Issuu on Google+

N°61

FREE SKI MAGAZINE

Portrait

Lyndsey Dyer fait avancer le freeski féminin

Equipement Les snowparks des 3 Vallées passés au crible

Tests

Les tenues et les chaussures pour la rando

freeride

Héliski

Bien préparer son trip,

en ColombieBritannique

EDITO

Des droits et… des devoirs !

V

Résultat : peu d’images diffusées cette année, presque rien quelle que soit la discipline, alors que la saison dernière le temps d’antenne, toutes chaînes confondues, était monté à plus de cent heures. La vraie solution pour voir du ski à la télévision serait de payer une boîte de production qui ensuite donnerait les images aux différentes chaînes. A une époque où le flux d’images est incessant et où la concurrence entre les sports n’a jamais été aussi importante, c’est en effet se fourvoyer que croire au messie cathodique. Aimer et défendre son sport ce n’est pas forcément revendiquer un prix pour sa bonne diffusion, mais au contraire être réaliste en s’adaptant à son époque et son contexte médiatique. En attendant on se consolera comme on pourra et notamment en faisant du ski plutôt qu’en le regardant ! CB

© PHOTOS COUVERTURE : © Louis Garnier

ous qui aimez le ski et regrettez de ne pas en voir plus à la télévision devriez écrire à la Fédération Française de Ski pour rouspéter. En contrat avec une société italienne, In Front, l’instance du ski national a dealé tous les droits de toutes ses disciplines : alpin, mais aussi nordique, snowboard et freestyle (cette dernière comprenant aussi le skicross, une épreuve très freestyle comme chacun sait !) Sur le papier, rien n’interdit ce deal sur les droits, de nombreuses fédérations fonctionnent ainsi. Mais ce qui marche aujourd’hui pour le foot, le hand ou le rugby, ne marche malheureusement plus pour notre sport favori, excepté pour les très grands rendezvous, et encore. Plus aucune chaîne en réalité n’est prête à payer le prix fort pour obtenir ces droits, surtout qu’ensuite il faut encore produire les images, déplacer des équipes, un véritable casse-tête quand on sait combien les aléas du ski de compétition sont grands.

NUMERO 61

3

© Louis Garnier

SOMMAIRE

18 08 NEWS

White Session : the place to be Degré 7 : le skicross dans la peau Jeu-concours Freeride World Tour : qui veut gagner des montres Swtach ?

14 ROOKIE AVENUE

Antoine Adelisse, la bonne graine. © Jon Wyatt

30

18 CINÉMA

Matthias Lopez à l’épreuve de JOB : L’isérois était l’un des cinq co-réalisateurs à participer au projet «Junkies on a Budget».

22 SKI TRIP 1 © Elina Sirparanta

22 4

NUMERO 61

Un casse-croûte à l’Alberg, bien glacé, bitte !

40 EQUIPEMENT

3 Vallées, sans doute le spot disposant des plus beaux parks de France.

BEYOND REASON

SUMMON YOUR MOMENTS OF CLARITY

IT TAKES VISION AND IT TAKES THE RIGHT EQUIPMENT TO STAND ATOP THE WORLD AND REVEL IN THE FACT THAT YOU’LL SOON BE LOOKING UP AT WHAT USED TO BE UNTOUCHED TERRAIN.

SIGNATURE SERIES AIRBRAKE GOGGLE ™

SETH MORRISON

©2012 Oakley, Icon | OAKLEY.COM

© Fredrik Schenholm

SOMMAIRE

© S. Hjornevik

70 46 PORTRAIT

Lynsey Dyer : dying for powder !

48 MATÉRIEL / SPÉCIAL FREERANDO

22 pages de matos adapté.

70 TESTS

46 SAVOIE TECHNOLAC 18, ALLÉE DU LAC SAINT ANDRÉ 73 382 LE BOURGET DU LAC Tél : 00 33 (0)4 79 65 46 10 Fax : 00 33 (0)4 79 65 46 12 Site : www.freepresse.com DIRECTEUR DE RÉDACTION ET DE LA PUBLICATION Claude Borrani (claude@freepresse.com)

Le meilleur des sous-vêtements techniques.

80 A SHOPPER

Un peu de couleurs dans le grand blanc.

DIRECTION ARTISTIQUE ET MAQUETTE  Rodolphe Maisonnat (rod.maisonnat@rod-m.fr) PUBLICITÉ DIRECTEUR DU SERVICE COMMERCIAL ET DÉVELOPPEMENT Kamel Beghidja (46 11) kamelb@freepresse.com CHEFS DE PUBLICITÉ Fanny Marguet (46 10) fanny@freepresse.com

RÉDACTION Loïc Martin (loic@freepresse.com) 00 33 (0)4 79 65 46 84 Laurent Molitor (+33 603 812 814) laurent@freepresse.com Franck Oddoux franck.oddoux@wanadoo.fr

ASSISTANTE PUBLICITÉ Morgane Martini (46 10) morgane@freepresse.com Julie Rivière (46 10) julie@freepresse.com

CONTRIBUTEURS Antoine Grospiron-Jaccoux, Christophe Brunet, Elina Sirparanta, Julie Nieuwenhuys, Caroline Van’t Hoff, Jon Wyatt, Pierre Guyot, Louis Garnier, Vanessa Beucher

ADMINISTRATION ET RELATIONS CLIENTS Laurence Rémy laurence@freepresse.com

6

NUMERO 61

Abonnements : FREE PRESSE Savoie Technolac, 18 allée du lac St André 73 382 LE BOURGET DU LAC CEDEX

Dépot légal : à parution ISSN : 2257-090X

Ce magazine est une publication FREE PRESSE Directeur Général : Claude Borrani Ce magazine est une marque FREE PRESSE. Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle par quelque procédé que ce soit des pages publiées dans le présent magazine faites sans l’autorisation de l’éditeur est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’oeuvre dans laquelle elles sont incorporées. (art. L.122-4, L.335-2 du Code de propriété intellectuelle). Les Magazines Free Presse sont distribués dans les plus fameux magasins spécialisés sur l’ensemble du territoire français, en villes et en stations, dans certains magasins de sport généraliste, dans les clubs, écoles spécialisées, résidences hôtelières, en colportage sur les plus grands rendez-vous nationaux et internationaux, salons et événements. 23 magazines Free Presse sont diffusés annuellement, ce qui établit un lectorat estimé à 200 000 par numéro, près de 5 millions pour l’ensemble des publications gratuites Free Presse. Si vous souhaitez des exemplaires de nos magazines pour participer à l’animation de votre business :  morgane@freepresse.com

PARTENAIRE

* GLISSER

OFFICIEL

MICKAEL BIMBOES / CHAMONIX

Pascal Tournaire

COULOIR CACHÉ GTX JACKET

quants les plus Veste radicale destinée aux prati es et bas de veste. coud les, épau orts Renf exigeants. visière semi rigide. avec ble régla et Capuche protectrice Zip étanche YKK®. 0,615 Kg

- MASSIF DU MONT-BLANC

GRAND CONCOURS

sKi tiMe / SWATCH FREERIDE WORLD TOUR BY THE NORTH FACE Gagnez des montres Swatch et des bonnets Kask FWT Le SWATCH FREERIDE WORLD TOUR BY THE NORTH FACE (FWT) a forcément quelque chose de plus en 2013. C’est l’année de la réunification : les circuits américains Freeskiing World Tour, Masters of Snowboarding et le circuit européen Freeride World Tour ne font désormais plus qu’un. Très bonne nouvelle qui fait du FWT la compète freeride la plus gradée. Pour fêter ça, on JOUE…. Pour gagner, il suffit de répondre aux questions suivantes :

1/ Aurélien Ducroz est le meilleur représentant français sur le circuit FWT depuis quelque temps. La saison dernière il a encore terminé sur le podium. Mais à quelle place ? 2/ En 2013, le FWT s’arrête une fois encore en France, comme chaque année depuis sa création, il y a cinq ans. Dans quelle station le FWT prendre-t-il ses quartiers le 26 janvier prochain : Châtel, Isola 2000, Chamrousse ou Chamonix ? (Vous devriez, si besoin, trouver des éléments de réponses sur www.freerideworldtour.com, en surfant dans les différentes rubriques).

Envoyez vos réponses sur papier libre en indiquant votre nom, votre adresse postale, votre mail et un numéro de téléphone, à : Ski Time Magazine, Free Presse, Savoie-Technolac, 18 Allée du Lac Saint André 73 382 Le Bourget du Lac Cedex.

8

NUMERO 61

© FREERIDE WORLD TOUR/J.BERNARD

NEWS

HELLY HANSEN CATWALK

Aurelien Ducroz Champion du Monde Freeride Lofoten, Norway

Le design scandinave est l’atout majeur de tout équipement Helly Hansen. La marque conjugue design intelligent et protection optimale avec style. C’est la raison pour laquelle les athlètes professionnels, guides de haute montagne et amateurs avertis ont choisi Helly Hansen.

CONFIDENT WHEN IT MATTERS

NEWS

Technologie Une tenue de compétition spécial skicross pour l’équipe de France 2012/13 signée Degré 7 et Jonathan & Fletcher.

A

fin de concevoir la meilleure combinaison design/matière/ coupe, Degré 7, partenaire équipementier de l’Equipe de France de skicross depuis trois ans, a fait appel au bureau de style et de développement Jonathan & Fletcher à Annecy, spécialisé dans les produits textiles techniques. Degré 7 a signé le design de la tenue, le bureau de style annécien a travaillé une matière high-tech sur une coupe sur-mesure adaptée à la morphologie de chaque athlète. Outre le savoir-faire technique, Jonathan & Fletcher apporte du service (surmesure), grâce à l’expérience de son dirigeant, le bien connu Georges Pessey. Selon lui, «l’idée de réduire toutes les surfaces qui peuvent freiner» qui l’ont guidé dans cette recherche avec Degré 7. «Nous avons opté pour un tissu bistrech qui amène du confort et de l’aisance. La matière se compose de trois couches avec une membrane qui assure zéro litre de pénétration dans l’air (glisse). Une autre couche apporte du confort thermique. Tous les athlètes de l’Equipe de France de skicross sont venus dans nos ateliers pour que l’on adapte le vêtement standard à leur morphologie».

Look motocross • Elasticité dans tous les sens pour épouser la forme du corps et pour suivre avec précision les mouvements du corps ; • Chaleur et sécurité pour préserver l’athlète du froid et de l’humidité et assurer sa sécurité ; • Imperméabilité au vent pour n’offrir aucune résistance à l’air et garantir l’aéro-dynamisme de la tenue ; • Confort avec des matières qui apportent respirabilité et chaleur ; sont trois des contraintes avec lesquelles il faut composer lors de la confection d’un ensemble de compétition de skicross, épreuve qui mobilise l’ensemble des muscles et des articulations du corps le temps d’un run qui dure de 55 à 70 secondes. Une sollicitation intense et sans appel.

10

NUMERO 61

L’ensemble de compétition Degré 7 se compose d’une veste et d’un pantaloncombinaison à bretelles. Il se complète de chaussettes, sous-vêtements techniques, protection dorsale, casque, masque, gants, bâtons de ski. Chaque membre de l’équipe de France de skicross s’est donc vu remettre sa tenue surmesure. Si on se fie aux avis après utilisation, il semble que la combinaison de la coupe, bien ajustée, et de la matière high-tech, fasse déjà référence chez les athlètes : «Ça nous permet de gagner entre deux et trois dixièmes sur les parties plates des épreuves où on est en recherche constante de vitesse», affirment-ils. On est loin des premières heures de l’épreuve skicross où les skieurs prenaient le départ en tenue de snowboarder, super amples et pas aéro-dynamiques pour deux ronds. M.C.P

n o i s i v

d l r o w e Th s your n eed

Photos Dom Daher - *Le monde a besoin de votre regard.

ITER vante / ORB Légende vi ns concession à E K A PL n Gle rmat est sa rique idéale. que grand fo riphé ntain, ce masntilé offre une vision pé ent à toutes les ou m g bi e m rid ve ee de fr pi ue ra le riq ur ès hé te tr n sp temps. Pensé po ce. Son écra bra, il s’adap el que soit le la performan gie photochromique Ze voyer en confiance, qu ur en chnolo Grâce à sa te nditions de luminosité po co

www.julbo-eyewear.com

The world needs your vision*

NEWS

White Session Dream trip by Julbo

C

Un Élu, le Dark Lord, le Japon Une White Session qui s’annonce mémorable pour tout le monde, puisque de l’aveu même de notre jeune retraité du circuit Skicross, ce sera pour lui également une découverte de la mythique poudreuse de Niseko. « Tout ce que je connais du Japon, ce sont les stades de skicross et l’hôtel attenant, je n’ai jamais pu aller plus loin entre deux étapes de Coupe du Monde ». Des sushis, du dénivelé, des mètres de poudreuse et une formation in situ sur les exigences du shooting face à une camera, voilà pour le programme du 11 au 21 février 2013. Car quand on est un pro, un trip, ce ne sont pas des vacances et le planning sera serré. Obligation de rentabiliser l’investissement du sponsor (budget pour une semaine de ski au japon : comptez 4 à 5000 euros par personne). À vous les joies de la pression qui monte chaque jour, l’angoisse d’avoir bien assuré le virage face à l’objectif. Pas trop d’inquiétude à avoir, Enak et Dom Daher, son binôme de photographe attitré, seront là pour vous transmettre

12

NUMERO 61

Antoine Ben, un des lauréats de la précédente édition, ouvre la courbe pour une photo “pas en bois“. Il se souviendra longtemps de cette expérience unique. « C’est super comme sensation de se croire dans la peau d’un pro ! On est avec des pros, on doit se comporter comme des pros et on a fait des choses… hors du commun ! C’est bon de voir la façon de skier d’Enak ou de Bichon, leur approche du terrain. C’est top d’avoir un regard de professionnel ! »

© DOM DAHER

hangement radical de formule cet hiver. Après la Grave et Val Thorens, fini le rassemblement de plusieurs lauréats dans un format finalement difficile à gérer dans une optique de production d’images. Ce coup-ci, la sélection sera terrible : il n’en restera qu’un ! Un seul et unique élu qui se retrouvera 10 jours en tête à tête avec Enak Gavaggio… à déchirer la poudreuse japonaise, réputée comme une des plus abondantes de la planète snow. Vous ne rêvez pas. C’est bien un trip ultime, LA destination sur laquelle on a tous fantasmé, skier les neiges du Pays du Soleil Levant, que propose Julbo pour la 3° édition de la White Session. Et si c’était vous dans le rôle du Highlander qui reste seul en lice face au Dark Lord ?

leur savoir sur la mise en boîte d’images. En parlant de conseil : ne suivez pas toujours ceux des preneurs d’images, parfois spécialistes de la “photo en bois“. Aujourd’hui un magazine photo digne de ce nom se doit d’éviter les parus de gerbes «les skis tout en travers pour lever la neige au moment où le photographe appuie sur le déclencheur» ! Les années 90 sont mortes et enterrées ! Aujourd’hui un photo editor digne de ce nom cherche de la gerbe longue, fumeuse, celle qui reste longtemps en l’air et qui prouve par son panache que la courbe était bien grande ouverte au moment du déclenchement. Une vraie courbe quoi ! À bon entendeur ! Qui ramènera la plus belle gerbe Japonaise ? Dark Lord ou le jeune Mc Leod ? Dur le métier de Pro Rider… LM.

Enak paye sa démo à Val Thorens sous le regard des apprentis riders pros. À qui le tour ?

© DOM DAHER

Les inscriptions sont ouvertes sur la page Facebook de Julbo, et se termineront le 11 janvier, ce n’est donc pas le moment de s’endormir.

abs_skitime_200x125.pdf 1 10/26/2012 4:51:29 PM

NUMERO 61

13

PORTRAIT

14

NUMERO 61

la bonne graine

Grand espoir de la relève, Antoine Adelisse continue son petit bonhomme de chemin et sera encore l’un des skieurs à surveiller cette saison. Propos recueillis par Christophe Brunet

Photos: Louis Garnier

Avec de telles initiales, le kid de la Plagne a tout de suite été accueilli comme à la maison dans la distillerie freestyle. Jeune, au top du style avec du triple flat dans la besace, le Plagnard a poussé sous le regard bienveillant des manitous du coin avant d’enchaîner les victoires de manière outrancière. Désormais à l’âge de venir titiller les grands, on s’apprête à se délecter de ses envols délicieux.

Hello flying boy. Bon, primo, faisons connaissance, d’où viens-tu et comment as-tu commencé le ski ? Antoine Adelisse : Hey ! Je suis d’origine bretonne, mais je vis à la Plagne depuis 13 ans. J’ai commencé le ski à trois ans et le freestyle à onze ans avec Greg Guenet, puis Grégoire Duffos. Depuis, je suis mordu de freestyle et ne pourrais plus vivre sans ! Tes spots préférés ? Antoine Adelisse : Breck, Cooper, Keyston, Vars, Les Arcs. Ta philosophie de ride ? Antoine Adelisse : S’ils ont réussi, pourquoi pas moi ? Comment tu as chopé le virus du freeski? Antoine Adelisse : Depuis l’alpin, je prenais toutes les bosses de bord de piste et après les entraînements j’allais essayer de nouvelles figures au snowpark. Depuis je suis mordu de freestyle et encore de plus en plus avec les nouvelles compétitions.

NUMERO 61

15

PORTRAIT Tu skies plutôt au feeling ou tu t’entraînes dur ? Antoine Adelisse : Je m’entraîne dur. Je consacre une grosse partie de ma vie à mon sport. Nous avons un programme hors saison d’hiver avec le Comité de ski de Savoie, et, grâce à un lycée spécialisé, je peux m’entraîner encore plus ! Cela fait un moment qu’on te voit avec des logos Picture, c’est quoi le deal ? Antoine Adelisse  : Picture m’a plu dès le début avec son esprit «famille de rider», mais aussi un contact permanent avec les designers pour les remontées d’informations sur la technicité des nouveaux vêtements, le tout en essayant de préserver la planète. Tu rides avec les autres membres de la Picture Family ? Antoine Adelisse : Yes, l’ambiance est décontractée et cela me change des compétitions. La Famille Picture est bien homogène. Chacun a ses petits plus et la progression est importante pour chacun ! Un modèle ou un guide spirituel ? Antoine Adelisse : Kevin Roland. Ma mère. L’avenir, ski ou plus chiant ? Antoine Adelisse : Ski, ski, ski, ski. Quelque chose à rajouter ? Antoine Adelisse : Un grand merci à mes coaches qui on cru en moi depuis le début.

CV VITE FAIT Nom : Adelisse  Prénom : Antoine Age : 16 ans Station : La Plagne Coreupt, Club des Sponsors : Picture, Giro, sports de la Plagne. halfpipe Discipline : slopestyle / di/C2C Musique : Eminem/Kid Cu nt flip truck driver Fantasme : Superman fro Terre, eau, air.... ? Tous !

16

NUMERO 61

ww

w.

ve mo

me

ki nts

s.c

om

FRE E TH

ES

LEY

O

E

V STE

H C E B

CO I K

AN P M

-J

AM

Y

ER

(CH) lerets b a i D u es arnea Spot: L Yves G : r e h rap Photog

CINÉMA

Matthias Lopez

à l’épreuve de JOB

L’isérois était l’un des cinq co-réalisateurs à participer au projet «Junkies on a Budget», il revient sur un tournage qui s’est avéré épique. Recueillis par Pierre Guyot

Comme en Irak, les drones sont de sorties !

18

NUMERO 61

Photos: Louis Garnier

Salut Mathias, peux-tu nous présenter le Projet JOB ?  Matthias Lopez : Hello Loukoum. Alors, l’automne dernier, Nico Zacek m’a appelé pour me parler d’un projet super original de film de ski européen réalisé par 5 réalisateurs originaires de 5 pays différents. Et quand il m’a annoncé qu’il voulait que je sois l’un d’eux, j’ai tout de suite accepté. Le principe est simple : la société Distillery met à disposition de chaque production un budget pour qu’il réalise 5 minutes de film (tournage et montage compris). On avait carte blanche dans le choix des skieurs et surtout sur ce que l’on voulait faire. Ensuite, ils ont imaginé un fil conducteur pour qu’il y ait un lien entre chaque film. Il y a donc une vraie histoire qui en fait un film très agréable à regarder.

Quel est ton avis sur ce nouveau type de structure ? Matthias Lopez : Je pense que c’est une super idée car c’est vraiment original. Chaque réalisateur va se donner à fond pour sortir de belles images et cela permet de faire un film très varié. Contrairement à un film ‘classique’ où l’on retrouve forcément la touche du monteur et de l’équipe de tournage, là, on change d’ambiance d’une partie à l’autre, aussi bien au niveau du style d’images que du style de montage. Les réalisateurs peuvent s’exprimer pleinement et ça laisse de la place pour innover.

être trimballé partout par deux personnes. On l’a amené en haut du pipe de Méribel-Mottaret, de Tignes, sur le park de Val d’Isère, etc... J’avais prévu de le faire sur un rail de 2 mètres pour être super mobile, puis de doubler la longueur pour accentuer l’effet. Mais également de pouvoir le faire verticalement pour varier les mouvements de caméras ! Cette flexibilité est totalement inédite. Il est évident que la qualité d’images n’est pas à la hauteur des caméras pros, mais cela aurait été impossible de faire la même chose avec de telles caméras. L’effet donne un vrai plus au montage et c’est une sacrée nouveauté dans le ski freestyle.J’ai rencontré de nombreux problèmes techniques et la gestion de 42 caméras n’est vraiment pas simple. Sans parler du dérushage : il fallait vider chaque camera une par une après chaque journée de tournage, puis renommer chaque fichier pour les organiser au montage, sachant que chaque jour de tournage, je filmais au moins 5 séquences fois 42...La post production a été un travail de titan. Je pense que pour chaque effet de 1 ou 2 secondes dans le film, cela représente environ 5 jours de travail. Comptez le nombre d’effets Matrix dans la vidéo et vous pourrez évaluer le nombre d’heures que j’ai passé à bronzer à la lueur de mon écran d’ordi entre avril et mi-juillet.En gros, il fallait recaler toutes les cameras ensemble, re-aligné les images (merci à Ken Ohigashi qui m’a beaucoup aidé sur ces 2 étapes),

«l’effet s’appelle ‘bullet time’ et a été popularisé par le film Matrix.»

Peux-tu nous parler de cet effet Matrix ? Le cheminement, la post-production ?  Matthias Lopez : Vaste sujet, ça a été un sacré casse-tête et un boulot monstre. J’ai eu cette idée, il y a plus de 2 ans. Le projet a commencé à se concrétiser l’année dernière quand j’ai rencontré le distributeur de Contour Europe. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe : l’effet s’appelle ‘bullet time’ et a été popularisé par le film Matrix. Cela consiste à filmer la même scène avec une multitude de caméras placées l’une à côté de l’autre et à intervalles réguliers. On reprend ensuite chaque image d’un même instant et, en les replaçant les une derrières les autres, on recrée une scène où la camera se déplace autour d’un sujet figé dans le temps !J’aime innover et surtout apporter quelque chose de nouveau dans les vidéos de ski. Pour cela, j’essaye de miniaturiser et de simplifier les techniques utilisées dans le cinéma ou la pub pour les exploiter en freeski (qui impose 2 limitations de tailles : des budgets très limités et un besoin de mobilité pour acheminer le matériel en montagne). L’idée est de sortir du lot et aussi et surtout de me fixer des challenges qui me poussent à progresser. Ce que j’ai voulu faire avec ce projet, ce sont des effets ‘bullet time’ super mobiles. Ça n’avait jamais été fait sur des pistes de skis avec autant de caméras aussi proches de l’action. J’ai conçu le système de manière ce qu’il puisse

NUMERO 61

19

SOMMAIRE Ghetto le spot.

As-tu une anecdote à nous raconter ?  Matthias Lopez : J’en ai des tonnes, des galères surtout. Entre un rail dans le Vercors qui s’est avéré impossible à passer, une session de nuit sauvée de justesse par le service des pistes de Tignes qui nous a envoyé une dameuse en renfort pour nous éclairer le pipe pendant une heure car on manquait de lumière ! Ou encore un winch qui se bloquait sans cesse car on n’avait pas assez de recul sur un spot de street. Anatole qui a failli chuter de deux étages en se réceptionnant sur un toit en switch. Il a réussi à s’arrêter à 30 cm du bord du toit !!!Je ne vous parle pas des blessures. Au départ, les riders principaux devaient être Jérémy Pancras et Kevin Rolland, mais le dieu des croisés en a voulu autrement. Je ne vais pas me plaindre, c’est eux qui galèrent. On n’a pas idée du nombre de galères que l’on peut rencontrer quand on se lance dans une aventure comme ça. Mais bon, il y a eu aussi plein de supers moments, et surtout aucun regret. Quel matériel vidéo utilises-tu ? 

étalonner chaque camera une par une, puis fignoler encore et encore pour fluidifier le mouvement. Je me suis dit plus d’une fois que je ne referai plus jamais ce genre de trucs. Mais, au final, je suis super content de l’avoir fait et d’être allé au bout de mon projet. Et je réfléchis déjà à de nouveaux challenges pour l’année prochaine. Avec qui as-tu travaillé sur ce projet ?  Matthias Lopez : Sur le développement du système et sur le cadrage, j’ai beaucoup travaillé avec JB Merendet. Son père nous a aussi beaucoup aidé sur la partie bricolage. Ensuite, j’ai fait appel à différents cadreurs qui sont venus en renfort sur les tournages. Pour la partie ski, j’ai beaucoup shooté avec le talentueux Anatole Camelin, surmotivé de l’image ! Mais aussi des gars comme Victor Berard qui mérite une attention toute particulière pour son niveau technique et sa passion du ski, l’infatigable Lolo Favre et un Joffrey Pollet-Villard ultra polyvalent (performant aussi bien en street, pipe, table et rails !). Et plein d’autres : Kevin Rolland, Toto Krief qui ont démonté les pipes de Tignes et Méribel ; Tom Granier qui est ultra stylé et incontestablement l’un des meilleurs riders français en street et slope, et plein d’autres. Après, je me suis occupé à 100% de la partie montage, étalonnage, etc...

Matthias Lopez : J’ai shooté avec deux Sony FS100 et un 5D pour ce segment vidéo. Couplé avec des optiques Canon série L essentiellement : 24-70 2.8 (mon optique fétiche), 20mm 2.8, 50mm 1.4...Et plein de gadget : Drone (merci Flyprodaerial.fr), grue, steady cam (glidecam 2000), slider (glide track 70cm), etc... Nico Zacek en cinq mots ?  Matthias Lopez : Ce gars-là m’impressionne. Il est partout : ski (rider incontournable depuis des années), événements (Nine Knights/Queens ski et VTT), production (Aestivation et JOB), magazine (Downdays)… Et le pire, c’est que tout ce qu’il fait déchire. Il ne bâcle rien ! Ta vision de la vidéo dans les années à venir ? Matthias Lopez : Aucune idée, comme ça viendra... Des innovations et surtout une qualité d’images grandissante grâce à la démocratisation des caméras 4K ! Perso, je chercherai toujours à innover, on verra bien où ça me mènera. Mais pour la vidéo, tout est possible.

Quels sont tes meilleurs souvenirs de shooting ?  Matthias Lopez : C’est lors du shooting de nuit à Méribel Mottaret sur le park DC Area 43. Après avoir shooté toute l’après-midi, nous sommes restés là-haut avec l’équipe de shappers. On a fait une petite session skate sur la mini à côté de la cabane du park, puis, en attendant la nuit, Ben Ravanel (shaper du pipe des X Games Europe) a payé sa fondue. De mon côté, j’avais monté le blanc et la charcuterie. L’ambiance était vraiment cool et les riders (Victor Berard, Anatole Camelin et Julien Eustache) ont pu prendre des forces pour déchirer la session de nuit qui s’est déroulée à la perfection. Je crois d’ailleurs que c’est la seule session où tout s’est passé sans le moindre incident. Un grand merci à James Hild, Ben Ravanel, les pisteurs présents et toute l’équipe du park

20

NUMERO 61

Lolo Favre expose ses pieds.

, les marques s’unis La Clusaz, mars 2012 les nouveautés. pour nous faire tester

z sur fr uve enant peur. o r m e Ret maint xca lus d s u e s p i e v dè .au ur les arqu ns ! w m ww avis s s 34 so opo e s r d o p s Latin n350 ski us vous o en u q Lyon

Grenoble Albertville Toulouse-Labège Marseille Strasbourg Sallanches Thonon

10 % de remise sur les skis, les fixations et les chaussures de ski (familles 13 et 15 de notre catalogue), c’est possible avec la Carte Club Au Vieux Campeur.

TM

www.auvieuxcampeur.fr

Crédit photos : Dynastar, Anne Descamps, AVC.

Paris Quartier

sent

SKITRIP 1

Un casse-croûte

à l’ARlberg,

b i e n g l ac é , b i t t e ! Texte et photos : Elina Sirparanta

A

près une gymnastique intellectuelle tout à fait formidable, un passage par Chamonix, un petit rappel au bout d’une corde et une descente d’Helbronner quelque peu sèche, il s’avéra que l’herbe serait sans doute plus verte chez nos voisins germains. C’est ainsi que je me suis laissé embarquer dans une histoire un peu loufoque par Fab et Victor, les cuistots de Bon Appétit, un vidéo blog qui, paraît-il, fait un carton sur le net. Bref, je me suis fait embarquer dans cette histoire un peu loufoque qui nécessitait au préalable de la neige. Or, aussi simplissime que cela puisse paraître, ce n’est pas toujours une mince affaire. Ainsi, bien que le nord des Alpes françaises ait subi moult perturbations, nos deux compères avaient tranché pour le lard autrichien, soit Stuben am Arlberg, là où l’herbe est plus verte. L’Arlberg, avec son orthographe impossible à retenir et sa présence dans les plus célèbres vidéos de ski est, à n’en pas douter, une destination mythique. On a donc rempli les voitures de toutes sortes de skis, enfin, surtout d’assez larges, et de toutes sortes de skieurs et autres caméramans, surtout de ceux qui aiment la poudreuse : Fab, Victor, Julien Regnier et Flo Cuviller. Autant mettre toutes les chances de son côté pour pas mal de connerie et une faim partagée, celle d’une neige très, très profonde. Sera-t-elle rassasiée, on verra plus tard. Confiants, on démarre. Plus on s’approche de l’Arlberg,

22

NUMERO 61

plus nous guettons le moindre signe de cette neige magique. Arrivé à quelques dizaines de kilomètres de notre destination, on en devient carrément obsédé car, dans notre champ de vision, n’apparaît rien de ce qu’on nous a promis. Serait-ce une nouvelle imposture ? Celle qui fait que notre tâche d’apparence évidente (trouver de la poudreuse) se transforme chaque fois en une sorte de performance acrobatique qui demande quantité de nerfs et de chance. L’herbe ne serait-elle finalement pas plus verte chez le voisin ? Mais enfin, au fur et à mesure que l’on remonte ses entrailles, l’Arlberg commence à nous dévoiler sa magie. La neige entassée au bord des routes nous bloque, d’une façon à la fois agaçante et excitante, la vue sur le paysage. Le village de Stuben se camoufle sous des mètres de cette substance blanche, prenant des allures kitch et prometteuses. Oui, c’est comme ça que j’avais osé imaginer l’Arlberg.

NUMERO 61

23

SKITRIP 1

Flo Cuviller faisait partie du voyage.

24

NUMERO 61

Julien Régnier alias grand gourou !

«À chaque descente, on trouve de nouvelles pentes sans trace et couvertes d’une neige épaisse qui s’y est accumulée en formes majestueuses..» STUBEN, MON PARADIS La réalité prend parfois les traits d’une charmante imposture. Assoiffés que nous sommes de poudreuse, nous chaussons les skis en prenant bien soin de choisir la face nord de cette station dont on ne verra finalement que le coté obscur. Le ski au soleil n’est pas forcément notre tasse de thé. Le bronzage, ça sera pour plus tard. Pour le moment, on opte pour pas mal de degrés au-dessous de zéro et, tandis qu’on nous propose de petites couvertures, nous prenons place sur les télésièges deux places qui nous mènent là-haut quelque part. Bien sûr, nous ne prenons pas de couverture, cela reviendrait à tricher contre le froid. Nous préférons claquer allègrement des dents pour plus d’authenticité.

Arrivés en haut, presque congelés, mais très excités, nous n’avons plus qu’à laisser la pesanteur faire le reste du travail. Enfouies sous des mètres de neige, les forêts de cette face nord de Stuben cachent de magnifiques surprises en plus des paravalanches dont on rêve depuis qu’on les a aperçus dans une vidéo emplie, elle aussi, de poudreuse. Plus on s’écarte de l’axe principal, moins la forêt est fréquentée. Il n’y a plus que les chamois qui s’y aventurent. À chaque descente, on trouve de nouvelles pentes sans traces et couvertes d’une neige épaisse qui s’y est accumulée en formes majestueuses. Le soleil croise rarement notre chemin. Pour avoir chaud, on pense à manger un bon tas de spécialités locales bien grasses et à remonter à pied dans la poudreuse qui paraît alors sans fond. Essoufflée par une telle découverte, enroulée dans des couettes chaudes

NUMERO 61

25

SKITRIP 1

Fabien Maierhofer, rider multicarte.

26

NUMERO 61

Flo Cuviller en plein tests avec ses Axunn paravalanches...

NUMERO 61

27

SKITRIP 1

Fabien s’envoie en l’air.

Fous ta cagoule, en Arlberg ça caille !

28

NUMERO 61

«Le froid est notre meilleur ami car la poudreuse lui est fidèle.» et ayant consommé en excès lesdites spécialités locales bien grasses, j’ai du mal à m’endormir. L’Arlberg a gracieusement et copieusement déversé sa magie tandis que deux télésièges plantés sur la face nord ont suffi à notre bonheur. Les virages ont été doux, la neige sans fin, les pentes raides à souhait et le froid glacial. Et si nos pieds ont été gelés, c’est d’une bonne manière, celle qui permet de se laisser happer par le plaisir du moment, jusqu’à ce que le paysage retombe dans un bleu uni et que le dernier télésiège s’arrête. La suite est tout aussi délicieuse. Le froid est notre meilleur ami car la poudreuse lui est fidèle. Seul désagrément passager, nous sommes, par un beau samedi, confrontés aux départs hebdomadaires des Autrichiens pour leur sport national : le ski.

Ça se bouscule sur la route et on est à deux doigts de perdre patience à la perspective de voir nos belles pentes abîmées. Mais dans les forêts de Stuben, exposées plein nord, si on y met un peu de temps et d’énergie à pousser sur les bâtons, on ne croise personne. On s’en étonne, suspectons quelque chose de louche, mais tout est en ordre, autrichien de surcroît. Notre rencontre avec l’Arlberg laisse alors sur nos langues un goût sucré et intense, un peu comme celui d’une fraise des bois que l’on aurait ramassé au bord d’un chemin, auréolé du bruit sourd d’un bourdon et sous le rayon timide d’un soleil de fin de journée. Ce goût est inoubliable et laisse le cœur avide de retrouver une telle volupté.

Victor Galuchot de dos... diamir_skitime_200x125.pdf 1 11/20/2012 4:57:28 PM

NUMERO 61

29

SKITRIP 2

Ski corps et 창me dans la magnifique

Colombie-Britannique

30

NUMERO 61

Des enfants se poursuivent les uns les autres dans de grands éclats de rire en dévalant les pentes, comme un vol d’abeilles devant leurs mères. Pendant ce temps, un homme âgé surgit de la forêt, en poussant un joyeux yodel. En Colombie-Britannique, jeunes et moins jeunes se lâchent et skient avec une exubérance primesautière. Peu importe notre âge, en montagne nous sommes tous des enfants ! Pendant ce voyage tonifiant à travers les grands espaces canadiens, nous avons découvert que le ski, bien plus qu’un sport, est un mode de vie. Sur la route, nous avons rencontré toutes sortes de personnages hauts en couleur, qui nous ont invitées dans leur foyer et fait découvrir leur vie. Auteur : Julie Nieuwenhuys

Crédit aux photos de Caroline van’t Hoff et Jon Wyatt.

P

our satisfaire notre besoin incessant de poudreuse à perte de vue, Caroline et moi nous sommes envolées depuis nos Pays-Bas natals vers Calgary pour explorer les Kootenays et la chaine Côtière. Nous avons roulé pendant des centaines de kilomètres sans la moindre carte, et contrairement à certains préjugés concernant les femmes sur la route, nous ne nous sommes jamais perdues. Nous avons exploré le Powder Highway avec sa cinquantaine de spots pour skier, huit domaines skiables et des dizaines de bases d’héliski ou de remontées en dameuses. Avec ses chutes de neige annuelles dépassant 12 mètres, c’est le paradis ultime de la poudreuse. Powder Highway

Notre aventure commence à Fernie, où nous faisons la queue pour le premier télésiège ; nous pouvons sentir l’excitation dans la file. Des flocons énormes continuent de tomber du ciel ; les arbres sont couverts d’au moins trente centimètres de neige fraîche. Nous sommes entourées de skieurs enjoués qui sont tout simplement aussi excités que nous d’aller en découdre avec la profonde. La seule différence, c’est que nous

avons dû traverser les océans alors qu’ils vivent tout simplement ici. Tyler, un jeune plein d’entrain, engage la conversation avec nous. Il nous raconte fièrement la vie qu’il a choisie : « J’ai passé des années comme chef d’équipe Salomon à Whistler, mais je n’ai jamais eu assez de temps pour skier. Désormais, je travaille dans des mines, avec d’autres fondus de ski. J’enroule des câbles gigantesques sous 500 volts de tension. C’est assez crevant, et sans doute dangereux. Mais cela me permet de passer quatre journées de la semaine à faire ce que j’adore. » Beaucoup d’autres nous ont confessé, comme Tyler, que la poudreuse est leur priorité absolue.

L’or blanc La « règle des 20 cm » s’applique à de nombreuses villes près des domaines skiables, y compris Red Mountain. Cette règle dit que s’il a neigé plus de 20 cm, les magasins n’ouvrent pas avant midi. Quelle différence avec les Pays-Bas, où le ski ne représente pour la plupart des gens qu’une semaine de vacances en hiver ! Nous avons découvert qu’en Colombie britannique, le ski est un mode de vie. Raymond, un retraité plein d’énergie, nous explique pourquoi : « Je suis venu à Red Mountain quand j’avais 20 ans comme « ski bum », c’est-à-dire pour

NUMERO 61

31

SKITRIP 2

«Une pancarte peinte à la main « klaxonnez pour les oiseaux » attire notre attention sur la route étonnamment déserte qui mène à Whitewater (WH2O). »

faire tous ces petits boulots qui laissent beaucoup de temps pour skier. Quarante ans plus tard, désormais en retraite, je suis toujours là et toujours un fou de ski. Je ne changerais pas de vie pour tout l’or du monde. Je préfère cent fois la poudre blanche. » À propos de métal précieux : cette région a été le théâtre d’une véritable ruée vers l’or à la fin du 19e siècle, et l’esprit de pionnier correspondant est toujours très vivant aujourd’hui. Mais évidemment, tout le monde court après l’or blanc, y compris nous-mêmes ! Le jackpot ultime se gagne dans l’une des nombreuses bases d’héliski le long de Powder Highway, ou vous pouvez skier une poudreuse vierge et profonde dans une forêt centenaire.

«Klaxonnez pour les oiseaux» Les gens de Colombie britannique agissent de manière totalement cohérente avec leur choix de vie. À Nelson, une ville hippie dotée d’un large patrimoine de charmantes maisons en rondins, sur les rives du lac Kootenay couleur d’émeraude, les habitants s’investissent beaucoup dans la protection de l’environnement. Leurs efforts vont beaucoup plus loin que juste recycler leurs déchets. Une pancarte peinte à la main « klaxonnez pour les oiseaux » attire notre attention sur la route étonnamment déserte qui mène à Whitewater (WH2O). Elle est là pour éviter que les animaux sauvages ne se laissent surprendre par les quelques voitures en train de monter. De même, sur les murs des toilettes, un pictogramme rappelle aux visiteurs d’être économes en papier ! C’est très agréable de se retrouver dans un endroit où chacun est accepté tel qu’il est. Nick,

32

NUMERO 61

le directeur de Sweetgrass Productions (Solitaire and Signatures), attire notre attention sur Rudy. Il est en train de déjeuner avec un perroquet d’un vert éclatant qui lui picore le cou. Nous engageons la conversation avec lui : Jack le perroquet est le pote de Rudy quand il skie. Il a même son propre forfait saison ! Il semblerait que la couleur du jour soit le vert, puisque c’est la Saint-Patrick. Nous sommes invités à « une tournée privée », et nos nouveaux compagnons de ski nous accueillent dans leurs maisons victoriennes pour partager quelques bières irlandaises.

Vapeurs glacées Partout où nous allons, il continue de neiger, notamment à Revelstoke, surnommée Revy. Ce domaine skiable relativement récent est renommé pour ses accès faciles à des espaces hors-pistes incroyables. Giacomo, un ski bum italien qui passe tout l’hiver à tracer à Revy, nous présente ses descentes préférées. Nous passons à côté d’arbres complètement couverts de neige, et Giacomo nous dit qu’on les appelle « snow ghosts » — fantômes des neiges. Les chutes de neige extrêmement abondantes et le froid les ont transformés en silhouettes fantomatiques. Après 20 minutes de marche, nous nous retrouvons au sommet d’un immense bol de poudre. Nous basculons, la neige est si légère que les aérosols soulevés par nos skis restent visibles comme un nuage de neige suspendu. C’est le « cold smoke », vapeur glacée légendaire de Colombie-Britannique créée par la neige extrêmement sèche. Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais jamais imaginé que la poudre pouvait être si

NUMERO 61

33

SKITRIP 2

34

NUMERO 61

profonde, et je comprends subitement pourquoi les autochtones utilisent des masques et tubas. La poudre est si légère qu’elle nous empêche pratiquement de respirer. Nous devons être au septième ciel, ou bien estce qu’il y a encore mieux ? Peut-être en pouvant loger à Bighorn Lodge, un nouveau chalet totalement neuf pour les personnes riches et célèbres, ou un hélicoptère privé vient vous chercher chaque matin... On a le droit de rêver, non ? Nous reprenons la route et laissons les Kootenays pour Whistler, au son de Jimi Hendrix. Toutes les cinq minutes, nous observons un signalement de passage d’animaux. En tant que copilote, j’ai désormais une nouvelle fonction, qui vient s’ajouter à celles de navigatrice, DJ et chef du minibar : repérer tout signe de vie. C’est vital, car Caroline doit écraser les freins plusieurs fois pour ne pas percuter un cerf. L’immense forêt n’abrite pas seulement des cerfs, mais aussi plein d’autres animaux, cougars, élans, wapitis, ours et renards. Les animaux sauvages peuvent même menacer les autochtones. « L’une de nos préoccupations concerne le danger encouru par nos enfants face aux ours et aux cougars », nous confirme une mère. Le risque est quand même moindre dans

l’effervescence de Whistler, que l’on qualifie parfois moqueusement de « Disneyland ». On n’y ressent pas la même atmosphère vibrante que dans les stations authentiques de l’arrière-pays. On y rencontre toute une faune de fêtards et de frimeurs. Pourtant, Whistler propose certains des meilleurs terrains de jeu de tout le Canada. Ce n’est surement pas par hasard que de nombreux pros comme Mike Douglas et Kye Peterson vivent ici. On ne peut pas prétendre que le ski et l’aprèsski n’y sont pas de classe mondiale.

La Colombie-Britannique : c’est là qu’il faut être En l’espace d’un mois, des ski bums de toutes sortes nous ont fait découvrir l’intérêt de leur vie. Ils ont partagé leurs coins secrets, leurs histoires et encore plus important leurs plus beaux souvenirs. Nous avons été accueillies à bras ouverts et nous nous sommes senties comme chez nous. Étant donné que personne ne ferme sa maison à clé, on peut affirmer que la porte est toujours ouverte en Colombie britannique ! Avec plus de 50 sites de ski le long de Powder Highway, il est difficile de savoir quelle route prendre. Une bonne

NUMERO 61

35

SKITRIP 2

36

NUMERO 61

option consiste à atterrir à Calgary et redécoller à Vancouver, ce qui vous donne l’occasion de vous arrêter également à Whistler. Vous pouvez également effectuer une boucle depuis Calgary, en vous arrêtant à Fernie, Red Mountain, Whitewater et Revelstoke. Si vous en avez la possibilité, arrêtez-vous à l’une des entreprises d’héliski sur votre route.

Un buffet d’innombrables possibilités L’héliski reste le fantasme ultime de nombreux skieurs, et c’est facile de savoir pourquoi. Qui n’aimerait pas goûter à ce buffet de poudreuse champagne à perte de vue ? L’adrénaline gicle dans mes veines au moment où le pilote ajuste son casque et où l’hélice commence à tourner, alors que des montagnes fantastiques apparaissent au loin. Le pilote se dirige droit vers une crête, fait pivoter habilement la queue de l’appareil et atterrit sur un minuscule plateau signalé par une bande orangée, qui se révèle être la ZH. À genoux, nous observons le redécollage de l’hélicoptère brassant la neige qui vient se plaquer sur notre visage. Le bourdonnement décroit, et un silence assourdissant vient le remplacer. Caroline et moi, nous nous trouvons sur un sommet, à des centaines de kilomètres de la remontée la plus proche, prête à notre premier trip de poudreuse du jour. Notre guide, Jake, nous explique calmement comment aborder la descente imminente. Je vais vivre l’expérience que j’avais rêvée des centaines de fois. Comme une vague géante, la poudreuse déferle à chaque virage pour exploser sur mon visage. J’essaie de trouver un peu d’air tout en passant en trombe le long des arbres fantômes. Les jambes en feu, mais un sourire éclatant aux lèvres, je dévale vers le son de l’hélicoptère, prête à recommencer toute la journée. Avant de remonter dans l’hélicoptère, Jake lance une plaisanterie paillarde : l’héliski, c’est comme le sexe ; quand c’est réussi, c’est formidable, mais même quand c’est raté ce n’est pas mal du tout. »

Concrétiser ses rêves C’est l’argent qui reste pour beaucoup le nerf de la guerre, car l’héliski reste considéré comme le domaine exclusif des personnes célèbres et fortunées. Ce n’est pas forcément le cas si vous comparez soigneusement le prix global en considérant vos besoins spécifiques — prix, taille du groupe, site et terrain. Ce qui vous conviendra le mieux dépend de vos préférences personnelles. Vous pouvez commencer par un premier essai, avec une

NUMERO 61

SKITRIP 2 journée à Selkirk Tangiers, tout près de Revelstoke. Si vous renoncez à la nuit dans un établissement cinq étoiles, vous ferez d’énormes économies sans vous priver de cette expérience ultime de ski. Mais vous pouvez aussi opter pour une expérience tout-ce-que-vous-désirez-voire-encoreplus et vous laisser cajoler pendant une semaine dans un hôtel de luxe comme Skeena Heliskiing ou Northern Escape. Ici, vous pouvez facilement vous croire en Alaska ou immergé dans une scène du film de Matchstick Productions « Attack of la Nina ». Où que vous alliez, vous pouvez être sûrs d’une seule chose dans tous les cas : vous allez très vraisemblablement skier plus de poudre en une seule journée que vous ne l’avez jamais fait. C’est donc votre choix : est-ce que vous voulez rester dans vos songes, ou bien concrétiser vos rêves ? Nous n’avons pas pu résister à l’appel des champs infinis de poudreuse profonde, et des innombrables descentes parfaites quotidiennes.

38

NUMERO 61

«Ces vapeurs

violettes et vertes sont considérées comme l’un des plus beaux spectacles naturels sur la terre. »

NUMERO 61

39

PARK AVENUE

Avec cinq snowparks et de nombreuses zones ludiques, les freestylers débutants ou confirmés ont de quoi ‘rider’ sur le domaine des 3 Vallées. Textes et photos : Courtesy of Association Les 3 Vallées

E

n plus de nombreuses zones ludiques, les 3 Vallées comptabilisent cinq snowparks répartis sur tout le domaine skiable. Situés aux cœurs des stations, il y en a pour tous les niveaux et pour tous les goûts. Pour les néophytes ou les mordus des disciplines de glisse accro-artistique, chacun aura de quoi trouver kickers, rails, boxes et virages relevés à sa pointure. Et si vous décidez de vous laisser gagner par les joies des slides et autres jibs, n’oubliez pas d’y aller progressivement. Du niveau vert au niveau noir, toujours avec un casque, sachez raison garder. Et le principal  : respectez les autres skieurs ou snowboarders quel que soit leur niveau.

Courchevel le Family Park Situé sous l’arrivée de la télécabine des Verdons, le Family Park peut convenir parfaitement aux riders confirmés, bien qu’il soit particulièrement adapté à l’usage des enfants et juniors débutants. Une fois sur place, ceux qui souhaitent faire plusieurs descentes peuvent emprunter le télésiège du Biollay ou le téléski du Rocher de l’Ombre. Une sono, un espace barbecue et une zone détente avec des transats et une maisonnette pour s’abriter en cas de mauvais temps complètent cette agréable zone freestyle. Le Family Park peut également se pratiquer en nocturne chaque mercredi soir du 26 décembre au 6 mars. Altitude : 2000 mètres. Taille : 3,45 hectares Modules : 1 Boardercross avec des Whoops et des virages relevés. 4 Kickers (2 verts et 2 bleus). 1 table Dancefloor. Box vertes, bleues et rouges. Rails verts, bleus et rouges. Whoops. 1 Big Air Bag.

40

NUMERO 61

Le beau Family Park de Courchevel

NUMERO 61

41

PARK AVENUE

Les Menuires / Saint Martin de Belleville le BK Park, l’Acticross et le Walibi Gliss Le BK Park et l’Acticross sont situés sur le secteur de la Becca et desservis par les télésièges de la Becca et du Sunny Express ; tandis que le Walibi Gliss se trouve sur le secteur de la Masse et est accessible depuis la télécabine de la Masse ou le télésiège du Rocher Noir. Ces trois zones ludiques sont idéales pour initier petits et grands au freestyle. Le BK Park est composé de deux boardercross (zones 1 et 2) et d’un parcours de modules majoritairement bleus  ; l’Acticross propose un boardercross familial, et le Walibi Gliss un slalom et un boadercross dédié aux enfants. Les Menuires ont ainsi mis l’accent sur l’aspect ludique du freestyle en privilégiant des parcours pour les débutants et les freestylers en herbe. Altitude : 2600 mètres Taille : 450 mètres Zone 1 : Les montagnes Russes Composée d’un boardercross et d’une zone ludique. Modules du parcours : 4 Kickers (1 vert, 2 bleus et 1 rouge) et 3 Rails bleus. Zone 2: Le Toboggan Boardercross amateur composé de virages relevés, de bosses et de whoops. Idéal pour découvrir les joies des sauts et des virages relevés.

L’Acticross Idéal pour les familles et les enfants, l’Acticross est un boardercross d’initiation avec des petites bosses, des whoops, des virages relevés et un tunnel protégé à traverser tout schuss. Les enfants apprécieront particulièrement ce tunnel  ! L’Acticross est donc surtout un parcours plein de surprise pour éveiller les enfants aux joies de la glisse ludique. Pendant les vacances de Noël et de février, les matins et après-midi, des animateurs sont présents pour animés des jeux en famille.

Le Walibi Gliss Ce lieu d’initiation dédié aux plus jeunes propose un boardercross vert composé de virages relevés et de whoops, et un slalom triplette avec des portillons de passage. Le site comprend aussi une zone musicale encadrée par un animateur-shaper.

42

NUMERO 61

Vallée de Méribel le Moon Park et le DC Area 43 La vallée de Méribel compte deux superbes snowparks, plutôt dédiés aux pratiquants confirmés et experts. Tandis que le Moon Park (Méribel) est dédié aux parcours de sauts et aux rails, le DC Area 43 (Méribel-Mottaret) propose l’unique halfpipe des 3 Vallées. Ces snowparks proposent également deux boardercross.

Moon Park

Le Moon Park se situe à 1800 mètres à l’intermédiaire de Tougnète 1 et de l’Arpasson. Il est accessible depuis le télésiège du Plan de l’Homme et, pour effectuer des rotations, la remontée la plus proche est le téléski de l’Arpasson. Il se compose de différentes lignes de modules qui vont de l’initiation (vert), aux débrouillés (bleue et rouge), jusqu’aux confirmés (noire). Le park comprend notamment des Biorails® et Northern Rails : plat descente de 8m, un monté plat descente de 9m et un plat de 6m. Il propose également un système de vidéo automatique au passage des riders, avec écran sur le park, vidéo envoyée sur smartphone et qui se téléchargeable sur internet . Enfin, le Moon Park comprend un boardercross de niveau rouge conçu et entretenu par ho5 Park. Altitude : 1800 mètres Taille : 10 hectaress

Le départ du BK Park aux Menuires.

Modules Nombreux whoops (vert) 4 Kickers bleus 3 Kickers rouges 3 Kickers noirs 

3 Rails verts 8 Rails bleus 5 Rails rouges 5 Rails noirs

DC Area 43 Le snowpark DC Area 43, sponsorisé par la célèbre marque «  DC Shoes  » se situe dans le secteur des Plattières. Le très bon enneigement naturel de cette zone vallonnée est complété par 16 enneigeurs. Le snowpark comprend un halfpipe et un bordercross, et est accessible depuis la télécabine de Plattières 2 et les télésièges de Plan des Mains et Châtelet. Différentes caméras et détecteurs placés sur le snowpark vous permettent de capturer votre session et de la retrouver sur le site de DC Live Park. Altitude : 2000 mètres Taille : 7ha sur 1200m de long

DC Area 43, à Méribel Mottaret.

Modules 1 halfpipe 1 boardercross

NUMERO 61

43

PARK AVENUE

Val Thorens Très prisé des experts, et de renommée internationale, notamment en tant qu’étape référence du SFR Freeskiing Tour, le snowpark de Val Thorens est situé sur le secteur du Plateau, et accessible par le double téléski du même nom. Le site propose une zone verte et bleue réservée aux débutants, et une zone rouge et noire dédiée aux freestylers confirmés. Parmi son très grand choix de modules, il en existe un très original  : l’ancienne cabine du téléphérique de Caron fait partie intégrante du park et peut-être ridée lors de certains évènements. Le park propose, en outre, le concept freestylepark.fr qui permet aux riders d’être filmés par deux caméras disposées en zone bleue. Le rider peut ensuite visionner la vidéo sur la borne et l’envoyer directement sur son téléphone. Altitude : 2600mètres. Taille : 70 000 m2 sur 700m de long Modules : 4 Kickers verts 4 Kickers bleus 5 Kickers Rouges 5 Kickers noirs

4 Rails verts 3 Rails bleus 3 Rails rouges 4 Rails noirs 1 Big Air Bag.

Val-Thorens a équipé son park de caméras pour filmer vos exploits !

Les snowparks comme si vous y étiez La société Skivibes propose un joli clip de 3mn sur les snowparks des 3 Vallées. On y suit deux jeunes freestylers dévalant les différents modules sur les plus belles lignes de ces aires consacrées au freestyle. Filmés en caméras externes et en caméras embarquées, nos deux protagonistes s’en donnent à cœur joie pour nous transmettre le goût de l’apesanteur. Ce petit clip, intelligemment filmé et accompagné d’une musique de circonstance, vous permettra de découvrir sur internet la multitude des parcours des 3 Vallées dédiés aux nouvelles glisses. C’est ici 

44

NUMERO 61

NUMERO 61

45

PORTRAIT

46

NUMERO 61

Lynsey Dyer Dying for powder

Lynsey Dyer est certainement une des meilleures représentantes du freeski et du big mountain riding aujourd’hui sur la scène mondiale. Petit bout de femme à l’énergie débordante et à la volonté sans faille, elle a su depuis plusieurs années maintenant se forger une solide réputation en collaborant à divers projets et en lançant des initiatives qui font avancer le ski féminin. Texte et photos : Vanessa Beucher

A

méricaine fraîchement entrée dans la trentaine, Lynsey est originaire de Sun Valley, une station dans les Rocheuses de l’Idaho. Elle a été baignée dans le milieu de la montagne dès son enfance, avec un père qui a fait partie de l’équipe américaine de ski. A l’âge de seize ans, elle remporte une médaille d’or en descente aux Jeux Olympiques Junior et une carrière professionnelle de compétition classique s’ouvre à elle. Mais sa passion pour la poudreuse et la sensation de liberté que lui procure le ‘backcountry’ ont raison de la bourse qui lui est accordée et elle rejoint le Freeski World Tour, qu’elle remporte dès sa première participation. A partir de ce moment-là, tout s’enchaîne très vite. Lynsey accumule les victoires, elle est la première femme à être en couverture de “Freeskier Magazine” et également à être élue ‘Skier of the Year’ en 2010 par le prestigieux “Powder Magazine”. Une grande partie de son travail s’articule maintenant autour de collaborations avec des boîtes de productions telles que Warren Miller dans “here’s no tomorrow”, Teton Gravity Research dans “Anomaly” ou bien encore Sherpas Cinema dans le magnifique “All I Can”. Ces tournages l’ont amenée dans les endroits les plus convoités du big mountain riding, en Alaska, en Argentine, au Japon ou bien encore dans l’Himalaya.

Plus loin que le ski… C’est d’ailleurs dans cette dernière région du monde où elle s’est rendue plusieurs fois que Lynsey a eu l’occasion d’aller encore plus loin en mettant en place des programmes d’entraide avec des communautés locales : donner et aider à réparer des vélos, impliquer dans des projets artistiques des enfants sauvés de l’esclavage et vivant dans des ashrams, apprendre dans une clinique les bases de l’ayurveda, une médecine traditionnelle ancestrale… Mais l’éventail d’actions de cette jeune femme ne s’arrête pas là : en 2008, elle fonde “She Jumps”, une association à but non lucratif qui vise à impliquer les femmes dans les

sports de montagne et à leur donner plus de visibilité. Les actions se multiplient -des sorties communes, des topos avalanches- et de plus en plus de femmes sont fédérées dans les Rocheuses et même dans d’autres pays maintenant. Quand elle ne se trouve pas en voyage aux quatre coins du monde, Lynsey en profite pour passer du temps chez elle, à Jackson Hole, dans le Wyoming et s’adonner au design et à la photographie, deux de ses autres passions. Diplômée en graphic design de l’université du Montana et athlète sponsorisée par First Ascent, Black Diamond et Rossignol, elle a collaboré à une ligne de vêtements et de ski en partenariat avec son sponsor français. Comme elle le dit elle-même, elle s’efforce toujours de trouver un équilibre entre son statut d’athlète, son travail associatif et ses pratiques artistiques. “Je ne peux l’imaginer d’une autre façon. Je fais de mon mieux pour tracer ma voie de mon propre chef.”

3 dates-clés pour Lyndsey Eté 2004 : «Je me retrouve coincée dans un bureau minuscule au cours d’un stage en design, je ne me sentais pas du tout à ma place. C’est à ce moment-là que j’ai décidé que je devais faire mon trou dans le ski car je ne pourrais pas me faire à ce qu’on peut appeler la ‘vie normale’.» 26 mars 2005 : «J’ai l’immense satisfaction de remporter le Freeskiing Tour.» Janvier 2010 : «Le jour où j’ai réussi à sauter en freeski la falaise de 25 mètres qu’on surnomme “Fat Bastard” à Jackson Hole. Aucune fille ne l’avait tentée auparavant et un homme y avait même laissé sa peau la semaine précédente.»

NUMERO 61

47

MATÉRIEL

Toutes les tenues rando freeride du marché sont là, dans ce big test. Les meilleures membranes, les isolations, les détails techniques ont été passés au crible. Des philosophies différentes sous-tendent les conceptions des produits dont certains sont orientés plus « descente » et moins « montée ».

© Fredrik Schenholm / Bergans of Norway

Par Franck Oddoux

48

NUMERO 61

Salomon Veste : Sideways 3L / 370€ Pantalon : Sideways II / 270€ Le test :La tenue Salomon Sideways, au fil des saisons franchit des gaps qualitatifs, les prestations sont donc en accord avec un tarif élevé. Il se dégage de l’ensemble une impression de solidité. C’est dû au tissu toilé indestructible, légèrement raide. On le doit aussi à l’attention portée à la fabrication, au souci du détail, comme la double fermeture de la ceinture (bouton pression + cran), la triple rangée de velcro pour serrer les poignets, le curseur du zip central largement proportionné… Rien ne manque : ventilation du pantalon avec filets, renforts, col ultra protecteur et capuche réglable en trois points, poche filet pour le masque. Bref, la Sideways est arrivée à maturation pour un ride 100% convaincant.

C’est top : Solidité et technicité

Efficacité capuche :

C’est moins bien : Une certaine raideur

Chaleur : 3/5

dans le tissu

5/5

Patagonia Craft Veste : PowSlayer / 650€ Pantalon : PowSlayer / 575€ Le test : Les metteurs au point Patagonia ont trouvé le juste équilibre entre la solidité, le poids et la technicité. Cette tenue est forgée pour l’action, tout tombe sous le sens : très larges ventilations du pantalon qui permettent de le quitter aisément (et accessoirement de satisfaire des besoins naturels sans forcément tout quitter (baudrier par exemple…), multiples poches zippées, étanches (on en compte 7 !), réglage de la capuche qui se fait au millimètre… L’étanchéité a été travaillée jusque dans les moindres détails. On a pris des saucées, rien n’a filtré. On adore les micros zips étanches, les mini cordelettes des curseurs de zips, la protection optimale des lombaires. Question de gout, on aurai aimé que le col monte encore plus haut : il s’arrête sous le menton. Un haut de gamme qui ne s’en laisse pas compter quand le temps se fâche. C’est top : Légèreté, protection

maximale C’est moins bien : Col un poil bas

Efficacité capuche :

5/5

Chaleur : 3,5/5

Columbia Craft Veste : Ultra change / 449,95 € Pantalon : Boiling Point II / 189,95€ Le test : Columbia a joué avec brio la carte de la versatilité. La veste possède une couche d’isolation détachable, qui peut être portée lors d’une randonnée à la montée ou simplement pour l’après-ski. Une couche de protection assure un effet coupe vent et protège de la pluie et de la neige. Cette veste peut bien entendu être utilisée lors d’autres activités sportives, elle est respirante et light. L’ensemble est d’ailleurs très léger sur la balance. L’autre caractéristique concerne la grande chaleur dispensée par la couche d’isolation, le technologie Omni-Heat donne à plein. On a aimé le pantalon, notamment la zone des genoux stretch, l’effet en flexion est très agréable. L’aération (avec filet) est judicieusement placée sur le flan extérieur de la cuisse. L’ouverture gagnerait à être plus importante. La ceinture réglable est secondée par des bretelles (amovibles) et les lombaires sont vraiment bien protégées. Belle capuche et découpe des extrémités des manches. C’est top : Légèreté de la veste, polyvalence, chaleur des pantalons C’est moins bien : Ventilation limitée du pantalon

Efficacité capuche :

4,5/5

Chaleur : 4,5/5

NUMERO 61

49

MATÉRIEL FREE RANDO

Picture Veste : Profile / 199 € Pantalon : Profile / 179 € Le test : Avec la tenue Profile, on se sent un peu plus freestyler dans l’âme, un coup à taquiner du back country freestyle. Conçu à partir de matériaux recyclés, cet ensemble est proposé à prix serré, pour autant, le style n’a pas été oublié. Ni la technique d’ailleurs. La protection est très efficace, que ce soit au niveau de la capuche bien taillée, du col ou des lombaires bien enveloppées. Sa principale caractéristique concerne la chaleur. Veste et pantalon sont doublés, un peu trop chaud quand on crapahute pour aller chercher des pentes en hors piste, idéal sur le télésiège dans les bourrasques de vent. L’autre point fort concerne la solidité. Le matériau résiste bien à l’abrasion et à la déchirure, quitte à être au final un poil lourd.

C’est top : Le prix, démarche verte, look, solidité, chaleur C’est moins bien : Le poids, chaleur dans l’action

Efficacité capuche :

5/5

Chaleur : 5/5

Degré 7 Craft Veste : Kubenko / 305 € Pantalon : Sperling / 195 € Le test : Degré 7 a livré cette tenue avec une soft shell Kogan. Les trois couches fonctionnent bien ensemble : la soft shell à la montée coupe un peu le vent mais laisse respirer et le Gore Tex de la Packlite assure l’étanchéité. Le pantalon n’a pas besoin d’une autre couche, il est naturellement chaud. Heureusement, il est doté de larges aérations à l’intérieur des cuisses. On a aimé sa coupe ample mais surtout son tissu très stretch, du bonheur à la montée et lorsqu’il faut monter les cuisses dans un couloir avec les crampons. La veste est de facture somme toute classique, la capuche proche de la tête passera éventuellement sous un casque. Une tenue qui reste à un prix abordable.

C’est top : Pantalon très stretch,

Efficacité capuche :

aérations C’est moins bien : Bretelles non livrées avec le pantalon

Jack Wolfskin Craft Veste : 14th Peak / 399,95 € Pantalon : Alpine / 219,95 € Le test : La première sensation avec la veste est une sensation de poids, pas de doute, il y a de la matière ! C’est l’inverse avec le pantalon, il est léger et taillé pour la randonnée. Stretch mais pas trop, il est fitté. Il possède de larges aérations à l’extérieur des cuisses. Seul détail qui dénote dans un tableau flatteur, le bouton pression de la ceinture trop proche du velcro. La veste a deux épaisseurs : une soft shell amovible et la couche de protection. L’ensemble est indestructible mais plus taillé pour la descente que la montée.

C’est top : Solidité, pantalons

Efficacité capuche :

C’est moins bien : Poids de la veste

Chaleur : 4,5/5

50

NUMERO 61

4/5

Chaleur : 4/5

5/5

Outdoor Research Veste : Alibi / 250 € Pantalon : Cirque / 125 € Le test : C’est sans doute la tenue que l’on prendrait pour une virée en ski de randonnée, on glisserait en plus une veste de protection légère dans le sac. La veste s’apparente plus à une soft shell. Elle est résistante à l’abrasion et coupe bien le vent. Son effet déperlant est au dessus de la moyenne pour une veste light. On a surtout apprécié à la montée ses grandes ouvertures latérales, de véritables ouïes. Tour de poignets confortables, capuche rassurante, mapping, l’Alibi est un produit fidèle et performant. Le pantalon très proche du corps s’illustre par une grande souplesse mais pas de ventilation.

C’est top :

Légèreté et robustesse de

Efficacité capuche :

5/5

l’ensemble C’est moins bien : On perd en chaleur

Chaleur : 3/5

pour la descente

The North Face Craft Veste : Enzo / 480 € Pantalon : Enzo / 430 € Le test : Enfin ! Un zip décalé sur une veste ! Très bonne idée reprise par The North Face. Ça ajoute du style. La tenue Enzo ne s’arrête pas à ce type de détails, elle est pensée pour l’action avec une coupe très confortable, une fabrication soignée et le top du Gore Tex : le Pro. A part l’absence de filet au niveau des aérations, on ne voit rien à lui reprocher. Zips étanches à tous les étages, excellente tenue du pantalon (bretelles), capuche trois points avec visière, excellente. Le Recco est aussi intégré. Jupe pareneige amovible, on peut donc étendre l’utilisation de la veste aux sports outdoor d’intersaison. Très belle coupe arrondie au niveau des poignets. Nous avons apprécié aussi les renforts contre les coups de carres suffisamment hauts : le pantalon n’a pas vieilli. C’est top : Etanchéité, aisance dans l’action

Efficacité capuche :

C’est moins bien : Pas de filets aux

Chaleur : 3,5/5

5/5

aérations

Millet Craft Veste : Couloir Caché / 550 € Pantalon : Couloir GTX / 350 € Le test : Le Couloir Caché face sud ouest Tour Ronde a inspiré cette tenue béton, conçue pour le ski-alpinisme et le freeride engagé. Millet n’a pas plaisanté sur les matériaux : Gore-Tex Pro à tous les étages, zips étanches et surtout renforts partout où le baudrier, les skis, les rochers, la corde peuvent user ou déchirer le vêtement. L’ensemble est ultra solide mais d’un poids light. On adore le col qui monte jusque sous le nez, les poches vraiment efficientes et les aérations qui ne sont pas là pour faire de la figuration. Excellents pantalons du même tonneau. On aime aussi le look qui tranche, il peut être complété par les gants du même design.

C’est top : Solidité, praticité, étanchéité, confort des poignets C’est moins bien : RAS

Efficacité capuche :

5/5

Chaleur : 3,5/5

NUMERO 61

51

MATÉRIEL FREE RANDO

Mountain Equipment Veste : Kalanka / 449 € Pantalon : Changabang / 389 € Le test : C’est l’une des tenues que l’on retiendrait pour un podium free rando. Légère, technique, résistante à l’abrasion, étanche, elle permet de jouer avec les trois couches pendant l’effort et après. C’est sans doute le pantalon que l’on a le plus apprécié grâce à un détail : le zip intégral qui permet de le quitter sans quitter les chaussures : parfait. Les zips étanches, la finesse des assemblages, la coupe, sont de haut niveau. Rien ne manque. Les zips d’aération étanches sous les bras sont bien là. La capuche est très couvrante, le zip central de la veste bien proportionné (et solide) pour être actionné dans le froid. On a bien aimé aussi les empiècements latéraux sur le pantalon qui protègent des frottements du harnais. Une tenue polyvalente qui dégage une grande impression de robustesse. C’est top : Solidité, technicité, sérieux dans la réalisation C’est moins bien : RAS

Efficacité capuche :

5/5

Chaleur : 3,5/5

Protest Craft Veste : News / 229,99 € Pantalon : Load / 149,99 € Le test : La tenue Protest est garnie par une ouate, elle est chaude et à ce titre plus proche de la tenue de freeride que de randonnée. Par contre, ses aérations sur les flanc de cuisses (sans filet), sous les bras (avec filet !) peuvent élargir son champ d’application. On peut marcher sur une crête pour aller chercher une ligne. Le tissu est très agréable car stretch. Malgré le prix serré, la marque propose un équipement complet : manchons lycra avec protection dessus de la main, zips étanches (sauf zip central et sous les bras), capuche 3D. Une bonne tenue pour rider dans le froid, mais moins à l’aise pour le crapahut.

C’est top : Chaleur, prix serré C’est moins bien : Surplus bretelles pantalons qui se balade

Helly Hansen Craft Veste : Alpha Jacket / 399,95 € Pantalon : Treeline / 279,95 € Le test : Souplesse et confort, aussi bien thermique qu’en action, au programme de cette tenue. La veste, mix réussi entre le confort et la respirabilité d’une soft shell et la chaleur d’une veste doublée, est aussi douillette au repos que souple en action. Avec la couche adaptée en dessous, la gestion climatique est parfaite. RAS en action, avec sa membrane stretch et les bras articulés, la veste sait se faire oublier, impressionnant au vu de son épaisseur. Idem pour le pant ou presque, le confort est douillet sans pour autant être trop chaud en action, nickel. Avec son dos protecteur rien ne passe, ni le vent ni la neige.

C’est top : Polyvalence de la veste, confort de l’ensemble C’est moins bien : Le poids un peu excessif de la veste

52

NUMERO 61

Efficacité capuche : Chaleur : 5/5

4/5

Efficacité capuche : Chaleur : 3,5/5

5/5

Salewa Veste : Albonaska 2.0 3L PTX / 450 € Pantalon : Vasaki / 400 € Le test : Solide et fonctionnel ! Avec le pant option salopette et la qualité des matériaux, vous êtes à l’abri de toutes les agressions possibles. Pas con : la poche forfait avec zip vertical (au lieu du long de l’avant bras) : moins de zone rigidifiée sur l’avant bras. Les ventilations de la veste, si elles ne sont pas très faciles à manipuler, sont monstre efficaces (au niveau des aisselles avec une autre ouverture sur le côté du bras). Pas de jupe sur la veste, mais avec le pant salopette, on s’en passe. NB : Glen Plake Approved, évidemment, ça pose sa tenue ! C’est top : L’impression d’indestructibilité qui se dégage de l’ensemble (bouton sécurité à la taille en plus des 2 pressions pour le pant ; renforts généreux anti-carres, tissu extérieur résistant à l’abrasion, 100% des zips étanches y compris sur la poche cargo du pant !).

C’est moins bien : La veste, avec sa multitude de zip étanches, à tel point qu’on en arrive à les sentir. Les manchons poignets sont certes efficaces, mais pourront se révéler trop serrés pour certains. RAS sur le pant.v Efficacité capuche : 4/5 Chaleur : 3,5/5

Dynafit Craft Veste : Huascaran GTX / 500 € Pantalon : Huascaran GTX / 400 € Le test : Hard shells purs et durs, la veste comme le pant sont taillés pour l’action. Grâce au tissu léger et souple, la tenue s’oublie en action. Protection, respirabilité, liberté : vous êtes parés pour tout affronter. Rien ne bouge, on reste toujours le bas du dos bien protégé. Si le confort n’est pas l’objectif principal, il y a juste ce qu’il faut pour se sentir bien partout, en grande partie grâce au tissu très agréable au toucher pour une membrane 3 couches ! Le zip principal de la veste, s’il n’est pas des plus faciles à manipuler, semble d’une robustesse à toute épreuve. À verifier à l’achat, le volume au niveau du col est mini et ne conviendra pas à tout le monde avec un downsweater en-dessous par exemple. C’est top : La membrane très souple. Les poches, juste ce qu’il faut et fonctionnelles. La taille réglable du pant par élastique et velcro. Le bas de pant au renfort généreux, avec sa guêtre avec velcro et bouton pression, montée sur bande lycra, le must. C’est moins bien : Pas de jupe même mini sur la veste. La poche forfait sur

le poignet, on la sent trop quand le velcro poignet est serré. Aérations de la veste un peu courte, même si le tissu est très respirant. Le Zip “pipi“ du pant, sans rabat et vert fluo, on ne voit que lui, avec en plus une tirette qui pend au bout… Efficacité capuche : Chaleur : 3/5

4/5

Bergans Of Norway Craft Veste : Stryn / 600 € Pantalon : Sirdal / 320 € Le test : La veste tout comme le pant sont très agréables à porter, prés du corps et stretch, la tenue s’adapte à tous vos mouvements. Rien de superflu, mais l’essentiel est là, tout est fonctionnel. Les aération ont efficaces et faciles à manipuler ; les poches bien placées et bien conçues (poches chauffes mains en mesh, rajoutant une aérations quand elles sont ouvertes : poche masque, poche poitrine interne, et poche forfait au niveau de la jupe pare neige). Tout aussi technique, le pant dispose de bretelles amovibles et d’un panneau amovible pour relier la pant à la veste par un zip intégral, permettant d’obtenir une tenue 100% étanche à la neige. L’ensemble offre à la fois une très bonne protection et une très belle sensation de respirabilité pendant l’effort. C’est top : Tout ou presque ! La membrane 4Way Stretch. Les poignets à découpe asymétrique et serrage velcro version minimaliste. La possibilité de raccorder la veste au pant. Recco intégré au pant et à la veste. Le bas de pant réglable par velcro, tout comme les guêtres.

C’est moins bien : Les zips un peu rigides des poches de la veste. Manque une poche Cargo sur le pant. Aérations un peu courtes sur le pant. Efficacité capuche : Chaleur : 3/5

4/5

NUMERO 61

53

© Fredrik Schenholm / Bergans of Norway

MATÉRIEL FREE RANDO

54

NUMERO 61

DaKine Veste : Gun Clutch / 449 € Pantalon : Gun Clutch / 379 € Le test : Avec cette tenue Da Kine, on se sent vite fleurir une âme de back country skieur. La coupe peu fitée est confortable, on se sent à l’aise pour aller chercher une pente. Le tissu accompagne les mouvements sans être trop souple. La capuche est très enveloppante mais manque un peu de rigidité en visière. Tous les zips sont étanches et équipés de doubles curseurs dans le cas des aérations. Le tour de cou est particulièrement confortable grâce à une fine polaire. Le pantalon équipé d’aérations avec filet est très fonctionnel. On l’aurait vu avec un peu plus de renforts contre les carres et pour ceux qui aiment une tenue béton, des bretelles. Un ensemble qui ne craint pas les agressions du terrain (solidité du tissu).

C’est top : Manchons lycra ultra confort

Efficacité capuche :

C’est moins bien : Pas de bretelles

Chaleur : 3,5/5

4/5

Eider Craft Veste : Target / 349,90 € Pantalon : Target / 199,90 € Le test : Le poids ultra light du pantalon est très intéressant car il peut accessoirement toujours être présent dans un sac. Il est aussi très stretch et prêt du corps, y compris au niveau des chevilles : on limite ainsi les chances de ruiner le tissu par un coup de crampon malencontreux. Tous les zips sont étanches, comme sur la veste du même nom, la Target. Elle est également légère, respirante mais elle offre un mix entre ce poids serré et une excellente résistance : Ripstop disposé sur les zones de frottements. Excellente visière de la capuche. On retrouve le design et la finition propres à la marque française.

C’est top : Légèreté du pantalon

Efficacité capuche :

C’est moins bien : Pas de zip intégral

Chaleur :3,5/5

4,5/5

sur le pantalon

Mountain Hardwear Craft Veste : Snowstatic / 500 € Pantalon : Snowstatic / 400 € Le test : C’est avec cette tenue que nous nous sommes engagés dans un couloir ski sur l’épaule. Les bavures métalliques des carres n’ont pas abimé le tissu qui s’avère très résistant à la déchirure. Conçue et réalisée avec soin, cet ensemble dégage une impression de sérieux et de solidité. Les zips sont « bétons », les assemblages, l’étanchéité sont de haut niveau. On a aimé la capuche à visière semi rigide très efficace. Autre satisfecit, la découpe des manches au niveau des poignets (le dessus de la main est protégé). Le pantalon est du même tonneau. Stretch, équipé de bretelles fines et légères, d’un grand zip latéral (mais on ne peut pas le quitter en gardant les chaussures), il est très confortable dans l’action. On aimerait simplement qu’il soit un peu plus montant au niveau des lombaires. C’est top : Manchons lycra, étanchéité, jupe pare neige amovible C’est moins bien : Pantalon qui monte peu au niveau des lombaires

Efficacité capuche :

4,5/5

Chaleur : 3,5/5

NUMERO 61

55

MATÉRIEL FREE RANDO

Mammut Veste : Alabaron / 450 € Pantalon : Castor / 289 € Le test : La veste est conçue à base de Gore Tex Pro, le pantalon en tissu type softshell. L’association des deux en randonnée est redoutable. La veste d’abord, irréprochable en finition et très étanche. Ce que l’on préfère le plus ? Sa capuche couplée à un col qui monte juste sous le nez : on ne perd pas une calorie. Bien vus aussi les renforts sur les épaules qui protègent des frottements du sac et du portage des skis, passages de cordes. Le pantalon coupe aussi le vent, dans une moindre mesure. Il affiche une grande souplesse dans la marche. Nous avons apprécié les renforts généreux contre les coups de carres. Aérations avec poches filet à l’extérieur des cuisses. Pas de bretelles livrées.

C’est top :

Une tenue taillée pour le

dénivelé C’est moins bien : Pas de bretelles au

pantalon

Efficacité capuche :

5/5

Chaleur : 3,5/5

Norrona Craft Veste : Lofoten Gore Tex Active Shell / 499 € Pantalon : Lofoten Gore Tex Pro Shell / 449 € Le test : Norrona a sorti le grand jeu et ose des solutions techniques. Au delà du look, la technicité est élevée : noblesse des matériaux, de la coupe. C’est la seule veste à proposer une protection du dessus de la main aussi bien conçue : manches bizeautées. La Capuche également est un morceau de bravoure. Norrona propose un réglage 3D mais surtout, un astucieux système d’élastique permet de ne pas avoir le surplus de cordon qui vient battre le visage. Tout est intégré, caché : superbe. Parfait également le zip central décalé. Le pantalon sort aussi la très grosse artillerie. Que pourrait-on lui reprocher ? Son poids ? Mais sa solidité, sa robustesse passent par là. Peut-être un peu large aux pieds pour une utilisation free rando, mais on chipote. Bref, du grand art. C’est top :

La capuche, les manches

bizeautées... C’est moins bien : Poids du pantalon, velcros de poignets un peu faibles

Haglöfs Craft Veste : Verte / 299 € Pantalon : Verte / 249 € Le test : Haglöfs est arrivé à serrer ses prix sur une tenue technique plus orientée descente freeride que montée. On note d’emblée un intérieur entièrement tapissé de filet et de multiples poches portefeuille ou pour le masque. Tous les zips sont étanches et parfois à double curseurs comme c’est le cas des aérations sous les bras. Nous avons aimé la solidité du tissu légèrement stretch, à l’abrasion et à la déchirure. Il nous a semblé aussi respirant. Le réglage de la capuche est original car un des serrages est disposé à l’arrière du cou. Il permet d’éviter que la visière ne plonge devant les yeux, c’est efficace à défaut d’être 100% confortable.

C’est top : Rapport prix/soliditéé C’est moins bien : Pas de filet

niveau des aérations

56

NUMERO 61

au

Efficacité capuche : Chaleur : 4/5

4,5/5

Efficacité capuche : Chaleur : 3,5/5

5/5

Š Fredrik Schenholm / Bergans of Norway

C

M

J

CM

MJ

CJ

CMJ

N

NUMERO 61

57

MATÉRIEL FREE RANDO

Lafuma Veste : Comber / 360 € Pantalon : Solden / 220 € Le test : Le test Un peu lourde pour réellement crapahuter cette tenue n’en reste pas moins très efficace en configuration freeride. Très chaude car ouatée, elle évite de recourir à de multiples couches (et surtout de les acheter !). Le confort est total, une vraie couette. On aime par dessus tout les zips qui coulissent vraiment très bien et se logent dans des garages à curseur qui ne sont pas là pour faire de la figuration. Autre bon point pour la jupe pare neige élastiquée qui suis les mouvements. Très bon col qui tient bien en place (rigidité parfaite) et flirte avec le dessus du menton. La veste possède des aérations avec filet mais pas le pantalon qui est de conception plus basique.

C’est top : Chaleur, confort, zips ultra agréables à manier C’est moins bien : Pas d’aérations au pantalon

Efficacité capuche :

4/5

Chaleur : 5/5

RAB Craft Veste : Stretch Neo / 349 € Pantalon : Stretch Neo / 279,95 € Le test : C’est l’un des ensembles les mieux aboutis pour l’activité qui nous concerne. RAB prouve avec le Neoshell que l’on peut conjuguer étanchéité avec respirabilité. Veste et pantalons sont très agréables à porter, on n’a pas l’impression d’être dans une étuve. Le côté stretch n’est pas étranger à l’aisance distillée. Comme toujours chez RAB, on note un souci de l’efficacité avec chaque détail à sa place et une belle finition : zips étanches avec curseurs à cordelettes et embouts plastique. L’autre gros point fort se situe au niveau de la protection du cou, le col montant au dessus du menton. La capuche est également exemplaire. Nous avons apprécié les deux grandes poches poitrine qui permettent de glisser les peaux de phoque et sont disposées judicieusement au dessus du harnais. Un ensemble technique, respirant, parfait pour de la rando freeride et de la rando tout court. C’est top :

Respirabilité et protection

(coucapuche) C’est moins bien : RAS

Arc’Teryx Craft Veste : Beta AR / 480 € Pantalon : Theta SV Bib / 480 € Le test : Gros coup de coeur pour le pantalon en particulier. Il monte très haut dans le dos et devant à la manière d’une salopette, assurant une étanchéité et une protection maximales. Il se dé-zippe intégralement et permet de s’équiper ou de tout quitter sans ôter ses chaussures (les guêtres s’ouvrent et possèdent un réglage pour le serrage). Le tissu (Gore-Tex Pro) est souple et ne provoque pas de plis avec le zip au niveau du genou. Les poches du pantalon sont situées au dessus d’un éventuel baudrier. La veste que l’on connaît bien est un modèle du genre en matière d’étanchéité et de solidité. Il lui manque cependant une jupe pare-neige amovible. Un ensemble très cohérent et 100% efficace. Très belle coupe.

C’est top : Qualité générale, conception du pantalon, étanchéité, solidité, qualité des bretelles C’est moins bien : Pas de jupe pare neige

58

NUMERO 61

Efficacité capuche : Chaleur : 3,5/5

5/5

Efficacité capuche : Chaleur : 3,5/5

5/5

Polartec® NeoShell®, le tissu imperméable le plus respirant jamais fabriqué. Créé avec et pour les athlètes comme Leifur Örn Svavarsson, NeoShell® libère les passionnés d’outdoor de la sueur, de la condensation et du froid et est désormais utilisé par les plus grandes marques. Libérez-vous sur NEOSHELL.COM Polartec® et Polartec® NeoShell® sont marques déposées de Polartec, LLC. ©Polartec 2013

NUMERO 61

59

© Heregger Leishner / Salewa

MATÉRIEL FREE RANDO

60

NUMERO 61

SKIBOOTS FREE Le free rando a la cote. Le matériel suit. Ski Time a essayé huit modèles de chaussures adaptées. Par Laurent Molitor

L

a randonnée n’est pas notre domaine et pour Ski Time, c’est le côté Freeride de cette nouvelle génération de chaussures “All Terrain“ qui nous intéresse, plus que leur capacité à la montée. Vu le peu de fois où l’on sort les peaux dans l’hiver : elle iront toutes bien. Pas de changements de semelles ni de tests en inserts Low Tech au programme.

Mais quitte à avoir une chaussure de ski Freeride, pourquoi ne pas disposer d’une semelle au top pour la marche dans les rochers ? D’un mode Walk somme toute très pratique (ne serait-ce que pour la facilité de chaussage et la marche) ? Et si en bonus, elle sont plus légères et qu’on peut s’en servir à l’occase pour de petites randos : pourquoi pas !? Entre vraie chaussure de freeride et modèle mixte freeride-rando, la question mérite d’être posée, même pour ceux qui n’iront que très rarement tâter de la peau de phoque. Et les essais sur la neige en fin de saison dernière n’ont fait que confirmer cette impression. À moins que vous ne soyez pro rider, avec des exigences de tenue et de précision bien spécifiques, il y a quelques chances pour vos chaussures de freeride traditionnelle restent au placard si jamais vous avez l’opportunité de chausser ces nouveaux modèles. Qui préfigurent sans doute le futur de la chaussure de ski super polyvalente pour bons skieurs. NB : Quid des indices de flex ? Le flou artistique règne déjà avec les chaussures traditionnelles, mais alors là… Les fabricants annoncent sans peur des flexs allant jusqu’à 130/140, qui peuvent difficilement rivaliser sur le terrain avec un indice 110/120 en chaussure de freeride classique.

NUMERO 61

61

MATÉRIEL FREE RANDO

Atomic

Dynafit

Tracker 130 / 499 €

Titan Ultralight / 600 €

Largeur : 98 mm Poids : 4980 g en 27,5 Largeur : 98 mm

Largeur : NC Poids : NC Largeur : 3968 g la paire en 29 (1750 annoncé en 27,5)

Tige haute, coque portefeuille traditionnelle, quatre crochets + strap racing : on est clairement dans une chaussure de freeride adaptée à la marche plus que dans une chaussure destinée à la free rando. Elle se distinguera de la concurrence par une belle précision des appuis, au détriment de l’accessibilité touring. Avec son chaussant étroit, les pieds fins (et mollets également) seront comblés, les autres seront moins à l’aise et devront faire quelques ajustements. En métatarse, attendez quelques instants que la coque (souple à cet endroit) se mette en place, et les éventuels points durs disparaitront rapidement. Très bonne tenue du bas du pied, (chevilles/talon /malléole), coque près du pied, le tout est assez précis à la descente, même si on est loin des 130 de flex annoncés.

Volume médium en cou-de-pied, plus important sur la toe box. La chaussure est légère mais sans excès, on garde une bonne rigidité en flex, comme en latéral, la précision est quasi alpine à la descente, on peut se permettre de driver des skis larges. C’est d’ailleurs ce qui a été le plus apprécié : une efficacité à la descente au top en regard de son confort de marche.

Les + : Une fois dedans, le maintien cheville/malléole/loge talon est impressionnant. Le chausson, à la fois confort et précis. Les – : Le chaussage le plus difficile des chaussures débrayables, on se croirait à chausser une racing ! Attention de bien la laisser au chaud une fois au refuge, sinon vous devrez batailler ferme pour rentrer dedans une fois la coque froide. Quand on va en très grande fente à la montée, la position ski se réenclenche toute seule à la flexion suivante (ce qui n’est pas arrivé sur la Quest, qui apparemment dispose pourtant du même système ski/walk).

Les + : Les crochets “flottants“ du collier, à embout coulissant en position Walk. La plage de réglage millimétrique des crochets. La rigidité combinée à la légèreté. Les – : Strap trop basique, pas très efficace ni pratique. Chaussage pas super facile. Pas de caoutchouc antidérapant sur l’arche de la semelle externe. Pas de réglage de canting, attention aux jambes arquées !

Ceux pour qui le maintien en cheville / talon prime sur les autres fonctionnalités. Une chaussure de ski précise, avec laquelle des gabarits pas trop lourds pourront attaquer en toute confiance à la descente, et affronter sans crainte les marches d’approche dans les cailloux.

Une vraie 50/50, soit 100% Freeride Touring aux compromis aboutis. Presque une vraie chaussure de Freeride, qui comblera les plus randonneurs grâce à la mobilité importante du spoiler, et pour qui la légèreté est un argument de poids.

62

NUMERO 61

Scott De la tête aux pieds

On se doutait depuis l’annonce début décembre de la reprise par Scott US de la distribution nord américaine de la marque Garmont, qu’à terme cela allait permettre à la marque américano-suisse de compléter son offre freeride “head-to-toe“. C’est chose faite aujourd’hui, Scott confirme donc son arrivée sur la marché décidément très courtisé de la chaussure de ski, annonçant des modèles pour l’alpin, le freeski, le ski de randonnée et le ski télémark. Seules deux lignes ont pour l’instant été dévoilées, la Freeski (free rando) et la Mountain (Touring). Sans complexe, le top gamme de la ligne Freeski s’appelle Delirium, à l’image de la plus alpine des chaussures de free rando chez Garmont. À vue de nez, pas de différence avec la Garmont testée dans les pages précédentes en dehors de la cosmétique. On retrouve le même chaussant volumineux devant, la coque

portefeuille avec un grand “Overlap“ enrobant le cou-pied, et le même accastillage. Dans la série Mountain, bienvenue à la Cosmos, elle aussi identique au modèle Garmont. «La Cosmos à quatre boucles répond aux deux grandes exigences du skieur de randonnée : une extrême légèreté et une performance à toute épreuve. Elles fixent ainsi de nouveaux critères en matière de légèreté et de performance pour le ski de randonnée». On attend donc avec impatience d’en savoir plus et de les tester pour savoir si Scott a apporté sa patte aux nouveaux modèles, ou s’est juste contenté pour cette première collection de reprendre les moules éprouvés de la célèbre marque italienne basée depuis 140 ans à Montebelluna, la capitale mondiale de chaussure de ski.

La Scott Delirium, pour le secteur très prisé de la free rando, et la Cosmos pour la randonnée.

NUMERO 61

63

MATÉRIEL FREE RANDO

Fischer Soma Ranger 12

Garmont / 449,95 €

Flex : 120 Poids : 4644 g la paire en 27,5 Largeur : 101 mm Du volume devant, un cou-de-pied bien enrobé et une loge talon un poil large, cette Fischer conviendra mieux aux pieds assez volumineux, qui seront parfaitement enrobés (coque portefeuille avec 4 crochets et strap). Le chaussage se fait tout seul, le confort est parfait, la Ranger est facile à vivre. Dommage qu’elle manque juste un peu de rigidité pour attaquer, car elle a de beaux atouts par ailleurs. Si son flex est assez souple (pas plus souple cependant que certaines annoncées en 130), il est en revanche très progressif, très agréable en freeride. NB : il y a 2 positions de flex (Ride : appui arrière bloqué, flexion souple du collier pour la poudre. Lock, le collier est également bloqué en flexion pour plus de précision sur piste). Parfait pour les skieurs légers ou petits, les plus lourds resteront tout le temps en mode Lock. Bien qu’il n’y ait pas de crochet flottant en coup-de-pied, grâce au plastique souple à cet endroit, le confort de marche/rando chaussure ouverte est au top (le chausson est également articulé pour plier en arrière, très bonne idée). Les + : Le chausson articulé au niveau du talon. La semelle Vibram®. Deux positions ski (Off Piste/On Piste). Position Somatec des pieds, légèrement décalés vers l’extérieur pour une flexion avec moins de contraintes sur le genou. Les – : Beaucoup de déformation au niveau des malléoles en fin de flexion pour les gros gabarits.

Avec une flexion plus rigide, la Ranger aurait fait le bonheur des très forts freeriders. Là, elle comblera tous les gabarits légers et nombre de “travailleurs de la neige“ par son confort aussi bien global qu’à la marche, le tout avec une semelle vraiment tout terrain. Conseils pour les plus randonneurs des freeriders (et pour les pieds plus fins) : n’hésitez pas une seconde et optez pour la version Vaccum (thermo-moulée autour du pied, s’adapte a des largeurs de 96 à 106 mm) et plus légère de 500 g, à 549,95 euros.

64

NUMERO 61

Delirium FR 130 / 549€ Flex : 130+ Poids : 4908 g (avec lacets) en 27,5 Largeur : 103 / 108,7 mm Sous son look de randonneuse se cache presque une vraie chaussure de ski. Son volume est très important en toe box pour le confort et beaucoup moins en cou-de-pied, très enrobant, pour la précision et le maintien en cheville. D’une manière générale elle conviendra mieux à des pieds assez larges ou volumineux. Sa flexion est bien progressive, sans point dur, sans doute grâce à l’important Overlap interne qui agit un peu comme un capot, c’est top. Dommage que dès qu’on attaque, le début de flexion très souple nuit à la précision, même si ça se rigidifie très vite. Bien vu : la possibilité de régler (avec une clé) l’inclinaison du spoiler en position ski.

Les + : Chaussage très facile. Semelle Vibram®. Plein de bonnes choses sur le chausson : renfort de rigidité sur la languette, sangles de préhension devant et derrière, laçage possible. Le volume à l’avant du pied et une coque près de la cheville. Pas con, le verrouillage du crochet sur la crémaillère, empêchant celuici de sauter et de se balader quand le collier est ouvert. Les – : Attention aux chevilles très fines, le chausson manquera de maintien talon/malléole (même un fois thermoformé). Strap basique, pas très “Power“. Est-ce à cause des “fenêtres“ transparentes sur le bas de coques, mais ce ne sont pas les plus chaudes.

Précise et assez rigide pour la piste, avec une grosse capacité touring, sans aller jusqu’aux très longues rando : de la chaussure ultra polyvalente ! Rigidité et précision sans faille pour du freeride pour les skieurs légers.

NUMERO 61

65

Š Heregger Leishner / Salewa

MATÉRIEL FREE RANDO

Lange

Movement

XT 130 / 499,95 €

Antidote Free Power 4 Wrap / 519 €

Flex : 130 Poids : 4680 g en 28,5 Largeur : 97 mm (dispo en 100 mm)

Flex : 130/14 Poids : 4000 g en 27 Largeur : 100 mm

Le célèbre chaussant Lange avec en bonus un mode walk et une semelle pour la marche : on adhère. On est bien dans une chaussure de ski, faite pour quelques marches d’approche, mais pas pour partir en touring. Du coup à la descente, on s’attendait à plus de précision. La tenue latérale est bonne, mais cette XT est moins précise en appui back et beaucoup moins rigide en flexion qu’une 130 de Freeride traditionnelle chez Lange. Tant pis pour ceux qui voulaient attaquer. Elle sera parfaite pour du ski tout terrain plus tranquille ; avec un bon débattement du collier, les marches d’approche se font sans soucis. Très pratique, la rallonge des crémaillères du collier, autant pour faciliter le serrage que pour verrouiller les crochets collier ouvert.

Premier coup réussi pour l’arrivée de Movement dans l’univers de la skiboot. Ok, cet Antidote est un poil souple au regard des 130/140 de flex annoncés. Mais elle se révèle tellement polyvalente à l’usage qu’on lui pardonne. Plein de bonnes sensations, à commencer par un chaussage/déchaussage très facile. On continue avec un super confort à la marche avec sa semelle “bombée“ ; une excellente tenue en cheville et une flexion super progressive ! Même les freestylers ont kiffé, grâce au flex progressif justement, et également au très bon amortissement de la semelle. Bien volumineuse à l’avant, les pieds larges passeront sans problème ; le chausson thermoformable est nickel, confortable et chaud (chausson “Overlap“ Intuition, connu et éprouvé). Quatre crochets dont un à câble pour le cou-de-pied, plus un strap : on peut jouer et affiner les réglages au millimètre, tout simplement le top. Une possibilité de réglages qui fait aussi sa polyvalence.

Les + : Alors que la plupart des boots de freerando donne dans le chaussant large (100 mm et +), c’est top d’avoir l’option 97 mm. Le Laçage interne. Le confort du chausson pour sa légèreté. L’arche de la semelle externe recouverte d’antidérapant. Les – : Pas super confort en bas de spoiler à la marche (on sent le plastique quand la jambe est avancée à fond). Moins “alpine“ que son look aurait pu le laisser penser. qui apparemment dispose pourtant du même système ski/walk).

Les + : Le capot et le câble pour verrouiller cheville et talon. Top semelle pour la marche sans que cela ne perturbe le ski. Chaussage facile. Différentes rigidité de capot en option pour les plus légers (mais pas de plus rigide que celui testé). Les – : Pas pour les pieds très fins, tant pis pour eux. RAS ou presque, on n’a pas le flex 130 annoncé, mais pas loin.

Pas faite pour un usage très sportif que ce soit à la descente ou à la montée, la XT a d’autres atouts. Le maintien et la confort d’une Lange traditionnelle, en moins rigide, et avec juste le mode Walk et la semelle pour la marche en milieu hostile en plus. Une chaussure au final très polyvalente dans ses utilisations, de quoi combler les attentes de nombre de pratiquants pas trop lourds.

Un très bon compromis, pas trop souple, super progressif, pour une chaussure facile à vivre en toutes configurations. Avec son très bon équilibre entre maintien et précision à la descente et très bon confort de marche, elle peut tout faire. Un peu de freeski, un peu de rando, un peu de piste, une bonne chaussure pour y passer tout l’hiver, bien pour le “vrai“ ski sous ses airs de randonneuse.

66

NUMERO 61

Scott K2 De la têteTeasing Skiboots aux pieds

On sefaitdoutait Cela plus maintenant depuis l’annonce plus d’undébut an qu’elles décembre ont de étéla annoncées, reprise par K2 en Scott dévoile US de enfin la un distribution peu plus sur nord sa ligne américaine de chaussures de la marque de skiGarmont, 2013/14. Onqu’à a fait terme des pieds cela et allait des mains permettre pour les à la avoir marque en tests américano-suisse pour ce numéro de Ski compléter Time, rien son à offre faire. freeride Pour le prochain “head-to-toe“. peut-être… En attendant de les tourner sur la neige, présentation rapide C’est chose de lafaite ligne aujourd’hui, K2 Skiboots Scottà confirme venir l’hiver donc prochain. son arrivée Des sur la chaussures marché décidément bien très évidemment courtisé de latrès chaussure orientées de ski, Freeski, annonçantavec des modèles une ligne pour“All l’alpin, Mountain le freeski,Performance“ le ski de randonnée et et unele“Freeride“. ski télémark. Seules deux lignes ont pour l’instant été dévoilées, la Freeski (free rando) et la Mountain (Touring). Sans complexe, le top gamme de laavec ligneenFreeski La première comprendra six modèles, tête des’appelle gondole Delirium, l’image la plus alpine freelargeur, rando la Spyne.à Flex 130,dedisponible en des 97 chaussures ou 100 mmdede chez chausson Garmont. thermo À Intuition®. vue de nez,Ses pasplus : de différence une languette avecde la chausson Garmont testée dans les pages précédentes en dehors de la cosmétique. asymétrique et moulable et surtout l’Energy Interloc, à savoir une On retrouve le mêmesans chaussant coque nouvelle technologie rivet quivolumineux intègre la devant, tige et lala coque. portefeuille On ne visualise avec pas un grand bien, mais “Overlap“ promis, enrobant on va ledécortiquer cou-pied, et tout le même accastillage. ça, puisque selon K2, il s’agit tout simplement de la première

Dans chaussure la série Freeski Mountain, hautebienvenue perfomance à la qui Cosmos, ne soit elle pas aussi dérivée identique d’un au modèle modèle racing, Garmont. mais pensée «La Cosmos en tantàque quatre telle.boucles répond aux deux grandes exigences du skieur de randonnée : une extrême légèreté La gamme et Freeride une performance est bien évidemment à toute épreuve. dansElles le cœur fixent deainsi la cible de nouveaux en matière de légèreté et de performance pour free randocritères et de leur philosophie front/back side. K2 annonce le desskichaussures de randonnée». légères et avec une grande mobilité de collier pour la montée, et sans compromis à la descente. Une sorte de On attend donc avec savoir plusrendue et de les tester quête du Graal de laimpatience chaussure d’en de freerando, possible pour grâcesavoir « au design si Scottrévolutionnaire a apporté sa patte Synchro aux nouveaux Interlock. modèles, Le système ou s’est justeetcontenté cette première collection de reprendre les efficace facile à pour utiliser permet à l’utilisateur synchroniser moules éprouvés célèbre marqueetitalienne basée depuis 140 la libération de de la la cale intérieure de l’Interlock pour une ans performance à Montebelluna, de marche la capitale avecmondiale flexion libre de chaussure permettant de ski. une impressionnante amplitude de mouvement en avant et en arrière. Un blocage synchronisé du système active l’Interlock pour le mode ski, permettant de parfaites performances en descente et en maintenant un index de flex de 100 %. »… Là encore, ça ira mieux quand on aura les chaussures dans les mains avant de les mettre aux pieds !

La Spyne, chaussure All Mountain High Perf, et la Pinnacle pour la free rando, deux nouveautés que nos testeurs attendent de pied ferme. À noter le Power Strap de la Pinnacle, avec un crochet du même La Scott Delirium, pour le secteur très prisé de la free rando, et la Cosmos pour la randonnée. type que celui qui nous avait fait craquer sur la Tecnica Cochise Pro.

NUMERO 61

67

MATÉRIEL FREE RANDO

Salomon

Tecnica

Quest Max 120 / 500 €

Cochise Pro 130 (FRR) / 500 €

Flex : 120 Poids : 4480 g en 27,5 Largeur : 98 mm (104 mm en chauffant la coque)

Flex : 130 Poids : 4192 g la paire en 27,5 Largeur : 98 mm

La version Max de la Quest gomme les défauts de la Quest 12 qui était super confort, mais manquait cruellement de tenue en languette quand il s’agissait de skier fort. Avec son collier apparemment plus haut et un appui tibial bien plus franc, on retrouve des sensations quand on va chercher la spatule. Si on y est toujours aussi confort, les appuis sont plus précis et le flex vraiment ferme, même si on aurait aimé une version 130. Une précision (et un confort) qui a un prix : son poids. S’il ne nous a pas gêné dans son programme, les plus pointilleux… C’est bien sûr une question de forme de pied, mais avec le système de laçage associé aux 3 crochets et à un bon strap, l’enrobage est parfait, on est tenu sans être serré, notamment en cheville, alors qu’on bénéfice d’un très bon volume en toe box. Du coup on ne force pas sur les crochets et l’on n’a pas eu d’apparition de points durs. NB : peut-être était-ce du à un modèle de pré-série, le mode “descente“ demandait d’être sur les skis et de forcer pour être enclenché (très loin en flexion avant que le système ne s’enclenche, on s’est fait voir la première fois). .

Enfin un vrai flex de 130 ! La Cochise Pro est très précise, idéale pour ceux qui aiment déclencher dès l’appui languette : le plastique répond de suite, au détriment d’une certaine progressivité dans la flexion. Là, pour une fois, on sent dès le début de l’appui le 130 de flex. Après, on n’aime ou pas le relatif manque de progressivité, en tout cas c’est intéressant pour la précision à grande vitesse. Le Power Strap est impressionnant de puissance et d’efficacité. On peut gérer la tension et donc jouer un peu plus avec le flex, jusqu’à un serrage encore plus efficace qu’avec un crochet, et sans création de point dur, c’est simplement génial. De vraies chaussures de freeride, précises et vraiment rigides, faites pour attaquer le terrain. La différence avec une chaussure classique sera assez peu sensible, tout en offrant une très grande plage d’utilisation. Le tout avec un mode Walk très pratique. En sus du système de débrayage, le fameux power strap avec crochet permet par exemple en arrivant au télésiège, de relâcher la tension sans le desserrer et donc sans perdre son réglage, trop pratique ! Tant de qualités alpines ne se font pas au détriment de ses capacités en touring. Avec un crochet de cou-de-pied monté sur axe (ouverture de cette partie de la coque en fin de pas), et un bon débattement, elle affrontera sans complexe les randonnées d’approche.

Les + : Chaussage/ déchaussage aisés. Laçage rapide efficace. Toute l’arche de la semelle recouverte d’antidérapant. Les – : Flexion à la marche peut être plus limitée en avant que certains modèles plus typés rando. Crémaillère du spoiler un peu courtes, quelques crans de plus seraient bien pratiques. Penser à mettre un coup de “frein filet“ sur le canting, le nôtre s’est dévissé à la fin de la première journée.

Si ce n‘est pas la plus “rando-oriented“ (on ne s’en plaint pas !), elle reste d’une grande polyvalence pour bons skieurs. Marche en terrain miné, un peu de rando d’approche, du ski tout terrain précis jusqu’à des cadences raisonnables, le tout dans une chaussure confortable : nickel. Vivement qu’on dispose d’une version 130 (qui n’existe pas, dommage !).

68

NUMERO 61

Les + : Vrai flex et tenue pour le freeride. Débrayage / embrayage nickel. Semelle au top. Le Power Strap + crochet de verrouillage. Après l’avoir essayé, on a trouvé tous les autres bien fades ! Les – : Réglages millimétriques des crochets trop courts. Le manque de progressivité, s’il n’est pas en défaut, pourra surprendre et ne conviendra pas à tous les styles.

Trop lourdes pour les randonneurs, les Cochises Pro seront parfaites pour touS ceux qui veulent charger à la descente avec une vraie accessibilité rando et un bon confort à la marche. La préférée des forts skieurs qui veulent avant tout précision et réactivité dans les appuis.

>> | SCOTT-SPORTS.COM

© SCOTT SPORTS SA 2012 | PHOTO: DOM DAHER

NOUVEAU ► FACILITE LE DÉCLENCHEMENT DES VIRAGES ► CONTRÔLE TOTAL DES CARRES ► STABILITÉ OPTIMALE ► AMÉLIORE LA MANIABILITÉ DU SKI

UNE NOUVELLE DIMENSION

D

R

IU

IUS AD R R EA

S

FR O NT

RA

IN E TL H IG RA ST

NUMERO 61

69

TESTS

TestS La première couche, cette seconde peau

20 ensembles sous-vêtements techniques au banc d’essai. Par Franck Oddoux

Oakley Matière : 8 % Polyester, 22 % Nylon Le test : Oakley propose une tenue cohérente, bien réalisée, sans défaut. La chaleur dispensée n’est pas très importante mais elle est compensée par un bon transfert de l’humidité. Le T-shirt comme le pantalon se font oublier (on a d’emblée coupé l’étiquette du cou, un peu longue à notre goût) sur la peau. Le contact est agréable et les quelques rares coutures passent inaperçues. Dans les chaussures de ski, là aussi, c’est le confort maximal sans surépaisseur ou plis disgracieux. La coupe est classique mais très fonctionnelle. Nous n’avons pas noté spécialement de développement de mauvaises odeurs, le traitement anti-bactérien semble efficace (pour les quelques lavages nous avons effectué avec cet ensemble). Quelques effets graphiques donnent à cet ensemble “Unification“ un côté Design chic.

C’est top : Efficacité de la coupe, douceur et solidité du tissu. C’est moins top : Un peu en retrait en termes de chaleur. Chaleur 3/5 Confort 4/5 Coupe 4/5

Haut : Unification / 50€ Bas : Unification / 40€

Haut : Fjellrapp shirt / 60€

Bergans Matière : Laine Merino Le test : Pas de doute, Bergans a utilisé de la laine pour son ensemble technique. Sur la peau, on sent immédiatement la présence de ce matériau. Le poids est également un peu plus élevé. L’isolation thermique est de tout premier ordre. Le col du t-shirt possède une coupe très basse laissant toute liberté aux mouvements de la tête. Pas de coutures sur les épaules que l’on pourrait sentir en portant un sac à dos. Bergans a joué la carte du boxer pour ce test au lieu d’un pantalon. Le boxer est confortable, chaud et ne glisse pas sur le t-shirt (bonne ceinture). Il peut être recommandé en ski de randonnée où l’isolation au niveau des jambes est moins cruciale. Le transfert d’humidité se fait relativement rapidement (testé avec un sac à dos). Le t-shirt est idéal pour les grosses périodes de froid. Look sympa, la couleur, ça fait du bien à l’œil.

Bas : Fjellrapp Boxer / 35€ C’est top : Qualité de fabrication, originalité

du boxer. C’est moins top : Certaines personnes sont sensibles au contact avec la laine. Chaleur 4/5 Confort 4/5 Coupe 4/5

70

NUMERO 61

Haut : Pro Zero Extreme / 55€

Craft Matière : 100 % Polyester CoolMax Extrem® Fresh FX (antibactérien) Le test : La sensation de chaleur est immédiate. C’est sans doute l’un des ensembles les plus chauds de ce test et pourtant son épaisseur n’est pas des plus importantes, tout comme son poids. Son pouvoir calorifique est important, il est secondé par une réelle douceur due au matériau, à l’intelligence de la coupe et au soin apporté à la disposition des coutures. Solide, le Pro Zero Extreme résiste aux lavages multiples (et même parfois aux erreurs de lavage  !). La ceinture est puissante et la hauteur de cou limitée mais intéressante pour un sous-vêtement technique (elle ne se surajoute pas au col d’une midlayer). Les odeurs sont parfois présentes, il faut donc bien respecter les lavages. On aime beaucoup la cote, le tissage longitudinal qui laisse les muscles se développer, les maintiens, la coupe qui couvre le bas des fesses…

Bas : Pro Zero Extreme / 45€ C’est top : Chaleur au top ! Confort, qualité de

réalisation. C’est moins top : T-shirt en taille M qui

taille petit. Chaleur 4/5 Confort4/5 Coupe 4/5

Haut : Evo Coldgear / 55€

Under Armour Matière : 87 % Polyester, 13 % Elasthanne Le mot “compression“, quand il apparaît sur un emballage d’un T-shirt technique fait un peu frémir. On pense tout de suite être oppressé, comprimé. Même si Under Armour annonce ce concept sur cet ensemble Evo, il n’en est rien. Certes, mettre le t-shirt demande un peu d’énergie, sans plus (alors que le pantalon se passe comme un charme). Mais une fois passé, le tissu prend la forme du corps et ne maltraite pas les muscles. Très fin, il s’apparente à un justaucorps. Les rares coutures ne se font pas sentir du tout. Le cou est bien protégé par un col montant sans zip. Notre préférence va au pantalon très bien shapé. Il s’arrête dix centimètres au dessus des chevilles supprimant tout risque de plis et d’épaisseur dans cette zone délicate et sensible (chaussettes + coque chaussure de ski). La chaleur globale est peu élevée, le confort dans le mouvement au dessus de la moyenne. Recommandé pour les activités très intensives ou les périodes peu froides ou encore sous une tenue très chaude. Le test :

Bas : Evo Coldgear Legging / 50€ C’est top : Qualité du pantalon C’est moins top : Malgré le galon en

caoutchouté à la taille, le t-shirt a tendance à remonter Chaleur 3/5 Confort 4/5 Coupe 4/5

Haut : Thermic Zip Shirt / 47,95€

Jack Wolfskin Matière : Meryl Nexten (Polyester, Elasthanne). Traitement ions d’argent antibactériens Le test : Belle surprise que cet ensemble Jack Wolfskin. Avec un prix raisonnable, la marque offre un produit cohérent dont les prestations ne sont pas bradées. L’élasthanne remplit bien sa mission, le tissu est souple et extensible à souhait. Le confort est du même tonneau, rien à signaler au niveau du tissu. Les coutures des épaules sont sans doute un peu présentes (montage des manches). La chaleur est peu élevée mais idéale pour des efforts genre rando freeride ou ski de fin de saison. Le   ip coulisse parfaitement bien et Jack Wolfskin n’a pas oublié de disposer un garage à curseur au niveau du menton. Le pantalon est top confort, les coutures se font oublier.

Bas :Freedom tights /59,95€ C’est top : Finesse et confort. C’est moins top :Coutures un peu présentes

aux épaules. Chaleur 3,5/5 Confort 3,5/5 Coupe 4,5/5

NUMERO 61

71

TESTS

Haut : Dry Revolution LS/ 54,95 €

Helly Hansen

Haut : Midweight 1/2 zip/ 65€

Marmot

Haut : Midweight / 64,95€

Columbia

Matière : Polypropylène (97%) et Elasthane (3%)

Matière : Polartec® Power Dry

Le test : On ne sent pas les coutures sur la peau, normal : il n’y en pas ! Du coup au niveau du confort, avec son tissu extensible, on est au top. Doux, flexible, super fin et très léger, c’est impressionnant. C’est essentiellement l’évacuation de l’humidité qui est ciblée, l’apport calorifique est limité, parfait donc pour toutes les activités outdoor autant que pour une pratique intensive du ski. Toujours un des préférés des testeurs pour son incroyable légèreté.

Le test : Le tissu Polartec® Power Dry trouve toute sa justification dans ce produit bien coupé, réalisé avec attention. Au delà du look technique, ce que nous avons sans doute le plus apprécié est la technologie Cocona qui utilise des extraits de coquille de noix de coco, un agent qui capte les mauvaises odeurs. L’efficacité est notable. Au chapitre du confort, on retrouve la douceur légendaire de la maille Power Dry  : le Midweight peut se porter à même la peau (un T-shirt technique est cependant recommandé). Malgré la finesse de cette Midlayer, la chaleur dispensée est importante. Aucune couture ne gêne et le col est un modèle du genre, il monte juste à la bonne hauteur et le demi zip coulisse parfaitement. De multiples panneaux composent la coupe offrant un confort optimal.

Bas : Dry Revolution 3/4 / 54,95 €

Bas : Midweight / 50€

Bas : Midweight / 54,95€

C’est top : L’impression… de ne rien sentir sur la peau. La coupe corsaire du pant. C’est moins top : À manipuler avec précaution.

C’est top : Réduction des odeurs, coupe, protection du cou. C’est moins top : RAS

limitées.

Chaleur 3/5 Confort 4,5/5 Coupe 4,5/5

72

NUMERO 61

Chaleur 4/5 Confort 5/5 Coupe 5/5

Matière :Omni-Heat thermal reflective lining (85 % polyesterm/ 15 % élasthanne), OmniWick (anti-odeurs) Le test : Malgré son extrême finesse, le Midweight de Columbia dispense une chaleur étonnante. La technologie Omni-Heat est sans doute à la base de cette sensation. L’intérieur des sous vêtements est tapissé de micro points, comme une couche de papier aluminium. La chaleur du corps est réfléchie par ce matériau et isole. Le contact avec la peau est de prime abord assez frais, ensuite, les calories se font sentir. Le T-shirt est un   ip, le col monte peu. Les manches permettent de passer les pouces pour protéger les mains, attention à ne pas trop tirer sur les coutures… Le confort général est très bon, on ne note aucune démangeaison. Le pantalon est très bien coupé, très fitté (à la limite du collant de compression), il possède une petite ouverture pour aller aux toilettes. Sa ceinture est très efficace, elle ne glisse pas sur le T-shirt (long au niveau des lombaires).

C’est top : Rapport finesse/chaleur, odeurs C’est moins top : RAS à part les passants

pour le pouce, inutiles. Chaleur 4/5 Confort 4/5 Coupe 4,5/5

Haut : Carline® X.C.L. Plus™ / 64,90€

Millet Matière : 100 % Polyester Thermolite®. Traitement anti-bactérien Polygiene® (certifiée Bluedesign®) Le test : D’emblée, il faut découper l’étiquette qui ne cesse de gratter… Une fois cette opération menée, on découvre un ensemble fait pour le froid et bien confortable. Il ne se détend pas à l’usage et ne bouloche pas. La ceinture élastique du pantalon tient en place. Aucune couture ne vient gêner le mouvement, que ce soit dans la chaussure de ski ou au niveau des épaules. Très bon   ip au niveau du cou. Nous n’avons pas noté de développement d’odeurs en utilisation ski, en tout cas moins qu’avec certains autres produits.

Bas : Carline XCL / 49,90€ C’est top : Solidité, odeurs limitées. C’est moins top : RAS à part l’étiquette à

enlever. Chaleur 4/5 Confort4/5 Coupe 4/5

Haut : Phase SL Zip Neck / 68€

Arc’Teryx Matière : Phasic™. Traitement Antimicrobien Le test : Cet ensemble est très certainement le plus léger de cette sélection. Son tissu légèrement Stretch est très agréable au contact de la peau, son principal atout réside dans l’évacuation de la transpiration très rapide mais surtout dans un temps de séchage record. Chaud mais pas trop, le Phase peut être utilisé à toutes les saisons, dans de nombreuses situations : ski de rando, freeride, trek. Nous l’avons aussi testé en trail cet automne. Le col zippé monte haut, ne provoque aucune gène. Malgré sa finesse, cet ensemble est résistant, les coutures ont tenu le coup malgré un usage intensif. On peut lui reprocher de garder les odeurs, en prévoyant des lavages fréquents, on devrait cependant rester ami avec ses potes de ride. Le pantalon est également très confortable avec des coutures qui passent inaperçues.

Bas : Phase SL Bottom / 55€ C’est top : Légèreté, grande respirabilité, rapidité de séchage. C’est moins top : Nécessite des lavages fréquents. Chaleur 3/5 Confort 4,5/5 Coupe 4,5/5

Haut : Thermal Stretch / 70€

Mizuno Matière : fibres Breath Thermo® Polyester, Polyacrylate Le test : Mizuno a développé un ensemble original par sa coupe (pantalon) et l’emploi de tissus très fins mais chauds (!). L’autre caractéristique concerne la respirabilité élevée du tout, notamment dans le dos. La coupe est plutôt stretch, on sent que Mizuno développe aussi des produits pour la course à pied où le maintien voire la contention sont des concepts qui ont le vent en poupe. La tenue maintient donc mais on ne se sent pas oppressé. Le pantalon est difficile à passer, notamment au niveau des chevilles  : passage très petit. Les mollets sont fermement maintenus, ça étonne de prime abord mais on oublie ensuite cette présence. Le col monte assez haut, il est muni d’un   ip. Si le T-shirt est recommandable pour le ski, le pantalon s’approche plus d’une utilisation trail.

Bas :Thermal Stretch Long Tight / 65€ C’est top : Innovation dans la coupe et les

tissus C’est moins top : Passage des chevilles très étroit, empiècements compressifs Chaleur 4/5 Confort 4/5 Coupe 4/5

NUMERO 61

73

TESTS

Haut : All Year LS / 70 €

Mammut

Haut : Baltoro / 70€

Dynafit

Haut : TS Evolution Warm / 75€

Odlo

Matière : Mélange laine de mérinos-polyester de différentes densités

Matière : 57 % Polypropylène, 40 % Polyamide, 3 % Elasthanne; laine Merino (pantalon)

Matière :60 % Polyester, 34 % Polyamide, 6 % Elasthanne

Le test : Climb like a goat, don’t smell like one », le message est clair, Mammut ne veut pas entendre de mauvaises odeurs et à juste raison ! Le procédé à base d’ions d’argent adopté par le fabricant suisse limite en effet le développement des bactéries. On a testé l’ensemble en trail  : c’est concluant. Au contact de la peau, on sent à peine que le t-shirt et les pantalons contiennent de la laine. On a apprécié la mapping de cette tenue  : zones de confort, respirabilité, zones de chaleur… La coupe est bien dessinée et le confort indiscutable. L’autre gros point positif concerne la solidité  : les ongles mal taillés (!), les zips, les frottements n’ont pas raison du “All Year“. Pas de plis ou de coutures gênantes au niveau de l’arête tibiale.

Le test : Le haut Baltoro et le pantalon Mérino marquent par leur grande douceur et leur capacité à se faire oublier sur la peau en suivant tous les mouvements. Le tissu est très fin, il dispense une douce chaleur mais sa caractéristique principale consiste en une grande vitesse de séchage. Cet atout vaut surtout pour le T-shirt. On a aimé la possibilité de passer les pouces dans les manches pour protéger les mains. Mais c’est surtout la longueur du T-shirt qui vaut le détour : les lombaires et les fessiers n’ont jamais de coup de froid. Les fils des divers logos de la marque cousus dépassent à l’intérieur des manches et se prennent dans les doigts quand on passe le t-shirt. Le pantalon est l’un des plus confortables de cette sélection.

Le test : Une des top références de ce test est là : TS Evolution Warm. Quelle critique peut-on faire à ce produit quasiment parfait  ? Peut-être le serrage de la ceinture par cordon, et encore, ce système permet un blocage très ferme, donc efficace. Pour le reste, c’est un sans faute ! Le confort est exceptionnel, il s’agit d’un mix entre maintien, douceur, chaleur… On ne sent absolument aucune couture ! Le tissage est magnifique, alternant avec des zones de tissu plus dense, plus stretch, le tout sans coutures : bluffant ! La respirabilité est excellente ainsi que le traitement anti odeurs  : ce n’est pas qu’un argument marketing. Les tours de poignets, de cheville, de cou sont uniques par leur douceur. La qualité a un prix mais on ne peut pas être déçu par cet ensemble qui monte directement sur le sommet du podium : du grand art. Il est, de plus, 100 % recyclable.

Bas : All Year LS / 75€

Bas : Merino / 80€

Bas : TS Evolution Warm / 75€

C’est top : Odor free, solidité, body mapping. C’est moins top : Attention pour les peaux

sensibles, contient de la laine. Chaleur 4/5 Confort 4,5/5 Coupe 5/5

74

NUMERO 61

C’est top : Douceur générale, protection des

mains C’est moins top : Logos surpiqués Chaleur 4/5 Confort 5/5 Coupe 4,5/5

C’est top : Prestations tout simplement

exceptionnelles C’est moins top : RAS Chaleur 4/5 Confort 4/5 Coupe 4/5

®

OMNI-HEAT . CHAUD, RESPIRANT, PHOTOGÉNIQUE.

© 2012 Columbia Sportswear Company. All rights reserved.

TISSU RESPIRANT DOTÉ DE POINTS ALUMINIUM QUI RÉFLÉCHISSENT LA CHALEUR DU CORPS. CONSERVE LA CHALEUR, PAS LA SUEUR. • COLUMBIASPORTSWEAR.FR

TESTS

Haut : Seamless active shirt / 89€

Dainese

Haut : Warm Merino LS / 85€

The North Face

Haut : Lightweight zip T / 86,90€

Smartwool

Matière : 54 % Polyamide, 37 % Polypropylène, 9 % Elasthanne

Matière : 38 % laine Mérinos / 50 % fibres creuses HyActive™ / 12 % Polyamide

Matière : 100 % laine Mérinos

Le test : Cet ensemble Dainese a failli ravir la première place de ce test à Odlo. Seule une chaleur un peu en retrait lui a coûté des points. Pour le reste, on évolue dans le domaine de l’exception. Le confort est réellement étonnant. Quand Dainese annonce une tenue Seamless, on ne sent vraiment aucune couture ! Soyeux, d’une douceur extrême, stretch à souhait mais avec de la tenue, l’ensemble est remarquablement tissé. Le mapping est superbe, une alternance de zones de protection d’usure, de maintien. Le tour de cou est bas et les manches terminées par un tour de poignet élégant et douillet. Le design est également soigné. Une des références de l’hiver.

Le test : A base de laine de Mérinos, l’ensemble The North Face procure une très grande douceur au contact de la peau, vraiment très agréable. Un très bon point pour la disposition des coutures qui ne gênent à aucun endroit. Le fabricant américain a bien fait attention de ne pas en placer une sur l’arête tibiale. Le tissu chaud, capte peu les odeurs, ne peluche pas avec le temps et les lavages. L’élastique de ceinture tient le pantalon en place, ce dernier monte très haut alors que le T-shirt descend très bas au niveau des lombaires, c’est parfait. La coupe générale est très bonne. Nous n’avons rien à reprocher à cet ensemble que nous avons beaucoup utilisé, sauf peut-être l’étiquette du cou que nous nous sommes empressés d’enlever délicatement. Un très bon ensemble, chaud, confortable, résistant, résistant aux odeurs. Attention, la taille M en pantalon taille grand (équivalent d’un L).

Le test : Comme son nom l’indique, l’ensemble Smartwool est réalisé en laine, de Mérinos exactement. Franchement, au contact de la peau, on ne fait guère la différence avec une matière synthétique douce. Pas de démangeaison à l’horizon comme c’est habituellement le cas avec la laine… Très bien fini et solide (coutures plates très résistantes, notamment aux poignets), cet ensemble affiche un poids plus élevé qu’un produit issu de la chimie. Le confort est top niveau. Le tissu Stretch ne se déforme pas à l’usage. Le bas du dos est très bien protégé grâce à une coupe qui descend très bas. Idem pour les poignets qui bénéficient d’une coupe spécifique. Le temps de séchage est assez important et la chaleur bien dosée pour un sportif qui reste actif.

Bas : Seamless active pants / 69€

Bas : Warm Merino / 65€

Bas :Lighweight bottom / 77€

C’est top : La palme du confort ! C’est moins top : Prix un peu élevé Chaleur 4/5 Confort 5/5 Coupe 4/5

76

NUMERO 61

C’est top : Coupe, confort King Size C’est moins top : RAS à part l’étiquette du cou Chaleur 5/5 Confort 4,5/5 Coupe 4,5/5

C’est top : Qualité de réalisation C’est moins top :Temps de séchage Chaleur 4/5 Confort 4/5 Coupe 4/5

Mammut Team Freeriders professionnels et réalisateurs des courts métrages Huck & Chuck

PulSe Barryvox Appareil équipé de 3 antennes avec modes numérique et analogique et guidage sonore de l’utilisateur Orientation à 360 ° en temps réel via une boussole simplifiant la localisation • Repérage rapide et précis de plusieurs victimes ensevelies • •

Removable Airbag System Système d’airbag anti-avalanches compatible avec plusieurs sacs à dos Technologie d’airbag Snowpulse éprouvée • Poids total à partir de 2300 g avec la cartouche (selon le modèle de sac à dos) • •

www.mammut.ch ⁄safety

Foto: Stefan Schlumpf

Loris & NicoLas FaLquet

TESTS

Haut : QBT-14 Meco / 89,95 €

RAB

Patagonia

Matière : Mélange laine de mérinos-polyester de différentes densités Le test : Les tailles M chez RAB taillent grand, ce préalable admis, on découvre une tenue réalisée en Merino pour la chaleur et la Cocona pour le séchage rapide (elle a aussi une action dans la limitation des odeurs selon le traitement). Le pantalon comme le T-shirt sont très doux, ne se déforment pas à l’usage et ne sont pas sensibles aux accrochages : ongles, rocher, frottements… Le pantalon possède une seule couture extrêmement fine et plate, elle est imperceptible. Le confort dans les chaussures de ski est total. Bien vu également : la ceinture dont le serrage est bien dosé. L’entourage du cou a été particulièrement soigné avec un col douillet qui monte au niveau de la pomme d’Adam. Un   ip qui ne coince pas complète le dispositif. La chaleur dispensée n’est pas des plus élevées mais l’isolation est suffisante pour des activités intenses. Le transfert d’humidité se réalise relativement bien (plus rapide qu’avec du 100% Mérinos) et les odeurs sont limitées. Du solide conçu pour traverser les années et l’aventure en montagne (alpinisme, ski freeride, escalade…)

Bas : QBT-16 Meco / 74,95€ C’est top : Sensation de solidité, grand confort

du pantalon. C’est moins top : Prix un peu élevé Chaleur 4/5 Confort 4,5/5 Coupe 4,5/5

78

Haut : Capilene 4 expedition Weight zip neck / 100 €

NUMERO 61

Matière : Polartec® Power Dry (Polyester 91 % recyclé à 30 % - élasthanne 9 %). Apprêt anti odeur Gladiodor® neck, 3 % Elasthanne; laine Merino (pantalon) Le test : Le pantalon Piton Bottoms est directement sélectionné pour les conditions ultra-froides, héliski dans les Bugaboos par exemple. Il est conçu en Polartec Stretch, sans chichis, avec une coupe basique, cintrée au niveau des chevilles. Le confort est très bon (attention cependant à bien positionner le tissu au niveau des arêtes tibiales) et le rendement thermique très élevé. Ceinture efficace. Le T-shirt, reprend le gaufrage utilisé depuis de nombreuses années par Patagonia  : il assure chaleur et séchage en cas d’humidité. La coupe classique suit tous les mouvements. Pas de coutures dérangeantes, la douceur est de mise ainsi que la solidité (double coutures aux manches, à la taille). Nous avons aimé également son poids light et sa compressibilité.

Bas : Piton Bottoms / 90€ C’est top : Chaleur importante du pantalon, efficacité du t-shirt C’est moins top : RAS en dehors d’un design un peu austère Chaleur 4,5/5 Confort 5/5 Coupe 4/5

Haut : Energy accumulator Evo / 135 €

X-Bionic Matière :89 % polyamide, 8 % polypropylène, 3 % elasthanne Le test : Le tissage et la qualité de fabrication (et le prix) placent d’emblée cet ensemble dans les sphères du haut de gamme. Comme Odlo, X-Bionic réussi le tour de force d’offrir du mapping sans coutures  : un art du tissage exceptionnel. La tenue alterne avec des parties qui maintiennent les muscles, d’autres qui assurent respirabilité et aisance dans les mouvements. On peut attester que ce X-Bionic passe les années sans aucun souci, nous en avons fait l’expérience avec des ensembles qui tournent encore après cinq saisons de ski. On aime la sensation de solidité qui se dégage. Par rapport aux anciennes créations X-Bionic, le confort a été amélioré, la compression limitée. Le pantalon est un , il s’arrête sous les genoux, laissant les chaussettes remplir leur rôle de protection (on limite donc les épaisseurs). Mais parfois le glisse vraiment au niveau de l’articulation, se crée donc une zone non couverte. Ça dépend aussi de l’anatomie de ses mollets.

Bas : Energy accumulator Evo / 75€ C’est top : Qualité de fabrication, body

mapping C’est moins top : Le pantalon remonte

parfois sur les genoux Chaleur 4/5 Confort 4/5 Coupe 4/5

ABONNEZ-VOUS À SKI TIME ET À SES HORS-SÉRIES STYLE ET SKI LABO

5 NUMÉROS = 15 EUROS BULLETIN D’ABONNEMENT Oui, je m’abonne à SKI TIME et à ses deux hors-séries STYLE et SKI LABO pour 1 an (5 numéros) et je joins mon règlement de 12 euros par chèque bancaire à l’ordre de FREE PRESSE. À renvoyer à : FREE PRESSE - Savoie Technolac, 18 allée du Lac St André - 73 382 LE BOURGET DU LAC NOM

PRÉNOM

ADRESSE CODE POSTAL

VILLE

TEL

EMAIL

Sélection

A SHOPPER

Un peu de couleurs dans le grand blanc

Oakley / Seth Morrison Mountain Reaper Airbrake 299 €

Arc’Teryx / Rush Jacket 550€

Mammut / Eigerjoch jacket 480 €

Want’Head / Dot Fac 29,90 €

Mammut / Ride RAS Ready 200 € Le Ride R.A.S. Ready est le plus polyvalent de tous les sacs à dos compatibles R.A.S (Removable Airbag System : Système d’Airbag Amovible en français). Fonctionnel et bien conçu, ce sac à dos est idéal pour les activités tout-terrain et le freeride. Son accessoirisation et son confort élevé en font un modèle adapté au freeride, mais également pour les randonnées d’une journée à ski ou à snowboard. Black Diamond / Spy Glove 69,90 €

80

NUMERO 61

Columbia / Heat 360° 79,95 €

Julbo / Polar 89,90 €

Bollé / B-Style 69,90 €

Orage / JP Auclair jacket 569 €

Patagonia / Piton Hybrid Hoody 180 €

The North Face / Gonzo Insulated Jacket 300€ Head / Crest 135€

Poc / Synapsis Aurélien Ducroz 250 €

Julbo / Orbiter 159,90 € (avec écran cameleon)

Scott / Explorair Tech Pant 399 €

NUMERO 61

81

Sélection

Uvex / Downhill 2000 149 €

Norrona / Lofoten gloves 119 €

Eider / Azimut Hoody 109,90 €

Salewa / Veda PTX 3L 450 €

Uvex / HLMT 5 Pro 139 €

82

NUMERO 61

Scott / Nav 130 €

Millet / LTK Max 99,90 €

Helly Hansen / Mission Jacket 329,95 €

Helly Hansen / Mission Cargo Pant 279,95 €

TWINNER, C’EST PRÈS DE 170 MAGASINS DE SPORT EN MONTAGNE Document non contractuel - Crédits photos : ©Minicel73 - ©Piotr Morawski - ©Dell - ©SportsStock - ©Cult12

Quintic Series– arcteryx.com


SKI TIME #61