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N°62

FREE SKI MAGAZINE

FREERIDE WORLD TOUR 2013

Premier état des lieux à mi-saison REPORTAGE

Candide Thovex nous a invité chez son fabricant de skis...

PREVIEW MATÉRIEL 2014 Nos premières impressions sur les gammes de skis 2014 Le tour des nouveautés textile et accessoires

EDITO

Les réacs du ski HELLY HANSEN CATWALK

R

ouspéter est un sport national en France. On rouspète à peu près sur tout dans notre beau pays. Et le petit monde du ski, vous pensez bien, n’est pas étranger à cette coutume. Voilà t’y pas qu’on entend ça et là de profonds reproches formulés à l’endroit des fabricants, coupables selon les rouspéteurs d’être allés trop loin dans le développement des skis «rocker» pour faire court. Epris par ce shape assez révolutionnaire qu’est le «rocker», il est vrai que les fabricants se sont jetés sur l’affaire en laissant derrière eux l’ère parabolique agonisante et pourtant encore

présente dans la tête de nombreux pratiquants. Le grand public digère doucement en matière de ski… Au-delà de cet argument d’ordre pédagogique, -il va falloir sortir le lexique du ski moderne-, à la rédaction de Ski time on ne comprend pas qu’on puisse nier l’avancée qu’apporte ce nouveau shape et ses dérivés. Personne d’assez compétent dans ce milieu ne peut ne pas avoir vu que le «rocker» était probant et qu’il nous avait déjà livré le ski le plus polyvalent de l’histoire du ski. En plus d’être rouspéteur, le skieur tricolore serait-il aussi un peu réac ?

« PERSONNE D’ASSEZ COMPÉTENT DANS CE MILIEU NE PEUT NE PAS AVOIR VU QUE LE ROCKER ÉTAIT PROBANT ET QU’IL NOUS AVAIT DÉJÀ LIVRÉ LE SKI LE PLUS POLYVALENT DE L’HISTOIRE DU SKI.»

© FWT 2013 / J.BERNARD

Aurelien Ducroz Champion du Monde Freeride Lofoten, Norway

Le design scandinave est l’atout majeur de tout équipement Helly Hansen. La marque conjugue design intelligent et protection optimale avec style. C’est la raison pour laquelle les athlètes professionnels, guides de haute montagne et amateurs avertis ont choisi Helly Hansen.

CONFIDENT WHEN IT MATTERS NUMERO 62

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EDITO

Les réacs du ski HELLY HANSEN CATWALK

R

ouspéter est un sport national en France. On rouspète à peu près sur tout dans notre beau pays. Et le petit monde du ski, vous pensez bien, n’est pas étranger à cette coutume. Voilà t’y pas qu’on entend ça et là de profonds reproches formulés à l’endroit des fabricants, coupables selon les rouspéteurs d’être allés trop loin dans le développement des skis «rocker» pour faire court. Epris par ce shape assez révolutionnaire qu’est le «rocker», il est vrai que les fabricants se sont jetés sur l’affaire en laissant derrière eux l’ère parabolique agonisante et pourtant encore

présente dans la tête de nombreux pratiquants. Le grand public digère doucement en matière de ski… Au-delà de cet argument d’ordre pédagogique, -il va falloir sortir le lexique du ski moderne-, à la rédaction de Ski time on ne comprend pas qu’on puisse nier l’avancée qu’apporte ce nouveau shape et ses dérivés. Personne d’assez compétent dans ce milieu ne peut ne pas avoir vu que le «rocker» était probant et qu’il nous avait déjà livré le ski le plus polyvalent de l’histoire du ski. En plus d’être rouspéteur, le skieur tricolore serait-il aussi un peu réac ?

« PERSONNE D’ASSEZ COMPÉTENT DANS CE MILIEU NE PEUT NE PAS AVOIR VU QUE LE ROCKER ÉTAIT PROBANT ET QU’IL NOUS AVAIT DÉJÀ LIVRÉ LE SKI LE PLUS POLYVALENT DE L’HISTOIRE DU SKI.»

© FWT 2013 / J.BERNARD

Aurelien Ducroz Champion du Monde Freeride Lofoten, Norway

Le design scandinave est l’atout majeur de tout équipement Helly Hansen. La marque conjugue design intelligent et protection optimale avec style. C’est la raison pour laquelle les athlètes professionnels, guides de haute montagne et amateurs avertis ont choisi Helly Hansen.

CONFIDENT WHEN IT MATTERS NUMERO 62

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SOMMAIRE ww

© P.FIELD

Les jeux de Sotchi, les X Games à Tignes, les events de débuts d’année… Toute l’actu ski en quelques pages.

16 Event

Pour la première fois, trois épreuves françaises étaient programmées dans le calendrier de la coupe du monde de skicross cet hiver.

20 Rookie Avenue

Léo Slemett, benjamin du Freeride World Tour, intègre l’élite du freeski.

24 Event

Le FWT 2013 voit la réunification du tour européen et américain. Décryptage.

32 SKI TRIP

me

s.c

om

24

06 NEWS

w.

ve mo

ki nts

Embarquement immédiat, direction les pentes enneigées de Hochfügen en Autriche!

46

SAVOIE TECHNOLAC 18, ALLÉE DU LAC SAINT ANDRÉ 73 382 LE BOURGET DU LAC Tél : 00 33 (0)4 79 65 46 10 Fax : 00 33 (0)4 79 65 46 12 Site : www.freepresse.com DIRECTEUR DE RÉDACTION ET DE LA PUBLICATION Claude Borrani (claude@freepresse.com)

40 Cadeau

Fluid, le Photo Annual paru en décembre, est toujours disponible. Pour vous mettre l’eau à la bouche, on vous offre l’un des sujets de ce numéro, soit la vie et l’oeuvre de Thierry Donnard contée par Antoine Grospiron-Jaccoux. Merci qui ?

46 Reportage

FACT, ou la rencontre entre une marque de potes, Faction, et le kid de la Clusaz, Candide Thovex.

50 Portrait

À la rencontre de Sam Favret, le gagnant du Red Bull Linecatcher.

54 Matériel

Les skis 2014 seront plus légers, plus équilibrés, plus confortables, plus faciles et toujours plus polyvalents pour au final plus de sensations et plus de plaisir : 2014, l’année du plus ?

32 Preview

Passage en revue des petites nouveautés textiles et accessoires vues sur le salon ISPO 2013.

DIRECTION ARTISTIQUE ET MAQUETTE  Rodolphe Maisonnat (rod.maisonnat@rod-m.fr) PUBLICITÉ DIRECTEUR DU SERVICE COMMERCIAL ET DÉVELOPPEMENT Kamel Beghidja (46 11) kamelb@freepresse.com CHEFS DE PUBLICITÉ Fanny Marguet (46 10) fanny@freepresse.com

RÉDACTION Loïc Martin (loic@freepresse.com) 00 33 (0)4 79 65 46 84 Laurent Molitor (+33 603 812 814) laurent@freepresse.com Stagiaire : Guilhaume Filhol

ASSISTANTE PUBLICITÉ Julie Rivière (46 10) julie@freepresse.com

CONTRIBUTEURS Guilhaume Filhol, Antoine Grospiron Jaccoux, Laurent Molitor, Nolwenn Patrigeon, Didier «Doud» Sastourné, Christophe Brunet

ADMINISTRATION ET RELATIONS CLIENTS Laurence Rémy laurence@freepresse.com

Abonnements : FREE PRESSE Savoie Technolac, 18 allée du lac St André 73 382 LE BOURGET DU LAC CEDEX

Dépot légal : à parution ISSN : 2257-090X

Ce magazine est une publication FREE PRESSE Directeur Général : Claude Borrani Ce magazine est une marque FREE PRESSE. Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle par quelque procédé que ce soit des pages publiées dans le présent magazine faites sans l’autorisation de l’éditeur est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’oeuvre dans laquelle elles sont incorporées. (art. L.122-4, L.335-2 du Code de propriété intellectuelle).

FRE E TH

Les Magazines Free Presse sont distribués dans les plus fameux magasins spécialisés sur l’ensemble du territoire français, en villes et en stations, dans certains magasins de sport généraliste, dans les clubs, écoles spécialisées, résidences hôtelières, en colportage sur les plus grands rendez-vous nationaux et internationaux, salons et événements. 23 magazines Free Presse sont diffusés annuellement, ce qui établit un lectorat estimé à 200 000 par numéro, près de 5 millions pour l’ensemble des publications gratuites Free Presse. Si vous souhaitez des exemplaires de nos magazines pour participer à l’animation de votre business :  morgane@freepresse.com

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V STE 4

NUMERO 62

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(CH) blerets a i D s e au Garne Spot: L s e v Y : r raphe Photog

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© P.FIELD

Les jeux de Sotchi, les X Games à Tignes, les events de débuts d’année… Toute l’actu ski en quelques pages.

16 Event

Pour la première fois, trois épreuves françaises étaient programmées dans le calendrier de la coupe du monde de skicross cet hiver.

20 Rookie Avenue

Léo Slemett, benjamin du Freeride World Tour, intègre l’élite du freeski.

24 Event

Le FWT 2013 voit la réunification du tour européen et américain. Décryptage.

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Embarquement immédiat, direction les pentes enneigées de Hochfügen en Autriche!

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SAVOIE TECHNOLAC 18, ALLÉE DU LAC SAINT ANDRÉ 73 382 LE BOURGET DU LAC Tél : 00 33 (0)4 79 65 46 10 Fax : 00 33 (0)4 79 65 46 12 Site : www.freepresse.com DIRECTEUR DE RÉDACTION ET DE LA PUBLICATION Claude Borrani (claude@freepresse.com)

40 Cadeau

Fluid, le Photo Annual paru en décembre, est toujours disponible. Pour vous mettre l’eau à la bouche, on vous offre l’un des sujets de ce numéro, soit la vie et l’oeuvre de Thierry Donnard contée par Antoine Grospiron-Jaccoux. Merci qui ?

46 Reportage

FACT, ou la rencontre entre une marque de potes, Faction, et le kid de la Clusaz, Candide Thovex.

50 Portrait

À la rencontre de Sam Favret, le gagnant du Red Bull Linecatcher.

54 Matériel

Les skis 2014 seront plus légers, plus équilibrés, plus confortables, plus faciles et toujours plus polyvalents pour au final plus de sensations et plus de plaisir : 2014, l’année du plus ?

32 Preview

Passage en revue des petites nouveautés textiles et accessoires vues sur le salon ISPO 2013.

DIRECTION ARTISTIQUE ET MAQUETTE  Rodolphe Maisonnat (rod.maisonnat@rod-m.fr) PUBLICITÉ DIRECTEUR DU SERVICE COMMERCIAL ET DÉVELOPPEMENT Kamel Beghidja (46 11) kamelb@freepresse.com CHEFS DE PUBLICITÉ Fanny Marguet (46 10) fanny@freepresse.com

RÉDACTION Loïc Martin (loic@freepresse.com) 00 33 (0)4 79 65 46 84 Laurent Molitor (+33 603 812 814) laurent@freepresse.com Stagiaire : Guilhaume Filhol

ASSISTANTE PUBLICITÉ Julie Rivière (46 10) julie@freepresse.com

CONTRIBUTEURS Guilhaume Filhol, Antoine Grospiron Jaccoux, Laurent Molitor, Nolwenn Patrigeon, Didier «Doud» Sastourné, Christophe Brunet

ADMINISTRATION ET RELATIONS CLIENTS Laurence Rémy laurence@freepresse.com

Abonnements : FREE PRESSE Savoie Technolac, 18 allée du lac St André 73 382 LE BOURGET DU LAC CEDEX

Dépot légal : à parution ISSN : 2257-090X

Ce magazine est une publication FREE PRESSE Directeur Général : Claude Borrani Ce magazine est une marque FREE PRESSE. Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle par quelque procédé que ce soit des pages publiées dans le présent magazine faites sans l’autorisation de l’éditeur est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’oeuvre dans laquelle elles sont incorporées. (art. L.122-4, L.335-2 du Code de propriété intellectuelle).

FRE E TH

Les Magazines Free Presse sont distribués dans les plus fameux magasins spécialisés sur l’ensemble du territoire français, en villes et en stations, dans certains magasins de sport généraliste, dans les clubs, écoles spécialisées, résidences hôtelières, en colportage sur les plus grands rendez-vous nationaux et internationaux, salons et événements. 23 magazines Free Presse sont diffusés annuellement, ce qui établit un lectorat estimé à 200 000 par numéro, près de 5 millions pour l’ensemble des publications gratuites Free Presse. Si vous souhaitez des exemplaires de nos magazines pour participer à l’animation de votre business :  morgane@freepresse.com

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NEWS

Un an avant les J.O. de Sotchi

La torche et le relais olympique

Une Russie survoltée

Conçue par une équipe de designers et d’ingénieurs renommée, la torche olympique possède une apparence significative. Elle symbolise le contraste Russe, entre progrès technique et folklore ancestrale. Composée d’aluminium et de polymère, elle représente une plume d’oiseau, faisant référence au mythe du phoenix célèbre dans toute la Russie. Le rouge de la torche olympique reprend la couleur traditionnelle du sport russe tandis que le bleu de celle paralympique induit le ciel, la force de caractère. Le relais sera lancé le 7 octobre prochain et sillonnera le territoire Russe de façon à ce que 90% de la population y est accès. 14 000 porteurs se lanceront ainsi sur le parcours et traverseront toutes les régions fédérales du pays. Bonne chance !

Les prochains Jeux Olympiques d’hiver, dont la cérémonie d’ouverture est prévue le 7 février 2014, se dérouleront sur la côte Est de la mer Noire à proximité de la ville de Sotchi. La Russie révèle d’impressionnants moyens mis en oeuvre pour l’occasion. Un an avant le lancement officiel, voici un aperçu de ce qui pourrait devenir l’édition olympique hivernale la plus importante de l’histoire. Par Guilhaume Filhol / Photos Sotchi 2014

L

e site olympique de Sotchi est pratiquement achevé, ce qui laisse maintenant la place aux essais et à l’organisation de la réception. Au niveau de la répartition des locaux, ceux-ci s’articulent en deux grands ensembles situés à environ 45 kilomètres l’un de l’autre et reliés par une ligne ferroviaire. Le premier se trouve au bord de la mer. Il regroupe six constructions réparties de manière circulaire, avec un stade principal et une patinoire pour chaque discipline (hockey, patinage artistique, curling, patinage de vitesse). Le second ensemble, en altitude, se disperse autour du village de Krasnaïa Poliana (600m d’altitude) et exploite les deux versants de cette large vallée caucasienne. Cinq centres différents ont été prévus : un pour le saut à ski, un autre pour les sports de glisse, un troisième pour le ski nordique, un quatrième pour le ski Alpin. Enfin «X-trem», le cinquième, est dédié d’une part au snowboard, et d’autre part au ski freestyle avec l’entrée en compétition d’une discipline qui suscite bien des polémiques : le half-pipe pour les skieurs !

L’union fait la force

Dmitri Chernyshenko, ancien meneur de la candidature devenu chef du projet, fait parler de sa détermination quant à fournir des olympiades des plus marquantes. En 2010 il recevait une distinction comme étant la personne la plus influente dans le mouvement olympique grâce, notamment, à son vaste programme de volontariat qui s’est avéré être un succès. Ce sont plus de 25 000 personnes qui se sont mobilisées, dans le but de rassembler le peuple russe autour d’un évenement national. Sotchi 2014, c’est aussi 239 000 emplois créés et voués à être conservés, ainsi que douze entreprises françaises conviées à partager leur savoir-faire dans la construction des deux sites. Les organisateurs ont aussi tenu à placer l’accent sur l’environnement. Impositions de normes écologiques pour la construction, mise en place d’un réseau de transport en commun très efficace, développement d’un modèle écologique pour le reste du pays témoignent d’une récente prise en compte du développement durable par la Russie. Enfin, le site admet un aménagement exhaustif pour les personnes à mobilité réduite, en vue d’une édition paralympique d’ampleur similaire. Notons que l’ensemble de la zone sera non-fumeur.

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NUMERO 62

Un peu de géographie L’oignon fait la soupe

Ce projet colossal à un prix. 36 milliards d’euros à l’heure actuelle, alors que le budget était à l’origine de 14 milliards. En comparaison, les précédentes éditions de Vancouver et de Turin oscillaient quant à elles entre 1,5 et 3 milliards d’euros de budget. Aussi, selon le journal le Monde, certains ouvriers de la construction ont été victimes de quelques abus. Parmi les 60 000 employés, des immigrés d’anciennes républiques soviétiques ont connu des retards de salaires importants, voire des absences de rémunération, pour travailler dans des conditions parfois très précaires. Le gouvernement Russe est d’ailleurs incriminé par l’organisation Human Right Watch à ce propos. Selon le Figaro, déforestation et autre aménagements montagnards massifs sont également décriés par les organisations écologistes, et notamment Vladimir Timaev, président de la Relève écologique du Nord-Caucase, qui ne manque pas d’évoquer l’expropriation de riverains pour l’occasion. Le développement durable n’est donc pas perçu de la même manière pour tout le monde. Ce qu’il y a de sûr, c’est que le Russe sait recevoir, mais le Russe peut être rustre dans sa manière de procéder.

Sotchi (43° 36’ Nord, 39° 43’ Est) se situe non loin de la frontière géorgienne et est encadrée de toutes parts, exceptée la côte de la Mer Noire, par les puissantes montagnes du Caucase. L’agglomération très étirée le long de la mer regroupe près de 400 000 habitants. Sous la même latitude que la Côte d’Azur, cette ville bénéficie d’un climat subtropicale continentale, occasionnant de fortes chaleurs estivales et des hivers rigoureux. La région est aussi fortement arrosée, notamment pendant les mois de novembre-décembre, ce qui laisse à présager de bonnes conditions d’enneigement pour les épreuves. En remontant la vallée de Krasnaïa Poliana, on retrouve des versants densément investis par une forêt de saules, de bouleaux et de sapins allant jusque dans les pentes raides en dessous des crêtes. Les massifs montagneux environnants culminent entre 2000 et 3250 m d’altitude. Notre Gérard national adore l’endroit paraît-il !

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Un an avant les J.O. de Sotchi

La torche et le relais olympique

Une Russie survoltée

Conçue par une équipe de designers et d’ingénieurs renommée, la torche olympique possède une apparence significative. Elle symbolise le contraste Russe, entre progrès technique et folklore ancestrale. Composée d’aluminium et de polymère, elle représente une plume d’oiseau, faisant référence au mythe du phoenix célèbre dans toute la Russie. Le rouge de la torche olympique reprend la couleur traditionnelle du sport russe tandis que le bleu de celle paralympique induit le ciel, la force de caractère. Le relais sera lancé le 7 octobre prochain et sillonnera le territoire Russe de façon à ce que 90% de la population y est accès. 14 000 porteurs se lanceront ainsi sur le parcours et traverseront toutes les régions fédérales du pays. Bonne chance !

Les prochains Jeux Olympiques d’hiver, dont la cérémonie d’ouverture est prévue le 7 février 2014, se dérouleront sur la côte Est de la mer Noire à proximité de la ville de Sotchi. La Russie révèle d’impressionnants moyens mis en oeuvre pour l’occasion. Un an avant le lancement officiel, voici un aperçu de ce qui pourrait devenir l’édition olympique hivernale la plus importante de l’histoire. Par Guilhaume Filhol / Photos Sotchi 2014

L

e site olympique de Sotchi est pratiquement achevé, ce qui laisse maintenant la place aux essais et à l’organisation de la réception. Au niveau de la répartition des locaux, ceux-ci s’articulent en deux grands ensembles situés à environ 45 kilomètres l’un de l’autre et reliés par une ligne ferroviaire. Le premier se trouve au bord de la mer. Il regroupe six constructions réparties de manière circulaire, avec un stade principal et une patinoire pour chaque discipline (hockey, patinage artistique, curling, patinage de vitesse). Le second ensemble, en altitude, se disperse autour du village de Krasnaïa Poliana (600m d’altitude) et exploite les deux versants de cette large vallée caucasienne. Cinq centres différents ont été prévus : un pour le saut à ski, un autre pour les sports de glisse, un troisième pour le ski nordique, un quatrième pour le ski Alpin. Enfin «X-trem», le cinquième, est dédié d’une part au snowboard, et d’autre part au ski freestyle avec l’entrée en compétition d’une discipline qui suscite bien des polémiques : le half-pipe pour les skieurs !

L’union fait la force

Dmitri Chernyshenko, ancien meneur de la candidature devenu chef du projet, fait parler de sa détermination quant à fournir des olympiades des plus marquantes. En 2010 il recevait une distinction comme étant la personne la plus influente dans le mouvement olympique grâce, notamment, à son vaste programme de volontariat qui s’est avéré être un succès. Ce sont plus de 25 000 personnes qui se sont mobilisées, dans le but de rassembler le peuple russe autour d’un évenement national. Sotchi 2014, c’est aussi 239 000 emplois créés et voués à être conservés, ainsi que douze entreprises françaises conviées à partager leur savoir-faire dans la construction des deux sites. Les organisateurs ont aussi tenu à placer l’accent sur l’environnement. Impositions de normes écologiques pour la construction, mise en place d’un réseau de transport en commun très efficace, développement d’un modèle écologique pour le reste du pays témoignent d’une récente prise en compte du développement durable par la Russie. Enfin, le site admet un aménagement exhaustif pour les personnes à mobilité réduite, en vue d’une édition paralympique d’ampleur similaire. Notons que l’ensemble de la zone sera non-fumeur.

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Un peu de géographie L’oignon fait la soupe

Ce projet colossal à un prix. 36 milliards d’euros à l’heure actuelle, alors que le budget était à l’origine de 14 milliards. En comparaison, les précédentes éditions de Vancouver et de Turin oscillaient quant à elles entre 1,5 et 3 milliards d’euros de budget. Aussi, selon le journal le Monde, certains ouvriers de la construction ont été victimes de quelques abus. Parmi les 60 000 employés, des immigrés d’anciennes républiques soviétiques ont connu des retards de salaires importants, voire des absences de rémunération, pour travailler dans des conditions parfois très précaires. Le gouvernement Russe est d’ailleurs incriminé par l’organisation Human Right Watch à ce propos. Selon le Figaro, déforestation et autre aménagements montagnards massifs sont également décriés par les organisations écologistes, et notamment Vladimir Timaev, président de la Relève écologique du Nord-Caucase, qui ne manque pas d’évoquer l’expropriation de riverains pour l’occasion. Le développement durable n’est donc pas perçu de la même manière pour tout le monde. Ce qu’il y a de sûr, c’est que le Russe sait recevoir, mais le Russe peut être rustre dans sa manière de procéder.

Sotchi (43° 36’ Nord, 39° 43’ Est) se situe non loin de la frontière géorgienne et est encadrée de toutes parts, exceptée la côte de la Mer Noire, par les puissantes montagnes du Caucase. L’agglomération très étirée le long de la mer regroupe près de 400 000 habitants. Sous la même latitude que la Côte d’Azur, cette ville bénéficie d’un climat subtropicale continentale, occasionnant de fortes chaleurs estivales et des hivers rigoureux. La région est aussi fortement arrosée, notamment pendant les mois de novembre-décembre, ce qui laisse à présager de bonnes conditions d’enneigement pour les épreuves. En remontant la vallée de Krasnaïa Poliana, on retrouve des versants densément investis par une forêt de saules, de bouleaux et de sapins allant jusque dans les pentes raides en dessous des crêtes. Les massifs montagneux environnants culminent entre 2000 et 3250 m d’altitude. Notre Gérard national adore l’endroit paraît-il !

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NEWS

Les X Games Tignes

Programme

4 ANNÉES POUR DEVENIR INCONTOURNABES

Les grands rendez-vous des X en un coup d’oeil. Mercredi 20 mars 10:30 - Qualifications Slopestyle ski homme 13:00 - Finale Slopestyle ski femme

Des gros sponsors, des chaînes de télévision, une station emblématique... Et des riders surmotivés ! Un savant cocktail pour fournir un contest freestyle magique, chaque année, sur les pentes de Tignes, maculées par des admirateurs toujours plus nombreux. Par Guilhaume Filhol

Cette année

Voici la première liste des inscrits pour 2013 : SuperPipe ski Hommes Justin Dorey (USA) Thomas Krief (FRA) Kevin Rolland (FRA) David Wise (USA) Torin Yater-Wallace (USA)

Slopestyle ski Hommes Bobby Brown (USA) Nick Goepper (USA) Andreas Håtveit (NOR) Tom Wallisch (USA) James Woods (GBR)

Femmes Maddie Bowman (USA) Anais Caradeux (FRA) Roz Groenewoud (CAN)

Femmes Dara Howell (AUS) Anna Segal (AUS) Kaya Turski (CAN)

Une nouvelle liste de riders devrait tomber dans les prochains jours. Maintenant que l’événement européen s’est forgé une place de choix, avec une organisation bien «rodée», avec des acteurs languissant, nous pouvons d’ores et déjà imaginer une édition qui, on l’espère, franchira de nouveaux records. En attendant que tout les fans réservent leur week-end ! Ce sera toujours l’occasion de faire la fête, le soir, sous les chapiteaux...

© XGAMES

Torin Yater-Wallace (USA), un des nouveaux prodiges américains du pipe, a remporté la médaille d’or alors qu’il n’avait que 16 ans. Il a cependant été devancé par son compatriote David Wise (USA) au mois de janvier de cette année à Aspen. Nous verrons bien s’il parviendra à défendre son titre européen face, aussi, à des français plutôt bien aiguisés ! Bobby Brown (USA) et Tom Wallisch (USA encore) gagnaient l’or et l’argent en Slopestyle. Affaire à suivre car nombreux sont les outsiders ultra-talentueux dans le domaine. Suprématie américaine en snowboard toujours, puisque Shaun White raflait haut la main la médaille d’or en Super-Pipe (devant lequel se massaient plus de 40000 spectateurs ce soir-là), ainsi qu’en Slopestyle. Leader incontesté à Aspen le mois dernier, on admet peu de doute quant au succès de cette légende vivante le 22 mars prochain.

Vendredi 18:30 - Finale Super-pipe ski homme 20:30 - Finale Super-pipe ski femme

© XGAMES

Souviens-toi l’hiver dernier

© XGAMES

L

es dates sont tombées. L’édition 2013 des «X» aura lieu le week-end du 20 au 22 mars. Les travaux commenceront à la fin du mois de février. Le village sera érigé en bas du Slopestyle et du half-pipe qui eux seront façonnés des jours durant pour notre plus grand bonheur. Ah ! Qu’elle est fière, Tignes-la-grande, de fournir un tel événement. Elle déplace presque 12000 mètres cube de neige pour construire les 6 modules étalés sur les 600m de longueur du Slopestyle. Elle fait construire une structure en dur, l’été, pour avoir un vrai Super-Pipe digne de ce nom. Elle achète même la seule dameuse (Mlle Zaug Pipe Monster) capable de brosser le coping jusqu’aux 7 mètres de hauteur réglementaire. Elle prend la pose devant plusieurs centaines de journalistes internationaux déplacés pour l’occasion. Ah non, vraiment elle aime se faire belle pour un week-end. Tant mieux. On sera là pour profiter de son maquillage et lui envoyer des flatteries.

Jeudi 13:00 - Finale Slopestyle ski homme 18:30 - Finale Super-pipe snowboard homme

Ça chiffre !

> 103 500 spectateurs ont assisté aux X Games Tignes 2012 durant les 3 jours de l’événement

Pour suivre l’avancement des préparatifs, direction le site internet de la station : www.xgames.tignes.net

> 16

ans c’est l’âge qu’avait le plus jeune médaillé d’Or de l’histoire des X Games Tignes. C’est l’américain Torin Yater-Wallace qui s’est emparé en 2012, de la victoire en SuperPipe Ski !

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NUMERO 62

© XGAMES

© XGAMES

> 11 500

m3 de neige sont utilisés pour la construction du Slopestyle. Cela équivaut à 16 terrains de football couverts d’un mètre de neige !

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Les X Games Tignes

Programme

4 ANNÉES POUR DEVENIR INCONTOURNABES

Les grands rendez-vous des X en un coup d’oeil. Mercredi 20 mars 10:30 - Qualifications Slopestyle ski homme 13:00 - Finale Slopestyle ski femme

Des gros sponsors, des chaînes de télévision, une station emblématique... Et des riders surmotivés ! Un savant cocktail pour fournir un contest freestyle magique, chaque année, sur les pentes de Tignes, maculées par des admirateurs toujours plus nombreux. Par Guilhaume Filhol

Cette année

Voici la première liste des inscrits pour 2013 : SuperPipe ski Hommes Justin Dorey (USA) Thomas Krief (FRA) Kevin Rolland (FRA) David Wise (USA) Torin Yater-Wallace (USA)

Slopestyle ski Hommes Bobby Brown (USA) Nick Goepper (USA) Andreas Håtveit (NOR) Tom Wallisch (USA) James Woods (GBR)

Femmes Maddie Bowman (USA) Anais Caradeux (FRA) Roz Groenewoud (CAN)

Femmes Dara Howell (AUS) Anna Segal (AUS) Kaya Turski (CAN)

Une nouvelle liste de riders devrait tomber dans les prochains jours. Maintenant que l’événement européen s’est forgé une place de choix, avec une organisation bien «rodée», avec des acteurs languissant, nous pouvons d’ores et déjà imaginer une édition qui, on l’espère, franchira de nouveaux records. En attendant que tout les fans réservent leur week-end ! Ce sera toujours l’occasion de faire la fête, le soir, sous les chapiteaux...

© XGAMES

Torin Yater-Wallace (USA), un des nouveaux prodiges américains du pipe, a remporté la médaille d’or alors qu’il n’avait que 16 ans. Il a cependant été devancé par son compatriote David Wise (USA) au mois de janvier de cette année à Aspen. Nous verrons bien s’il parviendra à défendre son titre européen face, aussi, à des français plutôt bien aiguisés ! Bobby Brown (USA) et Tom Wallisch (USA encore) gagnaient l’or et l’argent en Slopestyle. Affaire à suivre car nombreux sont les outsiders ultra-talentueux dans le domaine. Suprématie américaine en snowboard toujours, puisque Shaun White raflait haut la main la médaille d’or en Super-Pipe (devant lequel se massaient plus de 40000 spectateurs ce soir-là), ainsi qu’en Slopestyle. Leader incontesté à Aspen le mois dernier, on admet peu de doute quant au succès de cette légende vivante le 22 mars prochain.

Vendredi 18:30 - Finale Super-pipe ski homme 20:30 - Finale Super-pipe ski femme

© XGAMES

Souviens-toi l’hiver dernier

© XGAMES

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es dates sont tombées. L’édition 2013 des «X» aura lieu le week-end du 20 au 22 mars. Les travaux commenceront à la fin du mois de février. Le village sera érigé en bas du Slopestyle et du half-pipe qui eux seront façonnés des jours durant pour notre plus grand bonheur. Ah ! Qu’elle est fière, Tignes-la-grande, de fournir un tel événement. Elle déplace presque 12000 mètres cube de neige pour construire les 6 modules étalés sur les 600m de longueur du Slopestyle. Elle fait construire une structure en dur, l’été, pour avoir un vrai Super-Pipe digne de ce nom. Elle achète même la seule dameuse (Mlle Zaug Pipe Monster) capable de brosser le coping jusqu’aux 7 mètres de hauteur réglementaire. Elle prend la pose devant plusieurs centaines de journalistes internationaux déplacés pour l’occasion. Ah non, vraiment elle aime se faire belle pour un week-end. Tant mieux. On sera là pour profiter de son maquillage et lui envoyer des flatteries.

Jeudi 13:00 - Finale Slopestyle ski homme 18:30 - Finale Super-pipe snowboard homme

Ça chiffre !

> 103 500 spectateurs ont assisté aux X Games Tignes 2012 durant les 3 jours de l’événement

Pour suivre l’avancement des préparatifs, direction le site internet de la station : www.xgames.tignes.net

> 16

ans c’est l’âge qu’avait le plus jeune médaillé d’Or de l’histoire des X Games Tignes. C’est l’américain Torin Yater-Wallace qui s’est emparé en 2012, de la victoire en SuperPipe Ski !

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© XGAMES

© XGAMES

> 11 500

m3 de neige sont utilisés pour la construction du Slopestyle. Cela équivaut à 16 terrains de football couverts d’un mètre de neige !

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GRAND CONCOURS

sKi tiMe / SWATCH FREERIDE WORLD TOUR BY THE NORTH FACE Gagnez des Tee-Shirts et des bonnets Kask FWT

© FREERIDE WORLD TOUR/J.BERNARD

NEWS

Le Swatch Freeride World Tour by The North Face (FWT) a forcément quelque chose de plus cette année. C’est l’année de la réunification : les circuits américains Subaru Freeskiing World Tour, The North Face Masters of Snowboarding et le circuit européen Swatch Freeride World Tour ne font désormais plus qu’un. Très bonne nouvelle qui fait du FWT la compète freeride la plus gradée. Pour fêter ça, on JOUE…

Pour Gagner, il suffit de répondre aux questions suivantes : 1/ Aurélien Ducroz est le meilleur représentant français sur le circuit FWT depuis quelques temps. La saison dernière il a encore terminé sur le podium. Mais à quelle place ? 2/ En 2013, le FWT s’arrête une fois encore en France, comme chaque année depuis sa création, il y a cinq ans. Dans quelle station le FWT a-t-il pris ses quartiers une fois encore le 26 janvier dernier : Châtel, Isola 2000, Chamrousse ou Chamonix ? (Vous devriez, si besoin, trouver des éléments de réponses sur www.freerideworldtour.com, en surfant dans les différentes rubriques).

Envoyez vos réponses sur papier libre en indiquant votre nom, votre adresse postale, votre mail et un numéro de téléphone, à : Ski Time Magazine, Free Presse, Savoie-Technolac, 18 Allée du Lac Saint André 73 382 Le Bourget du Lac Cedex.

Polartec® NeoShell®, le tissu imperméable le plus respirant jamais fabriqué. Créé avec et pour les athlètes comme Leifur Örn Svavarsson, NeoShell® libère les passionnés d’outdoor de la sueur, de la condensation et du froid et est désormais utilisé par les plus grandes marques. Libérez-vous sur NEOSHELL.COM

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Polartec® et Polartec® NeoShell® sont marques déposées de Polartec, LLC. ©Polartec 2013

GRAND CONCOURS

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© FREERIDE WORLD TOUR/J.BERNARD

NEWS

Le Swatch Freeride World Tour by The North Face (FWT) a forcément quelque chose de plus cette année. C’est l’année de la réunification : les circuits américains Subaru Freeskiing World Tour, The North Face Masters of Snowboarding et le circuit européen Swatch Freeride World Tour ne font désormais plus qu’un. Très bonne nouvelle qui fait du FWT la compète freeride la plus gradée. Pour fêter ça, on JOUE…

Pour Gagner, il suffit de répondre aux questions suivantes : 1/ Aurélien Ducroz est le meilleur représentant français sur le circuit FWT depuis quelques temps. La saison dernière il a encore terminé sur le podium. Mais à quelle place ? 2/ En 2013, le FWT s’arrête une fois encore en France, comme chaque année depuis sa création, il y a cinq ans. Dans quelle station le FWT a-t-il pris ses quartiers une fois encore le 26 janvier dernier : Châtel, Isola 2000, Chamrousse ou Chamonix ? (Vous devriez, si besoin, trouver des éléments de réponses sur www.freerideworldtour.com, en surfant dans les différentes rubriques).

Envoyez vos réponses sur papier libre en indiquant votre nom, votre adresse postale, votre mail et un numéro de téléphone, à : Ski Time Magazine, Free Presse, Savoie-Technolac, 18 Allée du Lac Saint André 73 382 Le Bourget du Lac Cedex.

Polartec® NeoShell®, le tissu imperméable le plus respirant jamais fabriqué. Créé avec et pour les athlètes comme Leifur Örn Svavarsson, NeoShell® libère les passionnés d’outdoor de la sueur, de la condensation et du froid et est désormais utilisé par les plus grandes marques. Libérez-vous sur NEOSHELL.COM

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Polartec® et Polartec® NeoShell® sont marques déposées de Polartec, LLC. ©Polartec 2013

NEWS

Radikal Mountain 2013

«La terre est une artiste» L’éxposition «Alpes : L’art et la matière» regroupe quarante photos extraordinaires et se tient au couvent Sainte-Cécile à Grenoble jusqu’au 5 avril 2013. Bernahard Edmaier s’attache, à travers ses clichés, à nous rendre compte de la puissance de création de la nature, particulièrement fascinante dans les Alpes. Le livre portant le même nom est disponible chez Glénat Livres.

Le 12 et 13 janvier s’est tenu le Radikal Mountain sur le secteur de Balme à la Clusaz. Une petite compétition faisant partie du Freeride World Qualification, où l’on se dispute le classement pour atteindre le World Tour l’an prochain. C’était en tout cas un bon bain de poudre et de soleil au milieu des barres rocheuses et des sapins. Mickaël Bijasson l’emporte devant un autre skieur français, Michaël Bimboes, laissant la troisième place à l’Autrichien Raphael Webohfer.

Ispo Munich 2013,

l’édition de tous les records Le salon de l’équipement de sports de montagne Munichois a rassemblé cette année pas moins de 2451 exposants pour 81 000 visiteurs. Le record a été battu. En plus d’avoir récolté une large majorité d’avis excellent concernant l’organisation, le salon s’est vu être félicité par les directeurs de différentes marques présentes. Acheteurs, vendeurs et journalistes font d’ISPO Munich une incontournable plateforme du réseau sport-business de montagne.

En bref

Paré pour livrer

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NUMERO 62

© Radikal-Greg-Dieu

Julbo White Session

Japan, Wild mountain and Snow !

© FREEPRESSE

Bastien Tourneux est l’heureux gagnant du jeu concours The North Face / Escape. Son lot ? Ni plus ni moins que le nouveau Meru Kit by The North Face, soit un ensemble complet conçu pour l’alpinisme engagé. Sur notre photo, Bastien porte l’une des vestes du fameux kit. Il lui arrive d’être coursier sur Annecy, l’occasion pour lui de tester la qualité de ce beau lot livré à domicile, il faut dire qu’il y avait des conditions himalayennes en Haute-Savoie ces derniers temps...

© XRadikal-Greg-Dieu

Les deux rideuses de chez Scott Maddie Bowman et Roz Groenewoud envoient leur sponsor au sommet. Elles finissent respectivement première et seconde de la finale du superpipe, lors des récents X Games d’Aspen, Colorado, sur des scores de 91.33 et 86.66. Keri Hermann, aussi équipée par Scott, frise le podium en slopestyle et finit 5ème. Heureuse édition féminine pour la marque américaine.

Cette année, Julbo a changé son jeu-concours par rapport aux éditions précédentes. Un seul lauréat sélectionné pour partir plus loin, plus longtemps et en tète-à-tète avec Enak Gavagio. Les résultats sont tombés pour 2013, : c’est Mr Benjamin Etienne qui aura l’honneur de déflorer des pentes poudreuses au pays du soleil levant. Vive réaction de joie lorsqu’Enak l’a appelé pour lui apprendre la nouvelle. Mais, d’après une interview ultérieure, son naturel optimiste ne lui conférait aucun doute de réussir ! Ce skiman d’Allinges (Hautes-Savoie) saura profiter de sa chance, sa passion pour le ski freeride est des plus vives. Bravo à toi Benjamin !

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NEWS

Radikal Mountain 2013

«La terre est une artiste» L’éxposition «Alpes : L’art et la matière» regroupe quarante photos extraordinaires et se tient au couvent Sainte-Cécile à Grenoble jusqu’au 5 avril 2013. Bernahard Edmaier s’attache, à travers ses clichés, à nous rendre compte de la puissance de création de la nature, particulièrement fascinante dans les Alpes. Le livre portant le même nom est disponible chez Glénat Livres.

Le 12 et 13 janvier s’est tenu le Radikal Mountain sur le secteur de Balme à la Clusaz. Une petite compétition faisant partie du Freeride World Qualification, où l’on se dispute le classement pour atteindre le World Tour l’an prochain. C’était en tout cas un bon bain de poudre et de soleil au milieu des barres rocheuses et des sapins. Mickaël Bijasson l’emporte devant un autre skieur français, Michaël Bimboes, laissant la troisième place à l’Autrichien Raphael Webohfer.

Ispo Munich 2013,

l’édition de tous les records Le salon de l’équipement de sports de montagne Munichois a rassemblé cette année pas moins de 2451 exposants pour 81 000 visiteurs. Le record a été battu. En plus d’avoir récolté une large majorité d’avis excellent concernant l’organisation, le salon s’est vu être félicité par les directeurs de différentes marques présentes. Acheteurs, vendeurs et journalistes font d’ISPO Munich une incontournable plateforme du réseau sport-business de montagne.

En bref

Paré pour livrer

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Julbo White Session

Japan, Wild mountain and Snow !

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Bastien Tourneux est l’heureux gagnant du jeu concours The North Face / Escape. Son lot ? Ni plus ni moins que le nouveau Meru Kit by The North Face, soit un ensemble complet conçu pour l’alpinisme engagé. Sur notre photo, Bastien porte l’une des vestes du fameux kit. Il lui arrive d’être coursier sur Annecy, l’occasion pour lui de tester la qualité de ce beau lot livré à domicile, il faut dire qu’il y avait des conditions himalayennes en Haute-Savoie ces derniers temps...

© XRadikal-Greg-Dieu

Les deux rideuses de chez Scott Maddie Bowman et Roz Groenewoud envoient leur sponsor au sommet. Elles finissent respectivement première et seconde de la finale du superpipe, lors des récents X Games d’Aspen, Colorado, sur des scores de 91.33 et 86.66. Keri Hermann, aussi équipée par Scott, frise le podium en slopestyle et finit 5ème. Heureuse édition féminine pour la marque américaine.

Cette année, Julbo a changé son jeu-concours par rapport aux éditions précédentes. Un seul lauréat sélectionné pour partir plus loin, plus longtemps et en tète-à-tète avec Enak Gavagio. Les résultats sont tombés pour 2013, : c’est Mr Benjamin Etienne qui aura l’honneur de déflorer des pentes poudreuses au pays du soleil levant. Vive réaction de joie lorsqu’Enak l’a appelé pour lui apprendre la nouvelle. Mais, d’après une interview ultérieure, son naturel optimiste ne lui conférait aucun doute de réussir ! Ce skiman d’Allinges (Hautes-Savoie) saura profiter de sa chance, sa passion pour le ski freeride est des plus vives. Bravo à toi Benjamin !

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NEWS

SFR Tour 2013

The Big LePowSki à Chamonix

Le SFR Tour est une compétition freestyle, répartie cette année en cinq étapes successives à Val Thorens, Tignes, Vars, l’Alpe d’Huez et La Clusaz. Les gagnants du Half-Pipe et du classement général Slopestyle auront le privilège, fin mars, de se présenter aux X-Games Europe.

La 5ème édition de l’événement freeride The BigLePowSki a eu lieu du 15 au 17 février à Chamonix. L’objectif était de sensibiliser les riders à la sécurité hors-piste. Cela passe par la maîtrise du matériel de sauvetage en avalanches ou encore l’évaluation de l’état du manteau neigeux. Black Diamond, Mountain Hardwear, Polartec, Fritschi et Pieps ont invité tous les fans du freeride à participer à des ateliers, des tours guidés et des tests de skis gratuits. Trois jours durant, des professionnels du freeride ont encadré les skieurs débutants et confirmés. Tout cela dans une atmosphère relax : soirée ciné, barbecues après-ski et fêtes.

L

e vainqueur de chacune des deux disciplines se verra recevoir une «Wild card», ou plus communément un ticket direct pour se mesurer aux plus grands lors des X de Tignes. Pour le Half-Pipe, cela se jouera uniquement à Tignes du 19 au 21 février sur le Super-Pipe officiel. Plus fastidieuse, la compétition slopestyle est étalée sur les quatre autres étapes ; les plus importantes étant Val Thorens et Vars (du 25 au 27 février), avec 30% et 40% des points pour le classement général, suivie des Big-Airs de l’Alpe d’Huez (du 4 au 6 mars) et La Clusaz (12-14 mars), comptant pour 15% chacune. Val Tho’, c’est fait. Antoine Adelisse, récemment interviewé par notre équipe, s’est allègrement imposé sur un slope de toute beauté. Il engrange de précieux points pour la victoire finale, en concrétisant par la même occasion ses espoirs et son travail sérieux.

Pour ceux qui ont les pommettes froides Vars et Tignes sont des événements classés «Gold» par l’AFP World Tour (Association of Freeskiing Professionals). Les trois autres sont des épreuves «Silver». En plus de l’accession aux X-Games, les gains valent le détour. Entre 13000 et 20000 dollars sont répartis sur les podiums à chaque étape. Une compétition de choix, donc, à suivre sur place ou en résumé sur : www.sfrglisse.tumblr.com/tagged/SFR-Tour

«Frost Tape» nous vient tout droit de Scandinavie pour un maximum de protection contre le froid. Il nous est tous arrivés, lorsque l’on pratique un sport d’hiver, d’avoir les joues congelées par un violent blizzard ou des températures trop mordantes. Ces «bandes de froid» s’aposent et se retirent facilement du visage, assurent une bonne circulation sanguine et sont respirantes. Couleurs disponibles : Turquoise, noir, bleu, rose ou beige. Avis aux amateurs de confort - et de couleur - ! Nic_Impex_200x125_FR_Layout 1 14.11.12 16:53 Seite 1

RÉCOMPENSE

S ES LE SOMM RS NOUVSAINQUEU

EN SÉRIE

ION OVAT D’INN PRIX 2012

ENERGIE RÉSIDUELLE À L'IMPACT

4,97 KN

CROSS IV

NOTRE PROTECTION LA PLUS SÛRE Depuis des années, les protections KOMPERDELL raflent tous les prix. Aucunes autres marques n’a reçu autant de récompense que KOMPERDELL au cours de ces 10 dernières années pour des produits de sécurité. Grâce une étroite coopération avec les marques de moto, nous avons bénéficié d’un savoir faire exceptionnel que nous avons adapté aux spécificités de la pratique du ski. Et depuis nous sommes le premier fournisseur de protections pour le ski, le snowboard, la moto et les sports équestres.

© SFR

KOMPERDELL. Fiabilité, sécurité et qualité made in Austria.

info@nic-impex.com

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NEWS

SFR Tour 2013

The Big LePowSki à Chamonix

Le SFR Tour est une compétition freestyle, répartie cette année en cinq étapes successives à Val Thorens, Tignes, Vars, l’Alpe d’Huez et La Clusaz. Les gagnants du Half-Pipe et du classement général Slopestyle auront le privilège, fin mars, de se présenter aux X-Games Europe.

La 5ème édition de l’événement freeride The BigLePowSki a eu lieu du 15 au 17 février à Chamonix. L’objectif était de sensibiliser les riders à la sécurité hors-piste. Cela passe par la maîtrise du matériel de sauvetage en avalanches ou encore l’évaluation de l’état du manteau neigeux. Black Diamond, Mountain Hardwear, Polartec, Fritschi et Pieps ont invité tous les fans du freeride à participer à des ateliers, des tours guidés et des tests de skis gratuits. Trois jours durant, des professionnels du freeride ont encadré les skieurs débutants et confirmés. Tout cela dans une atmosphère relax : soirée ciné, barbecues après-ski et fêtes.

L

e vainqueur de chacune des deux disciplines se verra recevoir une «Wild card», ou plus communément un ticket direct pour se mesurer aux plus grands lors des X de Tignes. Pour le Half-Pipe, cela se jouera uniquement à Tignes du 19 au 21 février sur le Super-Pipe officiel. Plus fastidieuse, la compétition slopestyle est étalée sur les quatre autres étapes ; les plus importantes étant Val Thorens et Vars (du 25 au 27 février), avec 30% et 40% des points pour le classement général, suivie des Big-Airs de l’Alpe d’Huez (du 4 au 6 mars) et La Clusaz (12-14 mars), comptant pour 15% chacune. Val Tho’, c’est fait. Antoine Adelisse, récemment interviewé par notre équipe, s’est allègrement imposé sur un slope de toute beauté. Il engrange de précieux points pour la victoire finale, en concrétisant par la même occasion ses espoirs et son travail sérieux.

Pour ceux qui ont les pommettes froides Vars et Tignes sont des événements classés «Gold» par l’AFP World Tour (Association of Freeskiing Professionals). Les trois autres sont des épreuves «Silver». En plus de l’accession aux X-Games, les gains valent le détour. Entre 13000 et 20000 dollars sont répartis sur les podiums à chaque étape. Une compétition de choix, donc, à suivre sur place ou en résumé sur : www.sfrglisse.tumblr.com/tagged/SFR-Tour

«Frost Tape» nous vient tout droit de Scandinavie pour un maximum de protection contre le froid. Il nous est tous arrivés, lorsque l’on pratique un sport d’hiver, d’avoir les joues congelées par un violent blizzard ou des températures trop mordantes. Ces «bandes de froid» s’aposent et se retirent facilement du visage, assurent une bonne circulation sanguine et sont respirantes. Couleurs disponibles : Turquoise, noir, bleu, rose ou beige. Avis aux amateurs de confort - et de couleur - ! Nic_Impex_200x125_FR_Layout 1 14.11.12 16:53 Seite 1

RÉCOMPENSE

S ES LE SOMM RS NOUVSAINQUEU

EN SÉRIE

ION OVAT D’INN PRIX 2012

ENERGIE RÉSIDUELLE À L'IMPACT

4,97 KN

CROSS IV

NOTRE PROTECTION LA PLUS SÛRE Depuis des années, les protections KOMPERDELL raflent tous les prix. Aucunes autres marques n’a reçu autant de récompense que KOMPERDELL au cours de ces 10 dernières années pour des produits de sécurité. Grâce une étroite coopération avec les marques de moto, nous avons bénéficié d’un savoir faire exceptionnel que nous avons adapté aux spécificités de la pratique du ski. Et depuis nous sommes le premier fournisseur de protections pour le ski, le snowboard, la moto et les sports équestres.

© SFR

KOMPERDELL. Fiabilité, sécurité et qualité made in Austria.

info@nic-impex.com

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EVENT

Val Thorens le baptême du feu

COUPE DU MONDE

DE SKICROSS

3 ETAPES SO FRENCH Pour la première fois, 3 épreuves françaises étaient programmées dans le calendrier de la coupe du monde de skicross cet hiver. Un trio d’étapes alpines aux tenants et aboutissants bien différents mais avec des traits communs : une météo très capricieuse qui n’aura cependant déstabilisé aucun des solides organisateurs, un team France solide et motivé pour briller à la maison qui signe de très bons chronos aux qualifications mais souffre d’un manque de réussite pour monter sur la boîte. Au final beaucoup de rageantes 4ème places et un seul podium. Retour sur ces trois étapes. Par Nolwenn Patrigeon

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L

a station la plus haute d’Europe ouvre le bal mi décembre. Sa réputation n’est plus à faire, d’autant qu’elle a déjà reçue des étapes de coupes de France et d’Europe. Pourtant, aux vues du tracé proposé cela grince un peu des dents côté athlètes. La piste est assez plate et les conditions météo dantesques des derniers jours font que la vitesse n’est pas là, la difficulté non plus. Un parcours qui parait trop simple, doté d’une grande partie de glisse qui se joue énormément sur la préparation des skis. Avec la neige qui s’est abattue sans répit sur la station, le shaper et le staff se seront bien arrachés les cheveux, et après 2 jours d’annulations des entraînements et des qualifications, les skicrosseurs ont finalement pu prendre le départ sous un grand ciel bleu pour une journée marathon comprenant entrainement, qualifications et finales. Côté résultats ce sont les Suisses qui ont mené la meute avec un doublé de Fanny Smith et d’Armin Niederer. La bonne surprise française vient de Marion Josserand qui se classe juste au pied du podium malgré un accrochage avec l’Autrichienne Andra Linbacher, prouvant ainsi qu’elle est bel est bien de retour après deux ans de galère. Chez les garçons, 4 tricolores avaient passé le stade des qualifs (Jonathan et Bastien Midol, Jonas Devouassoux et JF Chapuis). On attendait beaucoup de ce dernier, local de l’étape, qui terminera 7ème, premier français.

Les Contamines, la pionnière

P

remière station à organiser une Coupe du Monde de skicross en France, les Contamines Montjoie ont accueilli pour la 11ème année consécutive une étape du circuit mondial. Difficile et engagée, la piste des Contas est surnommée « la Kitzbuhel du Skicross » par les athlètes, et fait la fierté de ceux qui arrivent à la dompter. Cette année encore, elle a su révéler sa personnalité forte, malgré les conditions rendues difficiles par la neige et le brouillard, en offrant un parcours qualifié de « génial » par de nombreux riders. Une course endiablée et tout en suspens mais côté résultats c’est l’abonnement à la 4ème place, chez les filles comme chez les garçons avec Marielle Berger-Sabatel et Jonathan Midol. A noter malheureusement la guigne de Marion Josserand, qui est de nouveau touchée au genou, 2 ans jours pour jour sur cette même piste !… Courage Marion, reviens nous vite !

Photos : Agence Zoom, Megève Tourisme, Nuts

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EVENT

Val Thorens le baptême du feu

COUPE DU MONDE

DE SKICROSS

3 ETAPES SO FRENCH Pour la première fois, 3 épreuves françaises étaient programmées dans le calendrier de la coupe du monde de skicross cet hiver. Un trio d’étapes alpines aux tenants et aboutissants bien différents mais avec des traits communs : une météo très capricieuse qui n’aura cependant déstabilisé aucun des solides organisateurs, un team France solide et motivé pour briller à la maison qui signe de très bons chronos aux qualifications mais souffre d’un manque de réussite pour monter sur la boîte. Au final beaucoup de rageantes 4ème places et un seul podium. Retour sur ces trois étapes. Par Nolwenn Patrigeon

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a station la plus haute d’Europe ouvre le bal mi décembre. Sa réputation n’est plus à faire, d’autant qu’elle a déjà reçue des étapes de coupes de France et d’Europe. Pourtant, aux vues du tracé proposé cela grince un peu des dents côté athlètes. La piste est assez plate et les conditions météo dantesques des derniers jours font que la vitesse n’est pas là, la difficulté non plus. Un parcours qui parait trop simple, doté d’une grande partie de glisse qui se joue énormément sur la préparation des skis. Avec la neige qui s’est abattue sans répit sur la station, le shaper et le staff se seront bien arrachés les cheveux, et après 2 jours d’annulations des entraînements et des qualifications, les skicrosseurs ont finalement pu prendre le départ sous un grand ciel bleu pour une journée marathon comprenant entrainement, qualifications et finales. Côté résultats ce sont les Suisses qui ont mené la meute avec un doublé de Fanny Smith et d’Armin Niederer. La bonne surprise française vient de Marion Josserand qui se classe juste au pied du podium malgré un accrochage avec l’Autrichienne Andra Linbacher, prouvant ainsi qu’elle est bel est bien de retour après deux ans de galère. Chez les garçons, 4 tricolores avaient passé le stade des qualifs (Jonathan et Bastien Midol, Jonas Devouassoux et JF Chapuis). On attendait beaucoup de ce dernier, local de l’étape, qui terminera 7ème, premier français.

Les Contamines, la pionnière

P

remière station à organiser une Coupe du Monde de skicross en France, les Contamines Montjoie ont accueilli pour la 11ème année consécutive une étape du circuit mondial. Difficile et engagée, la piste des Contas est surnommée « la Kitzbuhel du Skicross » par les athlètes, et fait la fierté de ceux qui arrivent à la dompter. Cette année encore, elle a su révéler sa personnalité forte, malgré les conditions rendues difficiles par la neige et le brouillard, en offrant un parcours qualifié de « génial » par de nombreux riders. Une course endiablée et tout en suspens mais côté résultats c’est l’abonnement à la 4ème place, chez les filles comme chez les garçons avec Marielle Berger-Sabatel et Jonathan Midol. A noter malheureusement la guigne de Marion Josserand, qui est de nouveau touchée au genou, 2 ans jours pour jour sur cette même piste !… Courage Marion, reviens nous vite !

Photos : Agence Zoom, Megève Tourisme, Nuts

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EVENT

Megève se jette à l’eau

P

as évident de passer directement derrière sa voisine Contaminarde, référence en la matière. La première donc pour Megève, qui jouit tout de même d’une forte expérience évènementielle, et d’une certaine culture du ski freestyle notamment du ski de bosses (coupe du monde l’année derniere). La météo encore une fois n’aura pas été du côté de l’organisation, et après plusieurs modifications de programme (ce qui peut, avec le fait que cela soit en milieu de semaine, expliquer le manque de public présent), c’est encore une fois finalement sous le soleil que s’est jouée la troisième épreuve française ! Une piste et un parcours à la hauteur des espérances, à la fois aérien et technique. Et après de très bonnes qualifications pour les frenchies (7 ont passé la barre), cocorico le voilà, le tant attendu podium français en France. Le 50ème pour Ophélie David, qui après un bon début de saison outre Atlantique avait joué des coudes et de malchance, mais a su rester patiente, sans douter de son ski et de ses capacités à rivaliser avec les meilleures, respect Ophé !

n o i s i v

d l r o w e Th s your n eed

r der / meteo Class Freeri ntien total sur ld or W et ai n - Guide âssis XL pour un m rge écran thAmAtte Samuel An ux qui voient grand. Ch rfaite avec le casque, la déjouer ce pa qu ilité pour re, de oi cieux. compromis une compatib e à la lumiè Un must sansextended outrigger pour rapidement de l’ombr ns un style libre et auda sser tes, n da toutes les tê hromique Zebra pour pa les finesses du terrai toutes photoc

SKICROSS, la croix ET la bannière pour les TV

18

Photos Jeremy Bernard - *Le monde a besoin de votre regard.

L

’engouement et l’engagement de nos stations pour cette discipline font plaisir à voir. Pas sur par contre que cela dure, étant donné le manque de retombée TV à prévoir, dus aux nouvelles conditions moyennant finances exprimées par la FIS, par l’intermédiaire d’Infront, l’agence de production gérant les droits télévisuels. Des sommes demandées trop importantes pour les chaines françaises qui risquent de finir de bouder un sport certes spectaculaire mais qui reste chez nous encore confidentiel et qui par sa nature est compliqué à retransmettre (aléas météos nombreux, horaires souvent décalés, mauvaise visibilité…). Si ces stations certes passionnées par ces disciplines se retrouvent sans images, il n’est pas certain qu’elles réitèrent leur demande d’inscription au calendrier de coupe du monde les hivers suivants, ce qui serait comment dire…dommage non ?

www.julbo-eyewear.com NUMERO 62

The world needs your vision*

EVENT

Megève se jette à l’eau

P

as évident de passer directement derrière sa voisine Contaminarde, référence en la matière. La première donc pour Megève, qui jouit tout de même d’une forte expérience évènementielle, et d’une certaine culture du ski freestyle notamment du ski de bosses (coupe du monde l’année derniere). La météo encore une fois n’aura pas été du côté de l’organisation, et après plusieurs modifications de programme (ce qui peut, avec le fait que cela soit en milieu de semaine, expliquer le manque de public présent), c’est encore une fois finalement sous le soleil que s’est jouée la troisième épreuve française ! Une piste et un parcours à la hauteur des espérances, à la fois aérien et technique. Et après de très bonnes qualifications pour les frenchies (7 ont passé la barre), cocorico le voilà, le tant attendu podium français en France. Le 50ème pour Ophélie David, qui après un bon début de saison outre Atlantique avait joué des coudes et de malchance, mais a su rester patiente, sans douter de son ski et de ses capacités à rivaliser avec les meilleures, respect Ophé !

n o i s i v

d l r o w e Th s your n eed

r der / meteo Class Freeri ntien total sur ld or W et ai n - Guide âssis XL pour un m rge écran thAmAtte Samuel An ux qui voient grand. Ch rfaite avec le casque, la déjouer ce pa qu ilité pour re, de oi cieux. compromis une compatib e à la lumiè Un must sansextended outrigger pour rapidement de l’ombr ns un style libre et auda sser tes, n da toutes les tê hromique Zebra pour pa les finesses du terrai toutes photoc

SKICROSS, la croix ET la bannière pour les TV

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Photos Jeremy Bernard - *Le monde a besoin de votre regard.

L

’engouement et l’engagement de nos stations pour cette discipline font plaisir à voir. Pas sur par contre que cela dure, étant donné le manque de retombée TV à prévoir, dus aux nouvelles conditions moyennant finances exprimées par la FIS, par l’intermédiaire d’Infront, l’agence de production gérant les droits télévisuels. Des sommes demandées trop importantes pour les chaines françaises qui risquent de finir de bouder un sport certes spectaculaire mais qui reste chez nous encore confidentiel et qui par sa nature est compliqué à retransmettre (aléas météos nombreux, horaires souvent décalés, mauvaise visibilité…). Si ces stations certes passionnées par ces disciplines se retrouvent sans images, il n’est pas certain qu’elles réitèrent leur demande d’inscription au calendrier de coupe du monde les hivers suivants, ce qui serait comment dire…dommage non ?

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The world needs your vision*

ROOKIE AVENUE

S

Léo Slemett

jeune briscard

Benjamin du Freeride World Tour, le skieur de Chamonix découvre le sanctuaire de la discipline après être passé par les juniors et le tour qualificatif. Par Antoine Grospiron Jaccoux

Photos : D.Daher, R.Blong / Freeride World Tour

a trajectoire dans l’univers du freeride de compétition est linéaire comme un beau run de poudreuse. Membre depuis l’âge de 11 ans du Young Riders Crew, école de ski libre chamoniarde initiée par Greg Liscot, Léo a franchi un à un les paliers du championnat pour réaliser son ambition : intégrer l’élite du Freeride World Tour (FWT). Ce fut d’abord le tour Junior lors de la saison 2010-2011 pour découvrir l’univers compétitif et se familiariser avec les tactiques propres à ce sport, puis, tout juste majeur, il décide de se frotter à l’antichambre du championnat du monde, le Freeride World Qualifier (FWQ) où il enchaîne les bons résultats pour terminer troisième et se qualifier pour le FWT. Un parcours exemplaire réalisé avec le soutien du Young Riders Crew, une structure qui accompagne les jeunes dans la découverte de la haute montagne et les familiarise avec le professionnalisme. Plus jeune skieur du circuit, Léo a connu un début de saison difficile sur les trois premières courses. Confronté à l’échec, il prend conscience de l’ardeur de la tâche et continue son apprentissage du haut niveau avec l’objectif de finir parmi les 18 meilleurs mondiaux et ainsi poursuivre l’aventure du FWT la saison prochaine.

La naissance d’une passion

Entre le gamin de onze ans qui intégrait le Young Riders Crew et le jeune homme d’aujourd’hui, la neige à coulé sur les parois. Léo s’est d’abord fait les jarrets sur les pistes d’alpin avec le club des sports de Chamonix avant de regarder vers le haut des montagnes. La rude école des surfaces gelées lui a donné de bonnes bases et, en dépit des sirènes du ski entres potes, il a eu la lucidité de continuer jusqu’à 15 ans pour affirmer sa technique. A partir de 12 ans, il commence également le freestyle et se forme au savoir-faire aérien en slopestyle et big air afin d’être un skieur complet. C’est l’époque du Young Riders Crew de Greg Liscot. “En arrivant du ski alpin, ça m’a donné l’occasion de faire du freeride et du freestyle encadré. Cela rassurait mes parents que je sois avec des coachs et cela m’a permis de développer mon ski sous les conseils et le management de Greg. C’est mon confident, l’oeil extérieur sur mon ski”, explique Léo. Progressivement, il se familiarise avec le ski libre, aussi bien en freeride qu’en freestyle, pour devenir un skieur complet. Il participe notamment à un stage de hors-piste encadré par des guides avec, en invité de marque, le champion Aurélien Ducroz. C’est ce genre de rendez-vous qui insuffle dans l’esprit du jeune Léo la fascination du freeride. Issu d’une famille qui ne travaille pas dans l’univers du ski et de la montagne, le jeune Slemett a trouvé dans le Young Riders Crew le cadre dont il avait besoin pour s’épanouir. Mais c’est la passion pour le ski qui lui a donné le carburant

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Fin de run bien maîtrisée à Chamonix. Léo assure pour engranger des points après ses déboires sur les deux premières étapes. 

nécessaire pour toujours aller de l’avant. “C’est un gars qui bosse dur et qui a toujours privilégié le travail. Il a fait beaucoup de sacrifice pour en arriver-là”, témoigne Greg Liscot. En dehors des sessions d’entraînement et de pratique, Léo s’échappe avec ses potes de Cham, Jordan le skieur, Camille et Corentin les snowboarders, pour parcourir les hors-pistes du massif du Mont Blanc. À 17 ans, il profite d’un budget voyage du Young Riders Crew pour partir à Taos, au Nouveau-Mexique, afin de participer à sa première compétition de freeride. “J’ai tout de suite accroché. Le repérage à la jumelle. Le partage avec les autres compétiteurs. La découverte de nouvelles faces. C’était mon truc.” Il termine à une prometteuse quatrième place puis enchaîne sur deux autres compétitions juniors, la première à Fieberbrunn, en Autriche, et la seconde à Snowbird, en Utah, pour les mondiaux juniors. Sur ces deux compétitions, il se classe parmi les dix premiers et entrevoit déjà ce qu’il fera à sa majorité, quelques mois plus tard.

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Léo Slemett

jeune briscard

Benjamin du Freeride World Tour, le skieur de Chamonix découvre le sanctuaire de la discipline après être passé par les juniors et le tour qualificatif. Par Antoine Grospiron Jaccoux

Photos : D.Daher, R.Blong / Freeride World Tour

a trajectoire dans l’univers du freeride de compétition est linéaire comme un beau run de poudreuse. Membre depuis l’âge de 11 ans du Young Riders Crew, école de ski libre chamoniarde initiée par Greg Liscot, Léo a franchi un à un les paliers du championnat pour réaliser son ambition : intégrer l’élite du Freeride World Tour (FWT). Ce fut d’abord le tour Junior lors de la saison 2010-2011 pour découvrir l’univers compétitif et se familiariser avec les tactiques propres à ce sport, puis, tout juste majeur, il décide de se frotter à l’antichambre du championnat du monde, le Freeride World Qualifier (FWQ) où il enchaîne les bons résultats pour terminer troisième et se qualifier pour le FWT. Un parcours exemplaire réalisé avec le soutien du Young Riders Crew, une structure qui accompagne les jeunes dans la découverte de la haute montagne et les familiarise avec le professionnalisme. Plus jeune skieur du circuit, Léo a connu un début de saison difficile sur les trois premières courses. Confronté à l’échec, il prend conscience de l’ardeur de la tâche et continue son apprentissage du haut niveau avec l’objectif de finir parmi les 18 meilleurs mondiaux et ainsi poursuivre l’aventure du FWT la saison prochaine.

La naissance d’une passion

Entre le gamin de onze ans qui intégrait le Young Riders Crew et le jeune homme d’aujourd’hui, la neige à coulé sur les parois. Léo s’est d’abord fait les jarrets sur les pistes d’alpin avec le club des sports de Chamonix avant de regarder vers le haut des montagnes. La rude école des surfaces gelées lui a donné de bonnes bases et, en dépit des sirènes du ski entres potes, il a eu la lucidité de continuer jusqu’à 15 ans pour affirmer sa technique. A partir de 12 ans, il commence également le freestyle et se forme au savoir-faire aérien en slopestyle et big air afin d’être un skieur complet. C’est l’époque du Young Riders Crew de Greg Liscot. “En arrivant du ski alpin, ça m’a donné l’occasion de faire du freeride et du freestyle encadré. Cela rassurait mes parents que je sois avec des coachs et cela m’a permis de développer mon ski sous les conseils et le management de Greg. C’est mon confident, l’oeil extérieur sur mon ski”, explique Léo. Progressivement, il se familiarise avec le ski libre, aussi bien en freeride qu’en freestyle, pour devenir un skieur complet. Il participe notamment à un stage de hors-piste encadré par des guides avec, en invité de marque, le champion Aurélien Ducroz. C’est ce genre de rendez-vous qui insuffle dans l’esprit du jeune Léo la fascination du freeride. Issu d’une famille qui ne travaille pas dans l’univers du ski et de la montagne, le jeune Slemett a trouvé dans le Young Riders Crew le cadre dont il avait besoin pour s’épanouir. Mais c’est la passion pour le ski qui lui a donné le carburant

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Fin de run bien maîtrisée à Chamonix. Léo assure pour engranger des points après ses déboires sur les deux premières étapes. 

nécessaire pour toujours aller de l’avant. “C’est un gars qui bosse dur et qui a toujours privilégié le travail. Il a fait beaucoup de sacrifice pour en arriver-là”, témoigne Greg Liscot. En dehors des sessions d’entraînement et de pratique, Léo s’échappe avec ses potes de Cham, Jordan le skieur, Camille et Corentin les snowboarders, pour parcourir les hors-pistes du massif du Mont Blanc. À 17 ans, il profite d’un budget voyage du Young Riders Crew pour partir à Taos, au Nouveau-Mexique, afin de participer à sa première compétition de freeride. “J’ai tout de suite accroché. Le repérage à la jumelle. Le partage avec les autres compétiteurs. La découverte de nouvelles faces. C’était mon truc.” Il termine à une prometteuse quatrième place puis enchaîne sur deux autres compétitions juniors, la première à Fieberbrunn, en Autriche, et la seconde à Snowbird, en Utah, pour les mondiaux juniors. Sur ces deux compétitions, il se classe parmi les dix premiers et entrevoit déjà ce qu’il fera à sa majorité, quelques mois plus tard.

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© R. Blong

Backflip à Chamonix. Un sang froid digne d’un compétiteur chevronné

Si son parcours ressemble jusqu’ici à une copie parfaite, Léo va faire la rude expérience du FWT lors des trois premières courses. À Revelstoke, il tombe sur un backflip qui n’était pas indispensable tellement son début de parcours était splendide. À Courmayeur, une petite erreur sur la fin de son run le fait chuter alors qu’il avait à nouveau très bien entamé sa course. Avec deux chutes sur les deux premières épreuves, Léo aborde l’étape de Chamonix avec le compteur des points en ligne de mire et le désir de briller sur ses terres. Cette fois, c’est une réception tassée sur un backflip qui lui coûte de nombreux points et sème le doute dans son esprit. Aujourd’hui, il ne lui reste que deux étapes pour revenir dans les 18 premiers et continuer au sein du championnat l’année prochaine. Sinon, il lui faudra repasser par le championnat FWQ, une perspective que Léo feint ignorer. “Au départ, mon objectif était de finir parmi les 12 premiers pour être qualifié pour Verbier. Mais j’étais peut-être un peu gourmand. Dorénavant je veux rester dans les 18 pour continuer dans le FWT. Rien n’est impossible en ce qui concerne Verbier, mais il y a d’abord cet objectif.”

© D. Daher

Pas de cadeau pour le nouveau Une fois majeur, Léo se lance naturellement sur le FWQ. Il commence par les compétitions ‘Open’ qui peuvent lui donner accès au événement les plus prestigieux du tour qualificatif. En remportant deux compétitions sur quatre, il gagne le droit de concourir sur toutes les compétitions du FWQ. Il saisit cette opportunité et, avec une victoire et une seconde place sur les trois contests auxquels il participe, termine 3ème au général et se qualifie pour le FWT (les cinq premiers du FWQ sont qualifiés la saison suivante sur le FWT, ndlr). En deux saisons, sans complexe et avec le culot d’un expert, Léo a ainsi franchi toutes les étapes pour intégrer la fine fleur du freeride. Dans la foulée de cette performance, il attire les sponsors et change de partenaires pour signer chez deux gros équipementiers, les skis Dynastar et les vêtements The North Face. À tout juste 19 ans, habillé et casqué de pied en cap, Léo se retrouve totalement immergé dans le milieu du freeride professionnel. En deux saisons, il passe du statut de jeune néophyte à celui de membre exclusif des meilleurs compétiteurs mondiaux.

© D. Daher

« En deux saisons, sans complexe et avec le culot d’un expert, Léo a ainsi franchi toutes les étapes pour intégrer la fine fleur du freeride »

Etre propulsé en si peu de temps sur le devant de la scène et signer avec des sponsors emblématiques est à la fois une très belle consécration et un guêpier. Désormais affublé de l’étiquette de génie précoce, Léo doit retrouver de l’insouciance et ne pas se laisser déborder par des enjeux qui, considérant son jeune âge, demeurent relatifs. Si, comme il l’indique sans état d’âme, l’objectif ultime est la couronne mondiale, il a la tâche de se servir de ses échecs pour construire ses succès futurs. Déterminé, travailleur, mais surtout très bon skieur, il possède toutes les cartes d’un futur grand champion. Son avenir passe par les erreurs de jeunesse et, de ce côté-là, le chamoniard a encore quelques belles années devant lui. Et si Greg Liscot demeure à ses côtés pour son ultime envol, il sait qu’il doit peu à peu s’effacer pour que Léo se forge l’indispensable confiance d’un grand compétiteur. L’aboutissement de leur travail depuis huit saisons transite aussi par là.

© J.BERNARD

Garder la tête froide “Léo a énormément progressé en l’espace d’une saison et il garde une énorme marge de progression. Il rivalise techniquement avec des gars qui ont six ans de plus que lui et c’est aujourd’hui un skieur complet, capable de faire du big mountain comme du backcountry. Par contre, il n’a pas la maturité de ces gars-là et doit apprendre à relativiser les échecs. Il mérite d’être dans le tour, mais il doit encore prendre de la bouteille et être capable d’encaisser ses déceptions”, explique Greg Liscot. Entre l’envie d’être au top et la dure loi comptable du FWT, Léo passe par une nouvelle étape de son apprentissage du haut niveau. “La nouvelle barrière, c’est le mental. Je prends de plus en plus de plaisir à skier, mais il faut que je passe un cap mental”, commente avec lucidité l’intéressé. Il fallait bien que quelque chose se grippe dans une si belle trajectoire.

Superbe enchaînement d’une triple barre rocheuse à Revelstoke. Malheureusement, Léo chutera quelques instants plus tard en tentant un backflip sur le bas du parcours.

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© R. Blong

Backflip à Chamonix. Un sang froid digne d’un compétiteur chevronné

Si son parcours ressemble jusqu’ici à une copie parfaite, Léo va faire la rude expérience du FWT lors des trois premières courses. À Revelstoke, il tombe sur un backflip qui n’était pas indispensable tellement son début de parcours était splendide. À Courmayeur, une petite erreur sur la fin de son run le fait chuter alors qu’il avait à nouveau très bien entamé sa course. Avec deux chutes sur les deux premières épreuves, Léo aborde l’étape de Chamonix avec le compteur des points en ligne de mire et le désir de briller sur ses terres. Cette fois, c’est une réception tassée sur un backflip qui lui coûte de nombreux points et sème le doute dans son esprit. Aujourd’hui, il ne lui reste que deux étapes pour revenir dans les 18 premiers et continuer au sein du championnat l’année prochaine. Sinon, il lui faudra repasser par le championnat FWQ, une perspective que Léo feint ignorer. “Au départ, mon objectif était de finir parmi les 12 premiers pour être qualifié pour Verbier. Mais j’étais peut-être un peu gourmand. Dorénavant je veux rester dans les 18 pour continuer dans le FWT. Rien n’est impossible en ce qui concerne Verbier, mais il y a d’abord cet objectif.”

© D. Daher

Pas de cadeau pour le nouveau Une fois majeur, Léo se lance naturellement sur le FWQ. Il commence par les compétitions ‘Open’ qui peuvent lui donner accès au événement les plus prestigieux du tour qualificatif. En remportant deux compétitions sur quatre, il gagne le droit de concourir sur toutes les compétitions du FWQ. Il saisit cette opportunité et, avec une victoire et une seconde place sur les trois contests auxquels il participe, termine 3ème au général et se qualifie pour le FWT (les cinq premiers du FWQ sont qualifiés la saison suivante sur le FWT, ndlr). En deux saisons, sans complexe et avec le culot d’un expert, Léo a ainsi franchi toutes les étapes pour intégrer la fine fleur du freeride. Dans la foulée de cette performance, il attire les sponsors et change de partenaires pour signer chez deux gros équipementiers, les skis Dynastar et les vêtements The North Face. À tout juste 19 ans, habillé et casqué de pied en cap, Léo se retrouve totalement immergé dans le milieu du freeride professionnel. En deux saisons, il passe du statut de jeune néophyte à celui de membre exclusif des meilleurs compétiteurs mondiaux.

© D. Daher

« En deux saisons, sans complexe et avec le culot d’un expert, Léo a ainsi franchi toutes les étapes pour intégrer la fine fleur du freeride »

Etre propulsé en si peu de temps sur le devant de la scène et signer avec des sponsors emblématiques est à la fois une très belle consécration et un guêpier. Désormais affublé de l’étiquette de génie précoce, Léo doit retrouver de l’insouciance et ne pas se laisser déborder par des enjeux qui, considérant son jeune âge, demeurent relatifs. Si, comme il l’indique sans état d’âme, l’objectif ultime est la couronne mondiale, il a la tâche de se servir de ses échecs pour construire ses succès futurs. Déterminé, travailleur, mais surtout très bon skieur, il possède toutes les cartes d’un futur grand champion. Son avenir passe par les erreurs de jeunesse et, de ce côté-là, le chamoniard a encore quelques belles années devant lui. Et si Greg Liscot demeure à ses côtés pour son ultime envol, il sait qu’il doit peu à peu s’effacer pour que Léo se forge l’indispensable confiance d’un grand compétiteur. L’aboutissement de leur travail depuis huit saisons transite aussi par là.

© J.BERNARD

Garder la tête froide “Léo a énormément progressé en l’espace d’une saison et il garde une énorme marge de progression. Il rivalise techniquement avec des gars qui ont six ans de plus que lui et c’est aujourd’hui un skieur complet, capable de faire du big mountain comme du backcountry. Par contre, il n’a pas la maturité de ces gars-là et doit apprendre à relativiser les échecs. Il mérite d’être dans le tour, mais il doit encore prendre de la bouteille et être capable d’encaisser ses déceptions”, explique Greg Liscot. Entre l’envie d’être au top et la dure loi comptable du FWT, Léo passe par une nouvelle étape de son apprentissage du haut niveau. “La nouvelle barrière, c’est le mental. Je prends de plus en plus de plaisir à skier, mais il faut que je passe un cap mental”, commente avec lucidité l’intéressé. Il fallait bien que quelque chose se grippe dans une si belle trajectoire.

Superbe enchaînement d’une triple barre rocheuse à Revelstoke. Malheureusement, Léo chutera quelques instants plus tard en tentant un backflip sur le bas du parcours.

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EVENT

Freeride World Tour

le sacre d’une nouvelle ère Après trois étapes sur six au moment où nous publions ce numéro, le Freeride World Tour (FWT) semble avoir réalisé la noce idéale en réussissant l’unification des tours nord-américains et européens. Par Antoine Grospiron-Jaccoux

C

e que le monde de la compétition de freeride attendait s’est produit, un tour mondial structuré avec un système de jugement ordonné. Quinze ans après la fondation de l’International Free Skiing Association (IFSA), les épreuves de ski libre en haute montagne abordent une nouvelle étape de leur histoire avec l’unification des deux FWT, le Freeride World Tour européen et le Freeskiing World Tour nord-américain. Ces deux championnats rivaux qui revendiquaient le globe terrestre et sacraient chaque année deux champions et championnes du monde, ont logiquement fini par fusionner après de nombreuses années de guerre des mondes. Désormais, les initiales FWT n’ont plus qu’une seule signification et le freeski s’est fondu dans le freeride, esquissant les contours d’un championnat lisible et crédible. Avec deux gros sponsors, Swatch et The North Face, associé sur toute la durée du championnat, et la volonté de retransmettre les courses en direct, le FWT 2013 a tout pour franchir un nouveau palier médiatique.

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© FWT 2013 / J.BERNARD

© FWT 2013 / BLONG

© FWT 2013 / J.BERNARD

Deux visions de la compétition, l’une ouverte au quidam avec repérage in situ (l’américaine), l’autre réservée à une élite avec repérage à la jumelle (l’européenne), avec chaque année deux champions et championnes du monde à la clef, autant dire le désordre. Doyenne de la mise en place d’un tour structurée, l’organisation américaine IFSA s’était au départ crispée sur ses positions, s’arc-boutant sur sa

© FWT 2013 / J.BERNARD

Deux championnats pour une seule place

« Ces deux championnats rivaux qui revendiquaient le globe terrestre et sacraient chaque année deux champions et championnes du monde, ont logiquement fini par fusionner après de nombreuses années de guerre des mondes. »

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EVENT

Freeride World Tour

le sacre d’une nouvelle ère Après trois étapes sur six au moment où nous publions ce numéro, le Freeride World Tour (FWT) semble avoir réalisé la noce idéale en réussissant l’unification des tours nord-américains et européens. Par Antoine Grospiron-Jaccoux

C

e que le monde de la compétition de freeride attendait s’est produit, un tour mondial structuré avec un système de jugement ordonné. Quinze ans après la fondation de l’International Free Skiing Association (IFSA), les épreuves de ski libre en haute montagne abordent une nouvelle étape de leur histoire avec l’unification des deux FWT, le Freeride World Tour européen et le Freeskiing World Tour nord-américain. Ces deux championnats rivaux qui revendiquaient le globe terrestre et sacraient chaque année deux champions et championnes du monde, ont logiquement fini par fusionner après de nombreuses années de guerre des mondes. Désormais, les initiales FWT n’ont plus qu’une seule signification et le freeski s’est fondu dans le freeride, esquissant les contours d’un championnat lisible et crédible. Avec deux gros sponsors, Swatch et The North Face, associé sur toute la durée du championnat, et la volonté de retransmettre les courses en direct, le FWT 2013 a tout pour franchir un nouveau palier médiatique.

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Deux visions de la compétition, l’une ouverte au quidam avec repérage in situ (l’américaine), l’autre réservée à une élite avec repérage à la jumelle (l’européenne), avec chaque année deux champions et championnes du monde à la clef, autant dire le désordre. Doyenne de la mise en place d’un tour structurée, l’organisation américaine IFSA s’était au départ crispée sur ses positions, s’arc-boutant sur sa

© FWT 2013 / J.BERNARD

Deux championnats pour une seule place

« Ces deux championnats rivaux qui revendiquaient le globe terrestre et sacraient chaque année deux champions et championnes du monde, ont logiquement fini par fusionner après de nombreuses années de guerre des mondes. »

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EVENT Freeski versus freeride

Ce qui a longtemps nuit à la fusion des deux tours concernait la différence d’approche entre les deux circuits. Le système américain découlait d’une philosophie de liberté et d’ouverture propre à la deuxième révolution glisse des années 1990, tandis que le système européen avait pour filiation l’Xtrême de Verbier, une structure beaucoup plus cadrée et sélective issue de la professionnalisation de la discipline au début des années 2000. Il était donc inéluctable que la médiatisation grandissante des compétitions mène à la plus moderne des deux approches, privilégiant un nombre de compétiteurs restreint et des faces préservées. Exit donc les grandes fêtes du ski libre sauce yankee avec des gamins qui se jetaient joyeusement sur des barres rocheuses en mode cascadeurs, des interruptions de streaking qui rythmaient le show ou des faces totalement bosselées après les repérages in situ des compétiteurs. Le FWT est désormais un championnat cadré sur le mode européen, pour le plus grand bonheur des retransmissions vidéos.

© FWT 2013 / D.DAHER

« Ce qui a longtemps nuit à la fusion des deux tours concernait la différence d’approche entre les deux circuits. Le système américain découlait d’une philosophie de liberté et d’ouverture propre à la deuxième révolution glisse des années 1990, tandis que le système européen avait pour filiation l’Xtrême de Verbier, une structure beaucoup plus cadrée et sélective issue de la professionnalisation de la discipline au début des années 2000. »

Concernant le jugement, le système du Freeskiing World Tour a également été rendu obsolète sous couvert de symbiose avec le Freeride World Tour. En effet, le grand retard du tour IFSA était l’absence d’une note d’impression générale sur la ligne d’un rider, note indispensable pour départager des skieurs en fonction du sentiment d’ensemble qu’il ou elle laissait sur les juges. Après avoir fait mine de négocier âprement pour accoucher d’un système de jugement prenant en compte les critères des deux camps, c’est principalement les critères du Freeride World Tour qui ont raflé la mise. Mais par souci de diplomatie, les négociateurs prirent soin de mentionner les critères de ligne et de scores par catégorie qui étaient de mise sur le tour IFSA. Critères qui, sans vouloir paraître cyniques, existaient déjà au sein du Freeride World Tour.

légitimité et refusant de reconsidérer sa méthode. Son mentor et chef juge, Jim Jack, n’avait jamais cédé face à la mécanique parfaitement huilée de l’organisation européenne, faisant monter les enchères en reconduisant chaque année une nouvelle édition du championnat IFSA grâce à des sponsors très fidèles. De son côté, le tour mondial européen, sous la baguette de Nicolas Hale-Wood, l’initiateur de l’Xtrême de Verbier, continuait à s’implanter durablement en Amérique du Nord, faisant passer le tour mondial américain pour ce qu’il était devenu : un tour exclusivement américain.

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© FWT 2013 / J.BERNARD

© FWT 2013 / D.DAHER

L’an passé, Jim Jack est mort avec deux autres éminents skieurs américains dans une énorme avalanche aux abords de la station de Steven Path, dans le nord de l’Etat de Washington. Et bien que les pourparlers entre les deux organisations aient nettement progressé ces dernières années avec notamment des discussions sur un système de notation commun en décembre 2011 et une étape commune aux deux tours en 2012 (Kirkwood), il est difficile de ne pas y voir une tragique coïncidence. Jim Jack avait sans doute accepté inéluctabilité de l’unification sous la pression de la logique financière des sponsors et la logique compétitive des athlètes, mais sa disparition au crépuscule de ce qu’il avait soutenu et défendu pendant tant d’années demeurera comme un terrible coup du sort.

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EVENT Freeski versus freeride

Ce qui a longtemps nuit à la fusion des deux tours concernait la différence d’approche entre les deux circuits. Le système américain découlait d’une philosophie de liberté et d’ouverture propre à la deuxième révolution glisse des années 1990, tandis que le système européen avait pour filiation l’Xtrême de Verbier, une structure beaucoup plus cadrée et sélective issue de la professionnalisation de la discipline au début des années 2000. Il était donc inéluctable que la médiatisation grandissante des compétitions mène à la plus moderne des deux approches, privilégiant un nombre de compétiteurs restreint et des faces préservées. Exit donc les grandes fêtes du ski libre sauce yankee avec des gamins qui se jetaient joyeusement sur des barres rocheuses en mode cascadeurs, des interruptions de streaking qui rythmaient le show ou des faces totalement bosselées après les repérages in situ des compétiteurs. Le FWT est désormais un championnat cadré sur le mode européen, pour le plus grand bonheur des retransmissions vidéos.

© FWT 2013 / D.DAHER

« Ce qui a longtemps nuit à la fusion des deux tours concernait la différence d’approche entre les deux circuits. Le système américain découlait d’une philosophie de liberté et d’ouverture propre à la deuxième révolution glisse des années 1990, tandis que le système européen avait pour filiation l’Xtrême de Verbier, une structure beaucoup plus cadrée et sélective issue de la professionnalisation de la discipline au début des années 2000. »

Concernant le jugement, le système du Freeskiing World Tour a également été rendu obsolète sous couvert de symbiose avec le Freeride World Tour. En effet, le grand retard du tour IFSA était l’absence d’une note d’impression générale sur la ligne d’un rider, note indispensable pour départager des skieurs en fonction du sentiment d’ensemble qu’il ou elle laissait sur les juges. Après avoir fait mine de négocier âprement pour accoucher d’un système de jugement prenant en compte les critères des deux camps, c’est principalement les critères du Freeride World Tour qui ont raflé la mise. Mais par souci de diplomatie, les négociateurs prirent soin de mentionner les critères de ligne et de scores par catégorie qui étaient de mise sur le tour IFSA. Critères qui, sans vouloir paraître cyniques, existaient déjà au sein du Freeride World Tour.

légitimité et refusant de reconsidérer sa méthode. Son mentor et chef juge, Jim Jack, n’avait jamais cédé face à la mécanique parfaitement huilée de l’organisation européenne, faisant monter les enchères en reconduisant chaque année une nouvelle édition du championnat IFSA grâce à des sponsors très fidèles. De son côté, le tour mondial européen, sous la baguette de Nicolas Hale-Wood, l’initiateur de l’Xtrême de Verbier, continuait à s’implanter durablement en Amérique du Nord, faisant passer le tour mondial américain pour ce qu’il était devenu : un tour exclusivement américain.

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© FWT 2013 / D.DAHER

L’an passé, Jim Jack est mort avec deux autres éminents skieurs américains dans une énorme avalanche aux abords de la station de Steven Path, dans le nord de l’Etat de Washington. Et bien que les pourparlers entre les deux organisations aient nettement progressé ces dernières années avec notamment des discussions sur un système de notation commun en décembre 2011 et une étape commune aux deux tours en 2012 (Kirkwood), il est difficile de ne pas y voir une tragique coïncidence. Jim Jack avait sans doute accepté inéluctabilité de l’unification sous la pression de la logique financière des sponsors et la logique compétitive des athlètes, mais sa disparition au crépuscule de ce qu’il avait soutenu et défendu pendant tant d’années demeurera comme un terrible coup du sort.

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VOUS INVITE A

« La grande nouveauté concernant le jugement découle de la retransmission des compétitions en direct. Cette contrainte oblige les juges à donner un score définitif à la fin de chaque run pour que le spectateur puisse connaître le classement immédiat. »

© FWT 2013 / J.BERNARD

© FWT 2013 / J.BERNARD

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La retransmission en direct HD

Chaque année, les retransmissions vidéo s’améliorent et permettent à ce sport de gagner des téléspectateurs. Le nouveau FWT a les moyens de ses ambitions avec de subséquents moyens techniques dont une caméra gyrostabilisée Cineflex montée sur hélicoptère, de nombreux caméramans dans la face et des caméras embarquées par chaque compétiteur. Tout est désormais orienté vers la production vidéo sur internet avec une retransmission en direct grâce à l’hélicoptère et aux caméramans, et des retransmissions différées pour les vidéos embarquées de chaque athlète. Le freeride de compétition débarque ainsi dans la cour du direct avec une production d’images de grand spectacle, ce qui devrait lui permettre d’élargir son audience et son public. Mais le FWT consolide aussi son interactivité internet avec un grand choix de vidéo en différées, dont les fameuses caméras embarquées.

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DATE LIMITE DE RÉCEPTION DES DOSSIERS : 15 MARS 2013

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© FWT 2013 / J.BERNARD

La grande nouveauté concernant le jugement découle de la retransmission des compétitions en direct. Cette contrainte oblige les juges à donner un score définitif à la fin de chaque run pour que le spectateur puisse connaître le classement immédiat. Auparavant, les juges pouvaient revenir sur leurs notes en fonction de leur souvenir, rabaisser ou augmenter la note des premiers dossards par rapport aux performances des suivants. Avec le direct, ce retour en arrière n’est plus possible et les juges doivent être extrêmement pointilleux sur leurs appréciations pour ne pas faire d’erreur. Cette nouvelle méthode est amenée à provoquer des injustices entre les concurrents, mais c’est la dure loi du direct.

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VOUS INVITE A

« La grande nouveauté concernant le jugement découle de la retransmission des compétitions en direct. Cette contrainte oblige les juges à donner un score définitif à la fin de chaque run pour que le spectateur puisse connaître le classement immédiat. »

© FWT 2013 / J.BERNARD

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realiseR votre reve d expe

La retransmission en direct HD

Chaque année, les retransmissions vidéo s’améliorent et permettent à ce sport de gagner des téléspectateurs. Le nouveau FWT a les moyens de ses ambitions avec de subséquents moyens techniques dont une caméra gyrostabilisée Cineflex montée sur hélicoptère, de nombreux caméramans dans la face et des caméras embarquées par chaque compétiteur. Tout est désormais orienté vers la production vidéo sur internet avec une retransmission en direct grâce à l’hélicoptère et aux caméramans, et des retransmissions différées pour les vidéos embarquées de chaque athlète. Le freeride de compétition débarque ainsi dans la cour du direct avec une production d’images de grand spectacle, ce qui devrait lui permettre d’élargir son audience et son public. Mais le FWT consolide aussi son interactivité internet avec un grand choix de vidéo en différées, dont les fameuses caméras embarquées.

www.MILLET.FR VOUS AVEZ L’ÉTOFFE D’UN AVENTURIER... PROPOSEZ NOUS UN TRIP SKI ORIGINAL, SEUL OU EN ÉQUIPE. VOUS RÉALISEREZ PEUT ÊTRE VOTRE RÊVE D’EXPÉ, AVEC LE SOUTIEN DES PARTENAIRES DU MILLET EXPEDITION PROJECT.

DATE LIMITE DE RÉCEPTION DES DOSSIERS : 15 MARS 2013

NUMERO 62

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© FWT 2013 / J.BERNARD

La grande nouveauté concernant le jugement découle de la retransmission des compétitions en direct. Cette contrainte oblige les juges à donner un score définitif à la fin de chaque run pour que le spectateur puisse connaître le classement immédiat. Auparavant, les juges pouvaient revenir sur leurs notes en fonction de leur souvenir, rabaisser ou augmenter la note des premiers dossards par rapport aux performances des suivants. Avec le direct, ce retour en arrière n’est plus possible et les juges doivent être extrêmement pointilleux sur leurs appréciations pour ne pas faire d’erreur. Cette nouvelle méthode est amenée à provoquer des injustices entre les concurrents, mais c’est la dure loi du direct.

candidaTures sur

t e M o nt

© FWT 2013 / J.BERNARD

EVENT

Un début de saison prometteur

© Chip Kalback / Seb Viardot

Le mois de janvier 2013 a vu le nouveau tour unifié démarrer sur les chapeaux de roue avec trois étapes - Kirkwood, Courmayeur et Chamonix – de grande qualité. Comme pour annoncer des lendemains qui chantent, ces trois étapes ont toutes bénéficié de conditions tout à fait décentes en termes de qualité de neige et d’ensoleillement. L’Américain Drew Tabke, champion du tour IFSA 2011, et la Suédoise Christine Hargin, tenante du titre sur le Freeride World Tour 2012, ont survolé ce début de championnat et sont largement en tête après les trois premières épreuves. Mais il faudra encore attendre les deux prochaines courses de Kirkwood aux Etats-Unis et Fieberbrunn en Autriche pour savoir qui seront les douze garçons et cinq filles qualifiés pour la finale de Verbier en Suisse. Derrière les leaders, la bataille fait rage pour rentrer dans les douze et cinq meilleurs et participer à la finale, mais également pour demeurer parmi les dix-huit premiers garçons et sept premières filles afin de se qualifier d’office pour le FWT 2014. Pour les autres, il faudra repasser par les Freeride World Qualifier (FWQ). Près de 40 étapes du FWQ classées selon un système d’étoiles sont organisées à travers le monde jusqu’à fin avril et permettent à quatre skieurs et trois skieuses d’accéder au FWT. Mais chaque chose en son temps. Ski Time vous fera un bilan complet de la saison 2013 à l’automne prochain pour que vous puissiez aborder la saison 2014 avec les compétences d’un véritable expert du freeride de compétition.

Mirjam Jaeger - Ski Freestyle - Avec le modèle Nova

UN ÉCRAN POUR TOUTES LES CONDITIONS

Modulator

© FWT 2013 / D.DAHER

© FWT 2013 / J.ANTONIUK

LA TECHNOLOGIE PHOTOCHROMIQUE

30

NUMERO 62

ÉCRAN FONCÉ PAR FORTE 15% LUMINOSITÉ VLT*

ÉCRAN CLAIR PAR FAIBLE LUMINOSITÉ

CAT.3

*

VLT : % de transmission de la lumière visible

A la pointe de la technologie, le Modulator™ est un écran à fort contraste. Sensible à la lumière, sa densité de teinte change en fonction des conditions de luminosité. Cette technologie photochromique avancée s’adapte à votre environnement pour que vos yeux n’aient pas à le faire. Ecran Modulator™ Citrus Gun disponible sur les modèles Nova, Monarch, Y6 OTG

45%* VLT CAT.1

bolle.com

Rejoignez la communauté Bollé Performance Eyewear

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EVENT

Un début de saison prometteur

© Chip Kalback / Seb Viardot

Le mois de janvier 2013 a vu le nouveau tour unifié démarrer sur les chapeaux de roue avec trois étapes - Kirkwood, Courmayeur et Chamonix – de grande qualité. Comme pour annoncer des lendemains qui chantent, ces trois étapes ont toutes bénéficié de conditions tout à fait décentes en termes de qualité de neige et d’ensoleillement. L’Américain Drew Tabke, champion du tour IFSA 2011, et la Suédoise Christine Hargin, tenante du titre sur le Freeride World Tour 2012, ont survolé ce début de championnat et sont largement en tête après les trois premières épreuves. Mais il faudra encore attendre les deux prochaines courses de Kirkwood aux Etats-Unis et Fieberbrunn en Autriche pour savoir qui seront les douze garçons et cinq filles qualifiés pour la finale de Verbier en Suisse. Derrière les leaders, la bataille fait rage pour rentrer dans les douze et cinq meilleurs et participer à la finale, mais également pour demeurer parmi les dix-huit premiers garçons et sept premières filles afin de se qualifier d’office pour le FWT 2014. Pour les autres, il faudra repasser par les Freeride World Qualifier (FWQ). Près de 40 étapes du FWQ classées selon un système d’étoiles sont organisées à travers le monde jusqu’à fin avril et permettent à quatre skieurs et trois skieuses d’accéder au FWT. Mais chaque chose en son temps. Ski Time vous fera un bilan complet de la saison 2013 à l’automne prochain pour que vous puissiez aborder la saison 2014 avec les compétences d’un véritable expert du freeride de compétition.

Mirjam Jaeger - Ski Freestyle - Avec le modèle Nova

UN ÉCRAN POUR TOUTES LES CONDITIONS

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LA TECHNOLOGIE PHOTOCHROMIQUE

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ÉCRAN FONCÉ PAR FORTE 15% LUMINOSITÉ VLT*

ÉCRAN CLAIR PAR FAIBLE LUMINOSITÉ

CAT.3

*

VLT : % de transmission de la lumière visible

A la pointe de la technologie, le Modulator™ est un écran à fort contraste. Sensible à la lumière, sa densité de teinte change en fonction des conditions de luminosité. Cette technologie photochromique avancée s’adapte à votre environnement pour que vos yeux n’aient pas à le faire. Ecran Modulator™ Citrus Gun disponible sur les modèles Nova, Monarch, Y6 OTG

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SKI TRIP

Pfffff !!! Chérie il faut encore que je déneige la maison.

Willkommen in Hochfügen

Le photographe Didier «Doud» Sastourné est parti tâter les pentes enneigées de Hochfügen en Autriche, avec trois riders et un caméraman. Au programme : Texte & Photos : Didier Sastourné pentes raides et runs en forêt… Suivez le guide !

P

artis de France après de très jolies choses faites sur La Plagne, Méribel et Courchevel. Cyril Barat, Damien Chailloux, Timy Théaux, Arnaud Thomas (le caméraman) et moi-même, étions après un long voyage de nuit, à Innsbruck. Il nous restait encore une heure de route pour arriver dans la station qu’un ami nous avait indiquée : Hochfügen, reliée à Hochzillertal dans la vallée de Zillertal offre 180 km de pistes et un domaine freeride incroyable, entre runs de sapins et pentes raides. Ce domaine offre vraiment la possibilité de skier et de se faire plaisir à tout niveau ainsi que dans toutes les conditions météo. Plus nous approchons et plus on se rend compte que c’est gavé de neige. Dès notre descente de voiture nous sommes

32

NUMERO 62

tous tombés sous le charme d’une face dominant la station. Une face vraiment raide et pétrifiée de neige. Dès lors elle était devenue l’objectif de notre séjour… Il est 10h00, nous commençons à faire le tour de la station en compagnie de Matthias, l’organisateur du FWQ (Freeride World Qualifier) de Hochfügen “The Big Mountain Open”. Plus nous avançons dans la journée, plus nous découvrons l’énorme potentiel de cette station. Hochfügen propose en effet une grande palette de faces et d’expositions. La grandeur du domaine, relié à Hochzillertal, permet de faire des runs d’une longueur variant de 600 à 1000m de dénivelé. C’est donc avec plaisir que nous profitons de cette journée mi-figue mi-raisin pour découvrir les forêts et les pentes de Hochfügen.

Cyril : Gavage de fin de journée sur « Spitzlahn »

NUMERO 62

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SKI TRIP

Pfffff !!! Chérie il faut encore que je déneige la maison.

Willkommen in Hochfügen

Le photographe Didier «Doud» Sastourné est parti tâter les pentes enneigées de Hochfügen en Autriche, avec trois riders et un caméraman. Au programme : Texte & Photos : Didier Sastourné pentes raides et runs en forêt… Suivez le guide !

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artis de France après de très jolies choses faites sur La Plagne, Méribel et Courchevel. Cyril Barat, Damien Chailloux, Timy Théaux, Arnaud Thomas (le caméraman) et moi-même, étions après un long voyage de nuit, à Innsbruck. Il nous restait encore une heure de route pour arriver dans la station qu’un ami nous avait indiquée : Hochfügen, reliée à Hochzillertal dans la vallée de Zillertal offre 180 km de pistes et un domaine freeride incroyable, entre runs de sapins et pentes raides. Ce domaine offre vraiment la possibilité de skier et de se faire plaisir à tout niveau ainsi que dans toutes les conditions météo. Plus nous approchons et plus on se rend compte que c’est gavé de neige. Dès notre descente de voiture nous sommes

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tous tombés sous le charme d’une face dominant la station. Une face vraiment raide et pétrifiée de neige. Dès lors elle était devenue l’objectif de notre séjour… Il est 10h00, nous commençons à faire le tour de la station en compagnie de Matthias, l’organisateur du FWQ (Freeride World Qualifier) de Hochfügen “The Big Mountain Open”. Plus nous avançons dans la journée, plus nous découvrons l’énorme potentiel de cette station. Hochfügen propose en effet une grande palette de faces et d’expositions. La grandeur du domaine, relié à Hochzillertal, permet de faire des runs d’une longueur variant de 600 à 1000m de dénivelé. C’est donc avec plaisir que nous profitons de cette journée mi-figue mi-raisin pour découvrir les forêts et les pentes de Hochfügen.

Cyril : Gavage de fin de journée sur « Spitzlahn »

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SKI TRIP

La bière à l’autrichienne... À la fermeture des remontées, nous nous rendons dans un des seuls établissements de la station “haute” pour éliminer l’acide lactique avec une bonne bière. Mais c’était sans compter sur la grosseur des bières en Autriche… Le Kristallbar nous permettra de découvrir les talents de “planteur de Clous dans un tronc d’arbre de Cyril”, qui après quelques bières et avec sa tremblodite aiguë sera capable de se planter un clou dans la main. Ce fut une journée bien remplie.

Tymi : run en forêt

Le lendemain matin, lever aux aurores : il est tombé 30 cm de fraîche dans la nuit ! Nous partons skier en forêt. Nous avons plus de visibilité ; nous trouvons des spots avec du dénivelé, de la pente, des pilows à rider, mais aussi pas mal de rochers et des barres à sauter. Nos passages se succèdent et ne se ressemblent jamais. Nous décidons de partir explorer le côté Ouest de la station qui propose plus de dénivelé. Attention tout de même à ne pas vous perdre en arrivant sur la rivière qui délimite la fin du versant. Nous passerons donc notre journée à «trafoller» les forêts de la station. Malgré le mauvais temps, quelques troués de nuages nous permettront de voir plus précisément la face tant convoitée et dénommée “Spitzlahn”.

« Il nous faudra tout de même en découdre avec les riders locaux, car les Autrichiens délaissent de plus en plus leurs skis de slalom pour de gros paLins de freeride…? »

Damien : full speed

34

NUMERO 62

Après une grosse journée de ride sans déjeuner, nous attendons avec impatience et appréhension le moment du dîner. Appréhension car les cartes sont en allemand… Et comme nous ne maitrisons pas vraiment la langue de Nietzsche, il nous faut jouer de stratagème pour ne pas manger des saucisses tous les soirs. Un de ces stratagèmes fut de choisir au hasard le plat que mangerait son voisin. Nous nous sommes retrouvés plus d’un soir avec des plats étranges sous la fourchette, comme Timy et son Zwiebelrostbraten ou encore le fameux dessert Knödel Marillenknödel, sorte de demi-boule de brioche fourrée baignant dans le crème… Parfait après un petit Pariser Schnitzel… Ce qui me valait une belle crise de foie. Cette nuit là nous avons pris 40 cm de plus, et surprise le lendemain ; le beau temps est de retour et pour nous tout un domaine vierge de traces… Il nous faudra tout de même en découdre avec les riders locaux, car les Autrichiens délaissent de plus en plus leurs skis de slalom pour de gros palins de freeride… Et il y a du niveau dans la station ! Malgré tout, il y aura assez de place pour que tout le monde puisse faire ses petits runs de pow… Ce jour-là nous irons faire quelques runs sur la face qui accueille le FWQ. D’ailleurs, nous avons eu échos des passages remarqués des Français, venus en nombre pour tenter de marquer des points pour rentrer sur le FWT.

Tymi : retour station

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SKI TRIP

La bière à l’autrichienne... À la fermeture des remontées, nous nous rendons dans un des seuls établissements de la station “haute” pour éliminer l’acide lactique avec une bonne bière. Mais c’était sans compter sur la grosseur des bières en Autriche… Le Kristallbar nous permettra de découvrir les talents de “planteur de Clous dans un tronc d’arbre de Cyril”, qui après quelques bières et avec sa tremblodite aiguë sera capable de se planter un clou dans la main. Ce fut une journée bien remplie.

Tymi : run en forêt

Le lendemain matin, lever aux aurores : il est tombé 30 cm de fraîche dans la nuit ! Nous partons skier en forêt. Nous avons plus de visibilité ; nous trouvons des spots avec du dénivelé, de la pente, des pilows à rider, mais aussi pas mal de rochers et des barres à sauter. Nos passages se succèdent et ne se ressemblent jamais. Nous décidons de partir explorer le côté Ouest de la station qui propose plus de dénivelé. Attention tout de même à ne pas vous perdre en arrivant sur la rivière qui délimite la fin du versant. Nous passerons donc notre journée à «trafoller» les forêts de la station. Malgré le mauvais temps, quelques troués de nuages nous permettront de voir plus précisément la face tant convoitée et dénommée “Spitzlahn”.

« Il nous faudra tout de même en découdre avec les riders locaux, car les Autrichiens délaissent de plus en plus leurs skis de slalom pour de gros paLins de freeride…? »

Damien : full speed

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Après une grosse journée de ride sans déjeuner, nous attendons avec impatience et appréhension le moment du dîner. Appréhension car les cartes sont en allemand… Et comme nous ne maitrisons pas vraiment la langue de Nietzsche, il nous faut jouer de stratagème pour ne pas manger des saucisses tous les soirs. Un de ces stratagèmes fut de choisir au hasard le plat que mangerait son voisin. Nous nous sommes retrouvés plus d’un soir avec des plats étranges sous la fourchette, comme Timy et son Zwiebelrostbraten ou encore le fameux dessert Knödel Marillenknödel, sorte de demi-boule de brioche fourrée baignant dans le crème… Parfait après un petit Pariser Schnitzel… Ce qui me valait une belle crise de foie. Cette nuit là nous avons pris 40 cm de plus, et surprise le lendemain ; le beau temps est de retour et pour nous tout un domaine vierge de traces… Il nous faudra tout de même en découdre avec les riders locaux, car les Autrichiens délaissent de plus en plus leurs skis de slalom pour de gros palins de freeride… Et il y a du niveau dans la station ! Malgré tout, il y aura assez de place pour que tout le monde puisse faire ses petits runs de pow… Ce jour-là nous irons faire quelques runs sur la face qui accueille le FWQ. D’ailleurs, nous avons eu échos des passages remarqués des Français, venus en nombre pour tenter de marquer des points pour rentrer sur le FWT.

Tymi : retour station

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SKI TRIP

Cyril : shooting de nuit

Enfin l’objectif : Spitzlahn Toute la journée nous n’avons eu qu’une envie : aller rider Spitzlahn. Mais les locaux nous avaient un peu refroidis en nous parlant des grosses conditions d’enneigement et du risque important d’avalanche. En fin de journée, l’envie était trop grande pour rentrer sans mettre les skis dans cette superbe face. Cyril, Timy et Damien partirent donc sur les premières contre-pentes pour se faire une idée de la stabilité du manteau neigeux. Étant donné la pente, la face s’était naturellement purgée pendant les chutes de neige. Le lendemain, après la première approche de la veille, nous décidons de nous rendre au sommet de cette face convoitée toute la semaine. Il nous faudra une grosse heure de marche pour nous rendre au départ. Une des grandes difficultés de

cette face fut de retranscrire depuis le sommet notre repérage des jours précédents. En effet la face commençant par un dôme suivi d’une franche rupture de pente, il nous était difficile de nous repérer pour rentrer dans les couloirs voulus. Une fois arrivés dans la partie plus raide, nous nous sommes rendus compte que malgré la purge naturelle, les sloughs coulaient vite derrière nous... Après quatre runs sur cette superbe face, il était temps pour nous de commencer à faire nos valises et de remettre les pieds sur terre avant de reprendre la route. Nous repartirons de cette petite station le coeur rempli d’émotions en sachant que nous avons le meilleur ski de notre hiver dans les pattes. Une destination que nous conseillons à tous les riders…

Cyril : run sur « Spitzlahn »

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Cyril : shooting de nuit

Enfin l’objectif : Spitzlahn Toute la journée nous n’avons eu qu’une envie : aller rider Spitzlahn. Mais les locaux nous avaient un peu refroidis en nous parlant des grosses conditions d’enneigement et du risque important d’avalanche. En fin de journée, l’envie était trop grande pour rentrer sans mettre les skis dans cette superbe face. Cyril, Timy et Damien partirent donc sur les premières contre-pentes pour se faire une idée de la stabilité du manteau neigeux. Étant donné la pente, la face s’était naturellement purgée pendant les chutes de neige. Le lendemain, après la première approche de la veille, nous décidons de nous rendre au sommet de cette face convoitée toute la semaine. Il nous faudra une grosse heure de marche pour nous rendre au départ. Une des grandes difficultés de

cette face fut de retranscrire depuis le sommet notre repérage des jours précédents. En effet la face commençant par un dôme suivi d’une franche rupture de pente, il nous était difficile de nous repérer pour rentrer dans les couloirs voulus. Une fois arrivés dans la partie plus raide, nous nous sommes rendus compte que malgré la purge naturelle, les sloughs coulaient vite derrière nous... Après quatre runs sur cette superbe face, il était temps pour nous de commencer à faire nos valises et de remettre les pieds sur terre avant de reprendre la route. Nous repartirons de cette petite station le coeur rempli d’émotions en sachant que nous avons le meilleur ski de notre hiver dans les pattes. Une destination que nous conseillons à tous les riders…

Cyril : run sur « Spitzlahn »

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SKI TRIP

Petite vue sur la vallée.

Damien : petit saut de barre en forêt.

Infos pratiques Hochfügen Forfait : 45 € / jour Hôtel : 47 € / nuit en moyenne Dîner : 15 € / pers en moyenne Bière : 3 € le demi-litre au Kristallbar… Attention ce bar ferme à 22h, bon plan pour une petite bière après une bonne journée de ski.

Tymi : gros turn sur « Spitzlathn »

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NUMERO 62

Petit plus, La station fournit gratuitement une “Freeride Map” (carte IGN des alentours) qui vous permettra d’optimiser vos runs et de bien les choisir.

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Petite vue sur la vallée.

Damien : petit saut de barre en forêt.

Infos pratiques Hochfügen Forfait : 45 € / jour Hôtel : 47 € / nuit en moyenne Dîner : 15 € / pers en moyenne Bière : 3 € le demi-litre au Kristallbar… Attention ce bar ferme à 22h, bon plan pour une petite bière après une bonne journée de ski.

Tymi : gros turn sur « Spitzlathn »

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Petit plus, La station fournit gratuitement une “Freeride Map” (carte IGN des alentours) qui vous permettra d’optimiser vos runs et de bien les choisir.

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CADEAU Thierry en plein travail.

L

e Photo Annual Fluid paru en décembre est encore disponible*. Pour vous mettre l’eau à la bouche, Ski time publie l’un des sujets de ce numéro, soit la vie et l’oeuvre de Thierry Donnard contée par Antoine Grospiron-Jaccoux.

© Nicolas Joly

Passionné, déterminé... et hâbleur

40

NUMERO 62

« Est-ce que tu es capable, à 46 ans, de faire une face extrême, mais sans la déraper, de la skier vite en faisant de beaux virages sans t’arrêter ?! » L’interview vient à peine de commencer et Thierry parle de sa descente de l’Amône de 2006. Cette entrée en matière traduit deux traits caractéristiques du réalisateur : un besoin constant de se légitimer auprès de l’univers ‘glisse’ et l’emploi décomplexé du terme ‘extrême’. Cette propension à se mettre en avant a le don d’agacer dans un milieu où l’humilité doit être la règle, à condition qu’on parle de vous. Certes, si on l’écoutait, Thierry aurait sacrifié une carrière prédestinée dans le ski de compétition, ouvert des pentes extraordinaires et conseillé les meilleurs. Cependant, si Thierry ne peut s’empêcher de rêver de sa légende, il faut rendre au gars originaire du petit village de Chateau-Rougemont dans les Vosges, les lauriers d’une détermination infatigable. Qui peut aujourd’hui se vanter de sortir, depuis plus de 20 ans, des longs métrages de glisse diffusés en salle de cinéma ? Arrivé au collège de Chamonix pour intégrer la section sport-études ski, le jeune Vosgien réalise deux rêves : faire du ski alpin et vivre à Chamonix. « Quand je suis arrivé pour la première fois à Cham’, ça a été une révélation. J’ai trouvé ces montagnes tellement puissantes, tellement fortes. Je me suis dit : je veux faire ma vie ici ! » Logeant dans des familles d’accueil, il se donne corps et âme à sa passion du ski. Bon skieur et surtout très déterminé, il trimbale son enthousiasme dans la benne des Grands Montets. C’est à cette époque qu’il rencontre les précurseurs des nouvelles glisses. « En 76, j’ai rencontré Maritxu Darrigrand (fondatrice de Roxy, elle importa les premiers monoskis en France, ndlr), Jacques Albert (surfer, shaper entre autres pour la licence Lightning Bolt) et un dingo qui s’appelait Yves Bessas (fondateur d’Huaina, initiateur des Nuits de la Glisse). J’étais gosse et je me suis lié d’amitié avec eux. Ils skiaient aux Grands Montets et ils étaient habillés différemment. Grâce à eux, j’ai rencontré un univers totalement nouveau. » Voilà comment le jeune Donard fait ses premiers pas dans l’univers de la révolution glisse et commence à côtoyer le cercle des légendes du moment, tels Pierre Poncet, Philippe Lecadre ou Alain Revel. Et quand l’illustre réalisateur États-uniens Dick Barrymore arrive à Chamonix pour filmer les premiers monoskieurs Français, Thierry est sollicité pour tourner des séquences. Il va ainsi participer à trois tournages

de Barrymore : ‘Twenty Years of Skiing’, ‘Rendez-Vous à Tignes’ et ‘Ski Sauvage’. Après cette période de découverte qui a ouvert son champ des possibles, Thierry décide de renoncer au circuit FIS et s’engage dans le World Pro Skiing. Entre 1980 et 1985, il participe aux championnats américain, européen puis japonais. « Le ski alpin, c’est un sport de “butch“ et ça ne me plaisait plus, alors je suis parti. J’avais sans doute les moyens d’aller loin dans le système classique, mais je me suis dit que le circuit pro était fait pour moi. Je me suis donc retrouvé aux Etats-Unis sans savoir parler un mot d’anglais. Le seul mot que je savais dire, c’était : I don’t care. » C’est également à cette période, qu’il se lance dans la production. « J’ai commencé à faire de la production en 82, en même temps que je skiais. Puis de plus en plus et, en 86, je ne faisais pratiquement plus que ça, à par certaines courses pour le fun. Ensuite, en 88, j’ai monté une boite de prod aux USA, MGA, et ensuite les années suivantes, le concept Pushing the Limits. Deux documentaires de 52 minutes et une série TV de programmes courts de 60 épisodes, diffusés par France Télévision, notamment juste avant la cérémonie d’ouverture des Jeux d’Albertville en 92. Les sports extrêmes venaient de toucher le grand public ! »

Ils skiaient aux Grands Montets et ils étaient habillés différemment Dix ans de carrière entre circuit pro et début dans l’audiovisuel, une période sur laquelle le temps semble avoir filé à la vitesse grand V. Un passage de skieur à producteur puis à cadreur, où tout s’enchaine très vite : « au début des années 80, je produisais les films dans lesquels je skiais. Et puis, un jour, le caméraman n’était pas là. C’était un gars qui était toujours en retard… Du coup, j’ai dit : c’est bon, c’est moi qui vais prendre la caméra. Et, depuis, ça n’a jamais changé ». Avec Thierry, les choses vont parfois tellement vite qu’on ne sait plus ce qui s’est passé. On pourra néanmoins se souvenir de certaines séquences de Pushing the Limits 1 et 2 qui ont marqué l’iconographie de l’extrême, dont le célèbre saut du surfeur d’argent avec Laurent Bouquet dans le rôle du super héros, ou encore les sauts en B.A.S.E. de Dominique Gleizes depuis l’Eiger et les Drus. Ces performances, ramenées au matériel de l’époque, sont de sacrés exploits, où l’extrême prend toute sa démesure.

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CADEAU Thierry en plein travail.

L

e Photo Annual Fluid paru en décembre est encore disponible*. Pour vous mettre l’eau à la bouche, Ski time publie l’un des sujets de ce numéro, soit la vie et l’oeuvre de Thierry Donnard contée par Antoine Grospiron-Jaccoux.

© Nicolas Joly

Passionné, déterminé... et hâbleur

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« Est-ce que tu es capable, à 46 ans, de faire une face extrême, mais sans la déraper, de la skier vite en faisant de beaux virages sans t’arrêter ?! » L’interview vient à peine de commencer et Thierry parle de sa descente de l’Amône de 2006. Cette entrée en matière traduit deux traits caractéristiques du réalisateur : un besoin constant de se légitimer auprès de l’univers ‘glisse’ et l’emploi décomplexé du terme ‘extrême’. Cette propension à se mettre en avant a le don d’agacer dans un milieu où l’humilité doit être la règle, à condition qu’on parle de vous. Certes, si on l’écoutait, Thierry aurait sacrifié une carrière prédestinée dans le ski de compétition, ouvert des pentes extraordinaires et conseillé les meilleurs. Cependant, si Thierry ne peut s’empêcher de rêver de sa légende, il faut rendre au gars originaire du petit village de Chateau-Rougemont dans les Vosges, les lauriers d’une détermination infatigable. Qui peut aujourd’hui se vanter de sortir, depuis plus de 20 ans, des longs métrages de glisse diffusés en salle de cinéma ? Arrivé au collège de Chamonix pour intégrer la section sport-études ski, le jeune Vosgien réalise deux rêves : faire du ski alpin et vivre à Chamonix. « Quand je suis arrivé pour la première fois à Cham’, ça a été une révélation. J’ai trouvé ces montagnes tellement puissantes, tellement fortes. Je me suis dit : je veux faire ma vie ici ! » Logeant dans des familles d’accueil, il se donne corps et âme à sa passion du ski. Bon skieur et surtout très déterminé, il trimbale son enthousiasme dans la benne des Grands Montets. C’est à cette époque qu’il rencontre les précurseurs des nouvelles glisses. « En 76, j’ai rencontré Maritxu Darrigrand (fondatrice de Roxy, elle importa les premiers monoskis en France, ndlr), Jacques Albert (surfer, shaper entre autres pour la licence Lightning Bolt) et un dingo qui s’appelait Yves Bessas (fondateur d’Huaina, initiateur des Nuits de la Glisse). J’étais gosse et je me suis lié d’amitié avec eux. Ils skiaient aux Grands Montets et ils étaient habillés différemment. Grâce à eux, j’ai rencontré un univers totalement nouveau. » Voilà comment le jeune Donard fait ses premiers pas dans l’univers de la révolution glisse et commence à côtoyer le cercle des légendes du moment, tels Pierre Poncet, Philippe Lecadre ou Alain Revel. Et quand l’illustre réalisateur États-uniens Dick Barrymore arrive à Chamonix pour filmer les premiers monoskieurs Français, Thierry est sollicité pour tourner des séquences. Il va ainsi participer à trois tournages

de Barrymore : ‘Twenty Years of Skiing’, ‘Rendez-Vous à Tignes’ et ‘Ski Sauvage’. Après cette période de découverte qui a ouvert son champ des possibles, Thierry décide de renoncer au circuit FIS et s’engage dans le World Pro Skiing. Entre 1980 et 1985, il participe aux championnats américain, européen puis japonais. « Le ski alpin, c’est un sport de “butch“ et ça ne me plaisait plus, alors je suis parti. J’avais sans doute les moyens d’aller loin dans le système classique, mais je me suis dit que le circuit pro était fait pour moi. Je me suis donc retrouvé aux Etats-Unis sans savoir parler un mot d’anglais. Le seul mot que je savais dire, c’était : I don’t care. » C’est également à cette période, qu’il se lance dans la production. « J’ai commencé à faire de la production en 82, en même temps que je skiais. Puis de plus en plus et, en 86, je ne faisais pratiquement plus que ça, à par certaines courses pour le fun. Ensuite, en 88, j’ai monté une boite de prod aux USA, MGA, et ensuite les années suivantes, le concept Pushing the Limits. Deux documentaires de 52 minutes et une série TV de programmes courts de 60 épisodes, diffusés par France Télévision, notamment juste avant la cérémonie d’ouverture des Jeux d’Albertville en 92. Les sports extrêmes venaient de toucher le grand public ! »

Ils skiaient aux Grands Montets et ils étaient habillés différemment Dix ans de carrière entre circuit pro et début dans l’audiovisuel, une période sur laquelle le temps semble avoir filé à la vitesse grand V. Un passage de skieur à producteur puis à cadreur, où tout s’enchaine très vite : « au début des années 80, je produisais les films dans lesquels je skiais. Et puis, un jour, le caméraman n’était pas là. C’était un gars qui était toujours en retard… Du coup, j’ai dit : c’est bon, c’est moi qui vais prendre la caméra. Et, depuis, ça n’a jamais changé ». Avec Thierry, les choses vont parfois tellement vite qu’on ne sait plus ce qui s’est passé. On pourra néanmoins se souvenir de certaines séquences de Pushing the Limits 1 et 2 qui ont marqué l’iconographie de l’extrême, dont le célèbre saut du surfeur d’argent avec Laurent Bouquet dans le rôle du super héros, ou encore les sauts en B.A.S.E. de Dominique Gleizes depuis l’Eiger et les Drus. Ces performances, ramenées au matériel de l’époque, sont de sacrés exploits, où l’extrême prend toute sa démesure.

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CADEAU

Au milieu des années 1990, si les grands défricheurs de l’extrême ne font plus recette, l’explosion du freeride et du freestyle sur neige, mais également l’apparition des wingsuits en chute libre et en B.A.S.E. jump, le parapente acrobatique et la course aux vagues géantes en surf vont permettre au réalisateur de tourner des images qui font honneur au concept initial des Nuits. Alors que l’époque est à la spécialisation, chaque discipline ayant ses magazines et ses films, lui continue à croire dans l’extrême métissé qui a fait le succès de La Nuit de la Glisse. Il s’associe avec le grand réalisateur de skimovies Warren Miller pour avoir accès à sa banque d’image, cherche à asseoir la réputation de ses productions en étant distribué dans les cinémas, et emmagasine des images tous azimuts. Il collabore avec Rip Curl pour créer le Mountain Challenge, une compétition réunissant les meilleurs freeriders et un bon budget hélico, profite du tout pour mettre en boite de belles séquences pour La Nuit de la Glisse. Réalisant une fois encore ce qu’il sait le mieux faire :

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NUMERO 57

À chaque nouvel opus de La Nuit de la Glisse, le réalisateur arrive à sortir quelques sessions d’exceptions. Surf tracté par hélicoptère à Hawaï, aux tout débuts du Tow-in, gros sauts de barres rocheuses, windsurfers dans des vagues géantes, parachutiste torse-nu en position du lotus, soul flyers au ras des montagnes... Ces images permettent de faire chaque fois la promotion d’un nouveau long métrage. S’il n’a pas assez d’images, il en achète à d’autres, puise dans les archives, et, invariablement, réussit à sortir un film de 90 minutes qu’il présente au Grand Rex à Paris, puis dans de nombreuses salles de cinéma à travers l’Europe. Un véritable exploit, renouvelé année après année, dans un monde numérique où la concurrence est féroce avec l’arrivée des nouvelles technologies et de jeunes réalisateurs talentueux rivalisant de trouvailles. L’un des traits caractéristiques de Thierry est l’adaptation. Il est capable d’une fulgurante flexibilité. S’il faut passer de la pellicule au numérique, il s’y colle. Si la mode est à la 3D, il fait un film en 3D. Si la mode est à l’écologie, va pour un

Une production MGA devenue culte : Hibernator.

Skieur avant tout

« Le ski, c’est un sport de liberté. Si tu y réfléchis : quand la neige tombe, tu es comme un gosse. Puis, c’est tout blanc, et là, tu prends des trucs en bois et ça devient le prolongement de tes pieds. Tu peux glisser sur la neige, sans aucune contrainte mécanique », s’exclame Thierry avec des yeux rieurs. Si l’on doit lui reconnaître deux passions, ce sont celles du ski, qui forge l’origine de sa passion pour les sports de glisse, et de l’image, qui lui permet de tenter de saisir l’essence de cette passion. « Ce n’est pas l’outil qui fait le film. Demain, tu me files un IPhone, je peux faire un film avec. Le truc, c’est de sentir l’outil. Dans tous les sens du terme. Que tu le sentes bien dans ta main, qu’il te passionne, pour que tu puisses bien travailler avec. Quelque part, je suis un peu un artisan et je ne peux pas me retrouver avec un mauvais marteau et un mauvais burin ! Une caméra, c’est long à apprivoiser, à en comprendre les réglages. Une fois que tu l’as en main, c’est ça qui fera la différence, plus que les réglages électroniques du tout dernier modèle HD. L’outil doit correspondre à ce que tu veux filmer. Or, jusqu’à présent, jusqu’à il y a trois ou quatre ans, les caméras digitales étaient vraiment limitées pour le cinéma. On avait de petits capteurs, c’était lourd. Et là, d’un seul coup, ça commence à vraiment changer, notamment grâce à Canon et à Red. Et le monde de l’image, c’est un monde que j’aime, comme le monde du ski, et j’y ai transposé ce que j’ai vu dans le ski, l’émergence des nouvelles glisses. » Puis le voilà qui parle de chocolat chaud après une journée en forêt en début de saison. Aspiration à une vie simple, complexité du renouvellement constant des supports techniques ou accointances dans la jungle de la production et du business cohabitent allègrement dans la personnalité du réalisateur. « Un skieur, s’il va à 200%, il risque de se faire mal, et s’il a par exemple une compétition qui suit le tournage, il va lever le pied. C’est toujours

© Thierry Donard

raChETEr lES nDG En 1995 EST un parI rISqué. lES annéES 80 OnT véCu ET lES ExplOITS DE l’ExTrêME nE FOnT pluS la ‘unE’ DES JOurnaux TélévISéS.

recadrage écolo. Sans jamais se laisser démotiver par les critiques – toujours aiguisées dans un milieu excessivement nombriliste - il tourne, monte son film en quelques semaines et surprend tout le monde en extirpant de son bonnet une nouvelle production.

© Collection Barrymore

Dans son livre 30 ans à repousser les limites, il explique que c’est en 1995, alors qu’il « vit à Paris avec une comédienne ; fait de la pub et gagne bien sa vie », qu’un ami producteur lui annonce que Jacques Bessas met en vente La Nuit de la Glisse. Il réunit la somme et le voilà reparti dans la production de films de glisse. « Quand tu fais des trucs extrêmes, ton esprit est perpétuellement en éveil. Et c’est un peu ça ma vie. Alors, j’en ai fait un business effectivement, qui s’appelle La Nuit de la Glisse. J’ai poursuivi l’œuvre qu’on avait monté tous ensemble à l’époque et qui avait été abandonnée, en me disant que c’était quand même une bonne chose que de continuer. Ne serait-ce que parce que je ne savais pas faire autre chose ! » Le voilà donc reparti dans l’aventure des sports extrêmes, armé d’une signature qui a grandement contribué à l’explosion médiatique des sports de glisse et fait vibrer toute la génération ‘fun&fluo’. Néanmoins, racheter ce concept en 1995 est un pari risqué. Les années 80 ont vécu et les exploits de l’extrême ne font plus la ‘Une’ des journaux télévisés. C’est là que Donard va faire parler son talent de fédérateur et de créateur.

dénicher, fédérer les stars montantes qui sont partantes pour aller tourner des images en hélicoptère en y ajoutant son énergie sans limite. Il va ainsi tourner avec Sébastien Michaud, Hugo Harrisson, Guerlain Chicherit, Candide Thovex, Marco Siffredi, Xavier de le Rue, Stéphane “Fanfan“ Dan, Kaj Zackrisson, Sverre Liliequist, Manu Gaidet, Enak Gavaggio... La liste est longue de ceux qui ont prêté leur talent à la caméra de Thierry.

© Mark Shapiro

NDG : retour vers le futur

Attention, brochette de légendes des années fluo : Alain Revel, Philippe Lecadre, Maritxu Darrigrand et Martine Longo, à la fin des années 70.

L’homme qui a inspiré toute une génération de réalisateurs : Dick Barrymore.

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Au milieu des années 1990, si les grands défricheurs de l’extrême ne font plus recette, l’explosion du freeride et du freestyle sur neige, mais également l’apparition des wingsuits en chute libre et en B.A.S.E. jump, le parapente acrobatique et la course aux vagues géantes en surf vont permettre au réalisateur de tourner des images qui font honneur au concept initial des Nuits. Alors que l’époque est à la spécialisation, chaque discipline ayant ses magazines et ses films, lui continue à croire dans l’extrême métissé qui a fait le succès de La Nuit de la Glisse. Il s’associe avec le grand réalisateur de skimovies Warren Miller pour avoir accès à sa banque d’image, cherche à asseoir la réputation de ses productions en étant distribué dans les cinémas, et emmagasine des images tous azimuts. Il collabore avec Rip Curl pour créer le Mountain Challenge, une compétition réunissant les meilleurs freeriders et un bon budget hélico, profite du tout pour mettre en boite de belles séquences pour La Nuit de la Glisse. Réalisant une fois encore ce qu’il sait le mieux faire :

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À chaque nouvel opus de La Nuit de la Glisse, le réalisateur arrive à sortir quelques sessions d’exceptions. Surf tracté par hélicoptère à Hawaï, aux tout débuts du Tow-in, gros sauts de barres rocheuses, windsurfers dans des vagues géantes, parachutiste torse-nu en position du lotus, soul flyers au ras des montagnes... Ces images permettent de faire chaque fois la promotion d’un nouveau long métrage. S’il n’a pas assez d’images, il en achète à d’autres, puise dans les archives, et, invariablement, réussit à sortir un film de 90 minutes qu’il présente au Grand Rex à Paris, puis dans de nombreuses salles de cinéma à travers l’Europe. Un véritable exploit, renouvelé année après année, dans un monde numérique où la concurrence est féroce avec l’arrivée des nouvelles technologies et de jeunes réalisateurs talentueux rivalisant de trouvailles. L’un des traits caractéristiques de Thierry est l’adaptation. Il est capable d’une fulgurante flexibilité. S’il faut passer de la pellicule au numérique, il s’y colle. Si la mode est à la 3D, il fait un film en 3D. Si la mode est à l’écologie, va pour un

Une production MGA devenue culte : Hibernator.

Skieur avant tout

« Le ski, c’est un sport de liberté. Si tu y réfléchis : quand la neige tombe, tu es comme un gosse. Puis, c’est tout blanc, et là, tu prends des trucs en bois et ça devient le prolongement de tes pieds. Tu peux glisser sur la neige, sans aucune contrainte mécanique », s’exclame Thierry avec des yeux rieurs. Si l’on doit lui reconnaître deux passions, ce sont celles du ski, qui forge l’origine de sa passion pour les sports de glisse, et de l’image, qui lui permet de tenter de saisir l’essence de cette passion. « Ce n’est pas l’outil qui fait le film. Demain, tu me files un IPhone, je peux faire un film avec. Le truc, c’est de sentir l’outil. Dans tous les sens du terme. Que tu le sentes bien dans ta main, qu’il te passionne, pour que tu puisses bien travailler avec. Quelque part, je suis un peu un artisan et je ne peux pas me retrouver avec un mauvais marteau et un mauvais burin ! Une caméra, c’est long à apprivoiser, à en comprendre les réglages. Une fois que tu l’as en main, c’est ça qui fera la différence, plus que les réglages électroniques du tout dernier modèle HD. L’outil doit correspondre à ce que tu veux filmer. Or, jusqu’à présent, jusqu’à il y a trois ou quatre ans, les caméras digitales étaient vraiment limitées pour le cinéma. On avait de petits capteurs, c’était lourd. Et là, d’un seul coup, ça commence à vraiment changer, notamment grâce à Canon et à Red. Et le monde de l’image, c’est un monde que j’aime, comme le monde du ski, et j’y ai transposé ce que j’ai vu dans le ski, l’émergence des nouvelles glisses. » Puis le voilà qui parle de chocolat chaud après une journée en forêt en début de saison. Aspiration à une vie simple, complexité du renouvellement constant des supports techniques ou accointances dans la jungle de la production et du business cohabitent allègrement dans la personnalité du réalisateur. « Un skieur, s’il va à 200%, il risque de se faire mal, et s’il a par exemple une compétition qui suit le tournage, il va lever le pied. C’est toujours

© Thierry Donard

raChETEr lES nDG En 1995 EST un parI rISqué. lES annéES 80 OnT véCu ET lES ExplOITS DE l’ExTrêME nE FOnT pluS la ‘unE’ DES JOurnaux TélévISéS.

recadrage écolo. Sans jamais se laisser démotiver par les critiques – toujours aiguisées dans un milieu excessivement nombriliste - il tourne, monte son film en quelques semaines et surprend tout le monde en extirpant de son bonnet une nouvelle production.

© Collection Barrymore

Dans son livre 30 ans à repousser les limites, il explique que c’est en 1995, alors qu’il « vit à Paris avec une comédienne ; fait de la pub et gagne bien sa vie », qu’un ami producteur lui annonce que Jacques Bessas met en vente La Nuit de la Glisse. Il réunit la somme et le voilà reparti dans la production de films de glisse. « Quand tu fais des trucs extrêmes, ton esprit est perpétuellement en éveil. Et c’est un peu ça ma vie. Alors, j’en ai fait un business effectivement, qui s’appelle La Nuit de la Glisse. J’ai poursuivi l’œuvre qu’on avait monté tous ensemble à l’époque et qui avait été abandonnée, en me disant que c’était quand même une bonne chose que de continuer. Ne serait-ce que parce que je ne savais pas faire autre chose ! » Le voilà donc reparti dans l’aventure des sports extrêmes, armé d’une signature qui a grandement contribué à l’explosion médiatique des sports de glisse et fait vibrer toute la génération ‘fun&fluo’. Néanmoins, racheter ce concept en 1995 est un pari risqué. Les années 80 ont vécu et les exploits de l’extrême ne font plus la ‘Une’ des journaux télévisés. C’est là que Donard va faire parler son talent de fédérateur et de créateur.

dénicher, fédérer les stars montantes qui sont partantes pour aller tourner des images en hélicoptère en y ajoutant son énergie sans limite. Il va ainsi tourner avec Sébastien Michaud, Hugo Harrisson, Guerlain Chicherit, Candide Thovex, Marco Siffredi, Xavier de le Rue, Stéphane “Fanfan“ Dan, Kaj Zackrisson, Sverre Liliequist, Manu Gaidet, Enak Gavaggio... La liste est longue de ceux qui ont prêté leur talent à la caméra de Thierry.

© Mark Shapiro

NDG : retour vers le futur

Attention, brochette de légendes des années fluo : Alain Revel, Philippe Lecadre, Maritxu Darrigrand et Martine Longo, à la fin des années 70.

L’homme qui a inspiré toute une génération de réalisateurs : Dick Barrymore.

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CADEAU La GoPro version 1992, portée par François Rickard pendant le tournage de Pushing The Limits. Il disparaîtra tragiquement le lendemain de cette photo.

« un JOur, lE CaMéraMan n’éTaIT paS là. Du COup, J’aI DIT : C’EST BOn, C’EST MOI quI vaIS prEnDrE la CaMéra. ET DEpuIS, ça n’a JaMaIS ChanGé »

Aujourd’hui, Thierry est à nouveau en pleine course pour la sortie de son nouveau film. Une dernière production qui a failli ne jamais voir le jour suite à quelques difficultés financières. L’aventure renait une fois de plus de ses cendres. Beaucoup d’énergie, quelques planches pour construire vite fait un mazot sur le terrain attenant au chalet, histoire de remplacer les bureaux perdus en cours de route et la post prod peut continuer. Pourquoi repartir une fois de plus ; pourquoi ne pas laisser tomber et

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rejoindre définitivement le monde de la publicité et bien y gagner sa vie ? « J‘ai la conviction que tout n’a pas encore été fait en images sportives. Et puis le dernier film m’avait laissé un goût amer. J’ai été frustré par la 3D, je n’avais pas les outils dont j’avais rêvé. La technologie utilisée dans ‘Avatar’ n’était pas transposable sur le terrain, aussi bien pour des questions de budget que de poids et d’encombrement. On a été obligé de miniaturiser le concept, de développer des cameras spécifiques en Hollande. En fait, on en est encore trop aux balbutiements de la 3D et techniquement c’est trop compliqué. Rien que de devoir porter des lunettes pour voir le film, c’est un frein, ça ne convient pas à tout le monde. Et sans parler de la post production… Un taf inimaginable. Le résultat, il est ce qu’il est. On a été les premiers, et sans doute les seuls, à faire un film 3D multi glisse dans les cinémas, le tout en 90mn. Alors, ce n’est pas ce que j’ai fait de mieux dans ma vie, mais avec le budget et le temps qu’on avait, c’est déjà un miracle. Et puis je crois que c’était un passage obligatoire, et maintenant que j’ai fait ma BA, je suis revenu dans ma trajectoire d’image classique, qui ne devrait plus changer. » À la trappe donc la 3D expérimentée l’an passé, c’est devant que ça se passe. Le dernier opus, sorti en décembre dernier, a pris un autre virage. « Le film est différent c’est un vrai documentaire qui peut passer sur des vraies chaînes TV. Et pour que ça rentre dans une case documentaire, il faut apporter des informations. Je trouvais ça

intéressant d’aller un peu plus profond dans les choses. Je ne dis pas que j’y suis pleinement arrivé. J’ai encore des lacunes et encore des restrictions par rapport aux moyens et au temps que j’avais. Mais on est sur la bonne voie. » De nouveau vers l’avant, le futur, tout en gardant un pied dans le passé, celle de la révolution générationnelle que véhicule La Nuit de la Glisse, Thierry continue son marathon de capture des sports extrêmes. Inlassablement, comme si le gamin des Vosges n’en finissait jamais de s’émerveiller de tous les aspects de la glisse. « On est là pour ça, pour défendre un monde qui nous anime et nous passionne. Il faut faire évoluer cet univers et, La Nuit de la Glisse, je l’espère, y contribue. »

Le Portalet, en Suisse.

* Fluid, Photo Annual 2013,

aux Editions Free Presse, est disponible en kiosque, sur le site freepresse.com ou auprès de notre service administratif :

laurence@freepresse.com. Prix 14,90 €

© Jean-Marc Favre

le problème : si un gars n’est pas à 200%, alors l’équipe non plus. Mais on ne peut pas demander à quelqu’un d’être toujours à 200%, à part Thierry peut-être... ». Les mots sont de Tchouky, alias Michel Fauquet, guide de Chamonix, responsable sécurité et caméraman sur les tournages. Partenaire de Thierry depuis de nombreuses années, il résume ainsi l’énergie déployée par le réalisateur pour ses productions. Recherche de financement, distribution, réalisation, montage, voix off, sans compter l’optimisation technique ou le suivi des publicités... Lancement début des années 2000 de la marque textile Perfect Moment, puis récemment la fabrication de skis : Thierry est sur tous les fronts. Véritable homme orchestre sur-vitaminé, il s’investit dans tout et veut tout contrôler. Cette débauche d’énergie fatigue ses collaborateurs qui doivent suivre les zigzags constants du chef. Mais chacun connaît le caractère volontaire et survolté de Thierry, mais également sa sympathie, sa simplicité et sa passion pour l’image.

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CADEAU La GoPro version 1992, portée par François Rickard pendant le tournage de Pushing The Limits. Il disparaîtra tragiquement le lendemain de cette photo.

« un JOur, lE CaMéraMan n’éTaIT paS là. Du COup, J’aI DIT : C’EST BOn, C’EST MOI quI vaIS prEnDrE la CaMéra. ET DEpuIS, ça n’a JaMaIS ChanGé »

Aujourd’hui, Thierry est à nouveau en pleine course pour la sortie de son nouveau film. Une dernière production qui a failli ne jamais voir le jour suite à quelques difficultés financières. L’aventure renait une fois de plus de ses cendres. Beaucoup d’énergie, quelques planches pour construire vite fait un mazot sur le terrain attenant au chalet, histoire de remplacer les bureaux perdus en cours de route et la post prod peut continuer. Pourquoi repartir une fois de plus ; pourquoi ne pas laisser tomber et

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rejoindre définitivement le monde de la publicité et bien y gagner sa vie ? « J‘ai la conviction que tout n’a pas encore été fait en images sportives. Et puis le dernier film m’avait laissé un goût amer. J’ai été frustré par la 3D, je n’avais pas les outils dont j’avais rêvé. La technologie utilisée dans ‘Avatar’ n’était pas transposable sur le terrain, aussi bien pour des questions de budget que de poids et d’encombrement. On a été obligé de miniaturiser le concept, de développer des cameras spécifiques en Hollande. En fait, on en est encore trop aux balbutiements de la 3D et techniquement c’est trop compliqué. Rien que de devoir porter des lunettes pour voir le film, c’est un frein, ça ne convient pas à tout le monde. Et sans parler de la post production… Un taf inimaginable. Le résultat, il est ce qu’il est. On a été les premiers, et sans doute les seuls, à faire un film 3D multi glisse dans les cinémas, le tout en 90mn. Alors, ce n’est pas ce que j’ai fait de mieux dans ma vie, mais avec le budget et le temps qu’on avait, c’est déjà un miracle. Et puis je crois que c’était un passage obligatoire, et maintenant que j’ai fait ma BA, je suis revenu dans ma trajectoire d’image classique, qui ne devrait plus changer. » À la trappe donc la 3D expérimentée l’an passé, c’est devant que ça se passe. Le dernier opus, sorti en décembre dernier, a pris un autre virage. « Le film est différent c’est un vrai documentaire qui peut passer sur des vraies chaînes TV. Et pour que ça rentre dans une case documentaire, il faut apporter des informations. Je trouvais ça

intéressant d’aller un peu plus profond dans les choses. Je ne dis pas que j’y suis pleinement arrivé. J’ai encore des lacunes et encore des restrictions par rapport aux moyens et au temps que j’avais. Mais on est sur la bonne voie. » De nouveau vers l’avant, le futur, tout en gardant un pied dans le passé, celle de la révolution générationnelle que véhicule La Nuit de la Glisse, Thierry continue son marathon de capture des sports extrêmes. Inlassablement, comme si le gamin des Vosges n’en finissait jamais de s’émerveiller de tous les aspects de la glisse. « On est là pour ça, pour défendre un monde qui nous anime et nous passionne. Il faut faire évoluer cet univers et, La Nuit de la Glisse, je l’espère, y contribue. »

Le Portalet, en Suisse.

* Fluid, Photo Annual 2013,

aux Editions Free Presse, est disponible en kiosque, sur le site freepresse.com ou auprès de notre service administratif :

laurence@freepresse.com. Prix 14,90 €

© Jean-Marc Favre

le problème : si un gars n’est pas à 200%, alors l’équipe non plus. Mais on ne peut pas demander à quelqu’un d’être toujours à 200%, à part Thierry peut-être... ». Les mots sont de Tchouky, alias Michel Fauquet, guide de Chamonix, responsable sécurité et caméraman sur les tournages. Partenaire de Thierry depuis de nombreuses années, il résume ainsi l’énergie déployée par le réalisateur pour ses productions. Recherche de financement, distribution, réalisation, montage, voix off, sans compter l’optimisation technique ou le suivi des publicités... Lancement début des années 2000 de la marque textile Perfect Moment, puis récemment la fabrication de skis : Thierry est sur tous les fronts. Véritable homme orchestre sur-vitaminé, il s’investit dans tout et veut tout contrôler. Cette débauche d’énergie fatigue ses collaborateurs qui doivent suivre les zigzags constants du chef. Mais chacun connaît le caractère volontaire et survolté de Thierry, mais également sa sympathie, sa simplicité et sa passion pour l’image.

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REPORTAGE

THE FACTION COLLECTIVE aka CANDIDE THOVEX Ou la rencontre entre une marque de potes et le kid de La Clusaz Par Christophe Brunet - Photos : Pierre Augier - Faction / Craig Douglas / Bcomp

2006 Début de l’aventure pour une bande de potes venant des quatre coins de la

planète (Suisse, Australie, Écosse, États-Unis, Canada, Suède). Leur souhait est de créer une marque de ski différente, à Verbier au cœur des Alpes suisses. Leur crédo : faire de beaux skis (fabrication à la main en Pologne) pour tous les amoureux de la montagne avec une orientation freestyle, freeride et toutes pratiques hors piste. L’ADN de la marque, c’est aussi une forte préoccupation environnementale et sociale, le tout enrobé de nouvelles technologies et de design. Et là, pas de cliché ou de concept marketing tendance : le Collectif Faction est vraiment comme cela ! Si avec ça le tableau n’est pas idyllique ! Sans compter que leurs skis ont une réputation de polyvalence et d’efficacité.

2011

Rencontre entre Faction et Candide Thovex par l’intermédiaire d’amis communs. Une rencontre qui est vite devenue une évidence entre le skieur inclassable de la Clusaz, mais citoyen du monde, et le collectif Faction, mélange de cultures, d’influences et de styles. Bien sûr l’évidence s’est aussi soldée par un beau contrat, mais il y a plus que cela, bien plus. Quoi qu’il en soit, pour Faction c’est une vraie opportunité de passer à la vitesse supérieure tout en restant fidèle à leur philosophie de départ : la fusée est lancée !

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THE FACTION COLLECTIVE aka CANDIDE THOVEX Ou la rencontre entre une marque de potes et le kid de La Clusaz Par Christophe Brunet - Photos : Pierre Augier - Faction / Craig Douglas / Bcomp

2006 Début de l’aventure pour une bande de potes venant des quatre coins de la

planète (Suisse, Australie, Écosse, États-Unis, Canada, Suède). Leur souhait est de créer une marque de ski différente, à Verbier au cœur des Alpes suisses. Leur crédo : faire de beaux skis (fabrication à la main en Pologne) pour tous les amoureux de la montagne avec une orientation freestyle, freeride et toutes pratiques hors piste. L’ADN de la marque, c’est aussi une forte préoccupation environnementale et sociale, le tout enrobé de nouvelles technologies et de design. Et là, pas de cliché ou de concept marketing tendance : le Collectif Faction est vraiment comme cela ! Si avec ça le tableau n’est pas idyllique ! Sans compter que leurs skis ont une réputation de polyvalence et d’efficacité.

2011

Rencontre entre Faction et Candide Thovex par l’intermédiaire d’amis communs. Une rencontre qui est vite devenue une évidence entre le skieur inclassable de la Clusaz, mais citoyen du monde, et le collectif Faction, mélange de cultures, d’influences et de styles. Bien sûr l’évidence s’est aussi soldée par un beau contrat, mais il y a plus que cela, bien plus. Quoi qu’il en soit, pour Faction c’est une vraie opportunité de passer à la vitesse supérieure tout en restant fidèle à leur philosophie de départ : la fusée est lancée !

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REPORTAGE

2012

Candide se met au boulot pour faire non pas un pro model mais une gamme complète avec un park, un freeride backcountry et un kid. Les skis de la gamme ont servi de base : le 3.zero et le Kennedy, mais Candide modifie leur profil et affine le flex assez raide d’origine pour encore plus de puissance et de contrôle. Mais ce n’est pas tout : une véritable cure d’amaigrissement est opérée pour perdre plus de 20 % de poids avec un noyau composé de balsa stratifié et de fibres de lin naturel. C’est d’ailleurs assez exceptionnel d’arriver à un tel résultat mais c’est aussi ce qui rend cette série si particulière ! Faction fait aussi appel à une société Suisse, dirigée par Cyrille Boinay, spécialiste des fibres naturelles pour que la gamme Superlight soit estampillée « développement durable ». Un brevet a même été déposé pour le noyau, c’est dire si les choses n’ont pas été faites à moitié ! Le résultat ne manque pas de gueule avec leur robe noire immaculée, réalisée avec une peinture à l’eau s’il vous plaît ! Encore une preuve que Candide a plus d’une corde à son arc.

Candide au parloir Parle nous de ton actu ?

2013

L’histoire ne fait que commencer… Et petite exclu pour finir : la saison prochaine Faction se lance sur le marché des vêtements techniques (vestes et pantalons de ski) avec toujours cette même politique de légèreté alliée à la qualité. Ne reste plus qu’à faire parler la poudre !

Candide Thovex  : Mon hiver est bien occupé avec la promotion de Few Words. J’ ai terminé la tournée mondiale d’avant-premières fin décembre et depuis je suis resté skier à la maison avec les potes. C’est vraiment important pour moi de me sentir bien sur les skis avant de commencer à filmer ou autre. Cette saison on te retrouve sur des skis Faction ; pourquoi avoir choisi cette marque et pas une autre ? Candide Thovex  : J’étais en discussion avec plusieurs marques mais l’esprit de Faction et la qualité des skis ont déterminé mon choix. On a commencé à travailler sur ma ligne de skis il y a un peu plus d’un an et je suis vraiment content du résultat. Selon toi qu’est ce qui caractérise le plus cette série Superlight ? Candide Thovex  : Les points les plus importants sur le développement de mes modèles étaient l’aspect écologique et la réduction du poids, nous avons donc remplacé les matériaux traditionnels par du PET recyclé. Je ne me suis jamais fait autant plaisir sur des skis. Black is black mais pourquoi avoir opté pour un design aussi épuré ? Candide Thovex  : Si on regarde la plupart des skis aujourd’hui, les designs sont très chargés, il y a beaucoup de détails et de couleurs. Nous voulions être différents dans tous les aspects de cette ligne, rester simples. Et pour la saison prochaine quels projets nous réserves-tu ? Candide Thovex  : Je travaille actuellement sur plusieurs nouveaux projets, mais je ne peux rien dévoiler pour le moment.

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REPORTAGE

2012

Candide se met au boulot pour faire non pas un pro model mais une gamme complète avec un park, un freeride backcountry et un kid. Les skis de la gamme ont servi de base : le 3.zero et le Kennedy, mais Candide modifie leur profil et affine le flex assez raide d’origine pour encore plus de puissance et de contrôle. Mais ce n’est pas tout : une véritable cure d’amaigrissement est opérée pour perdre plus de 20 % de poids avec un noyau composé de balsa stratifié et de fibres de lin naturel. C’est d’ailleurs assez exceptionnel d’arriver à un tel résultat mais c’est aussi ce qui rend cette série si particulière ! Faction fait aussi appel à une société Suisse, dirigée par Cyrille Boinay, spécialiste des fibres naturelles pour que la gamme Superlight soit estampillée « développement durable ». Un brevet a même été déposé pour le noyau, c’est dire si les choses n’ont pas été faites à moitié ! Le résultat ne manque pas de gueule avec leur robe noire immaculée, réalisée avec une peinture à l’eau s’il vous plaît ! Encore une preuve que Candide a plus d’une corde à son arc.

Candide au parloir Parle nous de ton actu ?

2013

L’histoire ne fait que commencer… Et petite exclu pour finir : la saison prochaine Faction se lance sur le marché des vêtements techniques (vestes et pantalons de ski) avec toujours cette même politique de légèreté alliée à la qualité. Ne reste plus qu’à faire parler la poudre !

Candide Thovex  : Mon hiver est bien occupé avec la promotion de Few Words. J’ ai terminé la tournée mondiale d’avant-premières fin décembre et depuis je suis resté skier à la maison avec les potes. C’est vraiment important pour moi de me sentir bien sur les skis avant de commencer à filmer ou autre. Cette saison on te retrouve sur des skis Faction ; pourquoi avoir choisi cette marque et pas une autre ? Candide Thovex  : J’étais en discussion avec plusieurs marques mais l’esprit de Faction et la qualité des skis ont déterminé mon choix. On a commencé à travailler sur ma ligne de skis il y a un peu plus d’un an et je suis vraiment content du résultat. Selon toi qu’est ce qui caractérise le plus cette série Superlight ? Candide Thovex  : Les points les plus importants sur le développement de mes modèles étaient l’aspect écologique et la réduction du poids, nous avons donc remplacé les matériaux traditionnels par du PET recyclé. Je ne me suis jamais fait autant plaisir sur des skis. Black is black mais pourquoi avoir opté pour un design aussi épuré ? Candide Thovex  : Si on regarde la plupart des skis aujourd’hui, les designs sont très chargés, il y a beaucoup de détails et de couleurs. Nous voulions être différents dans tous les aspects de cette ligne, rester simples. Et pour la saison prochaine quels projets nous réserves-tu ? Candide Thovex  : Je travaille actuellement sur plusieurs nouveaux projets, mais je ne peux rien dévoiler pour le moment.

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PORTRAIT

S

kieur du massif du Mont Blanc, Sam Favret s’est orienté vers le freestyle après de nombreuses années dédiées à l’alpin. Solide sur ses bases, il a rapidement pris son envol et enchaîné de gros résultats sur les circuits nationaux et internationaux. Depuis deux ans, tiraillé entre son étoffe de compétiteur et son désir de faire de l’image, il s’est progressivement laissé happer par l’espace-temps des shootings. Avec la perspective des Jeux Olympiques en slopestyle, la tentation de se réinvestir totalement dans les entraînements et les contests a été forte, mais les tergiversations de la fédération sont venues renforcer ses propres doutes. Après avoir mûrement réfléchi, Sam s’est résolu à écouter l’appel de la liberté pour tirer un trait sur le survêtement de l’équipe de France. Ce virage délicat a été allégé par un nouveau partenariat dont les perspectives sont de faire parler la poudre. L’esprit libre et les pieds chaussés de nouveaux oiseaux, il devrait se voir pousser des ailes pour faire le bonheur des cadreurs. La haute montagne coule dans ses veines et c’est dans les hauteurs, à sentir le relief naturel, qu’il espère pleinement s’épanouir. En harmonie avec l’élément et en accord avec ses choix, le Favret 2013 devrait donc régaler la pellicule. Attention, moteur !

Sam Favret Le choix des armes

Dégagé des obligations compétitives, hormis le RedBull Linecatcher qu’il remporte, le chamoniard met le cap sur l’image et décide de dédier son talent et son énergie à la créativité. Par Antoine Grospiron Jaccoux

Salut Sam, alors, il paraît que tu changes de monture ? Sam Favret : Et bien oui, c’est fait, j’ai signé avec Rossignol en début d’hiver pour un contrat image pour les boots et les skis. C’est donc un contrat basé sur mes apparitions dans les vidéos et les photos, sans contrainte de compétitions. Donc voilà, une page se tourne avec ma collaboration avec Nordica qui aura duré trois ans. Cela s’est très bien passé avec eux, mais j’ai eu cette proposition de Rossignol et cela tombe au moment où je décide de ne pas viser les Jeux (de Sotchi 2014, ndlr). Tu renonces à la Marseillaise ? Sam : Oui. Après une longue réflexion sur ce que je voulais faire, j’ai décidé de mettre les JO de côté et de me consacrer aux vidéos. J’en fais depuis maintenant pas mal de temps et j’en suis arrivé à la conclusion que c’est ce qui me correspond le plus. Il faut aussi dire que l’inaction de la fédé sur la constitution d’une équipe de France de slopestyle a pesé dans cette décision. J’ai trouvé qu’elle crachait un peu sur l’univers du slopestyle et n’avait pas envie de se bouger pour nous. Ils attendent la dernière minute pour choisir celui dont les résultats laisseraient présager un podium, et encore, on a l’impression qu’ils ne sont même pas sûr d’envoyer quelqu’un. Donc, il y a de vagues bruits sur la nomination d’un coach, mais ça reste incertain et ils ne s’impliquent pas. C’est dommage. Il y a du potentiel en France et ils ont l’air résigné sur le niveau des riders français. Donc j’y ai longuement réfléchi cette saison et la proposition de Rossignol m’aide à faire une croix dessus. J’ai décidé de foncer et de faire ce qui me plaît le plus.

© Jeremy Bernard

Tu laisses donc pas mal d’années de compètes derrière toi.

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Sam : Carrément. Il y a d’abord eu l’alpin jusqu’à 16 ans et puis le freestyle à partir de 17. Mais cela fait deux trois ans que je glisse de plus en plus vers l’image. Mon amour du ski ne peut se limiter aux entraînements et aux contests, j’ai besoin de skier comme cela vient. Je n’aime pas rester dans une structure et un formatage qui risquerait de m’étouffer. Donc j’ai choisi cette voie parce qu’il y a plein de choses à faire. Ça ne s’arrête jamais, il y a toujours à inventer, à explorer, et c’est qui me correspond le mieux.

Et c’est donc Rossignol qui t’as contacté ? Sam  : Oui, ils cherchaient un skieur Europe pour représenter leur gamme de ski freeride / BC. Ils ont Kye Petersen et Dan Treadwayen en Amérique du Nord, mais il leur manquait quelqu’un en Europe. Et puis, on a aussi une bonne image ici à Chamonix, donc ça collait bien. Je vais skier sur le Super 7, le ski que ride Kye. Concernant ton segment dans Pour Vous Servir, tu es content du résultat ? Sam : Alors le Canada bien sûr, et puis beaucoup d’images de Chamonix, et aussi un peu de street avec des spots assez originaux. J’ai presque 4 minutes de segment et je suis super content. Aux vues des aléas de l’hiver, c’est un beau résultat. Après, je suis perfectionniste et je me dis toujours que j’aurais pu mieux faire. Je trouve qu’il manque quelques pentes pour montrer tous les aspects de mon ski. Mais sinon, il est assez complet avec un peu de park, de street, beaucoup de backcountry avec de beaux kicks. Et puis c’est moi qui ouvre la vidéo cette année. Quand tu rides sur Cham, qui sont tes partenaires de ride ? Sam : Fabian Bodet (alias Chico), un snowboarder, Damien Deschamp, Baptiste Causse, le petit Léo Slemett, Douds Charlet, Tof Henry, et puis avec tous les bons du coin. Ça m’arrive de rider avec le Pif sur son mono et aussi avec tous les anciens. On ne part pas forcément ensemble, mais on se retrouve toujours là-haut. Comment se prête la vallée aux shootings backcountry ? Sam : On a un domaine plus adapté pour les fous de la pente raide ou du freeride pur, mais y a quand même un gros potentiel de BC. Tout n’est pas exploitable parce que le terrain est vite exposé aux cailloux, aux avalanches et aux crevasses. Alors, il faut chercher, bien sélectionner les spots et prendre en compte tous les paramètres. Il y a aussi de plus en plus de monde qui arpente les faces de Chamonix. Tous les runs à proximité des remontées sont rapidement tracés et c’est toujours une bonne mission pour aller chercher un spot. Raconte-nous le déroulement de ta dernière saison. Sam  : J’ai d’abord passé un super début de saison en skiant avec les copains. On a eu de bonnes condition ici à Chamonix, et on a pu profiter de la belle neige pour bien se mettre en jambes. On a pu faire de super couloirs que l’on n’avait pas pu faire ces dernières années. Après, je me suis concentré sur cette compétition la deuxième quinzaine de février. Et après, on est parti au Canada avec Guillaume Sbrava et un cadreur

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kieur du massif du Mont Blanc, Sam Favret s’est orienté vers le freestyle après de nombreuses années dédiées à l’alpin. Solide sur ses bases, il a rapidement pris son envol et enchaîné de gros résultats sur les circuits nationaux et internationaux. Depuis deux ans, tiraillé entre son étoffe de compétiteur et son désir de faire de l’image, il s’est progressivement laissé happer par l’espace-temps des shootings. Avec la perspective des Jeux Olympiques en slopestyle, la tentation de se réinvestir totalement dans les entraînements et les contests a été forte, mais les tergiversations de la fédération sont venues renforcer ses propres doutes. Après avoir mûrement réfléchi, Sam s’est résolu à écouter l’appel de la liberté pour tirer un trait sur le survêtement de l’équipe de France. Ce virage délicat a été allégé par un nouveau partenariat dont les perspectives sont de faire parler la poudre. L’esprit libre et les pieds chaussés de nouveaux oiseaux, il devrait se voir pousser des ailes pour faire le bonheur des cadreurs. La haute montagne coule dans ses veines et c’est dans les hauteurs, à sentir le relief naturel, qu’il espère pleinement s’épanouir. En harmonie avec l’élément et en accord avec ses choix, le Favret 2013 devrait donc régaler la pellicule. Attention, moteur !

Sam Favret Le choix des armes

Dégagé des obligations compétitives, hormis le RedBull Linecatcher qu’il remporte, le chamoniard met le cap sur l’image et décide de dédier son talent et son énergie à la créativité. Par Antoine Grospiron Jaccoux

Salut Sam, alors, il paraît que tu changes de monture ? Sam Favret : Et bien oui, c’est fait, j’ai signé avec Rossignol en début d’hiver pour un contrat image pour les boots et les skis. C’est donc un contrat basé sur mes apparitions dans les vidéos et les photos, sans contrainte de compétitions. Donc voilà, une page se tourne avec ma collaboration avec Nordica qui aura duré trois ans. Cela s’est très bien passé avec eux, mais j’ai eu cette proposition de Rossignol et cela tombe au moment où je décide de ne pas viser les Jeux (de Sotchi 2014, ndlr). Tu renonces à la Marseillaise ? Sam : Oui. Après une longue réflexion sur ce que je voulais faire, j’ai décidé de mettre les JO de côté et de me consacrer aux vidéos. J’en fais depuis maintenant pas mal de temps et j’en suis arrivé à la conclusion que c’est ce qui me correspond le plus. Il faut aussi dire que l’inaction de la fédé sur la constitution d’une équipe de France de slopestyle a pesé dans cette décision. J’ai trouvé qu’elle crachait un peu sur l’univers du slopestyle et n’avait pas envie de se bouger pour nous. Ils attendent la dernière minute pour choisir celui dont les résultats laisseraient présager un podium, et encore, on a l’impression qu’ils ne sont même pas sûr d’envoyer quelqu’un. Donc, il y a de vagues bruits sur la nomination d’un coach, mais ça reste incertain et ils ne s’impliquent pas. C’est dommage. Il y a du potentiel en France et ils ont l’air résigné sur le niveau des riders français. Donc j’y ai longuement réfléchi cette saison et la proposition de Rossignol m’aide à faire une croix dessus. J’ai décidé de foncer et de faire ce qui me plaît le plus.

© Jeremy Bernard

Tu laisses donc pas mal d’années de compètes derrière toi.

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Sam : Carrément. Il y a d’abord eu l’alpin jusqu’à 16 ans et puis le freestyle à partir de 17. Mais cela fait deux trois ans que je glisse de plus en plus vers l’image. Mon amour du ski ne peut se limiter aux entraînements et aux contests, j’ai besoin de skier comme cela vient. Je n’aime pas rester dans une structure et un formatage qui risquerait de m’étouffer. Donc j’ai choisi cette voie parce qu’il y a plein de choses à faire. Ça ne s’arrête jamais, il y a toujours à inventer, à explorer, et c’est qui me correspond le mieux.

Et c’est donc Rossignol qui t’as contacté ? Sam  : Oui, ils cherchaient un skieur Europe pour représenter leur gamme de ski freeride / BC. Ils ont Kye Petersen et Dan Treadwayen en Amérique du Nord, mais il leur manquait quelqu’un en Europe. Et puis, on a aussi une bonne image ici à Chamonix, donc ça collait bien. Je vais skier sur le Super 7, le ski que ride Kye. Concernant ton segment dans Pour Vous Servir, tu es content du résultat ? Sam : Alors le Canada bien sûr, et puis beaucoup d’images de Chamonix, et aussi un peu de street avec des spots assez originaux. J’ai presque 4 minutes de segment et je suis super content. Aux vues des aléas de l’hiver, c’est un beau résultat. Après, je suis perfectionniste et je me dis toujours que j’aurais pu mieux faire. Je trouve qu’il manque quelques pentes pour montrer tous les aspects de mon ski. Mais sinon, il est assez complet avec un peu de park, de street, beaucoup de backcountry avec de beaux kicks. Et puis c’est moi qui ouvre la vidéo cette année. Quand tu rides sur Cham, qui sont tes partenaires de ride ? Sam : Fabian Bodet (alias Chico), un snowboarder, Damien Deschamp, Baptiste Causse, le petit Léo Slemett, Douds Charlet, Tof Henry, et puis avec tous les bons du coin. Ça m’arrive de rider avec le Pif sur son mono et aussi avec tous les anciens. On ne part pas forcément ensemble, mais on se retrouve toujours là-haut. Comment se prête la vallée aux shootings backcountry ? Sam : On a un domaine plus adapté pour les fous de la pente raide ou du freeride pur, mais y a quand même un gros potentiel de BC. Tout n’est pas exploitable parce que le terrain est vite exposé aux cailloux, aux avalanches et aux crevasses. Alors, il faut chercher, bien sélectionner les spots et prendre en compte tous les paramètres. Il y a aussi de plus en plus de monde qui arpente les faces de Chamonix. Tous les runs à proximité des remontées sont rapidement tracés et c’est toujours une bonne mission pour aller chercher un spot. Raconte-nous le déroulement de ta dernière saison. Sam  : J’ai d’abord passé un super début de saison en skiant avec les copains. On a eu de bonnes condition ici à Chamonix, et on a pu profiter de la belle neige pour bien se mettre en jambes. On a pu faire de super couloirs que l’on n’avait pas pu faire ces dernières années. Après, je me suis concentré sur cette compétition la deuxième quinzaine de février. Et après, on est parti au Canada avec Guillaume Sbrava et un cadreur

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© Damien Deschamps

PORTRAIT

de chez PVS où on a rejoint Arnaud Rougier qui passait l’hiver là-bas. Le deuxième jour, on a cassé la caméra et on a été contraint de passer une semaine à faire du repérage et à chercher une autre caméra. Finalement, on a pu en louer une pour le reste du trip et finir les deux dernières semaines au top avec beaucoup de neige et de belles sessions. Ensuite, on a fait des images à Chamonix. On est allé construire deux trois kickers dans le massif des Aiguilles Rouges. Et puis Thierry Donard m’a contacté en milieu d’hiver et j’ai eu la chance de pouvoir faire un peu de shooting héliski sur le massif du Mont Blanc. Donc, je serai dans le prochain Nuit de la Glisse qui sort en décembre au Grand Rex à Paris. Tu as gagné le trip Japon au dernier Kumi Yama avec le prix du meilleur trick, tu sais déjà ce que tu vas faire ? Sam : On va s’organiser un trip avec Jeremy Bernard, qui a gagné le concours photo, et avec Guillaume Sbrava. On s’était dit que si l’un de nous gagnait le best trick, on partageait le billet. Donc on y va ensemble. Et il y aura aussi un cadreur de PVS. On va passer trois semaines là-bas en espérant faire de belles choses. J’y suis déjà allé pour le Nippon Open il y a quelques années, mais il y avait très peu de neige. Alors, j’ai hâte de voir le Japon version backcountry avec de la poudre. Donc on va essayer d’y aller janvier-février du côté d’Hokkaido pour les meilleures conditions, et pourquoi pas finir avec une belle rando sur le mont Fuji. Ça me fait rêvé.

La question qui tue  : quels riders t’ont inspiré et t’inspirent ? Sam : Ah, et bien toujours Candide, incontournable, et puis aussi Sean Pettit. Sinon, j’aime le côté bien agressif de Richard Permin, mais aussi le côté plus souple et le sens du relief d’un Sage Cattabriga-Alosa. Et puis il y a aussi des snowboarders comme Jake Blauvelt et Nicolas Muller. À propos de snowboarders, quelle influence attribuestu à la planche à neige ? Sam : Le freeski s’ est inspiré du snowboard comme le snow s’ est inspiré du skate, du surf et du ski. On a toujours suivi son évolution car le snow est souvent en avance pour sa créativité et l’esprit de ride, que ce soit en vidéo, en ride urbain ou en montagne.

Sam : J’aime beaucoup ce que fait Nimbus. J’attends avec impatience leurs trois vidéos qui sortent cette automne. Et sinon, l’an passé, j’ai beaucoup aimé la MSP, et puis Ordinary Skier sur Seth Morrison avec plein d’images de Cham. J’aime beaucoup ces vidéos très montagnes avec de l’aventure humaine. C’était aussi le cas de Deeper en snow. J’aime ce genre de vidéo qui prennent le virage écologique avec moins de sled, moins d’hélicos, où on voit de la rando, de la marche, même si on ne sait pas trop ce qui se passe derrière… Sinon, j’ai vu un beau teaser de Step Prod basé sur du street. Et j’aime bien cette ambiance street où tu sens bien la relation du crew.

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© David Malacrida

Au niveau des sorties vidéo, qu’est-ce qui t’a attiré l’œil ?

© Damien Deschamps

PORTRAIT

de chez PVS où on a rejoint Arnaud Rougier qui passait l’hiver là-bas. Le deuxième jour, on a cassé la caméra et on a été contraint de passer une semaine à faire du repérage et à chercher une autre caméra. Finalement, on a pu en louer une pour le reste du trip et finir les deux dernières semaines au top avec beaucoup de neige et de belles sessions. Ensuite, on a fait des images à Chamonix. On est allé construire deux trois kickers dans le massif des Aiguilles Rouges. Et puis Thierry Donard m’a contacté en milieu d’hiver et j’ai eu la chance de pouvoir faire un peu de shooting héliski sur le massif du Mont Blanc. Donc, je serai dans le prochain Nuit de la Glisse qui sort en décembre au Grand Rex à Paris. Tu as gagné le trip Japon au dernier Kumi Yama avec le prix du meilleur trick, tu sais déjà ce que tu vas faire ? Sam : On va s’organiser un trip avec Jeremy Bernard, qui a gagné le concours photo, et avec Guillaume Sbrava. On s’était dit que si l’un de nous gagnait le best trick, on partageait le billet. Donc on y va ensemble. Et il y aura aussi un cadreur de PVS. On va passer trois semaines là-bas en espérant faire de belles choses. J’y suis déjà allé pour le Nippon Open il y a quelques années, mais il y avait très peu de neige. Alors, j’ai hâte de voir le Japon version backcountry avec de la poudre. Donc on va essayer d’y aller janvier-février du côté d’Hokkaido pour les meilleures conditions, et pourquoi pas finir avec une belle rando sur le mont Fuji. Ça me fait rêvé.

La question qui tue  : quels riders t’ont inspiré et t’inspirent ? Sam : Ah, et bien toujours Candide, incontournable, et puis aussi Sean Pettit. Sinon, j’aime le côté bien agressif de Richard Permin, mais aussi le côté plus souple et le sens du relief d’un Sage Cattabriga-Alosa. Et puis il y a aussi des snowboarders comme Jake Blauvelt et Nicolas Muller. À propos de snowboarders, quelle influence attribuestu à la planche à neige ? Sam : Le freeski s’ est inspiré du snowboard comme le snow s’ est inspiré du skate, du surf et du ski. On a toujours suivi son évolution car le snow est souvent en avance pour sa créativité et l’esprit de ride, que ce soit en vidéo, en ride urbain ou en montagne.

Sam : J’aime beaucoup ce que fait Nimbus. J’attends avec impatience leurs trois vidéos qui sortent cette automne. Et sinon, l’an passé, j’ai beaucoup aimé la MSP, et puis Ordinary Skier sur Seth Morrison avec plein d’images de Cham. J’aime beaucoup ces vidéos très montagnes avec de l’aventure humaine. C’était aussi le cas de Deeper en snow. J’aime ce genre de vidéo qui prennent le virage écologique avec moins de sled, moins d’hélicos, où on voit de la rando, de la marche, même si on ne sait pas trop ce qui se passe derrière… Sinon, j’ai vu un beau teaser de Step Prod basé sur du street. Et j’aime bien cette ambiance street où tu sens bien la relation du crew.

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© David Malacrida

Au niveau des sorties vidéo, qu’est-ce qui t’a attiré l’œil ?

MATÉRIEL / TESTS 2014

C

onséquence directe de cette “dictature“ de la facilité à tout prix, les skis les plus exigeants et exclusifs continuent de disparaître des catalogues. Après le Sentinelle et le Dictator et autres Rocker1 supprimés cette année du catalogue Salomon, c’est au tour en 2014 du mythique Stunt de disparaître de la gamme Scott, alors que dans le même temps chez K2 des skis de légende, certes peu vendus, mais qui ont fait une partie de l’image de la marque passent eux aussi à la trappe. Pontoon, HellBent, autant de palins d’exception qui ne sont plus que des souvenirs. Les skis extrêmes ont-ils vécu ? Si personne ne viendra se plaindre de retrouver une certaine rationalisation dans les gammes, la disparition annoncée des skis les plus atypiques peut faire craindre un certain nivellement dans l’offre ; une offre où le mainstream dicterait sa loi et où les skis finiraient un jour par tous se ressembler. Le futur nous dira rapidement si ce nivellement des performances se fera ou non par le bas. Toujours est-il que chez les majors, en 2014, c’est clairement la facilité qui dicte désormais sa loi, pour le bonheur du plus grand nombre.

La largeur

La facilité et l’accessibilité de ce genre de skis au plus grand nombre sont des raisons supplémentaires pour oser la largeur. Quand on connaît l’incroyable skiabilité des skis de 90 à 110 mm en patin et qu’on a eu un avant-goût de ce que 2014 nous promet… Quand on regarde avec quel matériel les skieurs français évoluent sur nos pistes et ses abords (car il s’agit bien d’un phénomène hexagonal, même si l’Autriche y est elle aussi quelque peu allergique)… Il y a de quoi s’arracher les cheveux. Faute à des parcs de locations qui n’ont pas suivi les évolutions du ski en termes de shapes et de largeur ? Sans doute pour une bonne part (une majorité de moniteurs toujours un peu réfractaires à l’évolution y sont-ils pour une autre part ?). Reste que le skieur bleu-blanc-rouge est plus que frileux dès qu’il s’agit de skier large. Il est vrai que si trop peu de détaillants font l’effort de proposer à l’essai ces modèles qui revisitent la définition de la polyvalence, de ce qu’il est possible de faire avec la même paire de skis… On se mord la queue. Et pourtant, que de pépites dans ces skis un peu larges, mais tellement… faciles ! À essayer au plus vite : plus qu’un long discours, un test sur la neige devrait vous convaincre.

La vengeance du Snowblade

Quelle que soit votre pratique, les skis 2014 vous surprendront par leur docilité, leur maniabilité et leur tolérance. Plus légers, plus équilibrés, plus confortables, plus faciles et toujours plus polyvalents pour au final plus de sensations et plus de plaisir ! Par Laurent Molitor

Head renouvelle sa ligne Freeski avec des skis plus légers et plus faciles, bien dans l’air du temps avec leur travail sur les spatules dites ‘à exo-squelettes‘.

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L’aube des années 2000 en regardant les Snowbladers évoluer aux X-Games en Big Air… Vu les tirs que se mettaient les riders en patinettes, les concepteurs de la marque la plus New School du moment se sont dits que la longueur (environ 100 cm) de ces mini-skis était somme toute suffisante pour évoluer sur piste et poser des jumps. Il suffisait donc d’y rajouter de longues extrémités pour avoir la portance nécessaire à l’évolution en poudre et neiges douces. Quelques années plus tard… En 2014 nombre de skis se rapprochent des sensations et du comportement du Snowblade. Facilité extrême, accessibilité incroyable, les skis tout terrains de l’hiver prochain se livrent au plus grand nombre. K2 Shreditor, Soul7 chez Rossignol, des skis qui auraient pu impressionner son consommateur ne serait-ce qu’il y a trois ans, sont aujourd’hui clairement destinés au plus grand nombre, y compris aux plus anciens qui verront dans ces engins une façon de s’économiser et de retrouver leurs jambes de 20 ans. La facilité dictera-telle sa loi dans les années qui viennent, au détriment d’un certain niveau de performance ? Pas impossible, au regard de ce qui s’est passé récemment dans le développement des snowboards, où la conduite coupée efficace n’est plus qu’un lointain souvenir ou presque. Pas sûr heureusement qu’on aille aussi loin dans l’évolution de notre sport, où les racines alpines (du moins en Europe) sont encore bien fortement ancrées. Mais se retrouver dans un futur proche face à des skis de plus en plus similaires dans leur comportement, le risque est réel. Les tests qui ont déjà commencé sur la neige permettront rapidement de se faire une idée plus précise de cette évolution. Pour l’instant, on trouve toujours des machines de guerre pour skieurs affutés dans les catalogues 2014, mais pour combien de temps encore ?

Le Pettitor chez K2 devient une mini gamme appelée Shreditor. 120 mm en patin pour le ski de Sean, déclinés en 112 (à gauche) et en 102 mm de largeur.

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onséquence directe de cette “dictature“ de la facilité à tout prix, les skis les plus exigeants et exclusifs continuent de disparaître des catalogues. Après le Sentinelle et le Dictator et autres Rocker1 supprimés cette année du catalogue Salomon, c’est au tour en 2014 du mythique Stunt de disparaître de la gamme Scott, alors que dans le même temps chez K2 des skis de légende, certes peu vendus, mais qui ont fait une partie de l’image de la marque passent eux aussi à la trappe. Pontoon, HellBent, autant de palins d’exception qui ne sont plus que des souvenirs. Les skis extrêmes ont-ils vécu ? Si personne ne viendra se plaindre de retrouver une certaine rationalisation dans les gammes, la disparition annoncée des skis les plus atypiques peut faire craindre un certain nivellement dans l’offre ; une offre où le mainstream dicterait sa loi et où les skis finiraient un jour par tous se ressembler. Le futur nous dira rapidement si ce nivellement des performances se fera ou non par le bas. Toujours est-il que chez les majors, en 2014, c’est clairement la facilité qui dicte désormais sa loi, pour le bonheur du plus grand nombre.

La largeur

La facilité et l’accessibilité de ce genre de skis au plus grand nombre sont des raisons supplémentaires pour oser la largeur. Quand on connaît l’incroyable skiabilité des skis de 90 à 110 mm en patin et qu’on a eu un avant-goût de ce que 2014 nous promet… Quand on regarde avec quel matériel les skieurs français évoluent sur nos pistes et ses abords (car il s’agit bien d’un phénomène hexagonal, même si l’Autriche y est elle aussi quelque peu allergique)… Il y a de quoi s’arracher les cheveux. Faute à des parcs de locations qui n’ont pas suivi les évolutions du ski en termes de shapes et de largeur ? Sans doute pour une bonne part (une majorité de moniteurs toujours un peu réfractaires à l’évolution y sont-ils pour une autre part ?). Reste que le skieur bleu-blanc-rouge est plus que frileux dès qu’il s’agit de skier large. Il est vrai que si trop peu de détaillants font l’effort de proposer à l’essai ces modèles qui revisitent la définition de la polyvalence, de ce qu’il est possible de faire avec la même paire de skis… On se mord la queue. Et pourtant, que de pépites dans ces skis un peu larges, mais tellement… faciles ! À essayer au plus vite : plus qu’un long discours, un test sur la neige devrait vous convaincre.

La vengeance du Snowblade

Quelle que soit votre pratique, les skis 2014 vous surprendront par leur docilité, leur maniabilité et leur tolérance. Plus légers, plus équilibrés, plus confortables, plus faciles et toujours plus polyvalents pour au final plus de sensations et plus de plaisir ! Par Laurent Molitor

Head renouvelle sa ligne Freeski avec des skis plus légers et plus faciles, bien dans l’air du temps avec leur travail sur les spatules dites ‘à exo-squelettes‘.

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L’aube des années 2000 en regardant les Snowbladers évoluer aux X-Games en Big Air… Vu les tirs que se mettaient les riders en patinettes, les concepteurs de la marque la plus New School du moment se sont dits que la longueur (environ 100 cm) de ces mini-skis était somme toute suffisante pour évoluer sur piste et poser des jumps. Il suffisait donc d’y rajouter de longues extrémités pour avoir la portance nécessaire à l’évolution en poudre et neiges douces. Quelques années plus tard… En 2014 nombre de skis se rapprochent des sensations et du comportement du Snowblade. Facilité extrême, accessibilité incroyable, les skis tout terrains de l’hiver prochain se livrent au plus grand nombre. K2 Shreditor, Soul7 chez Rossignol, des skis qui auraient pu impressionner son consommateur ne serait-ce qu’il y a trois ans, sont aujourd’hui clairement destinés au plus grand nombre, y compris aux plus anciens qui verront dans ces engins une façon de s’économiser et de retrouver leurs jambes de 20 ans. La facilité dictera-telle sa loi dans les années qui viennent, au détriment d’un certain niveau de performance ? Pas impossible, au regard de ce qui s’est passé récemment dans le développement des snowboards, où la conduite coupée efficace n’est plus qu’un lointain souvenir ou presque. Pas sûr heureusement qu’on aille aussi loin dans l’évolution de notre sport, où les racines alpines (du moins en Europe) sont encore bien fortement ancrées. Mais se retrouver dans un futur proche face à des skis de plus en plus similaires dans leur comportement, le risque est réel. Les tests qui ont déjà commencé sur la neige permettront rapidement de se faire une idée plus précise de cette évolution. Pour l’instant, on trouve toujours des machines de guerre pour skieurs affutés dans les catalogues 2014, mais pour combien de temps encore ?

Le Pettitor chez K2 devient une mini gamme appelée Shreditor. 120 mm en patin pour le ski de Sean, déclinés en 112 (à gauche) et en 102 mm de largeur.

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MATÉRIEL / TESTS 2014

L

e rocker amène de la facilité et du confort en toutes neiges, agrandit les horizons du ski en le rendant accessible au plus grand nombre. Les fabricants commençant à digérer cette révolution, si les shapes continuent d’évoluer, c’est désormais sur le front des matériaux et de la technologie que se font les prochaines évolutions. Bois plus légers pour les noyaux ; matériaux plus amortissants dans les structures ; ré-apparition (encore trop timide) de systèmes de fixations intégrées pour respecter au maximum le flex des skis ; travail sur le centrage des poids avec des spatules évidées, sans carres, pour des sensations centrées au plus près du pied. Les skis de demain seront plus légers, plus maniables, et ouverts comme jamais vers tous les terrains. En 2014, la fusion des pratiques est possible grâce à différentes innovations et évolutions plus ou moins visibles et qui vont toutes dans le bon sens.

« Il y a de temps en temps des skis qui font l’unanimité et restent présents dans les catalogues plus longtemps que les autres, on pense entre autres aux Atomic Bentchetler, Nordica Patron, Rossignol Squad7, Salomon Rocker2 122, K2 Pettitor, Line Prophet 105...»

Les spatules s’allègent

C’est là que tout commence et c’est sans doute la partie du ski qui mérite le plus d’attention. Salomon avait ouvert la voie avec les spatules sans carre et en nid d’abeille du Rocker2 il y a deux hivers, et la décline aujourd’hui sur deux gammes (Rocker2 et Quest). Head joue en 2014 dans la même cour avec sa nouvelle ligne Big Mountain équipée du système TTS (Tip&Tail Stabilizer). Trois largeurs, dont le Collective 105, facilement reconnaissables à leur spatule à “exosquelette“. En plus du gain de poids évident et de la gestion du flex (souple en longitudinal pour un déjaugeage immédiat et rigide en torsion pour l’accroche une fois sur la carre), l’armature de la spatule est en élastomère, matériau qui comme chacun le sait est destiné à amortir les vibrations. Rossignol frappe également un grand coup avec sa “Air Tip“ qu’on retrouve sur la déjà fameuse série 7. Pour avoir eu la chance de tourner le Squad7 (le plus large) depuis quelques semaines, on peut affirmer que ça marche. Centrage des poids idéal pour des sensations sous le pied de très très haut niveau. Un savant mélange entre gain de poids, amorti (matériaux ABS) et ligne de cotes pour la plus belle des spatules de l’hiver prochain !

Le Soul7, chez Rossignol. 106 en patin pour un ski léger, efficace partout et super abordable, bien dans l’esprit Fusion de l’année 2014.

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NUMERO 62

Il y a de temps en temps des skis qui font l’unanimité et restent présents dans les catalogues plus longtemps que les autres, entre autres les Atomic Bentchetler, Nordica Patron, Rossignol Squad7, Salomon Rocker2 122, K2 Pettitor, Line Prophet 105 et quelques autres. Des skis, qui par leur skiabilité justement, sont capables de s’adapter à de nombreux styles et terrains différents. Cette nouvelle génération qu’on a qualifiée l’hiver dernier «d’Hybrid Shapes» a réussi l’impossible : la synthèse parfaite ; ou pour reprendre un terme fort justement employé par Rossignol pour sa série»Seven : la fusion ! À l’origine destinés aux pros et à la crème des riders, ces modèles à la versatilité étonnante se démocratisent en 2014. On prend donc un ski référence et on le décline en largeur et en flex moindre pour que tous puissent profiter de ces shapes magiques qui, quel que soit votre niveau actuel, vous feront repousser vos limites l’hiver prochain. Chez Rossignol, pour commencer par la marque qui en 2014 revendique cette idée de Fusion, parmi les skis destinés à tous les terrains et types d’évolution, on prend ainsi le Squad7, référence de sa catégorie cet hiver, et on le décline en deux autres versions, pour passer d’un ski “expert only“ à un ski absolument tout public avec le Soul7. Le Bentchetler chez Atomic aura ainsi donné naissance à l’Automatic (rigidifié en spatule en 2014, gommant les petits défauts de la première version) pour les plus freeriders et au Blog, pour… absolument tout le monde, très forts skieurs y compris ! Autre bel exemple de ces “Magic Shapes“, le K2 Pettitor, énorme machine à bouffer du dénivelé, mais un poil physique pour le commun des mortels, se voit dupliqué en version moins large et beaucoup plus souple, le Shreditor. Dans le même ordre d’idée, le pro model de Seth Morrison rebaptisé Annex 118 se voit décliné en 108 et 98 mm et ça ne va pas être facile de choisir !

Quand le travail sur les structures est poussé à l’extrême... Comme quoi le ski du futur pourrait nous réserver encore bien des surprises...

Les cotes sont revisitées

Scott par exemple continue de travailler sur ses lignes de cotes 3D (un rayon assez ouvert sur la partie avant du ski, un patin droit ou peu creusé et enfin un second rayon plus court pour le tail). Le but étant de gérer à l’envi le comportement du ski en fonction de l’appui. Ça marche, sous réserve d’adopter une attitude assez new school, bien centrée. Adeptes du ski à l‘ancienne, tout en appui sur la languette, ou pire encore, ceux qui sont resté à l’appui talon en fin de courbe, ça risque de vous surprendre ! On retrouve donc cette nouvelle approche en 2014 sur un tout nouveau ski All Mountain, The Ski justement. Ajoutez aux cotes 3D toute la science du rocker propre à la marque, un noyau elliptique pour la gestion du flex et de la torsion et vous obtenez l’exemple type du ski fusionnel de demain, « offrant une performance et une polyvalence inégalée ».

Magic Shapes

Trois exemples de “Magic Shape“ revisités pour le plus grand nombre, des modèles à la skiabilité surprenante. L’Atomic Blog (110 mm), déjà culte chez nombre de skieurs, le Salomon Rocker2 108 et le K2 Annex, en 108 mm en patin également.

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e rocker amène de la facilité et du confort en toutes neiges, agrandit les horizons du ski en le rendant accessible au plus grand nombre. Les fabricants commençant à digérer cette révolution, si les shapes continuent d’évoluer, c’est désormais sur le front des matériaux et de la technologie que se font les prochaines évolutions. Bois plus légers pour les noyaux ; matériaux plus amortissants dans les structures ; ré-apparition (encore trop timide) de systèmes de fixations intégrées pour respecter au maximum le flex des skis ; travail sur le centrage des poids avec des spatules évidées, sans carres, pour des sensations centrées au plus près du pied. Les skis de demain seront plus légers, plus maniables, et ouverts comme jamais vers tous les terrains. En 2014, la fusion des pratiques est possible grâce à différentes innovations et évolutions plus ou moins visibles et qui vont toutes dans le bon sens.

« Il y a de temps en temps des skis qui font l’unanimité et restent présents dans les catalogues plus longtemps que les autres, on pense entre autres aux Atomic Bentchetler, Nordica Patron, Rossignol Squad7, Salomon Rocker2 122, K2 Pettitor, Line Prophet 105...»

Les spatules s’allègent

C’est là que tout commence et c’est sans doute la partie du ski qui mérite le plus d’attention. Salomon avait ouvert la voie avec les spatules sans carre et en nid d’abeille du Rocker2 il y a deux hivers, et la décline aujourd’hui sur deux gammes (Rocker2 et Quest). Head joue en 2014 dans la même cour avec sa nouvelle ligne Big Mountain équipée du système TTS (Tip&Tail Stabilizer). Trois largeurs, dont le Collective 105, facilement reconnaissables à leur spatule à “exosquelette“. En plus du gain de poids évident et de la gestion du flex (souple en longitudinal pour un déjaugeage immédiat et rigide en torsion pour l’accroche une fois sur la carre), l’armature de la spatule est en élastomère, matériau qui comme chacun le sait est destiné à amortir les vibrations. Rossignol frappe également un grand coup avec sa “Air Tip“ qu’on retrouve sur la déjà fameuse série 7. Pour avoir eu la chance de tourner le Squad7 (le plus large) depuis quelques semaines, on peut affirmer que ça marche. Centrage des poids idéal pour des sensations sous le pied de très très haut niveau. Un savant mélange entre gain de poids, amorti (matériaux ABS) et ligne de cotes pour la plus belle des spatules de l’hiver prochain !

Le Soul7, chez Rossignol. 106 en patin pour un ski léger, efficace partout et super abordable, bien dans l’esprit Fusion de l’année 2014.

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Il y a de temps en temps des skis qui font l’unanimité et restent présents dans les catalogues plus longtemps que les autres, entre autres les Atomic Bentchetler, Nordica Patron, Rossignol Squad7, Salomon Rocker2 122, K2 Pettitor, Line Prophet 105 et quelques autres. Des skis, qui par leur skiabilité justement, sont capables de s’adapter à de nombreux styles et terrains différents. Cette nouvelle génération qu’on a qualifiée l’hiver dernier «d’Hybrid Shapes» a réussi l’impossible : la synthèse parfaite ; ou pour reprendre un terme fort justement employé par Rossignol pour sa série»Seven : la fusion ! À l’origine destinés aux pros et à la crème des riders, ces modèles à la versatilité étonnante se démocratisent en 2014. On prend donc un ski référence et on le décline en largeur et en flex moindre pour que tous puissent profiter de ces shapes magiques qui, quel que soit votre niveau actuel, vous feront repousser vos limites l’hiver prochain. Chez Rossignol, pour commencer par la marque qui en 2014 revendique cette idée de Fusion, parmi les skis destinés à tous les terrains et types d’évolution, on prend ainsi le Squad7, référence de sa catégorie cet hiver, et on le décline en deux autres versions, pour passer d’un ski “expert only“ à un ski absolument tout public avec le Soul7. Le Bentchetler chez Atomic aura ainsi donné naissance à l’Automatic (rigidifié en spatule en 2014, gommant les petits défauts de la première version) pour les plus freeriders et au Blog, pour… absolument tout le monde, très forts skieurs y compris ! Autre bel exemple de ces “Magic Shapes“, le K2 Pettitor, énorme machine à bouffer du dénivelé, mais un poil physique pour le commun des mortels, se voit dupliqué en version moins large et beaucoup plus souple, le Shreditor. Dans le même ordre d’idée, le pro model de Seth Morrison rebaptisé Annex 118 se voit décliné en 108 et 98 mm et ça ne va pas être facile de choisir !

Quand le travail sur les structures est poussé à l’extrême... Comme quoi le ski du futur pourrait nous réserver encore bien des surprises...

Les cotes sont revisitées

Scott par exemple continue de travailler sur ses lignes de cotes 3D (un rayon assez ouvert sur la partie avant du ski, un patin droit ou peu creusé et enfin un second rayon plus court pour le tail). Le but étant de gérer à l’envi le comportement du ski en fonction de l’appui. Ça marche, sous réserve d’adopter une attitude assez new school, bien centrée. Adeptes du ski à l‘ancienne, tout en appui sur la languette, ou pire encore, ceux qui sont resté à l’appui talon en fin de courbe, ça risque de vous surprendre ! On retrouve donc cette nouvelle approche en 2014 sur un tout nouveau ski All Mountain, The Ski justement. Ajoutez aux cotes 3D toute la science du rocker propre à la marque, un noyau elliptique pour la gestion du flex et de la torsion et vous obtenez l’exemple type du ski fusionnel de demain, « offrant une performance et une polyvalence inégalée ».

Magic Shapes

Trois exemples de “Magic Shape“ revisités pour le plus grand nombre, des modèles à la skiabilité surprenante. L’Atomic Blog (110 mm), déjà culte chez nombre de skieurs, le Salomon Rocker2 108 et le K2 Annex, en 108 mm en patin également.

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MATÉRIEL / TESTS 2014

chaussure freerando la nouvelle vague

Toutes les marques de chaussures ou presque disposeront en 2014 d’un modèle à collier débrayable. Tour d’horizon... Par Laurent Molitor

Le nouveau Dynastar Chrome, un pur jouet de piste...

« La gamme Dynastar Chrome est l’un des nombreux exemples de ces nouvelles machines, faites pour procurer plus de sensations sur la piste, plus longtemps et plus facilement ! » La piste fait de la résistance

Si le ski pour découper la piste en 2014 flirte allègrement avec les 80 mm en patin, se dote de différents rockers, adopte des lignes de cotes facilitant les déclenchements en toutes neiges, n’allez pas croire que cette ouverture se fait au détriment d’une accroche et d’une précision sans faille sur les neiges les plus dures. Au contraire. Si dans toutes les autres catégories, la performance n’est plus le principal critère de choix, de retour sur le damé, le pratiquant alpin a des exigences qui n’ont rien à voir avec les modes passagères. Rendement avant tout ! Certes, mais avec là encore une skiabilité accrue à l’ordre du jour. En 2014, on veut des sensations haut de gamme sur la piste, sans avoir à en payer le prix. Sans la montée d’acide lactique dans les cuisses au bout de quelques courbes ou sans partir à la faute à la moindre erreur d’inattention. Le ski alpin franchit donc une nouvelle étape en 2014 : tout aussi efficace, mais plus facile à gérer, à placer, à maîtriser que les générations précédentes, pour un plaisir décuplé aussi bien en intensité qu’en durée. La gamme Dynastar Chrome est l’un des nombreux exemples de ces nouvelles machines, faites pour procurer plus de sensations sur la piste, plus longtemps et plus facilement ! Atomic, avec l’ARC, son nouveau système de fixations intégrées est une autre réponse possible pour des sensations haut de gamme sur neige damée. On travaille alors sur une déformation harmonieuse du flex, on gagne en tolérance, sans rien toucher aux performances pures. Une belle session de tests sur la neige en perspective !

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NUMERO 62

Le nouveau Spirit O Two chez Stöckli. Chants Bambou pour la nervosité et fibre de lin pour la légèreté : un ski de piste très tendance avec en bonus son côté eco-friendly.

De gauche à droite : Head Venture, Black Diamond Factor Mx, Atomic Waymaker Carbon, Rossignol Alltrack Pro 130 et Scott Delirium. Un panel assez représentatif des différentes options oscillant entre freeride et randonnée pour l’hiver prochain.

J

amais le matériel qui sert à s’évader des domaines skiables aseptisés n’a autant été dans l’air du temps. Loin de l’image désuète de la rando traditionnelle revendiquée par les CAFistes, la marche ou la petite rando d’approche pour faire ses première traces pas trop loin des remontées fait fureur. Tout le monde ou presque y va de son ski light, de sa fixation Ski/Rando et de sa chaussure à collier débrayable : c’est la déferlante ! Au vu de la profusion de nouveaux modèles dans le secteur de la chaussure freeride pour l’hiver prochain, quelque chose nous dit qu’il va falloir passer du temps sur la neige pour séparer le bon grain de l’ivraie, dénicher la vraie avancée, et savoir si la chaussure de freeride débrayable aussi performante à la descente qu’à la marche ou la rando existe enfin ! Head ainsi débarque en force avec le triptyque complet. Une ligne de 3 skis Outer Space, (avec rocker ERA 3.0 plébiscité l’hiver dernier sur les REV en All Mountain) de 78 à 98 mm en patin ; deux fixations pour les adeptes du freeride ou du Touring, et enfin deux nouvelles chaussures. La Venture pour les plus aventureux donc et la Challenger pour une pratique plus traditionnelle piste, mais avec le confort d’utilisation du collier débrayable. Scott est bien sûr de la partie depuis son rachat de la marque Garmont, (la célèbre Délirium est reconduite avec quelques petits changements) avec également une gamme de skis de free rando qui s’enrichit de 3 nouveaux modèles pour 2014.

Quant à K2 on a déjà testé la freeride non débrayable (la Spyne) et on attend avec d’autant plus d’impatience de recevoir la Pinnacle, sans doute un des modèles phare de l’hiver prochain. Atomic complète sa ligne Tracker 4 crochets avec 3 nouveaux modèles plus ciblés freerando (de la plus light pour la plus rando à la plus rigide pour le freeride d’approche) à 3 boucles. Celle qui nous fait saliver s’appelle la Waymaker Carbon 130. Black Diamond est déjà bien présent sur le secteur avec des skis bien ciblés tel le Megawatt Carbon, (un des seuls fats de rando du marché) ou encore le Revert et bien sûr toute une ligne de chaussures de rando. Il manquait juste un modèle pour les plus alpins d’entre nous, c’est désormais chose faite avec la nouvelle Factor Mx 130. Un peu plus légère que la précédente génération, bien plus rigide en latéral et avec une plus grande liberté en collier : que du bon. Rossignol est également présent, côté skis tout d’abord avec la série7, qui si elle n’est pas marquetée “freerando“, propose des skis plus légers que pas mal de modèles labellisés “ultra light“ chez la concurrence. Deux modèles de fixation Look (XM pour les chaussures alpines, Alti 12 pour la rando) et toute une nouvelle ligne de skiboots, viennent compléter l’offre, les Alltracks.

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MATÉRIEL / TESTS 2014

chaussure freerando la nouvelle vague

Toutes les marques de chaussures ou presque disposeront en 2014 d’un modèle à collier débrayable. Tour d’horizon... Par Laurent Molitor

Le nouveau Dynastar Chrome, un pur jouet de piste...

« La gamme Dynastar Chrome est l’un des nombreux exemples de ces nouvelles machines, faites pour procurer plus de sensations sur la piste, plus longtemps et plus facilement ! » La piste fait de la résistance

Si le ski pour découper la piste en 2014 flirte allègrement avec les 80 mm en patin, se dote de différents rockers, adopte des lignes de cotes facilitant les déclenchements en toutes neiges, n’allez pas croire que cette ouverture se fait au détriment d’une accroche et d’une précision sans faille sur les neiges les plus dures. Au contraire. Si dans toutes les autres catégories, la performance n’est plus le principal critère de choix, de retour sur le damé, le pratiquant alpin a des exigences qui n’ont rien à voir avec les modes passagères. Rendement avant tout ! Certes, mais avec là encore une skiabilité accrue à l’ordre du jour. En 2014, on veut des sensations haut de gamme sur la piste, sans avoir à en payer le prix. Sans la montée d’acide lactique dans les cuisses au bout de quelques courbes ou sans partir à la faute à la moindre erreur d’inattention. Le ski alpin franchit donc une nouvelle étape en 2014 : tout aussi efficace, mais plus facile à gérer, à placer, à maîtriser que les générations précédentes, pour un plaisir décuplé aussi bien en intensité qu’en durée. La gamme Dynastar Chrome est l’un des nombreux exemples de ces nouvelles machines, faites pour procurer plus de sensations sur la piste, plus longtemps et plus facilement ! Atomic, avec l’ARC, son nouveau système de fixations intégrées est une autre réponse possible pour des sensations haut de gamme sur neige damée. On travaille alors sur une déformation harmonieuse du flex, on gagne en tolérance, sans rien toucher aux performances pures. Une belle session de tests sur la neige en perspective !

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NUMERO 62

Le nouveau Spirit O Two chez Stöckli. Chants Bambou pour la nervosité et fibre de lin pour la légèreté : un ski de piste très tendance avec en bonus son côté eco-friendly.

De gauche à droite : Head Venture, Black Diamond Factor Mx, Atomic Waymaker Carbon, Rossignol Alltrack Pro 130 et Scott Delirium. Un panel assez représentatif des différentes options oscillant entre freeride et randonnée pour l’hiver prochain.

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amais le matériel qui sert à s’évader des domaines skiables aseptisés n’a autant été dans l’air du temps. Loin de l’image désuète de la rando traditionnelle revendiquée par les CAFistes, la marche ou la petite rando d’approche pour faire ses première traces pas trop loin des remontées fait fureur. Tout le monde ou presque y va de son ski light, de sa fixation Ski/Rando et de sa chaussure à collier débrayable : c’est la déferlante ! Au vu de la profusion de nouveaux modèles dans le secteur de la chaussure freeride pour l’hiver prochain, quelque chose nous dit qu’il va falloir passer du temps sur la neige pour séparer le bon grain de l’ivraie, dénicher la vraie avancée, et savoir si la chaussure de freeride débrayable aussi performante à la descente qu’à la marche ou la rando existe enfin ! Head ainsi débarque en force avec le triptyque complet. Une ligne de 3 skis Outer Space, (avec rocker ERA 3.0 plébiscité l’hiver dernier sur les REV en All Mountain) de 78 à 98 mm en patin ; deux fixations pour les adeptes du freeride ou du Touring, et enfin deux nouvelles chaussures. La Venture pour les plus aventureux donc et la Challenger pour une pratique plus traditionnelle piste, mais avec le confort d’utilisation du collier débrayable. Scott est bien sûr de la partie depuis son rachat de la marque Garmont, (la célèbre Délirium est reconduite avec quelques petits changements) avec également une gamme de skis de free rando qui s’enrichit de 3 nouveaux modèles pour 2014.

Quant à K2 on a déjà testé la freeride non débrayable (la Spyne) et on attend avec d’autant plus d’impatience de recevoir la Pinnacle, sans doute un des modèles phare de l’hiver prochain. Atomic complète sa ligne Tracker 4 crochets avec 3 nouveaux modèles plus ciblés freerando (de la plus light pour la plus rando à la plus rigide pour le freeride d’approche) à 3 boucles. Celle qui nous fait saliver s’appelle la Waymaker Carbon 130. Black Diamond est déjà bien présent sur le secteur avec des skis bien ciblés tel le Megawatt Carbon, (un des seuls fats de rando du marché) ou encore le Revert et bien sûr toute une ligne de chaussures de rando. Il manquait juste un modèle pour les plus alpins d’entre nous, c’est désormais chose faite avec la nouvelle Factor Mx 130. Un peu plus légère que la précédente génération, bien plus rigide en latéral et avec une plus grande liberté en collier : que du bon. Rossignol est également présent, côté skis tout d’abord avec la série7, qui si elle n’est pas marquetée “freerando“, propose des skis plus légers que pas mal de modèles labellisés “ultra light“ chez la concurrence. Deux modèles de fixation Look (XM pour les chaussures alpines, Alti 12 pour la rando) et toute une nouvelle ligne de skiboots, viennent compléter l’offre, les Alltracks.

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PREVIEW 2014

Objectif confort Helly Hansen / Technologie H2Flow Pensée pour améliorer le confort des skieurs au niveau de la régulation de la température et de l’évacuation de l’humidité, la technologie H2Flow se retrouve cette année sur de nombreux modèles des collections Ski, Outdoor et Freeride. La veste présentée ici, la Thrym Jacket, intègre cette construction qui combine une couche d’isolation, un système d’aération qui laisse circuler l’air et une membrane imperméable et respirante. Résultat ? La température du corps est régulée et la transpiration évacuée, quelles que soient les conditions climatiques.

Textile et accessoires

Des nouveautés à la pelle ! Comme chaque année, Ski Time était au salon ISPO, la grand messe du matériel ski, snowboard et outdoor. Nouvelles technologieS, accessoires customisables et textiles intelligents : voici un petit aperçu pour savoir à quelle sauce vous allez manger toutes ces nouveautés qui arriveront en shop l’hiver prochain.

Casque ou masque ? Les deux mon capitaine ! Bollé / Casque Osmoz La marque à lunettes avait su innover il y a quelques saisons avec son casque Slide qui intégrait une visière, posant les bases d’un nouveau segment sur le marché de la protection de nos têtes. Une nouvelle étape a été franchie avec un nouveau casque au design bien senti, Osmoz : léger (construction inmold), il intègre un système d’écran sphérique rotatif et interchangeable. Un «casque-masque» pensé comme une pièce unique, qui dispose des dernières technologies de la marque dans chacun des deux domaines.

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PREVIEW 2014

Objectif confort Helly Hansen / Technologie H2Flow Pensée pour améliorer le confort des skieurs au niveau de la régulation de la température et de l’évacuation de l’humidité, la technologie H2Flow se retrouve cette année sur de nombreux modèles des collections Ski, Outdoor et Freeride. La veste présentée ici, la Thrym Jacket, intègre cette construction qui combine une couche d’isolation, un système d’aération qui laisse circuler l’air et une membrane imperméable et respirante. Résultat ? La température du corps est régulée et la transpiration évacuée, quelles que soient les conditions climatiques.

Textile et accessoires

Des nouveautés à la pelle ! Comme chaque année, Ski Time était au salon ISPO, la grand messe du matériel ski, snowboard et outdoor. Nouvelles technologieS, accessoires customisables et textiles intelligents : voici un petit aperçu pour savoir à quelle sauce vous allez manger toutes ces nouveautés qui arriveront en shop l’hiver prochain.

Casque ou masque ? Les deux mon capitaine ! Bollé / Casque Osmoz La marque à lunettes avait su innover il y a quelques saisons avec son casque Slide qui intégrait une visière, posant les bases d’un nouveau segment sur le marché de la protection de nos têtes. Une nouvelle étape a été franchie avec un nouveau casque au design bien senti, Osmoz : léger (construction inmold), il intègre un système d’écran sphérique rotatif et interchangeable. Un «casque-masque» pensé comme une pièce unique, qui dispose des dernières technologies de la marque dans chacun des deux domaines.

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PREVIEW 2014

Le casque 3 en 1 Cébé / Casque Trilogy

Semelles à la demande

Un casque, c’est bien, trois casques, c’est mieux ! C’est sûrement ce que se sont dit les designers et chefs produits chez Cébé en concevant le Trilogy. Ce casque à éléments interchangeables s’adapte à votre pratique en fonction des parties que vous ajoutez ou enlevez : mettez les renforts latéraux et les pads cache-oreilles, et voilà un casque de freeride. Rajouter la visière et vous avez un casque de mountain bike. Enlever tout les éléments et vous gagnez un casque d’alpinisme et d’escalade. Les trois versions du Trilogy bénéficient bien entendu des normes de sécurité en vigueur dans chacune des trois pratiques, pour un poids allant de 250 g (casque nu, pour l’alpinisme) à 360 g (dans sa version freeride).

Vibram / Semelles Mountain Piste & Mountain Plus Développé par Vibram en exclusivité pour les chaussures de ski Scarpa Freedom, le nouveau concept de semelles Mountain Piste et Mountain Plus a de quoi séduire. Totalement interchangeables, elles permettent de bénéficier, sur une même chaussure, d’une semelle conçue pour la piste et d’une autre spécifique au freeride. Les semelles se changent en un tour de main grâce aux sept vis que l’on serre et desserre à l’aide d’une petite clé. La Mountain Piste (en photo, à gauche), est réalisée en gomme injectée (pour l’accroche pendant la marche) et TPU (inserts qui favorisent un appui plus efficace), elle conviendra à un skieur amateur de descente sur neige damée. Changement de décor avec la Mountain Plus (à droite) : totalement conçue en gomme, elle offre un design qui empêche la neige de s’accumuler sous la chaussure, tandis que le talon bénéficie d’un crantage améliorant l’accroche sur tous types de terrains, rochers en particulier. Passer d’une chaussure pour la piste à une pompe de freeride en changeant juste la semelle, on apprécie l’idée.

La chaussure qui ne fait plus mal aux pieds Dahu / Veste Untracked Parti du constat que chaussure de ski et confort n’étaient pas incompatibles, le designer suisse Nicolas Frey (en photo) a décidé de se lancer, en 2009, dans la conception d’une chaussure de ski «du troisième type ». Une chaussure qui permettrait de skier, marcher et même conduire…

Design épuré Patagonia / Veste Untracked Un nouveau modèle vient s’ajouter à la collection Ski/Snow chez Patagonia : il s’agit de l’ensemble Untracked, conçu en Gore-Tex. Cette veste trois couches, avec l’intérieur en tricot brossé (trop douillet !), a été pensée pour être avant tout fonctionnelle : bonne liberté de mouvement à la montée comme à la descente grâce à son design épuré et sa construction articulée, apport de chaleur… L’autre objectif pour Patagonia pour l’hiver 2013 était de conserver une gamme forte pour les femmes, en particulier dans la collection Ski/Snow. L’un des modèles phares est l’anorak Untracked, une veste pullover en Gore-Tex, trois couches, qui s’inspire d’un modèle vintage de la marque, le Pneumatic Pullover. Pour que les coupes et les styles soient adaptés aux formes féminines, Patagonia s’est attaché les services d’une designer : une collection pour les femmes, par les femmes en somme !

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Pour faire simple, la Dahu c’est une botte de type après-ski qui s’emboite dans une coque de chaussure de ski, comme une sorte d’exosquelette. Le spoiler arrière et la languette s’ouvrent pour laisser entrer la botte, qui se retrouve calée dans l’exosquelette, le tout étant maintenu grâce à deux boucles. Très séduisante sur le papier, l’idée de la Dahu soulève quand même quelques interrogations quant à la précision et au contrôle du ski… Autant dire que l’on vous en dira plus une fois que nous l’aurons testée sur la neige. En attendant, wait and see !

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Le casque 3 en 1 Cébé / Casque Trilogy

Semelles à la demande

Un casque, c’est bien, trois casques, c’est mieux ! C’est sûrement ce que se sont dit les designers et chefs produits chez Cébé en concevant le Trilogy. Ce casque à éléments interchangeables s’adapte à votre pratique en fonction des parties que vous ajoutez ou enlevez : mettez les renforts latéraux et les pads cache-oreilles, et voilà un casque de freeride. Rajouter la visière et vous avez un casque de mountain bike. Enlever tout les éléments et vous gagnez un casque d’alpinisme et d’escalade. Les trois versions du Trilogy bénéficient bien entendu des normes de sécurité en vigueur dans chacune des trois pratiques, pour un poids allant de 250 g (casque nu, pour l’alpinisme) à 360 g (dans sa version freeride).

Vibram / Semelles Mountain Piste & Mountain Plus Développé par Vibram en exclusivité pour les chaussures de ski Scarpa Freedom, le nouveau concept de semelles Mountain Piste et Mountain Plus a de quoi séduire. Totalement interchangeables, elles permettent de bénéficier, sur une même chaussure, d’une semelle conçue pour la piste et d’une autre spécifique au freeride. Les semelles se changent en un tour de main grâce aux sept vis que l’on serre et desserre à l’aide d’une petite clé. La Mountain Piste (en photo, à gauche), est réalisée en gomme injectée (pour l’accroche pendant la marche) et TPU (inserts qui favorisent un appui plus efficace), elle conviendra à un skieur amateur de descente sur neige damée. Changement de décor avec la Mountain Plus (à droite) : totalement conçue en gomme, elle offre un design qui empêche la neige de s’accumuler sous la chaussure, tandis que le talon bénéficie d’un crantage améliorant l’accroche sur tous types de terrains, rochers en particulier. Passer d’une chaussure pour la piste à une pompe de freeride en changeant juste la semelle, on apprécie l’idée.

La chaussure qui ne fait plus mal aux pieds Dahu / Veste Untracked Parti du constat que chaussure de ski et confort n’étaient pas incompatibles, le designer suisse Nicolas Frey (en photo) a décidé de se lancer, en 2009, dans la conception d’une chaussure de ski «du troisième type ». Une chaussure qui permettrait de skier, marcher et même conduire…

Design épuré Patagonia / Veste Untracked Un nouveau modèle vient s’ajouter à la collection Ski/Snow chez Patagonia : il s’agit de l’ensemble Untracked, conçu en Gore-Tex. Cette veste trois couches, avec l’intérieur en tricot brossé (trop douillet !), a été pensée pour être avant tout fonctionnelle : bonne liberté de mouvement à la montée comme à la descente grâce à son design épuré et sa construction articulée, apport de chaleur… L’autre objectif pour Patagonia pour l’hiver 2013 était de conserver une gamme forte pour les femmes, en particulier dans la collection Ski/Snow. L’un des modèles phares est l’anorak Untracked, une veste pullover en Gore-Tex, trois couches, qui s’inspire d’un modèle vintage de la marque, le Pneumatic Pullover. Pour que les coupes et les styles soient adaptés aux formes féminines, Patagonia s’est attaché les services d’une designer : une collection pour les femmes, par les femmes en somme !

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Pour faire simple, la Dahu c’est une botte de type après-ski qui s’emboite dans une coque de chaussure de ski, comme une sorte d’exosquelette. Le spoiler arrière et la languette s’ouvrent pour laisser entrer la botte, qui se retrouve calée dans l’exosquelette, le tout étant maintenu grâce à deux boucles. Très séduisante sur le papier, l’idée de la Dahu soulève quand même quelques interrogations quant à la précision et au contrôle du ski… Autant dire que l’on vous en dira plus une fois que nous l’aurons testée sur la neige. En attendant, wait and see !

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PREVIEW 2014

Fini les galères de batteries

L’Airbag 2.0

The North Face / Sac à dos The Surge II Charged

Mammut / Sac à dos Ride Protection Airbag

Affublé d’un ISPO Award Gold Winner, The Surge II est un sac à dos qui intègre un système de batteries au lithium (Le Joey T1 Power Supply) pour recharger son téléphone, lecteur MP3, tablette, bref, tout ce qui peut se recharger via un port USB. Il intègre également un compartiment pour transporter un ordinateur portable. Le reste du sac est accessoirisé comme un vrai sac pour les activités plein air : zips étanches, bretelles anatomiques, ceinture lombaire…

Affublé d’un ISPO Award Gold Winner, The Surge II est un sac à dos qui intègre un système de batteries au lithium (Le Joey T1 Power Supply) pour recharger son téléphone, lecteur MP3, tablette, bref, tout ce qui peut se recharger via un port USB. Il intègre également un compartiment pour transporter un ordinateur portable. Le reste du sac est accessoirisé comme un vrai sac pour les activités plein air : zips étanches, bretelles anatomiques, ceinture lombaire…

Du sang neuf dans le ski de rando Arc’Teryx / Sac à dos Khamski La pratique du ski de randonnée s’est beaucoup développée ces dernières années et compte de plus en plus de pratiquants. L’évolution du matériel (ski et textile) y est sûrement pour quelque chose, et Arc’Teryx poursuit cette dynamique avec le Khamski. Ce sac pour les puristes rappelle le style classique et dépouillé des sacs de patrouille, avec de légères modifications : un tissu technique très résistant et un système pour porter les skis ou les split boards. Le Khamski se décline en 38 et 48 litres.

Le «plus» Freeride qui manquait sur les fix à insert Dynafit / Fixation Beast 16 Revoyant les standards de la fixation de rando, les ingénieurs de la marque au léopard des neiges ont pensé au plaisir de la descente avant tout. Avec la Beast 16, ils s’adressent clairement aux freerideurs avertis qui recherchent une fixation capable de les accompagner au quotidien dans la pratique du freeride : performance à la descente et confort et légèreté à la montée. Affichant 935 g sur la balance, la Beast 16 est équipée d’un mécanisme de déclenchement qui agit aussi bien au niveau de la butée que de la talonnière. La butée rotative est construite pour éviter les déclenchements intempestifs lors des chocs, tandis que la hauteur réduite du système permet de maintenir un bon contact avec le ski. Une légère inclinaison vers l‘avant favorise un comportement neutre en descente et une surface d’appui large assure une grande résistance à la torsion. Pas étonnant que ce soit aussi bon, quand on sait qu’elle a été développée avec le concours d’Eric Hjorleifson.

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NUMERO 62

La première one piece en Gore-Tex Active Haglöfs / One piece Rando AS Suit Première combinaison en Gore Active conçue pour la free rando, la Rando AS Suit dispose de toutes les qualités que l’on est en droit d’attendre sur une tenue dédiée à cette pratique : légèreté, confort, imperméabilité et respirabilité. Ajoutez à ça la «patte graphique» propre à Haglöfs, et vous avez une des plus belles tenues de l’année (si si !). Pas étonnant qu’elle reparte du salon ISPO avec un Award Gold Winner sous le bras…

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PREVIEW 2014

Fini les galères de batteries

L’Airbag 2.0

The North Face / Sac à dos The Surge II Charged

Mammut / Sac à dos Ride Protection Airbag

Affublé d’un ISPO Award Gold Winner, The Surge II est un sac à dos qui intègre un système de batteries au lithium (Le Joey T1 Power Supply) pour recharger son téléphone, lecteur MP3, tablette, bref, tout ce qui peut se recharger via un port USB. Il intègre également un compartiment pour transporter un ordinateur portable. Le reste du sac est accessoirisé comme un vrai sac pour les activités plein air : zips étanches, bretelles anatomiques, ceinture lombaire…

Affublé d’un ISPO Award Gold Winner, The Surge II est un sac à dos qui intègre un système de batteries au lithium (Le Joey T1 Power Supply) pour recharger son téléphone, lecteur MP3, tablette, bref, tout ce qui peut se recharger via un port USB. Il intègre également un compartiment pour transporter un ordinateur portable. Le reste du sac est accessoirisé comme un vrai sac pour les activités plein air : zips étanches, bretelles anatomiques, ceinture lombaire…

Du sang neuf dans le ski de rando Arc’Teryx / Sac à dos Khamski La pratique du ski de randonnée s’est beaucoup développée ces dernières années et compte de plus en plus de pratiquants. L’évolution du matériel (ski et textile) y est sûrement pour quelque chose, et Arc’Teryx poursuit cette dynamique avec le Khamski. Ce sac pour les puristes rappelle le style classique et dépouillé des sacs de patrouille, avec de légères modifications : un tissu technique très résistant et un système pour porter les skis ou les split boards. Le Khamski se décline en 38 et 48 litres.

Le «plus» Freeride qui manquait sur les fix à insert Dynafit / Fixation Beast 16 Revoyant les standards de la fixation de rando, les ingénieurs de la marque au léopard des neiges ont pensé au plaisir de la descente avant tout. Avec la Beast 16, ils s’adressent clairement aux freerideurs avertis qui recherchent une fixation capable de les accompagner au quotidien dans la pratique du freeride : performance à la descente et confort et légèreté à la montée. Affichant 935 g sur la balance, la Beast 16 est équipée d’un mécanisme de déclenchement qui agit aussi bien au niveau de la butée que de la talonnière. La butée rotative est construite pour éviter les déclenchements intempestifs lors des chocs, tandis que la hauteur réduite du système permet de maintenir un bon contact avec le ski. Une légère inclinaison vers l‘avant favorise un comportement neutre en descente et une surface d’appui large assure une grande résistance à la torsion. Pas étonnant que ce soit aussi bon, quand on sait qu’elle a été développée avec le concours d’Eric Hjorleifson.

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La première one piece en Gore-Tex Active Haglöfs / One piece Rando AS Suit Première combinaison en Gore Active conçue pour la free rando, la Rando AS Suit dispose de toutes les qualités que l’on est en droit d’attendre sur une tenue dédiée à cette pratique : légèreté, confort, imperméabilité et respirabilité. Ajoutez à ça la «patte graphique» propre à Haglöfs, et vous avez une des plus belles tenues de l’année (si si !). Pas étonnant qu’elle reparte du salon ISPO avec un Award Gold Winner sous le bras…

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Document non contractuel - Crédits photos : ©Minicel73 - ©Piotr Morawski - ©Dell - ©SportsStock - ©Cult12

PREVIEW 2014

La nouvelle dimension du sac de rando Millet / Matrix 30 MBS Millet a repensé le sac à dos de rando en cherchant à améliorer le confort et la liberté de mouvement. Le résultat ? Une asymétrie naturelle du design pour mieux équilibrer le portage du matériel : skis en diagonal, piolets avec accès rapide, meilleur portage du casque. Le système MBS (Mobility Back System) améliore la mobilité et le confort du portage. Tout pour 1150 g en version 30 litres. Le Matrix MBS 30 a été récompensé d’un ISPO Gold Award.

L’héritage freeskirando Scott / The Ski Un peu d’histoire : en 1958, à Sun Valley dans l’Idaho, Ed Scott conçoit le premier bâton de ski en aluminium et fonde la marque qui portera son nom. Dans le même temps, un local de la station, Bobbie Burns, aussi connu sous le nom de l’Original Hot Dogger, imaginait une nouvelle façon de glisser, un nouveau style, qui allait attirer l’attention de toute la communauté. Qui dit nouvelle glisse, dit nouveau matériel, et Bobbie a tôt fait de développer son ski, simplement intitulé «The Ski». Rapidement, The Ski se retrouve sur de nombreux podiums du circuit freestyle dans les années 70, souvent combiné avec des produits Scott, bâtons en tête. Quarante ans plus tard, Scott et le bienheureux Hervé Maneint, avec le concours de Bobbie Burns, fait renaître «The Ski» dans sa collection 2013/2014 : décliné en quatre tailles (155, 165, 175 et 185), il s’agit d’un ski polyvalent, avec une construction sandwich elliptique et un rocker. On vous en dit plus dès que nous l’avons testé, mais rien qu’à voir le shape on le sent bien ce ski, pardon The Ski !

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NUMERO 62

TWINNER, C’EST PRÈS DE 170 MAGASINS DE SPORT EN MONTAGNE

Document non contractuel - Crédits photos : ©Minicel73 - ©Piotr Morawski - ©Dell - ©SportsStock - ©Cult12

PREVIEW 2014

La nouvelle dimension du sac de rando Millet / Matrix 30 MBS Millet a repensé le sac à dos de rando en cherchant à améliorer le confort et la liberté de mouvement. Le résultat ? Une asymétrie naturelle du design pour mieux équilibrer le portage du matériel : skis en diagonal, piolets avec accès rapide, meilleur portage du casque. Le système MBS (Mobility Back System) améliore la mobilité et le confort du portage. Tout pour 1150 g en version 30 litres. Le Matrix MBS 30 a été récompensé d’un ISPO Gold Award.

L’héritage freeskirando Scott / The Ski Un peu d’histoire : en 1958, à Sun Valley dans l’Idaho, Ed Scott conçoit le premier bâton de ski en aluminium et fonde la marque qui portera son nom. Dans le même temps, un local de la station, Bobbie Burns, aussi connu sous le nom de l’Original Hot Dogger, imaginait une nouvelle façon de glisser, un nouveau style, qui allait attirer l’attention de toute la communauté. Qui dit nouvelle glisse, dit nouveau matériel, et Bobbie a tôt fait de développer son ski, simplement intitulé «The Ski». Rapidement, The Ski se retrouve sur de nombreux podiums du circuit freestyle dans les années 70, souvent combiné avec des produits Scott, bâtons en tête. Quarante ans plus tard, Scott et le bienheureux Hervé Maneint, avec le concours de Bobbie Burns, fait renaître «The Ski» dans sa collection 2013/2014 : décliné en quatre tailles (155, 165, 175 et 185), il s’agit d’un ski polyvalent, avec une construction sandwich elliptique et un rocker. On vous en dit plus dès que nous l’avons testé, mais rien qu’à voir le shape on le sent bien ce ski, pardon The Ski !

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TWINNER, C’EST PRÈS DE 170 MAGASINS DE SPORT EN MONTAGNE

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SKI TIME #62