’autorisant aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article 41 d’une part que « des copies ou reproductions strictement réservées à l’usage du copiste et non destinées à une utilisation collective» et d’autre part que les analyses et courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinea premier de l’article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelques procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants de l’ancien code pénal. Textes, photos : copyright 2002/2010 Tech.Age SAS Impimeur : M Arts graphiques, Printed in Italy, imprimé en Italie N° de commission paritaire : 0913 U 83994 Dépôt légal : quatrième trimestre 2010 Distribution : MLP

Imprimé sur papier 100% recyclé

Mais où sont-elles ? Il y a des années que la gent féminine n’a pas osé mettre les pieds dans la plupart des antres abritant les êtres plus ou moins civilisés qui réalisent ce magazine. Oh bien sûr, il y a quelques exceptions mais plutôt rares, l’hygiène et le mode de vie du rédacteur hardware n’étant, a priori, pas très appropriés. Qu’y a-t-il de choquant à jouer des coudes entre une pile de boîtes de pizza, 4 ou 5 PC grandes tours et un amoncellement d’emballages, de cartons de hardware à tout va ? Peut-être est-ce la musique à fond du matin au soir, ou bien la carte mère posée sur la table de la cuisine, allez savoir. Toujours est-il que nous nous sentons bien chez nous. Mais ce mois-ci, c’est le pompon. Imaginez bien à quoi peuvent ressembler des bureaux ou des salons pour ceux qui préfèrent travailler à la maison quand on teste : 23 souris, autant de micros-casques, 10 claviers, 28 kits de RAM, 8 ventirads, sans oublier les cartes son, les kits d’enceintes et autres joyeusetés pour nos prochains numéros, les piles de composants qui frôlent le plafond, les dewares d’azote liquide… STOP ! Il n’est plus possible de mettre un pied devant l’autre, sans risquer d’écraser une boîte ou, pire, le matériel qu’elle contient. Alors, imaginez bien ce qu’une détentrice de jupons et dentelles pourrait bien découvrir, soulever, faire tomber… Néanmoins, amies lectrices célibataires, envoyez-nous vos photos et le temps qu’il vous a fallu pour finir Mafia 2. Ça pourrait quand même en intéresser certains ! Ceci dit, avec le recul (dit le Poil qui rédige son édito à 3 heures de la fin, note du chef pour ceux qui suivent les éditos), le bordel ambiant n’a pas été la problématique la plus épineuse du mois. Non, définitivement, ce sont les heures : les journées de 24 heures sont trop courtes ! Pour tester tous les composants que nous recevons, jouer à RUSE et autres Darkfall et finalement écrire les pages du magazine (re note du chef, vous remarquerez l’ordre dans lequel ça a été écrit). Un choix a été fait, fini le sommeil. Après tout, quelle perte de temps ! Il n’y a qu’à demander au jeune Flash, également connu sous le pseudonyme de Toufou, qui a cru pouvoir réaliser 47 475 benchs de RAM sans prendre de douche. Vous parlez d’une méthode pour faire venir la geekette ! Mais pourtant, chez Hardware Magazine, aucune plainte. Au contraire, nous en redemandons ! Eh oui, après quasiment 100 numéros, la flamme est plus vive que jamais et le hardware suffit à nous maintenir éveillés quoi qu’il arrive. Seuls, peutêtre, mais nos millions de fans nous suffisent ! (envoyez les photos quand même ;) ).

TO

Sommaire

Pratique •

94

News • •

Le meilleur du hardware Cas pratiques

6 12

GeForce GTS 450, trop tard ? 20

Nvidia décline à nouveau son architecture DirectX 11 Fermi avec le GF106. S’attaquant cette fois au segment 100/150€ occupé depuis près d’un an par les Radeon HD 5700, voyons si la remplaçante de la GTS 250 s’impose.

Sommaire Octobre/Novembre

Devenez un pro de la DDR3 26

Timings, fréquence, bande passante : ce qui est vraiment important Comment régler au mieux sa mémoire ? 146 Go torturés : quel kit acheter ? Ce dossier vous explique tout sur la DDR3. Découvrez les paramètres à privilégier et comment les régler dans le BIOS, ainsi qu’un comparatif géant de 28 kits pour un total de 160 Go. •

Retrocomputing

84

2000 : Les boitiers sexy débarquent

Reportage •

Développement et optimisation d’un jeu vidéo 88

Bien des gamers regrettent le manque d’optimisation des jeux PC. Grâce à la visite du studio Arkane, rentrons dans la complexité de la création d’un jeu optimisé.

Monter son serveur personnel 46 Disposer d’un espace de stockage conséquent et dédié, totalement sécurisé, sauvegarder ses données, telle est l’utilité d’un serveur personnel. Quels composants choisir, comment les configurer, quel OS installer et comment utiliser au mieux ce nouveau PC, sans doute le plus important de tous ?

USB 3.0 : enfin une réalité ? 76 Le point sur la nouvelle norme SuperSpeed Présent depuis fin 2009 sur nos cartes mères, l’USB 3.0 a tout pour plaire avec 600 Mo/s et une rétrocompatibilité avec l’USB 2. Des périphériques sexy arrivent enfin, alors que la norme est désormais stabilisée. Il y a vraiment de quoi craquer.

Dossier •

nVidia 3DTV Play : les jeux, films et photos en relief sur votre TVHD 3D 70 Les futurs pilotes 3DTV Play de nVidia vont débrider les usages 3D stéréoscopique lorsqu’on utilise une GeForce avec une TVHD 3D LCD ou plasma. Quelles sont les fonctionnalités apportées par cette solution ?

Test •

Le guide du son parfait sur PC 56

Enceintes, casques, cartes son, le meilleur matériel audio a besoin d’un bon usage pour ravir vos oreilles. Normes audio, branchements et réglages pour profiter d’une expérience audio/ vidéo ou ludique accrue, ce dossier décrypte les mystères du son PC.

Comparatifs •

Souris, claviers et micro-casques 94

Les meilleurs périphériques pour joueurs. Que ça soit pour taper la discute à la taverne

Offres d’abonnements p61-62-102

LA BIBLE DE LA

DDR 3

Quantité, fréquence, timings,

26

optimisez vos perfs mémoire

28 kits au banc d’essai De 4 à 12 Go - Dual et triple channel

nVidia GTS450

nain du coin ou hurler vos ordres à vos ahuris de coéquipiers, un bon micro casque est indispensable. Que dire du clavier adéquat pour maraver vos victimes à coup de macros bien placées. Et bien sûr, la souris aussi précise qu’ergonomique qui transformera vos doigts de jar jar binks arthritique en sniper d’elite. Nous avons passé au crible une cinquantaine de produits pour ne retenir que les perles rares et les meilleures affaires du marché.

Le GF106 à 130 euros DX11, CUDA, HDMI 1.4, que reste-il à la Radeon HD5770 ? •

Geek

112

Soft

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7 cartes mères mini-ITX 120

De l’Atom au Core i7, des microPC pour tous les usages Envie d’un PC home cinéma invisible ? D’un PC NAS qui consomme moins de 50 W ? D’une machine de jeu réellement transportable ? Que ça soit en mode Atom économe ou Core i7 ultrarapide, voici les meilleures cartes mères au format mini-ITX.

76

126

En format tour, à plat, avec de l’eau, push-pull ou non, il y en a pour tous les gouts ! Découvrez comment sont conçus les derniers ventirads et mesurez leurs performances par rapport aux références de la rédaction.

Comparatifs

8 ventirads originaux

20

Corsair F40

126

132

La vitesse du Sandforce à petit prix en version 40 Go

Thermalright passif, Corsair watercoolé, Thermaltake slim

Sapphire HD 5670 Ultimate Une carte passive pour jouer ! •

Corsair Graphite 600T : la qualité Obsidian abordable ? 134 Après ses excellents Obsidian 800D et 700D, Corsair étoffe sa gamme avec une moyenne tour plus abordable. Pour 80 euros de moins, le 600T conserve-t-il des prestations et une qualité de fabrication du même niveau ?

Références

Les PC de référence de la rédac

8 Ventirads originaux

120 7 cartes mères mini-ITX

136

De l’Atom au Core i7, des microPC pour tous

Bien profiter de l’USB 3.0 boitiers HDD, controleurs : les bons choix CLéS, DES DéBITS jusqu’à 180 Mo/s !

46

News

IDF 2010 : Intel prudent Comme chaque année, le mois de septembre est le mois des infos Intel. C’est, en effet, à cette période qu’a lieu une migration de la presse technique pour rejoindre l’Intel Developer Forum de San Francisco, qui est l’occasion pour le premier fabricant de CPU de lever le voile sur ses futurs produits et sur les technologies qui sont en cours de

David « Dadi » Perlmutter, Executive Vice President & Co-General Manager Intel Architecture Group, qui pourrait être le prochain CEO d’Intel, s’est bien gardé de dévoiler des informations au-delà de Sandy Bridge.

développement. Cette année, nous en avons, bien entendu, appris beaucoup sur l’architecture de Sandy Bridge, la nouvelle génération de CPU Core prévue pour la fin de l’année, mais également sur de nouvelles déclinaisons du core Atom qu’Intel compte bien placer dans un maximum de périphériques. Si Intel a donné beaucoup de détails sur les produits à l’arrivée imminente, ainsi que présenté des applications futures de ses technologies, les informations étaient pour ainsi dire inexistantes entre ces deux extrêmes. Pas un mot sur Ivy Bridge, qui succédera à Sandy Bridge, ni sur le projet Larrabee, qui a été confiné en plateforme de développement, et encore moins sur les futurs procédés de fabrication. C’est le premier IDF auquel nous assistons depuis de nombreuses années qui ne s’attarde pas un minimum sur ce dernier sujet, très important puisqu’au final, c’est lui qui définit la capacité d’innovation à un

moment donné. Ce silence sur ces sujets cruciaux pour Intel n’est pas anodin et montre qu’Intel se veut plus prudent sur le futur, probablement parce que les incertitudes sur la concurrence sont nombreuses, que ce soit au niveau de ce que nVidia et AMD vont proposer sur le plan des produits, ou de la capacité de GlobalFoundries et TSMC à rattraper leur retard sur les procédés de fabrication. Intel préfère donc cacher son jeu d’une part et d’autre part ne pas prendre le risque de s’avancer trop tôt pour, au final, devoir se rétracter comme cela a été le cas avec l’échec du projet Larrabee censé pouvoir concurrencer les GPU avec un ensemble de coeurs x86.

Sandy Bridge : le premier CPU ‘‘Fusion’’

News

Après le retard de 2 ans pris par AMD sur l’intégration du CPU et du GPU, c’est finalement Intel qui devrait être le premier à commercialiser un tel produit avec Sandy Bridge. Pour rappel, les Core i3/i5 actuels n’ont fait que placer le CPU et le northbridge dans le même packaging pour réduire le coût de la plateforme et faire, au passage, un pied de nez à AMD en prenant la forme d’une solution intégrée. Avec Sandy Bridge, l’intégration est réelle et ces deux composants ne font plus qu’un, ce qui permet de nombreuses optimisations, tant sur le plan des performances que de la consommation. Intel a développé le System

En jaune, les améliorations apportées à Sandy Bridge.

6

I Hardware Magazine

Agent pour s’occuper d’orchestrer tout cela. Cette unité se charge d’organiser les accès mémoire, mais également de gérer la consommation et les fréquences des cores CPU et graphiques. Une nouvelle structure de mémoire cache a été mise en place pour pouvoir en faire profiter la partie graphique, mais également pour la rendre plus modulaire. Intel ne parle d’ailleurs plus de cache L3 mais bien de Last Level Cache, puisque du point de vue graphique, le cache n’est pas au même niveau que du point de vue des cores CPU. Cette appellation permet d’éviter toute ambiguïté à ce niveau.

Ce LLC est segmenté en morceaux de 2 Mo par core CPU. Un ring bus se charge de connecter tous les segments entre eux, ainsi que le contrôleur graphique et le System Agent par lequel l’accès au contrôleur mémoire se fait. La latence, lors de l’accès à ce cache, pourra donc varier suivant où l’information se trouve, puisque chaque étape dans le ring bus prend un cycle. Au niveau de son implémentation, vous pouvez remarquer sur le schéma qu’au lieu de mettre en place un ring bus bidirectionnel, Intel le fait passer deux fois par segment de cache et donc par core. Pour le détail, la partie graphique

De gauche à droite : Nehalem, Westmere avec son northbridge et enfin, le die de Sandy Bridge, très allongé.

dispose également de deux accès au ring bus, mais le System Agent se contente d’un seul. Cette architecture permet de limiter la latence de transmission, le chemin le plus court est toujours emprunté, sans avoir recours à la lourdeur d’un bus bidirectionnel. C’est le core graphique qui est situé à l’opposé du contrôleur mémoire, puisqu’en cas de cache miss, il est le moins sensible à la latence des accès en mémoire centrale. Sandy Bridge marque l’arrivée d’AVX, un nouveau jeu d’instructions vectoriel 256 bits pour lequel les unités dédiées aux opérations vectorielles flottantes ont été élargies, de manière à pouvoir augmenter significativement leur débit. Les unités dédiées aux opérations vectorielles sur les entiers restent, pour leur part, limitées à 128 bits. Elles pourront cependant profiter de plusieurs améliorations telles que les opérations sur trois ou quatre opérandes qui permettent une meilleure utilisation des registres disponibles. Pour alimenter correctement les unités étendues, Sandy Bridge est capable de charger deux fois plus de données par cycle que les CPU actuels. Toujours dans ce souci d’alimenter au mieux ce coeur d’exécution, Intel a revu le front end, avec un cache des instructions décodées, une prédiction de branchement revue et annoncée significativement plus efficace et enfin, l’utilisation de nombreux registres physiques (Physical Register Files). Ceux-ci vont faciliter le fonctionnement Oufof-Order de Sandy Bridge, ainsi que réduire la consommation, puisque le CPU pourra jongler directement avec de nombreux registres, sans avoir à effectuer des déplacements de données incessants, lorsque plusieurs instructions indépendantes utilisent un même registre. Il s’agit d’une méthode plus évoluée pour contourner le nombre très limité de registres x86. La somme de ces petites nouveautés, ainsi que

le nouveau Turbo devraient apporter un gain de 10 à 20 % à fréquence égale. A TDP égal cependant, et c’est particulièrement intéressant pour les portables, nous avons pu apercevoir un gain impressionnant de près de 50 % !

Le Turbo Mode évolue

La troisième génération de Turbo intégrée à Sandy Bridge apporte deux évolutions importantes. La première est évidente et permet de faire profiter la partie graphique de cette technologie, de la même manière que les cores CPU. Suivant la charge, Turbo pourra privilégier un ou plusieurs cores CPU ou le core graphique. La seconde évolution est plus complexe. Elle permet à Sandy Bridge de dépasser son TDP. Pour cela, Intel introduit la notion d’inertie thermique au coeur de Turbo. D’une manière simplifiée, le TDP est fixé de manière à éviter une surchauffe du CPU dans le système. Celuici est donc tenu à rester dans une certaine limite de watts. Cependant, l’augmentation de la température se fait avec une certaine inertie et après quelque temps passé bien en dessous du TDP, il faut un certain temps pour atteindre les limites qui l’entourent. C’est de ce petit laps de temps dont Intel va dorénavant profiter, en permettant à Sandy Bridge de dépasser brièvement son TDP, puisque même dans ce cas, le CPU ne va pas se mettre à surchauffer instantanément. En pratique, après quelque temps au repos, lors d’un besoin brusque de puissance, Sandy Bridge va donc accélérer très vite pour redescendre progressivement dans les limites du TDP.

Cela n’apportera aucun avantage lors d’une tâche lourde continue, mais nous pouvons imaginer, par exemple, qu’une utilisation de Photoshop, qui fait appel au CPU par intermittence, pourra profiter de ces petits coups de boost supplémentaires. Une évolution qui s’inscrit clairement dans la démarche HUGI (Hurry Up and Get Idle) d’Intel.

Sandy Bridge et overclocking

Intel nous a confirmé les informations selon lesquelles l’overclocking sur les plateformes P67 et H67 et donc sur les Sandy Bridge socket 1155 dual et quad core serait limité. Contrairement à ce que certaines rumeurs ont pu laisser entendre, il ne s’agit pas d’un bug mais d’un choix opéré au niveau du design, pour faciliter l’intégration avec un appui de la partie commerciale qui trouve là l’opportunité de monétiser l’overclocking. C’est un PLL intégré qui génère la fréquence de base utilisée pour toutes les fréquences du système qui sont donc liées entre elles. Il est ainsi, en pratique, impossible de modifier la fréquence de base (DMICLK) sans affecter le bon fonctionnement du PCI-Express, du SATA ou encore de l’USB. Une marge de quelques pourcents sera tout au plus possible, avant de voir apparaître des problèmes en série et Intel juge extrêmement peu probable qu’un fabricant de cartes mères puisse y trouver une parade. Pour profiter de l’overclocking sur cette plateforme, il faudra passer par les CPU au coefficient débloqué (série K) ou par d’autres, qui disposeront d’un coefficient partiellement débloqué. Ces séries seront, bien entendu, accompagnées d’un petit surcoût, qui pourra

News être vu par certains comme une taxe à l’overclocking. Toujours dans cette optique, Intel a débuté la commercialisation d’un CPU plutôt spécial : le Pentium G6951, en apparence identique au Pentium G6950. Via le paiement de 50 $ supplémentaires, Intel fournira une application et un code qui permettront de débloquer l’HyperThreading et de faire passer le cache L3 de 3 à 4 Mo, transformant ainsi en quelque sorte ce Pentium G en Core i3. Une technique commerciale exotique qui pourrait faire mouche auprès du grand public mais qui, en pratique, revient à vendre plus cher un CPU sous-cadencé par rapport à un Core i3 original. Nul doute qu’Intel doit réfléchir à monétiser l’overclocking d’une façon similaire ! En attendant, nous pouvons supposer que cette application ne va pas tarder à être crackée…

Intel HD Graphics : priorité aux unités fixes

Avec Sandy Bridge, Intel va doubler les performances du core graphique intégré, qui se place dorénavant au niveau des GPU d’entrée de gamme d’AMD et de nVidia. Pour cela, Intel n’a pas démultiplié les unités de calcul de son IGP qui restent au nombre de 12, tout comme dans les Core i3/i5. Elles profitent cependant de l’intégration dans le CPU et du 32 nm pour monter en fréquence, mais également de Turbo et du cache de dernier niveau, dont le driver graphique peut décider de l’utilisation par flux de données, de manière à ne pas le gaspiller là

où il n’apporte pas de gains tangibles (par exemple, il sera utilisé pour l’accès ou l’écriture des textures, mais pas pour le flux de géométrie). D’autres améliorations ont été mises en place pour maximiser le rendement des unités de calcul, telles que l’augmentation du nombre de registres, un support revu des opérations complexes, un branchement plus performant, le support natif de plus d’instructions, ainsi que la mise en place d’unités fixes partout où cela était possible. Intel vise, ici, l’efficacité et pour cela, il n’y a rien de tel que des fonctions fixes performantes et économes en ressources. Bien entendu, il n’est pas question de support de DirectX 11, mais Intel a, malgré tout, ajouté le support de l’antialiasing pour pouvoir passer à DirectX 10.1. Ce nouveau core graphique supporte également OpenGL 3.1 et OpenCL 1.0. Les unités fixes se sont également multipliées au niveau vidéo, pour éviter d’avoir recours aux unités d’exécution principales, plus gourmandes en énergie. Ce nouveau HD Graphics semble donc très bien armé au niveau vidéo, tant en décodage qu’en encodage. De ce que nous en avons vu, il remplacera très bien une Radeon HD 5400 ou une GeForce 210.

L’Atom à l’assaut des TV

News

Intel développe de nombreux projets autour du coeur Atom. Tout d’abord, l’AppUp vient enfin de débarquer. Cette plateforme, similaire à l’App Store d’Apple, est destinée à proposer et à pousser le développement d’applications optimisées pour l’Atom. AppUp sera préinstallé sur les PC vendus par

D-Link a décidé, en dernière minute, de remplacer la puce Tegra 2 par un Atom CE4100 pour la Boxee Box.

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I Hardware Magazine

certaines maques ou certaines enseignes mais est disponible dès maintenant pour tous les utilisateurs de tels systèmes. Intel espère ainsi inciter les développeurs à s’intéresser à cette plateforme, notamment au niveau ludique et proposera, à cet effet, et gratuitement, une version adaptée du moteur physique d’Havok. Dans le courant du mois d’octobre, Asus va également lancer sa propre plateforme, basée sur AppUp. Limitée aux machines de la marque ? Plusieurs nouveaux Atom vont faire leur apparition dans les mois qui viennent, tous destinés à l’intégration et optimisés pour différents marchés, grâce à différents composants compagnons. Un marché très important pour Intel concerne les TV connectées à Internet, ainsi que les box liées. A ce sujet, D-Link vient de décider d’abandonner la solution Tegra 2 pour la Boxee Box au profit de l’Atom CE4100, en précisant que la raison provenait de l’incapacité du Tegra 2 à gérer correctement les flux 1080p au-delà de 10 Mbps. Un

Google lui aussi à l’assaut de votre TV !

coup de massue pour nVidia qui mettait justement en avant les capacités vidéo de sa solution. Pour l’Atom CE4100, Intel a fait appel à un moteur vidéo PowerVR plus performant. Intel enfoncera le clou sous peu avec l’Atom CE4200 qui apportera une gestion des économies d’énergie plus poussée, un support de l’encodage h.264 et la prise en charge de huit flux vidéo HD en simultané. Une solution qui devrait se retrouver dans de très nombreux produits qui feront tourner Google TV ou Windows 7 Embedded.

La guerre des GPU sera sanglante cet automne ! Tout comme Intel pour ses CPU, AMD avance à une cadence infernale avec ses GPU. Exactement un an après le lancement des Radeon HD5000, les Radeon HD6000 vont débarquer, tout d’abord avec un modèle haut de gamme dont nous vous proposerons le test le mois prochain. Si les spécifications finales restent inconnues, nous nous attendons à un gain contenu, de 15 à 30 %, soit de quoi reprendre la tête face aux GeForce GTX 480.

AMD a, par ailleurs, choisi ce moment de grâce pour abandonner complètement la marque ATi. Nous parlerons donc d’AMD Radeon HD6000 et de futures AMD FirePro. Une évolution logique, d’autant plus avec l’arrivée des APU. Notez que maintenir ATi avait permis à AMD d’éviter de faire l’affront à Intel de placer un GPU AMD à côté d’un de ses CPU. Pour contourner ce problème, AMD mettra en place un logo Radeon sans mention de la marque AMD.

Ensuite AMD devrait s’attaquer à la GeForce GTX 460 qui a le champ libre sur le segment 200-250 euros. La situation va être difficile pour nVidia qui ne dispose que de peu de marge de manoeuvre, mais il se murmure que le fabricant préparerait une surprise pour contrer cette nouvelle offensive d’AMD. Il pourrait s’agir d’une carte équipée de deux GF104 (biGTX 460) qui serait proposée à une tarification très agressive. Dans tous les cas, le combat sera acharné entre AMD et nVidia qui n’est pas décidé à se laisser faire !

En kiosque ce mois-ci

AMD Zacate en approche habituelle pour accentuer les écarts. Cependant, en poussant quelque peu l’analyse, la démonstration d’AMD laisse entrevoir un produit au potentiel énorme. Ainsi, si Zacate affiche des performances du même ordre que Sandy Bridge, il le fait avec un TDP de 18 W, là où les performances graphiques de Sandy Bridge du même niveau se font avec un TDP bien plus élevé. Pour tenter de couper l’herbe sous le pied d’AMD, il se murmure qu’Intel va tenter de sortir

très rapidement la version ULV de Sandy Bridge, avec un TDP identique de 18 W. Que restera-t-il des performances graphiques dans cette configuration ? Il est trop tôt pour le dire malheureusement. Un autre point à observer est que Zacate vise le segment tout juste au-dessus de l’Atom, alors que Sandy Bridge devrait, tout d’abord, viser le haut de gamme. Nous serons donc dans des gammes de prix tout à fait différentes et c’est à ce niveau qu’AMD a une bonne carte à jouer !

Le Zacate mesure 63mm² contre 66 pour l’Atom 2. Une taille similaire mais une puissance CPU et GPU bien plus importante

C’est à 500 m de l’IDF qu’AMD a voulu créer l’événement en organisant une démonstration de son premier CPU Fusion, ou APU, Zacate. Celui-ci repose sur deux cores Bobcat et un core graphique semblable à celui de la Radeon HD5400. Une démonstration qui s’est apparentée plus à un coup dans l’eau qu’à des remous dans l’événement d’Intel : d’une part, parce que Sandy Bridge propose une évolution graphique importante et d’autre part, parce qu’AMD a fait l’erreur de mettre en opposition Zacate à un Core i5 équipé de vieux drivers, technique

La plateforme prototype de Zacate.

Hardware Magazine

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News

Les cartes mères série 6 arrivent Qui dit nouveaux CPU, dit, bien entendu, nouvelles cartes mères, particulièrement dans le cas d’Intel qui a pris l’habitude de changer de socket à chaque génération. Gigabyte dévoile ainsi deux modèles P67 qui reprennent un design relativement proche, mais qui a évolué depuis le Computex : il est noir, sobre et plutôt bien fini. La GA-P67A-UD7 propose 24 phases pour l’alimentation du CPU, quatre ports PCI-Express graphiques via un NF200 (2 x 16x + 2 x 8x) et quatre ports USB 3.0 (deux puces NEC), alors que la GA-P67A-UD5 se contente de 24 phases, trois ports PCI-Express graphiques (2 x 8x + 4x) et deux ports USB 3.0. Intel proposera, bien entendu, sa carte mère : la DP67BG. Celle-ci, plus simple, repose également sur une puce NEC pour supporter l’USB 3.0. Plus intéressantes, les cartes mères H67 mini-ITX d’Intel, un modèle haut de gamme avec USB 3.0 et PCI-Express 16x et un autre sans USB 3.0 et avec PCI-Express 1x, qui devraient permettre de monter des HTPC plutôt sympathiques !

nVidia mise sur le GPU computing

News

Plus que jamais, alors que Tegra est abandonné dans des projets importants, quand les GeForce sont soumises à l’assaut des Radeon et à l’approche de l’arrivée des CPU avec GPU intégré, nVidia compte sur le segment professionnel et sur le potentiel du GPU computing. Si les avancées des derniers GPU sont importantes dans ce domaine, nous sommes encore loin du succès commercial. Pénétrer ce marché prend du temps, d’autant plus quand il s’agit de maîtriser et de faire confiance à une architecture totalement différente de ce qui se faisait avant. L’industrie dans son ensemble et de nombreux universitaires sont cependant sur le coup et à l’heure où nous écrivons ces lignes, la GPU Technology Conference est sur le point d’ouvrir ses portes à San José avec un nombre de participants en très forte augmentation. Ceux-ci ont un point commun : ils comptent tous sur les cartes Quadro et Tesla, ainsi que sur CUDA, OpenCL et DirectCompute pour améliorer leurs applications. Espérons que les efforts vont finir par porter leurs fruits pour nVidia !

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I Hardware Magazine

Vers des cartes mères avec SSD intégré ? C’est une possibilité qui pourrait s’avérer plus que réelle, puisque Sandisk vient de lancer l’integrated SSD ou iSSD : des disques SSD de la taille d’un timbre-poste réservés aux intégrateurs OEM, avec des capacités allant de 4 à 64 Go et des performances respectives en lecture/écriture de 160 et 100 Mo/s. Ajoutons à cela les derniers progrès réalisés par une équipe de chercheurs japonais de l’université de Tokyo, qui est parvenue à réduire la consommation des SSD de 86 %, mais aussi à mettre au point une nouvelle méthode d’écriture parallélisée des données qui a permis d’atteindre un taux record de 9,5 Gbps sur 100 puces NAND. L’avenir du SSD semble de plus en plus radieux.

Asus Xpander : un bout de PCB en édition ultralimitée Ça y est, nous l’avons reçu ! L’Asus ROG Xpander est arrivé à la rédaction, après de longues semaines d’attente. Pour ceux qui n’auraient pas suivi la petite histoire, il s’agit simplement d’un bout de PCB intégrant deux puces NF200 afin d’officialiser le Quad SLI sur Rampage III Extreme. Rappelons que cette carte X58, qui est aussi le fleuron de la marque est équipée de quatre ports PCI-Express 16x, qui sont câblés en 8x lorsque quatre cartes sont installées. En l’état, le Quad CrossFire est de la partie, en revanche point de Quad SLI. Pourquoi ? Parce que ces messieurs chez nVidia ont décidé qu’il fallait deux NF200 pour pouvoir supporter le Quad SLI. Si c’est vrai sur P55, le X58 a, en revanche, assez de lignes pour supporter ce genre de système, il ne s’agit que d’une bride logicielle imposée par nVidia, afin de vendre quelques NF200 et ainsi tirer profit de la licence SLI. Asus n’a pas souhaité céder à cette politique afin de vendre une Rampage III Extreme la moins chère possible (360 euros tout de même !), les deux NF200 impliquant un surcoût de 80 à 100 euros. En outre, l’utilisation de NF200 rajoute une latence de plus dans le système, faisant légèrement baisser les performances,

Asus ne s’en cache pas. Le ROG Xpander a été développé uniquement pour les overclockers, afin de leur permettre de conserver la carte Asus, tout en cherchant à battre des records avec quatre GTX 480. D’abord pressenti pour être vendu autour de 100 euros, ce bout de PCB, qui vient s’enficher dans deux slots PCIExpress et nécessitant quatre prises d’alimentation Molex, ne sera finalement pas vendu. La décision est compréhensible vu que le système est alors rehaussé de 15 mm, empêchant l’installation dans un boîtier. Voilà qui fera la joie des collectionneurs, mais aussi du Poil et de Flash qui pourront s’en donner à coeur joie !

Kepler et Maxwell : les futurs GPU Nvidia génération actuelle, Nvidia compte avoir entièrement décliné cette architecture en milieu et bas de gamme dans les 3 mois qui suivront l’arrivée du premier modèle.

Pour la première fois, nVidia a décidé de rendre publique une roadmap de ses futurs GPU. Sans rentrer dans les détails architecturaux, la société présente ainsi un horizon technologique. Pour rappel, le nom de code du GT200 est Tesla, à ne pas confondre avec la marque utilisée pour représenter les produits computing de Nvidia, et le nom de code du GF100 est Fermi.

voir débarquer un refresh du GF100. Nul doute que Nvidia va essayer de le finaliser aussi vite que possible pour ne pas laisser tout le champ libre aux Radeon HD 6000.

En 2013 c’est l’architecture Maxwell qui débarquera avec des gains très importants annoncés et l’utilisation du procédé de fabrication en 2 nanomètres (!). Toujours en termes de performances par watt, ils seraient de 3x par rapport à Kepler et donc de 10x par rapport à la génération actuelle.

Dès l’an prochain, mais en étant dépendant de l’arrivée du procédé de fabrication en 28 nanomètres de TSMC qui sera utilisé, nVidia introduira Kepler et annonce des performances par watt, en termes de puissance de calcul en double précision, triplée voire quadruplée par rapport à Fermi. Contrairement à ce qui se passe avec la

Tout comme Intel, nVidia compte introduire une petite évolution entre l’arrivée de ces nouvelles architectures. L’avancée des procédés de fabrications sera cruciale pour ceux-ci et définira la marche de manœuvre de nVidia. Avant Kepler, nous devrions donc

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Avantage

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Gagnez 6 Go de mémoire Corsair !

En nous envoyant une question technique par mail (lecteurs@techage.fr), vous pouvez gagner un kit mémoire Corsair 3*2 Go CMP6GX3M3A1600C8 Dominator, une alimentation HX750W, ou encore un boîtier Graphite 600T ! La rédaction choisira la question la plus pertinente et son auteur recevra son lot. Notez que nous ne pourrons sans doute pas répondre de manière individuelle à toutes les questions ! Par Pierre Caillault

Malgré une upgrade complète mon PC n’avance pas ! Je viens de me monter un nouveau PC : carte mère Asus P7P55D, Core i5 750, ATi 5850, 4 Go de DDR3 1333 Kingston, HDD Maxtor Diamond 21 160 Go, Windows 7 Ultimate 64 bits. Mais voilà, je trouve ma configuration pas très « véloce », même après un réglage de BIOS aux petits oignons (16 883 seulement avec 3DMark 2006). Comment trouver la cause de mon ralentissement ?

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otre installation et vos réglages aux petits oignons sont très bons. Pour preuve, votre score 3DMark est excellent pour une configuration telle que la vôtre. Les scores « stock » d’une configuration similaire à la vôtre oscillent, en effet, entre 15 000 et 17 000 points. Vous avez certainement croisé des résultats 3DMark06 à plus de 25 000 points sur le Net. Ces derniers sont envisageables, mais uniquement avec un fort overclocking. Pour gagner encore quelques points, voire beaucoup, il faudra passer par la case overclocking. Commencez par pousser votre CPU. Un i5 ou un Phenom 2 montent bien en fréquence et de manière très sûre. Cette première étape permettra quelques gains, mais les plus importants seront fournis par l’overclocking de la carte graphique. Pour dépasser les 22 000 points, il faut pousser le GPU et la mémoire vidéo au-delà des 770 et 1 100 MHz. Et ça tombe bien… ces valeurs sont à peu près celles permises par l’utilitaire ATi Overdrive. Ce qui laisse donc présager d’excellentes performances très facilement atteignables.

n relatif grand âge, le SSD (toutes versions) restent e de choix.

Overclocking Il est toutefois possible d’aller encore plus loin. Certaines 5850 parviennent à fonctionner aux fréquences des 5870 (soit 800/1 200 MHz), sans pour autant avoir besoin de toucher à la tension du GPU. Pour y parvenir, il faudra utiliser d’autres outils tels

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que RivaTuner et/ou AMD GPU Clock pour dépasser les limitations d’ATi Overdrive. L’idéal étant de monter les fréquences, sans toucher à la tension du GPU, afin d’éviter de trop fortes montées en température. Si toutefois vous voulez pousser votre carte dans ses derniers retranchements, vous pouvez pousser le GPU plus haut en lui appliquant une tension de 1,15 à 1,25 V. Dans ce cas, n’oubliez pas de modifier le système de refroidissement de votre carte, ou de passer au watercooling pour plus de tranquillité.

5850 : une perle La Radeon HD5850 est donc une perle… surtout si on fait rentrer son

prix dans l’équation. Le ratio performances-prix est excellent, et le potentiel en overclocking ne fait que renforcer cette impression. Attention toutefois à ne pas s’emballer… Un très gros overclocking et des scores en bench qui explosent ne vont pas toujours de pair avec un gros gain de performances en jeu. Le bench n’est pas toujours représentatif de la vie réelle et les gains de performances peuvent beaucoup varier en fonction des jeux. Certains gros overclockings, donnant des gains de plus de 50 % en bench, ne déboucheront parfois que sur des augmentations de performances de 10 %, voire moins. Ce qui est déjà très bien et qui peut permettre de rendre jouable un jeu un peu trop

gourmand ou un paramétrage un peu top ambitieux. Mais 50 % en bench font rarement 50 % en jeu. Si votre but est de gagner en performances «  dans la vie de tous les jours  » et pas uniquement sous 3DMark06, nous vous recommandons d’utiliser en plus de 3DMark des bench issus des jeux. En fonction de leur programmation propre, vos overclockings ou vos optimisations pourront donner plus ou moins de résultats. Il est néanmoins fortement recommandé de pousser un peu sa Radeon 5850 : c’est facile et guère risqué, et procurera un surcroît de confort en jeu.

Vantage Il nous semble également important de souligner un autre point. Vous utilisez 3DMark06 pour vos benchs. C’est tout à fait valable, mais ce dernier livre des

scores très fortement impactés par les performances du CPU. Ceci aura pour conséquence de « masquer » les coups de boost que vous aurez apportés à votre carte graphique. Et de plus, cette forte CPU-dépendance n’est pas représentative du comportement du PC en jeu. Nous vous recommandons d’utiliser 3DMark Vantage qui souffre moins de cette dépendance, le CPU ne représentant que 25 % de la performance. Vos améliorations de configuration ou vos overclockings de votre carte graphique seront mieux représentés et les scores seront plus représentatifs d’un comportement réel en jeu.

Disque dur Revenons un peu plus sur votre cas particulier. Votre configuration semble équilibrée et vos réglages très bons.

Un seul « détail » pèche : le disque dur. Dans votre PC, c’est clairement le maillon faible. Vous faites d’ailleurs la même impasse que la plupart des constructeurs qui considèrent le disque dur comme un simple empilement de gigaoctets. Soyons clair, changer de disque dur pour un modèle plus percutant ne vous fera pas gagner de FPS. Par contre, votre PC gagnera en réactivité ; vous chargerez les jeux bien plus vite, démarrerez Windows beaucoup plus facilement. L’idéal est d’acheter un SSD, comme le nouveau Crucial C300 64 Go (environ 150  euros) ; dans la même gamme de prix, vous trouverez aussi des SSD à base de contrôleurs SandForce en 60 Go également très intéressants. Mais si votre budget est trop serré, un disque dur comme le Western Digital Caviar Black 500 Go (environ 50 euros) sera déjà une sacrée révolution.

Peut-on jouer à Crysis sur un portable, sans se ruiner ? Je vais devoir investir dans un ordinateur portable, pour mes déplacements. Mon choix n’est pas large, étant tout d’abord un gamer, j’aimerais un PC portable pour jeux. Je suis conscient que les portables ne sont pas vraiment faits pour jouer, mais je n’ai pas le choix. Je voudrais mettre dessus 700 euros au maximum, je ne cherche pas une grosse machine, juste de quoi pouvoir fraguer tranquillement, pouvoir jouer aux jeux récents, de quoi faire tourner Crysis à 35-50 FPS en qualité moyenne.

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Pour un gamer sur desktop, le portable est souvent à michemin entre la blague et le casse-tête. La faute en incombe aux constructeurs qui ont pris la fâcheuse habitude de renommer leurs produits de manière souvent abusive ; la nomenclature correspond à celle du desktop, mais le produit en est à des années-lumière et parfois même, n’est pas du tout basé sur la même architecture. Arnaque ? Oui. Mais le marché est ainsi fait. Votre critère est de pouvoir fraguer tranquillement en faisant tourner Crysis à 35-50 FPS. En tenant compte de la résolution habituellement réduite des dalles LCD des portables se situant dans les gammes de prix que vous recherchez, on peut se dire que la charge moindre simplifiera la

recherche. Mais votre limite de budget corse sérieusement les choses. Si l’on s’attarde sur les GPU capables de faire tourner Crysis à 35-50 FPS, on se tourne d’abord vers les Radeon HD5850 ou les GT425M. Sans être les modèles les plus haut de gamme du moment, les deux GPU seront à l’aise sur des dalles en 1 366 x 768 pour faire fonctionner à peu près n’importe quel jeu. Mais les portables ainsi équipés restent très chers. Comptez plus de 1 200 euros pour une machine en GT425M. Hors budget.

3DMark06 et pour faire tourner Crysis entre 30 et 50  FPS… on reste dans vos critères de performances… reste à rentrer dans le budget. Aujourd’hui, les

Baisser en gamme Si on redescend en gamme, on trouve des Radeon HD5730. Ces dernières sont assez puissantes pour afficher plus de 7 500 points à

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Cas Pratiques

machines les moins chères intégrant ce GPU sont chez MSI : les portables GE600 facturés 850 euros. On est encore un peu trop cher, mais les performances peuvent justifier un petit effort. En baissant encore de gamme, on tombe sur les HD5650 plus abordables, mais qui peinent à faire tourner Crysis à 30 FPS, sauf à fortement dégrader la qualité d’affichage. Dans cette gamme de prix chez nVidia, on tombe sur la GT330M, un G92 capable de tenir les 30 FPS avec une qualité d’affichage moyenne ; de très nombreux modèles de chez Sam-

sung, Sony ou Toshiba intégrant un GT330M sont disponibles à 700 euros ou moins. Pour la Radeon HD5650 à moins de 700 euros, il faudra regarder du côté de chez Acer ou Toshiba qui ont plusieurs références compatibles au catalogue.

Et le reste ? La carte graphique est l’élément principal dans votre cas. Mais attention à ne pas faire l’impasse sur le reste. Dans ces gammes de prix, vous aurez le choix entre Core i3 et i5. La différence

de performances étant sensible, préférez l’i5, même un peu plus cher. Par contre, la plupart du temps, vous aurez droit à 4 Go de DDR3… confortable. Au final, « fraguer pépère » comme vous le désirez, à moins de 700 euros, c’est possible… si on n’attend pas une qualité et un niveau de détails similaires à ceux du desktop. Mais jouer pépère à 850 euros est largement plus facile et permet de viser un GPU de meilleure facture. Ça fait cher l’upgrade, mais le confort supplémentaire peut être appréciable.

Gagnant du MOIS

Quelle alim pour une GTX 280 ?

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Après avoir acheté une GTX 280 lors de sa sortie, mon écran freeze au bout de 10 s quand je lance un jeu (ce qui n’était pas le cas avec mon ancienne 9600 GT). Je cours chez mon revendeur qui appelle le service technique. Celui-ci nous dit que l’alimentation n’est pas assez puissante, alors qu’il s’agit d’un modèle 750 W no name, le constructeur recommandant 550 W. Après que mon assembleur (et moi-même) s’est arraché quelques cheveux sur le problème, il s’aperçoit que mon alimentation ne délivre que 16 A, alors que ma 280 en demande 40 (selon le constructeur…). A partir de là, deux constatations : aucune alimentation ne délivre plus de 30 A (à ce moment-là, en tout cas) et après avoir acheté une Antec TruePower 850 W (25 A), ma carte graphique marche très bien. Mon problème venait-il bien de l’ampérage insuffisant ?

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a mésaventure dont vous avez été victime a le mérite de prouver que certaines évidences ont souvent besoin d’être rappelées. Nous n’avons pas la boîte de la carte graphique de votre marque sous les yeux. Mais il est impossible qu’elle demande 40 A en entrée pour fonction-

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ner. C’est soit une coquille, soit une erreur d’interprétation. Et comme votre revendeur vous le faisait remarquer, aucune alimentation n’est capable de délivrer une telle puissance… sur un seul rail 12 V. Enfin… presqu’aucune alimentation « standard ». Certains monstres comme les Turbo Cool 1200  W délivrent 100 A sur un seul rail 12 V ou encore une HX650 qui est capable de cracher 52 A sans broncher. Ce type d’alimentations existe, mais reste assez extrême, c’est vrai.

12 V délivrant la puissance voulue. D’où la facilité avec laquelle vous avez résolu votre problème en prenant une alimentation correcte. Avant d’acheter une alimentation, pensez toujours à vérifier sa fiche technique qui devra détailler rail par rail les tensions et puissances délivrées. Vous vous éviterez ainsi quelques déboires. Si ces informations ne sont pas disponibles, que la marque est peu connue et que le bloc n’est pas certifié 80 Plus, passez votre chemin.

40 A facilement

Ne pas mégoter

Pour les alimentations plus classiques, en combinant l’ensemble des rails 12 V (incluant les connecteurs PCI-Express nécessaires à l’alimentation électrique de votre carte graphique), une alimentation peut développer bien plus de 40 A. Or, si elle ne demande pas 40 A, votre carte en demande par contre deux fois 20… ce qui change tout. Car toutes les alimentations récentes disposent de connecteurs PCI-Express

Cette histoire est également l’occasion de mettre l’accent sur la qualité de l’alimentation. Les composants clés de nos PC ayant une consommation en pointe de plus en plus élevée, il est impératif d’acheter des alimentations haut de gamme afin de s’assurer stabilité, maîtrise thermique et performances. Et plus vous construirez une configuration haut de gamme, plus vous devrez choisir une alimentation de qualité. Dans le PC moderne, l’alimentation est devenue un com-

posant de premier ordre. Il est donc très important de ne pas céder aux sirènes du no name et d’éviter l’entrée de gamme. Les certifications 80 Plus Bronze, Silver, Gold et Platinum sont d’excellentes garanties de qualité et de fiabilité… qui, de surcroît, coûtent

de moins en moins cher en boutiques. Vous n’avez donc plus aucune raison de faire de mauvaises économies en investissant dans un mauvais bloc d’alim. Nuançons un peu. A force de s’entendre dire qu’il ne faut pas mégoter sur l’alimentation, la plupart des

acheteurs visent, par défaut, la certification la plus haute. Une alimentation peut n’être qu’une 80 Plus Bronze et être fiable et silencieuse. Bronze, Gold ou Silver ne sont que des indicateurs de rendement, certes importants, mais pas cruciaux pour tout le monde.

GTX460 VS HD5850 Quelle-est la meilleure upgrade ?

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otre cas est intéressant et certainement très représentatif des questions que se posent de nombreux gamers aujourd’hui. Il est d’autant plus pertinent que vous partez d’une machine, certes, toujours puissante mais qui commence à dater. La solution la moins onéreuse est, comme vous le soulignez, de passer par un adaptateur actif en conservant une Radeon. Par contre, pour jouer sur trois écrans, la 5850 sera peut-être un peu juste… 5 040 pixels de large sur trois 22 pouces, ce n’est pas rien. Dans ce cas, optez plutôt pour une 5870, ou (si vous pouvez attendre un peu) attendez les séries 6000 qui ne devraient plus tarder. Pour des jeux de simulation auto, c’est une excellente solution immersive… 40 euros pour l’adaptateur et deux écrans. Le ticket d’entrée est plus que raisonnable. Attention à ce propos à ne pas confondre adaptateur actif et passif. Les deux permettent de jouer sur des configurations multi-écrans, mais l’adaptateur actif n’est requis que pour des résolutions supérieures au 1 920 x 1 200 ; pour les autres, un adaptateur passif suffit. AMD prévoit d’ailleurs d’en sortir un vendu dans les 30 euros.

Fermi, plus tentant mais plus complexe La solution nVidia est plus sexy, mais aussi bien plus complexe à mettre en oeuvre dans votre cas. Plus sexy car une ou deux GTX 460 vous permettraient de jouer sur trois écrans… mais aussi en relief. Pour la simulation auto, c’est un argument potentiellement majeur. Le problème dans votre cas, c’est qu’il faudrait quasiment tout changer. La carte mère puisque la vôtre n’est pas SLI, les cartes graphiques, mais aussi certainement l’alimentation (votre M12 sera juste pour deux GTX 460 en SLI) ; et au bout du compte, c’est vite votre

CPU qui risque de brider la configuration. Si vous optez pour un passage au Fermi, il sera donc aussi judicieux de ne pas changer la carte mère pour un P45, mais pour un P55 au moins. Ultime manque de bol, votre P35-DQ6 ne supporte que la DDR2 et vous n’avez vraisemblablement pas de DDR3 sous la main. Ce qui implique qu’il vous faudra aussi investir

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Upgrade

J’ai actuellement un E8400, avec 3 Go de RAM, une HD4870 512 Mo, sur une P35-DQ6, avec une alimentation M12 500 W, le tout dans un P180 que j’utilise pour jouer à des jeux, principalement des FPS et de la simulation auto (rFactor). Je vais vendre ma carte à un ami qui se monte un PC. Aussi, j’hésite entre deux chipsets graphiques, soit le GTX 460, soit le HD5850. Le premier étant très intéressant, à la lecture du Hardware Magazine d’août-septembre. Le deuxième a l’avantage pour lui de permettre un accès au triécran moins onéreux (fallait pas faire un article dessus dans le n° 49 de PC Update, ça donne envie), car il évite l’achat d’une 2e carte graphique. Ce qui est le cas pour le GTX 460. Sachant que ma carte mère n’est pas SLI, pour ajouter une contrainte au problème. Je me demande quelle solution sera la plus pérenne, au cas où je voudrais acquérir plus tard les deux écrans ? Dans un cas, c’est l’achat supplémentaire d’une GTX 460 + 2 écrans 22» + carte mère P45 SLI et puissance graphique décuplée. Dans l’autre cas, ce sont 2 écrans 22» + adaptateur actif DisplayPort VGA, coût bien moindre.

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Cas Pratiques

dans la mémoire. Si on fait le compte, vous aurez à changer tous les composants de votre PC pour vous offrir une machine neuve. Dur.

attendre sereinement la fin de l’année et les sorties des nouvelles plateformes ; vous pourrez envisager le changement complet de machine à ce moment-là.

L’adaptateur pour la sagesse

La solution « hack »

Pour corser le tout, nous sommes à la veille de changements majeurs ; Sandy Bridge va arriver bientôt et proposer une nouvelle plateforme Intel. AMD aussi va renouveler ses Radeon. Dans un cas comme le vôtre, notre conseil est celui de la raison. Pour goûter aux joies du multi-écran, optez pour l’adaptateur actif sur Radeon. Vous aurez de quoi

Ces solutions sont toutes officielles. Il existe une troisième voie hors des sentiers battus… c’est celle du « hack » SLI. Il est, en effet, parfaitement possible de faire fonctionner deux GeForce en SLI sur de très nombreux chipsets. La solution fonctionne sous tous les OS, avec n’importe quel chipset (y compris sur une carte mère utilisant un chipset

AMD) et ne nécessite pas de modifier son BIOS. Elle a été essayée sur des P35, P45, X38, X48, P55… et également avec les derniers drivers nVidia. Bref… c’est un peu Byzance. La méthode détaillée ainsi que les outils nécessaires sont disponibles sur http:// xdevs.com/e107_plugins/content/ content.php?content.30 . Il suffit de télécharger le patch adapté à son OS, de le décompresser et de le lancer via une invite de commandes Windows… et de rebooter. La solution restera active jusqu’à ce que vous changiez le BIOS de votre carte mère. Dans ce cas, il suffira de réinstaller le hack pour rétablir le SLI.

Nouvelle Congig

Un PC pour nVidia 3D Vision Choisir des composants qui durent

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Je souhaite m’équiper d’ici quelques mois d’un PC de gamer 3D Vision et plusieurs questions me taraudent : - Quel processeur Intel i7 860 ou i7 930 ? Quel avenir pour l’architecture i7 9XX ? - Quelle carte graphique : vu que la nouvelle architecture nVidia GF100 n’est pas mature (consommation, chauffe, bruit…), faut-il attendre une prochaine évolution du GF 100 ou se ruer sur la GTX 460 ? La GTX 485 sortira-t-elle bientôt ? - Quel écran : 22, 23 ou 24 pouces ? Les écrans à résolution Full HD semblent devenir la référence mais ne ralentissent-ils pas trop le jeu en donnant plus de travail à la carte graphique (plus de points à calculer) ? Il semble, en effet, dommage de sacrifier des options graphiques pour un plus grand écran, non ? La résolution 1 680 x 1 050 est-elle confortable pour jouer, et notamment en 3D ? La résolution « panoramique » est-elle agréable pour le jeu (je suis habitué à un 19 pouces « standard ») ?

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es questions que vous vous posez sont légitimes et normales, surtout lorsqu’on se prépare à s’offrir une machine haut de gamme et, de facto, chère. On veut maximiser la durée de vie de sa machine, ou plutôt la période pendant laquelle elle va rester au top. Questions légitimes, mais plus on tergiverse, moins on achète et moins on en profite. Nous avons ce genre de cas à la rédaction, des fans de la « prochaine architecture » qui attendent en permanence que les nouveautés arrivent. Eux, ils attendent. Les autres jouent. Réfléchir avant d’acheter, c’est bien et même indispensable. Mais si votre but est de jouer, il vous faut un PC ; or le monde du PC passe son temps à se renouveler, à innover, à avancer. Si on se pose trop de questions, on passera son temps à attendre la prochaine nouveauté. Ceci ne fait que renforcer la nécessité d’acheter intelligemment. Et en l’occurrence, en anticipant les futures upgrades.

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Sandy Bridge en vue Dans votre cas, deux composants clés sont dans la balance ; le CPU et les cartes graphiques. Le CPU va changer. On le sait. Sandy Bridge arrive et ce n’est un secret pour personne. Comme toujours avant un lancement, les fuites sont nombreuses et laissent présager que les produits sont effectivement prêts et performants. Et avec Sandy Bridge, tout va changer, à commencer par le socket qui passera en 1155 pour le mainstream (quad core) et en 2011 pour les variantes plus musclées (6 et 8 coeurs). On parle, a priori, d’une commercialisation début 2011 pour les premiers CPU Sandy Bridge. Ce qui vous laisse un peu plus de trois mois à tergiverser. Alors acheter ou attendre ? Il est possible d’acheter maintenant, en prévoyant une upgrade peu après la sortie de Sandy Bridge. Si on envisage une mise à jour de la configuration pour attraper une génération Sandy Bridge 6 coeurs, cela nous place à la mi-2011… ça vous laisse tout de même plus de

six mois pour profiter d’une excellente configuration… ce n’est pas rien. Si vous optez pour cette solution, mettez le paquet sur le stockage (envisagez un SSD), sur l’alimentation et sur la mémoire qui restera de type DDR3. Cette dernière devrait être de type DDR3 1333 pour le mainstream et 1600 pour le haut de gamme. Seul hic, le haut de gamme en Sandy Bridge devrait s’accommoder de mémoire en quad channel… De même, le contrôleur mémoire devrait être capable de gérer la DDR2 mieux fréquencée, mais nous n’en connaissons bien sûr pas encore l’impact.

Achat type Tout ceci permet de cerner un achat sûr ; on peut s’équiper maintenant d’un CPU de type Core i5 750, sans coeur graphique intégré et trouvé aux alentours des 170 euros et l’overclocker ; accompagnez ce CPU d’un bon kit de DDR3-1600 et choisissez une carte mère

correcte mais pas trop chère comme les P7P55 Pro en 8/8/4, à 150 euros. Vous pourrez également opter pour une MSI P55-G55 à 130  euros, ou enfin la P55-V d’eVGA en microATX à 105 euros. Ces modèles permettent de monter une configuration multiGPU puissante. Sans être particulièrement haut de gamme, ce tandem CPU-carte mère vous permettra d’attendre Sandy Bridge sereinement. Lorsque vous ferez la mise à jour, vous pourrez recycler ces composants dans un PC secondaire, en faire un PC de salon, ou les revendre.

La partie graphique Votre projet de machine de jeu en 3D reposera, bien sûr, sur des cartes graphiques performantes. Vous soulevez fort justement les « problèmes » rencontrés par l’architecture Fermi, la chaleur et la consommation électrique. Il est vrai que les 470 et 480 sont assez exubérantes ; mais ces nuisances sont assez

simples à contourner avec un bon watercooling. Car pour jouer en relief, les Fermi restent en pointe. Quant au calendrier des sorties de chez nVidia… rien ne filtre pour le moment et notre boule de cristal n’en dit pas plus. Attendre une GTX 485 paraît plus risqué. Il est à parier que nVidia ne bougera pas avant qu’AMD ait sorti ses Radeon de série 6000. Mais attention. Pour jouer en 3D, le PC va devoir générer deux images, là où le jeu en 2D n’en calcule qu’une. La masse de travail est donc énorme et demande un GPU vraiment puissant ; à ce titre, la GTX 460 qui, certes, chauffe et consomme moins, nous semble un peu juste pour un bon niveau de performances en 3D et à haute résolution.

Ecrans et Full HD A ce propos, il nous paraît utile de préciser que le léger surcroît de résolution entre le 1 680 x 1 050 (1,76 million de pixels) et le Full HD (2,07 millions

de pixels) est assez minime et ne pose guère de problèmes à une carte graphique moderne. Or, marketing oblige, la plupart des dalles qui sortent aujourd’hui sont badgées Full HD et ont toutes la même définition : 1 920 x 1 080. Un 22, 23 ou 24 pouces ne changera rien à la dose de calculs exigée des cartes graphiques.

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Cas Pratiques

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Quid de l’usure des SSD ?

Gagnant Silver Power

Concerne le comparatif SSD paru dans PCUpdate n°49

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Après avoir parcouru votre dernier article sur les SSD je me suis presque décidé à sacrifier 150 € pour me faire plaisir. J’ai néanmoins 2 interrogations : 1. La durée de vie : Les garanties tournant autour de 3 ou 5 ans, peut-on espérer garder un SSD plus longtemps car au prix du Go j’aimerais pouvoir éventuellement le réutiliser sur une config bureautique dans quelques années. 2. Les performances suivant la référence du SSD : le Vertex 30 Go d’OCZ a subi une mise à jour de ses puces donnant un SSD avec des performances inférieures à son prédécesseur portant le même nom. Cette pratique connue dans le monde des cartes graphiques se généralise-t-elle dans le monde des SSD ?

F

élicitations. Vous êtes sur le point de métamorphoser votre PC. Le SSD restant très cher au Go, il est légitime de se poser quelques questions. Et celle de la durée de vie est la plus sensible. Par durée de vie il faut discerner deux volets. Le premier est celui de la fiabilité du disque, de la durée de vie physique de ses composants. Si on exclut les accidents divers qui sont susceptibles de « tuer » n’importe quel composant d’un PC (surtension, liquide renversé, etc.), les SSD disposent d’un MTBF (mean time before failure) confortable; 1,2 millions d’heures pour un Intel X25M G2, 2 millions d’heures pour un OCZ Vertex 2... on trouve parfois des MTBF annoncés à 4 millions d’heures. Comme pour tout le reste des composants cette valeur seule n’a qu’une seule vraie signification: à moins d’un accident vous pourrez compter sur votre SSD pendant de nombreuses années. La fiabilité matarielle n’est donc pas un problème.

Durée de vie L’autre volet de la durée de vie d’un SSD est le nombre de cycles d’écriture qu’il supporte. En effet, la mémoire flash dispose d’un nombre fixe de cycles d’écriture par cellule. Une fois qu’on a épuisé ce quotat, la cellule devient « read only » et votre SSD serait « épuisé ». Les cycles varient de 100 000 à 300 000 pour la SLC contre seulement 10 000 à 30 000 pour la MLC. Note : l’immense majo-

I Hardware Magazine

rité des SSD sont en MLC, mais ne vous inquiétez pas. Les constructeurs prévoient des durées de vie relatives à ces cycles de l’ordre de 5 ans. Attention, il s’agit ici d’une activité constante, 24h sur 24 et 7 jours sur 7 avec de gros volumes de données... ce qui n’arrive jamais dans la pratique. Ramenés à un usage standard, même à celui d’un geek extrême, ces données laissent plutôt présager de durées de vie allant de 10 à 15 ans. Savoir que son matériel a une durée de vie limitée est donc une donnée inquiétante, mais lorsque l’on relativise... tout rentre dans l’ordre. D’autant que pour pallier à ce problème de limites de cycles d’écriture, les constructeurs disposent de plusieurs armes. La première est celle des blocs de réserve. Vous achetez un SSD de 32 Go, mais n’avez accès qu’à 30 Go. Les 2 Go restant sont utilisés comme cellules de remplacement lorsque certaines parmi les 30 Go utilisables viennent à mourir. La seconde plus répandue est celle de l’enregistrement par le contrôleur des cycles et de la date d’utilisation de chaque cellule. Elle a pour nom le Wear Levelling. Par défaut le contrôleur va essayer d’écrire sur la cellule la moins usée, répartissant ainsi uniformément l’usure relative du SSD. La dernière notion relative à l’usure des disques durs est celle de la chute de performances. Au bout d’un certain temps d’utilisation, le SSD « s’encrasse » et ses performances baissent. Rien d’irrémédiable, il suffit d’entretenir son SSD. Le plus simple est de confier cette tâche

à Windows 7 qui, via la fonction TRIM, maintient plusieurs mois voire années un bon niveau de performances. Si vous en venez à rencontrer des freeze ou autres chutes anormales de vitese, il suffit de faire un HDD Erase (solution que nous avons déjà amplement développée dans de précédents dossiers, notamment les cas pratiques du numéro précédent) pour remettre les cellules à plat, et retrouver des performances digne d’un SSD neuf. Votre dernière interrogation concerne certaines « arnaques ». Celle que vous évoquez est bien concrète, mais reste marginale. Toutefois, c’est une pratique à laquelle on est parfois confrontés. Dans le monde de l’écran LCD qui change parfois de dalle LCD tout en gardant le même nom; dans le monde de la carte graphique... et aussi dans celui du SSD. Malheureusement pour le client. Ces problèmes ne sont pas toujours à proprement parler des arnaques délibérées. Les constructeurs ne peuvent pas travailler qu’avec un seul fournisseur. Ils doivent donc diversifier les approvisionnements, et pour le faire, définissent un cahier des charges précis afin que le produit vendu dispose de performances et de caractéristiques constantes. Mais le cahier des charges n’est pas assez strict, des contrôleurs bien moins bons peuvent passer à travers ce filtre et créer des SSD de bien moins bonne facture. Le client n’a aucun moyen de le savoir à priori... sauf un: continuer à lire assidument son magazine préféré et se référer à ses comparatifs pour acheter de manière plus sûre.

Série

HI-C CAP

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Alimentation 6 pins supplémentaire

USB 3.0 + SATA 6Gb/s

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Durée de vie 8 fois supérieure

Durée de vie 10 fois supérieure

Test

GeForce GTS 450, trop tard ? Carte Graphique

A

Nvidia décline à nouveau son architecture DirectX 11 Fermi avec le GF106. S’attaquant cette fois au segment 100/150€ occupé depuis près d’un an par les Radeon HD 5700, voyons si la remplaçante de la GTS 250 s’impose.

vec la GeForce GTX 460 lancée cet été, Nvidia nous a enfin proposé une carte graphique qui fait l’unanimité… ou presque. Celle-ci offre un bon niveau de performances par rapport à sa position tarifaire, reste raisonnablement gourmande, affiche des capacités d’overLe GF106 : 1.17 milliards de transistors gravés en 40 nanomètres.

clocking importantes… Bref il s’agit d’une solution très efficace dont nous regrettons simplement le fait que ses deux variantes (192 et 256 bits) soient commercialisées sous un même nom.

place juste en-dessous. Pour cela le fabricant a conçu un nouveau GPU, le GF106, qui reprend la même architecture que la GeForce GTX 460.

Nvidia compte renouveler ce succès avec la GeForce GTS 450 qui se

Fermi 1.1 Il y a 6 mois Nvidia lançait le GF100 et les GeForce GTX 480 et 470, inaugurant ainsi l’architecture Fermi qui représente un saut de génération important par rapport à la famille des GeForce 8, 9, 200 et 300. Elle apporte des avancées importantes au niveau du traitement de la géométrie, avec ou sans tessellation, ainsi qu’au niveau du GPU computing. Malheureusement cette architecture à un coût très élevé en termes de transistors et de consommation. Pour le reste de sa gamme, Nvidia a donc décidé de revoir légèrement cette architecture sur quelques axes principaux. Tout d’abord le nombre d’unité de calcul par bloc d’exécution (appelés SMs) qui passe de 32 à 48. Cela permet d’augmenter la densité des unités de calcul ou, en d’autres termes, de réduire la logique de contrôle. En contrepartie, leur rendement va baisser quelque peu. Ensuite, le nombre

20

I Hardware Magazine

d’unités de texturing par SM est doublé et passe à 8. Le ratio d’unités de texturing par unité de calcul augmente ainsi de 1 pour 8 à 1 pour 6, ce qui est particulièrement intéressant pour bon nombre de jeux. Enfin, les unités de calcul sont simplifiées pour laisser tomber le support performant de la double précision. Globalement, Nvidia a donc revu son architecture pour la rendre plus efficace dans les jeux, en faisant quelques compromis au niveau du GPU computing, ce qui permet de

proposer des produits plus intéressants pour bon nombre d’utilisateurs. Les GeForce GTX 460 avec le GF104 ont introduit cette évolution qui est maintenant partagée par la GeForce GTS 450 et son GF106. Ce dernier est grossièrement un demiGF104 et contient donc 192 unités de calcul contre 384 pour le premier. Il dispose par contre d’un bus mémoire de 192  bits contre 256bits pour le GF104.

Notez que certaines de ces unités sont cependant désactivées dans les produits commercialisés. Ainsi un SM est désactivé dans les GeForce GTX 460 qui se contentent de 336 unités de calcul et le bus mémoire est réduit sur la version 768 Mo de cette carte. Pour la GeForce GTS 450, Nvidia a également décidé de limiter le bus mémoire, à 128 bits pour pouvoir commercialiser une carte 1 Go. Une version 192 bits (768 Mo ou 1.5  Go) est cependant disponible pour les fabricants de PCs.

La carte de référence

Architecture Fermi : structure GTX 460 1 Go

GTX 460 768 Mo

GTS 450

HD 5830

HD 5770

HD 5750

Puce

GF104

GF104

GF106

Cypress LE

Juniper

Juniper

Technologie

40 nm

40 nm

40 nm

40 nm

40 nm

40 nm

Fréquence GPU (MHz)

675

675

783

800

850

700

Fréquence du shader core (MHz)

1350

1350

1566

800

850

700

Processeurs

336

336

192

224x5

160 x 5

144 x 5

Unités de texturing

56

56

32

56

40

36

ROPs

32

24

16

16

16

16

Mémoire (Mo)

1024

768

1024

1024

1024

1024

Bus mémoire (bits)

256

192

128

256

128

128

Fréquence DDR (MHz)

1800

1800

1804

2000

2400

2300

Puissance de calcul (Gflops)

907

907

601

1792

1360

1008

Puissance de texturing (Gtexels/s)

38

38

25.1

45

34

25

Fillrate (GPixels/s)

9

9

6

13

14

11

BP mémoire (Go/s)

107

81

54

119

72

69

Direct3D

11

11

11

11

11

11

Prix

230 €

200 €

130

170 €

130 €

120 €

La GeForce GTS 450 de référence reprend un design en apparence très proche de celui de la GeForce GTX 460. Son système de refroidissement à cependant été simplifié de manière à s’adapter à ce plus petit GPU. Tout comme sur les modèles concurrents, il occupe deux slots, ce qui semble malheureusement être devenu la norme. Comme toutes les GeForce 400 de référence, elle propose 2 sorties DVI Dual-Link et une sortie miniHDMI 1.4 qui permet un support complet des écrans 3D et du bitstream audio des formats avancés, ce dernier venant d’être activé avec les pilotes 260.xx. Un seul connecteur d’alimentation PCI Express 6 broches est requis et la carte est compatible avec le SLI.

Les derniers GPUs Nvidia reposent sur des blocs principaux appelés GPCs (Graphic Processing Clusters) qui peuvent être vus comme de véritables petits GPUs à l’intérieur du GPU. Chaque GPC dispose ainsi d’un rasterizer pour découper les triangles en pixels et d’un certains nombre de blocs d’exécution, les SMs (Streaming Multiprocessor), chargé d’exécuter pixel, vertex, et autres shaders. Pour cela les SMs contiennent des unités de calcul et de texturing. Pour alimenter les GPCs, les GPUs Fermi reposent sur des contrôleurs mémoire de 64 bits, chacun équipés d’un certain nombre de ROPs, chargés d’écrire les pixels en mémoire. Voici la composition des GPUs qui sont déjà disponibles : GF100 : 4 GPCs x 4 SMs x (32 unités de calcul + 4 unités de texturing) + 6 contrôleurs mémoire x 8 ROPs GF104 : 2 GPCs x 4 SMs x (48 unités de calcul + 8 unités de texturing) + 4 contrôleurs mémoire x 8 ROPs GF106 : 1 GPC x 4 SMs x (48 unités de calcul + 8 unités de texturing) + 3 contrôleurs mémoire x 8 ROPs

Schéma de l’organisation du GF106.

Hardware Magazine

I 21

Test

Les performances

N

ous avons commencé par tester différents jeux DirectX 9 et DirectX 10 dans lesquels nous avons comparé la GeForce GTS 450 à la concurrence ainsi qu’aux GeForce GTS 250 et GTX 260 (Core 216) de la génération précédente. Nous avons opté pour des détails graphiques élevés mais pas extrêmes et utilisés les derniers pilotes disponibles (Catalyst 10.8 et Forceware 260.52).

Mafia II

Starcraft 2

GTX 460 1 Go

46

GTX 460 768 Mo

GTX 260

38

GTS 250 512 Mo

32

52

40

HD 5770

31 0

10

20

1680x1050

30

40

1920x1200

60

70

80

1680 AA4x

10

20

GTX 460 768 Mo

31

39

33

26

31 31

0

10

1680x1050

I Hardware Magazine

20

1920x1200

30

60

70

80

90

100

1680 AA4x

82 84 80 80

55

GTS 250 512 Mo 42

32

49 38

67

HD 5770

60

HD 5750 HD 5750 40

1680 AA4x

50

60

54 52 0

20

1680x1050

95

67

59

HD 5830

37

96

64

53 55

GTX 260

31

26 26

1920x1200

GTS 450

36 34

HD 5750 HD 5750

50

GTX 460 768 Mo

33

HD 5770

50

GTX 460 1 Go

33

26 27

HD 5830

22

50

48

39 38

19

40

57

H.A.W.X. 41 42

GTS 250 512 Mo

30

1680x1050

GTX 460 1 Go

GTX 260

46

30 0

Crysis Warhead

GTS 450

53

33

HD 5750 HD 5750

50

59 56

35

HD 5770

46

39

21

77

64

54

HD 5830

54

46

36

HD 5750 HD 5750

60

69

44

GTS 250 512 Mo

87

67

56

36

GTX 260

49

44

HD 5830

55

81

53

GTS 450

46

85 84

64

GTX 460 768 Mo

46

37

29

GTX 460 1 Go

70

56

44

GTS 450

74

58

40

1920x1200

60

64

82

72 71

61

80

1680 AA4x

100

120

N

ous nous sommes bien entendu intéressés aux performances dans les jeux DirectX 11. Pour cela, nous avons testé 4 de ces jeux en poussant toutes les options au maximum. Actuellement, DirectX 11 est utilisé pour deux choses principales : améliorer la qualité graphique avec la tessellation (Call of Pripyat, DiRT 2 et Metro 2033) et améliorer les performances en utilisant les compute shaders pour traiter certains effets de post processing (tous les jeux DirectX 11).

Battleforge

DiRT 2

GTX 460 1 Go

35

GTX 460 768 Mo

35

GTS 450 GTS 450

23

42

41 40

34

HD 5770

25 0

10

20

1680x1050

48 47

HD 5750

30

1920x1200

40

50

60

41 41 0

10

1680 AA4x

23

21

GTX 460 768 Mo

15

40

50

60

70

80

1680 AA4x

21

HD 5830

17

15

15

39 34 34 31 28

HD 5750

12

1920x1200

30 24

HD 5770

14

10

43 36

HD 5830

17

HD 5770

45 37

GTS 450 GTS 450

12

1680x1050

47

GTX 460 768 Mo

15

5

30

1920x1200

54

GTX 460 1 Go GTX 460 1 G

18

0

60

S.T.A.L.K.E.R. Call of Pripyat

GTX 460 1 Go GTX 460 1 G

HD 5750

20

1680x1050

Metro 2033

GTS 450 GTS 450

45

54 52

HD 5770

32

28

39 38

HD 5830

39

34

29

49

42

67

59 56

GTS 450 GTS 450

27

72

63 61

GTX 460 768 Mo

28

HD 5830

HD 5750

GTX 460 1 Go

41

20

25

25 0

5

10

15

1680x1050

20

25

30

35

40

45

1920x1200

Hardware Magazine

I 23

50

Test

Consommation

N

ous avons mesuré la consommation des cartes graphiques au repos, sous 3DMark pour représenter une charge similaire à ce que nous pouvons rencontrer dans les jeux les plus gourmands et enfin sous Furmark de manière à pousser la carte dans ses derniers retranchements. Nvidia a fait du très bon travail sur la consommation au repos de ses derniers GPUs. Les GeForce GTX 460 et GTS 450 sont ainsi plutôt économes et font légèrement mieux que les Radeon HD 5700, et bien mieux que les GeForce de la génération précédente.

Consommation des cartes seules (W) 16

GTX 460 1 Go

15

GTX 460 768 Mo

150 155

16

GTS 450

108 113 37

GTX 260 GTX 260

184 175 50

GTS 250 512 Mo

157

22

HD 5830

140

18

HD 5770

En charge également, c’est mieux que le génération précédente, mais cette fois les Radeon HD 5000 ont l’avantage et consomme relativement moins par rapport à leur niveau de performances.

145 151

92

17

HD 5750 HD 5750 0

20

75 40

60

Repos

169

165

104

83

80

100

3DMark 06

120

140

160

180

200

Furmark

Overclocking

T

out comme les GeForce GTX 460, les GeForce GTS 450 disposent d’une marge d’overclocking conséquente, ce qui permet aux différents partenaires de Nvidia de proposer tout un tas de cartes aux fréquences poussées. Nous avons ainsi testé une Calibre X450G de Sparkle overclockée à 850/950 MHz, contre 783/902 MHz par défaut. Une augmentation de la fréquence du GPU de 9% qui se traduit par des gains de performances de 9%, ce qui montre au passage que la GeForce GTS 450 est loin d’être limitée par sa bande passante mémoire.

Overclocking 36 33

Crysis Warhead H.A.W.X.

64

Mafia II

46

69

52

Starcraft II

67

72

16 15

Metro 2033

32 30

SS.T.A.L.K.E.R. Call of Pripyat ll f i

30 28

BattleForge DiRT 2

45

51

I di Indice moyen

100 0

20

40

Calibre X450G

60

80

100

109 120

GTS 450

D’autres fabricants ont poussé l’overclocking d’usine encore plus loin, comme Asus dans la version DirectCU TOP atteint 925 MHz. De notre côté nous avons pu pousser le GPU de la carte de référence à 925 MHz et celui de la Calibre X450G à 975 MHz, ratant de peu la fréquence de 1 GHz. Même à ces fréquences, le GPU reste bien refroidi et ne dépasse pas 55 °C sur la carte de Sparkle qui profite d’un système de refroidissement Arctic Cooling plutôt efficace.

24

I Hardware Magazine

Analyse technique

C

omme nous l’avons déjà expliqué à plusieurs reprises, les GeForce 400 ont un profil de performances différent par rapport à ce à quoi nous avons été habitués. Ainsi, Nvidia a fait un gros effort architectural pour augmenter les performances géométriques, notamment au niveau de la tessellation, grâce à une distribution des unités qui y sont dédiées. Cette architecture permet de paralléliser le traitement de la géométrie pour augmenter les débits et éviter les engorgements comme c’est le cas sur les Radeon HD 5000 qui ne dispose que d’une seule grosse unité de tessellation centrale. Attention cependant, les rasterizers du GF100 et du GF104 sont partiellement bridé au niveau logiciel pour laisser un avantage aux cartes professionnelles. En contrepartie, cette architecture souffre d’une limitation au niveau du débit de pixels qui s’explique par des goulots d’étranglement entre multiprocesseurs et ROPs, qui ne peuvent délivrer, au mieux, que 2 pixels par cycle. Cela nous en fait 14 pour les GeForce GTX 460 et 8 pour les GeForce GTS 450 ce qui ne permet pas d’utiliser pleinement tous les ROPs qu’elles intègrent. C’est ce qui explique les performances dans Battleforge qui, malgré son support de DirectX 11, utilise de très nombreux et simples layers pour représenter les explosions et d’autres effets. Une technique basique qui consomme beaucoup de fillrate. C’est également ce qui explique que les performances relatives à la concurrence baissent quand la résolution augmente. Notez que les GeForce peuvent par contre profiter de leurs ROPs « inutiles » pour réduire le coût de l’antialiasing qui devient donc très performant. Ce filtre ajoute une charge sur les ROPs qui peut être importante mais sera en grande partie masquée grâce aux cycles durant lesquels ils se tournent les pouces.

Fillrate (GPixels/s) GTX 470 GTX 470

15,9

7,8 78 8,2

GTX 460 1 Go

4,6 4,6

GTX 460 768 Mo

4,6 4,6

GTS 450 GTS 450

8,9 8,9 5,9

3,0 3,0

HD 5850

23,1 23,1

15,2

HD 5830

12,8 12,8

6,8

HD 5770

13,6 13,6

9,0

HD 5750

11,2 11,2

8,6 0,0

5,0

10,0

32 bits

15,0

32 bits HDR

20,0

25,0

64 bits HDR

Tessellation & displacement mapping (fps) GTX 470 GTX 470 GTX 460 1 Go

480

235

HD 5850

572

525

138 0

200

Adaptive Tessellation + DM

898

626

171

HD 5750

1021

653

161

HD 5770

1109

716

150

HD 5830

778

650

332

GTS 450 GTS 450

780

662

340

GTX 460 768 Mo

400

1278

1012

525

702

600

Tessellation + DM

800

1000

1200

1400

Tessellation Ultra + DM

C’est aussi de cette limitation que découle le fait que les performances de ces GeForce ne sont que modérément liées à leur bande passante mémoire. Si les ROPs sont sous-utilisés, il en va de même pour les contrôleurs mémoire. La GeForce GTS 450 192 bit réservées aux OEMs devrait en être un exemple extrême et ne pas apporter de gain significatif en pratique, malgré une augmentation de 50% des ROPs et de la bande passante mémoire.

Conclusion

S

i la GeForce GTX 460 a facilement trouvé son public, il faut dire qu’elle n’a pas eu à affronter d’adversaire sur son segment tarifaire puisqu’elle a pris place dans un gros trou présent dans la gamme d’AMD. La GeForce GTS 450 ne dispose pas de cette chance et tombe exactement en face de la Radeon HD 5770 dont le prix vient de s’aligner sur ses 130€. L’architecture du GPU de cette GeForce GTS 450 fait qu’elle est plus adaptée à un niveau de qualité élevée en basse résolution qu’à un niveau plus faible en haute résolution. Elle sera donc plutôt à conseiller pour le 1680x1050 voire pour le 1280x1024/800. Mais même dans ces conditions, la Radeon HD 5770 l’emporte dans la plupart des jeux. Tout en proposant un bon produit dans l’absolu, Nvidia peine ici à proposer une carte au rapport performances/prix supérieur à cette Radeon pourtant disponible depuis un an ! Cette GeForce GTS 450 propose donc une alternative DirectX 11 à l’offre d’AMD, mais ne devient réellement concurrentielle que si vous profitez de ses capacités d’overclocking.

Hardware Magazine

I 25

Dossier

Devenez un pro de la

DDR3 Timings, fréquence, bande passante : ce qui est vraiment important Comment régler au mieux sa mémoire ? 146 Go torturés : quel kit acheter ? benjamin bouix

Est-il réellement rentable d’investir de l’argent ou du temps pour améliorer ses performances mémoire ? Et surtout, comment faire les bons choix ? Ce dossier vous explique tout sur la mémoire, en particulier la DDR3. Découvrez les paramètres à privilégier et comment les régler dans le BIOS, ainsi qu’un comparatif géant de 28 kits pour un total de 146 Go, afin de définir les meilleurs, pour tous les budgets. Les premiers kits DDR3 coutaient 400€ les 2 Go, pour des performances à peine améliorées par rapport à la DDR2. Seuls les overclockers y trouvaient leur compte.

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a mémoire vive a un rôle à jouer dans les performances de votre PC, au-delà de sa simple quantité. Doubler le budget accordé à la RAM n’aura certes pas le même effet que pour le processeur ou la carte graphique, mais il existe tout de même des différences. La quantité de mémoire donc, mais aussi sa fréquence ou ses timings ont-ils une réelle influence sur les performances globales de votre machine ? Le dual ou le triple channel sont-ils vraiment nécessaires ? Vaut-il mieux choisir des sticks de 1, 2 ou 4 Go ? Comment faire pour overclocker sa mémoire ? En

prime, nous testons 25 kits mémoire en tout genre, pour tous les prix. 200 Go testés à fond pour trouver les meilleurs produits. Que vous soyez à la recherche d’un nouveau kit mémoire ou de conseils pour mieux exploiter votre matériel, nous prenons soin de vos économies : plus de performances pour le même prix, tel est le but de ce dossier.

Pourquoi se soucier de sa mémoire ? Pour certains, la mémoire vive est un élément tout à fait facultatif. On choisit en fonction de la capacité et du budget, peu importe le produit. Même les overclockers ne s’intéressent pas toujours aux barrettes de mémoire, et c’est le dernier élément que l’on upgrade. Il est vrai qu’en général, opter pour un CPU plus puissant, une meilleure carte

graphique, une carte mère avec plus d’options ou un disque dur plus véloce est un moyen d’améliorer plus nettement ses performances. Pour autant, la mémoire sortant du minimum syndical a une raison d’exister, ce n’est pas uniquement un délire de la part des fabricants pour nous faire acheter des produits hors de prix. Soyons franc, acheter un kit ultrahaut de gamme n’est pas vraiment nécessaire, de même qu’il ne faudra pas espérer plus de 15 % de gain entre un kit d’entrée de gamme à 80 euros et un autre coûtant 3 fois plus cher. Mais nous n’avons pas pour habitude de laisser un composant ronronner à sa fréquence habituelle, encore moins à ses timings d’origine. Et quand bien même ce serait le cas, pourquoi ne pas choisir le bon kit, celui qui, pour le même prix, sera meilleur. Un bon kit, bien réglé, c’est 10 % de temps gagné dans de nombreuses applications. Nous partons du principe que vous aimez comprendre avant de faire. Mais si les pages qui suivent vous donnent mal à la tête, vous pouvez

“Un bon kit, bien réglé, c’est 10 % de temps gagné dans de nombreuses applications à un prix égal.” aussi passer directement à la pratique, en suivant le résumé précédant notre comparatif ;)

DDR3 : des débuts difficiles La DDR3 a vu le jour en 2007 et fut supportée par le chipset P35 d’Intel, en mai 2007 mais pas vraiment bien exploitée à l’époque, puisqu’il s’agissait d’un chipset développé pour la DDR2 sur lequel on avait ajouté le support de la DDR3. Elle est désormais très bien gérée, que ce soit par

le X48, le NF790i, ou toutes les cartes mères au socket AM3, 1156 ou 1366 puisque ces dernières ont été développées exclusivement pour la DDR3. Peu à peu, la DDR2 disparaît. Elle est encore massivement employée par les OEM pour leurs machines vieillissantes qui permettent d’économiser quelques euros, mais c’est vers la DDR3 qu’il faut se tourner. Que vous vouliez une machine puissante ou non, du Sempron monocore à l’i7 hexacore, les chipsets nécessitent de la DDR3.

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Corsair a développé sur ses nouveaux kits une connectique ouverte qui permet de récupérer les informations provenant des sondes intégrées. Pour l’heure, seul l’Airflow Pro de la marque est disponible, mais nous pouvons déjà imaginer un monitoring de la tension et de la température sur un petit écran externe.

JEDEC Le JEDEC (Joint Electron Device Engineering Council) est un vaste organisme, dont une des branches est responsable du développement de la SDRAM. En charge de la certification des fréquences mémoire, c’est toutefois un tout autre mécanisme que celui des constructeurs. Son rôle est de mettre en place les standards pour telle ou telle mémoire. Par exemple, la DDR3 est donnée pour des vitesses de 1 066, 1 333, 1 600, 1 800 MHz. Il ne s’agit en aucun cas de paramètres obligatoires, mais plutôt d’une ligne de conduite. Cet organisme dicte aussi les tensions de fonctionnement de la mémoire. La DDR était donnée pour 2,5 V, la DDR2 pour 1,8 V et la DDR3 pour 1,5 V. Là encore, ce n’est pas une limite infranchissable, mais toutes les barrettes intègrent dans leur SPD un profil permettant de fonctionner avec la tension spécifiée par le JEDEC, ainsi qu’une fréquence standard, en général la plus faible possible pour éviter tout conflit. Pour les utilisateurs éclairés, le JEDEC n’est guère qu’un indicateur du marché Les Evo Two signent le retour de GeIL sur le devant de la scène. Espérons que la marque puisse etre rapidement diffusée en France.

actuel. Par exemple, si cet organisme a validé la DDR3L, une mémoire DDR3 fonctionnant à 1,35 V au lieu de 1,5 V, depuis juin 2008, elle n’a été standardisée (par ce même comité) que deux ans plus tard, à l’été 2010. Et il était tout à fait possible de sous-volter sa mémoire quelques mois avant. Bref, le JEDEC est un peu lent.

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La certification n’est pas une limite Les marques de barrettes mémoire peuvent tout à fait produire des kits dépassant les recommandations du JEDEC. Par exemple, on trouvait en  2008 des kits certifiés à 1  GHz (DDR3-2000) pour 1,9 V. Mais la certification d’un kit mémoire indique simplement qu’il a été testé et validé pour ces réglages, ce n’est pas comme l’overclocking d’usine d’une carte graphique qui fonctionne d’office aux fréquences indiquées. De plus en plus de kits intègrent un profil XMP permettant de faire tourner la mémoire à ses fréquences certifiées, mais il est quand même fréquent de ne pas bénéficier de cette fonction. Dès lors, votre mémoire tournera par défaut à 666 MHz (DDR3-1333) 9-9-9 1,5 V. Si vous voulez des réglages différents, il faudra bien souvent les rentrer vousmême dans le BIOS. Dès lors, rien n’empêche d’aller plus loin que la certification du constructeur. Si augmenter la tension présente un risque certes faible, augmenter la fréquence est sans conséquence. Il en est de même pour les cartes mères. Chaque chipset (X58, P35, 890GX) est certifié pour certaines fréquences mémoire. Par exemple, le X58 gère nativement la DDR31066, 1333 et 1600. Certaines marques vont plus loin en certifiant leurs produits DDR3-1800 ou DDR3-2000. Cela ne veut en aucun cas dire qu’au-delà des certifications, la mémoire ne fonction-

nera pas du tout. Il s’agit simplement d’une indication qui vous assure que les standards supportés ne poseront pas de soucis. Si tel était le cas, votre produit serait couvert par une garantie. Mais rien ne vous empêche d’outrepasser les certifications. Dans le cas des certifications Intel à 1066, 1333 et 1600, il s’agit simplement des fréquences mémoire que vous pourrez obtenir en utilisant les différents coefficients multiplicateurs, avec un BCLK d’origine à 133  MHz. Dans le cas des certifications constructeur, il s’agit simplement de profils d’overclocking intégrés au BIOS ou de tests internes qui montrent que la carte est un bon exemplaire pour l’overclocking. En fouillant un peu les BIOS, il est tout à fait possible d’outrepasser ces limites. Notre plateforme de test s’avérait, par exemple, stable à 2 300 MHz.

Fréquence La simple fréquence mémoire est un élément un peu flou. En effet, il existe trois façons différentes de qualifier la fréquence de fonctionnement de la mémoire depuis la DDR. La fréquence réelle, qui est en fait la fréquence à laquelle les puces de mémoire sont réellement cadencées, est en général la plus petite des trois, 800 MHz étant une valeur courante pour la DDR3. Puisque la DDR (Double Data Rate) a doublé la fréquence d’envoi des

Fréquence réelle

Fréquence DDR

533

DDR3-1066

Fréquence “commerciale” PC3-8500

666

DDR3-1333

PC3-10600

800

DDR3-1600

PC3-12800

900

DDR3-1800

PC3-14400

933

DDR3-1866

PC3-15000

1000

DDR3-2000

PC3-16000

1066

DDR3-2133

PC3-17060

1100

DDR3-2200

PC3-17600

1150

DDR3-2300

PC3-18400

1200

DDR3-2400

PC3-19200

1250

DDR3-2500

PC3-20000

données par rapport à la SDR (Single Data Rate), on en a profité pour introduire un équivalent, à la façon du P-Rating d’AMD pendant l’ère du Pentium 3 et 4. De la DDR3 fonctionnant à 800 MHz réels sera donc qualifiée de DDR3-1600 puisque celle-ci pourra traiter autant de données que de la SDR à 1  600 MHz. Mais la SDR est loin derrière nous, elle remonte à avant 2003, si bien que cette habitude de doubler la fréquence n’a plus vraiment lieu d’être, plus personne ne se référant à celle-ci. Quoi qu’il en soit, puisque plus personne n’utilise la fréquence réelle, que ce soient les constructeurs ou les vendeurs de RAM, nous avons fait pareil. Enfin, la troisième notation est totalement inutile mais tout de même encore utilisée. Il s’agit de la bande passante théorique. A chaque cycle d’horloge, une mémoire DDR peut transmettre 8 octets. Ainsi, on multiplie par 8 la fréquence DDR, ce qui nous donnerait par exemple 1 600 x 8 = 12 800, ce qui est noté en général PC12800. De la DDR3 cadencée à 800 MHz, de la DDR3-1600 ou de la PC3-12800 : tout cela désigne en réalité une seule et même vitesse de fonctionnement.

Notez que si le terme PC3-12800 fait référence à un module de DDR3 dont les puces sont cadencées à 800 MHz réels, le terme DDR3-1600 peut tout autant désigner une puce qu’un module de mémoire. Quoi qu’il en soit, la fréquence de la mémoire est plus importante qu’on ne l’imagine. Elle ne servira pas à améliorer vos FPS, mais toutes les applications qui chargent un peu la mémoire en profitent. Cela va du chargement de la sauvegarde de votre jeu, à l’ouverture de plusieurs photos sous un logiciel de retouche, de l’encodage vidéo, du rendu 3D ou de la compression de fichiers. Les gains n’excèdent jamais 10 % en doublant la fréquence mémoire, mais ce n’est tout de même pas négligeable, d’autant qu’un kit certifié un peu plus haut n’est pas forcément hors de prix, tant que l’on reste dans des certifications courantes.

Banques mémoire Pour le débutant, fonctionnement et les seules choses la DDR, la DDR2 sont effectivement

la fréquence de la tension sont qui différencient et la DDR3. Ce les deux critères

CPU-Tweaker est la nouvelle bible des timings. Après MemSet, il permet de lire via Windows une foule de timings mémoire, et même de les ajuster selon votre plateforme.

majeurs qui ont guidé l’évolution vers les nouveaux standards. Alors que la DDR tournait, en général, entre 133 et 200 MHz, la DDR2 fonctionnait entre 333 et 533 MHz. La DDR3 monte de 666 à 933 MHz. Nous parlons ici de fréquences répandues et abordables en leur temps, les meilleurs kits pouvaient fonctionner bien plus haut. Pourtant, l’architecture de la mémoire est, en réalité, modifiée. Les banques mémoire présentes dans les puces mémoire sont les éléments limitant la montée en fréquence. En général, elles fonctionnent à 200 MHz et on arrive à les pousser un peu au-delà, tout en sachant que ces valeurs n’ont pas évolué depuis les débuts de la DDR. Les banques envoient toutes 2  bits par cycle, mais en multipliant le nombre de banques, il est possible d’envoyer plus d’informations, sans pour autant augmenter la fréquence des banques. Ces unités sont donc les éléments à surveiller et sur lesquels porte la majeure partie du développement d’une nouvelle norme.

Qu’est-ce qu’un timing mémoire ? Une puce de SDRAM s’apparente à une matrice dont chaque case contient un bit d’information. Au fil des besoins, des informations sont écrites dans ces Lorsque Corsair annonce des barettes triées à la main, cela signifie que chaque puce est sélectionnée par un employé parce qu’elle peut tenir les spécifications du kit.

“ La fréquence est le facteur majeur qui influe sur les performances mémoires : n’hésitez pas à overclocker votre RAM. ” Hardware Magazine

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Dossier De la mémoire watercoolée chez Kingston. Hormis le fait que ca n’est pas réellement inutile, le système est moyennement bien concu : les tuyaux vont devoir faire des boucles de part et d’autres, et il n’y a aucun maze ou surface d’échange, il s’agit simplement d’un tuyau en contact avec l’aluminium du radiateur.

Everest permet de mesurer la bande passante mémoire. C’est un bon test pour savoir si votre nouveau réglage est supérieur à l’ancien. Attention cependant, 15% de gain sous Everest ne signifie pas que vos applications seront 15% plus rapides !

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cases qui portent toutes une référence (la case est à l’intersection d’une ligne et d’une colonne). Lorsque le processeur réclamera une donnée, il faudra donc aller chercher le bit dans la case correspondante. C’est à ce moment qu’interviennent les timings. Ils représentent différentes opérations, dont chacune nécessite un temps déterminé pour être exécutée. Par exemple, le temps pour sélectionner une ligne, pour passer d’une sélection ligne à une sélection colonne, pour sélectionner une colonne, pour traduire l’intersection en hexadécimal, pour rafraîchir les banques mémoire, pour activer ou écrire, etc. Chaque opération requiert donc un certain nombre de cycles, ce nombre étant indiqué par le timing utilisé. Par exemple, avec un CL (ou CAS Latency) à 8 et une fréquence de 800  MHz, l’exécution du CAS correspond à 8 cycles, soit un centième de nanoseconde. Chaque timing a son importance et le comportement diffère selon les puces utilisées sur les modules de mémoire. C’est la raison pour laquelle un même jeu de timings ne sera pas optimal pour tous les kits de mémoire. Certaines opérations prenant plus de

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temps sur certaines puces, il ne faudra pas être trop exigeant. C’est aussi la raison pour laquelle on retrouve certaines corrélations entre les fréquences et les jeux de timings. Si une opération nécessite un centième de nanoseconde, l’exécuter en 8 cycles à 800 MHz ou 6 cycles à 600 MHz ne changera, a priori, rien à la stabilité ou à la bande passante.

n’est pas toujours mentionné, est le tRAS. On lui donne, en général, une valeur triple de celle du CAS, ou qui correspond à l’addition des trois premiers timings. A l’époque de la DDR2, il fallait y prendre garde, désormais on peut utiliser à peu près n’importe quelle valeur, mais en conservant en général un multiple de 3. Le Command Rate (ou CR) propose seulement deux valeurs : 1T ou 2T. Il correspond aux cycles nécessaires pour adresser la mémoire. La DDR2 fonctionnait, en général, en 2T, la DDR3 fonctionne plutôt en 1T. Mais si votre kit est un peu limite, n’hésitez pas à repasser en 2T, ce qui se traduit, en général, par un gros écart de fréquence. Enfin, le dernier que les constructeurs n’affichent jamais mais qui réserve parfois quelques mauvaises surprises  : le tRFC. En général, entre 60 et 80 sur DDR3, certaines marques n’hésitent pas à le pousser au-delà de 100 pour tenir leurs spécifications. Les conséquences sur la bande passante sont

MX Technology se lance dans la DDR3. Dommage que la marque n’ait pas opté pour un PCB noir sur son kit Black Diamond.

Conséquences sur les performances Décrire chaque timing n’est d’aucun intérêt ici, car nul ne peut maîtriser leurs conséquences individuelles. En revanche, quelques-uns sont à modifier en priorité. Le tCL ou CAS, est le premier timing que l’on évoque en général. Historiquement considéré comme le plus influant de tous sur les fréquences, il ne conditionne plus autant les performances avec les puces que l’on trouve en 2010. Le second timing, le tRCD a pris bien plus d’importance ces derniers mois. Il conditionne pleinement les fréquences pour certaines puces, si bien que l’on peut faire jouer les autres timings sans grosses conséquences sur la cadence. Le tRP est le 3e timing, il occupe un rôle bien secondaire, quelle que soit la génération de votre kit. Le 4e, qui

assez désastreuses et on ne le mentionne que très rarement. On a pour habitude de le fixer sur une valeur paire pour la DDR3. Pour faire simple : plus les timings seront bas (proches de 0), meilleures seront les performances, et plus vous aurez de difficultés à obtenir une configuration stable. Mais certains timings et/ou jeux de timings sont plus efficaces que d’autres, les puces ayant leur propre tolérance. Viser le 5-4-4-12 pour tous les kits n’est certainement pas une bonne idée. Mieux vaut partir d’un réglage standard, en CAS 6 ou 7 (6-6-6-18 ou 7-7-7-21), et tenter des variations autour de ces jeux. Vous trouverez bien vite quels timings peuvent être serrés (réduits en se rapprochant de 0) et lesquels méritent d’être relâchés (augmentés en s’écartant

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de 0) pour gagner en fréquence. Passer de timings automatiques (9-9-9) à des réglages plus serrés (6-6-6), sans changer la fréquence, permet de gagner entre 5 % et 9 % sous diverses applications (Winrar, encodage vidéo, rendu 3D, chargement de sauvegardes de jeux).

Limites physiques En considérant une puce qui aurait un fonctionnement idéal (c’est-à-dire un comportement prévisible, linéaire et sans pertes), il serait possible de la cadencer à 2 000 MHz avec des timings beaucoup plus relâchés qu’à 800 MHz. Les opérations nécessiteraient le même laps de temps et ne provoqueraient pas d’erreurs. Mais les banques mémoire ont leur limite et ne permettent pas d’augmenter autant la fréquence. Autre contrainte, le contrôleur mémoire. Qu’il soit intégré au northbridge ou, au sein du CPU, comme c’est le cas de tous les processeurs récents en 1156, 1366, AM3, il a lui aussi un mode de fonctionnement particulier. Il est, en partie, lié à la vitesse de fonctionnement de la mémoire, de sorte qu’il n’est pas possible de monter indéfiniment en fréquence, quand bien même nous disposerions de mémoire extrêmement performante. Il faut aussi tenir compte des limites dues à l’architecture des plateformes. Sur socket 1156, par exemple, le plus gros coefficient mémoire disponible est de 1:6. Cela signifie que la fréquence mémoire est 6 fois supérieure à celle du bus principal, le BCLK. Pour atteindre 2 000 MHz, il faudrait viser plus de 330 MHz, alors qu’on arrive à peine à passer les 230 MHz en refroidissement par air et que ceux qui atteignent les 280 MHz en overclocking extrême sont très rares.

donc de multiples opérations, dont les temps d’exécution se cumulent. La bande passante correspond à la quantité de données que l’on pourra écrire dans un laps de temps. Le tout détermine un débit soutenu sur du moyen terme. Schématiquement, si l’on peut traiter une grosse quantité de données, mais qu’il faut attendre longtemps avant de pouvoir réitérer l’opération, le processeur se tournera les pouces. A l’inverse, si on peut accéder à la mémoire très souvent, mais qu’on ne peut pas traiter beaucoup de données à la fois, cela provoquera un goulot d’étranglement. C’est pourquoi les timings (qui agissent surtout sur la latence) et la fréquence (qui influe sur la bande passante) sont deux éléments liés. Sur nos plateformes modernes, la fréquence est, en général, à privilégier. Mais l’un sans l’autre n’aura pas grand intérêt, il vaudra mieux tenter de trouver un juste compromis, surtout que la montée en fréquence n’est pas toujours aisée.

Du comportement des puces Le type des puces utilisées est le premier facteur déterminant pour les performances d’un kit mémoire. Chaque puce de chaque fondeur (Elpida, Samsung, Micron, Hynix, Quimonda, PowerChips) a un comportement particulier qui détermine des plages de tensions, de fréquences et de timings optimales.

Les Elpida Hyper MNH-E (puis MGH-E) sont réputées pour combiner hautes fréquences et timings serrés. Les Elpida BBSE, et dans une plus forte mesure, les BDBG ou les dernières puces de PSC (PowerChips) montent encore plus haut en fréquence, à condition d’être assez modeste sur le tRCD. Modifier ce timing, même en exagérant, a, du reste, relativement peu d’influence sur les performances, il est même difficile de voir une vraie différence. En revanche, les fréquences que vous pourrez atteindre seront améliorées d’environ 200 MHz, par le simple fait de passer de 7-7-7 à 7-9-7 par exemple ! Le snobisme, assez courant chez les overclockers, de vouloir conserver des timings serrés n’a strictement aucun sens désormais. D’une part, parce que la fréquence est à privilégier sur les timings et d’autre part, parce que les puces Hyper coûtent cher : il s’agit de kits très haut de gamme, alors qu’on retrouve la PSC, les BBSE ou les BDBG sur des kits bien plus abordables. Il est facile de deviner les puces qui équipent les kits. Plus le tRCD sera élevé par rapport au CAS, caractéristique type de la PSC ou de la BDBG, plus vous aurez de chances de retrouver ces puces, a fortiori sur des kits avec des grosses fréquences (DDR3-1800 à 2500). Les timings dits serrés, c’est-à-dire avec un CAS, un tRCD et un tRP identiques indiquent, en général, de la Hyper sur les kits haut de gamme, mais il faut se fier

Gain après optimisation de la mémoire 101,3 100

Cinebench (rendu 3D) Chargement Warhead (jeux)

103,5 100

PCMark Vantage

103,8 100 105 100

O i 25 h t CS4 Ouvrir 25 photos CS4

105,7 100

Super Pi 32M

Bande passante ou latence ? La bande passante mémoire dépend de la fréquence mémoire, des timings appliqués, mais aussi du contrôleur mémoire. Si du temps des Athlon et Pentium, il était conseillé de privilégier la fréquence ou les timings, cette époque est plus ou moins révolue. La latence que l’on mesure sur nos PC est en fait le temps nécessaire pour écrire sur toute la matrice de la puce. Elle comprend

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108 100

MediaShow (encodage) WinRar (compression)

124

100

Everest (bande passante)

144,6

100 0

20

40

Configuration optimisée

60

80

100

120

140

160

Configuration de base

Les seules optimisations portent sur la mémoire. Ici, avec un kit G.Skill Ripjaws à 100 €, on passe de 666 C9 pour le réglage par défaut à 1010 8-10-8, et en poussant au passage les fréquences du contrôleur mémoire. Résultat : 8% de mieux en encodage, un gain que nous n’attendions pas !

Limite de la fréquence mémoire

Notre plateforme de test mémoire triple channel s’est avérée stable à 1150 Mhz. Remercions le Gulftown avec son architecture mémoire plus souple facilitant l’overclocking et le watercooling pour calmer les ardeurs du processeur.

aux séries plus qu’au prix. Enfin, les kits plus abordables avec des spécifications entre 1600 C7 et 2000 C8 indiquent souvent de la BBSE, plus ou moins bonne selon le kit. Il y a évidemment des exceptions, mais mieux vaut avoir une idée de ce vers quoi on souhaite s’orienter qu’y aller à l’aveuglette. Enfin, retenez que les types des puces peuvent changer sans que le kit ne change de nom. C’est rare en l’absence de nouvelles puces et certains fabricants s’y refusent heureusement, d’autres comme Corsair indiquent une révision correspondant à un type de puces, de sorte qu’il est possible de savoir ce que l’on achète, d’autres enfin font dans le flou, surtout sur l’entrée de gamme, et c’est bien dommage.

Overclocker le contrôleur mémoire Le contrôleur mémoire a aussi son importance dans les performances mémoire. Le meilleur exemple est sans doute le Clarkdale, le dual core en 32 nm dévoilé par Intel en janvier dernier. Ce processeur plutôt efficace (il s’agit d’un demi-Core i7 800) est souvent bridé par sa bande passante mémoire. La faute à un contrôleur mémoire qui se trouve sur un die différent du processeur, et qui partage un lien avec le contrôleur PCI-Express ou l’IGP. A titre de comparaison, une bonne valeur sur Clarkdale correspond à 12 Go/s, alors que c’est plutôt 16 à 17 Go/s sur un Lynnfield et 20 Go/s sur un Bloomfield ou un Gulftown, le must en bande passante. Chez AMD, on tourne autour de

14  Go/s, sans qu’un réel manque se fasse sentir, grâce à une architecture et une mémoire cache organisées différemment. La fréquence du contrôleur mémoire a aussi son importance. Pour les Clarkdale et les Lynnfield (processeurs au socket 1156), elle n’est pas réglable, mais c’est différent sur les plateformes AM3 et 1366. Dans le premier cas, la vitesse du contrôleur mémoire se retrouve souvent dans le BIOS sous l’appellation NB Frequency et CPU-NB est, en général, la tension associée. D’origine à 2 GHz, on peut pousser à 2,8 voire 3 GHz avec les derniers processeurs, mais c’est en général une bonne limite. Sur X58, la fréquence d’origine du contrôleur est de 2,4 GHz, et il trouve sa limite vers 4 GHz. Désignée par IMC Frequency dans le BIOS, c’est la tension vQPI ou vTT (plus rarement, vIMC) qui lui est associée. N’hésitez pas, quand c’est possible, à pousser la fréquence du contrôleur mémoire, les performances seront au rendez-vous. Mais cela nécessite, en général, de la tension, il faudra donc tenter de trouver le bon compromis. 1,4 V est une tension à ne pas dépasser, que ce soit sur s1156, s1366 ou AM3. Mieux vaut ne pas jouer avec le feu. Les gains sont légers, ce n’est pas l’élément le plus important de la configuration. Mais étant donné que passer de 2.4 à 3.6 Ghz se fait relativement aisément sur une majorité des processeurs, mieux vaut ne pas se gêner.

Chaque plateforme a sa propre limite de fréquence mémoire, principalement due au contrôleur mémoire. Si vous n’avez jamais pratiqué, inutile donc de viser plus haut que ce que nous vous indiquons, vous risquez de vous casser les dents. Chez AMD, les choses sont simples. La fréquence mémoire trouve sa limite autour de 950 MHz, seuls certains couples AMD800 + Phenom II X6 parviennent à passer le cap du gigahertz. Chez Intel, le plus grand nombre de déclinaisons complique un peu les choses. Tout d’abord, les Clarkdale ont beaucoup de mal à passer la barre des 1 000  MHz. C’est en partie dû à leur contrôleur mémoire de moins bonne qualité, gravé sur un autre die que le CPU. Les Core i5 700 s’en sortent mieux, leur contrôleur mémoire étant placé sur le même die que le CPU. Atteindre 1 100 MHz fait partie des choses envisageables. Attention cependant, la fréquence du contrôleur mémoire, qui dépend du BCLK par un coefficient fixe, trouve ses limites assez tôt, vers les 215-220 MHz de bus. Le coefficient mémoire maximal étant le 1:5, impossible d’aller beaucoup plus haut. Les Core i7 800 corrigent ce problème puisque le coefficient maximal est de 1:6, il n’est donc pas rare d’atteindre 1 200 MHz, voire 1 300 en pointe. Sur X58, les choses se corsent. Les Bloomfield, premiers processeurs au socket 1366, souffrent d’un mauvais coefficient liant la fréquence mémoire et celle du contrôleur

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Dossier

Les barrettes mémoire de 4 Go utilisent des puces de 256 Mo qui montent s’overclockent moins bien et coutent plus cher. Inutile d’envisager ce genre de kit sauf si vous avez vraiment besoin d’espace !

Utilisez les slots de couleur identique pour installer vos modules de mémoire afin de bénéficier du dual ou du triple channel.

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mémoire. En effet, ce dernier fonctionne au quadruple de la fréquence mémoire, soit 4 GHz si la mémoire est à 1 GHz. Et c’est précisément la limite qu’on pourra atteindre facilement en aircooling. Les Gulftown corrigent ce problème puisque le contrôleur mémoire peut fonctionner seulement au triple de la fréquence mémoire. Pour 1 GHz sur la RAM, il tourne 3 GHz. On peut donc envisager 1 150 à 1 200 MHz en triple channel, un must ! Enfin, sur Core 2, la limite se situe autour de 900 MHz. Certaines cartes mères X48 parviennent à monter jusqu’à 1 000 MHz mais c’est se donner beaucoup de mal pour pas grand-chose.

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Influence de la capacité mémoire Mais avant tout, il faut déterminer la capacité de mémoire dont vous avez besoin. Avoir plus de mémoire ne sera d’aucun intérêt, si vous n’en tirez pas parti. Au démarrage, 4 ou 8 Go de mémoire procurent globalement les mêmes performances. Mais lorsque vous aurez atteint la limite de mémoire, c’est votre disque dur qui prendra le relais pour stocker les informations dont le processeur aura besoin. Le système d’exploitation attribue une petite taille de votre disque dur (le fichier d’échange, ou pagefile) afin d’y stocker des informations si, d’aventure, la mémoire vive venait à être saturée.

Mais un disque dur, c’est lent, très lent comparé à de la mémoire vive. Et même le plus rapide des SSD ne peut pas rivaliser. A titre de comparaison, la DDR3 débite au minimum 10 Go/s, là où un disque dur tourne autour de 100 Mo/s, 200 Mo/s pour les SSD. La mémoire vive est donc 50 fois plus rapide que votre disque dur, et nous ne parlons ici que des gros fichiers de quelques mégaoctects ou plus. Sur des fichiers de quelques kilooctets, l’écart grandit encore. Aussi, lorsque le CPU fera appel aux données, il devra attendre qu’elles arrivent de votre disque dur. Empêcher ce phénomène, voilà tout l’intérêt d’avoir une bonne quantité de mémoire.

Quelle quantité mémoire choisir ? 4 Go permettent de faire de nombreuses tâches usuelles, sans jamais remplir totalement la mémoire. Navigateur Web, vidéo ou musique, encodage, toutes ces tâches requièrent peu de mémoire. Si vous commencez à utiliser des programmes de montage vidéo, de retouche photo ou de modélisation 3D, il faudra probablement passer à 6 Go. Par exemple, notre configuration bureautique équipée de 4 Go s’avérait parfois limite en laissant Photoshop (avec quelques fichiers) et un jeu et quelques menues applications ouverts en même temps. Au-delà de 6 Go, il s’agit en général de besoins très particuliers, souvent requis par des applications très gourmandes ou des usages extrêmes. Nous arrivons tout à fait à venir à bout de 6 Go de mémoire en ouvrant 100 photos dans Photoshop. Mais qui ouvre un tel nombre de photos en même temps ? Si vous n’avez pas idée de la capacité mémoire que vous utilisez, vous pouvez ouvrir le gestionnaire des tâches sur l’onglet Performance. Celui-ci vous donne un historique de votre occupation mémoire. Si vous êtes en dessous de 50 % d’espace utilisé en usage courant, tout va bien. L’autre moitié de votre RAM est là pour assurer si vous lancez un gros calcul. Si vous êtes entre 50 et 75 % la plupart du temps, c’est que vous commencez à être limite. En admettant que vous ne lanciez jamais de programmes particulièrement gourmands, tout se passera bien, mais si vous éprouvez des ralentissements ou des bugs, il faudra surveiller votre quantité de mémoire disponible. Enfin,

si vous êtes au-delà de 75 % en usage standard, vous pouvez être certain que vous avez besoin d’une upgrade. Lancer le moindre encodage, jeu ou programme un peu costaud vous fera basculer sur le swap de votre disque dur.

Single, dual et triple channel La mémoire vive ou mémoire centrale fait le lien entre le processeur et le reste des composants. A l’époque où les performances mémoire représentaient un goulot d’étranglement pour le système entier, il fallait trouver un moyen d’augmenter la bande passante. En effet, à partir du moment où la bande passante mémoire est inférieure à celle du bus principal, cela peut représenter une bride pour la configuration, rendant inutile tout progrès sur l’architecture du processeur. Puisque la mémoire n’évoluait pas assez vite, il a fallu trouver une alternative. En permettant au contrôleur mémoire d’adresser deux modules à la fois, on doublait ainsi la bande passante théorique. Bien sûr, le gain n’est pas de 100 %, mais il est quand même notable et il s’améliore d’année en année. Pour fonctionner en dual channel, les deux barrettes doivent être installées sur

Optimisation en pratique

P

our optimiser sa mémoire, le procédé est on ne peut plus simple. Il faut commencer par stabiliser la fréquence de la plateforme. Si vous visez 900 MHz (DDR3-1800), il faudra alors régler la fréquence de bus, les coefficients mémoire et processeur, les timings mémoire (visez des timings souples, 9-9-9 ou 10-10-10), ainsi que le contrôleur mémoire (quand c’est possible) au minimum, afin d’obtenir les fréquences voulues. En supposant que votre fréquence de bus et votre processeur soient stables, les deux seules inconnues portent sur la stabilité de la mémoire et du contrôleur mémoire. Si votre plateforme ne s’avère pas stable d’office, il faut donc réduire la fréquence mémoire, tout en conservant la fréquence du contrôleur mémoire. Pour ce faire, il suffit de baisser les coefficients mémoire, mais de conserver le coefficient de l’IMC pour les plateformes 1366 et AM3. Pour le

deux slots d’une même couleur sur la carte mère. Avec le Core 2 Duo, le FSB devenait le facteur limitant du système, la mémoire en dual channel était largement assez performante. Intel a donc revu son architecture et a introduit le QPI, un lien à 25 Go/s. Le risque étant de brider les calculs processeur avec une bande passante un peu légère, le triple channel a été introduit. Nos tests montrent que n’utiliser qu’une seule barrette sur un système capable de dual channel ampute considérablement les performances. Mettre une deuxième barrette procure un gain moyen de 15 à 20 %, mieux vaut donc ne pas s’en priver. En revanche, passer de deux à trois barrettes sur une carte mère X58 ne change pas fondamentalement les performances. Bien sûr, on y gagne un petit peu, mais rien ne vous empêche de vous contenter de deux barrettes. Attention à ne pas confondre single channel et single side. Le terme single side désigne, en fait, des barrettes utilisant des puces plus denses, qui permettent donc de n’utiliser qu’un seul côté du PCB pour atteindre la capacité voulue. Actuellement, les puces de DDR3 standard font 128 Mo, de sorte qu’il faut

1156, il faut conserver le même BCLK (puisque c’est lui qui détermine la fréquence du contrôleur mémoire) et baisser le coefficient mémoire. Ceci permet de s’assurer que le contrôleur mémoire est stable et que le seul problème vient de la montée en fréquence de la mémoire. Si tel n’est pas le cas, il faut augmenter progressivement la tension de cet élément. Si vous devez envoyer trop de tension (plus de 1,4 V), c’est que la fréquence que vous visez est trop élevée, revoyez vos exigences à la baisse. Une fois cette partie achevée, il faut remettre le coefficient mémoire pour atteindre la fréquence désirée. Il se peut que le contrôleur mémoire fasse encore des siennes, ne croyez pas que c’en est fini pour lui. Mais en général, sauf à viser des fréquences très élevées, ce n’est pas le cas. Une fois que

utiliser les deux côtés du PCB pour bénéficier des 16 emplacements et donc de 2 Go par barrette. Les puces de 256 Mo ont fait leur apparition sur les sticks de 4 Go, nul doute qu’elles remplaceront bientôt les puces de 128 Mo, sur les modules de 2 Go, afin de baisser un peu les coûts de production. Là encore, pas de quoi en faire un point capital, mais comme sur les SSD, plus il y a de puces et plus elles sont denses, mieux c’est. Les varient entre 1 et 2% en passant de barettes de 2 Go à 4 Go, de même pour le passage de 1 à 2 Go.

LinX est notre logiciel préféré pour tester la stabilité de la mémoire. Il permet de la saturer en totalité et ainsi pousser au maximum le contrôleur mémoire.

Le refroidissement de la mémoire n’est pas absolument nécessaire mais permet de gagner quelques mégahertzs.

Hardware Magazine

I 35

Dossier

vous aurez stabilisé votre fréquence mémoire, en ajustant la tension de la mémoire, vous pourrez commencer à fouiller dans les timings. Descendez petit à petit jusqu’à ce que vous rencontriez à nouveau des instabilités. Il vaudra alors augmenter la tension mémoire ou décider d’en rester là. Si l’opération paraît très longue lorsque l’on débute et qu’on tâtonne, on progresse très vite et vous saurez bientôt vous faire une idée de chaque kit en le testant succinctement. Vous trouverez alors plus rapidement les fréquences, les timings et les tensions optimaux.

Tensions Les tensions principales pour overclocker la mémoire sont le vdimm (ou vddr) et la tension du contrôleur. Selon la plateforme, cette dernière tension peut se retrouver sous plusieurs dénominations CPU-NB Voltage sur AM3, vTT, QPI Voltage ou IMC Voltage sur P55/X58. Pour les plateformes dont le contrôleur mémoire est intégré au northbridge (socket 775 notamment), c’est la tension du northbridge qu’il faudra augmenter, souvent notée vNB. Ceci vous permettra, en règle générale, de pouvoir augmenter encore la fréquence mémoire, si c’était bien le contrôleur mémoire qui limitait. Pour en avoir le coeur net, vous pouvez relâcher les timings mémoire de façon drastique (9-9-9-27 par exemple) et si vous atteignez la même limite que précédemment, il est probable que ce n’était pas la mémoire qui limitait. Dans le cas où vous auriez un doute (si vous utilisez de la mémoire d’entrée de gamme par exemple), vous pouvez tenter d’augmenter la tension de la mémoire. Si

Lexique • IMC : L’Integrated Memory Controler, ou contrôleur mémoire intégré prend place au coté du processeur, et non pas dans le northbridge comme c’était le cas auparavant. Toutes les plateformes actuelles (AM3, 1156 et 1366) rassemblent CPU et IMC. • Clarkdale : définit les dual core 32nm au socket 1156 : Pentium G, Core i3 500, Core i5 600 • Lynnfield : définit les quad core 45nm au socket 1156 : Core i5 700, Core i7 800 • Bloomfield : définit les quad core 45nm au socket 1366 : Core i7 900 (sauf 970 et 980) • Gulftown : définit les hexa core 32 nm au socket 1366 : Core i7 970 et 980

36

I Hardware Magazine

la fréquence ne grimpe pas plus, il est certain que le problème ne vient pas de la mémoire. Attention à ne pas aller trop loin, sous peine d’endommager votre matériel. 1,35 à 1,4 V pour les plateformes AM3/1156/1366, jusqu’à 1,5 V pour les plateformes en Core 2. Il est possible d’aller plus loin, mais ce n’est pas recommandé pour un usage quotidien. La question de la tension mémoire est assez épineuse. Le JEDEC prévoit une tension de 1,5 V pour la DDR3, mais la première génération de DDR3 était certifiée entre 1,8 et 2,0 V. Ces kits-là n’ont pas de problèmes à fonctionner à 2,1-2,2 V par exemple, ce sont des puces plutôt résistantes. En revanche, la seconde génération est, en général, certifiée autour de 1,65 V. Cette valeur a un historique particulier. Fin 2008, lorsqu’Intel dévoile le X58 et son premier processeur avec contrôleur mémoire intégré, il accompagne ses plateformes d’une recommandation sur la tension mémoire : ne pas dépasser 1,65 V, sous peine d’endommager le contrôleur mémoire. Si la tension appliquée au contrôleur est effectivement sensible (avoir la main un peu lourde peut s’avérer fatal), nous ne voyons aucun lien entre la tension mémoire et ce qui se passe sous le heatspreader du CPU. Intel, interrogé à ce sujet, n’a pas pu nous donner de réponses satisfaisantes. Toujours est-il qu’il s’agit d’une limite explicite, tout comme il était recommandé de ne pas dépasser 1,35 V sur les Wolfdale (Core 2 Duo E8000), et tout comme ces processeurs n’étaient pas supposés fonctionner sur P965. Il est, en revanche, probable qu’Intel ait enregistré quelques décès de processeurs dans les premières puces Nehalem avec trop de tension mémoire, menant à cette précaution. Ceci dit, nous n’avons jamais rencontré le moindre problème en utilisant pendant de longs mois de la RAM à 1,9 V sur notre X58. Nous ne pouvons, bien sûr, pas assurer que ça n’endommagera pas votre matériel, c’est le risque inhérent à l’overclocking, mais nous ne voyons pas d’objection à utiliser une tension de 1,75 V si cela peut procurer un gain significatif. En outre, en ne considérant que la mémoire, la nouvelle génération de DDR3, introduite avec le socket 1366 et certifiée à 1,65 V semble ne pas apprécier la tension. Cela dépend des

puces, mais obtenir un gain modéré en fréquence, pour augmenter considérablement le risque d’endommager votre kit ne nous paraît pas judicieux. Encore une fois donc, inutile d’aller au-delà de 1,75 V, sauf si votre mémoire le réclame. Chez AMD, point de polémique. Les marques de barrettes de mémoire ont cédé à la mode du 1,65 V, même pour leurs kits « spécial AMD », mais la firme de Sunnyvale n’a jamais rien préconisé de tel.

Températures La mémoire, contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, chauffe très peu. La preuve, certains kits sont livrés sans dissipateurs et c’était le cas bien plus souvent, il y a quelques années, alors que les puces de DDR ou DDR2 consommaient (et donc chauffaient) bien plus que la DDR3. Cela dit, mettre un radiateur permet d’habiller l’ensemble, en plus de le protéger un peu. Mais un ventilateur direct n’est pas absolument nécessaire. Ça le devient si vos barrettes sont très proches les unes des autres (en remplissant tous les slots mémoire) et si votre boîtier est excessivement mal aéré ou si vous avez opté pour un watercooling, laissant la zone supérieure de la carte mère (socket et mémoire) sans aucune ventilation. En revanche, comme c’est souvent le cas en overclocking, ventiler permet de mieux refroidir et la baisse de température a une incidence favorable sur le potentiel d’overclocking. Les kits livrés avec des ventilateurs sont, en général, certifiés avec des paramètres très élevés, les ventiler permet au constructeur de s’assurer une meilleure marge. Mais une marque comme GeIL valide ses kits en les passant au four, c’est la fameuse technologie DBT (Die-hard Burn-in Technology). Ainsi, les kits seront stables même dans les pires conditions. D’une manière générale, les kits livrés avec un ventilateur (Corsair Dominator GT, GSkill PIS, Kingston HyperX T1, A-Data Xtreme, etc.) sont des kits avec des spécifications très élevées, refroidir les barrettes permet de gagner un peu en marge de manoeuvre, puisque les kits fonctionneront plus « facilement » à leur fréquence d’origine, entraînant donc moins de plantages ou de plaintes des utilisateurs.

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résultats de performance ont été obtenus par le laboratoire de Synology en utilisant des postes clients puissants et des composants réseau optimisés. Ces résultats pourront varier selon l’environnement choisi. Un ordinateur portable ou de bureau standard peut ne pas être capable d’atteindre ces hauts niveaux de performance. 2

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Les résultats peuvent varier en fonction des modèles et des capacités des disques durs.

Distributeur

Reconnaissance des médias

Synology peut, à tout moment, apporter des modifications aux spécifications et aux caractéristiques des produits, sans préavis. Copyright © 2010 Synology Inc. Tous droits réservés. ® Synology et les autres noms de produits Synology sont des marques commerciales déposées. Les autres noms de produits et d’entreprises mentionnés dans ce document sont des marques déposées par leurs détenteurs respectifs.

Dossier

P

etit prix et basse tension Pour ceux qui ne veulent pas dépenser trop d’argent dans la mémoire, il existe des kits mémoire très abordables. Mais il s’agit d’un marché très irrégulier, où les références et l’aura des constructeurs peuvent être trompeuses.

Marque

Modèle

Spécification

Tension

Capacité

Prix

Prix/Go

Référence

Corsair

XMS3

1600 9-9-9

1,65 V

3 x 2 Go

140 euros

23 euros

CMX6GX3M3A1600C9

GSkill

NQ

1600 9-9-9

1,5 V

3 x 2 Go

150 euros

25 euros

F3-12800CL9T-6GBNQ

GSkill

Ripjaws

1333 9-9-9

1,5 V

2 x 2 Go

95 euros

24 euros

F3-10666CL9D-4GBRL

Kingston

HyperX Blu

1600 9-9-9

1,65 V

2 x 2 Go

100 euros

25 euros

KHX1600C9D3B1K2/4GX

Kingston

HyperX

1600 8-8-8

1,65 V

3 x 2 Go

175 euros

29 euros

KHX1600C8D3K3/6GX

A-Data

Gaming

1333 9-9-9

1,25 -1,35 V

3 x 2 Go

115 euros

29 euros

DDR3L-1333G

GSkill

ECO

1600 7-8-7

1,35 V

2 x 2 Go

110 euros

28 euros

F3-12800CL7D-4GBECO

Kingston

LoVo

1600 9-9-9

1,35 V

2 x 2 Go

110 euros

28 euros

KHX1600C9D3LK2/4GX

L

orsque le budget est limité, il ne faut pas laisser le choix au hasard du prix ou de la disponibilité. Il existe, en effet, des différences gigantesques entre un bon et un mauvais kit, tous deux au même prix. Par mauvais kit, nous entendons un kit qui ne pourra pas vous emmener à de hautes fréquences, ou qui a un comportement tout à fait irrégulier selon les timings ou la tension appliqués. Ceci dit même le moins bon de tous tenait tout de même sa spécification.

HyperX détrôné Cela peut étonner, mais c’est une fois encore Corsair, avec sa XMS3, qui se retrouve bon dernier de ce comparatif. Pour sa décharge, il s’agit d’un kit

38

I Hardware Magazine

triple channel vraiment très abordable, le moins cher de tout ce dossier, mais sans rien sacrifier aux standards Corsair, c’est-à-dire une indication claire sur les puces utilisées et un radiateur, même simpliste, contrairement à la mémoire dite « no name ». Reste que la certification à 1600 C9 est à peine atteinte, dans un boîtier mal ventilé ou en été, il faudra se méfier des BSOD. Pour à peine 10 euros de plus, on peut s’offrir le kit de gamme et de certification équivalentes chez GSkill, le NQ. Cette fois-ci, le radiateur est rouge vif, seul 1,5 V est requis pour tenir la spécification mais surtout, les performances sont d’un autre monde. C’est en moyenne 100 à 150 MHz de mieux, quels que soient les timings. Ce serait dommage de se priver vu la faible différence de prix.

Ancien choix de la rédac, le kit HyperX 1600 C8, qui coûte plus cher que les deux précédents, est détrôné. Il est toujours très bon puisqu’il s’avère stable à 832 MHz en 7-8-7, mais malgré une meilleure certification, les performances sont toujours un léger cran en dessous du GSkill NQ, et pour une vingtaine d’euros supplémentaires de surcroît.

Dual channel : GSkill Ripjaws Chez Kingston toujours, une nouvelle série a été introduite récemment, les HyperX Blu. Ciblant les clients dont le budget est vraiment serré, ce kit coûte à peine 100 euros les 4 Go en 1600 C9. Il n’est jamais très loin de son grand frère le HyperX 1600 C8,

Influence de la tension en 7‐8‐7‐21 (MHz)

Overclocking à 1.65v (MHz) 1050 880

1000 950

830

900 850

780

800 750

730

700 650

680

600 550

630

500 6‐6‐6‐18

6‐7‐6‐18

6‐8‐6‐21

7‐7‐7‐21

7‐8‐7‐21

7‐9‐7‐24

8‐8‐8‐24

8‐9‐8‐24

8‐10‐8‐27

1,35v

1,5v

1,65v

1,8v

Kingston Lovo 1600 C9

A‐Data Gaming Low Voltage1333 C9

G.Skill Eco 1600 C7

Kingston Lovo 1600 C9

A‐Data Gaming Low Voltage1333 C9

G.Skill Eco 1600 C7

G.Skill NQ 1600 C9

G.Skill Ripjaws RL 1333 C9

Kingston HyperX Blu 1600 C9

G.Skill NQ 1600 C9

G.Skill Ripjaws RL 1333 C9

Kingston HyperX Blu 1600 C9

Kingston HyperX 1600 C8

Corsair XMS3 1600 C9

Kingston HyperX 1600 C8

Corsair XMS3 1600 C9

ce qui en fait un kit plutôt agréable si l’on considère le prix. Mais c’est une nouvelle fois GSkill qui vient jouer les trouble-fête avec sa série Ripjaws  ! Cette fois-ci, c’est carrément le kit 1066 C9, la plus basse certification de tout ce comparatif, qui s’avère encore meilleur que le kit NQ. Pas de beaucoup, certes, mais c’est sans conteste une excellente série que le constructeur taïwanais produit depuis de longs mois. Pour rappel, nous avions testé les Ripjaws RM (radiateur bleu) 1600C7 l’an dernier, et les performances étaient aussi excellentes.

Peu d’entourloupes Historiquement, c’est sur le segment de l’entrée de gamme qu’ont lieu le plus d’évolutions discrètes ou d’entourloupes, les marques n’hésitant

DDR3-L, la mémoire écolo

L

a DDR3-L désigne les puces prévues pour fonctionner à une tension réduite de 1,35 V, au lieu de 1,5 V pour la DDR3 standard et de 1,65 V utilisé sur la majorité des kits. On nous fait miroiter des gains de consommation de 20 %. C’est vrai en pratique, mais la mémoire consommant déjà assez peu d’énergie, il faudrait équiper des dizaines de PC pour que cela se répercute de façon visible sur une facture d’électricité. Ces kits n’ont qu’un seul avantage selon nous : ils chauffent moins et sont donc plus à l’aise dans des boîtiers très compacts et/ou mal ventilés. Il faudra juste vous assurer que votre

pas à changer les puces ou à envoyer des kits sélectionnés à la presse. Il est plutôt agréable de constater que ces procédés ne sont plus d’actualité : d’une part, parce que les kits testés

n’ont pas fondamentalement changé en un an et d’autre part, parce que nous avons pu vérifier en se procurant des kits dans le commerce l’excellent rapport qualité/prix des kits GSkill.

carte mère peut délivrer une tension de 1,25 à 1,35 V, en général une simple mise à jour du BIOS suffit. Sachant qu’il est possible de faire fonctionner des kits prévus pour 1,65 V à 1,35 V sans le moindre problème, les versions basse tension perdent de leur intérêt. Les fréquences sont, en général, meilleures à leur tension nominale, car ils sont spécialement étudiés pour celle ci, mais ils n’en ont pas l’apanage. Acheter un de ces kits relève donc plus du souci du rapport performances/consommation ou de l’envie d’avoir un produit original que d’une réelle économie ou spécificité. GSkill a été le premier à lancer de la DDR3 basse tension, avec les ECO.

Kingston a suivi avec la LoVo dont un modèle est certifié à 1,25 V, et très récemment A-Data avec la Gaming. GeIL a aussi lancé sa série Green, certifiée à 1,3 V. Nous avions déjà testé le kit LoVo 1866 (PC Update n° 47) qui était résolument plus haut de gamme que les autres, incluant deux profils SPD distincts et des excellentes puces. Nous testons cette fois le kit le moins cher de la série, le 1600 C9. Parmi ces trois kits, le GSkill ECO se débrouille admirablement bien, il a de loin notre préférence, que ce soit avec 1,35 ou 1,65v, là où les autres ne valent le détour que s’ils sont utilisés à 1,35v.

Hardware Magazine

I 39

Dossier

L

e bon rapport qualité/prix La mémoire entre 30 et 45 euros le gigaoctet, c’est l’assurance de s’offrir un bon produit, voire très bon, sans pour autant se ruiner en achetant des kits « spécial overclocking ». Les kits sont plus homogènes, les spécifications sont un bon indicateur de performances et il n’y a pas de kits foncièrement mauvais. Mais pourquoi payer plus cher pour la même chose ? Autant choisir les bonnes barrettes et économiser quelques euros. Marque

Modèle

Spécification

Tension

Capacité

Prix

Prix/Go

Référence

Corsair

Dominator

1600 7-8-7

1,65 V

3 x 2 Go

200 euros

33 euros

CMP6GX3M3A1600C7

Corsair

Dominator

1600 8-8-8

1.65v

6 x 2 Go

380 euros

32 euros

CMD12GX3M6A1600C8

GSkill

Trident

2000 9-9-9

1,65 V

3 x 2 Go

220 euros

37 euros

F3-16000CL9T-6GBTD

GSkill

Trident

1600 7-8-7

1,65v

3 x 4 Go

500 euros

42 euros

F3-12800CL7T-12GBTDD

GSkill

PIS

2200 7-10-10

1,65 V

2 x 2 Go

165 euros

41 euros

F3-17600CL7D-4GBPIS

OCZ

Reaper

1600 7-7-7

1,65 V

2 x 2 Go

120 euros

30 euros

OCZ3RPR1600LV4GK

Transcend

aXeRAM

2400 9-11-9

1,65 V

2 x 2 Go

175 euros

44 euros

TX2400KLU-4GK

OCZ

Platinum

2000 8-9-8

1,65 V

2 x 2 Go

125 euros

31 euros

OCZ3P2000C8LV4GK

Kingston

H2O

2000 9-11-9

1,65 V

2 x 2 Go

145 euros

36 euros

KHX2000C9AD3W1K2/4GX

MX-Tech

Black Diamond

1600 7-7-7

1,65 V

3 x 2 Go

200 euros

33 euros

MXD3B16006GT

Mushkin

Redline

1600 6-8-6

1,65 V

2 x 2 Go

140 euros

35 euros

996805

L

a première chose qui marque au vu des kits dans cette gamme de prix, ce sont les radiateurs. Définitivement plus travaillés, ils inspirent bien plus confiance et sont un atout indéniable pour le look. Les spécifications sont bien plus sexy, il y a même des kits qui auraient leur place dans la gamme supérieure.

OCZ Platinum : enfin du bon ! Le Kingston H2O, introduit très récemment et prévu pour le watercooling, est très décevant du point de vue du

40

I Hardware Magazine

refroidissement. Le système n’apporte presque rien puisqu’il n’y a que très peu de surface d’échange avec l’eau et il est, de surcroît, mal conçu puisqu’il sera très dur de relier deux modules sans faire des boucles très larges. Heureusement, en aircooling, ce n’est pas moins bon qu’un kit classique comme les HyperX. Le kit est plutôt bon, sans être parmi les meilleurs tout de même, moins de 900 MHz en 7-8-7, là où les meilleurs atteignent 950 MHz. Chez Corsair, le Dominator 1600 C7 se débrouille un peu moins bien, mais

c’est nettement mieux que le XMS3. Les performances sont honnêtes, environ 850 MHz 7-8-7, et le tout pour un prix raisonnable, surtout connaissant la propension de Corsair à faire payer assez cher ses Dominator. Chez OCZ, nous avons reçu deux kits plutôt convaincants, bien plus en tout cas que les derniers que nous testions. Reaper 1600 C7 et Platinum 2000 C8. Deux kits facturés plus ou moins au même prix, avec des spécifications assez impressionnantes vu le prix. On a, en général, affaire à du 1600 C8 ou 2000 C9. En overcloc-

Influence de la tension en 7‐8‐7‐21 (MHz)

Overclocking à 1.65v (MHz) 1025

1090

975

1040 990

925

940

875

890

825

840

775

790 725

740

675

690

625

640 6‐6‐6‐18

6‐7‐6‐18

6‐8‐6‐21

7‐7‐7‐21

7‐8‐7‐21

7‐9‐7‐24

8‐8‐8‐24

8‐9‐8‐24

8‐10‐8‐27

1,5v

1,65v

1,8v

OCZ Platinum 2000 C8

Mushkin Redline 1600 C6

OCZ Reaper 1600 C7

OCZ Platinum 2000 C8

Mushkin Redline 1600 C6

G.Skill PIS 2200 C7

G.Skill Trident 2000 C9

G.Skill Trident 1600 C7 (3x4 Go)

G.Skill PIS 2200 C7

G.Skill Trident 2000 C9

G.Skill Trident 1600 C7 (3x4 Go)

Corsair Dominator 1600 C8 (6x2 Go)

Corsair Dominator 1600 C7

Kingston H2O 2000 C9

Corsair Dominator 1600 C8 (6x2 Go)

Corsair Dominator 1600 C7

Kingston H2O 2000 C9

MX‐Tech Black Diamond 1600 C7

Transcend aXeRam 2400 C9

MX‐Tech Black Diamond 1600 C7

Transcend aXeRam 2400 C9

king, il n’est pas possible d’aller bien plus loin en utilisant les timings d’origine. Cela prouve qu’OCZ trie bien ses kits, mais c’est aussi un petit jeu dangereux. Etre aussi proche de la limite laisse très peu de marge de manoeuvre, si le kit se retrouve dans un boitier très mal ventilé, on risque le BSOD. Les deux kits sont assez similaires, ils atteignent tous deux 915 MHz 7-8-7, c’est excellent vu le tarif demandé, mais nous préférons le Platinum qui est bien meilleur en 7-9-7 et qui est plus « passe-partout » grâce à son radiateur classique. Sa certification est, en outre, moins proche de la limite, conférant une plus grande sécurité si vous l’utilisez aux paramètres d’origine. Le kit MX-Tech Black Diamond 1600 C7 est lui aussi très ressemblant aux deux OCZ, il est un peu meilleur sur les timings serrés. Disponible en 4  ou 6 Go, il est vendu plus cher, 140 et 180 euros. C’est un peu trop pour prétendre concurrencer les OCZ Reaper de certification et performances identiques. Dans le même ordre de prix, le Mushkin Redline 1600 C6 représente un kit qui se veut haut de gamme dans cette gamme de prix. Packaging original, PCB noir et radiateur soigné, certification très sexy, le tout pour 140 euros. Les performances

ne sont malheureusement pas celles que nous espérions. Certifié en 6-8-6, cela permet d’utiliser des puces assez basiques pour ce kit, tout en assurant un faible CAS pour attirer le client. Mais à part pour le look, il vaudra mieux passer son chemin.

Mémoire haute densité

de 16 Go, même dans quelques années, nous préférons multiplier les barrettes. Payer 20 % de plus pour la même capacité, uniquement pour conserver une possibilité d’upgrade, ce n’est pas l’affaire du siècle. Gageons cependant que le prix de tels kits baissera d’ici quelques mois, lorsque les puces de 256 Mo seront plus utilisées, notamment dans les modules 2 Go single side.

S

1,35v

OCZ Reaper 1600 C7

i vous avez besoin de 8 ou 12 Go, deux solutions s’offrent à vous : utiliser plus de barrettes de 2 Go, ou utiliser des barrettes de 4 Go, mais en nombre plus réduit. La première solution a l’avantage du prix et des performances puisque les barrettes de 2 Go s’overclockent mieux, la seconde est plus souple, il vous sera, en effet, possible de doubler votre capacité mémoire en remplissant les slots mémoire par la suite. Concrètement, sur une plateforme P55 où 4 Go peuvent s’avérer légers, vous pouvez soit acheter quatre barrettes de 2 Go, soit deux barrettes de 4 Go. Etant donné que vous avez peu de chance d’avoir besoin

GSkill Trident, toujours au top 18 mois après sa sortie, c’est toujours le GSkill Trident qui a notre préférence sur ce segment. C’est toujours le top de la catégorie, malgré une spécification peu engageante de 2000 C9, le kit tient 950 MHz 7-8-7. Malheureusement, son prix a bien augmenté avec le temps. Désormais vendu 220 euros, c’est loin du tarif très agressif de départ et il sera donc trop cher pour beaucoup d’utilisateurs qui préféreront se rabattre sur un kit plus accessible.

ficher un CAS très faible. Le radiateur est très haut et élégant. Mais ça n’en reste pas moins un excellent kit, surtout à 165 euros, à condition d’en avoir l’utilité, tout le monde ne pouvant pas tourner à 1 100 MHz. Vous aurez toujours la possibilité de serrer les timings, le kit se comporte à merveille en 7-9-7. Même conclusion pour le kit Transcend aXeRAM 2400 C9, qui est encore meilleur. Il adopte une certification d’habitude réservée aux kits très haut de gamme, pour preuve, l’équivalent GSkill coûte 45 euros de plus.

Le haut de gamme abordable Les deux derniers kits de la catégorie mériteraient presque la catégorie supérieure au vu de leurs vitesses de fonctionnement. Le premier, le GSkill PIS 2200 C7 utilise des timings très souples de 7-10-10, lui permettant d’af-

GSkill semble avoir fait des kits haute densité son cheval de bataille, avec une ribambelle de produits, des kits 16 et 24 Go et même un kit 48 Go certifié 1900 C8 pour les cartes mères dual socket, comme l’eVGA SR-2. La marque béné-

ficie, en général, de certifications bien plus alléchantes que ses concurrents, sans que le prix en pâtisse. Vu le faible overclocking sur les modules de 4 Go, ce n’est pas un luxe. Les autres marques aussi proposent des kits 8, 12, 16 et 24 Go. Corsair, OCZ, Patriot : tous s’y sont mis. Mais nous préférons conserver notre Dominator 6 x 2 Go 1600 C8 testé l’an dernier, vendu 380 euros et avec un bon potentiel d’overclocking, c’est encore ce qui se fait de mieux en termes de compromis prix/capacité/performances. Notre kit G.Skill 3x4 Go coûte 120 euros de plus et requiert de relâcher le tRFC pour monter en fréquence, à réserver pour ceux qui veulent 24 Go de RAM.

Hardware Magazine

I 41

Dossier

L

‘ultraperf pour les experts Que ce soit pour la frime, l’ego, le look ou les perfs, les kits haut de gamme offrent d’excellents résultats. Mais si 4 Go à 220 euros sont encore envisageables pour certains d’entre vous, payer 500 euros pour la même capacité relève presque de la folie. Mais c’est aussi ça le plaisir geek… Marque

Modèle

Spécification

Tension

Capacité

Prix

Prix/Go

Référence

GSkill

PIS

2400 9-11-9

1,65 V

2 x 2 Go

220 euros

55 euros

F3-19200CL9D-4GBPIS

Patriot

Viper Sector 5

2250 9-9-9

1,65 V

2 x 2 Go

300 euros

75 euros

PVV34G2250LLK

Corsair

GTX2

2250 8-8-8

1,65 V

2 Go

250 euros

125 euros

CMGTX2

A-Data

Gaming v2

2200 9-11-9

1,65 V

2 x 2 Go

220 euros

55 euros

DDR3-2200G

A-Data

Plus v2

2200 8-8-8

1,65 V

3 x 2 Go

380 euros

62 euros

DDR3-2200+

Kingston

HyperX T1

2250 9-11-9

1,65 V

3 x 2 Go

290 euros

48 euros

KHX2250C9D3T1

Super Talent

Speed

2200 8-8-8

1,65 V

2 x 2 Go

280 euros

70 euros

WS220UX4G8

GeIL

Evo Two

2000 6-9-6

1,65 V

2 x 2 Go

200 euros

50 euros

GET34GB2000C6DC

MX-Tech

ArmorX

2300 8-11-8

1,65 V

2 x 2 Go

240 euros

60 euros

MXD3AX23004GK

A

vant d’acheter un kit mémoire haut de gamme, soyez sûr que c’est le bon choix pour votre configuration. A priori, à moins d’avoir le processeur le plus puissant de la plateforme, ou au moins un modèle similaire qui s’overclocke bien, une des plus grosses cartes graphiques ou le dernier SSD, il vaudra mieux consacrer votre argent à d’autres composants que la mémoire. Mais si tel est votre choix, alors le plaisir est légitime. Il faudra, cependant, mettre les mains dans le cambouis afin de pousser votre nouveau kit au maximum, puisque c’est ici le but recherché, pas question de le laisser ronronner tranquillement !

42

I Hardware Magazine

PSC, le bon haut de gamme PowerChips a récemment lancé une production de puces qui montent très facilement en fréquence. Les constructeurs s’en donnent donc à coeur joie et

proposent des kits tous plus rapides que les autres. Aucun n’est réellement mauvais, sauf le Kingston 2250 C9. C’est une vitrine technologique permettant de proposer le kit 6 Go triple

Influence de la tension en 7‐8‐7‐21 (MHz)

Overclocking à 1.65v (MHz) 1200

1080

1150

1030

1100 1050

980

1000

930

950 900

880

850

830

800 750

780

700

730

650 600

680 6‐6‐6‐18

6‐7‐6‐18

6‐8‐6‐21

7‐7‐7‐21

7‐8‐7‐21

7‐9‐7‐24

8‐8‐8‐24

8‐9‐8‐24

8‐10‐8‐27

1,35v

1,5v

1,65v

1,8v

Kingston HyperX T1 2250 C9

G.Skill PIS 2400 C9

A‐Data Plus v2 2200 C8

Kingston HyperX T1 2250 C9

G.Skill PIS 2400 C9

A‐Data Plus v2 2200 C8

MX‐Tech ArmorX 2300 C8

SuperTalent Speed 2200 C8

Geil Evo Two 2000 C6

MX‐Tech ArmorX 2300 C8

SuperTalent Speed 2200 C8

Geil Evo Two 2000 C6

Corsair GTX2 2250 C8

Patriot Viper Sector 5 2250 C9

A‐Data Gaming v2 2200 C9

Corsair GTX2 2250 C8

Patriot Viper Sector 5 2250 C9

A‐Data Gaming v2 2200 C9

channel le plus rapide du moment. Mais les performances sont vraiment décevantes, notre kit Trident est, en général, aussi bon et moins cher. Chez GeIL, nous avons droit à une certification vraiment sexy, 2000 C6. La fréquence est atteignable au quotidien sans trop forcer sur une plateforme P55 et le CAS est extrêmement bas. Mais en 6-9-6, c’est tout de suite moins impressionnant, même si ça n’est pas anodin pour autant. L’Evo Two s’est avéré assez décevant, à peine meilleur que le kit Trident de la catégorie inférieure. Les kits A-Data Gaming v2 2200 C9, GSkill PIS 2200 C7, MX-Tech ArmorX 2300 C8, ou Patriot Sector 5 2250 C9, malgré leur certification bien différente, sont pourtant tous du même acabit. Relâcher le tRCD permet d’augmenter considérablement la fréquence. Le kit Patriot est vendu bien trop cher, alors que les deux autres ont des tarifs réalistes bien qu’élevés, entre 220 et 240 euros. Le kit GSkill est plus facilement disponible, un peu moins cher ce qui en fait un excellent choix, et le kit A-Data est très sexy, mais en rapport performances/prix, le Trident garde notre préférence.

Hyper MGH-E

channel, là où bon nombre d’autres kits ultrarapides ne sont disponibles qu’en dual channel. La plateforme X58 ne pouvant pas monter aussi haut que le P55 en fréquence mémoire, il est très pratique de pouvoir compenser en resserrant les timings. Pourtant, des timings à peine plus souples ne changeront pas fondamentalement la puissance de votre machine, pas au point de doubler le budget attribué à la mémoire. Il s’agit surtout d’un snobisme destiné aux overclockers voulant gagner 2 s sur Super Pi ou aux utilisateurs fortunés qui veulent le top du top.

Corsair GTX2 : 750 euros les 6 Go Oui, c’est cher. Mais c’est le prix à payer pour avoir les meilleures puces triées à la main. La certification parle d’elle-même : 2250 8-8-8. Ce sont à coup sûr des Elpida Hyper MGH-E, qui permettent des timings très serrés. Il faut passer par le Corsair Shop pour acheter les barrettes, vendues 250  euros pièce. Les performances sont d’un autre monde, c’est certain, près de 1 150 MHz 8-8-8 en étant stable, mais ce kit s’apparente surtout à une vitrine technologique s’adressant aux overclockers achar-

nés. Il existe aussi des GTX1, GTX3, GTX4 et GTX6, utilisant des PSC, plus orientées vers la fréquence pure. Le GTX6 est même certifié DDR3-2625 pour une barrette de 1 Go vendue 175 euros. Oui, ils sont fous chez Corsair, mais ce n’est pas pour rien s’ils détiennent le record du monde de fréquence mémoire. Notez qu’il est possible de « tuner » votre Dominator classique en achetant des radiateurs utilisant les mêmes longues ailettes sur le Corsair Shop, disponibles en noir ou rouge. Toutes les autres marques ont aussi des kits haut de gamme, mais rarement aussi extrêmes, ils s’arrêtent,  en général, vers DDR3-2500. Kingston a sorti un kit HyperX certifié DDR3-2544, en 2 x 1 Go, mais il sera, comme les Dominator GTX, inachetable et quasi introuvable.

Les Hyper sont les puces les plus haut de gamme qui soient, car elles parviennent à tenir des timings très  serrés. Les kits de Super Talent ou  d’A-Data sont impressionnants, que ce soit par leur spécification (2200 8-8-8) ou leur overclocking et ils le doivent, en grande partie, à l’utilisation de ces puces. Nous n’avons pas de mal à les faire fonctionner à 1000 7-7-7 la ou les autres tournent autour de 850 MHz. Avec ces réglages, les performances sont excellentes. Mais c’est assez cher payé pour une légère amélioration. De plus, ces deux kits ont surtout l’avantage d’être disponibles en triple

Hardware Magazine

I 43

Dossier

Conclusion A

méliorer les performances de votre système sans tout changer, ce n’est pas compliqué, mais il y a plusieurs étapes à maîtriser. Il faut commencer par augmenter la fréquence du contrôleur mémoire sur les plateformes AM3 et 1366, ou augmenter la fréquence de base sur socket 1156 (BCLK) ou 775 (FSB). Ensuite, il faudra viser la fréquence mémoire maximale, puisque c’est elle qui confère la meilleure bande passante et donc les meilleurs résultats. Enfin, serrez au maximum les timings de votre mémoire, en augmentant légèrement la tension si besoin et en tentant de conserver un CAS le plus réduit possible, quitte à relâcher un peu les autres timings. Si votre kit ne vous suffit plus ou que vous en cherchez un pour équiper votre configuration, nous vous offrons plusieurs choix selon votre budget. En entrée de gamme, les Ripjaws de GSkill sont toujours un excellent compromis. C’est un des kits les plus rapides mais aussi les moins chers, environ 100 euros les 4 Go, il n’y a

pas à hésiter. Hélas, il n’est pas disponible en triple channel. C’est alors une autre série qu’il faut choisir, toujours chez le même constructeur  : les NQ, de la série Performance, à environ 150 euros les 6 Go. Les spécifications ont beau ne pas être attirantes, il ne faut pas s’y fier avec cette marque. Pour à peine plus cher, les OCZ Platinum en 2000 8-9-8 sont encore un peu meilleurs, 125  euros le kit de 4 Go. En triple channel, pour trouver mieux que les NQ, il faut pousser jusqu’à

220  euros avec les Trident, toujours chez GSkill. Les performances sont un net cran au-dessus, mais le prix risque d’être trop élevé pour certains. Enfin, si vous cherchez la performance pure, il existe des kits très rapides, principalement en dual channel. Les GSkill PIS sont très convaincants, tout comme le Transcend aXeRam, vendu a un tarif ultra compétitif. En triple channel, le choix est cornélien. Pour trouver mieux que les Trident, il faut presque doubler le budget ! L’A-Data Plus v2.0 est excellent et a le mérite de coûter beaucoup moins cher que les Corsair Dominator GTX. Cette dernière série reste le top du moment, mais vu la faible quantité disponible et le prix prohibitif, il faudra avoir le porte-monnaie très solide. Opter pour un Dominator GT, comme les 1866 C7 que nous testions l’an dernier (Hardware Magazine n° 44), serait un bon compromis. Cependant, ce ne sont pas les seuls kits qui valent le détour. Si vous ne les trouvez pas chez votre revendeur, n’hésitez pas vous tourner vers leurs challengers. Les Kingston HyperX 1600 C8, Corsair Dominator 1600 C7, MX-Tech Black Diamond 1600 C7 ou Mushkin Redline 1600 C6 sont tous de bons kits, ils sont juste vendus un peu trop cher face à nos lauréats.

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I Hardware Magazine

Dossier

monter son

serveur personnel Disposer d’un espace de stockage conséquent et dédié, totalement sécurisé, sauvegarder ses données, telle est l’utilité d’un serveur personnel. Quels composants choisir, comment les configurer, quel OS installer et comment utiliser au mieux ce nouveau PC, sans doute le plus important de tous ? benjamin bouix

A

l’heure des Blu-Ray, des images en 20 mégapixels, des FLAC ou plus généralement de l’ère de la haute définition, les besoins en espace de stockage ne cessent de croître. Si vous avez deux ordinateurs ou plus, ou que vous voulez accéder à vos données depuis n’importe où dans le monde, vous aurez besoin d’un NAS ou d’un serveur de stockage, afin de ne pas laisser votre PC principal allumé en permanence. Les NAS sont chers, peu personnalisables, peu évolutifs, et ne sont pas geek friendly. C’est décidé, vous voulez votre serveur personnel !

Pourquoi un PC ?

Une carte AMD permet de baisser sensiblement le coût de la plateforme, dommage que le contrôleur SATA ne soit pas vraiment performant, surtout en RAID 5.

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I Hardware Magazine

Nous vous parlions des NAS il y a peu, avec un comparatif de 23 modèles (HM n°47), alors pourquoi préférer un PC à un NAS. Comme toujours, l’aspect upgrade et fait soi-même entre en ligne de compte. En effet, si vous achetez aujourd’hui un NAS 4 baies qui coûte facilement plus de 400 euros, vous serez limité à quatre disques durs et ne pourrez jamais évo-

luer. Sur un PC, rajouter une carte contrôleur à 100 euros vous permet de doubler le nombre de disques durs, pour peu que votre boîtier s’y prête. En outre, même si les NAS sont plutôt clairs et agréables à utiliser, le geek, le vrai, aime faire, apprendre et maîtriser sa machine. Avec un PC, on sait ce qui se passe, précisément, il ne s’agit ni plus ni moins qu’un ordinateur classique dédié au stockage. Cette caractéristique amène un autre aspect : la polyvalence. Alors qu’un NAS est limité à la gestion du stockage, selon vos besoins, vous pourrez rajouter des tas d’applications à votre serveur, bien aidé par la puissance CPU supérieure et un système d’exploitation accessible et ouvert. Rien ne vous empêche de paramétrer un serveur vocal pour vos jeux, voire héberger des parties selon la puissance de votre processeur, lancer des machines virtuelles auxquelles vous pourrez accéder à distance. Certains NAS supportent certaines de ces fonctionnalités, mais il s’agit en général d’options, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas dis-

ponibles d’origine et qu’elles justifient un surcoût. Enfin, monter une machine pilotant onze disques durs est à la portée de tout le monde, contre environ 600 euros. Certes, à ce prix, seuls cinq disques sont en RAID. Cela dit, il n’y a pas d’aussi gros NAS et ceux qui comptent plus de cinq baies sont facturés plus de 800 euros.

Un boîtier et une carte mère mini-ITX, six disques durs et vous êtes paré pour sécuriser 10 To de données à un moindre coût.

Le serveur : le choix de la passion Reste que si un PC serveur peut absolument tout faire, il faut souvent tout configurer à la main, là où les NAS représentent une solution clé en main. Pour chaque usage spécifique de votre serveur, il faudra installer et paramétrer une application. C’est un peu le même débat qui oppose souvent les utilisateurs de Mac et de PC : la facilité d’usage ou une maîtrise totale, il faudra choisir. Si vous optez pour un serveur compact avec peu de disques durs, les NAS équivalents sont en général moins encombrants et à peine plus chers. Et bien que ça ne soit pas un élément primordial car il sera probablement enfermé dans un placard, un PC serveur peut se montrer très silencieux puisqu’il est possible de tout changer. Sur un NAS, utilisant souvent des petits ventilateurs pas forcément silencieux, il est impossible de changer quoi que ce soit. Et quand c’est le cas, ce sont rarement des connectiques standard, obligeant donc à bricoler une solution de fortune.

Un boîtier et une carte mère mini-ITX, six disques durs et vous êtes paré pour sécuriser 10 To de données à un moindre coût.

Les composants : bien choisir son hardware Si vous envisagez un serveur de stockage personnel, on peut raisonnablement supposer que les accès seront assez limités et que vous n’avez pas besoin d’un matériel ultrarapide. Dès lors, il n’est pas besoin de viser très haut, l’entrée de gamme desktop suffit largement.

Pine Trail En dehors du processeur, le chipset compte beaucoup. C’est peut-être même l’élément le plus important à considérer. Hélas, si vos moyens sont limités, il faudra se tourner vers une carte mère Atom intégrant un processeur, comme la Gigabyte D525TUD. A 85 euros hors mémoire, c’est un très bon rapport qualité/ prix. Cependant, le NM10 ne gère nativement que deux disques durs. Heureusement, Gigabyte a doté sa carte mère d’un contrôleur supplémentaire, ce qui nous donne quatre ports SATA. A l’heure actuelle, cela implique un espace de stockage maximal de 8 To (avec quatre disques de 2 To), c’est déjà très satisfaisant. Mais il faudra oublier le RAID sur ces quatre disques. Le contrôleur additionnel est compatible RAID 0, 1 et JBOD, mais uniquement sur deux disques et le NM10 n’intègre pas ces possibilités. Les débits sont tout à fait corrects, on tourne autour des 100 Mo/s, c’est royal pour une machine à ce prix. Mais la sécurité étant réduite au minimum, cette machine n’est pas l’idéal, sauf à opter pour une réplication software. Mais vous ne trouverez pas de NAS 4 baies aussi peu chers et polyvalents. Citons aussi la Zotac NM10 DTX, au format miniDTX, c’est-à-dire 20 x 17 cm, là où le miniITX est un carré de 17 cm de côté. Son format à peine plus imposant lui permet d’embarquer un JMB324 qui contrôle quatre ports SATA et gère le RAID 5, en plus des deux ports du NM10. Elle n’est malheureusement disponible qu’en version Wi-Fi à 150 euros. Une version

sans le module Wi-Fi aurait permis de baisser considérablement le prix sans perdre aucun avantage, un serveur étant de toute façon destiné à être relié en Ethernet à un routeur qui sera sûrement déjà Wi-Fi.

H57 : le chipset pour serveurs Si votre budget est un peu plus conséquent, il est possible d’opter pour une carte mère au socket AM3 ou 1156. Chez AMD, le 880G fera l’affaire. Chez Intel, on retrouve les H55, H57 ou P55. Le dernier ne nous intéresse pas car il n’intègre pas d’IGP, mais la différence entre les deux autres est subtile : seul le H57 gère le RAID. Cela signifie que malgré ses six ports, le H55 est peu pratique à l’usage. De plus, en l’absence du JBOD, vous aurez autant de partitions que de disques durs. Il est possible de se contenter des contrôleurs additionnels pour un RAID sur deux disques, mais c’est un peu dommage d’investir autant pour ne finalement pas avoir de meilleures performances qu’avec une carte Atom. Il vaudra donc mieux se tourner vers le H57, pas forcément plus cher, seulement plus rare. Les Gigabyte H57M-USB3 et MSI H57-ED65 sont de très bons choix en microATX, autour des 120 euros, on regrette simplement qu’un des six ports du chipset serve pour l’eSATA, réduisant à cinq le nombre de disques utilisables au sein de la même grappe RAID. Si vous avez des contraintes de place, pour le même prix, l’Intel DH57JG en mini-ITX est une excellente alternative. Elle n’a que quatre ports SATA, mais ça sera sûrement suffisant dans un boîtier mini-ITX exigu qui ne peut que très rarement accueillir plus de disques. En RAID 5 avec quatre disques, nos débits atteignent environ 75 Mo/s, alors que nous sommes à 100 Mo/s avec trois disques.

Alternatives Chez AMD, l’offre est tout aussi séduisante sur

Hardware Magazine

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Dossier

le papier et le tarif global est un peu réduit. Comptez 80 à 100 euros pour la carte mère et le CPU est aussi un peu moins cher. Mais la consommation totale est un peu plus élevée, et les performances du contrôleur SATA AMD ne sont pas vraiment alléchantes, surtout en RAID 5. A moins de posséder quelques éléments que vous pourriez recycler, les plateformes Atom ou H57 représentent une meilleure solution.Il est aussi possible d’utiliser une carte mère socket 775 afin de faire baisser le prix, mais il faut pour cela qu’elle soit équipée d’un chipset portant le suffixe R, ce qui indique qu’il gère le RAID. Dans le cas contraire, on peut se contenter d’une carte Atom. Les cartes en G45 sont équipées d’ICH10R mais sont rares et chères, les G43 peuvent être équipées d’un ICH10, ce qui ne convient pas, et la majorité des G41 encore vendues utilisent un ICH7 vieillissant et inadapté. Le choix est donc très restreint.

CPU Le processeur sert à traiter les requêtes, mais vu qu’il ne s’agit que d’un serveur de stockage, la puissance requise est ridicule. Il faudra néanmoins correctement gérer l’interface réseau, les processeurs trop faibles comme les Pentium III avaient du mal à dépasser les 50 Mo/s en leur temps. Même pour héberger un serveur vocal, un petit dual core moderne sera largement suffisant. Atom 2, Pentium G/Core i3 ou Athlon II, voilà en substance les choix qui nous sont offerts. Le premier se destinera aux serveurs à bas coût puisque l’ensemble processeur + carte mère coûte entre 75 et 125 euros. Trois processeurs sont disponibles, les D425 (monocores 1,8 GHz) les D510 et D525 (dual core 1,66 et 1,8 GHz). Nous vous déconseillons les cartes à base de D425, elles ne coûtent que 5 euros de moins pour un CPU considérablement moins rapide. Une plateforme 1156 coûte au bas mot 160 euros en H55, et 20 euros de plus en H57, en tablant sur un Pentium G6950, un processeur presque trop puissant pour un serveur, mais qui est déjà le plus petit de sa gamme. Chez AMD, une carte en 880G coûte environ 80 euros, auxquels il faut rajouter les 60 euros d’un Athlon II X2. Divers modèles existent, les 240, 245 et 250 suffisent amplement. Il est même possible de choisir le petit Sempron 140 à 35 euros. C’est un monocore, mais ce n’est pas vraiment gênant pour l’usage qu’on en fera, et il peut même se trans-

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I Hardware Magazine

Les petits dual core desktop sont des monstres de puissance et paraissent surdimensionnés quand on les utilise pour un serveur de stockage.

former en dual core grâce au déblocage des cores.Enfin, en socket 775, le Celeron dual core E3300 (dual core 2,5 GHz) convient tout à fait. Il existe des modèles plus puissants, les Pentium dual core de la série E5000 par exemple, mais ce ne serait pas logique vu que la plateforme 775 se destine à rogner sur le budget. Pas besoin d’un CPU très puissant.

RAM Le problème de la RAM est excessivement simple : 1 à 2  Go, selon vos moyens. Les barrettes de 512 Mo, bien que suffisantes, ne représentent pas une économie assez importante pour être vraiment intéressantes, et cela risque d’être léger d’ici quelques mois. Quant à prendre plus de 2 Go, c’est totalement inutile, lors de nos tests, même avec une quinzaine d’accès, nous ne dépassions jamais les 700 Mo occupés avec Windows 7.

Les composants basse consommation Les kits GSkill ECO, Kingston LoVo, OCZ ELV/ ULV et A-Data Gaming Low Voltage sont tous des kits certifiés 1,35 V, c’est-à-dire un peu moins que le 1,5 V de la DDR3 standard. Encore faut-il que le BIOS permette une tension si basse. Et si tel est le cas, alors vous pourrez le faire sur n’importe quel kit, nul besoin d’acheter de la mémoire low voltage. C’est le même problème pour les processeurs. Chez AMD, les Athlon II 160U, 260U (PC Update n° 49) sont très bien optimisés. Seulement ils sont rares et vendus très cher par rapport aux modèles classiques, et rien ne vous empêche de choisir leurs équivalents (Sempron 140 et Athlon II X2 240 ou supérieurs) et de baisser vous-même la tension, et pourquoi pas la fréquence selon vos besoins. Il faudra, en revanche, s’assurer de la stabilité grâce à un logiciel de stress test comme LinX, un serveur ne pouvant pas se permettre le moindre freeze ou plantage.

Les disques durs Si vous avez déjà des disques durs et que vous souhaitez les recycler, il ne faudra pas tenter de recycler à tout prix vos vieux trom- b l o n s . En effet, dans le cas où vous auriez cinq disques, de 250 à 1 000 Go, si vous les utilisez tous en RAID, vous serez limité à un équivalent de cinq disques de 250 Go, soit 1,25 To puisque le RAID 5 utilise tous les disques en fonction de la taille du plus petit. Il serait alors vraiment dommage de gâcher toute cette place, sans compter

Le nombre de disques durs dont vous aurez besoin va conditionner une grande partie de votre matériel. Le choix du boîtier, de l’alimentation et de la carte mère en découle directement.

que les performances chuteront aussi. Il vaudra mieux se passer des disques les plus petits ou les dédier à un autre usage, par exemple une partition différente sur laquelle vous stockerez un type d’informations différent (partition pour les enfants, pour les photos de famille, pour la musique, pour en faire un dossier public, etc.). Si vous devez acheter des disques durs, il n’y a pas de conseils particuliers à donner, si ce n’est qu’il faut choisir la capacité la plus rentable. Les disques de 2 To ont actuellement le plus bas prix au gigaoctet, à l’exception des promotions sur les disques de 1,5  To. Quant aux performances de ces disques grosse capacité, elles ne sont, en général, pas le problème majeur. En effet, si vous avez un RAID simple, les débits du disque dur, c’est-à-dire supérieurs à 100 Mo/s au minimum pour les disques actuels, seront limités par votre réseau, même Gigabit, tout juste capable de transférer à cette vitesse. Si vous avez un RAID plus complexe, alors il est très probable que ce soit le contrôleur RAID qui vous limite et non le disque dur. Pour le stockage, les Samsung F3 en 5 400 tpm sont les meilleurs compromis prix/capacité. SI vous avez besoin de performances, il faudra opter pour des disques 7 200  tpm, qui sont plus rapides que les 5 400 lorsqu’ils sont presque pleins. Citons, par exemple, les Western Digital Blue, qui sont très similaires aux Black, vendus plus cher. Enfin, le meilleur compromis entre silence, performances et prix se situe chez Seagate avec le Barracuda LP en 5 900 tpm.

La DDR3L est un concept intéressant, dommage que les gains soient si minces.

les gains

Le Lian Li PC-Q08 permet de loger six disques durs, parfait pour un petit serveur « fait maison ».

Boîtier Les deux priorités du boîtier porteront sur le nombre d’emplacements 3,5» et le refroidissement des disques durs. Des boîtiers comme les grandes tours Antec (Twelve Hundred) permettent de caser douze disques durs pour un prix plus raisonnable que les équivalents Lian Li, et ils sont en plus très bien refroidis. Si vous cherchez seulement un boîtier capable d’accueillir quatre à six disques durs, en moyenne tour, le choix est vaste puisque tous ou presque offrent cette possibilité. Un simple Cooler Master Elite 430, un Xigmatek Asgard ou un Antec Two Hundred v2 (PC Update n° 49) feront l’affaire. Si vous êtes à la recherche de quelque chose de plus compact, il faudra se tourner vers les boîtiers mini-ITX, plus chers. Le Fractal Design Mini Array (alimentation fournie) et le Lian Li PC-Q08 proposent six à sept baies 3,5» (à condition de se passer de longues cartes graphiques dans le Lian Li). Le PC-Q08 est, en outre, compatible avec les alimentations ATX que nous utilisons dans nos PC traditionnels et avec les ventirads jusqu’à 11 cm de haut, mais monter une configuration à l’intérieur n’est pas chose facile et il faudra sous-volter les ventilateurs. Cela dit, une fois monté, votre serveur devrait ronronner pour des années. Il existe aussi des boîtiers 1U ou 2U rackables (c’est-à-dire qui peuvent s’empiler au sein d’une gigantesque tour dans un data center). On peut ainsi caser un grand nombre de disques durs dans un espace réduit, mais ce système est coûteux, bruyant, demande de l’électronique au format adéquat et n’a d’intérêt que pour les entreprises avec de gros besoins. Un tel boîtier, avec douze disques et un quad core, est vendu autour de 15 000 euros par exemple. Qui dit boîtier dit alimentation. Sauf si celle-ci est fournie ou d’un format spécial, il faudra en acheter une, de préférence de qualité, silencieuse, et éventuellement avec un bon rendement. Pas besoin de puissance, quand bien

même vous choisissez une configuration dite musclée (Intel 1156 avec un grand nombre de disques durs), 400 à 500 W suffisent. Préférez les alimentations 80+ (voire 80+ Bronze ou Silver), elles offrent un meilleur rendement. Nul besoin de courir après une alimentation 80+ Gold, elles sont encore chères et limitées au haut de gamme. Une Silver Power SS400 à 45 euros est une solution parfaite. Pour les plus gros serveurs réclamant un grand nombre de prises SATA, il faudra recourir à des adaptateurs Molex vers SATA ou débourser 150 euros pour une alimentation haut de gamme, comme une OCZ Z-Series 850 W intégrant nativement douze connecteurs d’alimentation SATA. Sinon, vous pouvez opter pour la Cooler Master Silent Pro M 600 W qui comporte déjà neuf connecteurs, qui est modulaire, silencieuse et abordable, environ 85 euros.

Carte graphique Nous n’avons pas abordé le cas de la carte graphique puisqu’un IGP suffit amplement, le seul besoin étant un affichage du bureau pour installer et configurer son serveur. Cependant, si vous avez en votre possession une plateforme complète qui vous convient et qu’il ne manque qu’une carte graphique, il n’est pas forcément nécessaire de tout mettre au clou pour du neuf. Vous pouvez très bien installer votre serveur avec une carte graphique et une fois que tout est opérationnel, la retirer. Ça ne pose pas le moindre problème de fonctionnement. C’est seulement pénible en cas de maintenance, car il faut alors éteindre le PC, mettre une carte graphique et redémarrer. Vos fichiers seront donc inaccessibles pendant un court laps de temps. Si cette solution ne vous convient pas, il est possible d’acheter une HD5450 pour 40 euros, mais nous réservons cette solution aux cas où la configuration ne serait pas revendable en occasion et où l’upgrade d’une carte mère coûterait deux fois plus cher.

Consommation à la prise (Watts) Atom D525 (D525TUD)

39

Pentium G6950 (DH57JG) Pentium G6950 (H57M‐USB3 + Carte RAID)

61 70

50

Pentium G6950 (H57M USB3) Pentium G6950 (H57M‐USB3)

70

48

Athlon II X1 160U (M4A88TDM/USB3)

55

Core 2 E1400 + G45 Core 2 E7600 + G45

72 75

53

84

59

Athlon II X2 250 (M4A88TDM/USB3)

72 0

Transfert réseau

20

40

60

Le RAID, littéralement Redundant Array of Independent Disks désigne des algorithmes de répartition des données sur plusieurs disques. Il existe plusieurs niveaux de RAID, permettant de privilégier soit les performances soit la sécurité, parfois les deux en même temps, tout dépend du nombre de disques et de la qualité du contrôleur.Quel que soit le niveau que vous choisirez, aucun d’eux ne peut améliorer la latence. En général, c’est même plutôt le contraire puisque chaque opération fait intervenir un algorithme qui nécessite donc quelques fractions de secondes pour être exécuté. Le mode de fonctionnement même du RAID fait que tous les disques sont considérés comme ayant la même capacité que le plus petit disque. Aussi, pour ne pas gaspiller d’espace, il vaut mieux utiliser des disques de volume équivalent.

RAID 0 : Performances et capacités cumulées, aucune sécurité

45

41,5

Le RAID : combiner plusieurs disques durs pour améliorer la sécurité ou les performances

80

95 100

Aussi appelé stripping, le RAID 0 combine les débits et la capacité des disques de la grappe pour en faire un seul disque virtuel, plus rapide et plus volumineux. Il s’agit de diviser les données entre les différents disques de la grappe. Il faut donc au moins deux unités, la seule limite étant imposée par le nombre de disques que peut piloter le contrôleur. En envoyant tour à tour un bloc à chaque disque, les débits sont doublés dans le cas idéal. Plus on ajoute de disques, plus les débits et la capacité de la grappe augmentent. En cas de panne d’une unité, toutes les données seront perdues. En effet, pour vulgariser, un fichier de 1 000 ko représente 500 ko sur

Idle Hardware Magazine

I 49

Dossier

Processeur à 800 MHz, 512 Mo de mémoire, huit ports SATA : cette carte contrôleur Intel RS2BL080 coûte déjà plus de 500 euros, un produit réservé aux pros.

chaque disque. Disposer d’une moitié du fichier original en fait un fichier incomplet et donc inutilisable. Néanmoins, il est possible de tenter de récupérer des bribes de données grâce à des logiciels spécialisés, mais les chances de réussite sont infimes.

RAID 1 : Sécurité, grosse perte d’espace de stockage Permettant de dupliquer chaque bit sur deux disques physiques différents, le RAID 1 est une excellente solution de sécurité. Les performances restent les mêmes, mais on perd la moitié de l’espace de stockage et la solution se limite à deux disques. Il s’agit de deux disques dont le premier est le miroir du second, d’où l’appellation de mirroring. En cas de dysfonctionnement de l’un des disques, aucune information n’est perdue puisque les deux disques sont identiques. Selon le contrôleur utilisé, vous pourrez simplement remplacer le disque défectueux et ainsi retrouver une grappe sécurisée. Cela dit, certains contrôleurs d’ancienne génération ne supportent pas cette opération, il faut alors copier les données, puis récréer la grappe RAID 1 et la remplir à nouveau.

RAID 5 : Sécurité, perte moyenne d’espace de stockage Le RAID 5 est un mode sécurisé plus évolué que le RAID 1. Il permet de perdre proportionnellement moins d’espace disque, mais nécessite au minimum trois disques. Il respecte une formule très simple : A = A1 + A2. Aussi, si un disque vient à s’arrêter, les deux disques restants suffisent pour récupérer toutes les données, il suffit d’appliquer la formule inverse : A - A1 = A2. Cependant, cette opération nécessite un laps de temps plus ou moins long, dépendant de la puissance du contrôleur mais aussi du

volume de données stockées. On perd donc la capacité d’un seul disque dur de la grappe, soit 33 % dans le pire des cas, seulement 16,6 % dans le cas d’un RAID 5 avec six disques.

RAID 6 : Sécurité, disponibilité, perte moyenne d’espace de stockage Le RAID 6 intègre un disque de parité supplémentaire par rapport au RAID 5. Il est surtout utile pour les entreprises, pas vraiment pour les particuliers. En effet, en cas de défaillance d’un des disques, la grappe est toujours utilisable, elle ne nécessite pas de temps de reconstruction comme le RAID 5, rendant les données inaccessibles pendant un certain temps.

RAID 10 : Sécurité, hautes performances, grosse perte d’espace de stockage Aussi appelé RAID 1+0, le nom est alors assez explicite : deux grappes en RAID 1 sont associées en RAID 0. En cas de défaillance d’un disque dur, la grappe est toujours fonctionnelle, et on garde l’avantage des performances du RAID 0. Ceci ne concerne pas vraiment les particuliers qui ne sont pas à la recherche des performances extrêmes, contrairement aux serveurs professionnels par exemple.

RAID 50 et 60 : Sécurité, performances, grosse perte d’espace de stockage Tout comme le RAID 10, il s’agit de cumuler RAID 5 ou 6 avec un RAID 0, pour bénéficier de performances plus élevées. C’est ici bien plus intéressant puisque les RAID 5 et 6 dégradent fortement les performances, rajouter un stripping permet donc de conserver des débits convenables.

JBOD : Capacités cumulées, aucune sécurité

Les trois niveaux principaux de RAID pour les performances, la sécurité, ou un compromis entre les deux.

50

I Hardware Magazine

Le JBOD n’est pas vraiment un mode de RAID, mais il est néanmoins très utile. Si vous n’avez que faire de la sécurité ni des performances, ce mode permet de rassembler la totalité de l’espace de stockage de la grappe en un seul disque virtuel. On obtient ainsi une unique partition pour la totalité des données, la possibilité de recycler des

disques durs et de mieux organiser les répertoires. Les disques peuvent avoir des capacités différentes, et leur nombre est limité par les capacités du contrôleur. Les données sont écrites disque par disque de façon totalement transparente pour l’utilisateur. Il peut sembler moins intéressant que le RAID 0 puisqu’il n’apporte aucune amélioration des performances, mais si un disque vient à tomber en panne, on ne perd qu’une fraction des données, alors qu’en RAID 0, la totalité des données est perdue.

Fonctions additionnelles Les autres niveaux de RAID, qui peuvent exister, sont en général propriétaires. Certains NAS permettent, par exemple, d’optimiser l’espace disponible dans le cas d’une grappe RAID 5. Si vos disques ont des capacités différentes, il est alors possible de « recycler » les gigaoctets non utilisés sous la forme d’un JBOD, en plus de la grappe que vous aurez créée. Notez que les contrôleurs haut de gamme proposent une option de hot spare, ce qui signifie « remplacement à chaud ». Disponible pour les modes de RAID incluant un ou plusieurs disques de parité, cette option permet d’attribuer un disque qui ne sera utilisé qu’en cas de défaillance d’un autre disque. Ainsi, vous n’avez même pas à intervenir, ou du moins pas tout de suite. Il faudra à terme remplacer le disque dur mort par un nouveau, et au passage réattribuer le disque en hot spare. Vous pouvez aussi créer une grappe cumulant plusieurs niveaux de RAID, par exemple un RAID 1 pour les données sensibles, et un JBOD pour le reste des données, moins vitales ou moins personnelles comme vos rips de Blu-Ray. Cependant, même si vous avez deux disques virtuels distincts, il s’agit bien d’une seule et unique grappe, indivisible. Tous les disques sont liés, vous ne pourrez pas faire de RAID 1 sur deux disques et étendre le JBOD à d’autres disques.

Strip size Le strip size est la taille des blocs que va traiter le contrôleur. Concrètement, une grosse taille de strip sera plus efficace sur des gros fichiers, un strip size plus réduit pour les petits fichiers. En effet, s’il faut écrire un fichier de 2 ko dans un bloc de 256 ko, dans le pire des cas, il faudra effacer le bloc, puis réécrire les informations qu’il contenait en plus des 2 ko à enregistrer. Au final, on aura écrit 256 ko pour ajouter 2 ko, soit une perte de temps considérable. Si le bloc avait eu une taille de 2 ko, l’opération était optimale. Bien sûr, 100 % des fichiers n’ont pas la même taille, et il faudra donc faire un compromis. Dans

Débits grappe RAID (Mo/s)

Toutes les plateformes ont été benchées en RAID 0 et en RAID 5 avec 4 F3 Ecogreen 2 To quand c’était possible.

RAID 5 Carte RAID (Pentium G6950) 168,2 166,6 166,7 161,1 152,4 , 157,3 155,2 157,3

RAID 0 Carte RAID (Pentium G6950) RAID 0 PCH H57 (Pentium G6950) RAID 0 SB850 (Athlon II X2 250) RAID 0 SB850 (Athlon II X2 250) RAID 0 Software H55 (Pentium G6950)

112,6 136,6 109,7 119,5

RAID 0 JMB324 (D525) RAID 0 Software (D525) RAID 5 PCH H57 (Pentium G6950) RAID 5 SB850 (Athlon II X2 250) 0 Ecriture la notice d’utilisation, les constructeurs préconisent souvent une taille pour chaque type de RAID. Si tel n’est pas le cas, vous pouvez soit conserver la taille par défaut, soit faire des tests et trouver vous-même le paramètre idéal, il n’y a hélas pas de solutions miracles.

Mémoire cache La mémoire cache associée à un contrôleur RAID permet de considérablement booster ses performances. Les bits d’informations sont d’abord copiés dans le cache, après quoi le contrôleur les répartit. Cette méthode est bien plus rapide puisque le même volume d’informations, présent dans le cache, est toujours prêt à être traité, au lieu d’être dépendant des débits du disque dur ou des temps morts du contrôleur. Mais cette mémoire cache effacera toutes les données dès qu’elle ne sera plus alimentée électriquement. C’est donc une solution assez peu fiable. Une quelconque panne (réseau électrique ou alimentation) a peu de chance d’intervenir en plein milieu d’une copie, mais si tel était le cas, tous les blocs qui étaient en train d’être modifiés seront perdus. C’est un risque inacceptable pour des serveurs professionnels, mais pour un usage personnel, on peut s’en contenter. Néanmoins, il existe une solution : une simple batterie qui permet de stocker les données en mémoire. Mais ceci n’est possible que sur des cartes RAID, qui plus est très haut de gamme. Aussi, à moins de pouvoir récupérer des cartes de serveur ou vouloir le top du top, il faudra bien souvent se contenter de systèmes sans cache. Lorsque vous paramétrerez votre carte RAID, à vous de choisir votre solution, mais ne pas utiliser le cache fait chuter les performances entre 40 et 50 Mo/s, alors qu’on dépasse sans souci les 100 Mo/s avec.

29,5 23,9

241,1 237,3

74 62,6

Lecture

100

200

300

mère ne peut pas le faire. La première solution est réservée aux porte-monnaie les plus garnis ou aux professionnels, il faut, en effet, compter 400 euros pour l’entrée de gamme. Il s’agit de systèmes embarquant processeur, mémoire et contrôleur RAID. De la sorte, le CPU ne travaille pas, c’est le processeur de la carte RAID qui se charge de tout. Et il s’agit parfois de dual core à 1,2  GHz, on est loin du petit core basique pour traiter quelques instructions. Certaines proposent même de la mémoire amovible, sous forme de DIMM, permettant d’en rajouter selon les besoins (plus il y a de disques, plus il faut de mémoire). Il est aussi possible de brancher des expanders, c’est-à-dire des racks pour disques durs afin d’en contrôler jusqu’à 128. Evidemment, les 128 disques se partageraient la bande passante de huit ports SATA, mais dans le cas d’un RAID 0, ce n’est absolument pas gênant et cela permet de bénéficier de capacités titanesques. A titre d’exemple, avec quatre disques en RAID 5, là où notre H57 plafonnait à 75 Mo/s, notre carte RAID utilisant du cache filait à 240 Mo/s. Si ce genre de produits n’a pas d’intérêt pour gérer deux ou trois disques, plus on en rajoute et plus l’upgrade devient vitale pour les performances. La seconde option, les cartes deux ou quatre ports, est utile pour ceux qui souhaitent amélio-

RAID logiciel Si vous avez une carte qui ne comporte pas de contrôleur RAID, il est tout de même possible d’utiliser un RAID logiciel. C’est alors le processeur qui effectue la totalité des calculs, il faudra donc le dimensionner en conséquence du nombre de disques durs et du niveau de RAID. Cinq disques en RAID 5 n’ont pas posé le moindre problème à notre Pentium G6950 sur une plateforme H55, bien qu’il soit utilisé entre 25 et 50 % lors des transferts réseau. En revanche, notre Atom D525 montrait ses limites un peu plus vite. Passer d’un RAID 0 hardware à software a fait chuter les débits de 135 Mo/s à 120 Mo/s. C’est évidemment encore suffisant, mais il s’agit d’un RAID simple, et il faut encore traiter les transferts réseau. Le RAID 5 sur Atom fonctionne via deux contrôleurs différents, mais il y a de nombreux bugs, mieux vaut oublier cette solution. Envisager un RAID logiciel avec une carte H55 ou un ICH10 équipant un G43 est plutôt une bonne idée. Cela dit, ça n’a d’intérêt que s’il s’agit de recycler du matériel. Si vous achetez du neuf, autant acheter du H57 qui coûte le même prix et gère nativement le RAID. Windows 7 intègre nativement un module pour créer des grappes RAID logicielles via le gestionnaire des disques. Un volume fractionné correspond au JBOD, un volume agrégé par bande est l’équivalent du RAID  0, un volume en miroir se réfère au RAID 1 et le volume RAID 5 est explicite, mais uniquement disponible sur Server 2008 R2. Si vous utilisez FreeNAS (distribution Linux), celui-ci intègre aussi nativement les mêmes niveaux de RAID logiciel, RAID 5 compris.

Le RAID n’est pas infaillible !

Cartes RAID Les cartes RAID dédiées sont réservées à deux usages : gérer plus de six disques en RAID et améliorer les performances par rapport à une carte mère classique type H57, ou gérer deux ou quatre disques en RAID quand votre carte

rer les capacités de stockage de leur machine, dans le but de recycler des disques durs. En effet, la plupart des cartes mères proposent six ports, parfois huit. Or accumuler six à huit disques durs au cours d’une vie de passionné de PC est loin d’être inhabituel. On est, certes, contraint de faire une grappe RAID gérée par la carte mère et une autre par la carte contrôleur, mais c’est toujours de l’espace de stockage qui est recyclé, au lieu de traîner au fond d’une boîte. Dans un tel cas de figure, il faut essayer de trier les disques par rapidité et les rassembler par grappe. Vous aurez ainsi un système optimal, tant au niveau du prix que de l’espace de stockage.

Le RAID logiciel est bien pratique quand le chipset ne supporte pas le RAID. Mais il réclame plus de puissance processeur et condamne un disque dur réservé à l’OS, pour pouvoir paramétrer la grappe.

Le RAID a beau offrir une sécurité en cas de panne d’un ou de quelques disques durs, tous les risques ne sont pas éliminés. A commencer par le cas où votre contrôleur RAID tombe en panne. S’il s’agit d’un chipset répandu, par exemple l’ICH10R ou le PCH des H55/H57/ P55, il suffira de brancher vos disques durs sur

Hardware Magazine

I 51

Dossier une autre carte mère utilisant la même puce pour retrouver vos données. Même chose pour une carte RAID, mais c’est ici plus délicat puisqu’il est difficile de savoir précisément quelle puce est utilisée. En outre, il faut encore pouvoir se procurer une carte de rechange. Les produits sont remplacés et il se peut que quelques années plus tard, ils deviennent introuvables. De plus, bien que le RAID 5 vous autorise à voir un disque mourir, rien ne dit que deux disques ne subiront pas un dysfonctionnement en même temps. Que dire des professionnels qui voient parfois partir en fumée 1 000 disques dans la semaine, à cause d’une série de production défectueuse ? La récupération de données sur un disque simple défaillant est déjà complexe et onéreuse, dans le cas d’une grappe RAID, c’est impossible ou hors de prix (on parle de devis de plusieurs milliers d’euros). Ce n’est pas la peine d’être paranoïaque, mais il faut simplement se souvenir que le risque zéro n’existe pas. Un backup régulier (toutes les deux semaines par exemple) des données sensibles vous mettra, en principe, à l’abri de toute mauvaise surprise. Et même là, en cas d’inondation, les données seront quand même perdues : le risque zéro n’existe pas ! Si vos données sont vraiment importantes, vos photos de famille, vos vidéos de bébé, etc., le RAID est nécessaire mais il ne suffit pas, un boîtier externe de backup est un must have.

Intuitif, efficace et gratuit, SyncToy vous permet de synchroniser votre NAS avec divers fichiers présents sur vos ordinateurs.

Synchro

Pour que tous vos dossiers sensibles soient sauvegardés sur votre serveur, sans que vous ayez à vous en soucier, la synchronisation est l’unique solution. Nous avons déjà traité le sujet de la synchronisation dans sa globalité (PC Update n° 48), et il suffit donc de traiter votre serveur comme un périphérique. La seule différence provenant du chemin d’accès, il faut entrer un double ante-slash puis le nom du PC en guise de lettre de lecteur. Par exemple, si votre serveur s’appelle Serveur, il faut rentrer \\Serveur pour accéder à la racine. Nous vous recommandons toujours des logiciels comme File Sync de Moleskin pour ce genre de tâche ou encore le sobre, gratuit et simple SyncToy de Microsoft, son seul défaut provenant de la lourdeur de la planification des synchronisations. La fonction mklink intégrée à Windows 7 52

I Hardware Magazine

est aussi très pratique pour créer des liens entre les dossiers et ainsi ne pas avoir à entrer le chemin de votre serveur, mais simplement celui d’un dossier local sur votre PC. En outre, ceci permet de contourner les problèmes de détection réseau avec certains logiciels.Si vous accédez à votre serveur à distance, vous pouvez aussi utiliser un VPN, ou réseau privé virtuel. Il s’agit de faire croire que les deux PC sont reliés en local, ce qui permet donc d’y accéder depuis l’explorateur, comme si vous étiez chez vous. Il faut cependant que l’application se lance automatiquement au démarrage du serveur, puisqu’elle nécessite un client sur chaque machine du VPN.

Performances réseau

Le processeur joue un rôle important sur les performances du réseau de votre carte mère. Actuellement, seul un Atom monocore pourrait éventuellement représenter une gêne. Nous n’en avons pas eu entre les mains, mais les modèles dual core sont visiblement l’élément limitant de nos configurations, autour de 100 Mo/s. Du coup, passer à une version moins puissante, même si chaque core est aussi rapide, pourrait diminuer encore les vitesses de transfert, puisqu’un seul core gérerait à la fois le réseau et toutes les autres requêtes. Les autres processeurs, même les plus petits Core 2 monocores, suffisent amplement pour ne pas vous ralentir. Cela dit, la carte réseau a aussi son importance. Sur la majorité des cartes mères, il s’agit d’un contrôleur externe Gigabit et ça ne pose donc aucun problème. Mais il arrive que ce soit un simple 10/100, sur des cartes visant à casser les prix. Si ce n’est pas gênant pour naviguer sur le Web, le 100 Mbps limite à 12,5 Mo/s en théorie, plutôt 10 à 11 en pratique. Ça serait évidemment insupportable d’être

bridé à cette vitesse, il faut donc bien surveiller l’équipement de votre carte mère.Enfin, les performances de votre réseau sont influencées par sa structure. Plus les câbles sont longs et soumis aux interférences, plus vous aurez de pertes. Essayez donc de réduire l’écart entre votre switch (Gigabit, lui aussi), vos ordinateurs dont le serveur et votre box Internet. Et n’oubliez pas, si vous accédez à distance à votre serveur, que les débits montants de votre connexion vous brideront très certainement. A l’heure où une connexion ADSL tourne aux environs de 100 ko/s, il faut recourir à la fibre pour atteindre 4 Mo/s en upload. Tout rapide que ce soit, c’est encore loin des 100 Mo/s dont votre serveur sera capable.

Grosses capacités et GPT

Si vous envisagez une grappe de plus de 2,2 To, vous rencontrerez des soucis de partition. C’est un problème bien connu, qui n’est hélas toujours pas résolu. Dans le MBR (l’index du disque dur), le nombre maximal d’adresses de secteurs étant codé en 32 bits, on est limité à 2^32 adresses. Chaque secteur mesurant 512 octets, on est donc limité à 2,2 To par partition. Heureusement, il est tout de même possible d’exploiter une partition de plus de 2,2 To, il suffit pour cela de convertir votre disque en GPT (Gestionnaire de disques, clic droit, puis Convertir en disque GPT). Ceci permet de passer à 2^64 le nombre d’adresses de secteurs, soit une partition d’une capacité de stockage se chiffrant en millions de Po (1 Po = 1 000 To)… Windows XP 32 bits n’est pas du tout compatible avec le GPT, mais Vista, 7 (en 32 ou 64 bits) et XP en 64 bits le supportent, ainsi que leurs pendants serveur/pro et Linux si les modules de mise à jour ont été installés. En revanche, seuls Vista et 7 64 bits (ainsi que leurs pendants serveur/pro) supportent le GPT sur un disque de démarrage, à condition que la carte mère soit EFI. L’EFI est un nouveau standard, le remplaçant du BIOS en quelque sorte, qui devrait faire son apparition mas-

Débits réseau (Mo/s) Atom D525 (D525TUD)

84,4

Atom D510 (NM10 ITX)

87,1

Athlon II X1 160U (M4A88TDM/USB3)

99,4

Core 2 E1400 + G45

103,8

Athlon II X2 260U (M4A88TDM/USB3)

104,5

Core 2 E7600 + G45

104,5

Athlon II X2 250 (M4A88TDM/USB3)

104,7

Pentium G6950 (DH57JG)

104,7

Pentium G6950 (H57M‐USB3)

105,0 0,0

20,0

40,0

60,0

80,0

100,0

120,0

Convertir votre MBR en GPT est la seule solution pour bénéficier d’une partition de plus de 2,2 To.

tains raffinements et qui oblige à passer par la gestion séparée de chaque dossier, et même si ça concerne peu d’utilisateurs, seul un processeur peut être utilisé (dans le cas des machines multisockets). Cependant, pour un serveur familial, la version Premium suffit amplement, surtout qu’une licence ne coûte que 100 euros. sive avec Sandy Bridge, et qui est déjà présent sur de rares cartes mères. D’autres encore, comme notre Intel DH57JG, permettent d’émuler un boot EFI (option UEFI boot à activer dans le BIOS), mais cette option n’est pas compatible avec le mode RAID. Elle ne servira que pour les disques de plus de 3 To prévus pour la fin d’année, mais vous ne pourrez toujours pas booter sur une partition RAID de plus de 2,2 To. Dans le cas, finalement pas si rare, où vous auriez un nombre un peu juste de ports SATA, il est vraiment frustrant de devoir dédier un disque dur à l’OS simplement à cause d’une limitation du BIOS. Dans ce cas, la solution est très simple  : vous pouvez créer une grappe RAID de quelques gigaoctets pour installer votre OS, et une seconde grappe, sur les mêmes disques, en RAID 5, 6 ou 10. Par exemple, sur notre carte Intel DH57JG, les quatre ports nous limitaient à trois disques en RAID 5, soit une capacité de 4 To. Nous avons créé une grappe RAID 0 sur les 8 premiers gigaoctets de chaque HDD, soit 32 Go ultrarapides car en début de plateau. Nous avons ensuite créé une grappe RAID 5 sur le reste de la capacité des disques, soit près de 6 To sécurisés. Une petite combine qui nous permet tout de même d’obtenir 2 To supplémentaires !

OS

Après le choix des composants, il faut encore déterminer quel système d’exploitation sera utilisé, et il faudra le paramétrer correctement. Pour simplifier, il existe deux solutions : Windows 7 ou une distribution Linux. Facilité d’utilisation ou gratuité, on ne peut hélas pas cumuler les deux.

Partage de dossiers en local Une fois Windows installé, il faudra organiser votre serveur. Commencez par faire un dossier séparé des fichiers utilisés par le système d’exploitation, ou mieux, une partition distincte. Cela évitera qu’une erreur d’attribution des droits ne donne l’accès à des fichiers sensibles. Une fois que tout est organisé, vous pouvez partager les dossiers que vous désirez avec les utilisateurs de votre réseau. Il ne suffit pas de partager un dossier (Clic droit > Propriétés > Partage > Partager le dossier), il faut en plus rajouter les autorisations pour le compte concerné. En admettant que ce soit un serveur familial, il n’y a pas de données sensibles et vous pouvez donc traiter tous les comptes de la même façon, en attribuant les droits en lecture, voire en écriture, à tous les comptes, via le groupe Tout le monde. Cependant, si vous voulez conserver quelques dossiers privés, ou attribuer un dossier personnel à chaque membre du réseau, en plus d’un dossier commun, il faudra attribuer les droits pour chaque dossier. Par exemple, il faudra partager le dossier A, et attribuer à l’utilisateur A les droits en lecture et en écriture, alors que l’utilisateur B n’aura aucun droit dessus, puis faire de même pour les autres couples dossier/compte. Pour cela, il faut créer un compte utilisateur Windows (Panneau de configuration > Gestion des comptes utilisateurs). Idéalement, on peut utiliser le même nom d’utilisa-

teur et mot de passe que le compte de l’ordinateur distant qui accédera au dossier. Ainsi, il ne sera pas nécessaire de rentrer un mot de passe puisque c’est le même que celui de la session de l’utilisateur. Néanmoins, si les données sont sensibles, cela signifie que n’importe qui ayant accès au poste associé pourra lire le dossier. Cette solution étant risquée, il vaudra mieux dans ce cas utiliser des paramètres différents, même s’il faudra entrer le mot de passe à chaque ouverture de session.

Linux Linux a pour plus grand atout sa gratuité. Si vous êtes coutumier de ce système, cela ne vous posera pas le moindre souci, mais pour les utilisateurs habitués à Windows, il demande encore un sérieux temps d’adaptation. Nous trouvons cette solution moins agréable que Windows, sauf si vous passez 100 % de votre temps sur des machines Linux, mais économiser le prix d’une licence Windows vaut bien ce petit sacrifice, surtout pour un PC que vous ne toucherez probablement plus lorsqu’il sera paramétré. Plusieurs distributions existent, dont certaines sont spécialement destinées aux NAS et serveurs. La plus répandue est sans aucun doute FreeNAS, et c’est mérité. Il est relativement aisé pour un néophyte de s’y retrouver, même s’il faut parfois fouiller un long moment. Les options sont nombreuses, et à la différence de Windows, il y a très peu d’ajouts à effectuer. Nous avons essayé d’autres solutions dites spécialisées, sans que nous ayons été vraiment convaincu. FreeNAS est tout à fait complet. Cependant, les distributions plus classiques et généralistes comme Ubuntu ou Mandriva sont tout aussi performantes. Il s’agit de Linux basiques, n’intégrant pas forcément tous les outils nécessaires, mais tout comme Windows, il suffit de les rajouter. Si vous êtes habitué à une distribution en particulier, il ne sera donc pas absolument nécessaire d’en changer, mieux vaut garder vos repères.

Windows 7 Lorsque nous parlons de facilité d’utilisation, nous pensons surtout à la comparaison avec Linux, un NAS étant encore plus simple que Windows 7. Cela dit, l’épreuve n’est pas insurmontable. Il faudra commencer par choisir sa version de Windows. Les versions 64 bits sont préférables car permettant de booter sur des disques GPT, mais ceci mis à part, il n’y a pas de raisons particulières de choisir l’un ou l’autre. En ce qui concerne la version, Premium, Professionnel ou Ultimate, le choix se fera en fonction des besoins. La version Premium ne permet pas l’exécution de machines virtuelles, le sousmenu Utilisateur et Groupes est absent de la page Gestion de l’ordinateur, ce qui bloque l’accès à cer-

En plus de partager un dossier, il faut attribuer les droits en lecture ou écriture aux utilisateurs.

Hardware Magazine

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Dossier

Conclusion

A

u niveau du hardware, le seul choix capital concerne la carte mère et son chipset. Elle détermine en grande partie les performances et la fiabilité de votre machine. Si le RAID n’est pas supporté, il est encore possible d’opter pour un RAID logiciel, certes plus gourmand en ressources processeur, mais tout aussi sécurisant. Le RAID 5 nous semble le choix optimal, alliant sécurité et bonne capacité de stockage. Les RAID 0, 50 ou 60 n’ont d’intérêt que si vous avez des disques durs très lents ou un réseau en 10 gigabits qui bénéficiera donc des performances accrues. Les cartes RAID serviront principalement à gérer plus de disques, des niveaux de RAID plus complexes ou des options absentes des contrôleurs bas de gamme des cartes mères. Le processeur, quant à lui, dépend de l’utilisation que vous ferez de votre serveur. S’il s’agit juste de stocker des données, n’importe quel CPU plus puissant qu’un Atom fera l’affaire, c’est-à-dire tous les CPU vendus ces deux dernières années en desktop. En revanche, dès que vous commencerez à cumuler accès très nombreux, hébergement de serveurs de jeux ou vocaux, ou autres calculs gourmands, il faudra penser à prendre des modèles assez costauds. Concernant le stockage, gardez en tête qu’il est impossible de pouvoir booter sur une grappe, disque dur ou disque virtuel de plus de 2,2 To en attendant les BIOS EFI. Aussi, il faudra souvent prévoir un disque séparé pour l’OS. Quant au côté logiciel, FreeNAS est finalement une excellente solution pour un serveur peu coûteux, pourvu que vous ayez un peu de temps pour découvrir le mode de fonctionnement de Linux. Sinon, pour les allergiques au Pingouin, Windows 7 est tout à fait apte à faire tourner un serveur. Il existe une foule de logiciels permettant de faire à peu près tout et n’importe quoi, des milliers d’utilisateurs et de développeurs, ce ne sont donc pas les ressources qui manquent pour en faire un excellent système d’exploitation. De toute façon, si vous cherchez un système clé en main, le NAS sera une solution bien plus agréable, à condition de ne pas avoir de besoins farfelus, de se contenter de ce qu’il offre d’origine et d’en avoir les moyens.

Configurations types Serveur entrée de gamme (4 HDD dont 2 en RAID) Processeur : Atom 2 N510 (intégré à la carte mère) Carte mère : Gigabyte D510TUD (80 €) Mémoire : 1 Go DDR3-1333 C9 (25 €) Carte graphique : intégrée au processeur Alim. : Silver Power SP-SS400 (45 €) Boîtier : Antec Two Hundred v2 (45 €)

Serveur compact (4 HDD en RAID) Processeur : Intel Pentium G6950 (80 €) Carte mère : Intel DH57JG (115 €) Mémoire : 2 Go DDR3-1333 C9 (40 €) Carte graphique : intégrée au processeur Alim. : Silver Power SP-SS400 (45 €) Boîtier : Lian Li PC-Q08 (115 €)

Total : 195 €

Total : 395 €

Pour 200 € hors disques durs, difficile de faire mieux. Il est possible de gérer quatre disques dont une grappe de deux, le tout avec des performances correctes et une consommation minimale.

Cette configuration est relativement homogène et vous permettra de bénéficier de 6 To de stockage en RAID 5 par exemple. Sécurité, performances, faible encombrement, look et silence, que demander de mieux ?

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I Hardware Magazine

Gros serveur (12 HDD dont 5 à 8 en RAID) Processeur : Intel Pentium G6950 (80 €) Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 €) Carte mère : Gigabyte H57M-USB3 (120 €) Mémoire : 2 Go DDR3-1333 C9 (40 €) Carte graphique : intégrée au processeur Alim. : Cooler Master Silent Pro M 600 W (85 €) Boîtier : Antec Twelve Hundred (140 €) Carte contrôleur additionnelle : Adaptec 1430SA (100 €) ou HighPoint 3520 (500 €) Divers : cage HDD Antec additionnelle (pour les 10e, 11e et 12e HDD) (30 €)

Total : 605/1 005 € Si vous souhaitez recycler tous vos disques durs, choisissez la carte Adaptec 1430SA. Vous pourrez alors créer une grappe de cinq disques via la carte mère (ports bleus), une seconde de deux disques sur le contrôleur JMicron (ports blancs) et une dernière de quatre disques via la carte contrôleur. Si vous avez besoin de meilleures performances et d’une grosse grappe de disques durs, la carte Highpoint RocketRaid 3520 à la place de l’Adaptec permet de gérer huit disques en RAID, incluant le RAID 5 et 6.

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Thomas Olivaux

Enceintes, casques, cartes son, le meilleur matériel audio a besoin d’un bon usage pour ravir vos oreilles. Normes audio, branchements et réglages pour profiter d’une expérience audio/vidéo ou ludique accrue, ce dossier décrypte les mystères du son PC.

Le guide du

son parfait sur PC 56

I Hardware Magazine

D

e l’écoute d’un CD audio à l’expérience multicanal des derniers Blu-Ray, en passant par les jeux ou les MP3, nous ne pourrions pas vivre sans un bon son. Les cartes son intégrées aux cartes mères ont largement progressé ces dernières années, les cartes son additionnelles en PCI-Express sont de véritables bijoux. Les enceintes progressent également, offrant un meilleur son dans un encombrement toujours plus petit. Les micros-casques PC deviennent sophistiqués, avec une prise USB, u n e gestion du son multicanal.

reliant votre ordinateur à un amplificateur dernier cri. Ou encore la gestion de multiples cartes son, l’une étant par exemple branchée au système home ciné, une autre aux enceintes du PC et une troisième au micro-casque pour bénéficier d’un volume distinct sous TeamSpeak ou Mumble, lors de parties endiablées. Pour en revenir à la qualité, nous nous pencherons une bonne fois pour toutes sur le cas des cartes son embarquées aux cartes mères, cellesci étant de loin les plus nombreuses ; sont-elles bonnes ? Quel intérêt y a-til à continuer d’acheter une carte son supplémentaire ?

Mais posséder le bon matériel n’est pas tout. Qu’est-ce qui définit la qualité du son ? Comment l’apprécier, la mesurer ? L’audio est une science à part entière, étudionsen les caractéristiques essentielles pour mieux apprécier le hardware, comment fonctionnent le son et la jonction avec le PC et les nombreuses normes qui cohabitent. D’un point de vue pratique, avec les branchements des matériels et les manières de régler les logiciels via les multiples scénarios dans lesquels les composants micro se marient avec le matériel hi-fi/home cinéma. Par exemple, comment profiter du son des derniers standards HD, tels que Dolby Digital TrueHD ou DTS-HD Master Audio, en

L’audio PC a connu trois phases majeures. Durant les années 80, nada, sauf quelques bips. Puis ce fut l’époque des cartes son qui ont révolutionné les jeux et le multimédia. Des débuts laborieux en 8 bits, la qualité CD (16 bits) et encore mieux par la suite. Enfin, depuis 2000 environ, la carte fille dédiée au son a disparu au profit de microcomposants soudés à même la carte mère ; la véritable carte son existe toujours, elle est aujourd’hui un produit pour amateurs qui ne se contentent pas de la qualité standard. Les kits d’enceintes ont suivi une évolution plus ou moins parallèle, connaissant une véritable explosion de qualité autour des années 2000. Profitez-en vous aussi.

Hardware Magazine

I 57

Dossier

L’histoire du son sur PC Les premières cartes son, vendues par Adlib, puis Sound Blaster, étaient une vraie horreur. Des heures à régler des jumpers et à modifier le fichier config.sys pour faire fonctionner une carte 8 bits aux tons monocordes, ça paraît fou. Mais passer d’horribles bips des PC et même de la puce 4 voies Paula des Amiga aux 12 voies de meilleure qualité d’une SB fut un vrai progrès ! On n’écoutait pas encore de la musique sur PC, mais les jeux vidéo furent transformés. Avec la Sound Blaster 16 en 1992, la qualité bondit grâce au sampling sur 16 bits et une fréquence d’échantillonnage de 44,1 kHz. Le PC enregistre et restitue

Durant de longues années, la Creative Sound Blaster 16 était la carte son de référence.

alors du son aussi bon que celui des CD, une référence encore aujourd’hui. D’ailleurs, les premiers lecteurs CD apparus à cette époque se branchaient sur la carte son et non en IDE sur la carte mère. Il existait presque autant d’interfaces que de marques de lecteurs CD, les plus fortunés s’achetant alors une Sound Blaster 16 Multi CD. Quelques années plus tard, les cartes audio embarquent des puces de mémoire accueillant des banques de sons et deviennent de véritables synthétiseurs concurrents, pour moins de 300  euros, des expanders et samplers d’entrée de gamme de chez Roland ou Korg bien plus chers !

Vers le home cinéma Vers la fin des années 90, le DVD vidéo s’impose et avec lui, explose

le son multicanal. Initié sur PC par les jeux (4 enceintes, 2 avants et 2 arrières), c’est ensuite l’avènement du 5.1 issu du cinéma. Les prises audio numériques se généralisent et les sorties analogiques se multiplient. Avec les progrès de la miniaturisation, les cartes mères peu à peu embarquent une carte son en standard ! Rapidement, bien que les performances CPU soient légèrement impactées et que la qualité soit en net retrait, les cartes filles disparaissent au profit de la carte son gratuite. Avec les années, ces dernières ont bien progressé, comme nous le verrons plus loin. Les véritables cartes son ont presque disparu mais la majorité des survivantes sont des cartes haut de gamme, traitant le son aussi bien que du matériel hi-fi haut de gamme et dotées des fonctionnalités au top (Dolby Digital Live, DTS Interactive et EAX réunis, par exemple). Nous testerons les meilleures d’entre elles dans ce dossier.

Lorsque le DVD-Vidéo a débarqué, les PC n’étaient pas assez puissants pour décoder la vidéo MPEG-2. Il fallait une carte accélératrice comme cette Creative DXR2, équipée d’une sortie audio S/PDIF.

De la qualité du son Le son, c’est avant tout une histoire de fréquences. Dans l’oreille, le pavillon capte les ondes sonores qui font vibrer le tympan, celui-ci frappe ensuite une série d’osselets (Marteau, Enclume, Etrier), ces ondes étant traduites en un signal par l’oreille interne conduit jusqu’au cerveau par le nerf auditif. Puisque l’homme fonctionne ainsi, il a conçu le haut-parleur sur le même principe : générer des ondes sonores. Une membrane, fixée à un cadre circulaire solide (le saladier) et reliée à un électroaimant, vibre et génère des ondes au rythme du signal électrique qu’elle reçoit. Elles forment une succession de surpressions et de dépressions par rapport à la pression atmosphérique. Des oscillations

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lentes créent des sons de basse fréquence, les rapides des sons aigus. De plus, en variant l’intensité du courant qui arrive aux bobines des haut-parleurs, on génère un son très faible (vibration de faible amplitude, nous ne voyons même pas le hautparleur bouger) ou, au contraire, d’un volume très élevé (oscillations de la membrane plus prononcées, générant une onde sonore plus importante). Le volume, mot du langage courant, correspond à ce que les spécialistes appellent la pression acoustique. Parmi les nombreux critères qui définissent la

Suivant son diamètre, un haut-parleur est plus à l’aise pour sortir des sons aigus (1 à 3 cm), médians (10 à 16 cm) ou graves (20 à 38 cm). Faute de place, les kits PC sont en général équipés de petites membranes qui doivent à la fois assurer mediums et aigus. Les enceintes de salon, plus volumineuses, ont plus de hautparleurs et sont ainsi mieux adaptées à la reproduction des sons de tous types.

qualité d’une installation audio, il y a donc la faculté à produire les fréquences. Il est communément admis que l’homme perçoit les sons de 20 Hz jusqu’à 20 000 Hz. En réalité, il n’existe pas deux personnes qui entendent exactement la même chose ; l’expérience montre que les gens ont une limite d’audition dans les graves variant de 10 à 30 Hz, quant à la limite des aigus, certains n’entendent plus rien à 8 000 ou 10 000 Hz, tandis que d’autres perçoivent des sons au-delà de 25 000 Hz. Sans parler de la sensibilité plus ou moins forte à telle ou telle plage de fréquences. En dessous de 20Hz, nous parlons d’infrasons, au-delà de 20 kHz, d’ultrasons. Les sons de basses (grosse caisse d’une batterie, explosion dans un film) sont compris entre 20 et 100 Hz. Les médiums (majorité des sons perçus, incluant la voix humaine) sont entre 100 Hz et 1 000 Hz. Les aigus sont au-delà. La chaîne audio idéale est capable de produire des sons sur toute cette plage de fréquences. Nous parlons des enceintes, bien sûr, mais avant ça de l’ampli, de la carte son et des sources audio.

Reproduire des fréquences Le haut-parleur parfait n’existe pas. Il est plus facile de reproduire des sons aigus avec une membrane de petit diamètre et des sons graves avec un gros haut-parleur. C’est pour cela que nous utilisons des enceintes, un regroupement de plusieurs haut-parleurs au sein d’une boîte. Si l’on analyse la fiche technique d’une enceinte, nous trouvons quelques critères essentiels que sont la plage de réponse en fréquence, la puissance nominale et maximale admissible et le rendement. Le premier critère est le plus important et, paradoxalement, le plus souvent source d’erreurs, car les constructeurs sont rarement très objectifs. Prenons l’exemple d’un petit kit d’enceintes Creative A80 à 30 euros. Le fiche technique indique une réponse en fréquence de 90 Hz à 20kHz. Immédiatement, nous

pouvons conclure que ces enceintes ne sont pas capables de reproduire des sons très graves puisqu’elles ne génèrent aucun son en dessous de 90Hz. Mais en réalité, c’est bien pire que ça ! Ce n’est pas parce que ces petites enceintes réagissent à 90 Hz (la membrane du haut-parleur se met à vibrer) qu’elles produisent un son audible. Cette fiche technique incomplète ne précise pas si les 90 Hz sont obtenus à une pression sonore normale (identique au reste de la plage) ou atténuée de 6 voire 12 dB, c’est-à-dire presque inaudible. Par contre, la fiche technique du kit haut de gamme Focal XS, qui coûte 500 euros, indique 150 Hz – 20 kHz pour les satellites et 39 – 150 Hz pour le caisson de basses à +/- 3 dB. Cette précision importante indique qu’au pire, les sons générés aux extrémités de la plage de fréquences seront inférieurs de 3dB seulement, par rapport aux autres, donc très audibles.

communication autour de la fréquence du processeur, de nombreux fabricants d’amplis et d’enceintes ont mis en avant la puissance sortie par l’ampli, admissible par l’enceinte dans l’autre. C’est une donnée essentielle et nous préférons effectivement des valeurs élevées, mais il ne faut surtout pas tomber dans l’excès. Des haut-parleurs qui ne tiennent que 25 W sont tout à fait capables de produire un son puissant dans une maison ! Certes, les grands espaces réclament énormément de puissance, car il faut doubler la puissance du

La tenue en puissance est également un gage de qualité, puisqu’elle caractérise la pression acoustique maximale et une certaine qualité de son. Lorsqu’un hautparleur est proche de sa limite, la membrane cogne lorsqu’elle arrive en butée de la bobine, produisant des sons parasites désagréables. Insister trop longtemps garantit la mort du haut-parleur. Longtemps, la puissance a été un critère commercial abusif. De la même façon que les grands constructeurs ont longtemps axé l’essentiel de leur

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Dossier signal pour faire augmenter la pression acoustique de 3 dB seulement. Piège à éviter : la puissance maximale ne correspond à rien d’intéressant. Tous les haut-parleurs sont capables de tenir une puissance maximale élevée, c’est-à-dire une puissance ponctuelle et rarement atteinte. Il est bien plus instructif de lire la puissance nominale (puissance RMS) qui correspond réellement à la puissance soutenue que les haut-parleurs peuvent encaisser. Le critère de puissance est surtout valable pour une chaîne hi-fi, pour laquelle on évitera d’associer des haut-parleurs dont la tenue en puissance est inférieure à ce que l’amplificateur peut délivrer. Concernant les kits d’enceintes pour PC, c’est instructif en ce qui concerne le « coffre », mais puisqu’il s’agit d’enceintes amplifiées, vous pourriez vous passer de cette information.

sachant que nous pouvons écouter jusqu’à des fréquences de 20 kHz, il faut numériser au moins à 40 kHz. C’est pour cela que la qualité CD (44,1 kHz) paraît si bonne comparée aux anciens standards comme les 22 kHz de la radio ou les 8 kHz d’un téléphone. Bien qu’il devienne difficile d’apprécier la différence, les standards haute définition placent la barre encore plus haut, sachant que les formats Dolby Digital TrueHD et DTS-HD Master Audio sont en 96kHz sur 24 bits. Jusqu’ici, nous avons évoqué les critères de qualité des enceintes, mais nous avons peu évoqué les amplis et encore moins

Subjectif/objectif

Le troisième critère que nous avons évoqué est le rendement des enceintes. Plus le rendement est élevé, plus la pression acoustique sera forte à puissance équivalente. Des enceintes standard ont un rendement situé autour de 90 dB (pour 1 W, mesure de volume effectuée à 1  m), quelques rares enceintes dépassent les 100 dB. Ce n’est pas un critère de qualité en soi, mais il est plus courant de trouver des kits de très bonne facture bénéficiant d’un bon rendement que des mauvais.

Des ondes aux bits Avant de devenir des ondes transmises des haut-parleurs aux oreilles, le son sur PC est un signal numérique. Deux critères retranscrivent une onde sonore (une sinusoïde) en données numériques: la fréquence d’échantillonnage (qui s’exprime en Hz) et la quantification (en bits). Par exemple, lorsque l’on parle de qualité CD, il s’agit d’une fréquence de 44,1 kHz sur 16 bits. L’échantillonnage de l’onde sonore est effectué 44 100 fois par seconde et chaque petit échantillon peut avoir 65 536 valeurs possibles (2 puissance 16). Réduire ces valeurs abaisse la qualité du son. A l’oreille, nous entendons plus facilement une réduction de la fréquence d’échantillonnage que de la quantification. Par exemple, un son 44,1kHz 8 bits semble plus « propre  » (plus vrai) qu’un son 22 kHz 16 bits. Le théorème de Nyquist-Shannon énonce que la fréquence d’échantillonnage doit être au moins le double de la fréquence maximale contenue dans le signal, pour sembler discontinue dans le temps. Ce principe est vrai pour n’importe quelle conversion analogique-numérique ; appliqué à l’audio, ça signifie que pour que le son paraisse complet à l’oreille,

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composants et le design de la carte, en ce qui concerne les conversions numérique-analogique (la majorité des kits PC se branchent encore en analogique, à l’aide de prises miniJack). La différence est obtenue en utilisant des composants de meilleure facture pour la conversion numérique-analogique, la tension électrique de sortie (plus le signal est fort, moins il sera perturbé par des signaux extérieurs, le temps d’atteindre l’ampli), mais aussi en isolant les circuits des interférences électromagnétiques. Une carte son de carte mère, soudée à même le PCB principal, sera bien plus sujette aux perturbations qu’une carte fille plus écartée. Concrètement, le signal sera un peu déformé et chargé de parasites comme des craquements, des petits sifflements ou tout simplement du souffle que l’on sentira moins sur une carte de qualité. Un critère donne une idée de la qualité de transmission du son : le rapport signal sur bruit. Baptisé SnR (de l’anglais Signal to noise Ratio), il s’exprime en dB mesurant l’écart entre le signal d’origine et les bruits parasites. Plus cette valeur est élevée, mieux c’est. Une bonne carte son, un bon ampli sont au-delà de 100 dB.

les cartes son. Pour faire court, un son numérique (CD, DVD, Blu-Ray, MP3…) doit être décodé, éventuellement modifié, puis amplifié. La carte son joue le rôle de préampli. C’est-à-dire qu’elle gère le son de A à Y, le Z étant la partie amplification du signal qui est délivré aux enceintes. Si l’on souhaite profiter du son 96 kHz/24 bits d’un film HD, la carte son doit accepter des signaux de ce type. Si l’on souhaite transcoder à la volée du son multicanal EAX en Dolby Digital, la carte doit être capable de le faire. Quant à la qualité pure et dure, elle est avant tout conditionnée par la qualité des

Quand on parle de qualité audio, c’est avant tout subjectif. Subjectif parce que nous n’entendons pas exactement la même chose et que nous n’avons pas tous les mêmes goûts. Si nous reconnaîtrons tous un son totalement saturé ou qui crépite, deux sons qui ont l’air bons sont plus difficiles à juger ; certains ne feront même pas la différence. D’autre part, la qualité audio est l’aboutissement d’une chaîne complexe constituée de sources, de traitement du son (préampli/carte son), d’amplification et de reproduction. Un seul faux pas et tout est ruiné. Pour ajouter un peu d’objectivité, il est donc nécessaire de faire des mesures avec un appareillage adéquat. Par exemple, un oscilloscope permet d’analyser la courbe du signal audio en sortie de carte son et de le comparer à la source. Un sonomètre permet de mesurer la pression acoustique à diverses fréquences, que l’on fait varier à l’aide d’un logiciel approprié. Mais une fois toutes les mesures effectuées, nous en revenons au côté subjectif de la chose. Par exemple, certaines enceintes produisent un son plus « parfait » que d’autres en offrant une courbe de réponse en fréquence parfaitement plane, ce n’est pas pour autant qu’elles seront plus agréables à écouter que d’autres enceintes plus typées (plus chaleureuses, plus précises…).

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Formats audio home cinéma

Les nombreux formats audio multicanaux pour le (home) cinéma se différencient entre formats discrets et matricés. Les premiers, meilleurs, bénéficient d’une piste audio à part entière pour chaque enceinte, comme le Dolby Digital ou le DTS dotés en configuration 5.1 de 6 pistes distinctes. Les formats matricés, tels que le Dolby Surround ou le récent Dolby Surround Pro Logic IIz, extrapolent des canaux supplémentaires basés sur le phasage/déphasage de sons ou sur les fréquences à partir d’une source stéréo. Nous ne parlerons pas des formats matricés totalement dépassés.

L’avènement du 5.1 Après les Dolby Surround ou Pro Logic des années 80, le son home cinéma multicanal, popularisé grâce au DVD vidéo, a viré au numérique au milieu des années 90 au travers de deux concurrents, devenus de véritables standards très semblables : le Dolby Digital (autrefois baptisé AC3) et le DTS. Le signal audio, compressé, peut être codé jusqu’à six canaux (le fameux 5.1), à savoir deux enceintes principales, deux enceintes surround pour les effets, une enceinte centrale pour restituer les voix des acteurs et un caisson de basses. Dolby, leader, a su imposer le Dolby Digital, bien que la qualité du DTS soit meilleure ! Le codage passe de 16 à 20 bits et le taux de compression est quatre fois moindre. Mais les majors préférant favoriser l’espace de stockage pour les bonus vidéo, le DTS qui réclame plus de 600 Mo par heure de film se voit souvent préférer Dolby Digital qui se contente de 170 Mo d’espace pour la même durée, toujours en 5.1. Au début des années 2000, ces deux formats ont évolué vers le 6.1 (ajoutant une enceinte centrale arrière), il s’agit des Dolby Digital EX et DTS ES. Conçus pour le tout numérique, ils ont favorisé la connectique S/PDIF sur nos PC et autres amplis de salon. Un câble coaxial ou

optique transporte le signal compressé d’un seul coup, à la place de six cordons RCA (un pour chaque canal). Dans pareil cas, il faut bien sûr disposer d’un ampli (ou kit son PC) équipé d’un décodeur Dolby Digital et/ ou DTS. C’est devenu systématique pour les amplis de salon, mais reste rare sur les kits d’enceintes PC 5.1. Nous reviendrons en détail sur ce sujet dans la partie pratique de ce dossier.

Passage à la haute définition Ces dernières années, la transition vers les supports haute définition amène de nouveaux formats de compression audio multicanal. Bien que les bons vieux Dolby Digital et DTS assurent toujours la compatibilité avec le matériel existant sur les Blu-Ray, ils sont démodés par le Dolby Digital Plus, Dolby Digital TrueHD et DTS-HD (Master Audio). Le premier, évolution pas tellement utilisée du Dolby Digital, autorise un débit plus élevé améliorant la qualité. Contrairement aux 448 kb/s (soit 56 ko/s) du vieux Dolby Digital, le Dolby Digital Plus autorise jusqu’à 6 Mo/s, sans limite du nombre de canaux ! Son avantage est d’intégrer un signal Dolby Digital classique pour les anciens matériels, notamment ceux qui ne possèdent pas une prise HDMI 1.3 requise pour profiter des formats audio HD. Meilleurs encore, les formats Dolby TrueHD et DTS-HD Master Audio sont finalement ceux que l’on retrouve le plus souvent sur les films en Blu-Ray. A l’instar

du Flaac pour les amateurs de musique, ce sont des formats de compression sans perte (lossless) ! Avec des taux d’échantillonnage jusqu’à 96 kHz sur 24 bits, ces formats offrent une réplique parfaite de la source audio du film à la maison ! Une piste son Dolby Digital TrueHD imposant du HDMI 1.3 ou plus récent et étant incompatible avec les anciens matériels, elle est toujours accompagnée d’une piste Dolby Digital standard sur les Blu-Ray. Le DTS-HD Master Audio offre, en revanche, un core DTS assurant la compatibilité avec le parc installé. Le Dolby Digital TrueHD utilise des débits jusqu’à 18 Mb/s, le DTS-HD Master Audio atteint 25 Mb/s, grâce au HDMI 1.3, là aussi. Les deux formats sont prévus pour encoder sur huit canaux (7.1). Il s’agit en fait d’une limite imposée par les standards HD-DVD et Blu-Ray, le Dolby Digital TrueHD pouvant encoder plus de pistes si cela est souhaité. Sur les disques Blu-Ray, vous verrez également la mention PCM 5.1. Le PCM, pour Pulse Code Modulation, ne compresse ni encapsule les pistes son qui restent de simples numérisations d’un signal analogique. Autrefois limité à la stéréo, le PCM autorise désormais du 5.1. Un avantage, puisque le PCM est décodé par tous les amplis depuis toujours, il n’y a pas besoin d’une norme spécifique : un top ampli de 15 ans profitera de la qualité BD ! Le PCM5.1, le Dolby Digital TrueHD et le DTS-HD Master Audio étant non compressés ou lossless se valent mais dans la pratique, les mixages pratiqués les différencient. C’est avant tout un goût personnel, mais le DTS-HD Master Audio (et du temps du DVD vidéo, le DTS) est souvent préféré pour son punch. Contrairement au Dolby Digital aseptisé pour une écoute domestique en appartement, le DTS est plus proche de la sensation vécue au cinéma, avec des écarts de volume drastiques, des calmes très silencieux et des explosions renversantes.

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Formats multicanaux de jeux

Le son multicanal dans les jeux ne date pas d’hier. C’est Microsoft qui a boosté le principe de la spatialisation en ajoutant DirectSound3D au sein de DirectX 3, en 1996. Les jeux utilisent alors quatre enceintes, les deux avant comme autrefois et deux nouvelles arrière. Mais la gestion du son multicanal pour les jeux est très différente de celle des films ! En effet, sur un DVD vidéo ou un Blu-Ray, la piste audio est gravée en dur et cette dernière ne change jamais. Dans les jeux, le son s’adapte à l’action. Suivant où le joueur déplace son personnage, les bruits perçus et leur volume ne sont pas les mêmes, c’est plus complexe. Surfant sur la vague, plusieurs constructeurs se sont lancés dans l’amélioration du son «  3D» pour les jeux, à la fin des années 90.

Après une bataille acharnée, A3D (Aureal 3-Dimensional) est mort et c’est EAX (Environmental Audio Extensions) de Creative qui s’est imposé. EAX est une extension de l’API DirectSound3D qui ajoute du réalisme aux jeux, en appliquant des effets sonores supplémentaires comme de l’écho, la réfraction ou la diffraction du son suivant le décor. Différentes versions d’EAX s’enchaînent, jusqu’à la 5.0. Pour l’essentiel, ces nouveaux EAX se basent sur les processeurs plus puissants des cartes Sound Blaster (Live, Audigy, X-Fi) et le nombre de voix simultanées grimpe. De 8 voix sur EAX 1.0, la technologie atteint 128 voix (avec 4 effets par voix) depuis EAX  5.0 introduit avec les X-Fi. Ces dernières années, Creative vend la technologie X-Fi à différentes sociétés. C’est ainsi

que, sans puce Creative, nous trouvons des cartes X-Fi chez Auzentech ou même sur certaines cartes mères MSI haut de gamme. Dans ces cas-là, il s’agit d’une émulation logicielle d’EAX et c’est le processeur central du PC qui travaille. Vu la puissance des Core iX, c’est à peine sensible, mais nous parlons tout de même de 1 à 5 % d’utilisation CPU suivant les jeux.

Windows Vista impose UAA En 2007, branle-bas de combat. Windows Vista utilise une toute nouvelle couche audio baptisée Universal Audio Architecture. Parmi les effets indésirables, le fait qu’il n’existe plus de lien direct entre DirectSound et le pilote audio interdit l’utilisation de toutes les extensions d’effets audio comme EAX ! D’autres API, qui fonc-

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tionnaient déjà de façon autonome, ne sont pas touchées par le problème. C’est le cas notamment d’ASIO, API utilisée par tous les musiciens et d’OpenAL qui s’impose peu à peu comme le standard du son multicanal dans les jeux. OpenAL est une API de positionnement audio 3D qui se veut universelle. Ainsi, il est possible de gérer du son multicanal en profitant de l’accélération matérielle de nombreux chips et pas uniquement de

ceux proposés par Creative dans le cas d’EAX. OpenAL offre l’avantage de gérer plus d’enceintes, jusqu’à 7.1 comme les meilleures installations home cinéma. D’autre part, OpenAL est multiplateforme. Existant notamment sous Windows, Mac OS X, Linux ou encore la Xbox 360, le portage des jeux est donc simplifié pour les développeurs. Aujourd’hui, l’API OpenAL est principalement supportée par… Creative !

Quelques mois après la sortie de Windows Vista, Creative a d’ailleurs sorti ALchemy. Destiné à ses nombreux clients lésés depuis l’arrivée du nouvel OS (tous les jeux EAX étant passés à la trappe), ce programme intercepte les appels EAX vers DirectSound3D émis par les jeux et les transforme à la volée en appels OpenAL. Realtek et C-Media, deux fabricants de cartes son de carte mère, ont proposé  parla suite des solutions équivalentes baptisées 3D SoundBack et Xear3D EX.

Pratique Toujours installer les pilotes

Lorsqu’un périphérique n’est pas reconnu par le système d’exploitation, nous avons tous le réflexe d’installer les pilotes. Dans le cas des cartes son, nombre d’entre elles étant immédiatement prises en charge par Windows, il est tentant de s’en satisfaire. Mauvaise idée ! Préférez les pilotes du constructeur pour être certain de bénéficier de la meilleure qualité de son possible et, surtout, de toutes les fonctionnalités. Par exemple, le célèbre chip Realtek ALC889 est reconnu d’origine par Windows 7 et permet d’avoir du son, tant sur les sorties analogiques que numériques. Mais pour les moutures compatibles avec Dolby Digital Live, niet. Seuls le vrai pilote et l’utilitaire adéquat autorisent son fonctionnement.

télécharger les pilotes sur le site Web du constructeur de la carte mère ou bien sur celui du fabricant de la puce comme Realtek ou VIA. Les deux ont leurs avantages. Télécharger chez le fondeur du chip son, comme nous le faisons pour une carte graphique chez ATi ou nVidia, permet de bénéficier des derniers pilotes en date. Les marques de cartes mères

sont parfois un peu laxistes sur la mise à jour, surtout pour les modèles âgés de quelques mois. En revanche, quand une carte mère propose des fonctions supplémentaires comme un transcodage à la volée ou l’utilisation d’un micro spécifique, vous ne trouverez probablement les bons pilotes et utilitaires que sur le site de son fabricant.

Dans le cas des « vraies » cartes son (sous la forme de cartes filles ou de boîtiers externes USB), pas de problème, il suffit de se rendre sur le site des constructeurs comme Asus, Auzentech, Creative ou M-Audio. Dans le cas des puces son soudées à même les cartes mères, deux options s’offrent à vous :

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Du branchement idéal Analogique ou numérique ?

HDMI (numérique) : la prise HDMI, en vogue depuis quelques années, offre le confort d’une connectique unique pour l’image et le son. Sur PC, le HDMI a mis du temps à s’installer, mais la majorité des cartes graphiques en sont aujourd’hui équipées (en natif ou via adaptateur). C’est la solution idéale pour brancher un PC sur un équipement audio home cinéma, mais il convient de posséder le matériel adéquat. En effet, seuls les périphériques répondant aux normes HDMI 1.3 et 1.4 sont certifiés pour profiter des bandesson HD encodées des Blu-Ray (Dolby Digital TrueHD, DTS-HD). Avec du matériel HDMI plus ancien, il est tout de même possible de faire transiter du son HD déjà décodé en LPCM. Dans le monde du PC, seules les cartes son/ graphiques récentes sont compatibles avec le LPCM 5.1, les plus anciennes étant limitées au LPCM 2.0, comme en S/PDIF. Pour profiter du LPCM 5.1 depuis son PC, il faut posséder une Radeon HD4000, une GeForce GT200 (210/220/240, pas les plus gros modèles !) ou les chipsets nVidia 8000/9000/ION et Intel G45. Encore meilleurs, les Radeon HD5000, GTX400, processeurs Intel Clarkdale et autres cartes son, comme l’Asus Xonar HDAV 1.3 ou Auzentech X-Fi Home Theater HD, autorisent le transfert non décodé (bitstream) de flux Dolby Digital TrueHD, Dolby Digital Plus ou DTS-HD.

Plusieurs solutions s’affrontent pour relier la sortie son d’un PC, tout dépend du matériel dont vous disposez. Penchonsnous sur les connectiques capables de faire passer du son, afin d’en comparer les qualités et défauts. MiniJack ou RCA (analogique) : les connectiques analogiques sont les plus anciennes et les plus répandues. N’importe quelle carte son est équipée d’au moins une sortie miniJack stéréo (la prise verte, pour les enceintes principales), la majorité d’entre elles étant équipées de sorties supplémentaires pour brancher d’autres enceintes (orange pour l’enceinte centrale et caisson, noire pour surround, gris pour les enceintes arrière). Tous les systèmes audio ont des entrées analogiques, simple stéréo ou 5.1 suivant les modèles. Avantage : connectique la moins chère. Inconvénients : ne permet pas de transporter un signal codé (pas de passthrough/bitstream), qualité inférieure aux sorties numériques sur la majorité des cartes mères.

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Avantages : permet de passer des signaux codés et ainsi d’utiliser un ampli de salon pour décoder. Un seul câble pour des configurations jusqu’à 7.1. Lecteur à 3 000 euros ou carte mère à 100 euros, le signal a la même qualité jusqu’à son décodage. Inconvénient : bande passante trop faible pour les formats haute définition multicanaux. Le S/PDIF est limité en HD au LPCM stéréo.

Coaxiale ou optique (numérique S/ PDIF) : la norme S/PDIF est le standard de son numérique depuis les années 90. Que vous favorisiez une connectique optique ou coaxiale (aucune différence notable entre les deux), c’est un moyen facile et peu coûteux pour brancher un PC vers un système audio compatible. La majorité des cartes son, y compris celles des cartes mères, proposent au moins une sortie S/PDIF. Tous les amplis home cinéma ont des entrées S/PDIF, mais ce n’est pas si fréquent sur les kits d’enceintes PC.

Avantages : un seul câble pour le son et l’image. Compatible avec toutes les normes de son, y compris HD. Inconvénients : prix. Nombreuses contraintes suivant l’âge du matériel. Certains kits d’enceintes ou micros-casques se branchent en USB sur votre PC. L’USB n’est pas une connectique audio, ces appareils embarquent en fait un contrôleur son USB. C’est pratique dans le cas d’un micro-casque car, ce faisant, il est possible d’ajuster le volume du casque séparément de celui des enceintes branchées sur la carte son. Ainsi, dans vos jeux favoris, vous n’aurez pas de mal à distinguer les instructions de vos compères (au casque), de l’environnement sonore du jeu (par les enceintes).

Astuce

Câble coaxial audio VS S/PDIF Bien qu’ils utilisent tous deux des prises RCA, les câbles coaxiaux pour passer du son analogique ne sont pas les mêmes que ceux utilisés pour un signal numérique S/PDIF. Les premiers, avec des prises rouge et blanche, pour droite et gauche, ont une impédance de 50 ohms. Le câble S/PDIF utilise une impédance de 75 ohms… comme les câbles vidéo composites avec tête RCA jaune !

Adopter les bons réglages Vous possédez du supermatériel, vous avez réalisé les branchements adéquats, reste à bien configurer les logiciels pour enfin en profiter. Premier point : si vous êtes branché en analogique ou que vous utilisez du Dolby Digital Live/DTS Interactive, il faut définir la configuration des enceintes dans Windows. Vista et 7 proposent une gestion pointue en natif, pas besoin de passer par un utilitaire supplémentaire, à moins que votre carte son ne vous l’impose ; le plus souvent, les panneaux de configuration des constructeurs de cartes son sont liés à la configuration Windows, si bien qu’un réglage de ce côté est impératif. Faites un clic droit sur l’icône haut-parleur dans votre barre des tâches et sélectionnez Périphériques de lecture. Dans la fenêtre qui apparaît, vous avez accès de façon séparée à toutes les sorties son de votre PC. Même la sortie HDMI de votre carte graphique est présente. Pour régler le nombre de haut-parleurs, faites un clic droit sur la sortie que vous utilisez, puis cliquez sur Configurer les haut-parleurs. Vous pourrez alors choisir entre Stéréo  (2.0), Quadriphonie (4.0), 5.1 ou 7.1. Le scénario stéréo, cas le plus courant, est désigné comme 2.0, même si vous avez un caisson de basses, car le signal est prévu pour deux enceintes, il n’y a pas de piste spécifique aux basses. C’est alors votre kit qui filtre et redirige les basses fréquences sur votre caisson, le cas échéant. Par défaut, Windows est réglé en stéréo, si bien que vous pouvez vous passer de réglage. De nombreux kits d’enceintes multicanaux pour PC possèdent quatre satellites, une confi-

guration utilisée par de nombreux jeux. Enfin, si vous possédez un kit d’enceintes 5.1 ou 7.1, idéal pour profiter des films, vous pouvez tester séparément chaque enceinte pour vous assurer qu’elle est correctement branchée. Pour les sorties numériques, en faisant clic droit et Propriétés, l’onglet Formats pris en charge permet de préciser les codecs compatibles avec votre ampli, ainsi que le taux d’échantillonnage. Le réglage par défaut est à 48 kHz, ce dont tous les amplis depuis 20 ans sont capables. Si vous utilisez une carte son et un ampli moderne, vous aurez intérêt à cocher le mode 96 kHz pour profiter au mieux des pistes son en haute définition. Même si vous possédez une carte son très haut de gamme capable d’échantillonner encore plus haut, ne choisissez pas un réglage que votre ampli/décodeur ne supporte pas, vous n’aurez pas de son.

Dans les jeux et logiciels Pensez à systématiquement vérifier les options des jeux et autres logiciels de home cinéma. Les programmes qui ne vont pas lire la configuration Windows sont toujours préréglés en stéréo, vous devrez vous-même indiquer votre configuration multicanal. Choisissez quadriphonie ou 5.1, si c’est proposé, sélectionnez dans les jeux le mode de jeu qui correspond à votre configuration (par exemple, OpenAL 5.1). La difficulté vient du fait que les modes audio proposés ne sont pas toujours les mêmes d’un jeu à l’autre. Non seulement certains ne proposent pas de 4.0 ou de 5.1 mais

en plus, les développeurs ont la sale manie de ne pas toujours appeler ça de la même façon. Pour les jeux récents, lorsque c’est explicitement proposé, choisissez en priorité OpenAL sur un kit son PC standard ou Dolby Digital sur un kit compatible/ampli de salon. Pour les jeux plus âgés, si vous avez une des très nombreuses cartes son compatibles EAX, sélectionnez ce mode. Mais pour profiter des effets de positionnement EAX sous Windows Vista ou 7, n’oubliez pas d’installer le logiciel Creative ALchemy ! Si vous n’utilisez pas de son multicanal, choisissez tout simplement le mode stéréo. Quant au réglage du nombre de sons 3D proposés par de nombreux jeux, il faut tester et adapter suivant votre configuration. Dans la majorité des cas, c’est le processeur qui va accélérer le son (cas de toutes les cartes son de carte mère), si bien que l’accroissement du nombre de sons gérés le sollicite de plus en plus. Même conseil pour les logiciels de lecture vidéo. En général, ces derniers reprennent la configuration haut-parleurs de Windows, mais prenez le temps de vérifier par vous-même dans les options. Si vous utilisez une sortie audio numérique et souhaitez faire du bitstream pour vos films, pensez à activer le passthrough. Ainsi, le signal encodé sera transféré brut à l’amplificateur qui se chargera de le décoder, à condition qu’il soit compatible. Le cas échéant, pour profiter d’une piste audio HD sur un vieil ampli Dolby Digital, vous devrez plutôt le brancher via les sorties analogiques de votre carte son et décodage Dolby Digital TrueHD ou DTS-HD grâce à votre PC.

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Haut-parleurs large bande A la fin de l’assistant de configuration des haut-parleurs de Windows, vous pouvez préciser, pour chaque enceinte, s’il s’agit d’un haut-parleur large bande ou non. Une enceinte large bande est capable de reproduire des sons de basse fréquence (large bande, de 40 Hz à 20 kHz). Les enceintes d’étagère ou les petits satellites qui sont incapables de sortir des basses (sons en dessous de 100 Hz) ne sont pas des hautparleurs large bande. Tout bon ampli de salon propose ce réglage fort utile. Avec la généralisation des installations home cinéma, nous sommes de plus en plus nom-

breux à utiliser un caisson de basses. Avec une piste Dolby Digital 5.1 (ou autre format cinéma), les sons les plus graves sont encodés sur une piste dédiée au caisson, tout va bien. Mais en écoutant de la musique stéréo, le caisson ne reçoit plus rien et seules les enceintes avant gauche et droit fonctionnent. S’il s’agit de satellites, point de basses ! En indiquant à l’ampli que les enceintes sont de bande réduite, il redirige les sons de basse fréquence sur le caisson de basses, plutôt que ce dernier reste inactif. Avec certains amplis, il est aussi possible d’envoyer simultanément les sons de basse fréquence sur les haut-parleurs avant et le caisson.

Dans le cas du PC, il faut bien faire attention suivant que l’on possède un kit stéréo (deux enceintes ou kit avec caisson abusivement appelé 2.1) ou un 5.1. En stéréo ou « 2.1 » (un caisson et deux petits satellites), il ne faut surtout pas décocher les cases, vous devez choisir : large bande. En effet, dans le cas des kits PC, c’est l’ampli intégré au caisson qui s’occupe de filtrer et répartir les fréquences entre celui-ci et les satellites. Si vous décochez la case, les sons les plus bas seront réorientés sur la sortie caisson de basses de la carte son… qui n’est pas branchée ! En revanche, pour un kit 5.1, nous recommandons de décocher : large bande pour tous les satellites.

Dolby Digital Live et DTS Interactive Dolby Digital Live et DTS Interactive sont deux technologies qui permettent d’encoder n’importe quelle source audio PC en un flux Dolby Digital ou DTS, en temps réel. C’est génial pour tous les utilisateurs d’un amplificateur home cinéma, car c’est non seulement le seul moyen d’obtenir le son multicanal des jeux (4.0) sur un équipement hi-fi, mais c’est aussi une solution pour normaliser le volume des différentes sources et ne plus avoir à sans cesse régler votre ampli entre le mode

stéréo et le mode multicanal. Illustrons ces propos avec quelques exemples. Vous souhaitez regarder un DVD vidéo. Vous devez alors activer le mode Dolby Digital de votre ampli pour profiter du 5.1. Vous écoutez ensuite une musique MP3 stéréo. En temps normal, pour ne pas déformer le son, il faut indiquer à l’ampli qu’il s’agit d’une source stéréo et non Dolby Digital. Avec Dolby Digital Live, vous ne touchez à rien, le signal reçu est identique à celui de votre précédent film ! Et comme l’encodeur

A retenir • L’audio en numérique ne pouvant être dégradé, une carte son basique ou de carte mère suffit à brancher un PC sur un ampli de salon. En analogique, il existe, par contre, des différences qualitatives audibles d’une carte son à l’autre. • Les Blu-Ray utilisent les formats home cinéma haute définition Dolby Digital TrueHD et DTS-HD Master Audio. Dans un souci de compatibilité, une piste audio Dolby Digital est toujours proposée. Le DTS-HD, quant à lui, intègre un core DTS classique. • Seules les cartes son HDMI 1.3 ou 1.4 (Radeon HD5000, GeForce GT 400) et quelques rares IGP (AMG 880G, Core i3/i5) sont capables de faire du bitstream des flux HD Dolby Digital TrueHD ou DTS-HD Master Audio. • OpenAL, standard ouvert, a remplacé EAX et les autres solutions propriétaires pour bénéficier de son multicanal accéléré matériellement dans les jeux. • Il est possible de remplacer un câble audio S/ PDIF coaxial par un câble vidéo Composite. En revanche, les câbles audio RCA n’ont pas la bonne impédance et sont incompatibles.

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• Un micro-casque qui bénéficie de sa propre carte son USB autorise un volume différent pour la voix de celui des jeux, musiques et films qui passent par les enceintes. • En cas de branchement analogique, pensez à régler la configuration des hautparleurs sous Windows. • Toujours régler les jeux et logiciels multimédias pour s’adapter à sa configuration matérielle. • Dolby Digital Live et DTS permettent de transcoder à la volée toute source audio PC en un signal Dolby Digital ou DTS. Ça permet notamment aux utilisateurs d’un ampli de salon de profiter des jeux multicanaux. • Les enceintes dites large bande sont capables de reproduire tout le spectre des fréquences. Des petits satellites ne sont donc pas des enceintes large bande. • Pour un kit d’enceintes PC stéréo, avec ou sans caisson, il faut toujours cocher large bande ; pour un kit 5.1, il vaut mieux s’adapter et indiquer que les satellites ne sont pas large bande.

est intelligent, il propose à l’ampli du Dolby Digital 2.0 et non 5.1. Enfin, vous lancez un bon vieux Counter Strike en 4.0. Dolby Digital Live transcode à la volée en DD 4.0 pour que vous profitiez du son quadriphonique dans votre salon, sans toucher le moindre réglage. Dolby Digital Live et/ou DTS Interactive sont proposés sur de nombreuses cartes son haut de gamme, mais également sur quelques chipsets de carte mère comme les Realtek ALC 889A et 892. A vrai dire, il s’agit avant tout d’une question de licence que les constructeurs décident ou non de payer à Dolby Digital ou DTS. Sachant que ces technologies reposent exclusivement sur les sorties S/PDIF des cartes son (optique ou coaxiale), il n’y a pas spécialement d’intérêt à payer une carte son haut de gamme pour ça. D’un point de vue des réglages, c’est plutôt simple. Il faut avant tout régler sous Windows ou dans le pilote de votre carte son la configuration haut-parleurs qui correspond à votre installation. En effet, le transcodeur ne doit pas proposer de 7.1 si vous n’avez qu’un ampli 5.1, ni même de 5.1 si vous n’avez pas installé d’enceinte centrale. Il faut ensuite installer la suite logicielle nécessaire, Dolby Digital Home Theater ou DTS Connect selon. Vous trouverez ces dernières sur le CD de votre carte son ou sur le site Internet de son fabricant. C’est parfois proposé en option payante comme chez Creative ou Auzentech suivant les modèles. Une fois installée, lancez l’application et cochez la case qui permet d’activer le transcodeur. Sur votre ampli de salon, passez en mode Dolby Digital (ou DTS), c’est tout.

Pratique

nVidia 3DTV Play :

les jeux, films et photos en relief sur votre TVHD 3D Les futurs pilotes 3DTV Play de nVidia vont débrider les usages 3D stéréoscopique lorsqu’on utilise une GeForce avec une TVHD 3D LCD ou plasma. Quelles sont les fonctionnalités apportées par cette solution ? jeremy panzetta

S

i l’association d’une TVHD 3D et d’un PC est possible afin de profiter d’applications Stéréo 3D, en raison de pilotes graphiques incapables de faire communiquer le GPU avec le téléviseur, certains usages et fonctionnalités restent inaccessibles. Avant de rentrer dans le vif du sujet et de détailler les possibilités offertes par la solution 3DTV Play de nVidia, commençons par faire le point sur ce qui est faisable actuellement lorsqu’on possède une carte graphique GeForce.

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Le point sur la S3D avec un PC Lancées depuis l’année dernière, les lunettes actives 3D Vision de nVidia ont apporté la stéréo 3D à tous les PC équipés d’une GeForce 8 et supérieure. Avec ces lunettes et un moniteur LCD PC ou un vidéoprojecteur 120 Hz certifiés 3D Vision, vous pouvez jouer en relief via les pilotes S3D nVidia intégrés aux drivers graphiques, regarder des Blu-Ray discs dans leur format 3D natif frame sequential, des sources vidéo S3D diverses (encodages de films, bandes-annonces de cinéma, streaming Web, etc.), des

photos, et profiter de quelques applications logicielles 3D. En bref, il n’y a aucune limitation. Mais ces lunettes ne pouvant pas être couplées à des TVHD 3D, pour utiliser son téléviseur avec un PC, il faut exploiter les lunettes actives livrées avec l’écran, ce qui restreint les fonctionnalités. A commencer par les Blu-Ray 3D puisqu’il n’est plus possible de les lire dans leur format S3D natif, car les TVHD 3D ne savent pas reconnaître le flux qui leur est envoyé, ni le définir manuellement dans les options de configuration du téléviseur.

Il est alors obligatoire de lancer ces médias en utilisant d’autres modes de diffusion S3D, à configurer dans le logiciel de lecture PowerDVD ou TotalMedia Theatre. Et notamment, le mode entrelacé qui correspond, en fait, à la technologie 3D passive représentée par les afficheurs PC polarisés que commercialise Zalman, mais que certaines TVHD 3D à technologie active savent interpréter. Dans ce mode 3D, il est indispensable de régler la TV sur le mode 3D entrelacé correspondant, à chaque fois que vous lisez un Blu-Ray 3D, puis de le désactiver pour revenir à un affichage 2D. Il faut néanmoins que ce mode 3D soit disponible, ce qui n’est pas forcément le cas sur toutes les TVHD 3D, à l’image de notre plasma Panasonic TX-P50VT20E. L’inconvénient de ce mode entrelacé est qu’il n’offre qu’une demi-résolution vidéo, et même si le rendu reste très appréciable, l’image perd en détails face au mode frame sequential natif. Il en est de même si l’on utilise un autre mode 3D proposé par les applications de lecture BD 3D et les TV, comme le checkboard (damier) correspondant au mode des TV DLP 3D. En ce qui concerne les jeux, contrairement à la solution 3D Vision dédiée aux moniteurs LCD PC et vidéoprojecteurs 120 Hz, les fonctions stéréoscopiques du panneau de configuration nVidia ne sont pas exploitables sur une TVHD 3D. Le seul moyen de jouer en relief sur le téléviseur avec ses lunettes actives est de passer par d’autres solutions logicielles de conversion 2D/3D, comme en proposent iZ3D et Tridef. Elles sont payantes (50  dollars environ) et ont l’avantage de fonctionner avec n’importe quel GPU, mais elles ne sont pas (encore) aussi complètes que celles de nVidia. Les pilotes Tridef ne marchent qu’en DX9, par exemple, et seuls les iZ3D ont récemment reçu le support de configurations SLI/CrossFire, qui est encore loin d’être au point, tout comme celui de DX10/11, alors que le SLI et DX11 sont pleine-

Nous avons effectué nos tests sur une TVHD 3D plasma de Panasonic, la TX-P50VT20E, une des meilleures TV du moment en termes de relief, notamment car elle n’est pas entachée d’effets de ghosting. Mais elle ne possédait pas de réglages manuels pour les modes 3D : entrelacé ou checkboard, seulement pour le côte à côte, et le haut et bas.

ment fonctionnels avec les pilotes S3D nVidia. Vient ensuite la bibliothèque de jeux certifiés, moins importante avec ces deux pilotes. nVidia a une liste de plus de 400 titres, alors que Tridef se contente de 200  jeux et environ 300 pour iZ3D. Cela ne veut pas dire que les jeux non listés

ne marcheront pas en S3D, mais leurs effets de relief peuvent être de médiocre qualité et l’affichage entaché de nombreux bugs. Avec ces pilotes Tridef et iZ3D, il est ensuite obligatoire d’exploiter un mode S3D de type côte à côte (Side by Side),

Les lunettes 3D Vision nVidia ne peuvent pas être couplées à des TVHD 3D.

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Pratique

fonctionne mais il est, là encore, obligatoire de définir le mode 3D de la TV manuellement, puis de le couper une fois la lecture terminée. Ces sources, comme les Blu-Ray, ne peuvent néanmoins être en relief qu’à condition de les lire en plein écran.

L’apport du 3DTV Play Bien que l’on puisse donc profiter d’un affichage en relief dans bon nombre de situations en reliant son PC sur une TVHD 3D et ses lunettes actives, le fait de devoir sélectionner le mode 3D de la TV est loin d’être pratique et l’absence du support des pilotes S3D nVidia dans les jeux ou du mode 3D natif des Blu-Ray 3D ne permet pas de profiter d’une expérience optimale. Les pilotes 3DTV Play vont corriger les choses et apporter un usage plus transparent pour l’utilisateur. Ces pilotes, sans cesse repoussés depuis le mois d’avril, devraient enfin être finalisés dans le courant du mois d’octobre et vendus aux alentours de 40 euros. Ceux qui auraient déjà acheté une paire de lunettes 3D Vision en bénéficieront gratuitement.

Le 3DTV Play permet d’utiliser les lunettes actives de sa TVHD 3D sans aucune restriction. Un assistant de configuration vous aide à vérifier son bon fonctionnement à partir de quelques images en relief.

checkboard ou encore entrelacé, le frame sequential n’étant pas encore disponible. Au même titre que pour la lecture de Blu-Ray 3D, ce dernier mode, que peuvent utiliser les pilotes S3D de nVidia, est celui qui apporte la meilleure qualité de relief. Il supporte les résolutions qui ont été définies par les spécifications de l’interface HDMI 1.4a, à savoir le 1080p@24 Hz ou le 720p@50/60 Hz. En Side by Side, en entrelacé ou en checkboard, il n’existe pas de limitations sur la résolution utilisable, mais le rendu à l’écran n’est effectué que sur une demi-résolution. Pour ce qui est de la photo ou des fichiers vidéo à lire avec un lecteur stéréoscopique adéquat, ainsi que du streaming de type YouTube, tout

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Après avoir installé les pilotes 3DTV Play, qui sont en fait contenus dans les pilotes graphiques ForceWare, la configuration s’effectue dans le panneau de configuration nVidia, où il faut activer la 3D stéréoscopique au menu adéquat. Un assistant vous permet alors de vérifier le bon fonctionnement de l’ensemble, à partir de quelques images de test en relief. Il n’y a rien d’autre à faire, tout est ensuite prêt pour un usage S3D.

Les jeux S3D natifs sont rares. On peut citer Avatar et Trackmania Nations Forever. L’avantage est de ne pas avoir besoin de logiciels/pilotes de conversion 2D/3D.

Le 3DTV Play sera contenu dans les pilotes graphiques des GeForce. Son activation et sa configuration sont extrêmement simples. Il coûtera environ 40 euros et sera gratuit pour ceux qui ont déjà acheté des lunettes 3D Vision.

Sur notre TV 3D, pour vérifier l’apport du 3DTV Play, nous avons commencé par lire un Blu-Ray 3D à partir des applications compatibles PowerDVD 10 Ultra 3D Mark II (build 1830) et TotalMedia Theatre 3 Platinum (build 185 avec le plugin Sim3D). Sous le premier, il a fallu régler les options 3D sur le mode correspondant aux lunettes nVidia 3D Vision, car le mode 3D Ready HDTV ne fonctionnait pas, un point à corriger dans une future version du lecteur. Mais en configurant le logiciel de cette manière, le lancement en relief du film s’est déroulé sans accrocs, la TV s’est placée automatiquement dans le bon mode de rendu 3D, avec donc une source en frame sequential.

Sous TotalMedia Theatre 3 Platinum, le réglage du lecteur s’est fait en choisissant un mode unique adapté aussi bien aux lunettes 3D Vision, qu’à des TVHD 3D et des vidéoprojecteurs 3D, et la lecture s’est déroulée sans problème. Dans les deux applications, la lecture a dû se faire obligatoirement en plein écran, ceci devrait être corrigé à l’avenir pour supporter le mode fenêtré. PowerDVD a, par ailleurs, un avantage sur TotalMedia Theatre, car ce dernier ne donne pas encore accès aux menus contextuels pour naviguer dans le film, ce qui est relativement pénible. La qualité de rendu 3D avec ces lecteurs s’est montrée excellente et au niveau d’une platine Blu-Ray 3D.

En ce qui concerne les jeux, le 3DTV Play a permis de tout débloquer. Les pilotes S3D nVidia peuvent être activés et le téléviseur adapte son mode 3D automatiquement, dès le lancement du jeu. En raison des spécifications de l’interface HDMI 1.4 (a), la résolution de sortie du jeu doit donc être placée soit en 720p@50/60  Hz, soit en 1080p@24  Hz (il en est de même pour la lecture Blu-Ray, où la résolution du bureau de Windows doit être définie dans ces résolutions). En 1080p@24 Hz, le nombre d’images par seconde est limité à 24 FPS, mais nous avons trouvé ce framerate suffisant pour ne pas sentir trop de ralentissement. Une résolution de 720p@50/60 Hz  apporte néanmoins plus de fluidité et sera peutêtre préférable selon le type du jeu.

3DTV Play respecte les spécifications de l’interface HDMI 1.4a. De ce fait, que ce soit dans les jeux, pour la lecture Blu-Ray ou les photos, il est obligatoire d’utiliser des résolutions de 720p@50/60 Hz ou de 1080p@24 Hz.

TotalMedia Theatre 3 comme PowerDVD 10 peuvent lire les Blu-Ray 3D, sous différents modes de rendu S3D. Sans le 3DTV Play, nous n’avons pu utiliser que les modes : entrelacé et checkboard, et sous condition que la TVHD 3D les supporte.

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Pratique

Pour les fichiers vidéo S3D non BluRay, le 3DTV Play a, là encore, permis à la télévision de détecter le mode S3D de la source par elle-même. Mais le relief n’apparaissait que lorsqu’on passait le lecteur stéréoscopique en plein écran. Le constat est le même pour les photos. La seule chose qui n’a pas du tout fonctionné est le streaming Web vidéo, et notamment sur YouTube, où les contenus S3D ne passaient jamais en relief, que ce soit en mode fenêtré ou en plein écran. Et puisque l’option de sélection du mode 3D de la TV était grisée après l’activation du 3DTV Play, il n’était plus possible de le régler manuellement. Il fallait donc désactiver la 3D stéréoscopique des pilotes nVidia et régler le mode 3D du téléviseur. Le streaming Web vidéo devrait être fonctionnel dès la sortie d’Internet Explorer 9, car les pilotes nVidia se baseront sur le noyau du navigateur afin d’apporter le relief. Le 3DTV Play débloque enfin le relief dans des applications comme 3D Studio. Il est intéressant de le signaler, mais il n’est pas courant d’utiliser une telle application sur une TVHD.

3DTV Play nécessaire ou pas ? Malgré quelques rares bugs à corriger et des fonctionnalités à ajouter (en particulier le mode de lecture fenêtré en photo et vidéo), cette preview du 3DTV Play nous a convaincu. Ces pilotes fonctionnent déjà très bien et

Et chez AMD ? Pour le moment, aucune lunette active compatible avec les GPU Radeon et pouvant fonctionner sur des écrans LCD PC à 120 Hz n’est disponible. Le seul moyen d’utiliser une Radeon avec la technologie active est de passer par une TVHD 3D et ses lunettes. Il est alors possible de jouer en utilisant les pilotes de conversion 2D/3D de chez iZ3D ou de Tridef, de regarder des photos et vidéos S3D avec un lecteur stéréoscopique adéquat (en plein écran), et en réglant le mode 3D de la TV manuellement. Pour les Blu-Ray, il en est de même que chez nVidia sans le 3DTV Play, à savoir qu’il est impossible d’exploiter le mode natif de ces médias, seulement les modes entrelacé ou checkboard. Les premiers PC portables avec lunettes actives et GPU Radeon viennent d’être annoncés et seront fournis avec les pilotes iZ3D. Quant aux lunettes pour PC de bureau et écrans PC ou vidéoprojecteurs 3D 120 Hz, le constructeur Bit Cauldron devrait être le premier sur les rangs, mais aucune date de sortie n’a été dévoilée.

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En haut, un mode S3D côte à côte, entrelacé en bas à gauche, et frame sequential en bas à droite. Le dernier ne fonctionne qu’à des résolutions précises, mais les deux premiers n’offrent qu’une demirésolution d’affichage.

seront indispensables pour ceux qui ne veulent pas être limités avec leur PC et leur TVHD 3D. Rappelons que 3DTV Play va fonctionner sur toutes les GeForce 8 et supérieures et que le GPU n’a pas besoin d’une connectique HDMI 1.4. Relier son PC sur un téléviseur 3D en DVI, en HDMI 1.3/1.2 ou avec un adaptateur DVI vers HDMI est possible. N’oubliez pas également que le jeu en relief est gourmand en puissance, puisqu’il y a deux flux à afficher pour l’oeil droit et gauche, et qu’une GeForce 8 (ou 9) risque de ne pas être suffisante pour obtenir une cadence d’image confortable, si vous poussez trop la résolution et les niveaux de détails. Quant à la lecture BD 3D, là encore, il faudra disposer d’un CPU double coeur bien cadencé, si votre GPU n’est pas capable de décoder les deux flux du Blu-Ray, ce que ne savent faire que les GeForce séries 400 et GT200. D’après notre interlocuteur chez nVidia, l’adaptation automatique du mode 3D de la TVHD, la possibilité de

lire des fichiers vidéo S3D en mode fenêtré, ainsi que le support du format natif des BD 3D ne sont théoriquement pas dépendants des pilotes 3DTV Play, mais seulement des pilotes graphiques. Normalement, cette dernière fonctionnalité sur les BD devrait déjà être disponible dans les pilotes 258.96, mais nos tests nous ont prouvé le contraire et ce n’était également pas le cas des 260.52 lorsque le 3DTV Play n’était pas activé. Pourtant, d’après le constructeur, n’importe quel contenu S3D natif, comme des fichiers vidéo, un streaming Web ou les Blu-Ray, ne devrait pas avoir besoin de 3DTV Play. Il en est de même pour le jeu. Il existe très peu de titres développés nativement en S3D et nos tests avec Avatar n’ont, là encore, pas été concluants sans le 3DTV Play. Il faudra donc attendre de futures versions de pilotes ForceWare pour avoir une réponse définitive, car d’après nVidia, le 3DTV Play n’apporte que le jeu en relief, ainsi que le support d’applications 3D, comme 3D Studio, à une TVHD 3D.

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Pratique

USB 3.0 : enfin une

réalité ? Le point sur la nouvelle norme SuperSpeed

Présent depuis fin 2009 sur nos cartes mères, l’USB 3.0 a tout pour plaire avec 600 Mo/s et une rétrocompatibilité avec l’USB 2. Des périphériques sexy arrivent enfin, alors que la norme est désormais stabilisée. Il y a vraiment de quoi craquer.

E

Benjamin Bouix

n janvier, il y a 10 mois, nous testions l’USB 3.0 et nous atteignions 200 Mo/s en vitesse de transfert. Emballé par ce nouveau standard, nous étions déçu par le peu de périphériques disponibles, quelques disques durs externes chez Buffalo ou Western Digital, et par l’absence de ports USB 3.0 qui n’étaient pas présents en masse sur nos cartes mères. Les constructeurs ont intégré peu à peu l’USB 3 à toutes leurs séries et il existe bon nombre de cartes filles pour mettre à jour votre carte mère. En outre, les périphériques débarquent avec une explosion prévue d’ici à Noël. C’est donc l’occasion pour nous de tester tous les types de composants liés de près ou de loin à l’USB 3.0. Boîtiers, racks HDD externes, clés USB 3.0, cartes mères, laptops, cartes contrôleur, quelles sont leurs vraies performances. Est-ce le moment de craquer ?

Genèse Présenté en 1996, l’USB 1.0 s’est rapidement imposé comme une interface standardisée pour bon nombre

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de périphériques. Ce fut, en grande partie, grâce à la notion de Plug & Play alors introduite par Microsoft qui facilite la configuration des divers périphériques sous Windows, à une époque où il existait quasiment un port par type de périphériques. En outre, cette norme était développée par l’USB IF (ou Universal Serial Bus Implementers Forum), un consortium qui rassemblait des géants de l’industrie comme Intel, IBM, Compaq ou Microsoft, gage de sécurité pour

le support et la popularisation de cette technologie. Tout peut se faire en USB, si bien que la norme a évolué en 2001 pour faire place à l’USB 2.0 (Hi-Speed). On passait donc de 12 à 480 Mbps, une très nette amélioration qui a permis l’utilisation de périphériques de stockage. Les clés USB ont vu le jour, mais aussi les disques durs externes. Si à l’époque, le débit suffisait amplement pour nos petits fichiers, le début des MP3 et les photos, c’est aujourd’hui

Les connecteurs USB 3.0 sont compatibles avec les versions 2.0 et 1.1, mais il y a plus de contacts par endroits pour supporter la bande passante supplémentaire. Ils sont reconnaissables par leur teinte bleue.

insuffisant. Les alternatives comme le FireWire et l’eSATA n’ont pas su s’imposer, la faute à une interface nécessitant de changer tous ses périphériques et un fonctionnement pas assez souple pour l’eSATA. A l’heure des MKV, des FLAC et des photos de 20 mégapixels, les débits de l’USB 2.0 ne suffisent plus, il a fallu passer à l’USB 3.0, aussi appelé SuperSpeed.

rentre pas sur un périphérique USB 2, ce qui suppose de changer de câble pour utiliser de vieux périphériques. L’USB 2.0 n’en reste pas moins tout à fait pérenne. Pour reconnaître les connecteurs USB 3.0, c’est facile, ils arborent, en général, une jolie couleur bleue à l’intérieur, que ce soient les câbles ou les ports des cartes mères ou cartes d’extension.

10 fois mieux que l’USB 2.0

Contrôleur USB 3.0 chez Nec

En 2008, les standards de l’USB 3.0 sont officiellement dévoilés. Le chiffre de 4,8 Gbps est lâché, ce qui permettrait de décupler les débits de l’interface. Si ça n’a strictement pas le moindre intérêt pour nos claviers, souris, imprimantes ou casques audio, cela transforme le monde du stockage. Pour rappel, Gbps signifie Gigabit per second, soit 1 000 bits par seconde. Or, notre unité de mesure traditionnelle est l’octet, qui se compose de 8  bits. Aussi, pour obtenir les débits en  Mo/s, il convient de diviser les débits en Gbps par 8. C’est ainsi que l’USB 2.0 offrait en théorie 60 Mo/s et que l’USB 3.0 propose jusqu’à 600 Mo/s. En pratique, selon les estimations de l’USB IF, il faudra compter sur environ 400 Mo/s, là où l’USB  2.0 se contente de 30 à 35 Mo/s, les pertes étant induites par la connectique, les câbles, les interférences, etc.

En 2009, aucune carte mère ne supportait l’USB 3.0. Aucun chipset provenant d’Intel ou d’AMD ne prévoyait même de l’implémenter à moyen terme, il fallait donc recourir à une puce externe. Nec, dont la division semiconducteurs a été rachetée par Renesas depuis, a été le premier à dégainer un contrôleur USB 3.0 gérant deux ports, le µPD720200. Seul problème, celui-ci n’est conçu que pour être relié à une seule ligne, qu’il faudrait donc idéalement en PCI-Express 2.0. Cette unique ligne ne peut fournir qu’un débit de 500 Mo/s, les débits sont donc déjà entamés. Et ces 500 Mo/s doivent être partagés par deux ports, de sorte que si deux périphériques fonctionnent de concert, ils seront limités à 250  Mo/s en théorie, encore moins en pratique. Heureusement, ce cas de figure devrait être assez rare. Mais c’est une autre contrainte qui affecte le plus l’intégration de la puce Nec. Sur les plateformes X58 et AMD, les lignes PCI-Express 2.0 sont en nombre suffisant pour alimenter l’USB  3, en plus de celles réservées idéalement à la carte graphique. Mais ce n’est pas le cas de la plateforme P55 d’Intel, pourtant leader des ventes. Les seules lignes PCI-Express disponibles sur le P55 étant celles du southbridge, en 1.1, offrant chacune une bande passante 250 Mo/s, il a fallu trouver une alternative. C’est ainsi que grâce à un switch PLX, qui permet de rassembler deux lignes 1.1 en une seule à la norme 2.0, il a finalement été possible de fournir au contrôleur Nec les 500 Mo/s requis. Mais cela complique évidemment l’architecture de la carte mère et donc augmente le prix, pour une solution qui reste théoriquement bridée. Certains modèles de cartes mères optent pour un câblage de la puce Nec directement sur les lignes du contrôleur PCI-Express, ce qui apporte des performances légèrement meilleures et

USB 2.0 et 3.0 : une évolution intelligente des connecteurs Ce fut la force de l’USB au passage en 2.0, ça l’est aussi en migrant à la version 3.0 : l’interface est rétrocompatible. Cela ne signifie pas que l’on pourra atteindre les mêmes débits que l’USB 3.0 sur un port USB 2.0, mais simplement qu’un périphérique USB 3.0 sera parfaitement opérationnel sur un port USB 2.0, et même sur un port USB 1.0. L’interface est physiquement identique, mais la connectique interne change légèrement. Là où la version Hi-Speed nécessitait quatre fils (alimentation, terre et deux fils pour les données), le SuperSpeed rajoute deux paires de deux fils pour les transferts USB 3.0 en full duplex et un 9e fil non documenté. On peut brancher un câble USB 2 mâle sur la prise femelle d’un périphérique USB  3, ce qui le fait fonctionner en USB 2, mais permet de le connecter sur un vieux PC. Mais un  câble USB 3 mâle ne

une élaboration plus simple, mais qui prive, au passage, la carte graphique de la moitié de sa bande passante, ce qui bride l’usage du SLI, par exemple. En outre, conscient des problèmes de chauffe et de consommation de sa puce, Nec/Renesas a lancé une révision (le µPD720200A) qui serait plus économe, surtout au repos ou à faible utilisation.

Alternatives au contrôleur Nec L’intégration d’un contrôleur USB 3.0 au sein des chipsets Intel ou AMD n’est pas prévue dans l’immédiat. Cependant, Nec/Renesas a récemment signé un partenariat avec la firme de Sunnyvale afin d’être le seul à équiper les plateformes AMD, mais aussi afin de travailler conjointement à l’intégration de l’USB 3.0 au sein des futurs chipsets. Alors que les derniers chipsets AMD800 se contentent du SATA  6 Gb/s, les nouveaux processeurs Bulldozer qui sortiront début 2011 sur le socket AM3r2 pourraient bien amener le support natif du SuperSpeed. Du côté d’Intel, le P67 qui débarquera début 2011 ne gère pas l’USB 3.0 en natif, Intel s’en remet à un contrôleur externe. C’est toutefois une première sur les cartes de référence Intel, marquant la volonté du géant de développer l’USB 3.0 sur ses plateformes.

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Pratique

MX Technology FX

A-Data Nobility N005

• Prix : 105 et 190 euros • Capacités disponibles : 32 et 64 Go • Débits annoncés (lecture/ écriture) : 55/125 Mo/s (16 Go), 80/ 125 Mo/s (32 et 64 Go)

• Prix : 60, 95 et 170 euros • Capacités disponibles : 16, 32 et 64 Go • Débits annoncés (lecture/ écriture) : 85/55 Mo/s

Performances Très large

Pour l’heure, ceux qui souhaitent bénéficier des bienfaits de l’USB 3.0 devront s’en remettre aux contrôleurs externes, comme on en trouve déjà. Moins cher, consommant moins et produisant moins de chaleur que la puce Nec, Fresco Logic propose aussi un contrôleur USB 3.0 : le FL1000. En contrepartie, il ne pilote qu’un seul port et ne supporte que le PCI-Express  1.1. Il est donc bridé à 250  Mo/s en théorie, encore moins en pratique. Principalement utilisé pour les ordinateurs portables ou les périphériques qui ont des contraintes de consommation et de dégagement calorifique, on le retrouve aussi sur

Les clés USB 3.0 actuelles sont imposantes, bien plus encombrantes que les miniatures que l’on peut trouver en USB 2.0 actuellement.

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Peu épaisse (mais longue), prix identique aux version USB 2.0 Performances

certaines cartes mères, comme la Asrock H55 Extreme 3. Quant à son grand frère, le FL1009, supportant le PCI-Express 2.0 et gérant deux ports, il n’est utilisé nulle part. Probablement parce que les performances semblent cependant un cran en dessous du contrôleur Nec, sans être vraiment moins cher. Chez AS Media, propriété d’Asus, on produit aussi des contrôleurs USB 3.0. Les premières moutures sont déjà présentes sur les boîtiers des disques durs externes, puisqu’il s’agit d’une interface USB 3.0 vers SATA. Mais un contrôleur USB 3.0 est prévu pour nos cartes mères, Asus, MSI et Gigabyte ayant déjà passé commande. Cette puce est annoncée à 3 dollars au lieu de 6 dollars chez Nec/ Renesas, de quoi standardiser l’USB 3.0 et arrêter d’en faire un argument pour vendre des cartes mères plus cher. VIA ne devrait pas tarder à lancer son VL810. Il s’agit d’un contrôleur qui peut piloter quatre ports USB 3.0, avec une bande passante de 5 Gbps (soit 625 Mo/s) qui ne devrait pas brider l’USB 3.0. Il est un peu tôt pour affirmer quoi que ce soit à son sujet, mais nous espérons qu’il viendra animer un peu le secteur des contrôleurs hautes performances. Texas Instruments, gros acteur sur ce genre de produits, devrait aussi lancer sa

Kingston Data Traveler Ultimate • Prix : 60, 95 et 170 euros • Capacités disponibles : 16, 32 et 64 Go • Débits annoncés (lecture/ écriture) : 80/60 Mo/s Prix identique aux version USB 2.0 Performances, un peu encombrante

propre solution d’ici à la fin de l’année. Espérons que les contrôleurs pourront être reliés à plusieurs lignes PCIExpress 1.1 pour ne pas supporter les mêmes contraintes que le Nec, quand ils sont utilisés avec un southbridge, mais dans tous les cas, ils offriront un meilleur positionnement tarifaire. L’autre solution viendra indirectement quand tous les southbridges Intel géreront du PCI-Express  2.0, plutôt que 1.1, ou quand tous les northbridges offriront suffisamment de lignes.

De grosses clés USB 3.0 S’il existe si peu de clés USB 3.0, la faute incombe au coût de celles-ci. Pour justifier l’interface USB 3.0, il faut en effet atteindre des débits de 60 à 80 Mo/s, qui ne peuvent l’être qu’avec un RAID interne et des capacités assez conséquentes. Tout ceci augmente le coût de la clé, de sorte qu’on atteint très facilement les 50 à 60 euros, une somme que bon nombre de consommateurs ne sont pas prêts à dépenser dans ce genre de produits. Peu de marques se lancent donc dans l’aventure, par crainte de subir un échec. En outre, les clés USB 3.0 consomment et chauffent plus, et sont donc imposantes afin de pouvoir correctement refroidir les composants. Nous avons reçu trois clés USB 32 Go, les A-Data Nobility N005, Kingston Data Traveler Ultimate et MX-Tech FX, toutes trois assez imposantes (7 à 9 cm de long), parfois trop. Si les clés Kingston et A-Data sont assez semblables en performances, reposant sans doute sur une architecture similaire, la clé

Le contrôleur Symwave USB 3.0 de l’Enyo est exclusif et il atteint des débits jusque-là inégalés en USB 3.0.

OCZ Enyo : 260 Mo/s en USB MX-Tech offre des débits bien plus impressionnants. 115  et 75  Mo/s, respectivement en lecture et écriture, alors que les deux concurrents oscillent entre 80 et 55 Mo/s. Aucun constructeur n’indique par quel moyen il atteint ces débits. Les tarifs sont aussi bien différents, avec un prix tournant autour de 95 euros pour les N005 et Data Traveler Ultimate, alors que la MX-Tech FX devrait se négocier plutôt autour des 105 euros, soit 10 % de plus. Notons aussi que la Kingston est censée utiliser un câble à double prise quand elle est connectée en USB 2.0, afin de combiner la puissance électrique de deux ports. Il s’agit sans doute d’une précaution puisque nous n’avons rencontré aucun problème sur nos configurations de test, même sans ce câble.

A-Data Nobility N004 • Prix : N.C.• Capacités disponibles : 64, 128 et 256 Go • Débits annoncés (lecture/ écriture) : 200/170 Mo/s • Connectiques : USB 3.0 et SATA II Double interface SATA/USB, look, performances Nécessite un câble, encombrement

L’Enyo est un produit atypique, mais force est de constater que l’idée n’est pas mauvaise du tout. Les SSD en USB 3.0 ont le mérite de proposer de bien meilleurs débits que les clés USB 3.0 actuelles. De plus, leur architecture plus simple s’avère payante puisque le coût est à peine plus élevé, alors que leurs composants sont plus chers. 175 euros pour une clé USB  3.0 64  Go, contre 200 euros pour un SSD, soit environ 15 % de plus, c’est finalement assez raisonnable. A l’intérieur de l’Enyo, on retrouve un SSD tout à fait ordinaire, avec les puces de NAND et le contrôleur, et une puce qui sert d’interface entre le SATA-2 et l’USB 3.0. Ce qui en fait le premier SSD externe USB 3.0. La capacité débute à 64 Go car une version 32 Go

OCZ Enyo • Prix : 190, 350 et 660 euros • Capacités disponibles : 64, 128 et 256 Go • Débits annoncés (lecture/ écriture) : 225/135 Mo/s (64 Go), 260/200 Mo/s (128 et 256 Go) • Connectique : USB 3.0 hautes performances, look, prix face aux clés USB

atteindrait des débits à peine plus élevés que les clés USB 3, alors qu’il est beaucoup plus encombrant. L’Enyo d’OCZ repose sur un contrôleur Indilinx Barefoot, qui fut la star des SSD en 2009, et qui équipait notamment les Vertex de la même marque. OCZ ayant racheté la firme Symwave, il est donc tout naturel de trouver le contrôleur USB 3.0 de cette société au sein de l’Enyo. Le design n’est pas déplaisant puisqu’il s’agit d’un boîtier alu long et fin. Les performances sont au rendez-vous, puisque nous atteignons 260  Mo/s en lecture après installation des drivers, c’est tout bonnement impressionnant et bien meilleur que tous nos autres périphériques, même un boîtier externe équipé d’un SSD ne fait pas aussi bien, il s’arrête avant 200 Mo/s. OCZ n’a pas souhaité en dire plus long au sujet du contrôleur Le N004 est un SSD combinant USB 3.0 et SATA II.

AData Nobility NH01 • Prix : 65, 90 et 105 euros • Capacités disponibles : 320, 500 et 640 Go • Débits annoncés (lecture/ écriture) : 88/81 Mo/s • Connectique : USB 3.0 Rapport capacité/prix, look Pas d’upgrade possible

Nécessite un câble, encombrement

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Pratique Plat et fin, l’Enyo n’est pas seulement performant, c’est aussi le périphérique USB 3.0 le plus rapide du moment !

Symwave SATA-2 vers USB 3.0, mais nous espérons pouvoir le retrouver dans d’autres produits à l’avenir ! Chez A-Data, le N005 s’apparente plus à un SSD équipé d’une interface USB 3.0. En effet, il reprend le boîtier classique des SSD 2,5’’, ainsi que les connecteurs SATA-2 et rajoute un connecteur USB 3.0 Micro-B sur le flanc. Le design est là aussi un point fort, le bleu anodisé fait son effet. Equipé d’un contrôleur Indilinx Barefoot, le N004 offre des débits de 200 Mo/s en lecture, soit un peu moins que l’Enyo. Il s’agit plus ou moins des vitesses que l’on obtient en utilisant ce SSD dans un boîtier externe USB 3.0. La double interface SATA-2 et USB 3.0 est, en revanche, un avantage indéniable dans le contexte actuel. A part votre propre PC, il est fort probable que les autres machines, sur lesquelles vous voudrez utiliser le N005, n’auront que de l’USB 2.0. Aussi, pour peu qu’une interface eSATA soit disponible, vous continuerez de bénéficier de débits exceptionnels pour un périphérique de stockage amovible. Et le jour où l’USB 3.0 sera standardisé, vous pourrez vous contenter du disque et de son câble USB.

Boîtiers HDD externes Les disques durs externes USB 3.0 sont sans doute les périphériques les plus intéressants. En effet, ils combinent grosse capacité et débits conséquents, pour un prix plus abordable que les clés USB. Oui mais ils sont plus encombrants et nécessitent un câble. Ce n’est certes pas dérangeant pour certains, mais ce n’est tout de même pas aussi facile à balader avec soi qu’une clé USB. Autant de reproches que l’on pourrait adresser  aux SSD USB 3.0, mais qu’ils compensent aisément avec leurs performances. Les boîtiers HDD USB  3.0 reposent sur la même architecture que les SSD en USB 3.0, c’est-à-dire une puce qui sert d’interface entre le SATA-2 du disque dur et l’USB 3.0 de votre ordinateur. Peu de constructeurs se sont lancés dans cette voie, Icy Box étant le plus dynamique avec trois solutions. Mais Lian Li, Silverstone et A-Data ont

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dévoilé leurs propres produits, et bien d’autres devraient suivre, tous sur le même modèle. Il existe aussi des boîtiers vendus d’office avec un disque dur. Les performances ne sont, en général, pas différentes, mais lorsque vous voudrez passer à une capacité plus importante dans quelque temps, vous n’aurez pas d’autre choix que de tout changer. En 2,5’’, chez Transcend, les StoreJet 25M3 et 25D3 sont deux disques durs externes, dont le premier est censé être plus résistant aux chocs, avec une coque un peu différente. Il intègre aussi un bouton qui lance un backup via le logiciel fourni. Nous préférons cependant la version classique, un peu moins chère et au look plus conventionnel. Chez A-Data, le NH-01 opte pour un design brillant et c’est la seule différence par rapport au 25D3, même les prix sont identiques. Tous les boîtiers, qu’ils soient livrés avec disque dur ou non, sont capables de débits plus importants que les 100 à 130 Mo/s constatés, la seule limite étant le disque dur utilisé. Ils exploitent un contrôleur SATA-2 vers USB 3 AS Media, sauf pour le Icy Box 366StUS3-B qui fait appel à un contrôleur Fujitsu. AS Media a présenté au Computex  2010 un contrôleur compatible SATA-3, qui semblait capable d’atteindre les débits maximums du C300 de Crucial, soit 350 Mo/s, toujours en USB 3.0. Mais ce n’est d’aucun intérêt pour un disque dur, les performances maximales étant déjà atteintes.

Le SuperSpeed même sur les laptops Les ordinateurs portables eux aussi ont droit à leur port USB 3.0. Seuls quelques modèles en sont équipés pour le moment, dont beaucoup ne disposent que d’un seul port. C’est selon nous suffisant, la plupart des périphériques pouvant se contenter

des ports USB 2 présents par ailleurs. Selon la plateforme embarquée dans le portable, le contrôleur USB  3.0 bénéficiera de plus ou moins de bande passante pour communiquer avec le système. Cependant, sur les Arrandale (Core i3/i5/i7), on a, en général,  affaire à une seule ligne PCI  Express venant du PCH, soit 250 Mo/s théoriques. Nous avons testé le N53 chez Asus qui n’embarque pas la puce Nec habituelle, mais une puce Fresco. Reliée au système par une ligne PCI-Express à 250 Mo/s, les résultats sont similaires à ce que l’on obtiendrait sur un desktop avec le contrôleur Nec branché en PCI-Express 1.1 et notre Enyo affichait donc des débits de l’ordre de 115 Mo/s. Dans l’absolu, c’est un peu décevant. D’un autre côté, ce port USB 3.0 n’est pas destiné à battre des records de vitesse, mais plutôt à vous permettre de ne pas vous traîner à 35 Mo/s avec votre toute nouvelle clé USB 3.0. Quand bien même vous auriez opté pour un Enyo ultrarapide, c’est certes frustrant de le voir plafonner à 115 Mo/s, mais c’est déjà trois à quatre fois plus rapide qu’en USB 2.0 et surtout, on est plutôt habitué à ce que tout soit lent sur un notebook. Il faudra surveiller le marché pour voir quand un constructeur proposera une solution plus satisfaisante, mais en attendant, c’est toujours bon à prendre. Chez MSI, le GT660 est équipé d’un contrôleur Nec pilotant deux ports, chacun débitant 85 Mo/s individuellement et 50 Mo/s quand ils sont sollicités en même temps. Impossible de savoir pourquoi la puce Nec utilisée ici obtient de si mauvais résultats, mais les performances sont un peu légères à notre goût. La plus lente de nos trois clés USB 3.0 est déjà bridée !

Ce connecteur est utilisé sur tous les périphériques externes USB 3.0, il vaudrait mieux ne pas oublier votre câble.

Transcend StoreJet 25D3 • Prix : 95 et 105 euros • Capacités disponibles : 500 et 640 Go • Débits annoncés (lecture/ écriture) : 90/90 Mo/s • Connectique : USB 3.0

Icy Box IB-226STU3

Icy Box IB-366STU3

• Prix : 25 euros • Connectique : USB 3.0

• Prix : 50 euros • Connectique : USB 3.0

Prix, encombrement Qualité de fabrication

Hotswap, look Prix, pas d’eSATA, câbles un peu courts

Rapport capacité/prix Pas d’upgrade possible

Cartes contrôleur Si votre carte mère n’est pas équipée en natif d’un port USB 3.0, ce qui est le cas sur toutes les cartes mères produites avant 2010, il est tout de même possible de bénéficier de cette nouvelle norme. Vous pouvez, par exemple, opter pour une carte contrôleur USB 3.0 au format PCI-Express 1x. Plusieurs marques proposent ce genre de produits  : Icy Box depuis de longs mois, puis Transcend et Patriot. Il s’agit toujours du même produit, utilisant le contrôleur USB Nec/ Renesas habituel, le même que l’on retrouve sur les cartes mères. Il n’y a

Icy Box vend une carte contrôleur USB 3.0 équipée de la puce Nec/ Renesas, mais d’autres marques comme Transcend proposent les mêmes produits rebadgés. Un excellent choix, mais un peu cher face à l’Asus qui propose le SATA 6 Gb/s et une gestion intelligente des lignes PCI-Express pour à peine quelques euros de plus.

donc pas de meilleures performances à attendre de ce genre de produits, il s’agit simplement d’une alternative. Cependant, elles sont surtout destinées à un port PCI-Express 2.0, les ports 1.1 des anciennes cartes mères ne fournissent pas une bande passante assez élevée. Les débits sont alors limités à 128 Mo/s. Ces cartes nécessitent une  prise Molex pour être fonctionnelles, elles ne sont pas capables d’utiliser la puissance diffusée par le port PCI-Express. Notez que Gigabyte propose le même produit,

avec un look un peu plus travaillé, de même qu’eVGA, qui parvient à se passer de la prise Molex. Mais la plus intéressante est sans nul doute la carte Asus U3S6. Pour 35 à 40 euros, on bénéficie à la fois de l’USB 3.0 et du SATA 6 Gb/s via une interface en PCI-Express 4x et sans avoir besoin d’alimentation externe. Les quatre lignes, si elles sont en PCI-Express 1.0, seront combinées par le switch PLX afin de proposer la bande passante maximale. Plus besoin de se soucier de la génération de sa carte mère, une solution idéale qui enterre la concurrence. Pour les ordinateurs portables, il existe aussi une solution d’upgrade. Au format ExpressCard, c’est-à-dire le PCI-Express des notebooks, on trouve des cartes qui pilotent deux ports USB 3.0. Un slot ExpressCard propose, en théorie, une bande passante identique à une ligne PCI-Express 2.0, soit 500  Mo/s, mais certains constructeurs n’hésitent pas à utiliser des lignes PCI-Express 1.1 quand il n’y a que ça de disponible, comme sur les plateformes Arrandale, par exemple. Dans ce cas, les périphériques USB plafonnent autour de 125 Mo/s. Comme sur les PC desktop donc, il n’y

Deux ports USB 3.0 sur un laptop, c’est bien, mais à 75 Mo/s, c’est un peu lent. Nous aurions préféré un seul port, plus rapide.

Hardware Magazine

I 81

Pratique

Icy Box IB-AC604

Asus U3S6

• Prix : 30 euros

• Prix : 40 euros

PCI-Express 1X Nécessite un connecteur Molex, port PCI-Express 2.0 nécessaire pour profiter des performances maximales

Performances toujours optimales, SATA 6 Gb/s en prime PCI-Express 4X Voici le nouveau header approuvé par l’USB IF. Il ne reste plus qu’à attendre que les constructeurs daignent l’utiliser.

a rien de plus à attendre en termes de performances de la part des cartes contrôleur, par rapport aux solutions intégrées. Nous avons testé les cartes Patriot et Transcend qui offrent des débits satisfaisants de l’ordre de 100 Mo/s. Impossible de déterminer les composants employés, mais nous doutons que l’architecture soit différente au vu des performances et du look identiques.

USB 3.0 en façade

Ingénieuse, peu chère et combinant USB 3.0 et SATA 6 Gb/s, l’Asus U3S6 gagne à être connue. Une excellente upgrade pour ceux qui souhaitent conserver leur carte mère USB 2.0.

82

Les headers USB (la connectique pin sur le PCB) ont toujours été un calvaire, tant pour les constructeurs de cartes mères que de boîtiers. L’USB IF n’avait, en effet, pas dévoilé de headers à l’époque de l’USB 1.0, heureusement Asus en avait conçu un qui a été par la suite adopté par toute l’industrie. Pour l’USB 3.0, l’histoire se répète. Après avoir passé six mois avec des câbles disgracieux qui traversent le boîtier pour se brancher sur une prise de la carte mère, un header standardisé pointe enfin le bout de son nez. Lors du Computex 2010, Asrock dévoilait un header USB 3.0 sur ses cartes mères, qui

I Hardware Magazine

Les cartes de la série Extreme 4 d’Asrock proposent toutes un header USB 3.0, en plus des deux ports sur le panneau arrière. Le bundle comprend même un rack 5,25” avec un port USB 3.0, pour ceux qui ne possèdent pas encore de boîtier compatible.

fut adopté quelques mois plus tard par l’USB IF. Si vous n’avez pas de boîtier équipé de ces connecteurs, sachez qu’Asrock vend ses P55, X58 et 890FX Extreme 4 avec un rack 5,25’’ qui comporte un port USB 3.0, de quoi profiter tout de même de cette connectique en (presque) façade. En outre, des constructeurs comme Lian Li devraient proposer des pièces détachées afin de remplacer en un tournemain votre vieille connectique par l’USB 3.0. Notez qu’Asus, dont dépend Asrock, a aussi adopté le header sur sa P7P55/ USB 3, mais celle-ci ne sera visiblement

pas disponible dans nos contrées. Il y a fort à parier que les headers feront leur apparition massive sur la prochaine génération de cartes mères au socket 1155, prévu pour le début d’année 2011, les plateformes actuelles ne bénéficiant pas de révisions. MSI a aussi tenté d’innover en intégrant un port USB 3.0 sur le PCB de la 870A Fuzion, en lieu et place d’un header puisque ceux-ci n’étaient pas encore standardisés. Son bundle contient un rack 5,25’’ qui se branche sur ce port USB 3.0 interne afin de proposer le SuperSpeed en façade.

Choix de la Rédaction

L

es problèmes de headers désormais réglés, le marché proposant assez de cartes mères et de cartes contrôleur compatibles, il ne reste plus qu’à voir débarquer plus de périphériques. Mais pour l’heure, il en existe déjà assez pour ne pas passer à côté de l’USB 3. Si vous utilisez des disques durs externes, n’hésitez pas, cette nouvelle norme apporte un vrai confort d’utilisation.

30,7 31,3 31,8 41,7 41,7 41,7

Clé USB 2.0 Hi Speed OCZ Enyo 128 Go USB 2,0 Transcend StoreJet 25M3

Clé USB 2.0 Hi Speed

94,7 73,9

Transcend StoreJet 25M3

Transcend StoreJet 25D3

42,8

96 71,4

Transcend StoreJet 25D3

A‐Data Nobility NH01 500 Go

37,8

Icy Box IB‐223 Icy Box IB‐318 Icy Box IB‐336 87,5 81,8 71 82,2 73,3 67,5

Kingston DT Ultimate 32 Go

MX‐Tech FX 32 Go

50

Maxi

100

Moyen

150

200

300

150,5 149,0 148,1

79,9

61,0 63,4 64,5

5,2

114,0

69,3

1,3

116,7

6,0

OCZ Enyo 128 Go

250

113,1

4,1

A‐Data Nobility N004 128 Go

OCZ Enyo 128 Go 0

3,9

Kingston DT Ultimate 32 Go

257,4 255,4 250

112,2

3,8

MX‐Tech FX 32 Go

A‐Data Nobility N004 128 Go

115,7

6,1 ,

Icy Box IB‐336

189,2 186,6 178,2

76,2 68,4

5,6

A‐Data Nobility N005 32Go

108

85,3 78,6

7,2

Icy Box IB‐318

189,3 177,5

88,6 82,1

7,8

Icy Box IB‐223

182 174,4 172,4 174,6 165,2 161,4 175,1 166 161,6

39,4 38,1

8,1

A‐Data Nobility NH01 500 Go

83 64,5

29,6 28,7

6,0

OCZ Enyo 128 Go USB 2,0

46,5

A‐Data Nobility N005 32Go

Le plus lent des périphériques que nous ayons eus débitait 55 Mo/s, alors que le plus rapide filait à 260  Mo/s. Si cela peut paraître décevant face aux 600 Mo/s annoncés, c’est tout de même deux à huit fois plus rapide que l’USB 2.0. Nous mettrons au tableau d’honneur le boîtier externe Icy Box 2,5» 223STU3 pour son prix ou le grand frère en 3.5», le 366STU3, pour le hotswap et la qualité globale de fabrication, la clé USB 3.0 MX-Tech FX pour améliorer sensiblement les débits de nos pauvres clés USB, l’OCZ Enyo pour le top des perfs, la carte contrôleur Asus pour la souplesse d’utilisation et une upgrade facile et enfin, la série Extreme 4 d’Asrock pour l’introduction des premiers headers USB 3.0 destinés à la façade de votre boîtier. Mais il reste toujours une légère frustration en arrière-plan, l’USB 3.0 n’étant pas développé à sa juste valeur. L’apparition de nouveaux contrôleurs et surtout de chipsets intégrant l’USB  3.0 devrait néanmoins changer les choses assez rapidement.

Copie de fichiers ‐ Lecture (Mo/s)

HD Tune ‐ Lecture (Mo/s)

121,5

4,0

151,0 153,0

0,0 20,0 40,0 60,0 80,0 100,0 120,0 140,0 160,0 180,0 Gros fichiers

Fichiers moyens

Petits fichier

Mini

Copie de fichiers ‐ Ecriture (Mo/s)

HD Tune ‐ Ecriture (Mo/s) 25,6 24,9 22,3 34,3 34,4 34,4

Clé USB 2.0 Hi Speed OCZ Enyo 128 Go USB 2,0 Transcend StoreJet 25M3

37,8

Transcend StoreJet 25D3

43,7

A‐Data Nobility NH01 500 Go

40,7

Clé USB 2.0 Hi Speed OCZ Enyo 128 Go USB 2,0

72,3 71,8

Icy Box IB‐223

126,8 , 142,4 139,3 137,5 139,9 138,2 137,8

Icy Box IB‐336 57,8 54,3 51,5 57,9 56,8 52,4

A‐Data Nobility N005 32Go

Kingston DT Ultimate 32 Go

165,1 171,4 172,3

OCZ Enyo 128 Go

145,3 0

50 Maxi

Moyen

100

150

182,6

213,2

OCZ Enyo 128 Go

250

73,0 65,0 73,5 80,8

4,5

Gros fichiers

152,0

46,0

3,8

0,0

200

21,9

0,6

A‐Data Nobility N004 128 Go

152,0 150,5

42,9 45,7

3,4 1,0

MX‐Tech FX 32 Go

A‐Data Nobility N004 128 Go

77,4

3,8

A‐Data Nobility N005 32Go

85,3 82,4 74,3

MX‐Tech FX 32 Go

77,8

3,8

Icy Box IB‐336

68,6 73,9

4,0

Icy Box IB‐318

88,1

82,2

49,3 41,9

2,4

Icy Box IB‐223

171,6 167,6

71,0

4,0

A‐Data Nobility NH01 500 Go

85,6 66,6

32,6 26,4

4,1

Transcend StoreJet 25D3

98,5

25,5 21,5

2,0

Transcend StoreJet 25M3

94,4

Icy Box IB‐318

Kingston DT Ultimate 32 Go

1,5

20,0

40,0

60,0

Fichiers moyens

147,2 147,2

80,0 100,0 120,0 140,0 160,0 Petits fichier

Mini

Les boitiers externes Icy Box ont été testés avec un SSD afin de mettre en évidence l’éventuelle limite du contrôleur USB 3.0. On atteint donc la même limite que le N004.

La copie de fichiers représente une utilisation plus concrète, et on constate que les clés USB ont un comportement étrange. La MX Tech est lente sur les petits fichiers, alors que la Kingston DT Ultimate se montre très véloce.

Hardware Magazine

I 83

Rétrocomputing

Ça s’est passé il y a 10 ans - 2000

les boîtiers

Thomas Olivaux

sexy débarquent L

e montage PC a été adopté par quelques rares passionnés au début des années 90. Monter leur propre machine était, encore plus qu’aujourd’hui, plus économique qu’acheter un PC de marque, hors de prix à cette époque ! Il existait déjà de nombreux composants de grands constructeurs, des cartes mères Asus ou Abit, des disques durs Quantum, Maxtor ou Seagate, des cartes son Creative, etc. Mais en ce qui concerne les boîtiers et les alimentations, niet. Il y avait bien sûr des fabricants, mais cette boîte de plastique beige n’était pas considérée comme facteur de performances, ni même de plaisir. Une configuration d’entrée de gamme coûtait encore 5 000 francs (750 euros) et un PC pour joueurs dépassait aisément les 10 000 francs (1 500 euros), le double d’aujourd’hui, si bien que le choix d’un boîtier était très secondaire. Finalement, la sélection d’un boîtier se limitait à opter pour un desktop,

thermique, la puissance croissante a mis en défaut le refroidissement inexistant des boîtiers. Leur capot d’un seul tenant (dessus et deux côtés) les rendait très pénibles à ouvrir (c’est l’ATX qui a introduit ce principe de portes latérales si pratique). AT n’était pas un standard établi par des grandes marques, mais plutôt un standard de fait, de nombreux constructeurs ayant copié ce qu’avait fait IBM. ATX (pour Extended AT) est, en revanche, une vraie norme, présentée par Intel en 1995. Réservé au début aux plus aisés, le format ATX a fini par s’imposer courant 1998. C’est encore le standard de montage que nous utilisons aujourd’hui, le BTX de 2005 (Intel également) ayant fait un authentique flop.

une minitour ou une grande tour en plastique beige clair ou moins clair parmi quelques références.

De l’AT à l’ATX La plus grosse révolution qu’ait connue le montage PC date de la fin des années 90, lorsque le standard ATX s’est imposé. Jusqu’alors, les PC, pénibles à assembler, étaient en AT ou babyAT, formats dérivés de l’IBM PC AT né en 1984. En AT, le bouton Power était directement relié à l’alimentation. Autrement dit, retirer l’alimentation imposait de démonter la façade, puis le bouton. Les cartes mères AT n’avaient aucune connectique soudée à même le PCB, à l’exception d’une prise clavier. Pour les ports parallèle et série (l’USB de l’époque), il fallait brancher des petites nappes et les fixer au boîtier soi-même. Si les premières machines AT ne souffraient quasiment d’aucune contrainte

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I Hardware Magazine

Cette seconde version de l’ATC-100 existe en noir et intègre des prises en façade.

04_Hardware_Boitier-COOLERMASTER_17-08-10_vectorise.indd 1

17/09/2010 15:50:34

Rétrocomputing

2000 Cooler Master ATCS, le rêve Le marché des boîtiers a entamé un virage au changement de siècle. Grâce à l’explosion du nombre de machines assemblées, des boîtiers de qualité ont enfin vu le jour. De plus en plus, les utilisateurs ont accordé de l’importance à l’ingéniosité de montage, au refroidissement et à l’esthétique de leur boîtier. Quelques modèles ont commencé à se faire connaître, comme la grande tour SC-750A de Super Micro ou l’original Palo Alto ATCX capable de se muer de moyenne tour en desktop. C’est Cooler Master qui va finalement faire sensation au Computex de 99, en présentant la série de boîtiers ATCS, tout en aluminium. Arrivées sur le marché en 2000, les moyennes tours ATC-100 et ATC-200 (dont seul le look de façade change) attirent l’attention. 100 % en aluminium dans un univers de plastique ou d’acier, ces boîtiers sont ultralégers pour l’époque (moins de 8 kg). Ingénieux, ils proposent un fond de panier amovible pour faciliter le montage de l’électronique, privilège alors réservé aux serveurs. Ce fond de panier ainsi que les portes sont aisément amovibles grâce à l’utilisation de vis à main, une première  ! Enfin, ces boîtiers se distinguent surtout pour leur refroidissement supérieur à la moyenne et leur silence. C’est qu’à l’époque, les PC faisaient un sacré boucan  ! Avec la puissance des

La version II du SX1040 se distingue par une façade un peu plus effilée et munie de prises USB.

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I Hardware Magazine

connurent un certain succès. Du reste, bien que l’aluminium se soit généralisé, c’est encore une matière noble qui n’est présente que dans les boîtiers haut de gamme à plus de 120 euros.

2001 L’odyssée d’Antec

Rustique aujourd’hui, le SX-1040 était très en avance avec ces baies amovibles, son système de rails et la fixation rapide des ventilateurs.

Pentium II, III et autres Athlon, épaulés par les nouvelles GeForce, les besoins en refroidissement ont rapidement explosé, provoquant l’utilisation massive et catastrophique de petits ventilateurs de 40 mm ou 60 mm tournant à 5 000 voire 7000  tours. Cooler Master, avec sa nouvelle série ATCS (Active Thermal Convection System), innove en utilisant exclusivement de gros (pour l’époque) ventilateurs de 80 mm ! En série, deux sont placés à l’avant en aspiration, derrière une belle grille, un en extraction à l’arrière sous l’alimentation et, originalité, un est en extraction tout en haut. Pas bête, puisque la chaleur monte (phénomène de convection) ! Nous nous souvenons encore, ému, lorsqu’Intel nous a fait parvenir fin 2000 le PC de démonstration du tout nouveau Pentium 4, dans un de ces boîtiers Cooler Master. Inédit en France, ce boîtier nous avait autant séduit que le nouveau processeur ! Sa robe aluminium magnifique soulignée par des petits pieds style hi-fi…, un contraste saisissant avec les horribles tours avec lesquelles nous devions composer jusqu’alors. Un rêve aussi, car à 2 000 francs (300 euros) la tour, c’était un luxe inaccessible. Il faudra attendre quelques mois pour que l’expert en aluminium Lian Li (qui existe depuis les années  80) se lance dans la production de boîtiers. Les premiers modèles, vendus en France autour de 1  000 francs (150euros),

Si nous rêvions de nous offrir un beau Cooler Master, la différence de prix entre une tour standard (moins de 500 francs) et un ATCS (2 000 francs) posait un réel problème. Courant 2001, la société californienne Antec crée l’événement grâce aux boîtiers SX-1030 et SX-1040, plus connus par la suite sous leur nouveau nom Performance, il s’agit de moyennes tours de type serveur, en acier robuste. Ces boîtiers, vendus autour de 1 000 francs (variable suivant alim, 1  030  =  300 W, 1  040  =  400  W) et rapidement 600  francs sans alimentation, ont beaucoup innové, à commencer par la couleur noire. En ce temps-là, il était encore impossible de trouver un lecteur ou un graveur avec une façade noire, la présence d’une porte en façade pour masquer les périphériques 5,25» était donc une bénédiction. A propos de portes, plus besoin de s’ennuyer avec un tournevis ou même des vis à main sur ces tours, il y a une ingénieuse poignée permettant d’ouvrir le PC très facilement, un vrai bonheur encore aujourd’hui. A l’intérieur, c’est un exemple de qualité et de praticité. Le métal, très épais et rigide, est replié aux extrémités pour éviter que l’on ne se coupe au montage. Les baies des disques durs 3,5» sont, pour la toute première fois, amovibles. Il est plus aisé de monter les disques tranquillement sur une table et de glisser ensuite la baie, sans outil. Dans le même esprit, les lecteurs optiques se clipsent dans le boîtier grâce à des rails, une première là aussi. Enfin, les boîtiers SX permettent d’installer jusqu’à quatre ventilateurs de 80 mm sans le moindre outil ; ils viennent s’emboîter dans des supports conçus spécifiquement. Ce sont véritablement ces tours qui ont sonné le coup d’envoi du boîtier de marque pour le grand public et l’amour des configurations belles et silencieuses. Les SX furent peut-être les boîtiers les plus copiés au monde, nous trouvions de nombreux modèles ressemblants chez les petits revendeurs. Antec, conscient du succès de ce modèle, a finalement créé une gamme baptisée Performance autour de ceux-ci, en les faisant évoluer de longues années. Performance Plus AMG, Performance TX, qui n’en a pas eu au moins un ?

03_Hardware_Carte_Graphique_Sapphire_17-08-10_vectorise.indd 1

17/09/2010 14:49:17

Pratique

Développement et optimisation

d’un jeu vidéo Bien des gamers aimeraient devenir développeur de jeux vidéo ou plus simplement visiter un studio de développement. Encore plus regrettent le manque d’optimisation des jeux PC. Grâce à la visite du studio Arkane, rentrons dans la complexité de la création d’un jeu optimisé. Manuel DA COSTA

Q

ue ce soit à travers les dernières cartes graphiques nVidia et ATi, les technologies PhysX, Eyefinity, 3D stéréoscopique ou les processeurs multicores toujours plus performants dans le multitâche,

le jeu vidéo a toujours été étroitement lié à notre passion pour le hardware. Si bien que nous n’avons pas résisté à l’envie de vous faire découvrir les différentes étapes dans la conception d’un jeu, sous l’égide d’Arkane Studios (www.arkane-studios.fr), à qui nous devons Arx Fatalis, un jeu de

rôle heroic fantasy en vue subjective, qui proposait un système de magie innovant (le joueur doit lui-même tracer des runes à l’aide de la souris pour lancer des sorts), ainsi qu’une immersion très poussée : gestion de la faim, possibilité de combiner des objets entre eux pour créer de nouveaux objets, etc. Mais aussi Dark Messiah, un FPS/RPG doué d’une gestion de la physique remarquable et d’un gameplay fun. Pour la petite histoire, la société Arkane Studios a été créée en 1999 par un ancien d’Electronic Arts, Raphaël Colantonio, et rassemblant aujourd’hui de nombreux talents parmi lesquels d’anciens développeurs d’Atari, l’assistant de production Marco Mele, le directeur artistique Sébastien Mitton, le directeur technique Hugues Tardif ou encore l’illustre Harvey Smith qui a été le lead designer de Deus Ex. Mais intéressons-nous maintenant aux mécanismes de production d’un jeu.

La préproduction Pour réaliser un jeu, plusieurs étapes sont nécessaires à commencer par la préproduction. Un processus qui,

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I Hardware Magazine

A cause de leur puissance restreinte, les défauts d’aliasing et le niveau de détails limité sont des phénomènes récurrents sur consoles.

sous la direction du game designer, permet de concevoir le cahier des charges ou les mécaniques nécessaires à l’élaboration d’un jeu, à l’aide bien sûr des programmeurs, infographistes, level designers et tout un tas d’autres experts tels que des technical artists, VFX artists, concept artists, musiciens et sound designers, etc. Que l’on crée un FPS, RTS, un RPG ou une simulation, voire dans certains cas, être un mélange de plusieurs genres, il ne faut tenir compte des contraintes techniques liées aux plateformes pour définir les mécanismes du gameplay (les règles de base du jeu, l’interactivité ou l’influence des actions des personnages sur le scénario, les éléments narratifs, les expériences et les plaisirs que devra offrir le jeu, etc.), mais aussi choisir les technologies et les outils à utiliser (charte graphique, audio, IA, moteur 3D, moteur physique, etc.). Dans le cas du PC qui ne répond à aucune architecture matérielle immuable, le game designer doit, par exemple, définir la configuration type qui permettra de faire fonctionner le jeu de manière optimale. Il est alors légitime de se demander pourquoi les jeux DirectX 11 ne sont pas plus nombreux sur PC ? Développer un moteur multiplateforme supportant les nouveautés technologiques de DirectX 11 sur PC puis limiter les fonctionnalités qui ne sont pas supportées par les consoles (d’autant plus que la PS3 s’appuie sur le PSGL, un dérivé de l’OpenGL qui est l’API concurrente de DirectX) est un travail difficile qui rallonge considérablement le temps de développement, en plus d’alourdir le coût de production. C’est

est encore en cours, et parce que c’est un moteur éprouvé. Ce qui n’était pas le cas du Source Engine qui était encore en cours de développement à l’époque de la production de Dark Messiah. Ce qui n’a pas manqué de ralentir la production de Dark Messiah, de l’aveu même de Sébastien Mitton, puisqu’en plus de devoir appréhender le Source Engine (Valve n’avait pas forcément les ressources nécessaires pour fournir simultanément le support et la documentation technique, puisqu’il développait en même temps Half Life 2), l’équipe d’Arkane Studios a été contrainte de développer ses propres outils, ainsi que des fonctionnalités répondant aux besoins de Dark Messiah.

“ Dans un studio, c’est le game designer ou producteur qui a la lourde tâche de concevoir toutes les mécaniques nécessaires à l’élaboration d’un jeu. ” pourquoi les studios préfèrent se tourner vers des moteurs multiplateformes et tout-en-un (rendu 2D/3D, physique, animation, IA, gestion audio, réseau, etc.), à l’image d’Arkane qui a choisi d’utiliser l’Unreal Engine 3 d’Epic, pour lequel l’ajout du support DirectX 11

C’est ensuite la PS3 qui a été choisie comme plateforme référence à cause de son plus grand nombre de contraintes techniques liées à la puissance plutôt faiblarde de son processeur graphique RSX, la complexité de l’architecture de son processeur

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Pratique

que le gameplay sur gamepad offre une expérience de jeu largement supérieure au combo clavier/souris. Pour finir, la phase de préproduction comprend l’évaluation du coût et du temps de production qui, à l’aide de la maquette, permettra de démarcher les investisseurs et un éditeur pour financer le projet.

La production

Arkane Studios a collaboré avec le studio 2K Games sur le level design de Bioshock 2. Le niveau de détails et l’architecture des décors sont impressionnants.

Cell, mais aussi parce que c’est la console la moins bien supportée par Epic. L’idée étant que si le jeu tourne correctement sur PS3, ça sera le cas sur Xbox 360 et à plus forte raison sur PC. Une fois toutes ces considérations prises en compte, le studio réalise alors une maquette qui servira à tester de manière concrète le gameplay, la cohérence des choix artistiques, mais aussi la faisabilité technique. Une étape indispensable pour pouvoir modifier, améliorer et finaliser le cahier des charges de la production. Le cas du gameplay est, par exemple, assez révélateur puisque le game designer devra trouver le meilleur compromis possible pour offrir un gameplay fun et optimal, en tenant compte des différences d’ergonomie entre le combo clavier/souris et le gamepad. Imaginez un peu le casse-tête que peut représenter le portage d’un jeu RTS aux commandes complexes sur consoles. Ou encore la souris qui offre Le CryEngine 3 utilisé sur Crysis 2 est, à ce jour, le seul moteur multiplateforme supportant DirectX 11.

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Une fois les financements trouvés, la production du jeu peut commencer, sous l’égide du producteur qui, aidé par d’autres producteurs assistants, aura pour tâche de faire respecter le cahier des charges, le budget, le

Le développement en interne du moteur multiplateforme de Metro 2033 a nécessité plus d’argent et de temps qu’un kit pour produire le jeu.

une rapidité et une précision de visée incomparables avec un gamepad sur des jeux de tir subjectifs. Il suffit, par exemple, de regarder du côté de Batman Arkham Asylum pour s’apercevoir

délai de production, mais aussi d’établir une cohérence entre les différents corps de métiers du jeu vidéo (infographistes, programmeurs, animateurs 3D, techniciens du son, musiciens, acteurs, etc.). Là encore, la méthodologie de travail varie d’un studio à l’autre et Arkane a choisi de s’appuyer sur Perforce (www.perforce.com), un logiciel de management spécialisé dans le domaine du développement d’applications, qui en plus d’être intuitif, permet de travailler à plusieurs sur les mêmes fichiers, mais aussi de garder l’historique des modifications. Plus besoin, par exemple, d’attendre que le graphiste ait fini d’appliquer des textures sur le décor, avant qu’un autre puisse modifier, supprimer ou ajouter des éléments du décor. Ce qui était quotidiennement le cas avec

L’Unreal Development Kit est une version complète et gratuite de l’Unreal Engine 3 qui permet de réaliser vos propres jeux ou mods.

participer au travail d’architecture et de level design de Bioshock 2. Il faut également savoir que la production est composée de milestones. C’est-à-dire des étapes qui permettent au studio de développement d’informer l’éditeur sur l’état d’avancement du projet et de le rassurer quant au respect de la direction artistique, technique, des délais et du budget. Une fois la production finalisée, le studio passe à la postproduction. Une phase délicate qui consiste à tester et à déboguer le jeu en interne et parfois même à l’aide des joueurs. De quoi peaufiner le projet en effectuant, par exemple, un meilleur équilibrage de la difficulté, de l’IA, les ultimes réglages du gameplay, ou encore en optimisant le framerate. Une fois le peaufinage terminé, le projet peut alors passer en phase Gold Master et être envoyé à l’éditeur qui lui fera subir de nouveaux tests, avant de lancer la fabrication de masse et la distribution du jeu dans le commerce.

Un peu de technique Le développement multiplateforme étant aujourd’hui courant, le directeur technique Hugues Tardif nous explique que l’idée est toujours de prendre en compte les contraintes de la lead plateforme, c’est-à-dire la PS3 dans le cas d’Arkane, et de produire les assets en fonction. Pour les textures, l’équipe peut travailler à des résolu-

Bien que la licence puisse paraître coûteuse, l’Unreal Engine 3 permet de concentrer toutes les ressources humaines dans le contenu du jeu, plus que sur la technologie elle-même et offre donc un gain de temps et d’argent pouvant être considérable.

L’Unreal Engine 3 intègre une suite d’outils de développement complets et prêts à l’emploi.

le développement de Dark Messiah, où la gestion des tâches de chacun des développeurs était alors régie par des logiciels de planification tels que MS Project, des listes sur Excel, mais aussi de simples Post-it sur un tableau. Les aspects de la production d’un jeu sont bien trop nombreux pour que nous puissions tous les aborder, mais le directeur artistique Sébastien Mitton s’est appuyé sur le projet crossplayer The Crossing, dont l’action se déroule dans une ville de Paris ultraréaliste, à travers deux univers parallèles, pour nous expliquer le travail de recherche énorme qui était réalisé à l’aide de centaines de prises de vue photographique, mais aussi de docu-

mentations, pour mieux comprendre l’architecture, l’environnement, les ombres, les lumières, les effets du vent, de la pluie ou du feu sur les éléments du décor, etc. Un souci du détail incroyable qui permet à Arkane de retranscrire l’atmosphère du jeu, à travers le design modélisé et animé à l’aide d’outils tels que Photoshop, ZBrush, Maya et ponctuellement 3ds Max. Et une direction artistique qui aura notamment permis à Arkane de

“ Le développement multiplateforme ne permet pas d’exploiter tout le potentiel technique offert par les PC. ” Hardware Magazine

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Pratique

C’est parce que l’Unreal Engine 3 supporte la technologie 3D Vision de nVidia que le prochain jeu d’Arkane Studios supportera aussi cette technologie.

tions élevées et les réduire en fonction de la mémoire disponible (et donc, cela permet d’avoir des textures haute résolution sur PC, alors que sur PS3, elles seront moins détaillées). Pour le reste, c’est nettement plus compliqué et le niveau de détails des objets sera le même sur les trois plateformes. Par contre, le LOD0 (la version la plus détaillée d’un objet) sera affiché jusqu’à très loin sur PC, alors que sur PS3, on passera rapidement à un LOD1. Ça, plus le fait que les joueurs PC jouent dans des résolutions plus hautes que celles des consoles, leur permet de bénéficier de plus de détails et a aussi pour effet de limiter les effets d’aliasing sur les objets.

pour qu’elle se comporte de manière plus ou moins complexe selon sa distance avec le joueur.

Plutôt que de tout miser sur la technologie PhysX de nVidia, Arkane Studios préfère innover en termes de gameplay et d’immersion.

Ce sont généralement les compétences du directeur technique qui permettent de choisir les technologies, les outils et les middlewares à utiliser.

Le développement multiplateforme pose également d’autres problèmes inhérents à l’architecture matérielle limitée des consoles, ce qui est beaucoup moins le cas sur PC. La quantité mémoire limitée des consoles (512  Mo partagés sur la

PS3, 256 Mo de mémoire vive et 256 Mo de mémoire vidéo pour la Xbox 360) impose, par exemple, de réduire significativement le temps de chargement/décompression/ création de ressources qui reste conséquent et qui est assuré par l’Unreal Engine 3, qui possède ses propres systèmes de regroupement et de compression de données (c’est ce qu’ils appellent le cooking). Sur PC, les niveaux arrivent facilement à peser plusieurs gigaoctets. La gestion de l’intelligence artificielle ou IA, est également très gourmande aussi bien en termes de mémoire que de charge processeur. Il n’est toutefois pas nécessaire de sacrifier la qualité de l’IA suivant la plateforme, ce qui n’offrirait pas la même expérience de jeu, et à l’image du LOD, il est possible d’ajuster l’IA

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Du côté du multithreading, la gestion proposée par l’Unreal Engine 3 est assez classique et repose sur un thread principal pour le rendu, accompagné de threads plus légers pour la physique, l’IA, et l’audio principalement. En pratique, ça ne suffit pas à occuper les trois cores de la Xbox 360 et donc encore moins ceux d’une architecture de type Core i7. Le cas de la PS3 est plus compliqué puisque l’architecture complexe du processeur Cell impose aux développeurs de recourir aux complexes SPU (Streaming Processor Units) qui fonctionnent de manière indépendante et rapide, pour éviter de saturer la fonction de PPU (Physics Processing Unit) assurée par le processeur principal PPE (PowerPC Processing Element). Les SPU permettent d’ailleurs d’augmenter la capacité de traitement du GPU RSX, en assurant la parallélisation des calculs liés à la gestion de la lumière et des ombres, à l’animation, le culling et bien d’autres choses encore. Parlons, pour finir, de la technologie PhysX qui est gérée par un des cores de l’architecture PowerPC de la Xbox 360, et le SPU de la PS3 grâce à l’API CUDA de nVidia qui s’appuie sur les instructions Altivec : une implémentation PowerPC des instructions SSE issues des pro-

Glossaire technique cesseurs x86. Plus incompréhensible, et sous prétexte que les demandes de support étaient essentiellement sur consoles de la part des développeurs, nVidia n’a jamais jugé opportun d’optimiser son API CUDA qui, en cas d’absence de GPU nVidia sur une configuration PC, utilise les instructions x87 du FPU (Floating Point Unit) pour effectuer les calculs dédiés à la physique. La conséquence directe est une chute du framerate qui pourrait être évitée, en utilisant tout simplement les instructions SSE (Streaming SIMD Extensions), comme c’est déjà le cas sur consoles. Ce que nVidia a promis de faire avec la prochaine version 3 de son API CUDA. Et si nous étions mauvaise langue, nous aurions pu imaginer que nVidia souhaitait peut-être mettre en avant ses GPU.

Le PC dans l’ombre des consoles Au final, force est de constater que le développement multiplateforme, qui est une pratique aujourd’hui très courante, ne permet pas d’exploiter

pleinement la puissance matérielle du PC et de profiter, par la même occasion, des récentes innovations technologiques apportées, par exemple, par l’API DirectX 11 (tessellation, Compute Shaders, multithreading). N’oublions pas non plus la 3D stéréoscopique et le surround gaming qui permet d’étendre l’affichage simultanément sur plusieurs moniteurs (Eyefinity). Et même le niveau de détails sur les jeux PC est tiré vers le bas, à cause de la puissance limitée des consoles next-gen. Il ne faut malgré tout pas s’alarmer puisqu’Epic travaille à l’intégration de DirectX 11 sur l’Unreal Engine 3, alors que le CryEngine 3, qui vient de sortir, propose d’ores et déjà un support multiplateforme et DirectX 11. Espérons, par conséquent, que les jeux DirectX 11 ne tarderont pas trop sur PC, alors que les technologies avancées de l’API de Microsoft ne peuvent de toute façon pas garantir la qualité du gameplay et de l’immersion dans un jeu.

Asset : ressource basique devant être affichée. API (Application Programming Interface) : environnement de programmation standardisé pour faciliter le travail des développeurs. Framerate : vitesse à laquelle les images sont calculées. Texture : ensemble de pixels déformables que l’on va appliquer sur une surface ou un volume 3D. LOD (Level Of Detail) : technique utilisée dans la modélisation 3D temps réel, qui définit le niveau de détails d’un objet, suivant la distance qui le sépare d’un utilisateur. Endianess : technique permettant d’organiser en mémoire des données telles que les nombres entiers sur plusieurs octets. Aliasing : défaut caractérisé par un effet d’escalier surtout visible sur les éléments de décor non horizontaux. Crossplayer : fusion des modes solo et multijoueur. Multithreading : méthode permettant d’exécuter simultanément plusieurs threads (suites d’instructions). Culling : technique permettant d’éviter le calcul des primitives non visibles à l’écran. Primitive : forme géométrique de base utilisée pour le rendu 3D. FPU (Floating Point Unit) : coprocesseur permettant d’effectuer des calculs en virgule flottante. SSE (Streaming SIMD Extensions) : instructions spécifiques permettant d’accélérer certains calculs.

Comparatif

Souris, claviers et micro-casques

Les meilleurs périphériques pour joueurs

Que ça soit pour taper la discute à la taverne du coin ou hurler vos ordres à vos ahuris de coéquipiers, un bon micro-casque est indispensable. Que dire du clavier adéquat pour maraver vos victimes à coup de macros bien placées. Et bien sûr, la souris aussi précise qu’ergonomique qui transformera vos doigts de Jar Jar Binks arthritique en sniper d’élite. Nous avons passé au crible une cinquantaine de produits pour ne retenir que les perles rares et les meilleures affaires du marché.

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J.panzetta, t.Olivaux

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es jeux sont de plus en plus complexes et réclament des périphériques de commande aux fonctions évoluées que les modèles basiques ne sont pas capables d’assurer. Certains constructeurs ont donc dédié des gammes de produits adaptés aux joueurs exigeants et qui ont un impact immédiat sur leurs sensations et leurs performances. Au même titre que des composants PC, une souris, un clavier et un micro-casque ne se choisissent pas à la légère, certains critères importants sont à prendre en compte avant d’investir, mais il n’est pas toujours évident de décrypter leur fiche technique.

I : Souris Les premières caractéristiques à observer lors de l’achat d’une souris sont celles de son capteur de mouvement. Il existe deux types principaux de senseurs : optique et laser. Les modèles laser ont l’avantage de fonctionner sur différents types de surfaces, même réfléchissantes et brillantes généralement. Cela dit, un joueur se doit d’avoir un tapis de souris de qualité, ce qui met alors à égalité ces deux familles de capteurs. Il y a encore quelque temps, les modèles optiques proposaient une vitesse de déplacement maximum plus élevée. Cette spécification, exprimée en mètres par seconde, indique la vitesse à laquelle le capteur commence à ne

plus suivre les mouvements et à décrocher lors de déplacements brusques et rapides. Mais les souris laser ont rattrapé leur retard et peuvent maintenant monter jusqu’à plus de 5 m/s, sachant qu’une valeur de 3 m/s est déjà suffisante. Le second point où les capteurs laser sont devenus aussi performants que les optiques vient de leur hauteur de détection. Il est, en effet, préférable qu’elle soit la plus faible possible, afin que le curseur ne bouge pas lorsque vous soulevez la souris en la recentrant sur le tapis. Les capteurs laser peuvent ensuite monter plus haut en dpi. Mais il faut avouer que cette course à laquelle se livrent les constructeurs n’a pas beaucoup d’intérêt, elle est surtout marketing. Les dpi représentent le nombre de pixels parcourus à l’écran pour un pouce de distance exécuté par la souris. Concrètement, plus les dpi sont élevés, plus le curseur se déplace vite. Si cela peut avoir une importance sur des écrans de grande résolution et des configurations multi-écrans, où vous pouvez effectuer de courts déplacements de la main pour atteindre les extrémités de la surface d’affichage, une valeur de 3 200 dpi rend le curseur déjà difficilement contrôlable, car il va trop vite. Les dpi jouent donc sur la sensibilité et pas sur la précision. Néanmoins, placer les dpi sur une faible valeur permet au curseur d’aller plus lentement et apporte donc une meilleure précision, car il faut effec-

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Comparatif

tuer de plus larges mouvements pour que le curseur parcoure autant de distance qu’à une valeur supérieure de dpi. D’ailleurs, les joueurs professionnels se contentent souvent d’un dpi de 400 ou 800 et ajustent ensuite l’option de sensibilité du jeu selon leur préférence. Il est donc important que la souris propose un réglage précis de ces dpi. Le paramètre qui influe principalement sur la précision est la fréquence USB. Elle est exprimée en Hz et détermine le nombre de fois

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par seconde que la souris envoie sa position au PC. Plus cette valeur est grande, plus le temps de réponse de la souris est aussi amélioré. Une souris classique est à 125 Hz, soit 8 ms de temps de réponse ; à 1 000 Hz, le maximum atteint aujourd’hui, on est à 1 ms, le gain n’est donc pas négligeable. Mais cette fréquence élevée entraîne deux complications. Premièrement, elle n’est parfois pas bien supportée par les ports USB des cartes mères. Le deuxième souci vient des ressources processeur. Si l’impact sur un Core i7 reste acceptable (jusqu’à 6 % avec un i7-920) à 1 000 Hz, l’occupation CPU peut monter à plusieurs dizaines de pourcents sur un Core 2 Duo, soit des FPS en moins. Il est alors nécessaire que la souris soit capable de modifier cette fréquence à des valeurs plus faibles, et notamment à 500 Hz, ce qui correspond à un temps de réponse de 2 ms déjà très bon et bien moins exigeant pour le processeur. L’ergonomie de la souris est un autre aspect essentiel à prendre en compte. Selon les goûts et la morphologie de chacun, certains préféreront des lignes très profilées épousant la forme des doigts et de la paume, d’autres n’apprécieront que les formes plus simples autorisant différentes prises en main, voire un design ambidextre pour les gauchers. Il en est de même au niveau du poids de la souris. Si vous souhaitez avoir une bonne inertie, il est nécessaire qu’elle adopte des patins offrant une bonne glisse, mais elle devra aussi être assez lourde. Certaines souris intègrent, à cet effet, un dispositif de petits poids amovibles permettant de les lester de plusieurs dizaines de grammes. La souris se doit également de posséder des boutons supplémentaires, et bien placés pour garantir un accès intuitif. Ils sont indispensables pour ajouter diverses commandes à portée des doigts et doivent alors être associés à un pilote de configuration abouti, offrant des possibilités de programmation complexes. La plupart des souris intègrent une mémoire interne permettant de stocker toutes ces préférences et évitant l’installation du pilote une fois

qu’elle a été configurée. Il est même possible d’y sauvegarder plusieurs profils pour différents types de jeux par exemple, et de basculer de l’un à l’autre avec une simple pression de bouton.

II : Claviers Si bon nombre de claviers prétendent être adaptés aux joueurs, très peu proposent de vraies touches de macro qui nous paraissent essentielles. Certains modèles en comptent plus d’une trentaine, d’autres autorisent la programmation de l’intégralité de leurs touches. Comme pour les souris, un panneau de configuration complet est alors obligatoire afin d’attribuer des raccourcis et des combinaisons de touches avancées, voir entrer directement des phrases de texte, ce qui sera très pratique pour les MMORPG par exemple. Il en est de même pour la mémoire interne et la possibilité de stockage de divers profils. Si vous avez l’habitude de jouer dans l’obscurité, un rétroéclairage complet des touches sera ensuite appréciable, avec si possible l’ajustement de la puissance de luminosité et le choix de différentes couleurs. L’antighosting assurant la reconnaissance de frappe de plusieurs touches en simultané est aussi un critère à observer. Et bien qu’elles ne soient pas incontournables, la présence de prises USB, micro et casque est un plus appréciable. Viennent enfin l’ergonomie et la position des mains, la forme des touches (classique ou de type portable), leur course, leur toucher, leur bruit de frappe, ou encore la présence de touches multimédias, tous ces critères étant propres aux exigences de chacun.

III : Micro-casques A l’ère du jeu sur le Net, le microcasque est devenu un accessoire aussi indispensable aux joueurs que le clavier et la souris. Les critères de choix sont multiples, allant de la qualité du son à la connectique, en passant par le confort et la finition. Apprécier l’esthétique d’un produit et la qualité du son ne manque pas de subjectivité, mais des mots bien choisis permettent de décrire assez précisément une impression. Pour vous faire apprécier d’un

peu plus près nos tests, nous avons publié sur notre site www.techage.fr les enregistrements réalisés avec les micros des différents micros-casques de cette sélection. Avant même de s’arrêter sur une marque ou un modèle, tâchez de définir quel type de micro-casque vous recherchez. Ouvert (son extérieur parfaitement audible) ou fermé (isolé des sons extérieurs) ? Petit et pliable ou gros et plus confortable ? A cela s’ajoutent des choix plus techniques comme le branchement analogique ou USB. L’analogique est en général moins cher, mais l’USB offre l’avantage d’embarquer une petite carte son, ce qui autorise un réglage de volume séparé entre le casque et les enceintes. De

plus en plus de casques affichent fièrement un mode 5.1 voire 7.1. Sur les moins chers, il s’agit d’une simple spatialisation logicielle façon Dolby Headphones, vraiment pas terrible. Mais de plus en plus de constructeurs proposent désormais des casques plus sophistiqués embarquant jusqu’à quatre haut-parleurs par oreille pour produire du son multicanal. Malheureusement, nos essais ne se sont pas non plus révélés très concluants. La spatialisation est meilleure, mais loin d’être aussi précise et efficace qu’avec de

véritables enceintes placées aux quatre coins de la pièce. De plus, la majorité des modes multicanaux des casques souffrent d’un son trituré au possible avec bien trop d’écho, si bien qu’on revient toujours au mode stéréo.

Nous les avons aussi testés Nous avons reçu bien plus de produits que ceux présentés dans ce comparatif. Les modèles suivants sont passés entre nos mains, mais n’ont pas été retenus même si certains restaient intéressants :

Souris : - Logitech G9x (laser 5700 DPI, 75 euros) : une bonne souris à la taille compacte qui souffre de la concurrence et dont le bouton de sélection de profil est mal placé. - Microsoft Sidewinder X8 (laser 4000 DPI, sans fils RF, 65 euros ) : Bien qu’elle soit plus abordable, nous préférons la G700. - Nova Slider X600 (laser 3200 DPI, 60 euros) : une souris à l’ergonomie particulière et un peu déroutante, qui possède des patins en céramique offrant une excellente glisse et une résistance inégalée. - Razer Imperator (laser 5700 DPI, 65 euros) : design sobre et simple, ses deux boutons latéraux ont une position ajustable. - Razer Mamba (laser 5600 DPI, sans fils RF, 115 euros) : tout le savoir faire de Razer dans cette souris qui reste chère et mal menée par la G700. - Razer Orochi (laser 4000 DPI, sans fils Bluetooth) : une petite souris sans fils pour portables, mais trop chère. - Razer Abyssus (laser 3500 DPI, 40 euros) : souris compacte sans aucun bouton supplémentaire. - Roccat Pyra Wireless (1800 DPI, sans fils RF) : une petite souris pour portables, sans fils et rechargeable, qui ne possède qu’un seul bouton supplémentaire exploitable, mais qui reste intéressante. - Speedlink Kudos (laser 5000 DPI, 55 euros) : elle dispose de l’essentiel mais est mal distribuée en France. - Steelseries WoW (laser 3200 DPI, 85 euros) : labélisée World of Warcraft, son design est assez moche, sa prise en main peu confortable, mais elle possède 15 boutons supplémentaires.

Micro-casques : - Genius HS-G500V (5.1 vibrant, analogique et USB, 40 euros) : Virabration au point, qualité du son et finition médiocre. - Logitech Stéréo Headset H110 (Stéréo, analogique, 15 euros) : Son petit prix excuse bien des choses, mais sa qualité audio ne le rend utile que pour la voix. - Ozone Attack (Stéréo, analogique, 20 euros) : Correct pour son prix, mais un peu moins attrayant que le Turtle Beach Z1 ou d’autres vieux modèles Logitech et Plantronics à bas prix. - Ozone Strato (5.1, USB, 60 euros) : 5.1 inutile, qualité du son nettement insuffisante pour son prix. - Plantronics Audio 655 DSP (Stéréo, USB, 40 euros) : Version filaire du 995, il n’offre pas un confort et une qualité audio suffisante par rapport au 3H USB. - Speedlink Medusa NX USB (5.1, USB, 70 euros) : Un souffle désagréable en permanence dès qu’il est branché. - SteelSeries 5H V2 (Stéréo, analogique, 75 euros) : Des basses inexistantes, décevant pour son prix - SteelSeries Siberia Neckband (Stéréo, analogique, 50 euros): Qualité audio un peu limite, a tendance à vouloir s’en aller tout seul - SteelSeries Siberia V2 (Stéréo, analogique, 75 euros) : Modèle intéressant pour les personnes qui souhaitent également profiter de leur micro-casque dans les transports en commun. - Triton AX PC Pro (5.1, USB, 100 euros) : Un souffle désagréable en permanence, finition un peu légère pour le tarif.

- Thermaltake Black (laser 4000 DPI, 45 euros) : elle ne se distingue pas assez de la concurrence. - Ozone Radon 5k (laser 5600 DPI, 55 euros) : elle est légère et dispose du nécessaire, mais le marché propose mieux.

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Comparatif

CMStorm

Sentinel Advance Interface : USB 2.0 (jusqu’à 1000Hz) Nombre de boutons : 8 (7 programmables) Senseur : laser 5600 DPI Poids ajustables : Oui (5 x 4.5 g) Prix : 50 euros Site web : www.cmstorm.com

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ortie sous la marque CM Storm, la Sentinel Advance de Cooler Master fut la première souris du constructeur. Et pour un premier essai, c’est plutôt réussi. Volumineuse, tout le monde n’appréciera pas son design brut, mais ses lignes offrent une bonne ergonomie adaptée aussi bien à un usage du bout des doigts qu’à pleine main. Ses coques sont constituées de plastique pour les deux boutons principaux et recouvertes de gomme pour le reste. Cette matière gomme est néanmoins fragile, car elle s’use à la longue avec les frottements et se raye d’un ongle. La souris compte huit boutons, tous sont programmables en dehors de celui dédié à la sélection de profils. Les cinq boutons additionnels sont facilement accessibles, deux sont placés au-dessus du pouce, trois autour de la molette. Le gestionnaire de configuration est particulièrement complet, mais un peu complexe aux premiers abords. Il permet de définir quatre profils en plus de celui par défaut, qui sont enregistrables directement dans la mémoire de la souris. Quatre niveaux de dpi sont définissables, aussi bien en abscisse qu’en ordonnée, la fréquence du port USB peut être ajustée, et la création de macros/scripts propose tout le nécessaire (gestion des délais, cycles, 125 frappes cumulables, tir automatique, commandes bureautiques et multimédias). La seule chose manquante est la possibilité d’assigner un profil au lancement d’un jeu. La Sentinel dispose ensuite d’un système de poids amovibles, d’un petit écran OLED affichant les dpi et le profil sélectionné, ainsi que de plusieurs LED réglables sur sept couleurs différentes et associables à un profil. A part un clic de molette un peu dur et la texture gomme délicate, il n’y a pas grand-chose à reprocher à cette souris qui est, de plus, vendue à un prix abordable de 50 euros. • 7 boutons programmables • 4 profils enregistrables • Ergonomie • Paramètres de configuration très complets

• Eclairage LED • Ecran OLED • Dispositif de poids • Prix

• Pour droitiers • Click dur de la molette

• Texture gomme fragile • Design ?

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CMStorm

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Cyborg (Saitek)

Inferno Interface : USB 2.0 (fréquence jusqu’à 1000 Hz) Nombre de boutons : 11 (9 programmables) Senseur : laser jusqu’à 4000 DPI Poids ajustables : Non Prix : 50 euros Site web : www.cmstorm.com

Interface : USB 2.0 (1000 Hz) Nombre de boutons : 11 (5 programmables) Senseur : laser jusqu’à 5600 DPI Poids ajustables : Oui (5 x 6 g) Prix : 100 euros Site web : www.cyborggaming.com

L

econde souris de la gamme CM Storm, l’Inferno est un peu plus compacte que la Sentinel, car moins allongée et plus haute, mais elle pèse le même poids. Recouverte d’une texture gomme sur les flancs, elle offre une prise en main confortable mais correspondra moins à ceux qui aiment avoir l’arrière de la souris bien calé dans le creux de la main. Elle dispose de onze boutons, trois sont placés en dessous de la molette, trois au niveau du pouce, deux autres sont répartis de part et d’autre des deux clics principaux. Neuf d’entre eux sont programmables, ce qui exclut le bouton supérieur de changement de profil, ainsi que le bouton baptisé Storm Tactics. Ce dernier, disposé le plus en arrière au niveau du pouce, est très intéressant car utilisable en combinaison avec un ou deux autres boutons (tous sauf les deux latéraux de gauche), ce qui revient à avoir au total 17 boutons. Mais il est trop en retrait à notre goût et oblige de relâcher un peu la souris pour l’atteindre avec le pouce. Le logiciel de configuration est toujours aussi complet et propose tout ce dont vous pouvez avoir besoin (fréquence USB, délais, cycles, 256 frappes cumulables, tir automatique, commandes bureautiques et multimédias). Trois profils peuvent être enregistrés dans la souris, en plus du profil par défaut, et cinq niveaux de dpi sont paramétrables avec séparation de l’abscisse et de l’ordonnée. Il n’est, par contre, pas possible de définir un profil au lancement d’un jeu. L’Inferno dispose enfin de cinq petites diodes rouges affichant le niveau de dpi sélectionné, ainsi que d’un logo CM Storm et d’une molette à LED rouges dont le type d’éclairage peut être modifié. Le bouton de profil est lui aussi lumineux et prendra une couleur rouge, verte ou jaune selon le profil choisi. Pour 50 euros, les prestations offertes par l’Inferno sont très convaincantes. On peut émettre quelques critiques sur la finition, car la molette avait un peu de jeu, mais rien de rédhibitoire.

a R.A.T 7 de Cyborg (Saitek) est la souris la plus originale de ce comparatif. Par son design atypique tout d’abord, pouvant faire penser à un Transformers, et aussi par les possibilités de modification de son ergonomie. Elle est, en effet, ajustable en longueur et en largeur grâce à un repose-paume coulissant et un flanc gauche pivotant. Ce dernier plateau peut aussi glisser d’un bon centimètre vers l’avant pour mieux aligner ses trois boutons avec le pouce. Le repose-paume est interchangeable, deux autres sont livrés dans le packaging, dont un d’une plus grande hauteur. La partie droite de la souris peut aussi être modifiée, avec un support plus large pour poser l’annulaire. Ces différentes transformations permettent à chacun de trouver une position confortable à l’usage, mais il faudra quand même s’habituer à la faible hauteur de la souris. Elle est également un peu lourde, mais ses patins en téflon lui confèrent une bonne glisse et inertie, ce que certains apprécient. La R.A.T 7 dispose aussi d’une seconde molette horizontale en métal, d’un châssis en aluminium et d’une surface entièrement gommée au toucher doux. On trouve aussi un système de poids, quatre petites diodes affichant le niveau de dpi choisi et un éclairage sur le bouton de sélection de profils changeant de couleur. 11 boutons sont présents au total, deux sont réservés aux dpi (quatre niveaux avec gestion X et Y), un aux profils (trois enregistrables dans la souris), et un au bouton Tir de précision. Ce dernier, placé au niveau du pouce et à utiliser en combinaison avec le bouton de tir, permet de modifier temporairement le niveau de dpi, afin de rendre le mouvement plus lent et plus précis lorsqu’on est en position de sniper par exemple. Les deux clics principaux étant bloqués, cinq boutons sont programmables. Le logiciel de configuration est loin d’être complet et, en dehors des créations de simples macros et raccourcis clavier, il n’est pas évident à comprendre. Dommage également que la fréquence USB soit bloquée sur 1 000 Hz. La R.A.T 7 est efficace, de bonne facture, ne ressemble à aucune autre et ne pèche que par sa couche logicielle.

• 9 boutons programmables • 3 profils enregistrables • Ergonomie • Bouton Storm Tactics

• Paramètres de configuration très complets • Eclairage LED • Prix

• 5 boutons programmables • 3 profils enregistrables • Bouton Tir de précision • Dispositif de poids

• Ergonomie (ajustable) • Originalité du concept • Design ?

• Pour droitiers • Emplacement du bouton Storm Tactics

• Pas de dispositif de poids

• Pour droitiers • Fréquence USB 1000 Hz non ajustable

• Logiciel de configuration • Poids ? • Prix

S

Logitech

Logitech

G700

Razer

G500

Interface : USB 2.0 (jusqu’à 1000 Hz) Nombre de boutons : 13 (12 programmables) Senseur : laser jusqu’à 5700 DPI Poids ajustables : Non Prix : 100 euros Site web : www.logitech.com

D

Naga

Interface : USB 2.0 (jusqu’à 1000Hz) Nombre de boutons : 11 (10 programmables) Senseur : laser jusqu’à 5700 DPI Poids ajustables : Oui (4 x 4.5 g + 4 x 1.7 g) Prix : 50 euros Site web : www.logitech.com

R

ernière-née de la gamme gaming de Logitech, la G700 est une souris imposante qui se distingue par sa connectivité sans fil RF à 2,4 GHz. Elle est livrée avec un minuscule dongle USB pouvant être rangé dans la souris et capable de conserver une fréquence de 1 000 Hz. Sa pile rechargeable, qui tient environ la journée avec un usage intensif, la rend un peu lourde mais ses patins en téflon efficaces lui confèrent une bonne glisse et inertie. Elle peut aussi être utilisée en connexion filaire si besoin. Son design s’inspire des lignes de bon nombre de modèles de la marque, avec des courbes qui épousent naturellement la main et un flanc gauche creusé au niveau du pouce apportant une bonne accroche. Les coques sont constituées de plastiques agréables au toucher, doux pour la partie supérieure, rugueux sur les côtés. On ne compte pas moins de 13 boutons au total, dont quatre au-dessus du pouce et trois près du clic gauche. Tous s’accèdent intuitivement. La molette, bidirectionnelle, possède un mode cranté ou lisse. En dehors du bouton gauche principal, tous sont programmables. Le logiciel de configuration est d’ailleurs bien abouti. Macros avancées, raccourcis bureautiques et multimédias, il ne lui manque rien, si ce n’est une fonction dédiée à la répétition du tir. La souris peut, de plus, sauvegarder cinq profils et cinq niveaux de dpi. Trois diodes latérales s’éclairant en rouge, vert ou orange indiquent les dpi et le profil choisis, ainsi que le niveau de charge de la pile. La G700 est chère mais est une franche réussite. Elle conviendra aussi bien à ceux qui souhaitent avoir une connexion sans fil, qu’à ceux qui ont besoin d’un maximum de boutons supplémentaires.

emplaçante de la G5, la G500 est sans conteste une de nos souris préférées. Son design n’a pas subi de gros changements et offre une ergonomie toujours aussi efficace, qui s’adapte à tous les types de prises en main. Légère de base, elle peut aussi se lester de 27 g avec le dispositif de poids intégré. Elle affiche un aspect goudronné sur sa partie supérieure et possède des coques en plastique de qualité offrant une bonne accroche des doigts. Onze boutons sont présents, dont trois au niveau du pouce et deux près du clic gauche principal. La molette est, quant à elle, bidirectionnelle et défile de manière crantée ou libre. C’est un vrai plaisir à l’usage, une molette cranté étant pratique pour changer d’arme dans un jeu, une molette libre permettant de défiler à toute vitesse dans un navigateur. En dehors du clic gauche, tous les boutons sont programmables. Le gestionnaire de configuration est le même que pour la G700 et vous permettra de faire ce que vous voulez des boutons. Cinq profils et cinq niveaux de dpi peuvent être enregistrés dans la souris, ils sont associés à trois diodes latérales affichant la sélection en cours. Avec un prix moyen de 50 euros pouvant descendre à moins de 40 euros selon les boutiques, la G500 offre un excellent rapport qualité/prix. Ce n’est pas pour rien qu’elle est devenue un best-seller en très peu de temps.

• 12 boutons programmables • 5 profils enregistrables • Paramètres de configuration très complets • Ergonomie

• Sans fils RF rechargeable ou filaire • Molette bidirectionnelle cranté ou lisse

• 10 boutons programmables • 5 profils enregistrables • Paramètres de configuration très complets • Ergonomie

• Pour droitiers • Pas de dispositif de poids

• Poids ? • Prix

• Pour droitiers

• Molette bidirectionnelle cranté ou lisse • Dispositif de poids • Prix

Interface : USB 2.0 (jusqu’à 1000Hz) Nombre de boutons : 19 (19 programmables) Senseur : laser jusqu’à 5600 DPI Poids ajustables : Non Prix : 70 euros Site web : www.razerzone.com

V

ous cherchez une souris avec le plus grand nombre de boutons possible ? La Naga répondra à vos besoins. Elle compte, en effet, 19 boutons programmables si l’on compte les deux de défilement de la molette. Douze d’entre eux sont disposés au niveau du pouce et rétroéclairés. Ils ne sont pas très larges et la quatrième rangée arrière est un peu plus difficile d’accès, mais avec un temps d’adaptation, on finit par trouver les clics naturellement. La position de ces boutons supprime le renfoncement généralement dédié au pouce, mais une partie plus large sur le flanc droit permet de poser l’annulaire pour guider la souris se manipulant plus du bout des doigts qu’à pleine main. La texture gomme recouvrant la partie supérieure est agréable, les côtés faits de plastiques brillants sont plus critiquables car ils auront tendance à glisser avec la transpiration. Le logiciel de programmation propose l’essentiel afin de créer des macros complexes, modifier la fréquence USB, ou encore définir cinq niveaux de dpi, ainsi que cinq profils attribuables au lancement d’un jeu et enregistrables dans la mémoire interne de la souris. Une notification texte peut, d’autre part, être affichée à l’écran lors du changement de profil et du réglage de la sensibilité à la volée. La Naga peut aussi s’associer à des addons permettant de la paramétrer directement dans les jeux. Des addons pour WoW et pour Warhammer Online sont disponibles en téléchargement sur le site du constructeur. Avec son excellente qualité de fabrication, des éclairages bleutés d’un bel effet sur les boutons, la molette et le logo Razer, la Naga est, au final, une bonne souris qui demandera quelques heures de pratique avant d’être maîtrisée, mais elle ravira les amateurs de MMORPG ayant besoin de multiples raccourcis.

• 19 boutons programmables • 5 profils enregistrables • Paramètres de configuration complets

• Eclairage LED

• Pour droitiers • Pas de dispositif de poids

• Demande un temps d’adaptation

Hardware Magazine

I 99

Comparatif

Razer

DeathAdder 3.5G Interface : USB 2.0 (jusqu’à 1000Hz) Nombre de boutons : 8 (7 programmables) Senseur : optique jusqu’à 3500 DPI Poids ajustables : Non Prix : 60 euros Site web : www.razerzone.com

L

es capteurs laser ont nettement progressé ces derniers temps, mais certains joueurs conservent une préférence pour les modèles optiques. C’est ce que propose la DeathAdder avec cette deuxième version nommée 3.5G pouvant monter à 3 500 dpi contre 2 000 pour la précédente. Cette souris a aussi la particularité d’être déclinée pour les gauchers, un point important à signaler car, comme les modèles ambidextres, ces souris ne sont pas si fréquentes. L’ergonomie de la souris n’a pas changé et se montre toujours aussi confortable, avec un dos bien bombé, une prise en main assez haute et une texture gomme agréable au toucher. Comme sur la Naga, on retrouve par contre des flancs en plastique brillant qui pourront glisser lors de grosses chaleurs ou si vous avez tendance à transpirer sur la souris. Côté design, la DeathAdder reste sobre mais classe et est agrémentée d’un éclairage bleu sur la molette et le logo Razer. La souris dispose de huit boutons si l’on compte ceux de défilement de la molette qui sont programmables, dont deux très bien placés au niveau du pouce. Celui du changement de profil est placé sous la souris, ce qui n’est pas très pratique, mais sa fonction peut être réattribuée à un autre clic. Il est, par ailleurs, possible de charger un profil au lancement d’un jeu. Cinq profils sont enregistrables dans la souris et quatre niveaux de dpi sont sélectionnables (450, 900, 1 800, 3 500). Les autres possibilités de configuration couvrent l’essentiel des besoins et se montrent un peu plus poussées que sur la Naga car elle ajoute des commandes bureautiques et multimédias prédéfinies. Pour un droitier, d’autres modèles seront peut-être plus intéressants, mais la DeathAdder est une des rares souris profilées adaptées aux gauchers. • 7 boutons programmables • 5 profils enregistrables • Ergonomie

• Paramètres de configuration complets • Existe en version gaucher

• Pas de dispositif de poids

100

I Hardware Magazine

Roccat

Kone [+]

Interface : USB 2.0 (jusqu’à 1000 Hz) Nombre de boutons : 12 (12 programmables) Senseur : laser jusqu’à 6000 DPI Poids ajustables : Oui (5 x 5 g) Prix : 80 euros Site web : www.roccat.org

R

emplaçante de la Kone que nous avions déjà plébiscitée, la Kone [+] apporte de réelles améliorations. A commencer par son capteur laser qui passe de 3 200 à 6 000 dpi et assure une vitesse de déplacement de 5 m/s contre 1,7 m/s. La souris introduit ensuite deux fonctions baptisées EasyShift et EasyAim. La première, applicable à un des deux boutons latéraux du pouce, permet d’effectuer une combinaison de clics afin d’avoir au final l’équivalent de 22 boutons. Par défaut, dix boutons sont programmables en comptant ceux de la molette (les deux clics principaux étant bloqués), onze de plus avec l’EasyShift. La seconde fonction, que l’on peut cette fois affecter à n’importe quel bouton en dehors des deux clics principaux, ajuste temporairement le niveau de dpi lorsqu’on a besoin d’une plus grande ou plus faible vitesse de mouvement du curseur. Un des autres ajouts intéressants vient des notifications vocales associées aux changements de profil, de niveau de dpi, de sensibilité et de volume. Elles marchent aussi avec l’outil de compte à rebours du pilote qui annonce le lancement du décompte, puis les cinq dernières secondes. La Kone [+] ajoute, enfin, une possibilité de réglage de la hauteur de détection du laser sur trois niveaux. Au niveau de l’ergonomie, rien ne change face à la version précédente. Assez volumineuse mais légère pour sa taille, la souris épouse très bien la paume de la main et s’adapte à tous les styles. On retrouve ensuite un système de poids, une molette bidirectionnelle, l’étalonnage automatique de la puissance du laser selon la surface et deux fines lignes rétroéclairées customisables à souhait. Le panneau de configuration est, quant à lui, toujours ultracomplet et adapté aussi bien à des macros complexes pour le jeu qu’à des commandes bureautiques et multimédias plus basiques. Il permet de stocker cinq profils dans la souris, ainsi que cinq niveaux de dpi et un rétroéclairage personnalisé par profil. Pour 80 euros, vu les prestations et la qualité de l’ensemble, le prix n’est pas exagéré. La Kone [+] est la souris la plus évoluée que nous ayons testée et représente un excellent investissement. • 12 boutons programmables • 5 profils enregistrables • Bouton EasyShift et fonction EasyAim • Paramètres de configuration ultra complets • Dispositif de poids

• Ergonomie • Eclairage LED • Notifications vocales • Molette bi directionnelle • Hauteur de détection du capteur ajustable

• Pour droitiers

• Molette bruyante

Roccat

Kova

Interface : USB 2.0 (500 Hz) Nombre de boutons : 7 Senseur : optique jusqu’à 3200 DPI Poids ajustables : Non Prix : 40 euros Site web : www.roccat.org

A

lors que la Kone [+] est une parfaite vitrine technologique, Roccat a décidé de faire les choses à contresens sur la Kova. La souris se dispense, en effet, de pilotes et ne permet pas d’enregistrer des profils ou de configurer des macros. Ses seules fonctions s’exploitent avec des combinaisons de ses quatre boutons latéraux (deux de chaque côté). Il est ainsi possible de placer le capteur optique à 400, 800, 1 600 ou 3 200 dpi, de modifier la couleur et le clignotement des quatre diodes lumineuses, ou de l’adapter pour un droitier ou un gaucher grâce à son design ambidextre. Pour un droitier, les deux boutons latéraux du flanc gauche seront alors désactivés, inversement pour un gaucher. Le capteur optique est annoncé pour une vitesse maximum de 1 m/s, ce qui est faible, mais nous n’avons pas expérimenté de décrochages, même en étant très brutal sur les mouvements. Bien que son design soit simpliste, elle nous a donné de bonnes sensations. Assez compacte et très légère, la Kova s’adapte mieux aux petites mains, où il faudra la manipuler du bout des doigts. Deux larges tampons de caoutchouc disposés sur les côtés assurent alors une bonne accroche. On pourra, en revanche, reprocher la texture trop plastique de la coque. Affichée à 35 euros selon les boutiques, le bilan de la Kova est positif. Elle correspondra à ceux qui ont un budget limité, qui n’ont pas besoin de plus de deux boutons additionnels, et aux gauchers.

• Design ambidextre • Eclairage LED • Légère ? • Prix • Pas de dispositif de poids

• Pas de boutons programmables ni de profils

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12N HM49

Steelseries

Steelseries

Xai

Ikari Laser

Interface : USB 2.0 (jusqu’à 1000Hz) Nombre de boutons : 10 (9 programmables) Senseur : laser jusqu’à 5001 DPI Poids ajustables : Non Prix : 70 euros Site web : www.steelseries.com

A

première vue, la Xai de Steelseries ne paie pas de mine avec son design neutre et ses couleurs ternes, mais techniquement, on ne peut pas lui reprocher grandchose. Son capteur laser est réglable au dpi près, elle dispose de larges patins assurant une très bonne glisse, de coques recouvertes d’une texture douce agréable et est capable d’affiner la détection du laser selon la surface, pour assurer une parfaite fluidité de mouvement. Dix boutons sont disponibles en comptant les trois de la molette, mais seuls neuf sont programmables car le bouton supérieur est dédié à la sélection des deux niveaux de dpi enregistrables et à la navigation au sein de l’écran LCD placé sous la souris. En combinaison avec la molette, cet écran permet, sans passer par le pilote, de choisir le profil et de définir ses différents paramètres. Il est alors possible de régler quatre fonctions nommées ExactSense, ExactRate, ExactAim, ExactAccel et FreeMove. La première correspond au réglage dpi, la seconde modifie la fréquence du port USB, la troisième corrige la précision du laser selon la surface, la quatrième modifie l’accélération matérielle du pointeur, et la dernière permet d’assister les mouvements en ligne droite pour effectuer des tracés plus rectilignes. Cette dernière fonction sera plus utile en bureautique que dans les jeux. Cinq profils sont enregistrables, mais il sera obligatoire de passer par cet écran LCD ou le pilote pour basculer de l’un à l’autre, ce qui n’est pas des plus pratique. Le panneau de configuration dispose des options essentielles pour créer des macros avancées, dommage qu’il ne soit pas possible d’attribuer un profil au lancement d’un jeu. Bien que le design ambidextre basique de la Xai autorise une prise en main du bout des doigts ou aplatie, certains n’apprécieront pas du tout et préféreront se diriger vers un modèle plus profilé, épousant mieux les formes. L’emplacement des deux boutons du flanc gauche est parfait pour un droitier, mais l’accès à ceux de gauche est plus problématique avec le petit doigt ou l’annulaire. Ce sera, bien sûr, l’inverse pour un gaucher. La Xai nous a, au final, convaincu et représente une bonne affaire pour les gauchers ou ceux qui apprécient ce genre de forme symétrique • 9 boutons programmables • 5 profils enregistrables • Paramètres de configuration complets

• Réglage au DPI près • Ecran LCD • Design ambidextre • Légère ?

• Changement de profil pas pratique • Pas de dispositif de poids

• Emplacement de deux des quatre boutons latéraux

Interface : USB 2.0 (500Hz) Nombre de boutons : 6 (5 programmables) Senseur : laser jusqu’à 3200 DPI Mémoire interne : Oui Poids ajustables : Non Prix : 70 euros Site web : www.steelseries.com

L

’Ikari de Steelseries n’est pas récente, mais elle reste un incontournable. Certes, elle n’est pas aussi évoluée que certaines mais elle a un atout de taille, son ergonomie. A moins d’avoir de petites mains, vous trouverez rapidement une position naturelle, avec le pouce calé dans un léger creux, les trois doigts suivants allongés et le petit doigt en contact avec le flanc droit pour assister les mouvements. Elle dispose également de larges patins en téflon offrant très peu de friction avec la surface, ainsi que des matières douces agréables au toucher et adoptant les mêmes couleurs que la Xai. La souris compte six boutons, cinq sont programmables, le dernier est dédié au changement de dpi. Ce dernier sert également à utiliser le petit écran LCD placé sous la souris, afin de définir les deux niveaux enregistrables et ajustables au dpi près. Le panneau de configuration offre le minimum nécessaire, à savoir le réglage de la position des cinq boutons et la programmation de macros qui prend en charge les délais de frappe, mais qui ne peut enregistrer qu’une succession de dix entrées, relâchement des boutons compris. La souris n’est pas capable de stocker des profils, il faut les créer et basculer de l’un à l’autre avec le pilote. Comme la Xai, l’Ikari possède la fonction FreeMove corrigeant automatiquement les déplacements rectilignes du curseur, afin de tirer des traits bien droits. Une fonction qui servira principalement en bureautique. La fréquence USB annoncée pour cette souris est de 1 000 Hz, mais le logiciel Mouse Rate nous a reporté une valeur de plutôt 500 Hz, ce qui n’est pas plus mal au final, car cette valeur n’est pas modifiable dans les drivers et engendre une plus grande occupation CPU. La vitesse de décrochage est spécifiée pour un peu plus de 1 m/s, ce qui peut paraître juste par rapport à des souris de dernière génération, mais nous n’avons pas constaté de perte de suivi du capteur pendant nos tests exigeants. L’Ikari est donc une souris simple qui propose le minimum nécessaire, mais elle conviendra à ceux qui apprécient sa prise en main efficace.

• Réglage au DPI près • Ergonomie

• Ecran LCD • Légère ?

• Pas de profils enregistrables dans la souris

• Pas de dispositif de poids • Paramètres de configuration un peu juste

Hardware Magazine

I 103

Comparatif

Ideazon (Steelseries)

Merc Stealth Interface : USB 2.0 Connectiques : 2 x USB 2.0, casque et micro Nombre de touches macro : 34 Rétro éclairage : Complet (bleu, rouge, violet) Prix : 65 euros Site web : www.ideazon.com

C

Thermaltake

Challenger Pro Interface : USB 2.0 Connectiques : 2 x USB 2.0 Nombre de touches macro : 10 Rétro éclairage : Complet (rouge) Prix : 72 euros Site web : www.ttesports.com

T

ommercialisé sous la marque Ideazon appartenant à Steelseries, le Merc Stealth est loin d’être le clavier le plus joli du marché, nous le trouvons même assez moche avec ses matières plastiques peu flatteuses et des inscriptions de touche grossières. Mais si vous êtes à la recherche d’un clavier entièrement personnalisable, il vous intéressera sûrement. Bien qu’il se dispense du pavé central déporté sur le pavé numérique, il possède un large plateau de 34 touches supplémentaires sur sa gauche, comprenant entre autres six touches dédiées aux mouvements. Mais ce sont, au final, plus de 150 touches qui sont programmables à partir du panneau de configuration. Ce gestionnaire, peu esthétique mais facile à prendre en main, permet d’attribuer des macros avec un nombre d’entrées confortable, de définir le lancement d’une application ou de taper des lignes de texte. Il possède, par défaut, une cinquantaine de profils déjà définis pour des jeux d’action, de rôle, FPS ou stratégie. Il n’est pas possible d’en enregistrer directement dans le clavier car il ne possède pas de mémoire interne, mais vous pouvez en créer autant que vous voulez. Le clavier possède ensuite un rétroéclairage sur toutes les touches, modifiable avec trois niveaux de puissance et trois couleurs (rouge, violet, bleu), ainsi que deux ports USB 2.0 et les prises casque et micro. Il supporte également la pression de sept touches en simultané. La course des touches reste classique, tout comme la position des mains, on s’y habitue vite. Si vous êtes attiré par ses possibilités de paramétrage et que son design particulier ne vous dérange pas, le Merc Stealth est donc recommandable. Notez qu’il existe aussi une version baptisée Merc, sans rétroéclairage et à seulement 35 euros.

hermaltake a récemment sorti une gamme de périphériques pour joueurs sous le label TTesports. Nous n’avons pas retenu sa souris pour ce comparatif, mais son clavier Challenger Pro est mieux abouti. Assez sobre avec ses plastiques noirs, brillants pour les touches, rugueux pour le reste de la coque, il offre une bonne qualité de fabrication et une esthétique se démarquant par un rétroéclairage rouge complet à trois niveaux de puissance et un logo Tt lumineux. Il possède un câble USB détachable, deux ports USB 2.0 et un logement pour un ventilateur de 30 mm à placer en haut à droite ou à gauche du clavier. Ce dernier peut paraître gadget, mais il se montre silencieux et apportera un petit air frais agréable sur les doigts lors de fortes chaleurs. Le packaging contient, par ailleurs, huit touches rouges (Z/Q/S/D et les flèches) à remplacer si besoin. Six touches multimédias sont présentes, ainsi que dix touches macro réparties de chaque côté du clavier et une touche dédiée au changement de profil. Quatre profils sont enregistrables dans le clavier, les macros peuvent, quant à elles, contenir une succession maximum de dix entrées (relâchement compris), ce qui sera un peu juste pour certains. Les délais de frappe et les cycles sont néanmoins supportés. Le logiciel propose également un compte à rebours, dommage que son usage ne puisse pas être lié à une touche ou à des notifications vocales/texte. Les touches du clavier sont de type portable, avec une frappe douce et silencieuse. Elles possèdent donc une faible course et sont très rapprochées les unes des autres. Enfin, bien que les spécifications ne précisent pas de fonction antighosting, le clavier supporte une pression de sept touches en simultané. Le Challenger Pro est une bonne affaire si vous appréciez son design, mais ceux qui cherchent de meilleures options de configuration des macros passeront leur chemin.

• Plus de 150 touches programmables • Paramètres de configuration suffisants

• Rétro éclairage • Ports USB, casque et micro

• 10 touches macros • 4 profils enregistrables • Rétro éclairage

• Design ?

• Pas de mémoire interne

104

I Hardware Magazine

• Paramètres de configuration un peu juste

• Ventilateur 30 mm • Frappe silencieuse • Deux ports USB 2.0

Roccat

Arvo

Interface : USB 2.0 Connectiques : Nombre de touches macro : 5 Rétro éclairage : Sur 5 touches (bleu) Prix : 50 euros Site web : www.roccat.org

E

n attendant la sortie de son clavier haut de gamme Valo, Roccat propose pour le moment l’Arvo, un modèle aux dimensions compactes, léger et constitué de plastiques noirs de bonne facture. Moins hautes que la moyenne et assez rapprochées les unes des autres, ses touches ont une forme et une course classiques. Le clavier se dispense de pavé central qui est déporté sur le pavé numérique. Le basculement des fonctions s’effectue avec un bouton dédié, ce qui est un peu déroutant au début. Il ne possède pas de touches multimédias, mais cinq touches macro sont présentes. Trois sont très bien placées en dessous de la barre espace et accessibles avec le pouce, deux autres sont affectées sur les touches 1 et 3 du pavé numérique. Elles peuvent être assignées à un raccourci simple de touche, à des macros plus longues avec prise en charge des délais de frappe, ou à des commandes bureautiques et multimédias. Vous pouvez créer autant de profils que vous voulez, mais seulement cinq sont sélectionnables rapidement dans le pilote. Le clavier ne dispose pas de touche pour basculer de profil, ils peuvent néanmoins être chargés automatiquement au lancement d’une application. Il est également possible de désactiver les touches Windows, Caps Lock, Tab et Applications. On retrouve, par ailleurs, la fonction de compte à rebours avec notification vocale de la Kone [+]. L’antighosting est présent mais il n’est pas aussi efficace que prévu, car, selon les touches pressées, seulement trois frappes simultanées sont reconnues. Le clavier fait enfin l’impasse sur le rétroéclairage, seuls les flèches directionnelles et le bouton de changement de mode du pavé numérique sont lumineux. L’Arvo est commercialisé à un prix moyen de 60 euros, mais on le trouve à moins de 50 euros, ce qui lui confère un bon rapport qualité/prix. Si ses cinq touches macro vous suffisent, ce clavier est un bon choix et pourra se transporter facilement.

• 5 touches macros • Compact • Timer vocal • Pas de rétro éclairage total

• Paramètres de configuration assez complets • Prix

Logitech G110 et G510 Interface : USB 2.0 Connectiques : 1 x USB 2.0, casque et micro (G110) – casque et micro(G510) Nombre de touches macro : 12/18 Rétro éclairage : Complet (multicouleur) Prix : 70/100 euros Site web : www.logitech.com

S

uccesseurs es G11 et G15, les G110 et G510 reprennent dans les grandes lignes le design et les fonctionnalités des précédents modèles. En dehors des couleurs, la principale différence entre les deux claviers vient de l’écran LCD intégré au G510. Par défaut, il affiche, entre autres, l’heure et la date, un moniteur de ressources CPU et RAM, un chronomètre et un compte à rebours, des flux RSS, ou encore les infos d’un lecteur multimédia. Il permet également d’avoir un aperçu des statistiques de jeu, avec 35 titres compatibles de base. L’écran peut étendre ses fonctionnalités grâce à de nombreuses autres applets créées par la communauté, que ce soit pour les jeux ou des applications comme TeamSpeak. Le G510 ne possède pas moins de 18 touches macro rassemblées sur la gauche du clavier, 12 pour le G110. Trois touches de profil sont aussi disponibles, ce qui triple le nombre de macros programmables. Le logiciel de configuration se montre complet : raccourcis simples, macros avec délai de frappe, script, phrase texte, raccourcis bureautiques et multimédias, il ne manque pas grand-chose. Sur le G510, vous pouvez créer autant de profils que vous voulez, puis les sélectionner ensuite avec l’écran LCD. Les deux modèles intègrent ensuite un rétroéclairage complet, définissable à partir de nuances de quatre couleurs pour le G110, sept pour le G510. Les prises casque et micro, bien qu’analogiques, sont détectées par Windows comme des périphériques USB, ce qui est pratique afin d’utiliser simultanément un casque en chat vocal et des enceintes pour les sons du jeu. On trouve, enfin, cinq touches de navigation multimédias, une molette de volume, un bouton désactivant la touche Windows et l’antighosting autorisant une pression simultanée de six touches. Les deux claviers sont livrés avec un large repose-poignet et présentent une inclinaison pratiquement nulle. Leur frappe est tendre, discrète, avec un toucher doux agréable. Ce sont d’excellents modèles, et sans aucun doute des références. • Nombre de touches macros • 3 profils enregistrables • Rétro éclairage • Ecran LCD (G510) et applets • Prix (G510)

• Frappe discrète • Paramètres de configuration complets • Prises casque et micro considérées comme USB

Logitech

Microsoft

G19

X4

Interface : USB 2.0 Connectiques : 2 x USB 2.0 Nombre de touches macro : 12 Rétro éclairage : Complet (multicouleur) Prix : 150 euros Site web : www.logitech.com

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odele le plus haut de gamme du catalogue Logitech, le G19 se distingue par son écran 2,4 pouces LCD couleur. Inclinable et d’une résolution de 320 x 240, il apporte une bien meilleure définition que sur les G15 et G510. L’application LCD Logitech GamePanel lui confère les mêmes fonctionnalités et l’ajout d’applets, mais il dispose en plus d’un accès à YouTube et peut lire des vidéos. Le clavier dispose de douze touches de raccourci associées à trois boutons de profil, ce qui fait un total de 36 macros programmables. Le panneau de configuration complet donne, là encore, accès aux mêmes possibilités que les autres claviers de la marque. Le design, les matières et la position de frappe sont également similaires, tout comme le rétroéclairage. Le clavier se branche en USB mais s’accompagne d’une prise secteur indispensable pour faire fonctionner l’écran, les lumières et les deux ports USB additionnels. Le G19 est une fois de plus un succès, mais à moins de craquer pour l’écran LCD, les G510 et G110 restent plus abordables. Il faudra, en effet, débourser près de 150 euros, ce qui nous semble trop élevé. A ce prix, on aurait aimé voir des matières plus nobles, bien que l’ensemble soit de bonne facture, un design plus travaillé, une connectique pour un casque/micro, ou encore un écran de plus grande taille.

Interface : USB 2.0 Connectiques : Nombre de touches macro : 6 Rétro éclairage : Complet (rouge) Prix : 50 euros Site web : www.microsoft.com

A

vec ses coques en plastique noires, brillantes et son rétroéclairage rouge total à trois niveaux de puissance, le X4 de Microsoft propose un design sobre et classe. Il est équipé d’un repose-poignet grippé et offre une position de frappe confortable légèrement inclinée. Ses touches, espacées d’un petit millimètre, possèdent une course classique, mais sont un peu bruyantes. Six d’entre elles sont affectées à des fonctions multimédias, six autres programmables sont placées sur la gauche, une est dédiée au changement de profil, et une dernière permet d’enregistrer les macros à la volée. Le gestionnaire de configuration, ajouté dans un onglet des paramètres de clavier Windows, dispose de toutes les options utiles pour créer des raccourcis évolués avec support du timing et des répétitions, ou des accès directs vers des raccourcis bureautiques et multimédias. Trois profils définissables dans le pilote sont sélectionnables au clavier, mais il est permis d’en créer autant que vous voulez en les joignant à une application, pour qu’ils se chargent automatiquement. Microsoft annonce la reconnaissance de 26 pressions de touches simultanées, mais nos tests n’ont pas permis d’aller au-delà de sept. Pour 50 euros, l’ensemble est, au final, convaincant. Si vous n’êtes pas prêt à dépenser plus, il remplira parfaitement son office.

• Nombre de touches macros • 3 profils enregistrables • Ecran LCD couleur • Rétro éclairage complet

• Paramètres de configuration complets • Frappe discrète • 2 ports USB

• 6 touches macros • 3 profils enregistrables • Rétro éclairage

• Prise secteur

• Prix

• Bruit de frappe ?

• Paramètres de configuration complets • Prix

Hardware Magazine

I 105

Comparatif

Microsoft

Razer

X6

Arctosa et Lycosa

Interface : USB 2.0 Connectiques : Nombre de touches macro : 24 Rétro éclairage : Complet (rouge) Prix : 50 euros Site web : www.microsoft.com

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lus évolué que le X4, le X6 se démarque par un pavé numérique amovible à connecter à droite ou à gauche du clavier. Toutes les touches de ce pavé font aussi office de macros, ce qui donne au total 24 raccourcis programmables en comptant les six de base. Ces derniers peuvent même être doublés via une touche dédiée. Comme sur le X4, on retrouve le bouton de changement de profil, celui pour enregistrer des macros à la volée, ainsi que quatre touches multimédias. Deux potentiomètres sont ajoutés pour modifier le volume et la puissance du rétroéclairage rouge. Un dernier bouton attribué à la fonction Cruise Control permet d’enregistrer à la volée la répétition d’une succession de quatre touches. Le pilote de configuration ne change pas et intègre donc tous les outils nécessaires en dehors des entrées de texte. Le X6 ne possède pas d’ergot et n’est presque pas incliné, il impose donc une position aplatie des mains. Les touches, plus rapprochées les unes des autres par rapport au X4, adoptent une forme et une course classiques, avec une frappe qui n’est pas aussi discrète que sur les claviers Logitech et Thermaltake. Six pressions simultanées sont, par ailleurs, reconnues. La qualité de fabrication est toujours appréciable, le design moins brillant et moins rectiligne plaît également. Le bilan est donc positif, d’autant plus qu’avec le temps, le prix du X6 s’est tassé pour arriver au même tarif que le X4. Autant opter pour ce X6 donc, à moins de préférer les dimensions plus réduites, la position de frappe inclinée ou le look du X4.

• 24 touches macros • 3 profils enregistrables • Pavé numérique à droite ou à gauche

• Rétro éclairage • Paramètres de configuration complets • Prix

• Bruit de frappe ?

106

I Hardware Magazine

Interface : USB 2.0 Connectiques : 1 x USB 2.0, casque et micro (Lycosa) Nombre de touches macro : 0 Rétro éclairage : Complet (bleu) (Lycosa) Prix : 50/70 euros Site web : www.razerzone.com

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a Tarentula étant arrêté, et en attendant le futur BlackWidow, la gamme de claviers Razer se compose du Lycosa et de l’Arctosa. Ces deux modèles affichent exactement le même design, avec une couleur unie noire, une coque en plastique brillant, un repose-poignet dévissable mat et des touches à mi-chemin entre un portable et un modèle classique. Celles du Lycosa ont un toucher doux en gomme. Les deux claviers possèdent un panneau de contrôle multimédia tactile, le Lycosa ajoute un port USB 2.0 déporté (un deuxième port USB doit être branché à la carte mère), des prises casque et micro, ainsi qu’un rétroéclairage bleu complet ou attribuable aux touches ZQSD. Ils ne possèdent aucune touche dédiée aux macros, mais toutes sont programmables. Selon les jeux, cela pourra poser quelques soucis car il faudra sacrifier des touches utiles, notamment lorsqu’on souhaite taper du texte. Mais dans un FPS par exemple, vous pourrez affecter des raccourcis facilement accessibles à côté des touches de déplacement. Une vingtaine d’entrées sont cumulables pour les macros, le support des délais et des cycles est prévu, quelques commandes bureautiques également. Les claviers ne possèdent pas de mémoire interne, mais le logiciel peut stocker dix profils affectables à une application. Ils supportent enfin l’antighosting sur les touches ZQSD et reconnaissent la frappe de six touches en simultané, selon les touches pressées. Les prix de l’Arctosa et du Lycosa sont raisonnables, si vous cherchez un clavier aux touches entièrement configurables, vous n’aurez pas beaucoup d’autres alternatives.

• Toutes les touches sont programmables • Rétro éclairage (Lycosa)

• Paramètres de configuration suffisants

• Pas de vraie touche macro • Deux prises USB à brancher (Lycosa)

• Pas de rétro éclairage (Arctosa)

Asus

Xonar Xense Stéréo, analogique, 260 euros

A

sus nous a fait parvenir un micro-casque hors norme pour ce dossier, il s’agit du Xonar Xense. Xonar, ça sonne plutôt carte son et pour cause ! Ce package prestigieux, vendu 260 euros, renferme une carte son couplée à un casque, deux produits haut de gamme conçus pour coller l’un avec l’autre. La carte, en PCI-Express, offre un look des plus sérieux grâce à son bouclier destiné à réduire le parasitage lié aux émissions électromagnétiques des autres composants de votre PC. C’est une carte de très bonne qualité qui est compatible Dolby Digital Live, 24 bits/192 kHz et offre un rapport signal/bruit très élevé de 118 dB. Pour le casque, Asus s’est associé au célèbre Sennheiser, un gage de qualité. Le modèle livré est un PC 350 légèrement modifié pour l’occasion. Pour garantir une impédance élevée et peu de parasitage, le casque et la carte utilisent du Jack classique en 6 mm et non du miniJack 3,5 mm. Dans les options du logiciel Xonar, lorsque vous utilisez le casque, pensez à choisir le profil Sennheiser PC 350 « Xense » Edition, afin de profiter au mieux du matériel. Et que dire, si ce n’est bravo ! Le son est absolument saisissant, encore un cran au-dessus du PC 330 que nous essayons en page suivante. C’est le seul micro-casque du comparatif à réellement produire des infrabasses, mais cette aptitude ne se fait absolument pas au détriment des autres plages de son. Un vrai bonheur, sans avoir à utiliser d’équaliseur. Si le tarif vous fait grincer des dents, dites-vous que ce micro-casque vendu seul par Sennheiser coûte 160 euros. 100 euros de plus pour une carte son haut de gamme, ce n’est pas si terrible, à ceci près qu’elle n’est pas faite pour le home cinéma (il y a bien une sortie audio numérique coaxiale, mais point de HDMI).

• Qualité audio exceptionnelle • Confort • Carte son haute de gamme livrée

• Prix

Asus

CineVibe

Stéréo, USB, 75 euros

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ouveauté, le CineVibe d’Asus joue l’originalité. Promettant une immersion accrue, tant pour les films que les jeux, ce micro-casque vibre, en effet, avec les sons les plus bas. Le CineVibe est un micro-casque semi-ouvert qui se branche en USB et ne nécessite aucun pilote. Il sert assez fort, ce qui pourra en gêner certains, surtout dans la durée. Le micro est une perche semi-rigide qui se remonte entièrement et peut être coupée via un bouton sur la télécommande. Cette dernière permet également d’ajuster le volume et d’activer/désactiver les vibrations. Les oreilletes pivotes toutes les deux vers l’intérieur, mais ça ne permet pas vraiment de gagner de la place pour le transport. Les vibrations sont ressenties lorsque la piste sonore produit des infrabasses. C’est plutôt bien fait, car l’effet est assez important pour être ressenti et suffisamment contenu pour ne pas devenir désagréable. Pour la musique, c’est totalement inutile, mais ça fonctionne vraiment bien dans les jeux et les films. S’il se laisse écouter, le CineVibe n’offre pas une qualité acoustique très impressionnante. Etonnamment, s’il est capable de vibrer lorsqu’il y a des sons très graves, impossible de les entendre. De même, les aigus sont un peu trop contenus. Le microphone est correct et filtre bien les bruits environnants. A ce prix, nous préférons des casques à la qualité supérieure et sans fioriture. Au moins, Asus n’a pas cédé à la mode du 7.1 virtuel.

• Vibrations • Compact • USB sans pilote

• Serre trop fort • Qualité audio du casque

Plantronics Audio 995 Stéréo, sans fil (dongle USB), 70 euros

R

Razer Carcharias Stéréo, analogique, 80 euros

S

essemblant comme deux gouttes d’eau à l’Audio 665 que nous avons également eu entre les mains, l’Audio 995 de Plantronics se démarque par l’absence de fil. Au déballage, la finition choque un peu, notamment les inserts peints couleur argent et le similicuir des écouteurs. Pour autant, la construction est bonne et la qualité de finition ne mérite pas d’autres critiques. Livré avec un dongle USB, il n’y a rien à faire si ce n’est le brancher pour l’utiliser ! Une pression de deux secondes sur le bouton Power du casque suffit à profiter de la musique, un petit voyant Plantronics s’allume alors en bleu. A défaut de télécommande filaire, l’écouteur gauche est muni de quatre boutons, Play/Pause, Volume +, Volume – et Morceau suivant. Bien qu’il embarque une batterie, l’Audio 995 est étonnamment léger et facile à porter. Cette batterie se recharge via un câble USB (prise mini-USB). Tenant jusqu’à 7 heures en vocal, il suffit pour une bonne soirée de jeu en ligne, mais il ne faut pas oublier de le brancher en allant se coucher. A l’encontre du bon sens, la mise en charge coupe la communication sans fil.

orti début 2009, le Razer Carcharias n’est pas vraiment une nouveauté. Néanmoins, nous ne l’avions jamais testé et, des 25 casques que nous avons reçus pour réaliser cette sélection, il s’est imposé comme l’un des meilleurs modèles.

Le microphone, une perche semi-rigide qui se coupe toute seule lorsqu’elle est en position relevée, est de très bonne qualité. Nous ne pouvons pas en dire autant des écouteurs qui ne sont bons que pour la voix. Si vous êtes mélomane, n’achetez surtout pas ce modèle qui produit un son complètement étouffé, sans pour autant sortir de vraies basses. Nous l’avons tout de même retenu car, habituellement, les micros-casques sans fil sont hors de prix. Le tout nouveau Logitech G930 coûte 170 euros et les plus anciens Creative Sound Blaster Wireless Headphones et Sound Blaster WoW Wireless Headset sont tarifés 130 et 160 euros. Même le petit ClearChat PC Wireless de Logitech est à 100 euros. La portée de quelques mètres (30 m annoncés, 5 à 10 m en appartement « dans la vraie vie ») permet de continuer à écouter ce qui se passe sur son PC, tout en terminant de cuisiner ou en allant chercher une canette dans le frigo. Pratique !

Le Carcharias est très confortable, c’est impressionnant. Peu serrée, votre oreille disparaît au centre des mousses et vous ne le sentez presque plus. Et même après plusieurs heures de jeu, vous aurez sans doute un peu chaud, mais il ne devient jamais désagréable. Pour ne rien gâcher, la partie audio est également d’un très bon niveau, tant le micro que les écouteurs. Le son est équilibré et dynamique, il convient à la fois aux jeux, aux films et à la musique. Critiquons seulement une présence un peu trop prononcée des basses et bas médiums qui, s’ils conviennent bien à l’action des jeux ou des musiques électroniques, ne collent pas trop aux musiques plus sages. Stylé, confortable et performant pour 80 euros : foncez !

• Sans fil ! • Légèreté

Gros sans être imposant, le Carcharias est superbe. Des coques grillagées derrière les écouteurs au fil gainé en tissu, en passant par l’arceau qui arbore fièrement la marque Razer en noir brillant sur fond noir mat, c’est une vraie réussite. Proposant des écouteurs de grandes dimensions qui englobent complètement l’oreille, c’est un micro-casque de type semi-ouvert. Son long câble de 3 m comprend une petite télécommande, assez basique, qui permet de couper le microphone et d’ajuster le volume des haut-parleurs. C’est un modèle analogique classique qui se branche avec deux prises miniJack 3,5 mm sur les prises verte et rose de votre carte son. Le micro est une tige rigide qui se relève si vous ne souhaitez pas l’utiliser.

• Finition • Confort • Qualité audio (micro et casque)

• Qualité audio du casque • Impossible de s’en servir et de charger en même temps

Hardware Magazine

I 107

Comparatif

Razer

Megalodon

7.1, USB, 150 euros

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orti au printemps, le Megalodon est le casque le plus haut de gamme proposé par Razer. USB, son 7.1, look attrayant, vaut-il que l’on dépense 150 euros pour se l’offrir ? Pour la partie look et qualité, nous vous renvoyons au bloc précédent : le Megalodon est la copie conforme du Carcharias, les deux logos Razer illuminés de bleu en plus. C’est donc un micro-casque très attrayant qui bénéficie d’une bonne qualité de fabrication et d’un bon confort. Mais la connectique change complètement. D’une paire de prises analogiques, nous passons au contrôleur son USB avec gestion du mode 7.1. Sur le chemin, une imposante télécommande, que vous passerez votre vie à nettoyer des traces de doigts, permet de switcher entre 2.1 et 7.1, d’ajuster le volume des différents canaux, ainsi que de couper le micro ou d’en modifier la sensibilité. Facile à installer, le Megalodon ne requiert aucun pilote. Il est automatiquement reconnu par Windows en tant que casque 7.1. Mais autant vous le dire tout de suite : ce mode ne sert à rien. Non seulement le positionnement n’est pas très saisissant mais surtout, la qualité se dégrade trop avec l’apparition d’échos incroyables. C’est amusant les cinq premières minutes, mais nous revenons ensuite au mode 2.0 standard. Finalement, le Megalodon n’est pas un mauvais produit, mais payer 70 euros de plus qu’un Carcharias pour une prise USB qui n’est pas indispensable et un DSP 7.1 que l’on désactive, bof bof. A ce tarif, vous accédez à des micros-casques d’une tout autre dimension, comme le Sennheiser PC 350. Pours les fans d’accoustique, le PC330 G4me est déjà bien meilleur et plus polyvalent (jeux/films/musique).

Roccat

Kave

5.1, analogique et USB, 80 euros

R

occat et Razer se battent sur le terrain des souris pour gamers, il en va de même avec les micros-casques pour gamers. Le Kave, vendu au prix du Razer Carcharias (80 euros), est le seul micro-casque de Roccat. Livré dans un packaging des plus imposant, la marque met les petits plats dans les grands pour vous donner de l’importance ; collée dans un petit mode d’emploi, vous trouverez votre carte « VIP » en plastique dur et numéro unique gravé façon carte de crédit. A quoi sert-elle ? A accéder à Roccat World, un site de Roccat qui permet à ses clients de télécharger des goodies comme des fonds d’écran, des mods Roccat, des guides pour organiser des events réseau ou, plus intéressant, des tarifs préférentiels pour louer un serveur et héberger votre jeu favori. De retour au casque, nous déballons un produit assez massif, au look typiquement gamer. Noir mat, il est tout de plastique vêtu mais ne fait pas mauvaise impression. Les mousses sont assez dures et le casque sert un peu fort. Les articulations sont nombreuses, il épouse bien votre tête, les oreilles entrent totalement dans les haut-parleurs et il n’est pas si inconfortable. Seule la présence d’un similicuir non aéré est un peu problématique car, au bout de longues séances, le Kave tient chaud. Casque 5.1 véritable, il embarque trois petits haut-parleurs de chaque côté. Il se branche en analogique (4 fils) ainsi qu’en USB pour l’alimentation électrique. La télécommande filaire, lourde et imposante, permet de couper le micro et d’ajuster le volume de chaque canal. A l’écoute, le Kave est un peu décevant. Les basses ne sont pas très profondes, les aigus assez peu présents aussi, il manque un peu de coffre. Le Carcharias est plus percutant. Le rendu 5.1 est nettement plus convaincant qu’avec le Megalodon, mais encore une fois, nous n’avons pas une spatialisation aussi efficace qu’avec de véritables enceintes. Au moins, l’absence de DSP et de multiples traitements ne dénature pas trop le son. Bémol, le branchement analogique impose qu’il soit relié à l’arrière du PC, ce qui implique de systématiquement débrancher/ rebrancher le kit d’enceintes, à moins de l’utiliser en simple stéréo sur les prises en façade. Le micro, petite tige souple qui peut se relever, ne filtre pas très bien les bruits environnants, mais capture très bien la voix.

Sennheiser

PC330 G4me

Stéréo, analogique, 110 euros

C

onnu des mélomanes et DJ, ainsi que des studios du monde entier, Sennheiser est réputé pour la qualité de ses produits à tout point de vue. Le constructeur propose depuis peu une gamme spéciale gaming PC composée de six microscasques, du PC151 à 65 euros au PC360 G4me à 250 euros. Nous essayons ici le PC330 G4me, le premier client « sérieux ». Assez gros et plutôt lourd, le PC330 G4me utilise des matières plastiques qui sentent bon la qualité. Il serre bien la tête, peut-être un peu trop, il se révèle pourtant l’un des plus pratiques pour les porteurs de lunettes. Original, il propose un écouteur mobile (côté droit) pour n’écouter que d’une oreille si vous ne souhaitez pas perdre l’environnement sonore qui vous entoure. Cet écouteur droit est également équipé d’une molette de réglage du volume, qui permet de s’affranchir d’une télécommande sur le fil. Le micro, perche rigide, se coupe tout seul lorsqu’il est en position relevée. Ce sont les qualités acoustiques du PC330 G4me qui surprennent le plus. Clairement conçu pour le marché des joueurs, il mise beaucoup sur la plage des basses fréquences, afin de donner de bonnes sensations à chaque explosion et autres accidents que vous vivrez. Pour autant, si les basses sont un peu trop présentes pour certains styles de musiques, les médiums et les aigus sont très bons. Un petit tour dans l’équaliseur, pour légèrement réduire les basses, le transforme en casque musical de très grande qualité. Le microphone est également de haut niveau, celui-ci faisant particulièrement bien abstraction des sons environnants. Plus rustique que d’autres, il ne propose ni 5.1 ni prise USB, mais c’est selon nous un gage de qualité. A l’exception du PC350 de la même marque que vous trouverez en encadré sur les pages précédentes, c’est le micro-casque offrant la meilleure qualité que nous ayons testé.

• Finition • Confort

• Robuste • Look gamer

• Qualité audio (micro et casque) • Oreillette droite mobile • Contrôle du volume sur l’oreillette

• Mode 7.1 inutilisable

• 5.1 analogique, pas très pratique

• Serre un peu trop fort

108

I Hardware Magazine

SteelSeries

3H USB

7.1, USB, 45 euros

S

orti passé, le 3H version USB est un des nombreux casques qui composent la gamme de Steelseries. Son look assez plastique n’est pas des plus impressionnant, mais ses petites dimensions couplées au fait qu’il soit repliable en font un casque très pratique pour les gamers mobiles. Léger, il se porte en se faisant oublier, c’est très agréable. Le 3H USB est équipé d’une télécommande filaire pour ajuster le volume et couper le microphone. Le 3H USB cède à la mode du soi-disant multicanal avec une carte son qui émule du 7.1. Pour ce faire, vous devez télécharger les pilotes car, sans ça, le casque ne fonctionne qu’en 2.0 et surtout le volume est monstrueusement élevé, même proche du minimum. Niveau qualité sonore, le 3H est assez surprenant. Il offre une qualité impressionnante pour son prix, il est vraiment typé gamer avec des basses présentes et percutantes. Petit bémol sur les médiums hauts et les aigus, trop en retrait pour une écoute mélomane, sauf de l’électro. Oubliez le 7.1, car non seulement la spatialisation n’est pas géniale, mais le traitement du son trituré dans tous les sens perd nettement en qualité. Le micro, tige métallique annelée souple, n’isole pas très bien des sons environnants, mais capte tout de même bien la voix de l’utilisateur. Pour 45 euros, bien qu’il existe des casques audiophiles de meilleure qualité (exemple : le bon vieux Koss Portal Pro), il est sans concurrence sur le marché des casques typés gamer. Pratique à transporter, très confortable et offrant un son percutant, il nous a séduit. Et si vous n’avez pas besoin d’un volume séparé grâce au contrôleur son USB, la version analogique est trouvable entre 35 et 40 euros !

SteelSeries

7H

Stéréo, analogique, 100 euros

N

ous restons chez Steelseries en grimpant dans la gamme. Au-dessus des 3H et 3H USB, se trouvent les 5H et 5H USB autour de 75 euros. Encore plus haut de gamme, les 7H et 7H USB comme celui que nous essayons. Le gabarit du 7H n’a rien à voir avec le 3H USB. Gros, sans être aussi massif qu’un Gamecom 777 de Plantronics ou qu’un Kave de Roccat, il respire la qualité. Le plastique mat agrémenté ici et là d’inserts en métal brillant gris foncé est réussi, c’est discret. Casque fermé, le 7H sert bien la tête et vous coupe du monde extérieur. Comme beaucoup de casques du constructeur, le micro est une petite tige d’anneaux de métal amovible qui se glisse entièrement dans l’oreillette gauche. Prévu pour être transporté, le 7H est démontable en quatre parties, câble d’un côté, arceau central et deux oreilles séparées de l’autre. Le câble amovible, très joliment gainé, est branché à l’écouteur gauche via une prise microUSB. Attention, c’est assez fragile et, si vous le tordez de trop, vous aurez droit à des faux contacts. La télécommande est minuscule, mais c’est ce qu’on lui demande pour se faire oublier. Suivant vos goûts, vous pourrez choisir entre des oreillettes avec mousse finition feutrine ou finition similicuir, les deux paires sont livrées. D’autre part, le 7H propose un câble suffisamment court pour une utilisation sur un ordinateur portable ou un baladeur MP3, ainsi qu’une rallonge pour brancher à l’arrière du PC. Assez confortable, même dans la durée, le 7H nous a un peu déçu côté audio. Attention, il n’est pas spécialement mauvais. Le 3H a les basses, le 5H les aigus (ou plutôt les médiums), le 7H les deux ! Mais la tessiture n’est pas parfaite et par rapport à un Sennheiser PC330 G4me à peine plus cher, ça fait mal. Même le Carcharias à 80 euros fait un peu mieux. Le micro, bien que meilleur que le 3H, ne fait pas des merveilles non plus.

Turtle Beach

Ear Force Z1 Stéréo, analogique, 30 euros

N

ous achevons notre sélection par l’essai du petit Ear Force Z1 de Turtle Beach. Ce modèle, que l’on trouve entre 25 et 30 euros, fait partie des moins chers. Equipé de deux petites oreillettes comme l’Asus CineVibe, il ne cède pas à la mode du casque XXL qui englobe toute l’oreille. Semi-ouvert, il est très discret à porter. Sans trop serrer, l’arceau ne sert presque à rien, c’est finalement confortable. Le tout petit poids de 223 g n’y est certainement pas pour rien, les casques de grandes dimensions pesant, en général, de 300 à 600 g. Le micro est une tige composée de petits anneaux qui se règle comme bon vous semble. La base tourne sur l’oreillette gauche pour ajuster la hauteur ou ranger le micro. La télécommande sur le fil permet de couper le micro et d’ajuster le volume. Les oreillettes se replient pour faciliter le transport. Côté audio, le bât blesse. Pas de miracles à 30 euros, l’Ear Force Z1 est assez peu agréable à écouter sorti des jeux et ou de la communication type Skype, Mumble ou TeamSpeak. Pourtant, en utilisant le générateur de fréquences, il répond sur une plage très importante, dès 20 Hz, mais l’équilibre n’y est pas et au final, le Z1 offre un son très sourd et étouffé. Le microphone s’en sort mieux, il ne souffre d’aucun défaut notable, un bon point pour ce tarif. En entrée de gamme, les bons vieux Creative, Logitech et Plantronics qui n’ont pas changé depuis des années ne sont pas moins bons, pas besoin de changer pour un casque comme celui-ci si vous en possédez déjà un. En revanche, n’hésitez pas à dépenser quelques euros de plus pour un modèle encore abdorable tel que le 3H USB dont la qualité d’écoute est un net cran supérieure.

• Confort • Facile à transporter • Punch du son

• Finition • Démontable • Télécommande minuscule • Rallonge filaire

• Prix • Facile à transporter

• Mediums hauts et aigus trop en retrait pour la musique • Microphone peu isolé des sons environnants

• Qualité du son pour le prix • Qualité du microphone

• Qualité audio

Hardware Magazine

I 109

Comparatif

Le choix de la Rédaction

S

ur les 23 souris que nous avons testées, 11 ont été sélectionnées pour ce comparatif, et toutes sont recommandables. Selon les besoins et les préférences de chacun, vous pourrez donc trouver votre bonheur. Mais certaines sortent un peu plus du lot, à commencer par la G500 de Logitech accessible aux alentours de 40 euros. Le rapport qualité/prix est excellent et la souris dispose de tout ce dont un joueur a besoin. L’inferno de CMStorm propose également un prix raisonable et l’essentiel pour un joueur. La Kone [+] de Roccat nous a ensuite beaucoup plu, grâce à des fonctions plus évoluées et un panneau de configuration extrêmement complet. Et pour ceux qui recherchent une souris plus simple mais tout aussi efficace, ou encore un design ambidextre adapté aux gauchers, la Xai de Steelseries est techniquement très réussie. En ce qui concerne les claviers, les G510 et G110 sont des références incontournables. Mais les anciens G15 (écran LCD, 75 euros, 18 touches macro), G15 Refresh (écran LCD, 752 euros, 6 touches macro) et G11 (50 euros, 18 touches macro) sont de très bonnes alternatives afin d’économiser quelques dizaines d’euros. Si vous cherchez un design plus sobre, le X6 de Microsoft avec ses 24 touches macro remplira également parfaitement son office pour un prix abordable de 50 euros. L’Arvo de Roccat nous a, quant à lui, convaincu et contentera les joueurs souhaitant avoir un clavier compact facilement transportable, proposant l’essentiel, et pas trop cher. Si vous n’êtes pas pressé, vous pouvez attendre la sortie des modèles BlackWidow de Razer et Valo de Roccat qui, sur le papier, semblent être très bien conçus. Et pensez également au G13 de Logitech (70

euros), le meilleur gamepad existant à ce jour. Il remplacera sans problème un clavier avec macros si vous préférez conserver un modèle standard qui vous tient à coeur.

rias qui nous plaît le plus, sans hésitation. Il offre à la fois confort, look et qualité audio, n’hésitez pas. Mais si son tarif de 80 euros est trop élevé pour vous, notons que le bon vieux Plantronics GameCom 777, qui se trouve désormais à 55 euros, fait très bonne impression, un vrai cran au-dessus du 3H. En haut de gamme, pour un prix finalement raisonnable de 110 euros, c’est le Sennheiser PC330 G4me qui s’impose, offrant une qualité audio nettement supérieure à tous ses concurrents. Même le Megalodon à 150 euros fait sensiblement moins bien, il faut alors atteindre le PC350 G4me pour trouver mieux (160 euros seul, 260 euros dans le pack Asus Xonar Xense). Seuls absents du comparatif haut de gamme, les nouveaux Logitech G930 (déclinaison sans fil du gros G35), Sony DR-GA200/ GA500 et Corsair HS1 Il semble difficile que ceux-ci puisse proposer mieux en qualité que les PC330 et PC350, mais nous changerons peut être d’avis après les avoir essayés.

Avec plus de 20 produits en lice, il semblait impossible d’élire quelques micros-casques. Le choix s’est finalement imposé de lui-même après les tests, seuls trois prétendants ont été retenus. En ce qui concerne les premiers prix, sous les 30 euros, aucun modèle n’est ressorti de notre comparatif, tous souffrant de réels problèmes soit qualitatifs, soit de confort. Pour à peine plus cher, le Creative HD-950, sorti il y a deux ans, reste une référence. En entrée de gamme, nous avons été séduit par le 3H USB à 45 euros de Steelseries, ainsi que par sa variante analogique vendue moins de 40 euros. En l’absence du tout nouveau Logitech H530, il est sans concurrence. En milieu de gamme, c’est-à-dire de 50 à 100 euros, c’est le Razer CarchaNom

Type (ouvert/ fermé)

Connectique

Configuration du son

Diamètre des haut-parleurs

P

Asus CineVibe

Semi-ouvert

USB

Stéréo (2.0)

30 mm

in

Plantronics Audio 995

Semi-ouvert

Sans-fil (dongle et recharge USB)

Stéréo (2.0)

40 mm

3

Razer Carcharias

Semi-ouvert

Analogique

Stéréo (2.0)

40 mm

2

Razer Megalodon

Semi-ouvert

USB

7.1 via DSP

40 mm

2

Roccat Kave

Fermé

USB et analogique

5.1 (3 HP par oreille)

30 + 40 + 40 mm

4

Sennheiser PC 330 G4me

Fermé

Analogique

Stéréo (2.0)

40 mm

2

SteelSeries 3H USB

Semi-ouvert

USB

7.1 via DSP

40 mm

2

SteelSeries 7H

Fermé

Analogique

Stéréo (2.0)

50 mm

2

Turtle Beach Ear Force Z1

Semi-ouvert

Analogique

Stéréo (2.0)

40 mm

2

Nom

DPI max

Vitesse maximum Accelération

Profils

Niveaux de DPI configurables

Mémoire interne

Boutons

Boutons programmables

Système de poids

V t

CMStorm Sentinel Advance

5600, laser

6 m/s - NC

5

4

Oui

8

7

Oui ( 5 x 4,5 g)

1

CMStorm Inferno

4000, laser

3 m/s - 50G

4

5

Oui

11

9

Non

1

Cyborg R.A.T 7

5600, laser

6 m/s - 50G

3

4

Oui

11

5

Oui (5 x 6 g)

1

Logitech G700

5700, laser

4,2 m/s - 30G

5

5

Oui

13

12

Non

1

Logitech G500

5700, laser

4,2 m/s - 30G

5

5

Oui

11

10

Oui (6 x 4,5 g + 6 x 1,7 g)

1

Razer DeathAdder 3.5G

3500, optique

3 m/s - 15G

5

4 (450, 900, 1800, 3500)

Oui

8

7

Non

1

Razer Naga

5600, laser

5 m/s - NC

5

5

Oui

19

19

Non

1

Roccat Kone[+]

6000, laser

5 m/s - 30G

5

5

Oui

12

10/12 avec EasyShift

Oui (5 x 5 g)

1

Roccat Kova

3200, optique

1 m/s - 20G

0

4 (400, 800, 1600, 3200)

Non

7

0

Non

5

Steelseries Ikari

3200, laser

1,3 m/s -20G

0

2

Oui

6

5

Non

5

Steelseries Xai

5001, laser

5

2

Oui

10

9

Non

1

110

I Hardware Magazine

Nom

Rétro éclairage

Profils

Touches macro

Touches multimédia

Connectiques

Dimensions

Divers

Prix

Ideazon MercStealth

Complet (Bleu, violet, rouge)

Non limité mais pas de mémoire interne

34

5

2 x USB 2.0, casque et micro

55 x 20 cm

Toutes les touches du clavier sont programmables

65 €

Logitech G510

Complet (nuances de sept couleurs)

3

18

5 + une molette de volume

casque et micro

52 x 21 cm

Antighosting, Ecran LCD

100 €

Logitech G110

Complet (nuances de quatre couleurs)

3

12

5 + une molette de volume

1 x USB 2.0, casque et micro

51 x 17 cm

-

70 €

Logitech G19

Complet (multicouleur)

3

12

5 + une molette de volume

2 x USB 2.0

Ecran LCD couleur

150 €

Microsoft X4

Complet (rouge)

3

6

6

-

48 x 19 cm

Microsoft X6

Complet (rouge)

3

24

4 + une molette de volume

-

51 x 23 cm

Pavé numérique a droite ou à gauche

50 €

Razer Lycosa

Complet (bleu)

10 mais pas de mémoire interne

0, mais toutes les touches programmables

7

1 x USB 2,0, casque et micro

47 x 22 cm

-

70 €

Razer Arctosa

Non

10 mais pas de mémoire interne

0, mais toutes les touches programmables

7

-

47 x 22 cm

-

50 €

Roccat Arvo

Sur 5 touches (bleu)

5

5

-

-

39 x 14 cm

Timer vocal

50 €

Thermaltage Challenger Pro

Complet (rouge)

4

10

6

2 x USB 2.0

51 x 20 cm

Ventilateur 30 mm, cable USB détachable

72 €

50 €

Poids

Longueur du fil

Adapté aux porteurs de lunettes

Télécommande

Divers

Prix

inconnu

1,5 mètres

Oui

Filaire (volume, mute micro, vibrations on/off)

Micro-casque vibrant

75 €

385 g

N/A

Oui (pas idéal)

Sur casque (volume, play/pause, morceau suivante)

Autonomie : 8 heures en utilisation, 20 heures en veille max, mute automatique du micro en le relevant

70 €

264 g

3 mètres

Oui

Filaire (volume, mute micro)

-

80 €

264 g

inconnu

Oui

Filaire (mode 2.0/7.1, volume, volume des différents canaux, mute micro, sensibilité micro)

-

150 €

420 g

3,4 mètres

Oui

Filaire (volume, volume des différents canaux, mute micro)

-

80 €

255 g

3 mètres

Oui

Sur casque (volume)

Mute automatique du micro en le relevant

110 €

220 g

2 mètres

Oui

Filaire (volume, mute, mute micro)

-

45 €

290 g

1,2 mètres ou 3,25 mètres avec rallonge fournie

Oui

Filaire (volume, mute micro)

2 jeux de mousses (velour ou cuir)

100 €

223 g

3 mètres

Oui (pas idéal)

Filaire (volume, mute micro)

-

30 €

Vitesse de transmission USB

Fils

Poids

Dimensions

Prix

Divers

1000 Hz, ajustable

2 mètres, gainé

139 g

135 x 84 x 40 mm

50 €

Ecran OLED, éclairage LED

1000 Hz, ajustable

2 mètres, gainé

161,5 g

135 x 80 x 40 mm

50 €

Eclairage LED, bouton Storm Tactics

1000 Hz

1,75 mètre, gainé

150 g

115 x 95 x 37 mm

100 €

Ergonomie ajustable, bouton tir de précision

1000 Hz, ajustable

2 mètres

151 g (sans les piles)

126 x 80 x 46 mm

100 €

Sans fils RF rechargeable ou filaire

1000 Hz, ajustable

2 mètres, gainé

116 g

50 €

-

1000 Hz, ajustable

2 mètres, gainé

NC

128 x 70 x 43 mm

60 €

Existe pour gaucher

1000 Hz, ajustable

2 mètres, gainé

NC

116 x 69 x 42 mm

70 €

-

1000 Hz, ajustable

2 mètres

126 g

135 x 78 x 45 mm

100 €

Notifications Vocales, éclairage LED, boutons EasyAim et EasyShift

500 Hz

2 mètres

90 g

120 x 65 x 37 mm

40 €

Eclairage LED

500 Hz

2 mètres, gainé

98 g

126x69x 39 mm

70 €

Ecran LCD

1000 Hz, ajustable

2 mètres, gainé

98 g

126 x 69 x 39 mm

70 €

Ecran LCD Hardware Magazine

I 111

Geek

Geekitude Le plus grand écran OLED du monde

I

Imaginez un nouveau genre d’écrans offrant des caractéristiques qui écrasent les technologies LCD, DLP et plasma : des angles de vision plus larges permettant de profiter de la même intensité de lumière et des couleurs quelle que soit votre position, un taux de contraste plus élevé permettant enfin d’afficher un « vrai » noir, un écran plus mince, une consommation électrique réduite et un temps de réponse quasi inexistant. Un rêve devenu réalité depuis le 21  septembre, date à laquelle Mitsubishi a lancé la commercialisation du Diamond Vision Oled : des modules de 384 x 384  mm d’une résolution de 128 x 128 pixels pouvant être assemblés entre eux pour créer des écrans géants sur mesure. Ce qui permettrait, par exemple, d’assembler 135 modules pour obtenir un écran de 5,76 x 3,45  m doté d’une résolution de 1  920 x 1 152 (218 880 pixels). Avec toutefois un pixel pitch de 3 mm (espace entre chaque pixel), le Diamond Vision se limite pour l’instant à un usage publicitaire qui pourrait donner un look futuriste à nos villes, façon Blade Runner, avec des écrans géants recouvrant les façades des immeubles. Et en attendant que la technologie OLED débarque dans nos salons, ce qui ne devrait plus trop tarder.

112

I Hardware Magazine

Un salon plus geek

I

l faut bien admettre qu’à la rédaction, nous sommes de véritables névrosés des nouvelles technologies. Nous ne verrions, par conséquent, aucun inconvénient à installer un écran géant tactile façon Minority Report (voire plus), autant de PC qu’il y a de recoins libres dans notre demeure ou encore une table Surface Microsoft pour jouer à Donjons et Dragons ou R.U.S.E. Ce genre de gadgets étant encore hors de prix, vous pourrez toutefois vous consoler avec la société Surface Tension qui propose, à partir de 2 599 £, la table contemporaine Arcane (www.surface-tension.net) qui abrite un miniPC configurable à la carte, un écran LCD 19 ou 26 pouces, un ensemble clavier-souris Logitech DiNovo, un trackball, une manette d’arcade Sanwa intégrée et dissimulée dans un tiroir amovible, ainsi que des enceintes et une centrale de diffusion multimédia Sonos ZonePlayer 90 en option.

e La Batmobile du geek

C

ette névrose va même plus loin puisque nous serions prêts à transformer nos véhicules en Batmobiles, à l’image de la société de tuning auto Brabus (www.brabus.com), qui s’est spécialisée dans les marques Mercedes-Benz et Smart. Leur dernière création, une Mercedes-Benz S600 transformée en véritable centre technologique mobile : claviers Bluetooth, écrans LCD intégrés dans les appuis-tête, serveur Mac mini dissimulé dans un compartiment tiroir situé dans le coffre, écran LCD 16/9 de 15,2 pouces intégré dans le toit et rabattable, iPod Touch 64 Go, deux iPad Touch, connectivité UMTS et HSDPA, système de contrôle multimédia tactile, etc. Seule ombre au tableau, une faute de goût évidente avec le choix contestable de matériels Apple. Brabus propose, heureusement, du sur-mesure, ce qui vous permettra d’associer un centre high-tech mobile avec quelques gadgets incontournables, tels qu’une carrosserie et des vitres à l’épreuve des balles pour un côté James Bond. Quant au prix, nous préférons ne pas aborder le sujet par pure décence.

Une caméra UltraHD 4K

S

i vous avez réussi à économiser 25 000 $, ou que votre banquier est du genre généreux, nous ne vous en voudrions absolument pas si vous veniez à jeter votre dévolu sur la dernière caméra RED ONE (www.red.com) Super 35 mm munie d’un capteur Mysterium X 12 mégapixels, objectif 35 mm et capable de filmer des vidéos en ultraHD 4K (4 096 x 2 160) à 30 images/s et 120 images/s en 2K (2 048 x 1 920). De quoi vous lancer en tant que réalisateur et produire des vidéos bluffantes, à vous décrocher la mâchoire.

S

i vos moyens sont, au contraire, limités, le mieux serait peut-être d’envisager l’achat de la caméra professionnelle AG-AF105 de Panasonic (http://pro-av.panasonic.net). Moyennant 4 900 euros, et en plus d’être capable de réaliser des films HD 1080p à 30 images/s, vous bénéficierez d’un appareil équipé d’un capteur Four Thirds, ainsi que d’une monture Micro Four Thirds permettant d’adapter les objectifs Micro Four Thirds du marché. De quoi profiter d’une meilleure maniabilité avec des objectifs de taille réduite, sans pour autant compromettre la qualité d’image.

Hardware Magazine

I 113

Geek

Le PC ultime

V

ous êtes nombreux à demander des conseils sur notre forum en vue d’assembler une machine de gamer ultime. Pour répondre à vos sollicitations, permettez-nous de vous présenter The Big O, un PC configurable à la carte et proposé par Origin (www. originpc.com). Pour 16 999 dollars, un boîtier DangerDen double Tower Slide 29, deux Xeon X8680 overclockés à 4,3 GHz, une carte mère EVGA SR2, 12 Go de mémoire DDR 3 2 000 MHz Corsair GT, un quad SLI de GeForce GTX480 FTW, un RAID 0 composé de quatre disques SSD OCZ Vertex 2, deux Western Digital Caviar Black SATA-2 de 2  To, un contrôleur Megaraid SAS 9260-4i, deux alimentations Enermax 1 050 W, un graveur Blu-Ray de marque Pioneer, Windows 7 64 bits home édition, ainsi qu’un watercooling classique CPU + GPU, un gainage dans la lignée de MDPC-X et un rhéobus en façade permettant de contrôler l’éclairage et les ventilateurs. Mais, outre l’aspect custom, l’assemblage soigné à l’extrême et les nombreuses possibilités d’upgrade de cette configuration, The Big O présente l’originalité d’intégrer une Xbox 360 watercoolée. De quoi profiter des jeux PC et Xbox 360 dans un même boîtier. A quand une version PS3 ?

PC-V1

Baies dis 1 x 3.5" 7 x 3.5" 3 x 2.5" Types de (Support Ventilate Ports d'e Dimensio PCI: 8 Sl Coloris: S

PC-V2

EvOlution, un HTPC custom

P

arce qu’aucun boîtier du commerce ne le satisfaisait, y compris l’Origen S21T, Angelilo a choisi de fabriquer un boîtier HTPC à la mesure de ses exigences et envies : l’EvOlution. Un HTPC qui a nécessité approximativement 250 heures de travail avec des outils conventionnels (perceuse à colonne, scie sauteuse…), à

114

I Hardware Magazine

l’exception du châssis qui mesure 450  x 554 x 240 mm (L x l x P), pèse 21,4 kg et qui a été réalisé sur mesure en aluminium anodisé, à l’aide d’une machine à commande numérique. Alors que l’épaisseur des parois du boîtier est de 8 mm, la façade avant est, au contraire, épaisse de 22 mm et intègre la dalle et la partie électronique d’un véritable écran 15 pouces (1  366 x 768), avec un verre de protection. Derrière cette façade amovible, se cache une grille mesh abritant deux ventilateurs de 23 cm, des connecteurs USB, SATA, Molex, FireWire, un graveur, ainsi qu’un lecteur de cartes mémoire. Le capot supérieur qui est,

lui aussi, amovible grâce à un vérin, abrite deux autres ventilateurs de 23 cm tournant à 480 trs/min, ainsi qu’un rhéobus et permet d’accéder à l’intégralité de la configuration : Core 2 Duo E8400@3 GHz, radiateur Noctua NH-U9B, carte mère Asus P5Q, 2 Go de mémoire Corsair, Radeon HD4850 avec sortie HDMI et radiateur passif Accelero S1, carte son pro Lynx 2B, alimentation Seasonic M12 700 W et 24 disques durs pour la partie stockage ! Au final, le boîtier EvOlution aura approximativement coûté 5 000 euros, configuration matérielle comprise.

Baies dis (Convers 10 x 3.5" 2 x 2.5" i Types de (Support Ventilate Ports d'e Dimensio PCI: 11 S Coloris :

‧1 x 5.25 2 x 2.5" ‧Mini DT ‧1 x Ven ‧2 x USB ‧Dimens ‧Silver (A

L’IFA est terminé mais les tablettes tactiles tardent toujours à arriver !

A

vec le temps, les annonces de tablettes tactiles censées concurrencer l’iPad ne cessent d’affluer, mais toujours pas le moindre modèle compatible HD 720p à l’horizon. C’est, par exemple, le cas du modèle Axon Haptic (www.axon-logic. com) qui ne s’illustre pas vraiment du côté matériel avec son processeur Atom N270 à 1,6 GHz, un écran tactile 10,1 pouces en 1 024 x 600, une webcam 1,3  mégapixel, le support de la 3G et du 802.11g/n. Et même si ce dernier embarque une quantité mémoire plutôt généreuse avec 2 Go et une capacité de stockage de 320 Go, sa particularité est d’être livré sans OS. L’utilisateur pourra ainsi installer l’OS Linux de son choix (reste à trouver le bon), Windows 7, Android et même Mac OS X grâce à la puce EFI intégrée à la tablette. Pas sûr que cela soit du goût d’Apple toutefois. Les autres modèles annoncés sont d’un classicisme indécent avec une apparence un peu trop calquée sur l’iPad, des prix pas toujours attractifs et souvent plus chers qu’Apple, sans oublier les caractéristiques techniques

qui ne sont pas d’une réelle supériorité, exception faite peut-être des modèles embarquant la puce Tegra 2 de nVidia. C’est donc du côté des systèmes d’exploitation et des contenus proposés que la guerre risque de faire rage entre Apple et Google. Il ne faut toutefois pas oublier Microsoft qui, malgré son gros retard, débarquera le 15 octobre avec une version modifiée de Windows 7 (reste à savoir dans quelles proportions) associée à la couche logicielle ExoPC UI. Il sera d’ailleurs intéressant de comparer les trois OS, le plus difficile étant de trouver quel OS Linux fera office de référence face à Microsoft, Google et Apple. Côté matériel, l’ExoPC Slate (www.exopc.com), pour lequel il faudra compter environ 750 euros, pèse 950 g et s’appuie sur un écran tactile 11,6  pouces qui supporte enfin la HD 720p, avec une résolution de 1 366 x 768 pixels, un processeur Atom Pineview-M N450 épaulé par l’IGP Intel GMA 3150, une puce Broad-

Boitier PC Aluminium

Legend V series PC-V1020

com Crystal HD 1080p exploitable via la sortie miniHDMI, un SSD de 32 ou 64 Go, 2 Go de mémoire DDR2, un lecteur de cartes SD/SDHC, un accéléromètre, une webcam 1,3 mégapixel et le support des technologies sans fil Bluetooth 2.1 + EDR et Wi-Fi 802.11 b/g/n. Bref, en attendant qu’un hardware digne de ce nom épaule Android, cet ExoPC Slate ressemble bien à la tablette dont nous rêvons !

KITS OPTIONNELS

HPTX 11 Slots disponibles

Types de Cartes Mères : PCI:

Super-speed

USB3.0

Baies disponibles : 3 x 5.25", 1 x 3.5" (Via un convertisseur 5.25" vers 3.5"), 7 x 3.5" internes (Conversion possible vers 2 x 2.5''), 3 x 2.5" internes Types de Cartes Mères : ATX / M-ATX (Support de carte mère amovible) Ventilateurs: 3 x 140mm, 1 x 120mm Ports d'entrée/sortie: 4 x USB 3.0 / 1 x eSATA / Audio HD Dimensions: 220 x 518 x 491 mm PCI: 8 Slots disponibles Coloris: Silver (Argent) / Noir / Rouge

HD-321

Convertisseur 1 x baie 3.5'' vers 2 x baies 2.5''

HD-520

Convertisseur 1 x baie 5.25'' vers 2 x baies 2.5''

SILENCIEUX

PC-V2120

Baies disponibles : 5 x 5.25" (Conversion possible vers 3 x 3.5'' internes), 10 x 3.5" internes (Conversion possible vers 5 x 2.5''), 2 x 2.5" internes Types de Cartes Mères : HPTX / E-ATX / ATX (Support de carte mère amovible) Ventilateurs : 3 x 140mm, 2 x 120mm Ports d'entrée/sortie : 4 x USB 3.0 / 1 x eSATA / Audio HD Dimensions : 235 x 620 x 635 mm PCI: 11 Slots disponibles Coloris : Silver (Argent) / Noir / Noir Intégral

Support de carte mère amovible

PC-60FNWX

PC-V1020

PC-Q11

‧1 x 5.25", 2 x 3.5"internes, 2 x 2.5" internes ‧Mini DTX / Mini ITX ‧1 x Ventilateur 140mm ‧2 x USB 3.0 / HD Audio ‧Dimensions: 200 x 325 x 260 mm ‧Silver (Argent) / Noir / Rouge / Blanc

PC-V354 ‧1 x 5.25", 7 x 3.5" internes, 4 x 2.5" internes ‧M-ATX / Mini DTX / Mini ITX ‧2 x Ventilateurs 120mm, 1 x Ventilateur 140mm ‧2 x USB 3.0 / HD Audio, Compatible MS / SD (SDHC) ‧Dimensions: 251 x 317 x 420 mm ‧Silver (Argent) / Noir / Rouge

PC-C50

PC-V2120

PC-Q09F

‧1 x 5.25", 3 x 2.5" internes (Epaisseur 9.5mm) 3 x 3.5" internes (Conversion possible vers 3 x 2.5'' internes) ‧M-ATX / Mini DTX / Mini ITX ‧2 x Ventilateurs 120mm Distributeur ‧3 x USB 3.0 / 1 x eSATA / Audio HD ‧Compatible MS / SD (SDHC) ‧Dimensions: 445 x 153 x 315 mm ‧Silver (Argent) / Noir

PC-Q09

‧5 x 5.25", 1 x 3.5" (Via un convertisseur 5.25" vers 3.5") 4 x 3.5'' (2.5'') internes ‧ATX / M-ATX ‧1 x Ventilateur 140mm, 1 x Ventilateur 120mm ‧8 Slots disponibles ‧2 x USB 3.0 / 1 x eSATA/ Audio HD ‧Dimensions : 210 x 470 x 490 mm

‧1 x Baie slim pour lecteur optique, 1 x 2.5'' interne ‧Mini ITX ‧1 x Ventilateur 80mm ‧2 x USB 3.0 / Audio HD ‧PC-Q09F Alimentation Flex 150W Dimensions 265 x 120 x 200 mm PC-Q09 Adaptateur secteur 120W Dimensions 265 x 105 x 200 mm ‧Silver (Argent) / Noir / Rouge / Blanc

Hardware Magazine www.caseking.de

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La Meilleure Qualité

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Taiwan I 115

Pratique

Les

softs

du moiS Manuel Da Costa

PhotoSynth ICE

Microsoft Research réinvente la photo

S

i Microsoft est surtout connu pour ses systèmes d’exploitation Windows, sa console next gen, ou encore sa suite bureautique Office, le géant de Redmond se livre également à quelques expériences innovantes. C’est notamment le cas de Photosynth (http:// photosynth.net) qui offre un concept tout à fait étonnant : celui de replacer les photos d’un même endroit dans l’espace, de manière à recréer et partager sur le Web une scène 3D. L’internaute pourra de cette manière, et à partir de n’importe quel navigateur Web, explorer la scène 3D en se déplaçant librement, en zoomant ou en passant d’une photo à l’autre par simple clic.

116

I Hardware Magazine

En photo, plus la distance focale d’un objectif est courte et plus l’angle de vue est important. A moins d’être un amateur averti, il n’est toutefois pas indispensable d’investir dans un objectif grand-angle pour profiter de toute la beauté d’un panorama grâce au logiciel gratuit ICE (1) ou Image Composite Editor (http://research.microsoft.com). Il suffit, pour cela, de prendre plusieurs photos du panorama, que ce soit en hauteur comme en largeur et avec ou sans HDR, avant d’indiquer l’emplacement des photos au logiciel ICE qui se chargera de les assembler pour réaliser le panorama. De quoi recréer de splendides panoramas à 360° que vous pourrez partager et visionner sur Photosynth. Si de nombreux APN permettent aujourd’hui de prendre des photos de plus de 8 mégapixels, ces prises de vue sont, en revanche, inadaptées pour un affichage dans votre navigateur Web ou sur votre écran HD. Encore en phase de bêta test à l’heure où nous écrivons ces lignes, HD View (http://research.microsoft.com) est un plugin remarquable qui, compatible avec les navigateurs Web cou-

rants (IE, Firefox, Google Chrome, Opera, Safari), permet d’afficher et d’explorer de manière interactive vos prises de vue en très haute définition. Vous disposez, pour cela, de fonctions permettant d’ajuster à la volée le contraste pour mieux visualiser les zones sombres ou trop claires, les angles de vue, ainsi qu’un zoom très détaillé façon Google Earth.

Gérez vos photos simplement La photographie numérique est, sans aucun doute, le loisir le plus accessible avec une très large gamme d’appareils photo numériques (APN) proposés à tous les prix, et le plus gratifiant puisqu’il permet d’exprimer une forme d’art, d’immortaliser des souvenirs ou encore de raconter des histoires. Et s’il est plutôt courant d’appréhender les techniques de votre APN et de retoucher vos photos à l’aide de Photoshop, une référence en la matière, il existe aussi de nombreuses autres voies permettant de mettre en valeur et de partager vos photos. A commencer par Slideshow (www.toddtown.com), un logiciel gratuit minimaliste et très simple d’usage qui permet d’afficher vos répertoires de photos utilisant le format JPEG, sous la forme d’un diaporama. Particulièrement sympathique pour illustrer votre site Web/blog, votre page Facebook, un album photo ou votre écran de veille, Collage It (www.collageitfree.com) est un logiciel qui per-

HD View

Pratique

CollageIt

Direct 2D, à condition d’utiliser une carte graphique compatible DirectX 10 au moins. De quoi accélérer HD View, le rendu 2D et les polices des pages Web, mais aussi le chargement des sites et vidéos Flash, en attendant que d’autres plugins soient mis à jour.

Gérez vos jeux sous Windows comme un pro

met de réaliser des collages de photos le plus simplement du monde : ajoutez vos photos (jusqu’à 100 photos par collage), paramétrez l’apparence du montage et enregistrez le travail. De quoi magnifier vos photos gratuitement. La photo numérique est devenue tellement simple qu’il n’est pas rare de se retrouver avec tout un tas de photos stockées sur son PC, ce qui est d’autant plus vrai que les événements à immortaliser ne manquent pas. Ce qui est, en revanche, plus contraignant, c’est de devoir redimensionner toutes les photos que l’on souhaite partager sur le Web. Il est heureusement possible d’automatiser cette tâche en indiquant le répertoire contenant vos photos, avant de spécifier les modifications à apporter (résolution, effets, format de l’image, etc.), ainsi que le dossier de destination à l’aide de logiciels tels que Picasa, The Gimp ou Photoshop. Si vous n’utilisez aucun de ces logiciels ou que vous les trouvez un tantinet trop longs pour ce genre de tâche, vous pourrez toujours vous tourner vers Jouba Images Converter (http://imagesconverter.codeplex. com) qui est gratuit et qui permet d’ajouter des effets, un watermark, de redimensionner et de convertir vos photos par lot.

Firefox 4 débarque Avec Firefox 4, Mozilla (www.mozilla. com) semble plus que déterminé pour rattraper son retard à l’égard de ses concurrents. Après avoir apporté son lot de nouveautés (html 5, css 3, sync, support du multitouch, xpcom, etc.) avec les quatre précédentes versions bêta, cette cinquième mouture intègre des améliorations sur l’audio avec une API entièrement remaniée, et vidéo avec la prise en charge de

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I Hardware Magazine

Lorsqu’il arrive de devoir réinstaller Windows, il est toujours délicat de localiser ses sauvegardes de parties de jeux, afin de les enregistrer pour ensuite pouvoir les restaurer. Une étape aujourd’hui facilitée grâce aux logiciels gratuits SaveGameBackup (http://sourceforge.net/projects/ savegamebackup) et GameSave Manager (http://gsm.duncsweb.

com) qui analysent le contenu de votre disque avant d’afficher les sauvegardes disponibles. Vous n’aurez alors plus qu’à sélectionner les sauvegardes de parties que vous souhaitez conserver et à indiquer l’emplacement de sauvegarde, avant de valider les changements. Vous devrez toutefois réinstaller vos jeux, ainsi que SaveGameBackup ou GameSave Manager pour pouvoir restaurer vos sauvegardes de parties. Game Booster (http://forums.iobit. com/), qui vient de subir une totale refonte, permet, quant à lui, de stopper tous les composants et services Windows inutiles. De quoi libérer un maximum de ressources mémoire afin de réduire les temps de chargement de vos jeux.

FireFox

SaveGameBackup

Comparatif

7

cartes mères

mini-ITX

De l’Atom au Core i7, des microPC

pour tous les usages Envie d’un PC home cinéma invisible ? D’un PC NAS qui consomme moins de 50 W ? D’une machine de jeu réellement transportable ? Que ça soit en mode Atom économe ou Core i7 ultrarapide, voici les meilleures cartes mères au format mini-ITX.

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I Hardware Magazine

L

Thomas Olivaux

e format mini-ITX se développe à vitesse grand V. Ces petites cartes mères, de 17 cm de côté, ont beaucoup évolué depuis les premières VIA C3  ! L’apparition du processeur Atom d’Intel y a contribué, mais les progrès réalisés en matière de gestion de l’énergie et de miniaturisation autorisent même l’utilisation de véritables processeurs comme le Phenom II ou le Core i5. Il y en a pour tous les prix et, surtout, tous les usages. Pour les joueurs, c’est le moyen de fabriquer un PC aussi petit qu’un barebone, en bénéficiant d’une totale liberté de choix des composants. C’est le moyen de monter un PC incroyablement compact et pourtant capable d’afficher vos plus beaux films en haute définition, en minimisant la présence d’un PC dans votre salon. Si vous préférez stocker vos données sur un serveur de fichiers plutôt que sur un véritable NAS, le format mini-ITX abrite des téraoctets dans une boîte à chaussures plutôt que d’imposer une grande tour.

Attention aux contraintes Monter un PC mini-ITX souffre de quelques contraintes. Dans un espace exigu, il faut s’assurer que chaque composant s’insère avec les autres. Dans le cas de ces cartes mères, nous avons, par exemple, vérifié si l’installation de tel ou tel ventirad est simplement possible ou ne condamne pas le port PCI-Express ou des slots mémoire. Le boîtier impose également de grosses restrictions, comme la hauteur dudit ventirad et décide de la ventilation, la chaleur étant précisément la seconde problématique importante de ces tout petits PC. Lorsque l’on monte une machine à base d’Atom, le dégagement calorifique est faible. Mais contrairement à ce que l’on pourrait supposer, ça ne suffit pas à se passer totalement de ventilateurs. Avec un processeur dual ou quad core plus puissant, un Core i5 par exemple, un bon flux d’air devient primordial. Faites également attention à l’alimentation. Généralement peu puissantes, elles sont adaptées aux machines à basse consommation. Si vous décidez d’installer une véritable carte graphique, assurez-vous d’avoir un boîtier muni d’une alimentation suffisante.

res

X

Asus AT5IONT-I et AT5IONT-I Deluxe Atom D525 + ION « 2 », 130 et 190 euros Les toutes nouvelles Asus AT5IONT-I et AT5IONT-I Deluxe attaquent ce comparatif en force ! Embarquant un processeur Atom dual core D525 et le chipset Intel NM10 associé, elles reposent également sur le chipset ION «nouvelle génération » de nVidia, que nous préférons baptiser ION  2. Leur radiateur, aussi massif qu’efficace, couvre à la fois le CPU et la puce nVidia, qu’il tient au frais sans avoir recours au moindre ventilateur. Prévoyez tout de même un boîtier avec des ouvertures pour que la chaleur puisse s’échapper. Afin de gagner de la place, Asus a choisi de souder deux slots SODIMM (format de mémoire des notebooks) compatibles DDR3. Modernes, elles sont munies de la puce Nec D720200F1 qui pilote deux ports USB 3.0. Sur cette excellente base, la version Deluxe, plus chère d’environ 60 euros, se Prix

Equipement

Layout/qualité

Bundle

Bios Cooling

C

s

5 4 3 2 1 0

distingue de nombreuses façons. La plus surprenante concerne l’alimentation; tandis que l’AT5IONT-I fonctionne avec n’importe quelle alimentation ATX, la version Deluxe est dotée d’un transformateur externe de 90 W, comme un ordinateur portable. La Deluxe communique sans fil, intégrant à la fois un contrôleur Bluetooth et un contrôleur Wi-Fi N. Enfin, la Deluxe est également livrée avec une télécommande multimédia. Cette dernière offre une bonne ergonomie, mais le fait qu’elle ne soit pas 100 % compatible avec Windows Media Center limite nettement son intérêt. L’AT5IONT-I Deluxe est assez performante, très bien équipée et économe, en attestent nos mesures de consommation. Son prix sera néanmoins un problème pour nombre d’acheteurs potentiels. En effet, pour le même prix, vous pourrez vous offrir une carte mère H55 en mini-ITX et un Pentium G 6950. Pour seulement 15 à 20 W de consommation additionnelle, ce sont des performances d’un autre monde. Mais ne négligeons pas le prix de l’alimentation, intégrée dans le cas de cette petite Asus.

livrée avec alimentation et télécommande (Deluxe) refroidissement passif efficace Wi-Fi et Bluetooth (Deluxe) Prix

Gigabyte D525TUD Atom D525 + NM10, 85 euros Venant remplacer le modèle à base de D510 au même prix, la nouvelle D525TUD de Gigabyte mise beaucoup sur son prix. Vendue entre 80 et 90 euros suivant les boutiques, elle ne souffre aucune concurrence. Pourtant, il ne s’agit pas d’un sous-modèle, elle est équipée du même Atom D525 dual core de 1,8 GHz que l’Asus AT5IONT-I Deluxe ! Mais celui-ci se contente ici du chipset Intel NM10, point d’ION pour améliorer la partie graphique. De plus, la seule sortie vidéo est une bonne vieille prise VGA. Ça n’en fait pas la carte mère idéale pour un PC home cinéma, mais elle n’en reste pas moins intéressante pour

Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Cooling

monter une petite machine secondaire basse consommation ou un PC de voiture ! Décidément moins coûteuse, elle utilise de la DDR3 « normale », au format DIMM. Néanmoins, le contrôleur mémoire impose un maximum de 4 Go, c’est le cas pour toutes les cartes Atom. Plutôt que de proposer un port PCI-Express, Gigabyte a choisi un bon vieux port PCI. Ça permettra de recycler une carte son avec sortie audio numérique ou un tuner TV. Le chip son embarqué est un Realtek ALC888B, mais la carte ne propose pas de sortie son multicanal. Si vous désirez en profiter, c’est possible grâce à la souplesse du pilote, mais ça impose de posséder également des prises audio en façade et que les fils soient branchés à la fois devant et derrière, bof bof. Ce modèle est un choix de la rédaction pour des usages simples tels que bureautique, DivX, où même stockage car le contrôleur additionnel autorise un total de quatre HDD. dans sa chambre ou PC de voiture. Autrement, mieux vaut mettre un peu plus cher et profiter d’un équipement complet.

Prix plancher Ventilateur audible Aucune sortie numérique (ni audio, ni vidéo)

Hardware Magazine

I 121

Comparatif

Zotac IONITX-P-E

Celeron SU2300 + ION, 190 euros La Zotac IONITX-P-E est un produit très original. Conscient que les processeurs Atom sont vraiment très peu puissants, Zotac a eu l’heureuse idée de souder en lieu et place un processeur de type CULV, en l’occurrence un Celeron SU2300. Ce dual core à 1,2 GHz n’a aucun mal à battre un D525 pourtant 600 MHz plus rapide. Mais ce n’est pas tout ! Non content de proposer la seule carte mère avec un tel CPU, Zotac l’a marié avec un chipset nVidia ION. Du coup, la partie graphique est plutôt performante et, pour toute extension, la carte propose un véritable port PCI-Express 2.0 16x ; c’est impossible avec le chipset d’un Atom, le nombre de lignes étant trop limité.

Celeron SU2300 plus performant que les Atom connectique complète Prix

L’équipement de la carte est d’un bon niveau. La carte accepte trois disques SATA, contre deux sur les précédentes, elle embarque une carte réseau Wi-Fi N (au format miniPCI-Express) et propose de nombreuses sorties sur son panneau arrière, dont toute la panoplie du numérique (DVI, HDMI, optique et coaxiale).

L’IONITX-P-E souffre de deux défauts, son petit ventilateur et son prix. Le ventilateur n’est pas atrocement bruyant, mais impossible de l’ignorer. Nous l’avons débranché, mais si la plateforme tient à l’air libre, c’est trop chaud pour un usage normal en boîtier fermé (sauf à utiliser un boîtier grand et aéré comme le SG07 de Silverstone). Le prix est difficilement justifiable. Certes, le Celeron SU2300 fait mieux que les solutions à base d’Atom, tout en consommant très légèrement moins, mais comme pour l’Asus, nous sommes au tarif d’une solution 1156. De plus, ce modèle n’intègre pas d’alimentation pour compenser partiellement son prix. Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Layout/qualité

Bundle

Bios Cooling

Zotac NM10-ITX WiFi Atom D510 + NM10, 105 euros

Annoncée en début d’année, la NM10ITX WiFi de Zotac fut l’une des toutes premières cartes mères en Pine Trail, l’Atom version 2. Cette dernière, dont le nom exact est NM10-A-E, embarque un Atom D510, un dual core cadencé à 1,66 GHz. Celuici est épaulé par le chipset Intel NM10. En termes d’équipement et de tarif, cette carte est un compromis entre les modèles que nous avons essayés précédemment. Un poil moins rapide que la Gigabyte, elle est, en revanche, équipée de sorties audio numériques (optique et coaxiale), ainsi que d’une sortie audio vidéo numérique (HDMI). Elle offre également une carte réseau en Wi-Fi N. Vous pourrez étendre les capacités de votre microPC avec une carte PCI-Express 1x et une carte miniPCI-Express.

Wi-Fi refroidissement 100 % passif

122

I Hardware Magazine

L’absence de puce ION et la fréquence modeste du D510 autorisent un fonctionnement 100 % passif. Bien que la plateforme passe dans un boîtier non

ventilé en restant sous les 60 °C, il est souhaitable de brancher au moins un ventilateur dans la machine. La NM10ITX WiFi propose deux prises, toutes deux avec gestion PWM (ventilateurs à quatre fils). Comme la Gigabyte, elle peut être utilisée avec une vieille alimentation P4 ou Athlon 64 (connecteurs 20 pins et ATX 12 V 4 pins). Petit bémol concernant la carte son, une vieille puce Realtek ALC662. Même la Gigabyte à 85 euros offre une qualité accrue grâce au 888B. Dans les deux cas, point de compatibilité avec les standards haute définition des Blu-Ray. Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Cooling

Asus M4A88T-I Deluxe AM3, 880G, 135 euros

Les cartes que nous testons à présent sont d’une tout autre catégorie, puisqu’elles permettent d’accueillir de véritables et puissants processeurs. La première de la lignée est l’originale Asus M4A88T-I Deluxe. C’est, en effet, la première carte mère mini-ITX pour processeurs AMD ! Architecturée autour du couple chipset AMD 880G et SB710, elle accueille sur son socket AM3 la majorité des processeurs de la marque. Seuls les CPU avec un TDP de 140 W ne sont pas acceptés, comme les Phenom II X4 965 et X6 1090T. Mais qui voudrait de tels monstres dans un PC qui se veut microscopique et silencieux ? Cette carte prend tout son sens avec un Athlon II, produisant ainsi un PC nettement plus performant qu’à base d’Atom, idéal pour un PC home cinéma sans concession, tous les formats confondus. Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Layout/qualité

Bundle

Bios Overclocking

Pour autant, un Athlon II X2 ne coûtant que 60 euros environ, c’est un peu plus économique que la plateforme Intel 1156. Comme l’Asus AT5IONT-I Deluxe, cette M4A88T-I Deluxe utilise de la DDR3 au format SODIMM. Plus compacte, cette mémoire, moins facile à trouver que la DIMM classique a vu néanmoins ses prix s’aligner. 4 Go coûtent autour de 100 euros, un peu moins si vous vous contentez de DDR3-1066 qui ne vous fera pas perdre grand-chose. L’équipement et les fonctionnalités Deluxe sont d’un bon niveau, justifiant les 135 euros demandés, avec notamment un contrôleur Bluetooth et une carte réseau Wi-Fi N capable d’atteindre 300 Mbps (à deux antennes). Elle embarque également une puce USB 3.0 et acceptera une carte graphique performante grâce au port PCI-Express 16x. Petit bémol sur le southbridge SB710 qui limite au SATA-2, mais ça n’a pas grande importance. Un véritable BIOS avec, notamment, de nombreux réglages d’overclocking la démarque des cartes Atom. La fonction CPU Unlocker, réactivant automatiquement des cores inactifs, est présente.

Wi-Fi et Bluetooth BIOS incompatible avec les processeurs les plus puissants SB710

Intel DH57JG 1156, H57, 120 euros

Intel doit sûrement faire des efforts pour toujours proposer des cartes mères plus moches que les autres. Les couleurs et l’agencement des composants laissent à désirer, mais certains s’en moquent après tout. Conçue pour les processeurs socket 1156, cette DH57JG se distingue des autres par l’adoption du chipset H57. Par rapport au H55, celui-ci est capable de piloter des disques durs en RAID (0/1/5). Bien qu’il n’y ait que quatre ports en tout, la DH57JG devient d’office la carte la plus adaptée à un usage de pur stockage, type NAS. Après tout, dans un boîtier approprié comme Bleu Jour AS ou l’excellent Fractal

Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

Design Array R2, vous pourrez installer l’OS sur un simple SSD ou un petit DD 500 Go et disposer d’un espace conséquent avec trois disques 2 To en RAID 5. Fait étonnant, cette carte mère ne supporte que les processeurs dual core, c’est-à-dire les Pentium G, Core i3-500 et Core i5-600. Dans les faits, elle boote bien avec un Core i5-700 ou un Core i7-800, mais le BIOS n’est pas conçu pour ces derniers. Le socket CPU étant assez près du port PCIExpress 16x, il n’est pas évident de choisir un ventirad qui ne condamne pas l’utilisation d’une carte graphique. Notre référence, le Scythe Big Shuriken, pose problème. Le Samuel 17 de Prolimatech passe, car sa base est légèrement excentrée. Mais si vous l’adoptez, n’achetez pas des barrettes de mémoire trop hautes ! Si vous avez de la place dans votre boîtier, le Thermalright AXP-140 passe lui aussi. Si vous ne visez pas les meilleures performances et le silence, il est tout à fait possible d’utiliser le ventirad d’origine Intel.

H57 compatible RAID incompatible avec les processeurs quad core BIOS

Hardware Magazine

I 123

Comparatif

Zotac H55-ITX WiFi « v2 » 1156, H55, 130 euros

Nous avons déjà testé une Zotac H55-ITX WiFi, c’est vrai. Mais chez Zotac, lorsque l’on sort un nouveau produit, on ne change pas forcément le nom ! La H55-ITX WiFi que nous avons essayée, et que nous recommandions pour son équilibre global, portait la référence précise de H55-ITX-A-E. Cette nouvelle version est la H55-ITX-C-E. La lettre qui change n’est pas anodine ! En effet, de quatre ports SATA-2, cette nouvelle mouture grimpe à six. De plus, Zotac a soudé un contrôleur Nec USB 3.0 pour la mettre au goût du jour. L’étage d’alimentation a été lui aussi amélioré, ce dernier étant notamment refroidi par un petit radiateur désormais. Le positionnement du socket CPU étant identique à celui de l’Intel, les remarques concernant l’installation de radiateurs alternatifs sont les mêmes. Seule la DFI LP MI P55-T36 est un peu plus souple grâce à son socket placé plus au centre, mais la marque ayant fermé ses portes, ce modèle devient difficile à trouver. La partie overclocking de la Zotac n’a pas évolué depuis

Wi-Fi 6 ports SATA-2 Performances (s) ‐ Atom et Pent. G6950 Intel DH57JG Asus M4A88T‐I

Zotac H55‐ITX WiFi v2

2824 2437 2214 1895 2775 2346 2769 2329

Zotac IONITX P E Zotac IONITX‐P‐E Giga D525TUD Asus AT5IONT‐I Del 0

1000

Photoshop

124

2000

3000

Mainconcept h.264

5139

Overclocking

6000

Zotac H55‐ITX WiFi v2

27

Intel DH57JG Intel DH57JG

27

22 0

20

47

26

40

60

80

100

120

140

59

32

Asus AT5IONT‐I Del

Idle

56

35

Giga D525TUD

Load

61

30

Zotac IONITX‐P‐E Zotac IONITX‐P‐E

31

46

39

Zotac NM10‐ITX WiFi

21

Asus AT5IONT‐I Del

4951 5000

29

24 29

Giga D525TUD

Bios

Asus M4A88T‐I

31

Zotac IONITX‐P‐E Zotac IONITX‐P‐E 4998

Winrar

20

Layout/qualité

Bundle

118

66

Zotac NM10‐ITX WiFi

4178

4000

Equipement

104

57

Asus M4A88T‐I

5 4 3 2 1 0

Température CPU (°C)

105

59

Intel DH57JG Intel DH57JG

Zotac NM10‐ITX WiFi

Prix

Consommation (W) ‐ Atom et Pent. G6950 Consommation (W) ‐ Atom et Pent. G6950

509 932 420 509 932 420 507 1009 418

Zotac H55‐ITX WiFi v2

le premier modèle. Nous avons droit à plus de réglages que sur l’Intel, mais nous ne sommes pas au niveau des DFI et autres Gigabyte H55N-USB3. Mais l’overclocking ne saurait être considéré comme une priorité au sein d’un PC mini-ITX. Les contraintes thermiques sont telles que vous ne pourrez pas battre des records. Pour ce qui est de gagner quelques centaines de mégahertz, l’Intel et la Zotac proposent ce qu’il faut. Le prix de la H55-ITX WiFi n’a pas changé, ce modèle se négocie autour de 130 euros. Faites attention, l’ancienne est encore en boutiques et ne coûte pas spécialement moins cher !

52

29 0

10

20

Load

30

Idle

40

50

60

70

Marque

Asus

Asus

Gigabyte

Zotac

Z

Modèle

AT5IONT-I

AT5IONT-I DELUXE

D525TUD

IONITX-P-E

N

Format

Mini ITX

Mini ITX

Mini ITX

Mini ITX

M

Chipset

Intel NM10 + nVidia ION “2”

Intel NM10 + nVidia ION “2”

Intel NM10

nVidia ION

In

Processeur

Intel Atom D525 soudé

Intel Atom D525 soudé

Intel Atom D525 soudé

Intel Celeron SU2300 soudé

In

Mémoire

DDR3 *2 (SO-DIMM), max 4 Go

DDR3 *2 (SO-DIMM), max 4 Go

DDR3 *2 (DIMM), max 4 Go

DDR3 *2 (DIMM), max 8 Go

D

PCI-Express

4X *1 (câblé en 1X)

4X *1 (câblé en 1X)

*0

16X *1

1

PCI

*0

*0

*1

*0

*

SATA II (3 Gb/s)

*2

*2

*4 (dont RAID 0/1 sur 2 ports)

*3

*

eSATA (3 Gb/s)

*1

*1

*0

*1

*

ATA (IDE)

*0

*0

*2

*0

*

Réseau

Ethernet 1 Gbps

Ethernet 1 Gbps + WiFi N

Ethernet 1 Gbps

Ethernet 1 Gbps + WiFi N

Et

Audio

HD Audio 7.1 (Realtek ALC887)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC887)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC888B)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC662)

H

Sortie(s) audio numérique(s)

Optique

Optique

*0

Optique + coaxiale

O

USB 2.0

*4 (dont 2 via prise interne vacante

*4 (dont 2 via prise interne vacante

*8 (dont 4 via prises internes vacantes)

*10 (dont 4 via prises internes vacantes)

* p

USB 3.0

*2

*2

*0

*0

*

Firewire

*0

*0

*0

*0

*

Prises pour ventilateurs

*3

*3

*2

*2 (dont 1 utilisée)

*

Sorties vidéo

DVI, HDMI

DVI, HDMI

VGA

VGA + DVI + HDMI

VG

Divers

N/A

Alimentation externe fournie, télécommande multimédia, Bluetooth

N/A

Ventilateur de CPU/chipset

N

Prix

130 euros

190 euros

85 euros

190 euros

1

I Hardware Magazine

Choix de la rédaction

L

61

56 59

60

70

e marché des cartes mères mini-ITX mûrit et de plus en plus de modèles de qualité voient le jour. Si vous désirez monter une machine très basse consommation et peu onéreuse, la plateforme Atom est faite pour vous. Parmi les modèles testés, qui sont les premiers en Pine Trail, nous avons distingué deux références de philosophie opposée. D’un côté, la Gigabyte D525TUD. Son équipement est très pauvre, voire archaïque (ports série, parallèle et PCI), mais avouons qu’à partir de 80 euros, difficile d’imaginer mieux. A ce tarif, vous avez non seulement droit à une carte mère complète équipée d’un chip graphique, de son et d’une carte réseau Gigabit, mais aussi d’un processeur dual core à 1,8 GHz, même si celui-ci est plus lent  qu’il ne le laisse supposer. Pour monter un car PC ou un ordinateur secondaire discret purement

bureautique, c’est idéal. De l’autre, l’Asus AT5IONT-I Deluxe est la Rolls des cartes Atom. Munie du même D525, elle propose un équipement hors norme incluant une télécommande et une alimentation externe. Bluetooth, Wi-Fi, USB  3.0, que lui rajouter ? La Zotac IONITX, malgré son originalité, ne trouve pas sa place. Elle coûte aussi cher que l’Asus (sans alimentation, ni télécommande) et que le ticket d’entrée en 1156, la performance en moins.

jamais le moindre souci de décodage ou pour jouer, vous devez opter pour un processeur plus costaud que l’Atom. L’Asus M4A88T-I Deluxe se distingue grâce à son support des processeurs AMD AM3, mais elle est un peu chère. Nous lui préférons la Zotac H55-ITX WiFi nouvelle version qui bénéficie d’un équipement aussi bon et autorise l’utilisation de CPU Intel. Si vos finances sont un peu justes, rabattezvous sur l’excellente H55N-USB3 de Gigabyte, que nous avons testée dans Hardware Magazine n° 47. Trouvable sous la barre des 100 euros, elle est idéale, il ne lui manque que le Wi-Fi par rapport à la Zotac.

Si vous désirez monter une « vraie machine », que ce soit pour posséder un PC home cinéma qui ne rencontre

Zotac

Asus

Gigabyte

Intel

Zotac

NM10-ITX WIFI

M4A88T-I DELUXE

H55N-USB3

DH57JG

H55-ITX (H55ITX-C-E)

Mini ITX

Mini ITX

Mini ITX

Mini ITX

Mini ITX

Intel NM10

AMD 880G + SB710

Intel H55

Intel H57

Intel H55

Intel Atom D510 soudé

Socket AMD AM3

Socket Intel 1156

Socket Intel 1156

Socket Intel 1156

DDR3 *2 (DIMM), max 4 Go

DDR3 *2 (SO-DIMM), max 8 Go

DDR3 *2 (DIMM), max 8 Go

DDR3 *2 (DIMM), max 8 Go

DDR3 *2 (DIMM), max 8 Go

1X *1 + Mini PCI-Express *1

16X *1

16X *1

16X *1

16X *1

*0

*0

*0

*0

*0

*2

*3

*4

*4 (RAID 0/1/5)

*6

*0

*1

*1

*1

*1

*0

*0

*0

*0

*0

Ethernet 1 Gbps + WiFi N

Ethernet 1 Gbps + WiFi N

Ethernet 1 Gbps

Ethernet 1 Gbps

Ethernet 1 Gbps + WiFi N

HD Audio 7.1 (Realtek ALC662)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC889)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC892)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC889)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC888)

Optique + coaxiale

Optique + coaxiale

Optique

Optique

Optique

*8 (dont 2 via prise interne vacante)

*6 (dont 2 via prise interne vacante)

*8 (dont 4 via prises internes vacantes)

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*10 (dont 4 via prises internes vacantes)

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VGA

DVI, HDMI

VGA, DVI, HDMI

DVI, HDMI

DVI, HDMI + adaptateur VGA

N/A

Bluetooth, Asus Core Unlocker

N/A

Dolby Control Center

N/A

105 euros

135 euros

100 euros

120 euros

130 euros

Hardware Magazine

I 125

Comparatif

8 C

Cooler Master, Corsair, Scythe, Spire, Thermalright, Thermaltake

ventirads originaux En format tour, à plat, avec de l’eau, push-pull ou non, il y en a pour tous les goûts ! Découvrez comment sont conçus les derniers ventirads et mesurez leurs performances par rapport aux références de la rédaction.

Thomas Olivaux

orsair lance sa première gamme de ventirads (couple ventilateur + radiateur) pour CPU. La marque qui a toujours habitué les consommateurs à des composants de premier ordre, de la RAM aux boîtiers, sera-t-elle capable de s’imposer ici aussi ? C’est que la concurrence fait rage !

Au sein de la marque, pour commencer, avec le prometteur H70. Venant épauler le H50, il s’agit d’un miniwatercooling accessible à tous, en termes d’installation du moins ; pour ce qui est du prix, vivement les benchs pour vérifier s’il vaut vraiment ses 100 euros ! Chez Cooler Master, le V6 attendu depuis des mois débarque enfin. Si l’esthétique gamer ne vous sied pas, vous pourrez opter pour le Spire

Eclipse II plus classe avec la teinte gunmetal. Mais le plus attendu de cette sélection est certainement le HR-02 de Thermalright. En effet, ce monstre de plus de 800 g annonce refroidir un Core i7-920 sans avoir besoin de ventilateur ! Ah le PC fanless, un vieux rêve. Un de ces ventirads prendra-t-il place dans votre PC ? Faut-il remettre en question nos modèles fétiches ? Place aux tests.

Produit

Cooler Master V6 GT

Corsair A50

Corsair A70

Corsair H70

Scythe Rasetsu

Spire TherMax Eclipse II

Thermalright HR-02

Thermaltake Slim X3

Sockets

AM2/AM3/775/ 1156/1366

AM2/ AM3/775/ 1156/1366

AM2/AM3/775/ 1156/1366

AM2/AM3/775/ 1156/1366

AM2/AM3/775/ 1156/1366

AM2/AM3/775/ 1156/1366

775/1156/ 1366

775/1156

Dimensions

131 x 120 x 165 mm

159,5 x 124,6 x 81,2 mm

159,5 x 124,6 x 129 mm

N/A (radiateur 120mm épais de 50 mm)

130 x 141 x 130 mm

131 x 70 x 152 mm

110 x 140 x 160 mm

92 x 99 x 36 mm

Poids

939 g

658 g

952 g

N/A

730 g

822 g

860 g

180 g

Ventilation

2* 120 mm (PWM 800-2200 tours)

1* 120 mm (1600 ou 2000 tours)

2* 120 mm (1600 ou 2000 tours)

2* 120 mm (1600 ou 2000 tours)

1* 120 mm (PWM ajustable de 470-1340 à 740-1900 tours)

2* 120 mm (2200 tours)

N/A

1* 80 mm (PWM 12002400 tours)

Prix

60 euros

50 euros

60 euros

100 euros

40 euros

45 euros

64 euros

18 euros

126

I Hardware Magazine

, e

s x

Cooler Master V6 GT Tour, 2 x 120 mm, 60 euros Attendu depuis longtemps, le V6 complète la gamme des ventirads au look gamer de Cooler Master. Les amateurs de grosses cylindrées, qui profitent depuis des mois du correct V8 (50 euros) et du très performant V10 (100 euros), trouveront-ils un intérêt à ce « petit » nouveau ? Le V6 est décliné en versions standard, non prévue en France, et GT que nous essayons, à 60 euros. Le modèle GT se distingue essentiellement par l’adoption d’un second ventilateur et par la présence d’un liseré de diodes de couleur sur son capot supérieur.

les carters se retirent aisément pour accéder aux ventilateurs qui sont simplement clipsés. C’est réalisable à la main, c’est un peu plus facile avec un tournevis plat. Les deux 120 mm, placés logiquement en push-pull (un qui pousse l’air, l’autre qui l’aspire), sont de type PWM avec une plage de fonctionnement variant de 800 à 2 200 tours. Le nom V6, tiré de la configuration moteur éponyme, vient ici de la structure des heat pipes croisés. Une fois mis à nu, le radiateur respire la qualité, ça ressemble un peu à du Thermalright. Mais pourquoi tout ce plastique pour le dissimuler ?

Il s’agit d’un ventirad tour compatible avec tous les sockets (AMD AM2/AM3, Intel 775/1156/1366), presque entièrement caréné de plastique noir. Lisse, noir, cet habillage ne séduit pas vraiment l’oeil. Des deux côtés,

Les performances sont d’un très bon niveau. Meilleur que le V8, il fait un peu mieux que le Thermaltake Frio que nous avons récemment essayé, un peu mieux que notre référence de toujours : le Noctua NH-U12 SE2, un petit cran moins bien que les Thermaltake Venomous-X et autres Prolimatech Armageddon. Du gros niveau donc, pour 60 euros à peine. Mais hélas, ce refroidissement impressionnant a un prix : le bruit. Sans être atroce, le V6 GT n’est pas un ventirad silencieux. Les deux 120 mm, autorégulés par PWM, génèrent un bruit de vent en permanence. C’est moins désagréable qu’un bruit de roulement, mais assez gênant selon nous.

Prix

Perf/bruit 7V

5 4 3 2 1 0

Qualité

Montage

Perf/bruit 12 V Régul. ventilos

Refroidissement LED réglables (éteint, rouge, bleu, violet) Bruit

Corsair A50 et A70

Tours, 1 et 2 x 120 mm, 50 et 60 euros Plus le temps passe, plus Corsair grandit. Peu à peu, ce spécialiste de la mémoire s’étend pour ressembler à Cooler Master, cherchant à tenir le haut du pavé avec des boîtiers et des systèmes de refroidissement haut de gamme. Dans la série cooling, après un H50 discutable, Corsair lance ses premiers ventirads CPU, les A50 et A70. Nous testons les deux modèles. Les A50 et A70 sont deux ventirads de type tour, d’une conception classique, prévus pour accueillir des ventilateurs de 120 mm. L’A50, plus modeste, est équipé de trois énormes caloducs de 8 mm de large et d’un ventilateur. L’A70, de plus grandes dimensions, repose, lui, sur quatre caloducs de même diamètre et utilise deux ventilateurs. Sur les deux modèles, ils tournent par défaut à 2 000 tours par minute.

Un réducteur est livré pour les ralentir à 1 600 tours. L’A70 est également livré avec un « Y » pour brancher les deux ventilateurs sur une seule prise. Les ventilateurs sont attachés, par des petits caoutchoucs, sur un support en plastique noir. Ce support est clipsé au radiateur comme sur le V6 GT ou le Frio. La mode des fines pattes métalliques façon Noctua, serait-elle terminée (au plus grand plaisir des gros doigts) ? Côté performances, nous avons affaire à deux bons « tout-terrain ». L’A50 est néanmoins trahi par son prix, un Scythe Yasya faisant aussi bien pour 10 euros de moins. L’A70 est, en revanche, tarifé comme ses concurrents. Aussi performant, voire un poil meilleur que le Noctua NH-U12 SE2, il est à peine derrière le V6 GT. En revanche, il est bien plus silencieux que ce dernier ! Bien que les

Prix

Perf/bruit 7V

5 4 3 2 1 0

Prix

Qualité

Montage

Perf/bruit 12 V Régul. ventilos

ventilateurs soient assez rapides (1 600 tours, réduits), il se fait quasiment aussi discret que le Noctua en mode 1 100 tours. Ce n’est pas top silence, mais presque inaudible boîtier fermé. Pour un premier ventirad, à défaut d’être novateur, c’est du bon !

Perf/bruit 7V

5 4 3 2 1 0

Qualité

Montage

Perf/bruit 12 V Régul. ventilos

Performances du A70 Câbles des ventilateurs courts et noirs Prises des ventilateurs noires Dommage que les ventilateurs ne soient pas un peu plus ralentis Prix un peu élevé du A50

Hardware Magazine

I 127

Comparatif

Corsair H70

Miniwatercooling, 2 x 120 mm, 100 euros Le Corsair H50, vendu depuis plusieurs mois, est un « ventirad » atypique. Corsair le positionne clairement en face des ventirads air alors qu’en pratique, il s’agit d’un minisystème de watercooling en circuit fermé, avec une pompe intégrée au waterblock et un radiateur déporté de 120 mm. Bien qu’assez sexy, il n’a pas su séduire car ses performances en matière de refroidissement sont dignes des ventirads à 40 euros, tandis qu’il est vendu 75 euros. Corsair complète néanmoins la série Hydro par le haut avec le nouveau H70 affiché à 100 euros.

Refroidissement Espace autour du CPU Prix Bruit à fond

Le principe de fonctionnement est exactement le même que son aîné, mais tout a été revu. Le waterblock, plus large, est nettement moins haut, seulement 30 mm. A l’inverse, le radiateur (toujours conçu pour une fixation en 120  mm) a pris de l’embonpoint et mesure désormais 50 mm d’épaisseur. Effort aussi pour les ventilateurs, le H70 est livré désormais avec deux 120 mm à 2 000 tours (et réducteurs 1 600 tours), les mêmes que sur A50 et A70. L’installation n’a pas changé, la plaque à l’arrière de la carte mère est d’ailleurs identique à celle du H50. C’est plutôt facile à mettre en place, très facile si l’on considère que c’est un watercooling. Dans les boîtiers les plus exigus, l’épaisseur du radiateur et des deux 120 mm

pourra poser problème, vérifiez que rien ne gêne au niveau de votre carte mère ! Les tuyaux sont plutôt courts, vous ne pourrez pas déplacer le radiateur où bon vous semble. Dans les benchs, quel progrès ! Le H70 explose littéralement le H50 et parvient surtout à faire mieux que les radiateurs de référence, comme le Megahalems et le D14 ! Hélas, ce n’est pas en silence. A 2 000  tours, les ventilateurs sont bruyants, à 1 600 tours c���est raisonnable mais tout de même nettement plus audible qu’un D14 en mode ULNA. Finalement, le H70 concurrence le Cooler Master V10. Des refroidissements CPU hors norme vendus 100 euros, ce qu’il y a de plus performant pour les overclockers, sans franchir le pas d’un véritable watercooling haut de gamme à plusieurs centaines d’euros. Prix

Perf/bruit 7V

5 4 3 2 1 0

Qualité

Montage

Perf/bruit 12 V Régul. ventilos

Scythe Rasetsu A plat, 120 mm, 40 euros

Le Rasetsu, dernier-né de Scythe, change un peu en adoptant une configuration « towflow  », c’est-à-dire à plat. Ce marché est assez peu disputé, les seuls prétendants sérieux étant le C12P de Noctua et l’AX140 de Thermalright. Pourtant, les mesures mon-

Rapport performances/prix Silencieux Finition

128

I Hardware Magazine

trent des performances de refroidissement plus ou moins du même niveau que les ventirads tours, avec un sérieux bonus pour les composants aux alentours. Son design ne trompe pas, il s’agit d’une version à 90° du Yasya, que nous avons récompensé dans Hardware Magazine n° 46. Les six caloducs de 6 mm sont également de la partie. Comme toujours chez Scythe, nous avons des ailettes chromées et des caloducs cuivrés. Pour avoir interrogé le constructeur, ce n’est pas un choix d’esthétique mais d’économie : faire nickeler les tubes ferait grimper le tarif public de presque 5 euros, sans aucun gain de performances. Scythe a toujours favorisé des tarifs ultracompétitifs et n’entend pas changer de stratégie. Une fois de plus, avec un prix affiché de 40 euros, le Rasetsu fait fort. La fixation est un véritable bonheur. Du moins, en théorie. Comme sur de nombreux modèles récents de la marque, il n’y a besoin d’aucun outil. Les pattes de fixation, spécifiques à chaque socket, se clipsent sur la base, c’est enfantin. Pour les processeurs Intel, Scythe utilise des fixations qui se clipsent comme Intel, c’est très pratique là aussi, puisqu’il n’est pas nécessaire d’accéder à l’arrière de la carte mère. Mais le Rasetsu est imposant ! Réussir à fixer le clip du coin supérieur gauche est

mission impossible, tant il faut faire de contorsions pour passer la main, surtout si le boîtier est compact. Et si vous décidez de le monter sur la carte mère hors du boîtier, vous aurez bien du mal à brancher le 8 pins de l’alimentation et la vis du coin. Enfin, nous avons déjà connu pire, notamment avec l’énorme Orochi. Côté performances, c’est une très bonne surprise. Un peu moins efficace que le Yasya, il égale quasiment le Noctua NH-U12 SE2. Pour 15 à 20 euros de moins, c’est très bon ! Le ventilateur PWM ajustable est toujours un bonheur, le Rasetsu sait se faire discret. Petit bémol, il s’agit d’un ventilateur très épais. Certains choisissent cette configuration pour gagner en hauteur. Lui est aussi haut que n’importe quelle tour de 120 mm. Un ventirad de choix pour les propriétaires de boîtiers avec un ventilateur latéral à hauteur du CPU. Prix

Perf/bruit 7V

5 4 3 2 1 0

Perf/bruit 12 V

Qualité

Montage Régul. ventilos

Spire TherMax Eclipse II Tour, 2 x 120 mm, 45 euros Spire ne jouit pas d’une réputation d’excellence en matière de refroidissement, mais le TherMax Eclipse II que nous essayons semble plutôt impressionnant. Tour de 120  mm, ce ventirad est construit avec cinq caloducs imposants de 8 mm et 46  ailettes. Le métal foncé des ailettes et le plastique translucide fumé de la ventilation lui confèrent un look plutôt réussi. Cédant à la mode du push-pull, il est livré avec deux ventilateurs de 120 mm. Ceux-ci sont à installer soi-même sur le radiateur à l’aide de petits caoutchoucs qu’il est quasi impossible de glisser entre les ailettes. Le fil des ventilateurs est gainé de noir, mais Prix

Perf/bruit 7V

5 4 3 2 1 0

Qualité

Montage

Perf/bruit 12 V Régul. ventilos

il reste un bon centimètre visible de part et d’autre, la prise est blanche et la possibilité de les brancher en Molex rajoute en lourdeur si l’on souhaite un PC particulièrement bien fini. La fixation à la carte mère ne souffre d’aucune critique particulière. Côté performances, c’est mi-figue mi-raisin. A parler purement températures, les résultats obtenus sont très décevants pour une tour avec deux ventilateurs et cinq gros caloducs. Toutefois, si l’on relativise son prix de vente, c’est tout à fait acceptable. Il se situe à mi-chemin des ventirads milieu de gamme d’un côté (type OCZ Vendetta II ou Cooler Master Hyper 212 Plus) et des modèles haut de gamme de l’autre (Noctua NH-U12P, Thermalright Venomous-X). Mais c’était sans compter sur le Yasya de Scythe qui fait mieux pour moins cher. Mieux sur le refroidissement, mais aussi et surtout sur le bruit ! Car avec deux ventilateurs 2  200  tours non réductibles livrés de série, le TherMax Eclipse II souffle trop fort !

Deux ventilateurs, rare à ce tarif Look du radiateur Bruit !

Thermalright HR-02 Tour, sans ventilateur, 65 euros Si Noctua est une référence en ce qui concerne le rapport qualité/prix depuis quelques années, Thermalright est synonyme de performances et d’innovations. Seul Prolimatech est parvenu à se hisser au niveau du fabricant américain, ce qui ne fait que renforcer le besoin d’excellence. Le HR-02 est un monstre. S’il rappelle le HR-01 par son look rectangulaire et sans fioritures (contrairement au look tribal d’un Venomous-X), la comparaison s’arrête là. Il est nettement plus volumineux et vise le saint graal du refroidissement PC : l’utilisation fanless, 100 % silencieuse ! Comme l’énorme Scythe Orochi, il peut accueillir un ventilateur 120 ou 140 mm, mais contrairement à ce dernier, ses ailettes sont dans le sens horizontal (type tour). Il est aussi plus compact et se révèle compatible avec plus ou moins toutes les cartes mères et boîtiers, pourvu que vous utilisiez un processeur Intel. En effet, il n’existe pas encore de fixations AMD, Thermalright a Prix

Perf/bruit  fanless

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Perf/bruit  ventilo 7V

Qualité

Montage Perf/bruit  ventilo 12V

indiqué travailler sur ce point. Le HR-02 est excentré de sa base dans le sens de la profondeur. Ça signifie qu’une partie du radiateur empiétera sur le radiateur des mosfets ou de la RAM, suivant le sens où vous l’installez. Avec 50 mm d’espace libre en dessous des ailettes, la compatibilité ne posera pas de gros problèmes. Le sens préconisé par Thermalright pour le montage consiste à faire dépasser les ailettes vers l’arrière, vers le ventilateur 120 mm placé en extraction sur la majorité des boîtiers. C’est ce que nous avons fait. Nos mesures sont faites avec un 140 mm de la marque placé en aspiration et en fanless. Le HR-02, c’est du lourd ! Si vous souhaitez du silence, notez qu’il a fait tourner notre Core i7-940 en se contentant du ventilateur de boîtier, c’est plus que notable vu le dégagement calorifique de ces puces en charge. Avec un 140 mm fixé sur le radiateur en bonus, c’est encore meilleur et il vient alors titiller des montres comme le NH-D14. Insistons, en revanche, sur l’utopie du PC 100 % fanless. S’il est possible de se passer de ventilateur sur le HR-02 pour la majorité des processeurs, ne comptez pas utiliser un Core i7, ni même un Core i5, sans aucune ventilation de boîtier ! Ça passera très bien au repos, mais en charge, la température explose et le PC plante, que ça soit le CPU, la RAM, le chipset ou la carte graphique qui cède en premier.

Performances, capable de refroidir un Core i7-900 sans ventilateur ! Qualité et finition Pas de fixations AMD

Hardware Magazine

I 129

Comparatif Bruit (dB)

Températures CPU (°C) Spire Eclipse II

64

Corsair A50

64

TRight HR‐02  TRight HR‐02 fanless

63

Scythe Rasetsu

64

Noctua NH‐U12  SE2

64

Corsair A70 C i A70

62

Noctua NH‐D14

54

56

Scythe Rasetsu

58

Charge 4 GHz/ventilo maxi

0 0

Noctua NH‐D14

66

Noctua NH‐U12  SE2

32

Corsair A50

32

65

51

32

C i A70 Corsair A70

63

50

31

66

49 50

62

64

66

68

55

36

Spire Eclipse II Spire Eclipse II 60

53

35

Corsair H70

Charge/ventilo mini

52

34

CM V6 GT

58

57 52

67

60

58

Corsair H70 Corsair H70

TRight HR‐02  ffanless l

64

62

CM V6 GT

67

54

37 0

10

20

Ventilo maxi

30

Ventilo mini

40

50

60

Le Corsair A50 et le Spire Eclipse II n’obtiennent pas de très bons résultats, surtout vis à vis de la concurrence (Scythe Yasya par exemple). Le Corsair A70 refroidit nettement mieux, ainsi que le V6 GT. Le H70 réussi même la prouesse de battre le D14, mais au prix de sérieuses nuisances sonores. Ce cooling est à réserver aux overclockers, les fans de silence se tourneront plus volontier vers l’excellent Thermalright HR-02. Jugez plutôt, il refroidit aussi bien qu’un Noctua NH-U12 SE2 avec la seule aide du ventilateur de boîtier placé à proximité !

Un ventirad à part : Thermaltake Slim X3 « Comme c’est mignonnn ! » C’est la première chose qui vient à l’esprit en découvrant le nouveau Slim X3 de Thermaltake. Tout petit, ce microventirad est conçu pour les PC home cinéma et autres machines de format très compact. Ce modèle est présenté en encadré puisqu’il n’est absolument pas comparable aux autres ventirads de ce dossier. Ultraslim, il ne mesure que 3,5 cm de haut, ventilateur compris ! C’est deux fois moins qu’un Scythe Big Shuriken ou qu’un Prolimatech Samuel 17 ou même qu’un ventirad d’origine Intel. Compatible socket 775 et 1156, le Slim X3 est conçu pour les processeurs ayant un TDP maximal de 75 W. Autrement dit, seuls les CPU dual core sont

concernés, à l’exclusion des plus rapides. Le ventilateur, un 80 mm demi-hauteur, est régulé en PWM avec une plage de fonctionnement de 1 200 à 2 400 tours. Testé sous un Core i5-655k (TDP de 73 W) cadencé à 3,2 GHz, dans un boîtier Silverstone Sugo SG07, avec 62 °C en charge, ce n’est pas franchement mieux qu’un ventirad d’origine Intel, mais il tient le coup et parvient à rester plus silencieux, pour peu que la carte mère propose des profils de refroidissement. Il ne coûte, d’autre part, que 18 euros. Il n’y a pas de raisons de se ruer dessus, mais pour un PC exceptionnellement low profile ou en remplacement d’un ventirad stock usagé, c’est une solution satisfaisante.

Choix de la rédaction

Q

uelques bons radiateurs dans ce comparatif, mais peu de « choix de la rédaction » au final. Pour les prendre dans l’ordre, le V6 GT fait un peu trop plastique et, surtout, il est bien trop bruyant. Les Corsair sont plus discrets tant en look qu’en bruit, mais ne parviennent pas à détrôner les références actuelles. Le H50 est trop cher, le H70 un peu trop bruyant. Le très spécial H70 remporte la palme du « ventirad » le plus performant, chapeau. Nous sommes loin du H50. Mais concernant le prix, et même le bruit, c’est rude. A réserver aux seuls overclockers qui n’ont pas les moyens ou l’envie de s’offrir un vrai kit watercooling, mais ce n’est pas un

130

I Hardware Magazine

choix pour tout le monde. Le Spire Eclipse II est une déception. Il a un bon look et des caractéristiques dignes des gros ventirads, mais ses performances sont vraiment à la traîne. Finalement, seul le Thermalright HR-02 est digne d’être acheté sans hésitation ! Atypique, il offre un excellent refroidissement pour un prix raisonnable. En effet, à 63 euros sans ventilateur, c’est un peu cher de prime abord, mais sachant qu’il peut se contenter du ventilateur de boîtier juste à côté, c’est finalement aussi performant qu’un Noctua NH-U12 SE2 pour un prix comparable, dans un silence absolu ! Malgré les mois qui passent, nos recommandations restent constantes. Le Coo-

ler Master Hyper TX3 reste imbattable dans le créneau des ventirads à un petit prix (15 euros), le Scythe Yasya est excellent en performances et look pour seulement 40 euros et le Noctua NH-U12 SE2 reste un bonheur d’homogénéité (look, qualité, performances, silence) pour 60 euros. Enfin, les Prolimatech Megahalems (60 euros sans ventilateur) et les Noctua NH-D14 (75 euros) combleront les personnes les plus exigeantes en matière de refroidissement, modèles auxquels le Thermalright HR-02 vient se greffer, que l’on choisisse de l’utiliser avec ou sans ventilateur.

Test

Corsair F40 : la petite bombe SSD

Les SSD en SandForce SF-1200 sont les meilleurs du moment. Mais à 120 euros en version 40 Go chez Corsair, les performances sont-elles sacrifiées ?

L

a nouveauté n’est pas le contrôleur, puisque le SandForce a été introduit il y a déjà six mois, mais la capacité et donc le prix. Jusque-là, en excluant les SSD en JMF602 vraiment catastrophiques, l’Intel X25-V 40 Go était le seul SSD performant et abordable, laissant peu de marge de manoeuvre à son seul concurrent direct, l’OCZ Onyx. Avec l’arrivée des SandForce en 40 Go, voici un compétiteur de taille disponible chez Corsair, mais également chez les concurrents habituels (OCZ et GSkill pour l’heure).

270 Mo/s en écriture ! Les SSD de petite capacité sont, en général, basés sur le même design que leurs homologues plus volumineux, mais ils embarquent moins de puces, ce qui

fait considérablement chuter leurs débits, surtout en écriture, car il y a moins d’accès simultanés. Pourtant, le Force en 40 Go est annoncé à des vitesses proches de celles de ses grands frères en 60 ou 90 Go : 280 et 270 Mo/s respectivement en lecture et écriture séquentielles. Lorsqu’on regarde le PCB, il manque effectivement quatre puces sur les seize prévues d’origine, mais elles sont toujours d’origine IMTF, permettant des débits un peu meilleurs que les puces Samsung qui sont parfois utilisées sur les versions d’entrée de gamme. Encore une fois, nous avons affaire au firmware légèrement modifié qui équipe toute la série des Force. Bien que ça soit peu perceptible, cela démontre que ce petit SSD est traité comme les autres SandForce.

Mieux que le V40 ! A l’usage, c’est flagrant, le F40 est bien plus rapide qu’un Intel V40 en écriture, c’est-à-dire en installant un programme, quel qu’il soit. Et ce, sans concéder quoi que ce soit sur le plan de la lecture, si importante pour lancer un programme. Les débits constatés sont un peu inférieurs à ceux indiqués, 265 et 240 Mo/s, mais ils sont bien supérieurs à ceux de l’Intel (260 et 40 Mo/s). Tout comme ses grands frères 60, 90 et 120 Go, le F40 est donc un excellent choix, ne choisissez l’Intel que si votre budget est vraiment limite. On regrette, en revanche, que Corsair ne propose pas ce SSD sans le firmware spécial, ce qui permettrait de baisser encore un peu son prix, comme l’a fait OCZ avec l’Agility 2.

Sapphire HD5670 Ultimate : une vraie carte fanless pour jouer ? Carte Graphique

L

Parce que jouer en 3D n’est pas forcément incompatible avec le silence, Sapphire lance une HD5670 passive. Affichée 25 euros de plus qu’une HD5670 standard, ce surcoût est-il justifié ?

a HD5670 est le minimum vital pour jouer à des titres récents dans des conditions correctes. Les moins exigeants sont fluides en qualité élevée et en 1080p comme StarCraft II ou Call of Duty Modern Warfare 2. Pour les autres, il faudra baisser la résolution et/ou quelques options comme l’antialiasing. Le minimum vital pour jouer, mais c’est loin d’être une carte poussive à peine capable de débiter plus de FPS qu’un IGP, le gain est, au contraire, énorme.

132

I Hardware Magazine

Faites taire votre carte graphique La carte de référence AMD se fait très rapidement entendre en charge, à cause de son ventilateur minuscule. Pourtant, le GPU est plutôt économe et ne chauffe pas beaucoup. Sapphire a donc refroidi la puce de manière passive, ce qui ne signifie pas qu’il ne faut aucun ventilateur, mais plutôt qu’une ventilation directe n’est pas obligatoire. Cependant, même si cette HD5670 Ultimate ne chauffe pas trop, même sur une table de bench en l’absence de ventilation, dans un boîtier, il est conseillé d’avoir un léger flux d’air. En rajoutant un 120 mm discret en extraction à l’arrière dans un 600T, nous passons de 103 à 89 degrés en charge. Dommage que le radiateur soit si conséquent, remontant au-dessus de la carte, de sorte qu’il sera impossible de l’utiliser dans un boîtier HTPC, comme le Silverstone GD04 à peine plus épais qu’une carte normale. Mais cette proéminence ne gênera pas les tours, même les plus étroites avec une ventilation latérale. Concernant la partie électronique,

il s’agit d’un PCB maison, utilisant des composants résistant un peu mieux à la chaleur. Les fréquences restent inchangées par rapport à une HD5670 de référence, soit 775 MHz pour le GPU et 1 000 MHz pour la mémoire et on a droit aux sorties DVI, HDMI et surtout un DisplayPort, trop souvent remplacé par un port VGA condamnant l’utilisation d’Eyefinity.

Un surcoût maîtrisé Cette petite HD5670 se débrouille finalement très bien avec un minimum de ventilation, mais elle ne rentrera pas dans tous les boîtiers. Son prix varie entre 100 et 110 euros, soit une vingtaine d’euros de plus que le modèle de base. C’est un surcoût assez conséquent, mais étant donné le talent dont font preuve les constructeurs pour sortir des cartes plus bruyantes les unes que les autres et l’impossibilité de changer le ventilateur, cette Ultimate nous paraît être un bon choix pour l’amateur de silence et le joueur occasionnel.

Test

Corsair Graphite 600T : la qualité Obsidian abordable ? Boîtier

Après ses excellents Obsidian 800D et 700D, Corsair étoffe sa gamme avec une moyenne tour plus abordable. Pour 70 euros de moins, le 600T conserve-t-il des prestations et une qualité de fabrication du même niveau ?

sa partie arrière. Dommage que la porte droite n’en profite pas, même s’il reste impossible d’enlever des composants à cet endroit. On remarque, ensuite, de nombreuses connectiques déportées sur l’avant du capot, dont un USB 3.0 à relier à l’arrière de la carte mère, en dirigeant le câble par l’intérieur du boîtier, quatre USB 2.0, ainsi qu’un potentiomètre dédié à la régulation des ventilateurs.

Les lecteurs optiques, comme les disques durs, bénéficient de fixations rapides efficaces. Il s’agit de tiroirs équipés de rondelles de silicone pour les six baies 3,5 pouces, qui sont aussi compatibles avec les unités 2,5  pouces. Ces baies sont réparties dans deux cages, celle du haut peut être déplacée en bas du boîtier, à côté de l’alimentation. Corsair indique que cela autorise l’intégration de longues

Un montage toujours aussi efficace

Le 600T reprend l’excellente organisation des câbles de la série Obsidian.

134

L

e 600T affiche une esthétique bien différente de la série Obsidian, plus travaillée et aux lignes arrondies. Les matières changent également. L’aluminium et l’acier « poudré » (Powder Coated) disparaissent et sont remplacés par des plastiques de bonne qualité et des couleurs plus claires entre le noir et le gris. Le boîtier est ensuite mieux aéré, avec une façade et un capot grillagés. Ses portes en acier sont équipées d’un système d’ouverture ingénieux. Elles se basculent très facilement à l’aide de deux boutons-poussoir. Celle de droite est sécurisée via une serrure accrochée sur le capot, et accessible en retirant la plaque grillagée supérieure par une simple pression sur

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Le 600T a la particularité d’être très large, bien plus qu’une moyenne tour standard, et même que les Obsidian. Cela permet d’intégrer les ventirads les plus volumineux et d’avoir un espace confortable entre le panier de la carte mère et la porte droite pour camoufler tous les câbles. Ce panier dispose d’une large ouverture afin d’accéder au socket CPU sans avoir à démonter la carte mère, et de dix passages, dont huit protégés par du caoutchouc et un dédié au 4/8 pins de l’alimentation. Aucune rallonge n’est, en revanche, livrée pour ce câble au cas où il serait un peu court. Quelques ergots à utiliser avec les serre-câbles fournis sont également présents. Au même titre que les Obsidian, l’organisation du câblage est un vrai bonheur et permet d’assembler la configuration rapidement, proprement, sans perturber le flux d’air.

On apprécie le nombre de connectiques déportées : quatre USB 2.0, un USB 3.0, un FireWire et les prises casque et micro.

600T

Températures °C

Refroidissement Prix

5 4 3 2 1 0

39 40

HDD charge

Bruit

35 36

HDD repos

77 80

GPU charge

Finition

Espace 37 38

GPU repos

Montage 70 72

CPU charge

fiche technique • • • • • • • • • • • • •

• • • •

Nom : 600T Constructeur : Corsair Matériau : acier, plastique Type : moyenne tour Alimentation : non fournie Compatibilité carte mère : ATX, microATX Emplacement 5,25 pouces : 4 Emplacement 3,5/2,5 pouces : 6 Slot d’extension : 8 Fixation disques durs : tiroirs + vis Fixation lecteurs optiques : clips Fixation cartes d’extension : vis à main Ventilateur : 200 mm à LED bleues en haut, 200 mm à LED bleues à l’avant, 120 mm à l’arrière, 2 x 120 mm optionnels à la place du 200 mm supérieur Connectique : 1 x USB 3.0, 4 x USB 2.0, 1 x FireWire, casque et micro Dimensions : 592 x 507 x 265 mm Poids : 12,6 kg Prix : 170 euros Site Web : www.corsair.com Qualité de fabrication/finition Filtres à poussière Excellente organisation des câbles Connectiques déportées Deux passages pour tuyaux de watercooling Espace interne Intérieur noir Ouverture/fermeture des portes Fixations rapides pour disques durs et lecteurs optiques Pas d’éléments antivibration pour l’alimentation Pas de rallonge 4/8 pins Boutons Power et Reset cheap Intégration du radiateur watercooling Prix Efficacité de la régulation

Les six baies 3,5 pouces acceptent aussi des unités 2,5 pouces. Une des deux cages peut être déplacée à côté de l’alimentation.

cartes graphiques, mais, de base, l’espace interne volumineux permet de loger n’importe quel GPU. Un support coulissant pour l’alimentation autorise également l’usage de modèles de grande longueur. On trouve ensuite des filtres à poussière extractibles et lavables au niveau de l’alimentation et sur toute la façade, ainsi qu’un huitième slot d’extension. La dissipation thermique du boîtier est assurée par trois ventilateurs, deux 200 mm à LED bleues à l’avant et sur le capot, et un 120 mm à l’arrière. Ils peuvent être connectés au PCB de régulation possédant quatre ports 3 pins. Le quatrième servira si vous remplacez le 200 mm supérieur par deux 120 mm. Mais cette régulation n’est pas très efficace. Au minimum, le boîtier assure un refroidissement correct pour de faibles nuisances sonores. Au maximum, la ventilation n’a pas beaucoup d’impact sur les températures et elle est déjà plus audible. Mieux vaudra donc laisser la rotation au minimum. Un emplacement pour un radiateur watercooling est, par ailleurs, prévu en dessous du capot en retirant le 200 mm, mais il est assez mal conçu. Il faut obligatoirement opter pour un radiateur de 240 mm, d’une épaisseur maximum de 30 mm, et une fois les deux ventilateurs 120 mm fixés par-dessus, il n’est plus possible de replacer le capot grillagé, ce qui n’est pas très esthétique. Vous pourrez néanmoins accrocher un radiateur 120 mm à la place du ventilateur arrière et éventuellement utiliser les deux passages pour tuyaux.

40 42

CPU repos 0

10

20

30

max

40

50

60

70

80

90

mini

La ventilation régulée est assurée par deux 200 mm et un 120 mm.

mentation, voire un emplacement pour un ventilateur latéral. Si votre budget le permet, le 600T est tout de même une moyenne tour à envisager, car elle offre une excellente organisation interne, une très bonne qualité de fabrication et de finition, et se montre silencieuse. Mais dans cette gamme de prix, vous avez aussi accès aux Cooler Master HAF932 et HAF-X, ou aux Silverstone Fortress FT01 et FT02.

Très large et avec un espace interne confortable, le boîtier accepte n’importe quel composant.

Trop cher ! Attendu au tournant après deux grandes tours parfaitement réalisées, Corsair nous livre un boîtier plus compact convaincant, mais qui n’est pas parfait. On lui reprochera surtout son prix trop élevé. Pour justifier ce tarif, il aurait fallu des matières plus nobles, des boutons Power et Reset moins cheap, mieux penser la régulation ou l’emplacement pour un radiateur watercooling, ajouter des éléments antivibration pour l’ali-

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I 135

Références

Configs de reference Dépenser moins :

Bureautique/Internet/Multimédia : Prix riquiqui

Gagner des perfs :

- 20 euros : mono core (débloquable en Athlon II !) AMD Sempron X1 140 (35 euros)

Processeur : Athlon II X2 240 (55 euros) Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Carte mère : Asus M4A78-AM (60 euros) Mémoire : 2 Go DDR2-800 C4 de marque (55 euros) Carte graphique : Radeon HD3200 intégrée au chipset Disque dur : 500 Go 7 200 tours 16 Mo (45 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : intégrée au boîtier Boitier : premier prix avec alim (30 euros)

+ 35 euros : passer à 4 Go de RAM

- 15 euros : utiliser le ventirad d’origine AMD (0 euros)

+ 10 euros : passer à un disque dur 32 Mo de cache + 40 euros : boîtier et alim entrée de gamme de marque

Total : 280 euros Bureautique/Internet/Multimédia : Pour quelques euros de plus

Dépenser moins :

Gagner des perfs : + 20 euros : quad core Athlon II X4 630 (95 euros)

Processeur : Athlon II X3 435 (75 euros) Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Carte mère : Asus M4A78-AM (60 euros) Mémoire : 4 Go DDR2-800 C4 (100 euros) Carte graphique : Radeon HD3200 intégrée au chipset Disque dur : 500 Go 7 200 tours 32 Mo (55 euros) Graveur : CD et DVD prem prix (20 euros) Alim : Corsair CX 400 W (45 euros) Boitier : entrée de gamme (30 euros)

- 20 euros : dual core Athlon II X2 240 (55 euros)

+ 20 euros : passer à 1 To de disque dur (75 euros)

Total : 400 euros

Choisir RAM, carte graphique, disque dur et boîtier. Pour certains composants, nous ne précisons pas de marque et de modèle précis dans nos configurations. Soit parce que son choix n’est pas aussi critique qu’un CPU ou qu’une carte graphique (cas de la RAM, par exemple) soit parce que le choix dépend de vos priorités esthétiques ou phoniques (cas des boîtiers, par exemple). Voici une liste des produits de références pour les catégories concernées : - RAM : Notre dernier comparatif paru dans Hardware Magazine n°49 a promu les G.SKill Ripjaws ou NQ, selon que vous cherchiez du dual ou triple channel. Si vous avez un peu plus de moyens, les OCZ Platinum 2000 C8 sont encore un peu meilleures. Enfin, un net cran au dessus, les G.Skill Trident représentent le meilleur choix pour les performances sans sacrifier le prix. - Carte graphique : La majorité des cartes sont des reference boards avec un sticker modifié, autant prendre la moins chère ou celle accompagnée du jeu qui vous plait. En revanche, il est toujours intéressant de se référer à nos comparatifs car les cartes améliorées (overclockées, meilleur refroidissement, parfois les deux) quand elles ne

Indice de perfs GPU en 1920x1200 148,0

HD5970 GTX480 GTX295 HD4870 X2 HD5870 1 Go GTX470 HD5850 GTX460 1 Go GTX465 GTX275 HD5830 HD4890 HD5770 GTS450 HD4850 HD5750 GTS250 1 Go 8800GT HD5670 HD3870 GT240

135,2 118,0 116,0 109,6 102,1 95,9 84,5 119,9 81,7 116,6 75,4 106,3 71,6 117,0 70,7 108,4 63,5 100,0 56,9 88,0 54,8 84,7 53,9 83,8 52,3 82,2 40,6 66,8 32,9 56,7 32,1 52,1 30,6 53,0 0,0

136

20,0

40,0

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60,0

80,0

100,0

AA4X

noAA

120,0

171,0 177,8

146,9 148,4 148,5 145,3 137,9

140,0

160,0

180,0

200,0

valent pas plus de 15 euros en plus peuvent être intéressantes. - Disque dur : 500 Go économiques (16 Mo de cache) : Maxtor DiamondMax 23, Seagate Barracuda LP, WD Caviar Blue ; 500 Go et 1 To performants (32 Mo de cache) : Samsung Spinpoint F3, WD Caviar Blue/Black et Hitachi 7K1000.C. - Boîtiers : - entrée de gamme (moins de 50 euros) : Cooler Master Elite 430 Black, Antec Two Hundred V2, Xigmatech Asgard - milieu de gamme (51 à 90 euros) : Cooler Master HAF 912, Lancool Dragonlord PC-K58, Xigmatek Midgard - milieu de gamme +++ (91 à 130 euros) : Antec P183, Cooler Master HAF 932, Fractal Design Define R2, Lancool Dragonlord PC-K62 - haut de gamme (131 à 200) : Cooler Master HAF X, Silverstone Fortress FT-01 - très haut de gamme (+ de 200 euros) : Corsair Obsidian 700D, Lian Li Tyr-X900 - spécial home cinéma : Antec Fusion Remote Max, SilverStone Grandia GD-04 et GD-05, SilverStone Sugo SG-06, Zalman HD501

Indice général des perfs CPU

Core i7‐980X Core i7‐975 Core i7‐950 C i7 870 Core i7‐870 Phenom II X6 1090T BE Core i7‐930 Core i7‐860 Core i7‐920 h 6 0 Phenom II X6 1055T Core i5‐750 Phenom II X4 965 BE Phenom II X4 955 BE Core 2 Quad Q9550S Core i5‐661 Core 2 Quad Q9400 Athlon II X4 630 Core 2 Quad Q8200 Core i3‐530 Core 2 Quad Q6600 Core 2 Duo E8600 Athlon II X3 435 Phenom X4 9500 Phenom II X2 550 BE Pentium G6950 Core 2 Duo E7600 Athlon II X2 250 Core 2 Duo E6600 Pentium E5200 Athlon 64 X2 4800+

153,8 131,7 124,1 120 119,7 117,2 114,4 112,4 109,8

100 94,5 89,6 85,5 81,3 80 74,5 69,6 69,6 68,9 66,9 64,8 60 57,2 56,5 56,5 53,1 46,2 44,1 35,2 0

20

40

60

80

Core i5‐750 = 100 Core i5‐750 = 100

100

120

140

160

Dépenser moins : - 40 euros : couple carte mère/cpu Athlon II X4 630 et Asus M4A78-AM en DDR2 (255 euros)

Bureautique/Internet/Multimédia : Esthétique, silence et puissance SSD Processeur : Intel Core i3 530 (110 euros) Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros)

- 25 euros : alim entrée de gamme de marque

Carte mère : Gigabyte H55M-UD2H ou Intel DH55HC (90 euros)

- 35 euros : boîtier entrée de gamme de marque

Carte graphique : contrôleur graphique intégré au processeur

Mémoire : 4 Go DDR3-1333 C9 (105 euros)

 Gagner des perfs :

+ 75 euros : processeur plus rapide, Core i5 650 (175 euros) + 40 euros : n’importe quel Sandforce 60 Go (150 euros) + 60 euros : lecteur blu-ray/graveur CD et DVD (80 euros)

SSD : n’importe quel Sandforce 40 Go (110 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Seasonic S12II Bronze 430 W (70 euros) Boitier : milieu de gamme (65 euros) Divers : lecteur de cartes mémoires (15 euros)

Total : 675 euros Dépenser moins :

Gamers - Jouer sans se ruiner

- 40 euros : processeur dualcore Athlon II X2 250 (55 euros)

Processeur : AMD Athlon II X4 630 (95 euros)

- 35 euros : couple carte mère et mémoire en DDR2 (135 euros)

Carte mère : Gigabyte 870-UD3 (95 euros)

- 20 euros : disque dur 500 Go (55 euros)

Carte graphique : Radeon HD5670 (80 euros)

Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1333 C9 (105 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros)

Gagner des perfs :

+ 55 euros : processeur plus rapide, Phenom II X4 955 Black Edition (150 euros) + 70 euros : carte graphique plus rapide, Radeon HD5770 (150 euros) + 40 euros : alimentation modulaire et plus puissante, Corsair HX 520 W (85 euros)

Alim : Corsair CX 400 W (45 euros) Boitier : entrée de gamme (30 euros) Divers : N/A

Total : 560 euros Dépenser moins :

Gaming et plus : jouer 1 920 x 1 200 AA4X

- 65 euros : couple carte mère et processeur AMD, Phenom II 955 BE (250 euros) - 15 euros : alimentation de puissance inférieure, Corsair HX 520 W (85 euros) - 40 euros : boîtier de gamme inférieure (50 euros)

Processeur : Intel Core i5 750 (190 euros) Refroidissement processeur : Scythe Yasya (40 euros) Carte mère : Gigabyte P55A-UD3 (125 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros)

Gagner des perfs :

+ 50 euros : processeur plus puissant, Intel Core i7 860 (240 euros) + 135 euros : carte graphique plus puissante, Radeon HD5850 1 Go (280 euros)

Carte graphique : Radeon HD5770 1 Go (150 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Silver Power SS-SP620M 620 W (90 euros) Boitier : milieu de gamme +++ (90 euros) Divers : lecteur de cartes mémoires (15 euros)

Total : 910 euros Dépenser moins :

Gaming et plus : Extrême gaming

- 50 euros : carte mère de gamme inférieure (160 euros) - 125 euros : carte graphique moins puissante, Radeon HD5870 1 Go (370 euros) - 90 euros : SSD entrée de gamme (110 euros)

Processeur : Intel Core i7-860 (260 euros) Refroidissement processeur : Noctua NH-U12P SE2 (60 euros) Carte mère : Asus Maximus III Formula ou EVGA P55 FTW (210 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : GeForce GTX 480 (495 euros) SSD : n’importe quel Sandforce 90 Go (220 euros)

Gagner des perfs :

+ 55 euros : CPU i7-930, carte mère X58 et 6 Go (630 euros) +90 euros : processeur débloqué Core i7-875 (350 euros) + 75 euros : ventirad pour carte graphique Prolimatech MK13 + deux ventilateurs 92 mm (75 euros)

Disque dur : HDD 2 To 7 200 tours 32 ou 64 Mo (120 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Cooler Master Silent Pro Gold 600 W (120 euros) Boitier : haut de gamme (125 euros) Divers : lecteur de cartes mémoires (15 euros)

Total : 1760 euros

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Références Dépenser moins :

Spécial home cinéma

- 60 euros : couple carte mère processeur AMD (chipset 785G et Athlon II X2)

Processeur : Intel Pentium G6950 (90 euros) Refroidissement processeur : Scythe Big Shuriken (35 euros) Carte mère : Gigabyte H55M-UD2H (90 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : intégrée au processeur

- 25 euros : disque dur 1 To 5 400 tours à la place du SSD (70 euros) - 70 euros : graveur CD/DVD à la place du blu-ray

Gagner des perfs : + 30 euros : processeur plus rapide, Core i3 540 (125 euros) + 70 euros : disque dur 1 To 5 400 tours (70 euros)

SSD : n’importe quel Sandforce 40 Go (110 euros) Graveur : lecteur blu-ray graveur CD et DVD Samsung SH-B083L (90 euros) Alim : Seasonic S12II Bronze 430 W (70 euros) Boitier : SilverStone GD04 (80 euros) Divers : N/A

Total : 680 euros Dépenser moins :

Spécial overclocking (hautes perfs, bon rapport Q/P)

Gagner des perfs :

- 75 euros : carte graphique de gamme inférieure, Radeon HD5770 MSI Hawk (150 euros)

Processeur : Intel Core i5 660 (170 euros) Refroidissement processeur : Noctua NH-U12P SE2 (60 euros) Carte mère : EVGA P55 FTW (210 euros) Mémoire : G.Skill Trident DDR3-2000 C9 (140 euros) Carte graphique : GeForce GTX460 1 Go (225 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Silver Power SP-SS620M 620 W (90 euros) Boitier : table de bench Lian-Li PC-T60 (100 euros)

+ 180 euros : processeur plus puissant, Intel Core i7 875K (350 euros)

- 50 euros : boîtier de gamme inférieure (50 euros)

+ 15 euros : ventirad Noctua NH-D14 (75 euros

Total : 1 090 euros Dépenser moins : - 305 euros : sans carte graphique et CPU moins puissant, Xeon L3426 remplacé par Core i3 530 (105 euros) - 40 euros : boîtier de gamme inférieure (50 euros)

Spécial économies d’énergie

Gagner des perfs :

Processeur : Intel Xeon L3426, 45W de TDP (280 euros) Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Carte mère : Gigabyte H55M-USB3 (105 euros) Mémoire : Kingston HyperX LoVo 4 Go DDR3-1333 C9 (135 euros) Carte graphique : Radeon HD5770 1 Go (150 euros) SSD : n’importe quel Sandforce 40 Go (110 euros) Disque dur : Samsung EcoGreen F3 1 To (65 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Seasonic S12II Bronze 430 W (70 euros) Boitier : milieu de gamme +++ (90 euros)

+ 15 euros : disque dur en 1,5 To + 15 euros : ventirad Noctua NH-D14 (75 euros)

Total : 1 040 euros Dépenser moins :

Joueurs mobiles

Gagner des perfs :

- 150 euros : sans SSD (remplacer le disque 5 900 tours par un 7 200 tours)

Processeur : Intel Core i7-750 (190 euros) Refroidissement processeur : Prolimatech Samuel 17 + ventilateur 120 mm (50 euros) Carte mère : Gigabyte H55N-USB3 (105 euros) ou Zotac H55-ITX (125 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : GeForce GTX 460 1 Go (210 euros) SSD : n’importe quel Sandforce 60 Go (150 euros) Disque dur : Seagate Barracuda LP 1 To (70 euros) Graveur : graveur DVD slim (35 euros) Alim : 600 W intégrée au boîtier Boîtier : Silverstone Sugo SG07 (200 euros)

+ 60 euros : Core i7-860 à la place du Core i5-750 + 150 euros : GeForce GTX 470 ou Radeon HD5870 à la place de la GeForce GTX 460

Total : 1 145 euros

Autour de l’UC Claviers et souris : le clavier et la souris sont les périphériques que vous allez le plus solliciter, ne négligez pas leur qualité ! Même si vous ne souhaitez pas investir une fortune en la matière, évitez à tout prix les marques inconnues proposées chez quelques revendeurs, ce sont presque toujours de mauvaises surprises, surtout en sans fil. Privilégiez l’increvable, Logitech ou Microsoft, un ensemble clavier et souris d’entrée de gamme ne doit pas excéder 25 euros. Si vous êtes joueur, en quête d’un matériel de précision, voici nos références : - Souris : Logitech G500, Roccat Kone+, SteelSeries Xai - Clavier : Logitech G110, Logitech G510, Microsoft X6 Ecrans : étant donné les baisses de prix, qui voudrait s’acheter un écran plus petit que 24’’ de nos jours ? Le confort de la surface, la définition full HD, le rêve accessible.

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des Cartes Mères

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Smart QuickBoot Smart QuickBoot permet de réduire le temps de boot de votre système.

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