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#21

photo Thomas Goisque

magazine

Chic Art Fair 2011

Rencontres de Bamako Photo Phnom Penh Shirley MacLaine

"Le problème avec le monde, c'est que les sots et les fanatiques sont toujours certains d'eux-mêmes quand les plus sages sont pleins de doutes"

Bertrand Russell

oct. /dec. 2011 Directeur de la Publication

Pierre Cialdella

Communication & Marketing

Henri Maus

Coordinatrice générale secrétaires de rédaction mise en page RETOUCHES & RELECTURE Éditeur e-mail FAX site ISSN Ninja magazine remercie

Tamara vignati marina primorac céline dagOIS pierre cialdella valérie servant Piotr Média www.piotr-media.com info@ninja-mag.com +33(0)1 42 55 35 79 www.ninja-mag.com 1957-879X PAPIER CONDAT www.condat-pap.com

magazine Ninja magazine est un trimestriel de tendances visuelles multilangues diffusé sur Internet depuis 2006 et disponible en kiosques depuis 2011

TWODICKS

Fondateur et curateur : Pierre Cialdella © 2006-2011

content Zooms

21

Salvi Danes

Laure & Sarah Dossier special

Chic Art Fair 2011

Rencontre avec Sandrine Bisognin Lifestyle / Design Mode Expositions

Le Mama Shelter Casque dOr / Valerie Servant Laure & Sarah Mario Marini

Biennales

Les Rencontres de Bamako Photo Phnom Penh

Portfolios

TwoDicks Ola Grochowska Floriane de Lassee & Nicolas Henry Carine Chevalier A. C. Hello

Le livre du mois

Shirley MacLaine

Salvi DanĂŠs

Pour plus d’information sur la version imprimée, connectez vous à : www.ninja-mag.com To find out where to get the printed version, log-on to : www.ninja-mag.com

Samuel Lugassy

UN TEMPS D’AVANCE DANS L’UNIVERS PROTÉIFORME DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE

magazine

// L’objet, ou comment matérialiser l’énergie créative de Ninja //

Holy Polska After a turbulent twentieth century and an entry into the European Union, Poland is rooted in its own land, with the lack of a weak economy and a regional and social policy in the process of constant changes. A strong religiosity pervades in the most rural areas, leaving a deep respect for patent figures of worship. The culmination of this behaviour takes place in the Holy Mountain of Grabarka. It has been a pilgrimage center for Orthodox Christians in Poland and other countries since the eighteenth century. It has, as its climax, the concentration of the Transfiguration of Christ which attracts a lot of believers. To get to Grabarka on foot is a tradition for them, some do it with wood crosses that can be seen around the church. Since the humankind began to live in communities, they have had the need to cling to a faith dogma for different reasons. The need for an algorithm or a spiritual leader has lost presence in the current world. However, for these Polish people every day is a step towards the reaffirmation of beliefs. This assertion has to do with a religious feeling of deep roots and ancestral faith. But it is not risky to make a more anthropological or sociological reading to conclude that the maintenance of highly formalized rituals and liturgies are in their essence and its manifestation, an attempt to resist an annihilating, overwhelming , absorbent modernity which tends to blur and to neutralize any trace of uniqueness, persistence of distinctive signs that give personality and reason to live to groups of humans that are carried out and known.Therefore, it is essential to leave a graphic witness of this world which is becoming more residual and more dispensable in the eyes of postmodernity www.salvidanes.com

Salvi Danes

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Laure & Sarah

Sept proverbes mexicains Le voyageur n’est pas heureux. Il ne profitera pas du Mexique. Délibérément. Ce voyage aurait dû se faire en compagnie de celle qu’il aime. Le voyageur ne verra du Mexique que l ́aéroport et sa chambre d’hôtel. Du Mexique, il n’aura rien appris. En ce lundi matin, au bar de l ́hôtel, il feuillette une liste de proverbes mexicains. www.laure-sarah.fr

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dossier spécial

DMA-Gwennaëlle AGNES / N. BOREL

www.chic-today.com

N. Borel

Retour à l 'essentiel: les Artistes Ici s’ouvrent les pages de la deuxième édition de CHIC ART FAIR, foire d’art contemporain, de design, de photographie, de street art, et de toutes les pratiques artistiques actuelles. CHIC ART FAIR est l’Evénement artistique de la Rive Gauche pendant la semaine de l’art contemporain en octobre. Se déployant sur les différents niveaux de Docks en Seine -architecture de Jakob+MacFarlanela Foire présente, outre des projets sur le magnifique espace dédié aux galeries, des expositions sur deux niveaux de bâtiments, permet une circulation novatrice via les batoCHIC sur la Seine, et offre des événements forts pour tous ceux qui aiment l’art, qui vivent l’art, qui achètent l’art et qui l’expriment dans le bonheur de la liberté. L’énergie d’une Foire est portée par les galeries qui choisissent de s’y présenter. Cette année CHIC ART FAIR fait vivre et correspondre dans un même espace une sélection prospective et resserrée de galeries françaises et étrangères qui vivent leur engagement pour l’art en toute indépendance. Elles savent témoigner de la richesse et de la vivacité de l’art contemporain. Pour l’édition 2011, nous associons l’univers marchand et la création artistique vive et vivante au travers de performances et d’événements. CHIC ART FAIR s’impose également comme un espace de promotion de la création artistique. En 2011, la section art contemporain annonce la création du Prix Gustave Courbet. En 2012, ce prix récompensera un artiste français ou vivant en France, affirmera combien l’œuvre est force d’engagement, et assurera la diffusion de l’œuvre choisie. La nuit, les vidéos se projettent sur le mur des douanes. La journée, les batoCHIC naviguent sur la Seine : chaque embarcation lance un appel, une œuvre-réinterprétation des Rencontres du troisième type de Steven Spielberg. Enfin, CHIC ART FAIR a décidé de s’associer au projet de Eau sans frontières, ONG soutenue par le Rotary Club Paris-Notre-Dame, et organise une vente aux enchères au bénéfice de celle-ci. CHIC ART FAIR est une Foire qui communique avec la ville et sur la ville, qui étend les domaines artistiques à l’urbain. L’édition 2011 est pensée comme une lettre ouverte aux curieux, aux avisés et aux dénicheurs. Elle est une invitation à vivre librement l’art et ses médiums, à le rencontrer dans sa multiplicité sans jamais lui ôter sa capacité à fédérer autour d’une même ambition, celle de la reconnaissance d’une actualité artistique française, vive et frétillante. Elle offre un temps de repos et de découverte. La magie opère. L’art est ici. Cécile Griesmar & Sandrine Bisognin

Rencontre avec Sandrine Bisognin

Propos reccueillis par Pierre Cialdella Rédaction & Photos Valérie Servant Sandrine Bisognin est habillée par : Melany Duvard

Comment est né CHIC ART FAIR ? L’aventure a commencé par CHIC DESSIN en mars 2010. Dans cet événement nous annoncions déjà le design puisque certains stands de galeries exposaient également des pièces de design. Nous avions eu l’intuition qu’il y avait un espace à occuper pour le design d’innovation à Paris, d’autant que nous voulions valoriser le savoir faire des designers français dont on ne parle pas spécialement chez nous, voir au niveau international. Dès lors, notre objectif a été de les valoriser, en commençant par la présence d’éléments de design dans une foire de dessin. CHIC ART FAIR est donc né de la nécessité de mettre en place une foire d’art contemporain qui mêle design d’innovation et œuvres d’art. Le succès a été au rendez-vous dès la première édition, qui s’est tenue en octobre 2010, en raison justement de ce parti pris inédit qui inscrivait cette foire dans une transversalité pour la première fois à Paris. Pourquoi le nom «CHIC» pour une foire d’art contemporain ? Dans le contexte dans lequel nous avons créé la foire, il était nécessaire de monter un événement différent, mais il ne pouvait avoir de poids que si sa signature aussi était différente. Il fallait un nom qui puisse être utilisé et compris dans le monde entier, tout en se référant à Paris. Paris est caractérisé par le CHIC (le CHIC parisien), la mode... Alors pourquoi ne pas utiliser un mot qui à priori appartient au lexique de la mode, du luxe, et ceci même s’il a pu être galvaudé, car on sait que tous les mots, même « discriminants », finissent par être récupérés dans le langage courant. Il était important d’imposer l’identité de CHIC en donnant un nom qui n’était pas nécessairement en rapport avec le monde de l’art contemporain, qui n’avait pas de correspondance immédiate entre l’idée que l’art contemporain pouvait se faire de CHIC, mais plutôt de l’idée du mot CHIC, de sa signification, de ce qu’il porte. Il fallait que notre proposition soit forte et qu’on impose notre identité rapidement pour que CHIC passe non plus comme étant du langage de l’art contemporain, ou en tout cas ne soit pas intégré dans le lexique de l’art contemporain, mais pour autant le signifie. Lorsqu’on a ouvert CHIC ART FAIR à la Cité de la Mode et du Design notre proposition était suffisamment convaincante pour qu’on oublie ce que chacun peut mettre derrière le mot CHIC, alors CHIC ART FAIR est passé. Nous avons réussi à mettre en place une identité réellement parisienne, qui parle bien sûr de l’art contemporain, du design d’innovation, mais également de Paris. Quel est le lien qui lie CHIC ART FAIR à Paris ? Il était essentiel de mettre en avant Paris parce que nous n’envisageons pas d’installer une nouvelle foire d’art contemporain à Paris sans parler de Paris, et il était important que Paris nous accueille aussi. Avec mon associée Cécile Griesmar, lors de l’organisation et de la création de CHIC, nous sentions qu’il nous fallait investir un lieu contemporain lié à la Seine, qu’il nous fallait jouer et interagir avec la Seine comme ambassadrice vivante de la capitale. La visite de la Cité de la Mode et du Design a été une évidence pour incarner cet événement artistique, le lieu idéal. D’ailleurs, nous avons créé une correspondance avec la Mairie du XIIIe arrondissement afin d’être accueillis et reconnus comme un « événement », et non pas comme une simple foire d’art contemporain ; une valeur marchande qui s’installe et réserve l’exclusivité de sa proposition à un public averti. La conversation avec Paris s’est engagée par l’intermédiaire des « BatoCHIC », lancés pour CHIC ART FAIR 2010. Lorsqu’on communique sur le fait qu’on aime Paris, on ne peut pas se permettre d’offrir à Paris un langage vicié. Il faut que l’on ait une proposition artistique, une vision d’ensemble de la foire, d’où l’importance de l’existence des « BatoCHIC », dont l’accueil a été plutôt positif en 2010.

Parallèlement, on ne pouvait pas organiser un événement parisien en communiquant sur Paris sans proposer à la ville d’y participer, ce qui s’est fait par le biais des bateaux. Cette année, nous avons voulu que CHIC ART FAIR offre des moments intenses pour tous ceux qui aiment l’art, vivent l’art, achètent l’art… et qui l’expriment dans le bonheur et la liberté. L’édition 2011 de CHIC ART FAIR a été conçue pour offrir des événements forts. C’est vraiment essentiel, alors nous avons aussi souhaité qu’il y ait de nombreuses performances. Une aventure sonore et lumineuse sur la Seine et ses berges va donc animer Paris durant les quatre jours d’ouverture de la foire au public : il y aura une circulation innovante sur la Seine avec les « BatoCHIC » qui prendront vie grâce à l’énergie de l’artiste Gilles Ouaki qui s’est vu confier leur « transformation » en un moyen de communication qui fera écho à l’oeuvre de Steven Spielberg «Rencontres du troisième type». Sur les berges, en collaboration avec Dominique Jakob et Brendan MacFarlane, les architectes de la Cité de la Mode et du Design, nous offrirons au public des «urban ateliers» où seront présentées des sculptures monumentales. Sur le mur des douanes, qui se situe dans le prolongement de la Cité, nous offrirons chaque soir aux Parisiens des nuits de la vidéo, en projetant une sélection originale proposée par des artistes venus du monde entier. Nous allons également accueillir l’art en mouvement, l’art « en train de se faire ». Quel est le programme ? Cette année nous allons présenter une soixantaine de galeries dans le hall d’exposition : section art contemporain, section design, section édition, des éléments de street-art, etc. Nouvelle venue cette année : la photographie. Elle sera présentée sous une forme innovante, en rassemblant des galeries de photo, des agents de photographes, des collectifs de photo et de l’édition photographique. Nous nous en sommes remis à Éric Corne pour la direction artistique de la section art contemporain, et à Emiliana Tedesco pour la direction artistique de la section photographie. Deux personnalités qui ont l’avantage de travailler à la fois en France et à l’international et qui savent mettre en forme la volonté de transversalité de CHIC ART FAIR, puisque cette année nous allons présenter toutes les formes de medium et toutes les formes d’expression de la création artistique, en un seul lieu. Pour assumer cette présentation transversale, il fallait une dynamique qui soit une dynamique de groupe, organisée par des personnalités différentes, venues de milieux divers, mais toujours des experts. Dès la première édition de CHIC ART FAIR, nous présentions 75% de galeries françaises et 25% de galeries étrangères, car ces proportions, qui nous semblent équitables, sont en adéquation avec « l’identité CHIC », qui est de proposer et faire découvrir à Paris des galeries émergentes au même niveau que celles qui existent depuis un certain temps. Chacune aura cette superbe tribune qu’est la Cité de la Mode et du Design, qui appelle au rayonnement international. Depuis ses débuts, CHIC ART FAIR s’est positionnée pour la valorisation d’un savoir-faire français. Aujourd’hui il est important de considérer que dans le domaine artistique en général, il y a un manque de valorisation quant à la création artistique française, et à son savoir faire en particulier, ici comme ailleurs. Comment comptez-vous aller à la rencontre du public ? CHIC ART FAIR a la caractéristique d’être la seule foire à Paris qui propose un espace gratuit et un espace payant. L’accès gratuit est proposé sur les coursives et sur les Docks de Seine, ce qui fait de CHIC ART FAIR une promenade au cœur de laquelle se tisse une relation entre l’art contemporain, le public et Paris. Au niveau plus institutionnel, se trouve ce qu’on appelle la salle d’exposition, qui est un espace magnifique dédié aux galeries. Il est payant, mais son prix d’entrée est abordable puisqu’il est de 10 euros, avec un tarif réduit dans les conditions habituelles. L’objectif d’un organisateur de foire d’art contemporain est, me semble t’il, de présenter une cohérence créative, avec une direction artistique qui soit lisible et qui ouvre la proposition de la foire à un public très large, pour que chacun y trouve un écho avec l’univers artistique qui lui correspond. CHIC ART FAIR sera donc également animé par des médiateurs, de jeunes étudiants d’écoles d’art, complètement intégrés dans le paysage CHIC ART FAIR, qui assureront en permanence le lien entre les visiteurs et les galeries, et, pourquoi pas, qui assureront la compréhension des galeries auprès de visiteurs qui en feraient la demande. Enfin, dans le cadre du lien que nous avons établi avec la Mairie du XIIIe arrondissement, nous allons accueillir des groupes d’enfants, des écoles, des centres de loisirs, afin de leur donner un réel accès à la création artistique. Pour créer une vraie synergie, une rencontre avec ces enfants, nous avons prévu des visites guidées animées par une médiatrice spécialisée et allons amener les enfants sur les stands, où ils pourront discuter avec les galeristes, avec les artistes et regarder les œuvres. CHIC ART FAIR tissera donc dans le bonheur et la liberté de la découverte, des liens forts entre l’art, le public et Paris.

right

Richard T Scott, Oeil du Prince Thomas Dodd, Oeil du Prince Claudia Vialaret, Agence RĂŠvĂŠlateur this page

John Baldessari. courtesy Les Douches Helmut Grill, courtesy Lili Ubel gallery Benjamin Renoux. courtesy Quai Est Fabrice Hyber. courtesy B. Chauveau

left page / clockwise:

Nikita Pirogov. courtesy Anzenberger gallery Rafal Milach. courtesy Anzenberger gallery Mastutani. courtesy E. G. P. Michael Tamaño, courtesy CAMAC centre d’art Marc Chatelard, courtesy Agence Révélateur

Nicolas Kuligowski, courtesy Exit Gallery Cameron Rudd, courtesy Elizabeth Couturier Jake Messing, courtesy CAMAC centre d’art Filip Mirazovic. courtesy of Pierre Leblanc Cindric. courtesy Espace 2.13 pm

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Jérôme Zonder, courtesy Urdla Pascal Frament, courtesy Exit gallery Geof Kern, courtesy Askoa gallery Irina Ionesco, courtesy Camera16 right

André Lichtenberg. courtesy Flaere Cedric Porchez. courtesy AskoA gallery

From top, left to right

Marie Orensanz courtesy School Gallery Aïssa Logerot, courtesy Coming Soon galerie Laure Manac’h. courtesy Artisan Sosial Designers Constance Guisset. courtesy Gabriel de Vienne / Specimen Editions Boris Dennler. courtesy Artisan Sosial Designers Pierre Favresse et Emmanuelle Dupont. courtesy Gabriel de Vienne Caroline Ziegler, courtesy Coming Soon galerie

Pascal Colrat, courtesy Galerie Talmart Bashko Trybek, courtesy Outdoorz Peter Donders, courtesy Outdoorz Pascal Colrat, courtesy Galerie Talmart

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Thomas Goisque, courtesy Eve de Médeiros Vincent Fournier. courtesy Up to Art

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Yannick Labrousse. courtesy Temps Machine Bruno Timmermans, courtesy Mazel gallery Jeromen Bonnet, courtesy La Company Gilles Picarel, courtesy agence révélateur

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Gabriel Leger. courtesy MH Gallery Jeromen Bonnet, courtesy La Company

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Thomas Millet. courtesy La Galerie 1161 Atsushi Tani. courtesy Maison d’Art du Japon

CĂŠdric Quissola. courtesy Xpo gallery Pierre Matthey. courtesy Galerie Nathalie Fiks Bernard Pras, courtesy Mazel gallery Tachdjian. courtesy La nettoyeuse Vincent Broquaire. courtesy Xpo gallery

Lifestyle

Imaginé par la famille Trigano co-fondatrice du club méditerranée et Cyril Aouizerate philosophe, l’hôtel MAMA SHELTER a été dessiné par Philippe Starck. MAMA SHELTER c’est un lieu de vie à l’atmosphère unique. Un restaurant avec des plats simples conçus par Alain Senderens à partager entre amis, un gigantesque bar doublé d’un «Chic Chic Bar», une brasserie et ses terrasses privatives où vous pourrez croiser poètes américains, peintres japonais ou écrivains d’Amérique Latine. Sensuelles et élégantes, les 170 chambres sont équipées d’IMacs, d’une literie digne d’un 5 étoiles et d’un accès gratuit à la VOD (blockbusters récents et films pour adultes).

C’est dans un Paris authentique, celui du quartier Saint Blaise, ses terrasses de café, ses jardins et son atmosphère rebelle, que le MAMA SHELTER vous accueille. Entre les ateliers d’artistes et la ‘campagne à Paris’, au détour des rues pavées, on devine les silhouettes d’Edith Piaf, de Barbara ou de Jim Morrison.

H么tel Mama Shelter 109 rue de Bagnolet 75020 Paris t + 33 1 43 48 48 48 f + 33 1 43 48 49 49 www.mamashelter.com

Mode

Casque d ,Or Photos Valérie Servant

Bijoux NOOT Make up Moufeeda GHANNOUCHI Modèles Coralie (Angels & Démons) et Jean

Du coup de foudre à l’échafaud, « Casque d’or » est une tragédie Belle Époque à la beauté mélancolique. L’histoire d’un amour impossible, marqué par le destin, que portent Signoret et Reggiani, inoubliables. Les apaches de la bande à Leca, des voyous qui hantent le quartier de Belleville, ont investi avec leurs femmes une guinguette du bord de Marne, à Joinville-le-Pont. Marie, une prostituée surnommée Casque d’Or en raison de son étincelante chevelure, s’est fâchée avec son amant du moment, le distingué Roland. Surgit alors Raymond, accompagné de son ami d’enfance, Manda, un ancien apache reconverti en charpentier sérieux et convaincu. Entre la belle et le charpentier, le coup de foudre est immédiat. Une passion destructrice, sur fond de rivalité au sein du gang, unit les deux www.behance.net/ValerieServant/frame/All amants…

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Expositions

Laure & Sarah Portraits de ville Obsédant regard détaché-rattaché. L’ Âme des modèles au fil des rencontres. Regards multiples. On peine à s’y retrouver. Il faudrait effacer le décor, pour mieux nous voir. Regards doux. Regards rassurants. C’est pas désagréable, me voir à travers toi. Tu m’accordes ta confiance? Tu me la retires. Et ces yeux là ont posé une question indiscrète. Tant pis. Je les prends quand même. Ta pose, le temps d’un reflet. Un masque Clauses stipulées par les yeux. Contrat synallagmatique. Tu dis «Je veux bien me mettre à nu, mais je ne serai pas seul, Je veux te voir à l’oeuvre.» Inversons les rôles. Déshabille moi. Accorde moi ta bénédiction, puisque tu es modèle et juge. Sois bienveillant, sois même violent, si tu veux; J’ aimerais savoir. Non. J’ai peur. Je t’aime. Non, tes yeux ne me font pas peur. Si tu me dévisage, je te défigure. Un masque. Nous savons à qui appartient le dernier mot. Ton regard me fixe, et j’ai figé ton regard. Inversons les rôles. Déshabille toi. Mais tu me perces, ami, tu révèles mon visage. Un des visages, foutu miroir. Epargne moi. Indulgence, l’ami, tu es si proche. Indulgence. Se ressaisir. Mon image, elle, ne te cédera pas. Tu me regardes, mon ami, parce que je te laisse me regarder parce que, mon ami, tu es... tu n’es qu’une marionnette. Un masque. Tu es sorti de ton contexte. De tes deux visages, tu ne saurais pas reconnaître le bon. C’est normal. Tu as été arraché au temps. Immobiles, tes doutes, tes appréhensions. Intact.

Exposition du 10 au 30 Septembre Sur La Montagne / Berlin

Mario Marino Faces of Africa - Photographic Psychograms Austrian-born photographer Mario Marino has spent the last few months in the South Ethiopia’s Omo River Valley taking what he calls “photographic psychograms” of its inhabitants. Each gorgeously spare portrait represents a different micro-culture of the region, which Marino chose for its incredible density of distinct ethnic minorities. “Faces of Africa” is a race against time of sorts. Marino searches the smallest, furthest villages for people whose heritage is under assault by the potent forces of tourism, technological advancement, and social globalization. His chosen method of preservation is to record a culture’s mark upon the body: white chalk used as face paint, intricate patterns shaved into hair, and throughout the portraits, ornaments made from the matchless leaves and shells of the South Ethiopian terrain. The sitters literally wear their homeland, supporting the claim of couturiers and choreographers everywhere that the body is simply one more medium for communication.

Exhibithions: Galerie Brockstedt, Berlin 4 . November 2011 - 24. January  2012 National Portrait Gallery, London 10. Nov. 2011 - 12. Feb. 2012 Galerie Reygers, Munich 6. Feb. - 26. April 2012

www.mariomarino.com

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Nyaba Léon Ouedraogo, série « L’enfer du cuivre », 2008

Les Rencontres de Bamako

proposent en 2011 une réflexion sur la quête d’un monde durable, avec la volonté d’esquisser un état des lieux et de prêter une attention particulière aux signes et aux formes de résistances possibles.

Les Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la Photographie organisée par le ministère de la culture du Mali en collaboration avec l’Institut français, jouent désormais un rôle majeur dans la vie culturelle malienne et continentale. Au fil des années, elles se sont imposées comme l’événement panafricain incontournable pour les photographes du continent et de la diaspora ; offrant aux artistes des opportunités exceptionnelles de rencontres non seulement entre eux mais aussi avec les professionnels du secteur venant du monde entier : conservateurs, galeristes, commissaires d’exposition, collectionneurs et journalistes. L’itinérance des expositions à travers le monde contribue par ailleurs à assoir au plan international l’image d’une photographie africaine créatrice et dynamique. Les Rencontres de Bamako ont aussi favorisé l’émergence d’événements nationaux et régionaux sur la photographie. Ainsi, petit à petit, se développe sur le continent un travail en profondeur qui est en train de hisser la création photographique au plan d’une des expressions artistiques contemporaines les plus en vue. 3 chantiers : La biennale doit travailler à favoriser l’émergence de commissaires et de critiques d’art africains. Face au constat que peu de commissaires d’exposition invités dans les grands rendez-vous internationaux vivent et travaillent sur le continent africain, nous avons souhaité encourager l’accès des commissaires d’exposition africains à ce métier en offrant une carte blanche à un jeune commissaire africain sélectionné à partir d’un appel à candidature. Nous accueillerons cette année une proposition de la Camerounaise Ruth Belinga avec une exposition consacrée au regretté Goddy Leye, qui a disparu en ce début d’année. Les Rencontres de Bamako se donnent pour mission de promouvoir une politique de conservation et de promotion du patrimoine photographique africain, initiée cette année par le Musée National du Mali. Afin de contribuer au développement du marché de l’art sur le continent africain, les Rencontres de Bamako, après avoir présenté deux artistes de la Galerie sud-africaine Michael Stevenson en 2009, accueilleront en 2011 une sélection de photographies de la collection Sindika Dokolo, sous le commissariat de Simon Njami. Enfin, la création africaine contemporaine sera à l’honneur à Paris Photo qui invitera les Rencontres de Bamako Samuel Sidibé Délégué général des Rencontres de Bamako du 10 au 14 novembre 2011.

Ce dossier a été réalisé avec la complicité de Catherine Philippot

Tsvangirayi Mukwazhi, série « Granite Mining in Angola » 2011

Georges Osodi, série «oil rich Niger delta», 2006

Hasan et Husain ESSOP , sĂŠrie Hallal Art 2008

Pieter Hugo, série « Permanent Error » 2009

Michael Tsegaye, série « Inferno », 2010

Jehad Nga, série « Turkana », 2009

Jehad Nga, série « Turkana », 2009

Khvay Samnang

PhotoPhnomPenh

propose, pour la quatrième année consécutive, un ensemble d’expositions significatives de la volonté d’approfondir le dialogue Europe-Asie autour des travaux de jeunes créateurs C’est un bonheur qui, grâce à l’Institut Français du Cambodge, permet de regarder le chemin parcouru et d’envisager une cinquième édition faisant le point sur des pratiques à la fois différentes et toutes mues par la même recherche d’une excellence et d’une connaissance de l’autre. L’an passé, en déplaçant une partie de la programmation sur le campus de l’Université Royale de Phnom Penh où l’architecture de Vann Molivann a servi de sublime cadre à un ensemble d’expositions et de projections, nous avons pu toucher une population estudiantine – le futur du Cambodge – dont l’enthousiasme nous oblige à tenter de faire encore mieux cette année. La possibilité que nous offrent les salles dépendant du Ministère de la Culture et celles que les privés mettent généreusement à disposition du festival nous permet d’offrir une fois de plus un programme copieux, diversifié, sans exclusive de style et qui se veut l’écho des recherches actuelles en photographie. Le fait que de grands noms de la scène internationale puissent voisiner, en toute égalité, avec de jeunes débutants cambodgiens de talent n’est pas le moindre des plaisirs – et des enjeux – de PhotoPhnomPenh. C’est avec étonnement que certains découvriront une photographie cambodgienne aussi émergente qu’étonnante, née dans ce laboratoire sans prétention qu’est le Studio Image, animé par des professionnels français et cambodgiens dont le seul souci est de permettre l’expression. Cette surprise, cette richesse, sont peut-être la meilleure manière d’estimer l’avancée menée à bien en si peu de temps : il y a quatre ans, il ne fut pas aisé de constituer la partie cambodgienne du festival, cette année, nous devons demander à certains d’attendre et de travailler encore un an, pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. Et nous pouvons le faire car nous savons qu’ils donneront tout ce qu’ils sont capables de donner et qu’ils vont encore nous étonner. Comme à l’habitude, il n’y a pas de thème directeur, seulement un dialogue de regards, même si, signe des temps sans doute, la couleur domine largement, sous toutes ses modalités et que nous lui consacrons une exposition collective et internationale. C’est également la raison pour laquelle nous avons, cette année, ajouté un élément de formation au traitement numérique et au tirage en exposant un artiste qui est également un des meilleurs spécialistes du domaine et accompagnera les photographes comme les tireurs et les laboratoires. Permettre à tous d’aller au bout de la chaine de l’expression et d’être le plus exigeants possibles fait partie de notre mission. Comme à l’habitude, la musique accompagnera les projections quand la clarinette de Louis Sclavis dialoguera avec tous les instruments des jeunes interprètes cambodgiens ; comme à l’habitude, la Nuit de l’Année offrira ses écrans au plus grand nombre, en plein air. Et, magiques, les six bateaux équipés d‘écrans feront voguer les images sur le Tonlé Sap. Pour la première fois, nous exposons le travail d’enfants cambodgiens qui vont se rencontrer et découvrir ce qu’est une exposition : certains viennent d’un village de province et les autres vivent dans une petit quartier de Phnom Penh dans lequel le festival à pris depuis deux ans ses habitudes. C’est eux, également, qui vont nous inviter à garder les yeux grands ouverts. Christian Caujolle Directeur artistique

Ce dossier a été réalisé avec la complicité de Catherine Philippot

Rasel Chowdhury

Rasel Chowdhury

Phan Quang

Phan Quang

Lek Kiatsirikajorn

Luo Mingyi

Portfolios

Two Dicks www.twodicks.co.cc

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Ola Grochowska

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Himalaya Hip-Hop A travers deux univers liés à des formes de revendications, la série de photographies pointe l’arrivé des référents Hip-Hop dans l’univers des moines du bouddhisme tibétain. Le croisement de la modernité et de la tradition se mêlent à celui de la contestation politique à travers la popularité du rap et l’émergence de sa propre version tibétaine. La casquette, le «sweat à capuche», le portable tel un «ghetto blaster» se confrontent avec la tenue traditionnelle des moines, obligés de porter la couleur bordeaux et d’intégrer le plus souvent leur monastère alors qu’ils étaient enfants. Ces signes d’émancipation individuelle, sont-ils ceux du ralliement à la cause de l’indépendance du Tibet, ou bien représentent-t-ils la volonté d’accéder à de nouveaux biens de consommation venus de l’étranger ?

Floriane de Lassee

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Carine Chevalier

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A. C. Hello

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Shirley MacLaine / I’m Over All That, and Other Confessions / Atria Books, April 2011

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" Betty Davis Drank Champagne out of my shoe, I was very honored" “In this third act of my life, much has become clearer. So much is over, and i am over so much” At a certain time in life, we all come to realize what is truly important to us and what just doesn’t matter. For Shirley MacLaine, that time is now. In this wise, witty, and fearless collection of small observations and big-picture questions, she shares with readers all those things that she is over dealing with in life, in love, at home, and in the larger world . . . as well as the things she will never get over, no matter how long she lives. Among the things that Shirley is over: people who repeat themselves (“when you didn’t care what they said the first time”); conservatives and liberals; illmannered young people; the poison of celebrity (“Why do so many people want to be famous when they see how it can destroy your life?”); being polite to boring people (“If they won’t stop talking, I go into a trance and meditate”); getting older in Hollywood (“How peaceful it is not to have to look particularly pretty anymore or to wear a size 6”). In the opposite camp, there are some things Shirley will never get over: good lighting (“Marlene Dietrich taught me how to light myself”); gorgeous costars (“The vanity of male actors is an impossible wall to scale”); performing live (“Yes, it is better than sex”); and above all, brave people with curious minds (“Fear is the most powerful weapon of mass destruction”). Along the way, she recalls stories of some of the true greats she has known—Alfred Hitchcock, Elizabeth Taylor, Frank Sinatra, the two Jacks (Lemmon and Nicholson)—and ruminates on the state of Hollywood past and present. She recollects her relationships and romances with politicians (including two prime ministers), scientists, journalists, and costars. An unabashed seeker of truth and unrepentant free spirit, Shirley looks squarely at a world that can irritate, confuse, and provoke her, but that can also delight her with its beauty, humor, and future promise. Reading I’m Over All That will make you feel you have been reunited with an old friend who tells it like it is but never takes herself too seriously. Shirley MacLaine may be over all that, but this irresistible book ensures that we will never get over her.

Special thanks to Atria Books

2006 / 2011 Ninja magazine a 5 ans

photo Bertrand David / Cover Ninja n째1 / 2006


Ninja magazine #21 / Online version (censored)