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OGM : le dossier qui fâche ! page 6

N°1 - Février - Mars 2005 - 3 €

Magazine d’information et de débat sur la Gascogne

On distille de la bonne humeur ! Canards : grosses filières et petits éleveurs page 4

Faut-il abattre les arbres le long des routes ? page 8

Pourquoi la radio de Laujuzan n’émet plus page 9

Gasconoscope : les gascons qui bougent !

Didier Montac : l’homme aux 5000 aquariums !

Solenne : la voix d’or de la Gascogne

Jean-Marc Loubatères collectionneur d’outils

Corinne Mongardé hand-ball de charme...

Serge Barthélémi, le fana des arènes !

Etu d e s e t ré a l i s ati o ns M o nta g e s d e s o u s - e ns e m b l es

Photos : Ala in A lq u ie r e t A ny w a r e

M E C AN I Q UE D E P R E C I S I O N

Cas s ou d e H er re - B P 25 - 32110 - No g aro - Tél. : (0 )5 62 09 12 17 - Fax : (0 )5 62 09 0 5 8 3

w w w. co u s s o.c o m

Sommaire n°1 Enquêtes Canards : grosses filières et petits éleveurs – Page 4

Un canard s’ébat dans le débat !

Ces OGM qui chatouillent les gascons – Page 6

Babreuvés, voire gavés, d’infos. Alors pourquoi lancer un nouveau canard dans la mare ? Autant

Routes : faut-il couper les arbres ? – Page 8 Bip bip…La radio de Laujuzan n’émet plus – Page 9 Coins coins – Pages 10 et 11 Les cochons de Pouy Roquelaure – Page 11 Le renouveau de la course landaise – Page 12 Gasconoscopes Solenne – Page 13 Françoise Castex – Page 13 Maurice Gardès – page 13 Jean-Marc Loubatères – Page 14 Alain Canet – Page 14 Didier Montac – Page 14 Corinne Mongardé – Page 15 Serge Barthélémi – Page 15 Photo : Jean-Michel Danard Page 16 Internet et Abonnements Page 18 A diu siatz Page 19

on d’accord : entre la télé et ses dizaines de chaînes, les radios et les quotidiens, vous êtes déjà

le dire tout de suite, nous avons une petite idée derrière la tête. Le cœur de la Gascogne est un monde rural. Pour autant, ses habitants sont loin d’être des péquenots. Ils ont même une longueur d’avance sur les speedés des grandes villes : leur qualité de vie dépasse tout ce qu’un parisien peut imaginer, coincé dans sa voiture sur le périphérique (le pôôvre…). Nous avons ici la chance de bénéficier d’un cadre naturel extraordinaire, d’un climat doux et d’une végétation généreuse…et pas d’embouteillages (à part chez les producteurs de vin). Trempant un pied dans l’océan et s’abritant à l’ombre des Pyrénées, la Gascogne est un petit paradis qui commence à attirer des convoitises. Dans les vingt ans à venir, le tourisme vert va connaître en ces lieux un développement extraordinaire. Je ne m’appuie pas sur des statistiques, mais sur le bon sens. Pas besoin d’avoir du pif pour comprendre que même si l’immobilier a augmenté, les maisons sont encore moins chères ici qu’ailleurs. Les anglais, les hollandais, les belges et les allemands ne s’y sont pas trompés. La contrepartie, c’est que s’il fait bon vivre et prendre racine dans le Sud-Ouest, il est difficile de trouver du boulot et on y est plutôt mal payé. Les jeunes ont tendance à faire leurs valises pour aller vers les grandes cités, pendant que les retraités d’Europe s’installent à temps partiel ou définitif. Il y a donc sûrement des moyens pour enrayer cette fuite et développer l’économie de la région de façon originale. Des individus se bougent pour préparer l’accouchement de la Gascogne de demain. Parce que tout est en train de changer : l’agriculture, le tourisme, les autoroutes de l’information, les transports. Cette mutation ne se s’opère pas sans douleur. Il faut faire des choix pour l’avenir. Qui dit « choisir » dit « réfléchir » et nous voilà, petit journal gascon, avec la simple ambition d’alimenter le débat. Nous allons donc parler de ce qui bouge et de ce qui fâche parfois, avec l’objectif de vous donner des clés. Les sujets polémiques ne manquent pas et nous n’avons pas envie de les éviter. Ça coince sur les OGM ? Parlons-en ! L’eau du robinet est imbuvable ? Parlons-en ! Faut-il continuer à abattre des arbres le long des routes ? Ouvrons le débat. Nous tâcherons de donner le pour et le contre, même quand notre cœur penche plutôt d’un côté que de l’autre, parce que c’est humain. Compte tenu du fait que la partie « enquêtes » du magazine pourra être, malgré notre bonne volonté, interprétée par certains comme tendancieuse ou négative (...on ne peut pas plaire à tout le monde...), nous ouvrons une rubrique « Gascoconoscope » qui a pour vocation de braquer le projecteur vers des personnalités qui font avancer la Gascogne. De la bonne info positive et optimiste. Loin d’être parfait, (on pratique aussi l’auto-critique) ce premier numéro a toutefois le mérite d’exister. Au fil des mois, nous essaierons de l’étoffer en pages et en couleurs. On espère que vous vous y retrouverez, comme la canne retrouve ses petits. Salutations gasconnes ! Jean-Louis Le Breton

Le Canard Gascon, La Bayle – 32110 – Magnan. Tél. : 05 62 08 88 00 - Fax : 05 62 08 88 11. www.le-canard-gascon.com. Mail : info@le-canard-gascon.com Rédaction Directeur de la publication et rédacteur en chef : Jean-Louis Le Breton. Maquette et conception graphique : Pierre Giès. Ont collaboré à ce numéro : Nina de Voogd, Ernest Coin Coin, Eric Artiguelongue, Jean-Michel Danard. Les illustrations originales sont de Elger, merci à lui et bravo pour son talent. Editeur : Anyware sarl, La Bayle – 32110 Magnan. Dépôt légal, 1er trimestre 2005. Service des ventes au journal (05 62 08 88 00). Numéro de commission paritaire et d’ISSN en cours. Imprimé par Dauba à Nogaro. Abonnement : 36 euros pour 12 numéros – France métropolitaine. Autres régions, nous consulter. La direction du Canard Gascon se réserve le droit de refuser toute insertion sans avoir à se justifier, manquerait plus que ça. Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle par quelque procédé que ce soit des pages publiées dans la présente publication, faite sans l’autorisation de l’éditeur est illicite et constitue une contrefaçon qui ne nous plairait pas du tout. Seules sont autorisées les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et les analyses ou courtes citations. En revanche, toute publicité gratuite, tout colportage ou autre bouche à oreille pour faire connaître le magazine sont vivement conseillés. Merci d’avoir lu jusqu’au bout. Vous faites sans doute partie de ceux qui ne se laissent pas avoir par les petites lignes en bas de contrat. Félicitations à votre opticien. Le Canard Gascon N°1 - Page 3

Canards : grosses filières et petits éleveurs Le monde du foie gras et de ses produits dérivés évolue vers les grands groupes, laissant peu de place aux petits éleveurs indépendants à la ferme. La production intensive n’est pas toujours symbole de qualité et le gavage industriel fait râler les défenseurs des animaux.

Lgrande distribution contre le pe-

Photo JLLB

a France a fait le choix de la

tit commerce à l’inverse de l’Italie, par exemple. Face aux grandes et moyennes surfaces, les producteurs se regroupent pour être plus puissants sur le marché hexagonal et mondial. C’est aussi une bonne façon de se donner des moyens pour communiquer. Mais derrière la façade des pubs affriolantes de fin d’année qui mettent en scène l’excellence des produits, on trouve un monde où tout n’est pas rose et où les plumes volent bas.

riés sans les avantages du salariat. Même si les coopératives affirment être aux côtés de leurs adhérents, on va vers une paupérisation de ces métiers.

Les gros bras du marché.

Le groupe Euralis, basé à Maubourguet est le 1er producteur mondial de foie gras…et le 1er opérateur sur le marché du maïs. Allant d’un bout à l’autre de la chaîne, il revendique 15 000 adhérents, 3200 salariés, 868 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2002/2003. Ses marques les plus connues sont Monfort, Rougié, Bizac et Pierre Champion auxquelles il convient d’ajouter les 42 magasins Point Vert. Face à cette puissance, trois groupes coopératifs se sont associés pour créer un second poids lourd du foie gras : Vivadour, Maïsadour et Val de Sèvre. Ils détiendront les marques Delpeyrat, Saint Jours Foie Gras et Canard du Midi pour un chiffre d’affaires annoncé de 220 millions d’Euros et un millier d’éleveurs derrière eux. La bataille des grands est engagée.

Une filière canard c’est quoi ?

La filière canard regroupe plusieurs corps de métiers : les parquets de reproduction et d’insémination, les couvoirs, l’éleveur, le gaveur, l’abattoir, la chaîne de transformation et la distribution. Les grands groupes comme Euralis ou Vivadour interviennent à plusieurs niveaux de cette filière, depuis l’éleveur jusqu’à la distribution. Evidemment, quand on intervient sur la quasi totalité de la chaîne, on peut aussi contrôler assez facilement les prix à chaClaude Saint-Blancard, éleveur et conserveur à Magnan que niveau, donc les revenus de chaque intervenant. Au final, les gaveurs ou les éleveurs qui travaillent pour ces consortiums leur achè- Et les petits producteurs ? tent les produits de base (canards de différentes souches, maïs, médi- L’ensemble de ces regroupements représentent environ 95 % du marcaments) et leur revendent les produits transformés. Ils sont pieds et ché du canard qui s’élève à un peu plus de 30 millions de têtes par an. poings liés par des contrats dont ils ne maîtrisent pas tous les éléments Les 5% restant étant le dernier pré carré des petits éleveurs à la ferme. et se retrouvent souvent dans une situation assimilable à celle de sala- Claude Saint-Blancard, éleveur à Magnan, ne mâche pas ses mots : « On va prolétariser les éleveurs de la filière longue. Ils vont devenir les petits soldats qu’on envoie aux tranchées. » Pour garantir la provenance et la qualité des volailles, on a créé l’Indication Géographique Protégée (IGP). Car beaucoup des canards qui sont transformés dans les usines du Sud-Ouest ne viennent pas de France. Cette IGP Sud-Ouest Le 29 septembre 2004, Arnold Schwarzenegger, gouverneur de Caimpose de nombreuses obligations : traçabilité, méthode d’obtention, lifornie a signé une loi interdisant la production et la vente du foie conditionnement, étiquetage et contrôle. Les canards doivent être de gras… à partir de 2012 ! Il pourrait toutefois revenir sur sa décision souches mulard ou barbarie, élevés, gavés, abattus et transformés dans si dans les sept ans à venir, les producteurs trouvent « un moyen hula zone définie par le ministère de l’Agriculture. main et naturel pour augmenter la taille du foie des canards ». Reste Mais, bien sûr, l’élevage traditionnel a un prix. « Ça coûte plus cher à savoir ce qu’on entend par moyen humain et naturel ? Les éleveurs d’élever 300 canards dans l’herbe que le même nombre dans la merde, californiens planchent sur le sujet et nul doute qu’ils vont trouver de s’emporte Claude Saint-Blancard » qui peste contre les charges qu’il bonnes idées. doit subir. « j’ai du renoncer à l’IGP parce que je ne veux pas payer Affaire à suivre. 350 € de ma poche chaque fois qu’un organisme de certification va

Schwarzy fait une crise du foie

Le Canard Gascon N°1 - Page 4

venir me contrôler. Nous sommes trop pressurés. On doit par exemple payer pour les photos satellites qui mesurent nos surfaces de terre… ». Les petits producteurs sont inquiets de ne pas voir de nouveaux jeunes s’installer. « L’investissement à faire pour de la production à petite échelle est de moins en moins rentable… »

Gavage : ça râle !

La production intensive qui se met en place n’est pas toujours synonyme de qualité. Les industriels utilisent moins de souches lourdes qui produisent des magrets de 450 à 500 g au lieu de 350 g. Le gavage se fait par machines à pression, ce qui provoque les foudres d’associations de défense des animaux. Beaucoup reconnaissent qu’il y a des abus et que pas mal d’animaux restent sur le carreau. La nouvelle loi en place depuis le début de l’année interdit l’utilisation des cages individuelles pour les nouvelles installations. Les autres auront un peu de temps pour se mettre aux normes. Désormais les canards seront regroupés dans des parcs où ils pourront se déplacer et battre des ailes. « Il va falloir leur courir après pour les attraper et les faire manger. Ca va les stresser et ils vont se monter dessus. » constate un éleveur industriel qui souhaite garder l’anonymat. Pour ce qui est du gavage, les avis sont controversés. Il faut sans doute se garder de tout anthropomorphisme. Par exemple, un canard qui halète ne souffre pas forcément : la digestion le fait transpirer et son système de refroidissement ressemble à celui du chien. Les éleveurs disent que si le canard souffre pendant le gavage son foie sera de mauvaise qualité. Enfin le cou du canard n’est pas comme celui de l’homme et l’introduction d’une canule n’est pas forcément douloureuse. A contrario, les blessures en cage, le gavage par pression à grande rapidité et la mauvaise ventilation sont des conditions inacceptables. Au bout du compte, la filière canard a pris clairement la route de l’industrialisation et s’est structurée pour aborder l’économie de marché au sens global. C’est louable si cette mutation ne se fait pas au détriment des éleveurs, de la qualité des produits et des conditions de traitement des animaux. Cette évolution ne doit pas non plus signifier la disparition des petits éleveurs indépendants, car ce sont eux qui sont au contact des touristes de la région et qui souvent symbolisent des produits de qualité dans la tradition.

La charte des producteurs à la Ferme Les producteurs à la ferme se sont engagés sur une charte de qualité. Ils sont aujourd’hui un peu moins de 80 sur le Gers.

Terroir et authenticité

Le producteur respecte son terroir, l’environnement, la tradition d’un savoir faire ancestral.

L’élevage

Les oies et les canards sont élevés à la ferme durant 13 semaines pour permettre à l’animal de se développer normalement et sainement en totale liberté dans un environnement naturel d’herbage. Ils sont gavés à la ferme avec du maïs grain entier sans utilisation d’antibiotiques.

L’élaboration des produits est effectuée :

Avec des oies et des canards issus exclusivement de la ferme du producteur, dans un atelier de transformation conforme à la législation en vigueur, selons les recettes de la cuisine gasconne traditionnelle, avec la certification d’une formation adaptée.

Commercialisation

Chaque producteur commercialise sa propre production, en vente directe : à la ferme, par correspondance ou lors de foires, salons…La vente en moyennes et grandes surfaces est interdite.

Accueil à la ferme

Chaque producteur s’engage à vous accueillir dans la tradition de l’hospitalité gersoise sur le lieu de production.

Contrôles

Des contrôles réguliers garantissent le respect et l’application de la Charte Qualité Consommateurs.

Jean-Louis Le Breton

Pour ou contre, le débat continue... Pour ou contre l’élevage intensif

et le regroupement des producteurs ? Le débat est engagé. Voici quelques pistes pour des sources d’information . Les groupes de production : Euralis : www.euralis.fr , Maïsadour : www.maïsadour.com, Vivadour : www.francemais.fr. Les producteurs à la ferme du Gers : Maison de l’Agriculture du Gers, BP 161 – 32003 Auch Cedex. Tél. : 05 62 61 77 40. www.foiegras-gers.com Les professionnels du foie gras : www.lefoiegras.fr

Pour ou contre le gavage ?

Résolument contre, l’association StopGavage a réalisé un film qu’elle publie sur son site internet et raconte comment elle a enquêté sur le foie gras appellation IGP Sud-Ouest. www.stopgavage.com D’autres associations défendent les traditions et la cuisine du sudouest : http://www.pyrenees-pireneus.com/RECETTE-GavageInterdit.htm

Le Canard Gascon N°1 - Page 5

Ces OGM qui énervent les Gascons... La Gascogne est bien sûr concernée, mais le problème des OGM est mondial. Faut-il ou non développer les produits génétiquement modifiés et autoriser leur culture ? Une enquête sur Internet permet de ramener une foule d’informations pour se forger une opinion.

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Infos concrètes.

Le site www.isaaa.org distille des infos concrètes sur l’évolution des cultures OGM. Elles sont passées de zéro hectare en 1996 à environ 70 millions d’hectares en 2003. La répartition des OGM par plantes dans le monde est la suivante : 63% de soja, 14% de maïs, 14% de coton, 5% de colza et 4% d’autres cultures. Les plantes concernées par la recherche sont diverses et variées mais le tournesol et la vigne intéressent particulièrement les agriculteurs du sud-ouest. Le site de l’INRA explique son travail sur la vigne transgénique qui est modifiée pour résister à la maladie du court-noué. Les essais de cette vigne en Alsace à Colmar ont suscité une vive opposition des écologistes qu’on retrouve également sur le net.

Le pour et le contre.

Le maïs représente la plus grande part des cultures transgéniques.

Lorsqu’on tape le mot « OGM » sur le moteur de recherche Google, le premier site à apparaître est celui des professionnels des semences et de la protection des cultures. Un site favorable à la culture des OGM, bien documenté et qui propose de nombreux liens vers des sites de références. On y retrouve une intéressante chronologie française et mondiale sur le sujet avec des dates d’événements clés : l’autorisation d’importer du maïs transgénique résistant à la pyrale en France en 1996, le protocole de Carthagène sur la biosécurité ratifié par l’Europe en 2002 ou l’obligation d’étiquetage en 2003.

Suivre des mots clés.

Ces pistes fournissent des mots clés (biosécurité, Carthagène, transgénique, etc.) pour surfer dans de multiples directions sur la toile. On apprend que le protocole de Carthagène rend obligatoire de mettre à la disposition du public toutes les informations relatives aux risques des OGM et qu’il autorise un état à interdire l’importation en vertu du principe de précaution. On découvre qu’en décembre 2002, un réseau européen de 45 laboratoires de contrôle des OGM a été créé ou qu’en mai 2003, 14 nouveaux essais en champs ont été autorisés par le ministère de l’agriculture. Le Canard Gascon N°1 - Page 6

Bien entendu, Internet est l’endroit idéal pour développer des argumentations dans un sens ou dans l’autre. Les professionnels des semences (GNIS, UUIP , CFS, etc.) mettent en avant dans leurs sites des arguments qui valorisent les OGM : la protection contre les insectes, les champignons, les bactéries, les virus. Ces plantes sont moins exigeantes en eau. On développe leur tolérance aux herbicides. Leur allergenicité est réduite et leur qualité nutritive est améliorée. Elles peuvent être utilisées pour produire des vaccins, des médicaments, des bio-carburants. Les opposants sont aussi très nombreux à s’exprimer. Le site de Greenpeace est sans conteste le plus clair. L’organisation y annonce qu’elle ne s’oppose pas systématiquement à la recherche en génie génétique, mais développe de nombreux arguments contre les OGM dont certains sont assez frappants. La rupture de la barrière naturelle des espèces risque, selon Greenpeace, d’entraîner la création d’organismes mi-animaux mi-végétaux. On ne parlera plus de colza mais d’organisme producteur de telle cellule. De même les OGM pourraient causer la perte de la spécificité du monde rural. Les légumes évoluant vers des produits industriels fabriqués en usine, hors-sol, sans terre. L’agriculteur deviendrait alors un « moléculteur ». Les détracteurs des OGM sur le net posent la question de l’éthi-

que (est-on prêt à manger une salade contenant des gènes humains ?). Ils mettent en avant la pollution des sols, l’acquisition de la résistance par les insectes et l’apparition de nouvelles allergies.

Les semenciers.

Les grands semenciers possèdent tous leurs sites sur Internet ( à l’exception d’Agrevo). Monsanto, Novartis ou Pioneer proposent des versions françaises qui permettent d’évaluer leurs activités et leur rentabilité. Car les OGM sont aussi, et peut-être avant tout, affaire de gros sous. Le web est enfin un bon filon pour trouver tous les rapports officiels et officieux sur le sujet, en particulier celui de l’académie des sciences. Dans tous les cas, une navigation de quelques heures apportera à l’internaute des informations contradictoires qui aideront à développer son sens critique. Jean-Louis Le Breton

Un référendum gersois sur les OGM Ma rejoint l’Association pour un Référendum Gersois sur les OGM.

ichel Cardoze, ancien journaliste et présentateur de la météo sur TF1

L’initiative de ce référendum revient à Philippe Martin, le président PS du Conseil Général qui trouve là un nouveau cheval de bataille après l’échec de sa position en faveur du « non » à la constitution européenne au sein de son parti. Elle est unique en France et si elle réussit, elle pourrait faire tache d’huile. « Entre le laissez-faire et les initiatives commandos, il y a une place pour le référendum, explique Michel Cardoze. Mais pour qu’il ait lieu, il faut que 10% des inscrits le demandent. L’association, créée en novembre, a donc pour objet de recueillir quelques 13 000 signatures. »

utiliserons des exemples d’imprimés utilisés par des communes qui ont déjà eu recours au référendum. » Pour le journaliste, il s’agit déjà d’organiser le débat public. « Des réunions vont se tenir à Auch, Mirande et Condom. Nous comptons y faire venir des pointures scientifiques des deux bords. »

Cardoze s’engage.

Sur le plan personnel, Michel Cardoze ne fait pas mystère de sa position : « Je suis contre la culture d’OGM en plein champs et pour l’expérimentation en laboratoire ou en milieu confiné. Pour moi, les filières de qualité sont les seules à pouvoir développer le département. La culture des OGM ficherait leur image en l’air. Je veux concourir à développer une agriculture extensive contre l’agriculture intensive. Et c’est aussi une bonne occasion d’expérimenter la démocratie participative. » On trouve assez facilement des arguments contre les OGM, mais bien que les tenants de ce nouveau type de culture soient nombreux, on les entend peu. « Il faut alimenter le débat, dit Michel Cardoze et nous sommes victimes du fait que les partisans des OGM s’expriment peu. » La question est d’ailleurs scientifiquement compliquée et controversée. Pas facile de savoir à quoi s’en tenir et donc comment se forger une opinion pour voter dans ces conditions. « Il faut être didactique, pédagogique et laisser les gens s’exprimer. On ne doit pas confier la décision à ceux qui savent, les spécialistes ou les scientifiques. » Le référendum pourrait avoir lieu avant l’été et être couplé avec celui sur la constitution européenne. Mais quelle sera exactement la question posée ? « Je pense qu’elle portera sur les essais de plantes génétiquement modifiées en plein champs. » Propos recueillis par J.-L. L.B.

Mais cela ne suffit pas et d’autres obstacles doivent être franchis : « la loi autorisant le référendum existe, mais les décrets n’ont toujours pas été publiés dans le journal officiel. Par exemple, nous ne savons pas exactement comment doit être formulée la pétition qui va recueillir les signatures. On nous dit que ça doit paraître fin janvier… Au pire nous

Michel Cardoze s’engage pour le référendum gersois sur les OGM

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Course d’obstacles.

Pour ou contre, le débat continue... Voici des pistes pour chercher plus d’info sur le sujet des OGM. Sites d’information générale sur les OGM Site interministériel (Définitions et réglementations officielles sur les OGM) : http://www.ogm.gouv.fr/ OGM.org (Site des professionnels des semences et de la protection des cultures) : http://www.ogm.org L’INRA (infos sur la vigne transgénique) : http://www.inra.fr/genomique/ ogm-vigne-declaration-dg.html Lettre Bio CNRS : Les plantes transgéniques (Points de vue des chercheurs sur les différents sujets liés aux plantes transgéniques) : http://www.cnrs. fr/SDV/Dept/risquesbiol.html

Les OGM en questions... (Site sur les OGM, réalisé par le Gouvernement, donnant les actualités ainsi que les textes de référence) : http://www.finances. gouv.fr/ogm/ Quelques sites d’opposants aux OGM Greenpeace France : http://www.greenpeace.fr/campagnes/ogm/liste/index. php3 Amis de la terre : http://www.amisdelaterre.org/OGM/ OGM Dangers : http://www.ogmdangers.org/ Quelques sites de grands semenciers Monsanto France : http://www.monsanto.fr/ Novartis France : http://www.novartis.fr/ Pioneer : http://www.pioneer.com/france/default.htm

Le Canard Gascon N°1 - Page 7

Routes : faut-il couper les arbres ?

Une polémique existe entre l’association Arbres et Routes et le département du Gers. Faut-il continuer à couper des arbres pour améliorer la sécurité routière ?

Pl’abattage des arbres le long quelques

années,

routière et la prévention des comportements relèvent de des routes a été l’un des fers la responsabilité de l’Etat. de lance pour lutter contre les Cependant, le département accidents. Au grand dam des co-préside avec la préfecamoureux de la nature qui ont ture le plan départemental toujours mis en avant que les de sécurité routière auquel arbres ne se jetaient pas sur il consacre chaque année les voitures, mais que c’était un budget de 34 000 euros. le contraire. Au fil des ans, les Arbres et Routes ne le conopposants à cette politique se teste pas, mais demande la sont regroupés dans une assosuspension des abattages ciation, Arbres et Routes qui dans l’attente de l’élaboracroise le fer avec le départetion d’une nouvelle politiment du Gers. Malentendus, que. Selon l’association, L’association Arbres et Routes manifestant cet été à Saint-Martin d’Armagnac. confusions, sourde oreille, les un plan d’abattage de 1500 deux parties n’arrivent pas à se comprendre et pourtant leurs points de arbres serait prévu sur le département pour 2005. Ce que conteste forvue ne sont pas si éloignés. mellement Gérard Marcet. « C’est de la désinformation. Depuis 2002, Chantal Fauché, Présidente de l’association Arbres et Routes (créée en 795 arbres ont été abattus le long des routes départementales. 2572 ont 1996) est la mouche du coche qui asticote les responsables départemen- été protégés et 3346 ont été replantés. Nous avons mis en place 36 kms taux. Le Conseil Général a en charge les routes départementales. Les de glissières. Nous finançons depuis trois ans la plantation d’arbres nationales sont du ressort de la préfecture. « La politique de traitement d’alignements et de haies en collaboration avec l’association des obstacles fixes est un échec. La publication du Document Général Arbres et Paysages.» Pour le conseil cénéral, d’Orientation pour le Gers montre que de 1998 à 2002 le nombre de l’enlèvement d’arbres n’est donc pas la règle. tués a augmenté. En revanche en 2003 et 2004 on constate une diminution spectaculaire due au fait que l’on s’attaque au Persiste et signe. comportement de l’automobiliste qui est la cause Ce n’est pas le point de vue d’Arbres et Routes des accidents. Mais le Conseil Général con- qui a lancé une campagne de lettres à l’adresse de tinue la politique de sécurité routière mise Philippe Martin pour lui demander de revoir sa en place en 1998. Il est hors du cadre politique. Maintenant qu’il y a de moins en de la circulaire du 20 janvier 2003 qui moins d’arbres le long des prône la mise en place d’actions pour routes, le talus est devenu faire évoluer durablement les com- le premier obstacle fixe inportements. » criminé dans les accidents Photo JLLB

endant

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Le président en pétard.

Chantal Fauché, la présidente d’Arbres et Routes

Ces accusations ont le don de mettre en pétard Philippe Martin, le Président du conseil général. Gérard Marcet, Président de la Commission des Routes pour le Gers s’insurge : « j’ai reçu Chantal Fauché plusieurs fois, mais elle ne semble pas comprendre ce que je dis. » Pour le conseil général, la politique de sécurité

remarque Chantal Fauché. « Cela souligne que c’est le comportement des automobilistes, leur responsabilité et le sens du civisme qui est en cause. » Nul doute que l’effet Sarkozy, le durcissement des amendes et la peur du gendarme auront été plus efficaces que l’abattage des arbres. En tout cas, la collectivité a désormais conscience de son patrimoine paysager et on ne devrait plus arracher que lorsque c’est strictement nécessaire. Jean-Louis Le Breton

Pour continuer le débat : Sur la sécurité routière : http://www.premier-ministre.gouv.fr/thematique/securite_m112/securite_routiere_m116/ L’association Arbres et routes : 32450 Semezies Cachan. Tél. & Télécopie : 05 62 65 47 07 Pour le Conseil Général : document à télécharger sur la voirie: http:// www.cg32.fr/fr/gers_en_ligne/telechargement/pdf/competences/04voirie.pdf

Le Canard Gascon N°1 - Page 8

Bip bip. La radio de Laujuzan n’émet plus... Monter une radio est un vrai parcours du combattant. L’équipe de RTCL (Radio Tourisme Culture Loisirs) à Laujuzan s’y est (momentanément ?) cassé les dents.

Ide l’enthousiasme à revendre, du dynals sont arrivés en Armagnac en 2003 avec

ou non son autorisation d’émettre. Comme à tous les candidats, j’ai conseillé à l’équipe de Laujuzan de ne rien entreprendre tant qu’ils n’ont pas la réponse… ». Il faut donc attendre que le train passe pour monter dedans. Mais voilà, le CSA est très en retard dans la publication du Plan de Fréquences. Avec un peu de chance (rien n’est sûr) il sera publié au printemps 2005. Et il faut ensuite compter deux mois avant la décision finale du CSA ce qui reporte au mieux à’été prochain.

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misme et un beau projet de radio sous le bras. Deux ans plus tard, et avec quelques ardoises en prime, ils ont du abandonner les locaux de Laujuzan que la mairie leur avait loués. « Ils » se sont Patrick Piget et Michel Cavard, les initiateurs de Radio Atlantide. Piget est un ancien coureur automobile reconverti dans le commercial et Cavard un homme de radio qui a pas mal bourlingué et traîné son micro dans les radios de Vendée. A l’occasion d’une radio temporaire sur le circuit de Nogaro, Michel Cavard expose son projet à Pa- Patrick Piget, Claude Sénac (maire de Laujuzan) et Michel Cavard Confusion et suspens. trick Piget : créer sur Internet une grande Comment vivre en attendant ? De juillet radio touristique qui aiderait à promouvoir toutes les régions de France. à octobre 2004 l’équipe a obtenu une autorisation temporaire d’émetPiget, qui cherche des financements pour soutenir son fils Emmanuel, tre qui n’est pas renouvelable. Ils espéraient à ce moment que l’autoégalement coureur automobile, trouve l’idée séduisante et l’aventure risation définitive tomberait au bon moment pour enchaîner. Mais le Radio Atlantide démarre. Rapidement, les deux hommes s’aperçoivent 15 octobre, toujours rien. Il leur a donc fallu se résoudre à couper le qu’une radio sur le net ne représente pas un levier suffisamment puis- micro. Mauvaise affaire pour eux et pour le maire de Laujuzan qui les sant pour drainer de l’écoute et donc de la publicité. Ils décident alors a toujours soutenus dans leur démarche et conserve le local en cas de de se tourner vers la bande FM et de demander des fréquences auprès du redémarrage. CSA. Ils veulent couvrir toute la France, mais par où commencer ? Leader Group qui est une société de droit privé créée par Emmanuel L’Armagnac leur paraît un bon plan. C’est une zone où les grandes ra- et Patrick Piget est toujours porteuse du projet et attend son heure. dios commerciales n’ont pas d’antenne spécifique pour la bonne raison Michel Cavard, créateur du concept de radio touristique sur le web que la zone de chalandise ne représente pas un bassin économique très baptisé « radio Atlantide » est employé par Leader Group mais privé riche. On est en pleine zone rurale. de micro sur l’Armagnac. Radio Atlantide existe sous forme interPourtant, la région a besoin de se développer sur le plan touristique et économique. L’initiative de radio Atlantide est bien accueillie par les acteurs locaux : les vins de pays, la filière foie gras, le floc, etc. La plupart font savoir qu’ils sont prêts à jouer le jeu. Patrick Piget monte un business plan basé sur les rentrées de pub et sur l’obtention de subventions. Il le présente au public en février 2004 lors d’une conférence à l’hôtel Solenca. Les deux hommes espèrent décrocher une autorisation d’émettre en juillet. En attendant, ils s’arrangent avec Fréquence Adour, la radio associative de Riscle et assurent quatre heures d’antenne quotidienne. Michel Cavard multiplie les interviews. Mais de rentrée d’argent : point, zéro, pas un kopek. Fréquence Adour, de par son statut ne peut pas vendre de pub à grande échelle. Au bout de quelques mois les tensions se font sentir et Fréquence Adour redoutant de perdre son autorisation met brutalement l’équipe à la porte. Piget finance tant bien que mal de sa poche de quoi faire vivoter Michel Cavard et le technicien-présentateur-chanteur Rémy Soriano. Les voilà sans micro.

Que se passe-t-il donc au CSA ?

Flore Iborra travaille au Comité Technique Régional de Toulouse qui représente le CSA pour la région Midi-Pyrénées. Elle explique le fonctionnement d’attribution des fréquences. « Le CSA établit un Plan des Fréquences disponibles sur une zone donnée. Lorsque ce plan est prêt, il est publié au journal officiel. Les candidats envoient des lettres d’intention et un dossier. Une présélection est établie, puis le CSA donne

net (www.radioatlantide.com). Sur la bande FM, la radio s’est appelée un temps « radio Pays d’Armagnac » avant de devenir « RTCL ». Pour s’assurer des subventions, Leader Group veut s’appuyer sur des associations locales. Il a encouragé la création de l’Association ATCL à Laujuzan (Association pour le Tourisme, la Culture et les Loisirs) dont le président a été Jean-Paul Quevedo. Mais suite à une confusion (voulue ?) cette association s’est retrouvée avec les charges de la radio temporaire à payer : téléphone, loyer, frais de diffusion. Au bout de trois mois, la situation est devenue explosive, jusqu’à ce que Leader Group s’engage à assumer l’ensemble de ces frais. Aujourd’hui Patrick Piget et Michel Cavard travaillent dans l’événementiel. Ils ont obtenu une nouvelle fréquence temporaire aux Sables d’Olonne pour couvrir l’arrivée du Vendée Globe. Rémy Soriano est resté dans le Gers. Si demain l’autorisation d’émettre arrive enfin, et pour peu qu’ils aient trouvé de quoi éponger leur passif, ils pourront redémarrer un projet pour cinq ans. En attendant, leurs déboires font le bonheur de Radio D’Artagnan qui voit un concurrent écarté pour un bon moment. Jean-Louis Le Breton

Le Canard Gascon N°1 - Page 9

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L’épisode Fréquence Adour.

Michel Cavard : un homme de radio privé de micro

Martin cartonne la Poste

Les radars dans le collimateur

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D

écidément, Philippe Martin n’en finit pas de s’opposer. Après avoir manifesté son refus de voir disparaître le jour férié du lundi de Pentecôte, puis appelé les gersois à dire non aux essais de cultures OGM en plein champ dans le Gers, le bouillant député PS et président du conseil général manifeste son ire à l’encontre des fermetures de bureaux ordonnées par la direction de la Poste. Et c’est Lise Massière, la patronne des facteurs gersois, qui en a fait les frais à l’occasion de la présentation en avant-première à Auch du nouveau timbre Marianne. L’élu socialiste n’a pas hésité à prendre à parti la directrice de La Poste, jugeant que l’ouverture d’un bureau temporaire d’oblitération était « une provocation eu égard aux fermetures de bureaux en zone rurale ». Pas le moins du monde impressionnée par la montée au créneau du parlementaire socialiste,

Le préfet a remercié les artisans boulangers et pâtissiers du Gers pour leur galette des rois.

synonyme de « réussir pour gagner de l’argent et donner de la richesse à l’artisanat ». Des propos que les professionnels de la boulange ont apprécié à leur vrai coût. Réussir d’accord, mais «à condition que la taxe professionnelle baisse et qu’on offre plus d’écoute et de considération aux artisans », a murmuré Jean Mendès, l’ancien président de la fédération du Gers, aujourd’hui retraité. Alors, l’état mettra t-il enfin la main à la pâte, pardon à la poche ou les artisans boulangers et pâtissiers devront–ils mettre moins de crème d’amande dans la galette des rois ? Une chose est sûre, pour ces derniers c’est pas de la tarte. Et pour le préfet Fromion, il y a du pain sur la planche pour contenter la profession.

Lradars automatiques. Deux sont installés

e Gers possède désormais ses trois premiers

sur la RN 21, à Saint-Martin et Saint-Jean Le Comtal. Le troisième est placé en embuscade sur l’avenue des Pyrénées à Auch, à hauteur du stade du Moulias, pour les véhicules entrant en ville. Deux autres radars automatiques sont prévus en 2005, sur la rocade d’Auch et sur le secteur de Gimont.

Les écolos allumés du carbu

Lcircuit de Nogaro les 21 et 22 mai 2005.

e Shell-Eco-Marathon sera de retour sur le

Cette fois, les concurrents disputeront une première épreuve à l’issue de laquelle les 30 meilleurs seront qualifiés pour la seconde partie du concours qui se déroulera les 25 et 26 juin au centre Michelin à Clermont-Ferrand. Les trois équipes gagnantes joueront leur qualification pour la finale , prévue les 6 et 7 juillet sur la piste du circuit de Rockingham en Angleterre. Le Shell-Eco-Marathon récompense des jeunes de lycées techniques et centres d’apprentissage qui mettent au point un véhicule écologique innovant, capable de rouler le plus loin possible avec une consommation énergétique minimum. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site Internet www.shellecomarathon.fr/

Les Gascons à Broadway Lise Massière a répliqué vigoureusement, estimant avoir droit à « un peu plus de considération » de la part de l’élu, auquel elle reproche de refuser de se mettre autour d’une table pour discuter du problème : « Je tiens à dire que ce n’était pas le lieu pour porter une telle attaque car il y a toujours eu des bureaux temporaires ouverts pour la sortie des timbres », a lancé la directrice de La Poste du Gers, avant de conclure, « La Poste n’est pas un étendard pour faire de l’audimat ». A défaut d’être conquis par Marianne, Philippe Martin qui fait feu de tout bois, a trouvé sa Jeanne d’Arc.

CNew-York du 20 au 28 février. La fille

’est ce que proposera Arianne Daguin, à

d’André Daguin (l’ancien patron de l’Hôtel de France à Auch et actuel président de la Fédération Nationale de l’Industrie Hôtelière-FNIH) qui possède l’entreprise agroalimentaire «d’Artagnan » aux USA, a décidé d’inviter les gascons à la rejoindre pour fêter les 10 ans de sa société. Déjà une trentaine de personnes est inscrite. Le thème du voyage et du séjour sera de « faire le paquito sur Broadway ». Avec (entre autres activités), la visite de l’Empire State building, une nuit de fiesta à Manhattan, une messe gospel et un grand festin gascon. Renseignements et inscriptions au 05 62 62 55 29.

Chaque année, des étudiants se retrouvent à Nogaro pour le Shell-eco Marathon.

Criminalité : les derniers sont les premiers

LGers a été jugé satisfaisant lors de l’audience e bilan judiciaire de l’année 2004 dans le

Epiphanie : c’est pas de la tarte

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L

es artisans boulangers du Gers ont présenté leurs vœux au préfet le 3 janvier. Et comme le veut la tradition, ils ont déposé une énorme galette des rois sur la table du représentant de l’état. Un présent que Jean-Michel Fromion a apprécié à son juste goût : « Je veux que vous deveniez les professionnels de la réussite pour donner une image dynamique de la France et de la qualité des produits du terroir». Une réussite qui pour le préfet est également

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Philippe Martin a pris Lise Massière à parti.

Ariane Daguin : 10 ans à Broadway ! Le Canard Gascon N°1 - Page 10

solennelle d’ouverture du tribunal. Le nombre de méfaits délictueux a diminué de près de 9% (8,83%). Le nombre de vols constatés est lui aussi en baisse de 5,4% (5,39%).En revanche, comme au plan national, les crimes et délits contre les personnes augmentent de 5,4%. Cependant, grâce à son faible taux de criminalité, le Gers n’apparaît qu’au 89ème rang sur les 96 départements français.

Le Gers solidaire

omme partout en Europe, le 3 janvier, les Cédifices publics du département ont ar- Les cochons de Pouy-Roquelaure

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Le préfet, la secrétaire générale, les sous-préfètes et personnels préfectoraux ont observé trois minutes de silence.

Le timbre prend Lamouche

Lrianne a été présenté le 8 janvier en avante nouveau timbre 2005 à l’effigie de Ma-

première à Auch. Sa création avait donné lieu il y a un an, au plan national, à un grand concours organisé par La Poste. Sur 50 000 dessins envoyés, quatre cent soixante dix neuf étaient l’œuvre de gersois dont celui d’Hélène Doustens de Campagne d’Armagnac et Sandrine Deschamps de Miramont d’Astarac figuraient parmi les cent finalistes. Finalement, c’est l’œuvre de Thierry Lamouche, un illustrateur francilien, qui a été retenue. Le nouveau timbre Marianne sera émis en neuf valeurs faciales, deux valeurs permanentes et onze couleurs. Les gersois ont pu l’admirer le 8 janvier à la mairie d’Auch où un bureau de poste temporaire et une exposition sur l’Histoire du timbre d’usage courant étaient ouverts au public. Rubrique : Ernest Coin Coin

A

l’annonce d’un projet de porcherie industrielle à Pouy-Roquelaure dans le Gers, de nombreux habitants des 13 communes concernées se sont associés pour s’opposer à sa réalisation. Aujourd’hui forte de plusieurs centaines de membres, l’Association pour la Sauvegarde de Pouy-Roquelaure et des Communes Environnantes s’active dans ce but depuis trois ans et a récemment remporté une Le terrain de Pouy-Roquelaure où la porcherie doit être installée. première victoire. En Avril 2004 le Préfet du Gers a signé un permis d’exploiter en même temps que l’indispensable permis de construire. Les raisons pour lesquelles l’Association s’oppose à ce projet sont multiples, parmi lesquelles l’inévitable pollution des eaux souterraines de la région figure en bonne place. Suite à la signature de ces deux permis, l’Association a décidé de faire appel au tribunal administratif de Pau et de se battre sur un terrain strictement juridique, en faisant valoir deux arguments: l’impact sur l’environnement et le manque d’accès à la future exploitation. Selon l’Association, aucune étude réelle des conséquences environnementales n’a été présentée par le pétitionnaire, tandis que la proximité du futur élevage industriel à une route départementale nécessiterait une importante adaptation de la route en question pour permettre les allées et venues de camions transportant des animaux. Le 25 juin 2004, l’Association a obtenu du tribunal administratif la suspension du permis de construire, dans l’attente d’une décision sur le bien-fondé de sa demande d’annulation des deux permis, décision qui n’interviendra probablement que dans un an ou deux. Pendant ce temps, sans permis de construire, le permis d’exploiter ne peut être mis en oeuvre. Le projet de porcherie est cautionné par la Filière Porcine du Sud-Ouest (FIPSO), productrice du jambon de Bayonne sur un rayon d’environ vingt-trois départements. L’Association craint que l’installation de cet élevage à Pouy-Roquelaure ne serve de cheval de Troie pour d’autres entreprises du même type. Notons que diverses instances invitées à donner leur avis sur les mérites de ce projet s’y sont opposées ou se sont abstenues. L’Association adhère à la Coordination Nationale contre les Elevages Industriels (CNCEI) dont le siège se trouve à Clermont-Ferrand. Cet organisme comprend aussi bien des juristes et spécialistes en la matière que des hommes politiques. Il paraît donc clair que loin d’être une nuée de farfelus et d’illuminés qui se gavent de discours enflammés et de manifestations en tous genres, l’Association pour la Sauvegarde de Pouy-Roquelaure s’applique à la tâche avec méthode, et se mesure aux pouvoirs en place uniquement sur le terrain du droit. L’avenir dira si, à terme, la détermination et le dévouement de son comité exécutif, qui passe de longues heures à étudier les dédales de la procédure judiciaire, seront récompensés par une décision de justice favorable à leur demande. Nina de Voogd Photo NDV

boré le drapeau en berne en hommage aux victimes d’Asie du Sud. A midi, les personnels de la préfecture et du conseil général ont observé trois minutes de silence lors d’une cérémonie de recueillement et de solidarité au cours de laquelle le préfet JeanMichel Fromion et le président du conseil général ont prononcé un bref discours à la mémoire des victimes et sinistrés du tsunami.

Coordination Nationale contre les Elevages Industriels (CNCEI) http://perso.wanadoo.fr/coordination.nationale Association de Sauvegarde de Pouy-Roquelaure et des Communes Environnantes chez M. Jean-Pierre Philippe, Hameau de Rignac, Tél. : 05 62 28 86 36.

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32480

Pouy-Roquelaure.

Le renouveau de la course landaise

La grande famille de la course landaise ne cesse de s’agrandir. Des jeunes, filles et garçons, entrent dans ce monde où les vertus se nomment courage, fierté, élégance.

Lavec toujours ce quota de bonheurs

’année 2004 vient de se terminer

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et de malheurs mais aussi de joies et de peines que la course landaise a vécue. Avec en premier lieu le décès de Robert Castagnon qui a œuvré toute sa vie pour Nogaro et la course landaise tant au niveau de la Fédération que du Club Taurin et dont il a créée les deux compétitions les plus importantes : le Championnat de France et la Corne d’Or. Mais aussi la fin tragique d’une grande coursière Montfortoise dont le déboulé et la noblesse permettaient aux meilleurs écarteurs d’exprimer tout leur talent.

ture régionale qui, il y a quelques années, paraissait ringarde a retrouvé une crédibilité et parfois même une passion qui fait qu’aujourd’hui, nous sommes tous fiers d’appartenir à ce milieu si particulier, à cette grande famille avec qui l’on vit une bonne partie de l’année une véritable communion avec les acteurs.

Courage et élégance.

Qui a dit que les vertus de courage, de fierté, d’élégance La génération montante : Benjamin de Rovère (1), Fred Vergonzeane (2) et Romain avaient disparues ? Truchat (3). Nos écarteurs et sauteurs prouvent devant les bêtes les plus dangereuses tout le contraire. L’exemple Le renouveau. de nos jeunes acteurs formés à l’école taurine en est un fervent témoiMais ce qui a marqué le plus cette dernière saison, c’est ce renouveau, gnage. ce regain d’intérêt des médias et du public pour notre sport. Cette cul- Qui aurait pensé qu’une jeune fille, Elodie Poulitou, pourrait porter le boléro dans une équipe de course landaise formelle et s’exposer à un tel danger ? Là aussi, n’est-ce pas une preuve de courage et de don de soi ? Qui aurait pu croire que les sauteurs atteindraient un tel niveau jusqu’à l’heure jamais égalé ? Les frères Vergonzeane, Claude Lagarde réalisent des exploits frisant l’inconscience, que ce soit au dessus des vaches ou des taureaux. Et bien, tout cela existe vraiment et représente certainement toute l’authenticité de la course landaise. Le tout relayé, commenté par les médias qui ont enfin pris conscience de la valeur de ces hommes, de leur prise de risque, de cette ferveur, de cette passion qui a suscité auprès d’un nouveau public un intérêt certain qu’on n’osait plus imaginer.

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Un spectacle attrayant

Romain Truchat en pleine action.

En cette période de vœux, le souhait que l’on peut formuler est bien sûr que cela continue. Alors que faut-il faire maintenant pour accompagner ce renouveau ? Tout d’abord, faciliter l’accès de nos arènes aux adolescents et jeunes adultes, inculquer cette culture, ces valeurs dans les milieux scolaires. Mais aussi et surtout apporter un spectacle attrayant, simple, avec une compétition que les spectateurs puissent suivre aisément et que les médias bien sûr puissent commenter afin de rendre compte et d’intéresser un public toujours plus large. Je pense sincèrement que nous pouvons croire en l’avenir avec notamment l’arrivée dans la compétition collective et individuelle de jeunes écarteurs de qualité. Ils sont très compétiteurs et avec leur soif de vaincre, vont partir à l’assaut du nouveau champion de France Benjamin de Rovère. L’épreuve finale se déroulera dans les arènes de Nogaro qui suscitera un grand intérêt alors que la Corne d’Or du 14 juillet aura permis auparavant la confirmation de nouveaux talents.Mais la saison débutera très tôt pour le Club Taurin Nogarolien avec une conférence-débat sur l’avenir des tauromachies avec les différents directeurs des écoles taurines le vendredi 28 janvier. Bonne année coursayre. Eric Artiguelongue

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La Gascogne qui bouge ! Ces pages sont ouvertes à celles et ceux qui font avancer la Gascogne dans tous les domaines : culturel, économique, touristique, politique...

Solenne

Voix d’or Gasconne

ESolenne est originaire de Béraut, à côté de Condom. On

lle est jeune, treize ans, elle chante et elle a la pêche. La jeune

la voit régulièrement sur scène dans les soirées gasconnes. Nous l’avons rencontrée à Toujouse où elle chantait en faveur du Téléthon, en solo et aussi en duo avec Rémy Soriano. La tête sur les épaules, son succès local ne lui a pas fait gonfler les chevilles. Elle se raconte simplement, sans forfanterie ni complexe. « Je commençais à faire des ‘la la la’ alors que je ne savais pas parler. Il faut dire que mon père et ma mère chantent et que mes deux sœurs, de 18 et 21 ans sont toutes deux musiciennes. Après, lorsque j’ai commencé à grandir, je chantais du matin jusqu’au soir. Alors mes parents m’ont plutôt poussée et encouragée. »

Chant et humanitaire.

Elle participe à des fêtes de la musique. On la voit à Dax, à Condom. Les journaux et les radios s’intéressent à elle. On l’entend sur RTCL et sur Radio Val de Baïse. Elle est retenue dans l’émission « Drôle de petits Champions ». « Un truc pour petits, mais je ne le regrette pas… ». Malgré

cette reconnaissance, elle ne se voit pas forcément faire une carrière. « Bien sûr, je n’imagine pas ma vie sans c h a n t e r. Mais en fait, je voudrais être infirmière sans frontières et aller là où l’on a besoin d’aide. » Musicalement, Solenne chante plutôt de la variété classique. Elle reprend des succès d’Edith Piaf ou de Jacques Brel. « Je chante des chansons qui me touchent. Je déteste le rap, mais j’adore des groupes comme Kyo, même si leurs paroles sont un peu bizarres. » Sur scène, ses deux grandes inspiratrices sont Céline Dion et Lara Fabian. « J’adore aussi Natasha Saint-Pierre et Pascal Obispo ». Chacune de ses prestations emballe le public gascon. Elle remercie, salue, sort de scène et va sagement rejoindre sa famille qui la regarde avec admiration. Mais elle est déjà ailleurs. « Pour moi, l’important, c’est l’humanitaire… ». J.-L. L.B.

Françoise Castex

Maurice Gardès

Aputée

Mnouvel

Femme en politique

Physicien et archevêque

47 ans, Françoise Castex est déeuropéenne gersoise au sein du PSE (parti socialiste européen). De droite ou de gauche, les femmes ne sont pas suffisamment impliquées dans la politique dans le Sud-Ouest. Machisme Gascon ? Encourageons celles qui font entendre leurs voix. L’euro députée socialiste gersoise était présente en Palestine début janvier. Elle faisait partie des observateurs internationaux pour l’élection présidentielle palestinienne qui avait lieu le 9 janvier. Membre d’une mission en Palestine à l’automne, elle avait déjà rédigé un rapport pour la Commission Européenne sur la situation dans les territoires occupés par Israël. La permanence européenne de Françoise Castex est ouverte du lundi au vendredi , 4 rue Gambetta à Auch. E. C-C

aurice Gardès, 59 anS est le archevêque d’Auch. Il a été nommé le 19 décembre par le Pape Jean-Paul II. Il succèdera à Mgr Maurice Fréchard, atteint par la limite d’âge qui avait demandé à bénéficier du droit à la retraite. Le nouveau prêlat gersois est originaire de l’archidiocèse de Lyon où il a exercé divers ministères dont celui de Vicaire général du Roannais depuis 1996. Ordonné prêtre en 1975, Mrg Maurice Gardès est titulaire d’une maîtrise de théologie mais aussi d’une licence en Sciences fondamentales, avec spécialisation en physique nucléaire. Son ordination aura lieu le 6 février à 15h en la cathédrale SainteMarie d’Auch . Deux jours seulement après son 60ème anniversaire. E. C-C.

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Jean-Marc Loubatères Collectionneur de vieux outils

Pnu la mémoire vivante des artisans et paysans de

assionné de vieux outils, Jean-Marc Loubatères est deve-

la Gascogne. Il collectionne des objets extraordinaire qu’il retape et réhabilite dans son atelier de Sainte Christie d’Armagnac. Sa passion a démarré, il y a plus de 25 ans. Aujourd’hui, on visite sa maison comme un musée vivant. Chez lui, le miroir aux alouettes n’est pas une expression littéraire mais bel et bien un système mécanique tournoyant pour leurrer les oiseaux. Dans le long couloir une magnifique arbalète à grenouille s’étale sur le mur. D’une longueur d’environ cinq mètres, elle dispose d’une flèche unique terminée par une broche et permet d’approcher l’animal tout en restant à distance. Dans le même genre, mais beaucoup plus petite, l’arbalète à taupe se fiche en terre, la flèche pointée vers la motte. C’est la taupe elle-même qui déclenche le mécanisme. Un piège imparable et très ingénieux datant de la fin du 19ème siècle.

répare dans son atelier et redonne vie à ces objets auxquels le temps a parfois fait subir des outrages. « Je travaille en ce moment sur un violon à semer le gazon. Une turbine projette le grain et elle est actionnée par un archet qui transforme le mouvement linéaire du bras en mouvement circulaire. » Dans un coin, d’autres pièces hétéroclites attendent d’être rénovées : une tondeuse à cheval mécanique, un paroir de sabotier, un lainier pour tondre les moutons et une baratte à beurre.

Les cannes de maquignon

Les outils de Jean-Marc Loubatères témoignent de métiers disparus et d’une époque révolue. Ce sont les témoins encore vivants et chargés d’émotion d’un certain art de vivre et surtout d’un génie inventif. « Je possède essentiellement des outils à mains » dit-il en plongeant avec délice dans un coffre abritant des dizaines de rabots à rainurer, à chanfreiner et des vilebrequins de toute sorte. Menuisier de profession, il

L’atelier et la maison ne suffisant pas à entreposer son incroyable collection, il a encore aménagé un local à merveilles. On y trouve les outils de Laffourcade qui fut sellier à Nogaro. A côté, s’empilent d’autres objets : des couteaux à tailler le cuir, un rouet, des dévidoirs à soie, une machine à cintrer les cercles de barriques, des compas de charpentier, un compas à verge de charron. Il possède une impressionnante collection de haches et hachettes, des marteaux et des cannes de maquignon. Avec la même passion, il montre le fonctionnement d’un vilebrequin à « conscience de poitrine », la conscience étant un plateau de bois accroché à la ceinture sur lequel s’appuyait l’extrémité de l’outil afin d’exercer une plus forte pression pour percer. Bien évidemment, on resterait des heures dans cette caverne d’Ali Baba. Heureusement, JeanMarc Loubatères organise régulièrement des expositions. La prochaine est prévue en 2005 à Nogaro. Il lui reste donc du temps pour élargir encore son incroyable collection. Jean-Louis Le Breton

Alain Canet

Didier Montac

Aciation Arbres et Paysages 32. Après

Ctac a créé l’une des plus importantes

Métiers d’autrefois

Sur un arbre perché

L’homme aux 5000 aquariums ’est en Gascogne que Didier Mon-

lain Canet est président de l’asso-

avoir longtemps milité pour la replantation des haies coupe vent comme alternative à l’érosion, les nitrates dans les cours d’eau et la protection des campagnes gersoises, le technicien de l’écologie gasconne vient d’apporter sa contribution très active à l’écriture et la publication d’un ouvrage intitulé « Paysages du Gers ». Un traité technique et une approche environnementale du territoire et du patrimoine gersois co-écrit avec ses partenaires de l’association Bruno Sirven et Laéticia Joffre et la participation de Frédéric Poulle du CAUE 32(comité gersois d’architecture et d’urbanisme). Ce livre représente trois années de travail pour 265 pages de recensement et d’analyse du paysage et de l’urbanisme gersois. Un véritable regard à la loupe porté sur l’évolution de notre département .« Paysages du Gers », est en vente dans toutes les librairies du département au prix de 35€. E. C-C.

entreprises européennes de poissons d’ornement. Il entretient pas moins de cinq mille aquariums à Nogaro . « Nous avons choisi Nogaro qui se trouve sur une nappe d’eau chaude, la même que Barbotan-Les-Thermes. Nous disposons de 4 hectares de lagunage pour la qualité de l’eau. Nous n’élevons que du poisson d’ornement en eau douce, tropicale ou en eau de mer. Nous proposons également des invertébrés, du corail, des plantes d’aquarium et de bassin. Avec plus de 1600 produits, notre catalogue est le plus achalandé d’Europe. » Malgré l’ampleur de son activité, Didier Montac se considère comme un cultivateur. « Je suis un agriculteur qui gère sa filière de vente. Une grande partie des poissons est élevée ici, mais je suis aussi allé m’implanter au Sénégal où j’ai créé 160 bassins de production pour les alevins. C’est un métier très technique qui demande de la passion. » J.-L. L.B.

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Corinne Mongardé Hand-balleuse de charme

Là la tête d’un groupe de choc et de charme. Une

a jolie capitaine de l’équipe de hand-ball de Condom est

quinzaine de jeunes femmes qui réalisent un joli parcours cette année et espèrent bien remonter en régional. Elles font tout pour cela et en décembre elles ont battu l’équipe d’Auch par le score sans appel de 26 à zéro. Une mémorable pilée. « C’est le genre de victoire qui soude vraiment l’équipe et qui nous permet de soigner notre goal average » commente Corinne. Mais voilà, comme tous les petits clubs, celui de Condom a des difficultés à se financer. Alors puisque les dieux du stade du rugby ont posé nus, les filles ont eu l’idée à leur tour de réaliser un calendrier. C’était une nécessité : « Notre club existe depuis une dizaine d’années. Il compte une centaine de membres, filles et garçons. Il est toujours difficile de boucler un budget. Bien sûr la mairie nous aide par ses subventions et nous profitons aussi du mécénat des commerçants. Mais pour terminer notre saison, nous avons eu collectivement l’idée de réaliser ce calendrier. Nous avons pensé que ça changerait de la simple photo traditionnelle. Au début certaines étaient réticentes, puis les filles se sont prises au jeu. »

Du sport et de la séduction

Le photographe Jean-Michel Danard a assuré les prises de vues. La séance s’est déroulée dans la salle d’entraînement. Puis, tout le montage s’est fait sur ordinateur. La dernière page présente également les photos plus traditionnelles des autres équipes du club, qui ont été prises par Guy Larrieu. Le premier tirage a été rapidement épuisé. Les supporters d’une part et les collectionneurs d’autre part se le sont arraché. Un second tirage est d’ores et déjà en préparation. La capitaine est confiante : « Le calendrier coûte six euros minimum, mais les acheteurs peuvent donner plus s’ils le souhaitent pour soutenir l’équipe. Il est vendu par les joueurs lors des matches et on le met chez quelques marchands de journaux. On pourra aussi le demander en appelant le club au téléphone. » (Club de hand-ball de Condom: 06 87 30 36 23) J.-L. L.B.

Serge Barthélémi Le fou des arènes

Sme pizzaïolo et le surnomment « Aldo ». Mais c’est

erge Barthélémi est cuisinier. Certains l’ont connu com-

Hommage à la corrida

avant tout un fou des arènes, passionné de corrida et de course landaise. Membre de multiples clubs taurins et de la Pena La Suerte du Houga, il sacrifie tout son temps à sa passion, ne ratant aucune course et se déplaçant partout où vaches et taureaux pointent le bout de la corne sur la piste. Mais il voulait donner encore plus à sa passion. Il a donc décidé de s’atteler à la tâche pour réaliser une superbe et gigantesque maquette d’arènes qui lui a demandé neuf mois de travail…le temps d’un accouchement ! « J’ai voulu rendre hommage à toutes les arènes » précise-t-il en présentant le chef d’œuvre de sa vie. De fait, il s’est inspiré de différents lieux pour la fabriquer. « L’entrée est celle de Nîmes, le tour des arènes est celui de Mont-de-Marsan, le toit est de Séville, la chapelle de Vic-Fezensac et le sable vient de Séville. Nous sommes descendus à une cinquantaine d’amis sur la piste et j’ai pu ramener du sable pour ma maquette. »

dre ! J.-L. L.B.

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Cette réalisation est un monument de patience. « Elle contient six cents personnages en pâte à sel peints et vernis. Ils ont été fabriqués par ma sœur Michèle qui, depuis, s’est mise à la peinture taurine. Vingt projecteurs l’éclairent et dès qu’on l’allume une musique de corrida se met en marche grâce à un magnétophone dissimulé sous le socle. Toutes les portes fonctionnent. Dans l’arène, j’ai voulu représenter les figures de la corrida : les picadors, les banderilleros, le torero effectuant différentes passes. Il y a la tribune officielle avec le président, les penas et les bandas. Cette maquette est dédiée aux toreros Richard Millian et Cesar Rincon. Cette année, elle sera baptisée par le torero Julien Lescaret. » Serge Barthélémi expose sa maquette à l’occasion de fêtes ou de corrida. Vous aurez peut-être une chance de l’admirer…mais elle n’est pas à ven-

Jean-Michel Danard Photographe

Lpar ses articles. Mais l’image aussi est importante. C’est pourquoi a Gascogne est belle et vivante. Le Canard Gascon vous la fait vivre

nous avons demandé à des photographes de venir s’exprimer dans nos colonnes. Jean-Michel Danard, avec sa personnalité chaleureuse et souriante travaille dans tout l’Armagnac où il réalise des reportages. Plus particulièrement spécialisé dans la photo sociale, il est aussi le photographe du circuit de Nogaro où il tient boutique à chaque course. On peut le voir arpenter la piste, derrière les glissières, sans cesse à la recherche du meilleur angle.

La révolution informatique

Depuis deux ans, Jean-Michel Danard a mis le doigt dans l’engrenage informatique : ordinateur, appareil photo numérique, scanner et imprimante géante n’ont plus de secrets pour lui. Il a suivi des cours, fait partie du GNPP (Groupement National des Photographes Professionnels) et représente désormais une nouvelle génération de photographes. Son travail sur la photo de mariage a fait la une du Magazine Photo. L’ordinateur lui a donné l’occasion d’exprimer de nouvelles facettes de son talent, comme les deux montages que vous pouvez voir en illustration, l’un sur la course landaise, l’autre sur le renouveau du romantisme chez les jeunes filles. Installé depuis vingt ans à Nogaro, Jean-Michel Danard est devenu une vraie personnalité locale. Cet angevin d’origine s’est mis à l’heure gasconne. Sa gentillesse et sa disponibilité l’ont fait adopter par tous. Pierre Giès. Le Canard Gascon N°1 - Page 16

Le Canard Gascon en ligne : www.le-canard-gascon.com DVous y découvrirez la vie locale des pays d’Armagnac et d’Adour. Toutefois les dossiers et enquê-

es bonnes infos sur Internet ! Tous les jours, vous trouverez des nouvelles fraîches sur Internet.

tes sont publiés exclusivement dans la version papier du Canard Gascon, celle que vous avez entre les mains. (On n’est pas fous : si on met tout sur Internet, qui va s’abonner au Canard Gascon ?) Le site vous offre un beau panorama des personnalités de Gascogne que nous avons pu rencontrer et interviewer (cliquez sur Gasconoscope). Vous y trouverez également des petites annonces gratuites. (Il n’y en a pas beaucoup pour le moment, à vous d’alimenter ce service).

Abonnez-vous maquareou ! YLe Canard Gascon paraît tous les deux mois. Mais, plus vous serez nombreux à vous abonner a pas de mystère ! Ce sont les abonnements qui nous feront vivre.

et plus vite on pourra augmenter les cadences infernales. Notre objectif à terme est de paraître tous les mois (avec plus de pages) et la longueur de ce terme ne dépend que de vous.

C’est pourquoi nous vous proposons un abonnement à 12 numéros pour 36 euros. C’est une bonne affaire pour recevoir le Canard Gascon à la maison (ou au bureau). D’autant que si la pagination augmente, le prix va augmenter aussi…mais pas pour les abonnés. Alors pourquoi attendre ? On vous le demande… Renvoyez vite ce coupon accompagné de votre règlement à l’ordre d’Anyware à l’adresse suivante : Anyware – Le Canard Gascon – La Bayle, 32110 Magnan. Vous pouvez aussi souscrire un abonnement depuis notre site internet en payant par carte bancaire (on est modernes, nan, mais des fois…)

OUI, je m’abonne pour 12 numéros du Canard Gascon et je règle 36 euros à l’ordre d’ANYWARE Anyware - Le Canard Gascon - La Bayle - 32110 Magnan

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Ils sont partis... Lmage à ceux qui nous ont quittés récemment. Difficile pour nous

a vie passe et l’on trépasse… Cette petite rubrique pour rendre hom-

de ne pas évoquer Robert Castagnon qui a tant marqué la Gascogne de son empreinte : il a inventé le Championnat de France des Ecarteurs et la Corne d’Or. C’est également lui qui est à l’origine du circuit automobile de Nogaro (ville dont les arènes porteront bientôt son nom). Robert Castagnon avait créé la revue La Talenquère, devenue depuis « Gascogne – La Talenquère » : un beau magazine culturel sur notre région, qui continue à paraître sans lui. Un petit mot également sur Michèle Troclet, partie tout récemment à 58 ans, victime d’un accident cérébral. Michèle était totalement impliquée dans la vie sociale : maire d’Urgosse, vice-présidente de la Communauté de Communes du Bas-Armagnac, Présidente de l’Office de Tourisme de Nogaro et Présidente du Syndicat d’électrification. Ses amis sont venus nombreux l’accompagner pour son dernier voyage. Ils sont partis eux aussi :

Mr Jean Gackière, Condom. Mme Marie-Thérèse Capdeville, Brugnens. Mme Georgette Broeders, Lectoure. Mme Jeanne Ambroise, Razengues. Mr Paul Dewamin, Le Houga. Mr Georges Gabarra, Auch. Mr Henri Cougot, Valence-sur-Baïse. Mme Jacqueline Belay, Vic-Fézensac. Mme veuve Maxence Bibié née Bardon-Damarzid, Périgueux, Villetoureix. Mr André Beigbeder, Mérignac, Anglet. Mme Christiane Mistri, Marsan. Mr Roger Pastor, Fleurance. Mme Jeanne Dussarte, Condom. Mme Aglaée Nicouleau, Fourcès. Mr Emile Dison, L’isle-de-Noé. Mme Geneviève Druesne née Pirobe, Magnan, Aire-sur-l’Adour. Madeleine Dubuc, Bourrouillan. Mr Nillo Bozzat, Castet-Arrouy. Mr René Peres, Mirande. Mr Fernand Farbos, Manciet. Mr Daniel Charbonnieras, Mont-de-Marsan, Le Houga. Mme Danielle Quattrochi née Boisserie, St-Magne-de-Castillon, Saint-Pey-d’Armens. Mr Yvan Labit, Vic-Fézensac. Mme Marie-Claude Baude née Solacroup. Mr Henri Dessaut, Plaisance-du-Gers. Mr Jean-Louis Junqua, Duhort-Bachen, Nogaro. Mme Nicole Mouran née Lasserre, Fleurance, Bassoues. Mme Nicole Jimenez née Merle, Lacanau, Montréal. Mme Jacqueline Coste née Riet, Ciboure. Mr Guido Pavan, Cazeneuve. Mme Angelina Blanchard, L’Isle-Jourdain. Mme Lucienne Despagnet, Riscle, Mr Michel Joseph, SaintSoulan. Mr Marcel André Castagnos, Castelnau-d’Auzan, Panjas. Mme Jeanne Delort, Vic-Fézensac. Mme Oliva Larrieu née Marcatto, Arblade-le-Haut. Mme Alice Langlade,

Estampes-Castelfranc. Mme Ginette Delort, Vic-Fézensac. Mr René Bouzigues, Pau, Barcelonne-du-Gers. Mr François de Sabbathier, Eauze. Mr Gaston Bouas, Samatan. Mr Jules Marcet, Pujaudran. Mr Henri Leser, Nogaro. Mme Anaïs Roussel, Saint-Mézard. Mr Adam Robert Castagnon Biz, Saint-Amand, Eauze. Mr Georges Bravard, Auch, Mr Marcel Suares, Bayonne. Mme Michèle Rigal née Drouilhet. Mr Cécilio Ainaga, Cutxan, Cazaubon. Mr Luc Geffre, Rioux-Martin, Saint-Simon-de-Pellouaille. Mr Maurice Terme, Pau, Auch. Mme Denise Barreyat-Baron, Vic-Fézensac. Mr Richard Lasarte, Condom. Mr Jean Bimouat, Sarrant. Mme Céleste Sarrade, Viella. Mr Louis, Claude Bragayrat, Vic-Fézensac, Saint-Jean-Poutge. Mr René Marconato. Mr Robert Terraube, Espas. Mme Ginette Sallat née Gautier, Bègles, Cognac. Mr Jacques Duffour, Pessac, Gondrin. Mr Camille Cominotti, CastéraVerduzan. Mr Robert Came. Mr Artemio Fores, Auch. Mr Michèle Troclet Stanislas Baranowski. Mr Robert Came, Condom. Mme Paulette Boubenne, Auch. Mr Maurice Lartigue, Saint-Mont. Mme Hortense Gros, Manciet, Blagnac. Mr Bernard Sempiana, Vic-Fézensac. Mr Auguste Pomes, Eauze. Mme Anne Mouchoux, Tournecoupe. Mme Servane Michon, Mirande. Mme Mignonne Joulié née Bayourthe, Haget. Mme Marie-Thérèse Doyen née Marcet, Puységur. Mme Hélène Dubourdieu née Larrieu, Bascous. Mr Claude Pader, Fleurance. Mr Gaston Laissac, Auch, Mr Pierre-Noël Laporte, Auch. Mme Régina Lassanca, Saint-Puy. Mr Jean-Daniel Sanchez, Flamarens. Mr Paul Cebeillac, Labejan. Mme Germaine Duffour née Bergès, Lannepax. Mr Victor Fort, Plaisance-du-Gers. Mme Marcelle Capmartin née Dumon, Lupiac. Mme Marcelle Duguet née Bousses, Auch, Marambat. Mr Adrien Molin, Barran. Mr Antoine Stringher, Montréaldu-Gers. Mr René Bourdiol, Condom, Eauze. Mme Marcelle Abaziou, Auch. Mr Daniel Pislot, Mirande. Marquis de Rigaud de Vaudreuil, Plieux, Toulouse. Mlle Jeannette Dufreche, Riscle. Mme Juliette Galbert, Villenave-d’Ornon. Mme Denise Meau, Castéra-Verduzan. Mme Alice Ouvrier, Fleurance. Mme Marie Dupuy, Urdens. Mme Marcelle Remaud née Dubroué, Nogaro, Lagraulet-du-Gers. Mme Olga Dufau, Nogaro, Estang. Mr Jean-Jacques Guitton, Monlezun. Mr Pierre Vilalta, Montesquiou. Mme Michèle Troclet, Urgosse. Mme Suzanne Labadie née Duclos, Riscle, Taron. Mme Philippe Mialhe née Jacqueline Marcelin, Moncrabeau. Mr Marcel Autipout, Cazaux-Savès. Mr Hervé Petillon, Courrensan. Camille Courtinade, L’Isle-Jordain. Mr Armand Ader, Moncassin. Mr André Pousson, Seissan. Mr Philippe Caumont, Marciac. Mme Jeanne Duprat née Jugo, Plaisance-du-Gers. Mr Francis Ramon, Marciac. Mme Laetitia Faget, Vic-Fézensac.

Hé, ho, on touche pas aux pompiers ! Les pompiers de Nogaro

Pdiennement des situations stressantes, et comme si ça ne

as toujours marrant d’être pompier…Ils affrontent quoti-

suffisait pas, voilà que depuis quelques temps on les caillasse dans les banlieues. On pensait avoir touché le fond, mais non. Récemment encore, certains se sont mis en tête d’intenter des procès aux pompiers qui n’interviendraient pas assez vite. Cet esprit procédurier nous arrive directement des Etats-Unis où on va chez son avocat comme on va chez le coiffeur. Les pompiers ne sont pas des surhommes et nul n’est infailliLes pompiers de Cazaubon ble. Mais qui peut mettre en cause leur dévouement, leur engagement, leur sincérité ? En Armagnac et en Adour, on a le plaisir de bien connaître nos pompiers. On les côtoie tous les jours : ils sont majoritairement bénévoles et toujours prêts à servir sans se poser de questions. En ce début d’année, même s’ils ne sont pas personnellement visés, le Canard Gascon leur rend hommage. J.-L. L.B.

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