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El Watan

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Vend. 25 - Sam. 26 avril 2008

AFFAIRE KHALIFA

La demande de liberté provisoire rejetée P. 4

32 Pages

N° 5311 - Dix-huitième année - Prix : Algérie : 10 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com

LA GRÈVE DES VÉTÉRINAIRES BLOQUE DES CENTAINES DE CONTAINERS

TIZI OUZOU

Des produits alimentaires en péril dans les ports algériens

Un militaire tué et une patrouille de la gendarmerie attaquée Tizi Ouzou De notre bureau

l Les marchandises ne peuvent pas quitter les ports sans la griffe des vétérinaires l Le syndicat conteste la directive adressée par le ministère de l'Agriculture aux walis leur demandant de réquisitionner les vétérinaires protestataires. e bras de fer opposant le ministère de l'Agriculture au Syndicat national des médecins vétérinaires (SNVFAP) se durcit davantage. La missive adressée, mercredi dernier, par ledit ministère aux 48 walis leur demandant de procéder à la réquisition des vétérinaires protestataires est vivement contestée par le SNVFAP. La crise risque de durer et les conséquences sur l'économie du pays seront encore plus graves. En effet, des tonnes de produits alimentaires sont bloquées, depuis le 12 avril, au niveau des ports du pays. La viande, le lait, le fromage et les poissons… risquent d'être avariés. (Suite page 5) Madjid Makedhi

DESSIN : MAZ

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DEMI-FINALES DE LA COUPE D’ALGÉRIE DE FOOTBALL

LA JSM BÉJAÏA ET LE WA TLEMCEN ANIMERONT LA FINALE l La JSMB et le WAT se sont qualifiés pour la finale de la Coupe d’Algérie l Le CAB s’installe en dauphin après sa victoire sur le MCEE l La JS Kabylie disputera aujourd’hui le match aller de la coupe d’Afrique face au Cotonsport. ne finale inédite que celle qui opposera cette saison la JSMB au WAT, vainqueurs respectivement du NAHD et de l’ESMK sur le même score de 3 à 1. Si la formation des Hammadites arrive pour la première à ce stade de Dame coupe, l’équipe de la ville des Zianides en est à sa cinquième finale. Le NAHD en revanche échoue pour la troisième fois en demifinale après 1992 et 1999. Le cendrillon de cette édition, en

PHOTO : B. SOUHIL

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l’occurrence l’ESMK, a vu son rêve s’estomper en demi-finale après un parcours historique. Hier a vu aussi le déroulement de la 33e journée du championnat de Superdivision qui a été bénéfique pour le leader, au repos forcé. La course pour les trois places est relancée après le succès du CAB sur le MCEE, désormais deuxième avec l’USMH qui a tenu en échec le CSC. (Lire en pages 30 et 31) S. M.

La Kabylie connaît, ces derniers jours, un regain d'actes terroristes qui se propagent pratiquement à travers les quatre coins de la région. D'ailleurs, à peine 72 heures après l'attentat à la bombe contre un convoi de l'ANP à Aït Chafaâ, un militaire a été tué dans un faux barrage à Draâ El Mizan. Selon nos sources, c'est vers 20h qu'un groupe d'individus armés de kalachnikovs et composé, diton, d'environ 20 éléments, a surgi sur la RN25 près du village Maâmmar. Les assaillants ont procédé à la vérification de l'identité des passagers qui se feront, ensuite, racketter et délester de leurs téléphones portables. Ainsi, n'ayant pas de pièces d'identité sur elles, plus d'une dizaine de personnes ont été tirées des véhicules, mais elles seront relâchées, alors qu'un militaire de la marine sera enlevé et assassiné, selon nos (Suite page 3) sources. H. Azzouzi, M. F. et H. H.

EXCLUSIF

LE CHEF DE L’OPPOSITION MALIENNE À EL WATAN Le président du Front pour la démocratie et la République (FDR), qui regroupe les partis politiques de l’opposition malienne, Tiébilé Dramé, s’exprime pour la première fois dans la presse algérienne sur la question de la rébellion targuie malienne. P. 14

DESSALEMENT

L’APPORT DES BANQUES PUBLIQUES Sur 13 stations de dessalement réalisées ou en voie de l’être, 12 sont financées à la faveur d’un montage financier. L’apport des banques publiques se situe entre 70et 80%. P. 9

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L’ACTUALITÉ LES DÉBATS D’EL WATAN JEUDI DERNIER À L’HÔTEL ESSAFIR (ALGER)

La démocratie ne se limite pas à l'acte électoral xiste-t-il un modèle démocratique ? Pierre Rosanvallon et Jean Leca répondent par la négative. Ces deux politologues et chercheurs en sciences politiques en France, qui ont participé à la nouvelle édition du forum Les Débats d'El Watan tenue jeudi à Alger sous le thème «La démocratie et ses ennemis», avancent comme argument la complexité et le flou qui entourent le concept de la démocratie. Selon Pierre Rosanvallon, la définition d'un bon système démocratique a bien fait problème. Il y aurait, d'après lui, une indétermination originelle, «un sens flottant du mot démocratie», à partir duquel se structureraient équivoques et tensions de la «modernité politique». Ce professeur au Collège de France, auteur de nombreux ouvrages dont Le sacre du citoyen, Le peuple introuvable, La démocratie inachevée et La contre-démocratie, préfère ainsi parler plutôt d'«expérience démocratique», en ce sens que les formes d'organisation démocratique sont multiples, diffèrent d'un pays à l'autre et d'une époque à une autre. La démocratie est, à ses yeux, autant un problème qu'une solution. Elle est structurée sur un bon nombre de contradictions difficiles à énumérer. Remontant l'histoire de la démocratie, M. Rosanvallon retrace l'évolution progressive de l'idéal démocratique. L'idée selon laquelle le peuple est la seule source légitime du pouvoir est, souligne-t-il, devenue «irréversible» par la force de l'évi-

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l La démocratie est la multiplication des formes de délibération, explique Pierre Rosanvallon, théoricien et politologue enseignant au Collège de France, à Paris l La constitution de projets permettant aux gens d'être non seulement des sujets, mais aussi d'être des acteurs, est nécessaire pour toute construction démocratique, souligne Jean Leca, professeur émérite à l'Institut d'études politiques à Paris. dence, comme d'ailleurs le principe de majorité. Mais avec le temps, on a cessé, indique-t-il, de croire à l'automaticité des vertus du principe de l'élection des gouvernements qui a toujours dessiné un horizon procédural indépassable. Le recul de la légitimation par les urnes est dû, selon le conférencier, à la relativisation et à la désacralisation de la fonction de l'élection. Il y a eu donc l'émergence du «pouvoir administratif» à côté du pouvoir politique. Autrement, l'apparition d'un système de double légitimité. Mais l'avènement d'autres techniques d'organisation des services publics, explique M. Rosanvallon, ont conduit, par l'introduction de nouvelles méthodes, à la dévalorisation de la figure classique du fonctionnaire comme agent patenté de l'intérêt général. L'affaiblissement de la légitimité du pouvoir administratif s'est ajouté à celui de la sphère électorale-représentative. Cela a engendré une autre façon de gouverner, indique le conférencier. Ainsi, le pouvoir est partagé entre le personnel politique élu et d'autres institutions définies comme autorités de surveillance ou de régulation. M. Rosanvallon, qui parle de

la multiplication des formes de gouvernance, estime que cela permet de réduire ou de faire face à l'impartialité du pouvoir politique élu ou à la corruptibilité d'un pouvoir administratif sélectionné. Mais aussi de reconnaître les singularités sociales. C'est ainsi par la mobilisation de la société civile, qui agit en contre-pouvoir, que l'on peut faire valoir l'intérêt commun. M. Rosanvallon développe là ce qu'il nomme «la société de la défiance». Les désillusions des citoyens face aux gouvernements et l'érosion de la confiance envers les dirigeants semblent être les éléments précurseurs de l'émergence de cette société que M. Rosanvallon définit comme étant «la forme de démocratie qui contrarie l'autre, la démocratie de la défiance organisée face à la démocratie de la légitimité électorale». Cette défiance est exprimée notamment par ce que l'on appelle «le vote sanction» ou les protestations dans la rue. Il estime ainsi que la démocratie n'est nullement un pouvoir de décision, mais aussi un pouvoir de construction collective de l'histoire commune ; c'est aussi la multiplication de formes de délibération, allant du suffrage universel à des formes

multiples de défense de l'intérêt commun. Pour que le pouvoir soit légitime, il faut qu'il soit impartial, précise-t-il, soulignant que la légitimité du pouvoir nécessite que certains pouvoirs soient attribués à des institutions indépendantes. Pour lui, ceux qui limitent la démocratie au seul acte électoral veulent l'accaparer. Il affirme dans ce sillage que «le meilleur ami de la démocratie est la lucidité». De son côté, Jean Leca, professeur émérite à science politique et spécialiste du monde arabe et musulman, soutient que la démocratie ne peut aucunement venir de l'extérieur. Le projet américain du GMO, visant à démocratiser les régimes arabes, est à ses yeux un leurre. «Ce projet repose sur l'idéologie américaine, explique-t-il, qui dit que les valeurs américaines sont des valeurs universelles et que ce qui a été réussi par les Américains devait pouvoir être réussi par d'autres peuples s'il n'étaient pas empêchés par des obscurantistes.» Il faudrait donc que les Américains se chargent de ces «obscurantistes» ! Combinant la science politique empirique et la réflexion philosophique, M. Leca aborde brièvement le système de gouver-

LOUIZA HANOUNE (PT)

«Nous ne savons pas qui commande en Algérie» a situation est catastrophique. Nous LAlgérie ignorons carrément qui commande en et nous demandons à cet effet au chef de l’Etat de mettre de l'ordre dans la maison Algérie. Il y a des décisions qui sont prises en Conseil des ministres mais qui ne sont pas traduites sur le terrain !», a observé hier Mme Louiza Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs lors d'un point de presse sanctionnant les travaux de la session ordinaire du comité central de son parti qui ont débuté jeudi. Mme Hanoune estime qu'il n’y a aucune lisibilité quant à la gestion des affaires de l'Etat, illustrant ses propos par l'indifférence des pouvoirs publics au cri de détresse des travailleurs revendiquant un salaire décent. «Lorsqu'on fait la sourde oreille aux multiples grèves déclenchées par les syndicats autonomes, il y a de quoi s'inquiéter», a-t-elle déclaré en précisant que les phénomènes et les fléaux qui ont été à l'origine du fort taux d'abstention lors de l'élection présidentielle de 2004 existent toujours. Selon la conférencière, aucun changement allant dans l'amélioration des conditions de vie des Algériens n'a été opéré. «Le président de la République parle de 400 000 postes d'emploi. Où sont ces postes de travail ?», s'est interrogée l'oratrice qui qualifie de dramatique le fait qu'un médecin exerce dans le cadre du

préemploi et touche un salaire de 6000 DA et il est dramatique, de son avis, qu'en 2008 un père de famille touche 3000 DA dans le cadre du filet social. Toujours sur le plan social et politique, la SG du PT relève que la conjoncture sociale actuelle est très critique, rappelant les augmentations des salaires qui demeurent insuffisantes par rapport au pouvoir d'achat et à la hausse des prix des marchandises et des produits alimentaires. Mme Hanoune incombe la flambée des prix observée actuellement plus particulièrement à «l'absence» de grandes surfaces commerciales, d'un système de distribution organisé et d'une politique agricole efficace. Le chef de file du PT considère que 2008 est une année décisive et charnière en raison des conséquences et des répercussions de l'ordre économique mondial. Pour Mme Hanoune, la mobilisation pour la défense de la cohésion de la nation, la souveraineté nationale et la démocratie politique constitue le principal enjeu de son parti. «Nous demandons l'ouverture d'un véritable débat sur un grand nombre de questions, notamment le pouvoir d'achat, l'OMC, les privatisations...», a insisté la SG du PT. Evoquant le phénomène des harraga, elle a souligné simplement qu'il nécessitait une plus grande attention de la part de l'Etat. Abordant les questions éco-

nomiques, Mme Hanoune a plaidé en faveur de la création d'un ministère de l'Economie nationale et un autre de la Planification afin de prendre en charge certains dossiers qui ne relèvent nullement des prérogatives de M. Temmar, ministre de l'Industrie. Dans ce sillage, la première responsable du PT n'a pas ménagé M. Temmar qui, selon elle, gère très mal le secteur de l'Industrie et «s'ingère» dans le fonctionnement des autres départements. Mme Hanoune regrette que certains ministres algériens essayent par tous les moyens de plaire aux étrangers au lieu de faire la propagande du label algérien. La SG du PT estime que l'accession de l'Algérie à l'OMC était une question «cruciale» qui nécessite de la prudence et l'ouverture d'un dialogue national. Tout en mettant en garde contre les «dangers» que peut engendrer cette accession, elle a relevé que «tous les pays membres de l'OMC voudront à leur tour tirer profit du partenariat Algérie-UE dont l'Algérie n'a tiré aucun bénéfice», a-t-elle expliqué. Sur le plan interne, la responsable du PT a affirmé que les députés PT qui ont rallié récemment le FLN ne l'ont pas fait par conviction, mais pour une question d'argent. «Les partis politiques doivent dénoncer ces pratiques et non les encourager», a-t-elle soutenu. Nabila Amir

nance algérien. Il s'interroge ainsi si le nationalisme peut enraciner la culture de la démocratie en renforçant celle de la solidarité ? Mais la réponse de cet ancien directeur de l'IEP d'Alger est plutôt négative. Il est évident, selon lui, que le nationalisme produit l'érosion de la démocratie en donnant la priorité au populisme. Suivant son analyse, nombre de régimes se perpétuent en entretenant l'idée de la «menace permanente» qui pèse sur le pays. Cela semble être valable pour l'Algérie dont le régime fait toujours planer la menace islamiste pour faire face à toute évolution démocratique. Cependant, M. Leca dit avoir comme l'impression que les gouvernants sont frappés d'une «myopie politique» qui pourrait être probablement à l'origine des problèmes que rencontrent nombre de pays. Pour que la démocratie émerge dans les pays arabes, dont l'Algérie, il faudrait bien qu'il y ait ouverture à tout point de vue. Mais pour «ouvrir», il faudrait bien connaître le système de l'intérieur. Aussi, indique M. Leca, il faudra qu'il y ait des projets permettant aux gens d'être non seulement des sujets ou des électeurs, mais aussi d'être des acteurs. Selon lui, un système démocratique doit assurer la coexistence de communautés hétérogènes, car si la société est homogène, elle n'aurait aucunement besoin de la démocratie pour vivre en paix, dans l'équité et l'égalité. M.Aït Ouarabi

KARIM TABBOU (FFS)

«Les Algériens ne sont pas prêts à accepter une supercherie électorale» Tizi Ouzou De notre bureau un Karim Tabbou plus serein que lors de ses dernières sorties qui s'est présenté mercredi dans la soirée à la salle de cinéma de CAïn'est El Hammam où plus de quatre cents personnes avaient pris place. Le sujet du jour «le 20 Avril 80» a été plutôt noyé dans le développement de la politique générale du pays et la position du FFS en particulier vis-à-vis des problèmes de l'heure. Retraçant l'historique du printemps berbère, l'hôte de l'ex-Michelet n'a pas manqué de critiquer, au passage, ceux qui avaient trahi le mouvement «une fois arrivés au pouvoir». S'il a d'emblée rappelé les circonstances ayant conduit aux événements des «deux printemps qui ne se ressemblent pas», il n'a pas omis de rappeler, comme pour faire un parallèle avec la guerre de Libération nationale, que «la contestation n'est l'apanage de personne et qu'elle appartient à tout le peuple». Usant de métaphores et parfois de sarcasmes, Tabbou n'a, tout au long de son discours, cessé de fustiger le pouvoir et «ses relais». Il enchaîne rapidement sur le projet de révision de «la Constitution» et du «troisième mandat présidentiel» dont tout le monde parle sauf l'intéressé lui-même, à savoir le président de la République. Puis de se poser une question : est-ce une hésitation tactique ? Vu les problèmes sociaux dans lesquels ils se débattent, «les Algériens ne sont pas prêts à accepter une supercherie électorale de plus. Le ras-lebol est tel qu'une explosion sociale n'est pas à écarter». Même s'il ne donne pas l'impression d'avoir lâché le sujet, Tabbou, s'adressant aux militants de son parti, ajoute : «Je veux qu'on parle plus de nous que du pouvoir. Faisons notre autocritique pour déterminer ce qu'on a fait et surtout ce qu'on aurait dû faire», avant de s'étaler sur les conditions qui ont prévalu durant la période qui a précédé le quatrième congrès du parti ainsi que sa nomination comme premier secrétaire du plus vieux parti d'opposition. Nacer B.

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L’ACTUALITÉ DEUX ATTENTATS TERRORISTES À TIZI OUZOU

Un militaire tué et une patrouille de la gendarmerie attaquée Suite de la page 1 n autre otage, un immigré originaire du village Maâmmar, a été, quant à lui, libéré quelque temps plus tard. Une fois leur sale besogne accomplie, les assaillants ont pris la clé des champs probablement vers le massif forestier de Boumahni. Aussitôt, il a été bouclé par les militaires qui ont fermé toutes les voies d'accès au bois. Toutefois, aucune information n'a filtré sur le bilan de cette opération. Durant la même journée, un autre attentat a été signalé du côté de Oued Aïssi. Une patrouille de la Gendarmerie nationale de la brigade d'Irdjen a échappé de peu, vers 13h, aux tirs nourris des terroristes ayant ciblé leurs véhicules. Heureusement, la vigilance a permis aux gendarmes de déjouer cette attaque. Par ailleurs, du côté des forces de sécurité, l'on relève le redéploiement des troupes de l'ANP. Ainsi, une opération de ratissage a été déclenchée dans la région d'Aït Aïssa Mimoun, à une dizaine de kilomètre au nord du chef-lieu de wilaya de Tizi Ouzou. Ayant sans doute eu vent d'une présence terroriste dans les forêts environnantes, les soldats de l'ANP se sont dépêchés, avec armes

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et bagages, dans cette localité pour passer au peigne fin tous les coins et recoins susceptibles d'être un lieu de repli pour les éléments du GSPC. En somme, l'opération est décidée, semble-til, à la suite d'informations faisant état du passage de groupuscules armés dans cette région. Des hélicoptères et des mortiers ont été utilisés pour les besoins de l'opération. Les militaires ont, durant plus de deux heures, pilonné et bombardé la forêt, notamment celle du village Taouinine qui surplombe Oued Stita, dans la commune de Makouda. L'on se rappelle qu'en novembre 2007,

les forces de sécurité avaient mené un grand ratissage dans la même localité où un regroupement des éléments du GSPC aurait été avorté. Poursuivant leur offensive à Aït Chaffaâ, dans la daïra d'Azeffoun, et juste après l'attentat à la bombe qui a fait un blessé, en début de soirée de mardi dernier, dans les rangs de l'ANP, les forces de sécurité seraient, diton, sur les traces des auteurs de cet acte. Ces derniers se seraient, ajoute-t-on, repliés dans le massif forestier qui s'étale jusqu'à Beni Ksila, dans la wilaya de Béjaïa. Hier aussi, des hélicoptères ont survolé les

DES ÉLÉMENTS DE L’ANP BLESSÉS AU COURS D'UN RATISSAGE À BOUMERDÈS Une dizaine de militaires ont été blessés, dont trois grièvement, ce week-end suite à l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi de l'armée qui est en opération de ratissage dans les maquis situés entre Beni Arab et Sidi Yahia, dans la commune de Thénia (wilaya de Boumerdès). Cette opération de ratissage, qui se poursuivait encore en fin de journée d'hier, a été entamée dans la soirée de mercredi durant laquelle le bruit d'un intense échange de coups de feu émanant

COMITÉ CONTRE LA TORTURE

L’Algérie présentera son rapport cette semaine l L’Algérie sera à l’ordre du jour de la prochaine session du comité contre la torture, dont les travaux s’ouvrent le 28 avril à Genève l Deux ONG, Al Karama et Amnesty, ont dressé un tableau noir sur la situation l Ce que le rapport du gouvernement dément formellement. près avoir fait état, il y a une semaine à Genève, de la situation des droits de l’homme, l’Algérie soumettra à examen son troisième rapport périodique sur la torture, lors de la 40e session du comité contre la torture dont les travaux sont prévus du 28 avril au 16 mai. Dépendant du Haut commissariat aux droits de l’homme (HCDH) de l’ONU, le comité examinera également les rapports de l’Australie, de la Suède, de l’Islande, de l’Indonésie, de la Zambie et de la République de Macédoine (exYougoslavie), durant cette session et de nombreuses ONG feront part de leurs rapports sur la torture. Programmé pour les journées du 30 avril, du 2 et du 5 mai prochains, le débat sur la situation en Algérie verra la participation de deux ONG internationales, Amnesty et Al Karama, une association de défense des droits de l’homme basée à Genève. Dans son rapport d’une trentaine de pages, intitulé «La torture reste une pratique courante», Al Karama a dressé un tableau noir de la situation en Algérie, en affirmant : «Il est clairement apparu que, malgré une amélioration sensible de la situation sécuritaire, le problème de la torture en Algérie reste entier et que celui-ci ne se résume pas à une question de textes juridiques à intégrer dans la législation nationale». L’ONG a expliqué que «l’inexistence d’un pouvoir judiciaire indépendant, l’absence de contrôle des services des

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maquis d'Amjoudh et de Guergour au sud de Tizi Ouzou qui étaient, la semaine écoulée, le théâtre d'une grande offensive militaire qui s'est soldée par la destruction d'une casemate du GSPC et la récupération d'un important lot de matériel informatique ainsi que des denrées alimentaires. Le versant est de la wilaya n'a pas été en reste puisque lundi dernier une autre action des unités d'élite de l'ANP a permis la découverte de six caches des islamistes armés dans les maquis d'Assif Ousserdoun, non loin de la commune de Bouzguène. H.Az. , M. F. et H. H.

renseignements de l'armée par une autorité civile et la poursuite de l'impunité, aujourd'hui légalisée par la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, sont des facteurs déterminants dans la perpétuation de la torture en Algérie». A ce titre, Al Karama a demandé la levée de l’état d’urgence et l’abrogation de la charte de la réconciliation nationale, ainsi que la mise sous contrôle des autorités civiles de tous les lieux de détention. Elle a également exhorté les autorités à «ramener la période de la garde a vue à 48 heures dans tous les cas et veiller à l'application rigoureuse des dispositions de la loi et des procédures relatives à l'arrestation et à la garde à vue et de garantir le droit aux personnes gardées à vue d'avoir rapidement accès à un avocat, de faire procéder à un examen automatique par un médecin choisi par la victime ou sa famille en cas d'allégations de tortures ou de mauvais traitements, d’ordonner une autopsie dans tous les cas de décès en garde à vue, de communiquer immédiatement le rapport à la famille de la victime et de permettre à celle-ci d’associer tout médecin légiste de son choix à cette autopsie». Enfin, l’ONG a appelé à une plus grande garantie du droit des victimes de tortures de déposer plainte sans avoir à craindre des représailles ou des persécutions de toute nature, de demander et d'obtenir réparation si ces allégations se confirment et la modification de la législation pour

annuler toute procédure judiciaire basée sur des déclarations obtenues sous la torture. Le rapport d’Amnesty International, organisation basée à Londres, abonde dans le même sens et fait état de nombreux cas de victimes de torture mais également d’autres violations des droits de l’homme. Dans leurs réponses contenues dans le rapport périodique devant être présenté lors de la prochaine session, les autorités algériennes ont répondu à plusieurs préoccupations soulevées. A propos de la la torture, le rapport de l’Algérie estime que «la prétendue recrudescence de ces actes n’est pas recevable, car il découle d’une appréciation subjective et d’affirmation non étayée par des éléments de preuves. S’il est arrivé que des actes de torture soient commis, il ne pouvait s’agir que d’actes isolés ou marginaux n’obéissant à une quelconque pratique systématique de la torture», précisant plus loin que «le gouvernement algérien a toujours répondu dans les délais aux allégations de torture et mauvais traitements transmises par le rapporteur spécial sur la torture». Le rapport fait état également des amendements relatifs à la définition de la torture mais aussi des nouvelles dispositions qui incriminent les auteurs de tels actes. Au sujet de la peine de mort, les autorités algériennes ont annoncé dans leur rapport la préparation d’une loi sur son abolition, devant être soumise prochainement au Salima Tlemçani Parlement.

de la zone des opérations a été entendu par de nombreux témoins. Dans la journée de jeudi, l'armée a recouru aux moyens lourds tels que les hélicoptères pour pilonner les positions des terroristes. Le périmètre de sécurité a été étendu jusqu'aux hauteurs surplombant la ville de Zemmouri au nord, ce qui a engendré la perturbation de la circulation automobile dans la région. Bien qu'aucun bilan n'ait filtré, des bruits courent que des terroristes auraient été éliminés. M. N.

L'AMBASSADEUR DU DANEMARK À ALGER CONFIRME

«Des menaces terroristes ont conduit à la fermeture de notre représentation» a décidé de fermer provisoirement son ambassade à Alpar crainte d'attentats à la suite de la reproduction des caricaLturesegerDanemark du Prophète Mohamed (QSSSL) en février dans la presse danoise, a rapporté le site du quotidien danois Politiken. L'information a été confirmée jeudi par l'ambassadeur du royaume du Danemark à Alger, Ole Wohlers Olsen, affirmant que la décision de fermer l'ambassade de son pays est intervenue suite à un rapport élaboré par une équipe d'experts danois en matière de sécurité qui a recommandé «la fermeture momentanée pour des considérations purement sécuritaires». Ainsi, le ministère danois des Affaires étrangères a déplacé son personnel en Algérie dans des bâtiments plus sûrs et dans des lieux tenus secrets. Les employés de l'ambassade danoise continueront de travailler à partir de leurs nouvelles adresses secrètes et peuvent être contactés par téléphone et courriel, a précisé Erik Laursen, un responsable du service administratif du ministère des Affaires étrangères. Ce dernier reconnaît qu'il ne sait pas quand l'ambassade sera rouverte. «Tout dépendra de l'évolution de la situation», a-t-il souligné. Les services du renseignement danois (PET) ont estimé, dans un rapport publié le 10 avril 2008, que les menaces terroristes contre les intérêts danois au Danemark et à l'étranger s'étaient encore accrues après la reproduction des caricatures du Prophète Mohamed (QSSSL). Le ministère des Affaires étrangères avait alors recommandé à ses ressortissants d'éviter tout voyage non nécessaire vers Alger et de ne pas se rendre dans le reste du pays. Côté algérien, des sources autorisées du ministère des Affaires étrangères, citées par le journal El Khabar, ont indiqué mercredi que le gouvernement danois ne «l'a pas informé officiellement de la fermeture de son ambassade dans la capitale algérienne, de même qu'il n'a reçu aucune demande concernant le transfert de son activité vers un autre lieu à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Algérie». Selon le ministère des Affaires étrangères algérien, «la fermeture est due à des travaux effectués par l'ambassade», allusion à l'opération d'amélioration des mesures de sécurité à l'intérieur de la mission diplomatique du royaume du Danemark. Cela dit, la décision danoise est qualifiée par les observateurs d'excessive et de radicale d'autant plus qu'elle met dans le même giron l'Algérie et l'Afghanistan, visé également par la même mesure. Mustapha Rachidiou

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L’ACTUALITÉ L'EXAMEN DE FOND DE LA DEMANDE D'EXTRADITION FIXÉ AUX 29 ET 30 MAI

MOSTAGANEM

La demande de liberté provisoire pour Khalifa rejetée A l La justice britannique entend étudier la légalité des chefs d'inculpation retenus contre l'ex-patron de l'empire Khalifa du point de vue du droit britannique. e tribunal de Westminster a rejeté la demande de liberté provisoire pour Rafik Abdelmoumen Khalifa et fixé au 29 et 30 mai prochain l'audience consacrée à l'examen de fond de la demande algérienne d'extradition de ce principal accusé dans l'affaire Khalifa. Après avoir déclaré recevable le 18 avril la demande d'extradition de l'ex-golden boy exprimée par l'Algérie, le juge Timothy Workman a souligné jeudi lors d'une audience tenue à la troisième chambre du tribunal de Westminster que la séance d'examen de fond de la demande algérienne se déroulera sur deux jours et qu'elle est susceptible de se voir réserver une troisième journée le 3 juin prochain. Par examen de fond, la justice britannique entend étudier la légalité des chefs d'inculpation retenus contre l'ex-patron de l'empire Khalifa du point de vue du droit britannique. Incarcéré depuis le 27 mars 2007, l'accusé Khalifa s'est vu jeudi rejeter sa demande de liberté provisoire et mis devant le choix de se présenter devant le tribunal le 22 mai prochain pour sa réincarcération selon la législation en vigueur ou alors assister à la séance du 29 mai. Abdelmoumen Khalifa a choisi la secon-

PHOTO : B. SOUHIL/ARCHIVES

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Abdelmoumen Khalifa ne peut prétendre à une liberté provisoire

de option et laissé à la justice britannique la question de sa réincarcération suivant le droit de ce pays prévoyant de revoir la détention du prisonnier tous les 28 jours. Inculpé dans trois affaires, l'expatron de l'empire Khalifa qui est aujourd'hui en détention ne peut prétendre à une liberté provisoire. Faisant déjà l'objet d'un mandat d'arrêt international dans le cadre d'une demande d'extradition française pour «banqueroute frauduleuse, blanchiment d'argent et abus de biens sociaux», Khalifa a aussi la justice algérienne sur le dos et ses chances de faire échec à

la demande d'extradition algérienne semblent s'amenuiser. La défense de l'ex-golden boy avait tenté en vain de jeter le discrédit sur la forme d'introduction de la demande d'extradition algérienne lorsque le juge Workman a évalué que l'acte d'accusation dans l'affaire du groupe Khalifa jugée devant le tribunal de Blida remplissait les conditions pour que la demande algérienne soit considérée comme fondée. Il reste aujourd'hui à attendre le 29 mai prochain afin de voir si l'examen de fond de la demande sera aussi recevable. Nadjia B. Affaire à suivre.

DEUX JOURS AVANT LES ÉMEUTES DE GDYEL (EST D’ORAN)

Le suicide d’un jeune avait mis le feu aux poudres Oran De notre bureau e jeune B. Mansour, âgé de 24 ans, a été enterré mercredi dernier au cimetière municipal de Gdyel. La victime a, selon des témoins oculaires, tenté de mettre fin à ses jours deux jours avant le déclenchement des émeutes qui ont eu lieu les 15 et 17 avril 2008. Ses voisins, une centaine de jeunes livrés à eux- mêmes dans un faubourg des plus marginalisés, El Hammar, nous ont fait savoir que cet incident était la cause des événements dramatiques qui ont secoué la commune. «Mansour était un vendeur de poisson �� Souk el fellah. Il a été interdit à maintes fois d'exposer sa marchandise à même le sol, mais les conditions difficiles qu'endure sa famille l'obligèrent à affronter à chaque fois les agents de l'ordre», confia son oncle. La situation s'accentua dimanche 13 avril où il a vu les deux casiers de sa marchandise détériorés. Furieux, il se dirigea vers son domicile familial pour déchirer tous ses documents personnels et disparaître par la suite. «C'est la première fois que je voyais mon fils pleurer. Le fait qu'il n'ait jamais bénéficié d'un local où il peut exercer son activité commerciale loin des tracasseries policières l'a vraiment bouleversé. Après sa disparition, on n’a pas de quoi vivre, surtout que le cas de ses deux frères ne fait pas excep-

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tion de la situation vécue par les jeunes d'El Hammar où le chômage a atteint des proportions alarmantes», nous raconte la mère de la victime. «J'ignore toujours les circonstances du suicide de mon fils. L'information du suicide m'a été rapportée par certains voisins», ajoute-t-elle. Lundi dernier, le jeune Mansour a été évacué en urgence au service des UMC d'Oran où il succomba à ses blessures. A El Hammar, tous les jeunes que nous avons rencontrés crient à l'injustice. «Nous sommes outrés par le comportement des agences de l'emploi qui refusent de nous insérer dans leurs programmes, notamment celle d'Arzew à laquelle notre commune est rattachée administrativement», déclare un groupe de jeunes. En effet, les conditions de vie dans ce faubourg empirent. Il suffit de faire un petit tour à l'agglomération pour constater l'enclavement auquel s'ajoutent la dégradation du cadre de vie et le marasme social. «Toutes les routes sont impraticables, l'éclairage public est presque inexistant dans plusieurs coins du village et nos jeunes sont exposés aux méfaits du chômage», dira un habitant. En attendant que l'aide octroyée par la Banque mondiale dans le cadre du désenclavement des sites déshérités apporte un plus à ce faubourg, les responsables locaux se sont engagés à porter secours à une jeunesse représentant une véritable bombe à retardement. B. Linda

Arrestation de 6 harraga

lors qu'ils s'apprêtaient de toute évidence à prendre le large, six candidats à l'émigration clandestine se feront surprendre dans la nuit de jeudi à vendredi. Originaire de l'Algérois, leur âge varie entre 25 et 31 ans. Ils se feront intercepter au niveau de la plage de Hadjadj par des éléments de la Gendarmerie nationale. Dans la réalité, cette plage, située non loin de cap Ivy, n'était pas connue pour être un lieu d'embarquement pour les immigrants clandestins. Ce qui suppose qu'elle aura seulement servi de lieu de regroupement, voire d'une opération de diversion. Ce qui explique qu'au moment de leur arrestation, les six candidats n'avaient en leur possession que de grosses sommes d'argent, dont une partie en devises et l'autre en dinars, destinées à payer le réseau de pas-

seurs. Ainsi, après une accalmie de quelques jours, que l'on justifie par l'état agité de la mer, la reprise de l'émigration clandestine vers les côtes espagnoles était fortement pressentie par les gens de mer, notamment sur les plages de Sidi Mejdoub, Chellif, Chaïbia, Benabdelmalek Ramdane et l'incontournable Bahara, rattachée à la commune de Ouled Boughalem. Située à l'extrémité du cap Kramis, cette commune rurale est considérée comme étant la principale plage d'embarquement de la côte mostaganémoise. Limitrophe de la commune d'El Marsa, dans la wilaya de Chlef, la petite bourgade se situe sur un promontoire dominant la plage qui s'étale en contrebas bien loin des regards indiscrets, d'où une tenace réputation de lieu de prédilection pour les jeunes en mal d'aventures. Yacine Alim

QUATRE SANS-PAPIERS ALGÉRIENS ÉVACUÉS D'UNE GRUE EN BELGIQUE de Bruxelles ont procédé vitaillés, l'accès à la grue étant interdit par L eshierpompiers à l'évacuation de quatre sans-pa- des policiers. L'Office des étrangers avait piers algériens qui occupaient depuis plu- exclu de les régulariser sous la pression. sieurs jours une grue pour réclamer un titre de séjour, ont rapporté les médias belges, repris par l’AFP. Tôt mardi matin, trois Algériens étaient montés sur cette grue, située en face de l'Office des étrangers, pour réclamer que cet organisme dépendant du ministère de l'Intérieur régularise leur situation. Ils avaient été rejoints par un quatrième homme mercredi soir. Les quatre sans-papiers s'étaient installés sur une passerelle située sous le poste de pilotage, à environ 40 m de hauteur, sans possibilité d'être ra-

«On ne peut pas répondre à leur demande. On ne peut pas leur offrir un traitement de faveur en raison de leur action. On peut éventuellement réexaminer leur dossier au même titre que tous les demandeurs, mais leur dossier ne pourra être prioritaire», avait expliqué la porte-parole de l'office. Hier matin, les quatre hommes ont accepté de descendre et d'être pris en charge par les pompiers qui les ont conduits vers un hôpital pour un examen médical, selon la télévision privée RTL-TVI. R. N.

CHLEF

Sort inconnu du commerçant enlevé n est toujours sans nouvelles du jeune O commerçant enlevé à son domicile, il y a une semaine, à Kouassmia, à la périphérie nord de Chlef. Rien n'a filtré pour le moment sur les exigences des ravisseurs ni sur le sort de la victime. Toutefois, certaines informations non confirmées ont fait état d'une demande de rançon dont le montant varie d'une source à l'autre. Rappelons que le commerçant, âgé de 23 et qui exploitait un magasin d'électroménager au centre de Chlef, avait été kidnappé chez lui, le 17 avril, par un groupé n Deux fillettes enlevées et 500 têtes pillées à Tébessa Un groupe de personnes dont le nombre est inconnu s’est attaqué la semaine écoulée au douar Gueblet Lihoud, dans la localité de Tlijen, à 62 km au sud-ouest du chef-lieu. L’attaque a été perpétrée nuitamment. C’est sous la menace des armes que les assaillants se sont emparés de 500 têtes ovines après l’enlèvement de deux fillettes âgées respectivement de 11 et 16 ans, puis se sont évanouis dans la nature. Aussitôt une opération de recherche est enclenchée par les services de sécurité, sachant que ladite région a connu ces derniers temps plusieurs opérations de pillage similaires. Lakehal Samir

n

137 kg de kif saisis à Tlemcen

armé. Son véhicule, à bord duquel il a été transporté par les assaillants, a été retrouvé abandonné le lendemain non loin du lieu du rapt. Cet enlèvement est le second du genre commis en l'espace d'une année dans le même périmètre, à savoir la plaine de Kouassmia. La victime H. D., un autre commerçant de Chlef, n'a toujours pas été retrouvée, alors que le principal accusé a été écroué par le magistrat instructeur sur la base de preuves matérielles irréfutables, comme les résultats des tests ADN. A.Yechkour Les éléments de la gendarmerie de Bensekrane, commune située à une trentaine de kilomètres du chef-lieu, ont intercepté, mercredi aux environs de 18h30, deux véhicules, un de type BMW 4X4, immatriculé à Alger et une Clio immatriculée à Oran. Après une fouille minutieuse, les services de sécurité ont découvert une quantité de 137 kg de résine de cannabis à bord de la grosse cylindrée. Le véhicule léger, s'est-il avéré après les investigations, servait d'éclaireur. Deux personnes ont été arrêtées sur place et déférées à la justice. Cette prise survient une semaine à peine après celle de la bande frontalière, où pas moins de 161 kg de kif traité ont été découverts à l'intérieur d'une Peugeot 505 et de 12 kg qu'un ressortissant algérien résidant en Espagne tentait d'acheminer à Almeria, via le port de Ghazaouet. C. Berriah

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L’ACTUALITÉ EMPRISONNEMENT DES JOURNALISTES ET DES IMAMS

LA GRÈVE DES VÉTÉRINAIRES BLOQUE DES CENTAINES DE CONTAINERS

Produits alimentaires en péril dans les ports Suite de la page 1 elon un communiqué du SNVFAP, rendu public hier, tous les ports du pays son concernés. Selon la même source, 152 t de lait, 13,7 t de préparation pour fromage, 52,624 t de fromage, 20 t de lait écrémé, 20 containers de viande bovine congelée et des tonnes d'autres denrées alimentaires sont bloquées au port d'Alger. La même situation prévaut aux ports de Skikda (49 containers de médicaments et d'aliments), de Annaba (2856 t de poudre de lait, 76 t de viande congelée et 19,2 t de complexe minéralo-vitaminique), de Ghazaouet à Tlemcen (6 t de lait et 14 t de poulpe et crustacés), de Béjaïa

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(9 containers de viande congelée, 90 containers de poudre de lait…) et d'Oran (102 containers toutes marchandises confondues). Toute cette marchandise ne peut pas quitter le port sans la griffe des vétérinaires. Tout en poursuivant normalement leur travail de contrôle et de diagnostic… les vétérinaires refusent d'apposer leur griffe sur cette marchandise importée.

«UN PRÉCÉDENT GRAVE» Et ce n'est certainement pas la directive du ministère de l'Agriculture qui va résoudre cette crise. «Nous ne sommes pas en grève. Nous avons décidé d'organiser une protestation pour faire valoir nos revendications socioprofes-

sionnelles», déclare Samir Hamza, chargé de la communication du SNVFAP. Affirmant que pour le moment aucun wali n'a procédé à la réquisition, le responsable dudit syndicat dénonce la décision du ministère. «Si les walis appliquent cette décision, ce serait un grave précédent. Au lieu d'ouvrir les portes du dialogue, l'administration n'a pas trouvé mieux que de recourir à cette méthode de répression qu'on croyait révolue», s'insurge-til. Selon notre interlocuteur, les autorités se sont confinées, depuis le début de la protestation le 12 avril, dans un silence inquiétant. «Le summum de l'intolérable est atteint lors de la lecture de ce message qui stipule que les

Liste de certains produits bloqués au niveau des ports n Médicaments : - Alger : 2,34 t - Skikda : 4 containers - Oran : 3 containers n Viande congelée : - Alger : 24 containers de viande bovine et 2,5 t de viande ovine - Skikda : 7 containers - Annaba : 76 tonnes - Béjaïa : 9 containers - Oran : 11 containers de viande

bovine et 4 containers de viande ovine - Port sec d'Oran : 8 containers de viande bovine n Toutes sortes de lait : - Alger : 209 containers de lait entier et 8,77 t de lait pour nourrisson - Skikda : 10 containers de poudre de lait - Annaba : 2856 tonnes de poudre de lait importée par ONIL - Tlemcen : 6 t de lait pour nourrisson - Béjaïa : 90 containers

walis doivent procéder à des réquisitions, car les médecins vétérinaires par leur grève mettent la santé des citoyens en danger et l'économie nationale en péril», liton dans le communiqué du SNVFAP. Le syndicat se montre étonné par la réaction du ministère qui, précise le communiqué, reconnaît aux vétérinaires la qualité de première barrière sanitaire du pays, sans toutefois agir pour améliorer leur situation socioprofessionnelle. «Le salaire mensuel du vétérinaire ne dépasse pas les 22 100 DA», précise le document. Selon Samir Hamza, le salaire des vétérinaires était le premier à être augmenté, dès le mois janvier 2008, en majorant sa prime spécifique (PVS) de 2000 DA. «Au moment où tous les salaires des fonctionnaires ont été augmentés, celui des vétérinaires vient d'être amputé. Au mois de mars dernier, le ministère des Finances vient de supprimer ladite prime qui est de 7000 DA après majoration, tout en exigeant des vétérinaires de rembourser la somme perçue depuis quatre mois», explique-t-il, ajoutant que le ministère des Finances «fait l'amalgame entre la PVS et l'indemnité spécifique globale». M. M.

LE COMITÉ DE SAUVEGARDE DU PARC NATIONAL D'EL KALA SAISIT L'APN ET LE SÉNAT

On ne pourra pas dire «on ne savait pas» El Tarf De notre correspondant le chef du gouvernement qui a pris Cpar'est la décision de faire passer l'autoroute le parc national», ont déclaré des sources qui citent le ministère des Travaux publics. Une manière comme une autre de s'en laver les mains. Contrairement à juin 2007, lors de la première levée de boucliers des défenseurs du parc, Amar Ghoul, le ministre des Traveaux publics, qui avait déclaré que le parc sera évité, s'est depuis enfermé dans un mutisme qu'on ne lui connaît pas. Les amis du parc ont par conséquent demandé, sans grande conviction d'ailleurs, à être reçus par le chef du gouvernement. Mais las d'attendre une entrevue qui se fait désirer alors que les travaux avancent rapidement sur le terrain, ils ont fini par déposer la lettre qu'ils souhaitaient lui remettre et informé, en leur qualité de représentants du peuple, les membres du Sénat et de l'APN en leur adressant une lettre. «On ne pourra pas dire on ne savait pas», concluent leur lettre aux sénateurs et députés. Elle démontre et avertit des graves conséquences du passage de l'autoroute sur le parc national. Il anéantit un outil de ges-

tion des milieux naturels, porte atteinte à la politique de conservation de la nature dans notre pays et menace l'économie locale qui se construit laborieusement autour de ces vacanciers et passagers qui viennent jouir des avantages qu'offrent les richesses naturelles de la région. En effet, l'autoroute va littéralement aspirer vers la Tunisie ces touristes avant même qu'ils n'aient eu le temps de regarder le décor. Les amis du parc ne comptent pas s'arrêter là, ils ont l'intention de saisir le président de la République, en tant que garant de l'application des lois, le passage de l'autoroute est en effet une transgression flagrante du statut des parcs nationaux algériens, et lui remettre une pétition de 20 000 signataires qui demandent l'arrêt des travaux et la recherche d'un itinéraire de contournement comme prévu et promis. Ils comptent également en référer à la justice en faisant valoir les nouvelles dispositions de la loi sur l'environnement et le développement durable. «Nous sommes parfaitement conscients que c'est le pot de terre contre le pot de fer, mais nous n'avons pas le droit de nous taire puisque nous connaissons les incidences désastreuses d'un tel projet.» Le relais sera ensuite pris par des membres de la

communauté des Algériens en Europe et en Amérique qui se sont proposés de saisir les instances internationales et de déclencher une campagne au Japon contre Cojaal, le constructeur japonais de l'autoroute, au nom du pacte mondial de l'ONU qui engage les multinationales à adopter et appliquer les 10 principes moraux dans leurs relations avec les pays qui ne s'encombrent pas de ce genre de scrupules. Par ailleurs, les pouvoirs publics s'activent également à convaincre. Les ministres de l'Environnement et des Travaux publ ics sont en effet attendus cette semaine à El Tarf pour des «portes ouvertes» sur cette question. Sur le terrain, les travaux avancent rapidement. Sur certaines portions du tronçon contesté, on commence à déposer le tout-venant et le gravier et acheminer le matériel. «Cela ne nous décourage pas, on se battra tant qu'il y aura un kilomètre de parc à épargner, car ce que nous faisons est juste et nous en sommes persuadés par les innombrables marques de soutien qui nous sont adressées», nous ont répondu les défenseurs du PNEK. En effet, elles sont nombreuses et pour s'en convaincre, il suffit de jeter un coup d'œil sur le site du comité www.sauvonsleparc.org. Slim Sadki

Le MSP demande l’abrogation de la loi e groupe parlementaire du MSP a déposé mercredi sur le bureau de l'assemblée une proposition de loi relative à la dépénalisation du délit de presse. A la veille de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse, les députés MSP ont saisi cette opportunité pour relancer les autorités sur une proposition déjà formulée lors de la précédente législature. Le MSP est une formation politique qui s'est positionnée contre l'emprisonnement des journalistes pour leurs écrits et les imams pour leurs prêches. Les députés de ce parti ont voté en 2003 contre le projet de loi renfermant ces deux articles et ont déposé tout de suite après une proposition de loi demandant leur abrogation. Une demande qui n'a jamais vu le jour. Le bureau de l'APN ne s'est jamais prononcé sur la question et les députés n'ont à aucun moment été destinataires d’un courrier stipulant le rejet ou la recevabilité de la demande. «Nous avons conclu que l'APN n'a pas reçu d'ordre d'en haut pour actionner la machine portant sur le sujet en question, d'où le mutisme des responsables de cette institution», a souligné M. Issad, président du groupe parlementaire du MSP. La proposition n'a donc pas pris le cheminement énoncé dans le règlement intérieur de la chambre basse et est restée pendant de longues années dans les tiroirs des gestionnaires de l'assemblée. Il y a lieu de rappeler que lorsqu'un projet de loi est déposé au niveau du bureau de l'APN, ce dernier a pour première mission de le transmettre au gouvernement qui doit se prononcer sur le dossier après un délai de deux mois. S'il accepte et approuve la proposition, il fera part de cette réponse au Parlement qui en informera les concernés et réunira par là même la commission spécialisée en la matière, à savoir les affaires juridiques. Le rapport sera exposé et débattu par la suite en plénière. «Nous ne demandons que l'application de la loi. Nous avons exprimé une demande, nous voulons une réponse palpable. Il est de notre avis très grave, inacceptable et dramatique qu'en 2008 le gouvernement algérien et la justice algérienne prononcent des peines d'emprisonnement contre des journalistes ou des imams», a regretté M. Issad qui fera remarquer que le monde a évolué sensiblement aujourd'hui et ces pratiques sont révolues. «La liberté d'expression est l'élément vital pour la construction de toutes les sociétés basées sur les principes de démocratie. C'est à travers une presse libre, indépendante qu'un pays avance et se développe», a soutenu notre interlocuteur qui espère voir cette proposition prise en charge. Nabila Amir

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PRESSE-JUSTICE

Le journaliste d’El Bilad dans le collimateur de la wilaya pleuvent contre Oussama Ouahid qui en totalise à ce jour Lparesuneuneplaintes bonne dizaine sans compter celles qui ont précédé, actionnées seule institution, en l’occurrence la wilaya, et ses démembrements, voire aussi par delà des personnes physiques en son sein se sentant diffamées. Aujourd’hui, notre confrère est attendu au tribunal de Djelfa pour être entendu par le magistrat instructeur sur deux plaintes en «diffamation». La première, nous a confié le mis en cause, touche à un article de presse paru récemment et mettant en cause un cadre de la wilaya dans une affaire de tentative de corruption, le tout sur la base d’une déclaration d’un investisseur qui a pourtant reconnu devant le juge d’instruction avoir effectivement révélé au journaliste incriminé les tenants et les aboutissants de cette allégation. La seconde plainte, qui émane du wali avec constitution de la partie civile, attaque un reportage paru à la même période et à travers lequel notre confrère, qui est également chroniqueur de «Nouktat sidam» (point de collision), a tenu en haleine le lectorat loAek. Zighem cal durant trois jours.

ADOPTION DU STATUT DES JOURNALISTES

Satisfaction de la FIJ

Fédération internationale des journalistes (FIJ) salue l'adoption du Ltravailastatut des journalistes en Algérie. Ce texte régissant les relations de entre les journalistes et leurs employeurs constitue, selon la FIJ, un tournant pour la corporation journalistique. «Il s'agit d'une pièce maîtresse de l'arsenal juridique régissant le travail des journalistes qui a trop longtemps fait défaut à la profession. Nous nous réjouissons de son adoption», affirme cette organisation dans un communiqué rendu public jeudi. La FIJ souligne encore dans ce document le rôle moteur joué par le Syndicat national des journalistes (SNJ) dans cet aboutissement. «Ces droits acquis, le syndicat envisage à présent de multiplier les efforts permettant la signature d'accords de négociations collectives couvrant les aspects relatifs aux conditions de travail des journalistes dans les secteurs public et privé», précise aussi le communiqué. R. N.

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L’ACTUALITÉ DÉVELOPPEMENT DU TRANSPORT EN AFRIQUE

Les Etats membres adoptent un plan d’action l Les ministres africains ont adopté un plan d'action consolidé pour le développement du transport en Afrique pour la période 2008-2012. a première session de la conférence de l'Union africaine des ministres en charge des transports s'est achevée hier au Club des Pins, à Alger, par l'adoption d'un plan d'action et de la déclaration d'Alger. Les ministres africains ont réaffirmé leur ferme volonté de conjuguer leurs efforts en faveur du développement durable d'un système de transport «fiable, sûr, efficace et abordable au service du développement économique et social et de l'intégration de l'Afrique». Ils ont souligné «l'urgence d'engager une stratégie régionale et continentale» en faveur de la promotion du transport dans la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD), notamment la réduction de la pauvreté. Les ministres africains ont également adopté un plan d'action consolidé pour le développement du transport en Afrique pour la période 2008-2012. Ce plan d'action a été peaufiné par les experts au cours de la conférence qui s'est tenue du 21 au 24 avril. Lors de l'ouverture jeudi de cette première session d'Alger, le ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui, a estimé que le rapport établi par les experts durant les trois jours montre que la situation des transports mérite d'être renforcée pour diverses raisons. Selon le ministre, «il y a une insuffisance des réseaux de transport dans l'interconnexion et les normes». A ce titre, «le premier obstacle est, selon M. Maghlaoui, d'ordre organisationnel qui doit être levé par la création d'une commission qui va permettre la coordination avec tous les pays africains». La

PHOTO : B. SOUHIL

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La conférence d'Alger devrait constituer «un vrai décollage» du développement de l'ensemble des modes de transport en Afrique

seconde difficulté est, ajoutera-t-il, d'ordre financier qu'il faut remédier par la recherche des financements en dehors des pays africains. La conférence d'Alger devrait, selon M. Maghlaoui, constituer «un vrai décollage» du développement de l'ensemble des modes de transport dans le continent pour «alléger» la pauvreté et «assurer» le développement durable. Pour sa part, le commissaire en charge des infrastructures et de l'énergie à la commission de l'Union africaine, Bernard Zoba, a mis en exergue la nécessi-

té pour les Etats africains de comprendre les enjeux du secteur des transports dans le continent en vue d'assurer la cohérence dans l'élaboration des politiques et des stratégies de développement des infrastructures et des services des transports. Il a, dans ce cadre, appelé à «un engagement réel de la part des Etats membres», citant au passage l'opérationnalisation de l'agence d'exécution de la décision de Yamoussoukro portant sur la libéralisation de l'accès au marché du transport aérien en Afrique.

M. Zoba demandera une position africaine commune pour les négociations des accords de services aériens entre les Etats membres de l'Union africaine (UA) et ceux de l'Union européenne (UE). Pour lui, un document consensuel devrait être agréé par les Etats africains afin, dit-il, de «rompre le silence actuel vis-à-vis de l'UE». M. Zoba dressera, par ailleurs, une situation des transports des plus inquiétante. «L'Afrique s'est, regrettera-t-il, laissé distancer dans la mise en œuvre des infrastructures de transports, dans

TRANSPORT FERROVIAIRE

SON PRÉSIDENT SERA AUJOURD'HUI À ALGER

La BAD ouvrira un bureau à Alger a Banque africaine de développement (BAD) ouvrira bientôt ses portes à Alger. Selon un communiqué diffusé par le ministère des Finances, le président du groupe BAD, Donald Kaberuka, devra effectuer, à compter d'aujourd'hui, une visite de deux jours en Algérie. Au cours de son séjour, il sera procédé à la signature de la convention portant sur l'ouverture d'un bureau national de la BAD à Alger. Fondé en 1964, le groupe BAD comprend, outre la BAD, le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria

(FSN) et compte parmi les cinq principales banques multilatérales de développement au monde. Considérée comme la première institution de développement panafricain qui œuvre pour la croissance économique et le progrès social en Afrique, la BAD compte 77 pays membres dont 53 pays africains et 24 pays non régionaux (Europe, Amérique du Nord, Amérique latine et Asie). L'ouverture du bureau d'Alger de la BAD, ainsi que celui de Kigali (Rwanda), s'inscrit dans le cadre du parachèvement du processus d'installation des 25 représentations nationales et régionales décidées par le groupe de la BAD. L'objectif premier étant de se www.algeriatenders.com rapprocher de ses Etats membres. Le premier site Internet dédié La Banque africaine de développeaux appels d’offres algériens ment s'est collée la mission de pro- Classés, triés par secteur d’activité mouvoir le développement écono- Mise à jour permanente et quotidienne mique et le progrès social dans les pays - Plus de 150 000 appels d’offres insérés depuis 5 ans africains. Démonstration gratuite sur demande Son siège était installé à Abidjan, en autres prestations disponibles, nous consulter Côte d'Ivoire, mais ses activités ont été délocalisées temporairement suite aux Tél. : 021 28 41 13/18 - Fax : 021 28 41 15 troubles politiques qu'a connues ce E-mail : contact@algeriatenders.com

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pays depuis 2002. A compter de 2003, les affaires de la BAD étaient donc gérées depuis la capitale tunisienne. Pour la région de l'Afrique du Nord, les prévisions annoncées par la BAD devront atteindre les 800 millions de dollars d'engagements, pour le seul exercice de l'année en cours. La BAD, qui est en train de se placer sur les marchés des capitaux grâce à un bon rating, entend réaliser d'autres performances avec l'ouverture de son bureau d'Alger. Durant sa visite à Alger, le président de la BAD, M.Kaberuka, élu le 21 juillet 2005, devra rencontrer Mourad Medelci, Karim Djoudi et Hamid Temmar, respectivement ministre des Affaires étrangères, des Finances, de l'Industrie et de la Promotion des Investissements. M.Kaberuka, ex-ministre des Finances du Rwanda, rencontrera aussi des responsables du secteur bancaire pour discuter notamment des perspectives de coopération entre cette institution financière régionale et l'Algérie, lit-on également dans le communiqué du ministère des Finances. Ali Titouche

leur interconnexion et leur qualité». Chiffres à l'appui, le commissaire estimera la densité pour les chemins de fer à 2,96 km pour 1000 m2, contre 60 km pour 1000 m2 en Europe. Le transport routier n'est pas mieux loti, les neuf routes transafricaines identifiées depuis plus de deux décennies n'ont pas connu de réelle réalisation. Il citera aussi le problème de l'interconnectivité qui se pose, selon lui, avec acuité et des «entraves» dans la fluidité du trafic. Les ports connaissent aussi beaucoup de difficultés et la piraterie en mer ne cesse d'augmenter. Emile Ouosso, président de la conférence des ministres en charge des transports de l'UA, a mis en exergue la nécessité de promouvoir le rail en tant que mode de transport de masse par excellence. Il a relevé, néanmoins, la difficulté pour les pays africains d'obtenir des financements pour la réalisation de leurs projets. Le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a souligné l'impératif de collecter les fonds nécessaires au développement des infrastructures dans le continent et d'adopter une politique appropriée. Pour M. Belkhadem, les participants à cette conférence doivent «se pencher sur toutes les exigences d'une dynamique en Afrique et définir les entraves qui se posent à l'intégration des infrastructures de base dans le domaine des transports en Afrique» en vue d'aboutir à des solutions plus appropriées pour que «le processus de mondialisation n'induise pas une marginalisation de l'Afrique». R. Beldjenna

Le tunnel d'Ammal sera rouvert en mai Le ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui, a annoncé hier à Alger que le tunnel d'Ammal (Boumerdès), fermé en février à la suite d'un accident entre deux trains, sera rouvert en mai pour le transport des marchandises et «vraisemblablement» au début de l'été pour le transport des voyageurs. «Jusqu'a présent, le tunnel a été totalement dégagé et une opération d'estimation des dégâts est en cours», a dit M. Maghlaoui lors d'une conférence de presse de fin des travaux de la première conférence des ministres africains des Transports. Actuellement, les voyageurs à destination de l'est du pays sont transportés par bus jusqu'à Bouira, par les soins de la SNTF, puis embarqués dans le train, a expliqué le ministre, soulignant que cette solution de rechange coûte cher, mais s'est avérée indispensable pour la continuité du service public. Le 28 février 2008, un train de 18 wagons de fuel a percuté, à l'intérieur de ce tunnel long de 700 m, une locomotive venant en sens inverse, faisant deux morts et quatre blessés. La commission d'enquête a conclu à une erreur d'aiguillage. (APS)

DÉCÈS Les familles Azile, Lekhal et Chelouti ont l’immense douleur de faire part du décès de leur chère et regrettée mère et tante, Azile Malika née Lekhal. L’enterrement a eu lieu hier au cimetière de Aïn Taya. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

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ÉCONOMIE FINANCEMENT DE L'ÉCONOMIE NATIONALE

Les banques publiques mettent la main à la poche l Sur treize stations de dessalement réalisées ou en cours de réalisation, 12 sont financées à la faveur d’un montage financier l L’apport des banques publiques se situe entre 70 et 80%. es banques publiques sont de plus en plus sollicitées pour le financement de l'économie nationale. Selon le ministre de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil, sur les 28 milliards de dollars qui seront consacrés à des projets en pétrochimie, 20 milliards de dollars seront fournis par les banques publiques. Ces dernières ont souvent été critiquées pour leur contribution dérisoire dans le financement de l'économie nationale, au point de gagner la réputation de simples guichets de collecte d'épargne, alimentant la surliquidité bancaire. Et si jamais elles consentaient à accorder des crédits d'investissement, cette opération s'accompagnait de conditions telles que peu d'investisseurs pouvaient prétendre à ce type de prêts. Il faut dire qu'après les nombreux scandales qui ont émaillé le secteur bancaire public, le gouvernement a pris des mesures draconiennes pour prévenir ce genre d'incident. Mais la décision du président de la République d'interdire aux entreprises publiques le recours à un endettement externe a donné un nouveau rôle aux banques publiques qui se retrouvent en pole position pour le financement des nombreux mégaprojets, lancés à travers le territoire national. Cette nouvelle donne a poussé ces banques à diversifier leurs produits afin de répondre à cette demande croissante tirée par les programmes sectoriels dans le cadre de la relance économique.

NOUVELLES MŒURS FINANCIÈRES C'est ainsi que le project finance a fait son apparition. Selon le PDG d’Algerian Energy Company (AEC), sur treize stations de dessalement réalisées ou en

PHOTO : H. LYES

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Station de dessalement du Hamma, seul projet ayant bénéficié d’un financement international

cours de réalisation, 12 sont financées grâce à un tel montage financier. L'apport des banques publiques se situe entre 70 à 80%. «C'est un montage un peu particulier. Deux entités se rencontrent, une entité algérienne et une entité étrangère dans ce cas. Elles créent un spécial «purpose vehicle», c'est-à-dire l'entreprise qui va gérer le projet de bout en bout et c'est elle qui prend en charge l'aspect endettement. C'est un projet qui va se faire rembourser par lui-même. C'est le produit des ventes qui va permettre aux sociétés de rembourser le crédit», explique Mohamed Ghernaout, expert en finances, qui signale que la particularité

de ce genre de projets est qu'il est basé en général sur des contrats «take or pay». Ainsi, le client paye sur un prix fixé d'avance qu'il prenne livraison du produit ou non. M. Ghernaout voit d'un très bon œil l'introduction de la pratique du «project finance» dans les mœurs financières des banques publiques. Il y perçoit un signe de modernisation. Il s'interroge cependant sur l'indépendance de ces institutions financières qui, rappelle-t-il, étaient «en surliquidité, car elles accordaient de moins en moins de crédits». D'après lui, ces banques n'avaient pas d'autre choix que de financer ces projets. «Il y a un coup de pouce pour ne pas dire injonction de l'Etat qui

SARI AMANALLAH. PDG d’Algerian Energy Company (AEC)

«C'est un financement gagnant-gagnant» Propos recueillis par Nora Boudedja Plusieurs projets de votre entreprise ont été financés par des banques publiques. Comment expliquez-vous cette nouvelle tendance en matière de financement ? Les banques publiques participent au développement du pays dans la mesure où elles jouent un rôle très important dans le financement. Près de 20 à 30% des projets sont financés par les investisseurs dans le capital social et la différence, c'est-à-dire entre 70 et 80%, doit être financée par un emprunt auprès d'une banque publique. Pourquoi les banques publiques ? Parce qu’en fait, elles sont adossées à des refinancements auprès du Trésor ou bien sur leurs propres sources et elles nous les accordent à des conditions très intéressantes. Ce sont des crédits sur 17 ans avec deux où trois ans de différé. Ce que les autres banques domiciliées en Algérie n'offrent pas. Nos projets s'amortissent à long terme, donc il faut adapter les conditions de financement à la nature du projet et, de ce fait, on a besoin de crédits à long terme. Une banque publique participe en apportant les meilleurs financements qui sont très concurrentiels même par rapport aux financements internationaux. Cela nous permet aussi d'éviter d'endetter le pays à des niveaux externes et en devises. Donc ce sont des ressources algériennes qui sont mobilisées. L'autre avantage est que cela permet aux banques algériennes de travailler sur des projects finances. C'est très important pour leur développement elles-mêmes, puisqu’elles se mettent un peu au niveau international.

Est-ce dans l'intérêt de l'Algérie que les dernières stations de dessalement sont détenues à hauteur de 51% par les partenaires étrangers, alors que les banques publiques algériennes ont financé entre 70 et 80% du projet ? Cela se passe ainsi avec le project finance. La banque, quand elle prête, s'entoure du maximum de garanties dans le cadre du projet avec, notamment, le nantissement d'actions. Ces dernières sont nanties au profit de la banque prêteuse. C'est-à-dire que s'il y a un problème, la banque peut reprendre la société. C'est une sorte d'hypothèque. Les droits qui reviennent à la société de projet sont également nantis en faveur des banques. C'est cela la nouveauté. C'est lié au type de montage que nous appelons le project finance. C'est un package très complexe. Les banques gagnent des commissions et puis elles se développent dans leur façon d'intervenir dans les projets d'investissement dans le pays. C'est un financement gagnant-gagnant que ce soit pour les investisseurs, la banque et le pays. Combien de projets ont été financés selon cette formule ? Sur 13 projets de dessalement d'eau de mer, 12 ont été ou seront financés par les banques publiques. Il n'y a que celui de la station de dessalement d'El Hamma qu'on avait lancé entre 2002 et 2003 avec un financement international. La situation du pays était difficile en matière de paiement externe. Maintenant, la situation s'est beaucoup améliorée. Sans oublier la décision des pouvoirs publics qui exige que le financement soit local pour diminuer l'endettement du pays au niveau international. N. B.

a procédé à la recapitalisation de ces banques», souligne-t-il. Et d'enchaîner : «Recapitaliser pourquoi ? C'est comme si l'Etat leur dit, je vous donne de l'argent mais utilisez-le comme je le recommande.» L'inconvénient avec les projets financés est qu'ils concernent des «produits dont le prix n'est pas fixé par le marché mais par l'Etat. Donc la marge de manœuvre de l'entreprise qui finance est très faible», note-t-il encore.

PLUS DE PRÊTEURS SUR GAGES D'ailleurs, selon la même source, c'est la raison pour laquelle les banques privées étrangères ne se lancent pas dans ce genre de projets. «La rentabilité est très faible,» soutient-il. Il en veut pour preuve le peu d'empressement des banques privées étrangères à financer les unités de dessalement, alors que certaines d'entre elles se sont engagées dans la cimenterie d'Orascom. «Il y a une tension sur tout ce qui touche au bâtiment et les prix flambent alors que

ce n'est pas possible avec l'eau dessalée», relève l'expert. Il estime aussi que la formule de «project finance» doit aussi profiter aux entreprises algériennes. Un autre expert en finances relève, pour sa part, que la formule en question n'est pas exactement du «project finance». «Le montage financier suivi s'apparente imparfaitement à la technique du project finance, puisqu'on ne retrouve pas tous les éléments de ce mode de financement en raison des contraintes liées à la réglementation bancaire en vigueur», rapporte-til. Notre interlocuteur considère que ce type de financement est avantageux pour les banques publiques algériennes. «Il leur permet en effet de s'éloigner de leur fonction actuelle qui les a transformées en ‘’prêteur sur gages’’et de revenir à l'intermédiation bancaire.» Pour lui, il est tout à fait normal que des banques publiques algériennes financent des projets à hauteur de 70 à 80%, alors que les sociétés mixtes créées dans le cadre de ces projets sont détenues à 51%, voire plus par des entreprises étrangères. «Le financement en ‘’project financing’’est une chose et le niveau de participation des entreprises étrangères dans le capital social de la société, qui réalise le projet, est autre chose. Elles apportent la technologie, une partie des financements et elles sont impliquées dans toutes les étapes de la gestion du projet et son exploitation après son entrée en production» a-t-il conclu. Une source proche des milieux bancaires algériens plaide de son côté pour la diversification des produits bancaires afin de faire face aux besoins de l'économie. «Il faut aller du financement à court et moyen termes au financement long terme, nécessaire au tissu économique et à la consolidation des activités productives», avance cette source. Selon la Banque d'Algérie, les crédits à l'économie ont atteint les 2182,1 milliards de dinars en 2007, dont 1213,4 milliards de dinars au secteur privé et 958,4 milliards de dinars au secteur public. Nora Boudedja

Qu'est-ce que le project finance ? Le financement de projet ou project finance consiste à rassembler, combiner et structurer les divers apports de fonds nécessaires à des investissements de grande envergure (i.e. infrastructure de transport, nouveau complexe industriel, centrales de production d'énergie...) privés, publics ou mixtes, en s'assurant de leur viabilité financière. Le financement de projet se différencie d'autres méthodes de financement (notamment le financement «corporate») par le fait que les apports de fonds seront majoritairement rémunérés par les cash flows générés par le projet lui-même.

Répartition des crédits à l’économie par maturité

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ORAN INFO CONFÉRENCE NATIONALE SUR L’ÉVALUATION DU PROGRAMME SCOLAIRE DE LA 3ème AS

La mise à niveau avant le 14 mai l Afin d’harmoniser les filières et les matières à l’échelle nationale, une dernière rencontre est programmée à Alger, le 14 mai prochain, en présence du ministre de l’Education. a troisième conférence nationale sur l’évaluation du programme pédagogique de la troisième année secondaire a été clôturé mercredi dernier, en présence du chef du cabinet et inspecteur général du ministère de l’Education Nationale, des présidents des associations des parents d’élèves des 48 wilayas, du président de la fédération nationale qui englobe ces dernières, du directeur central de l’OREC, du directeur central chargé de la Formation ainsi que des 50 directeurs de l’Education. «L’installation de cette commission nationale a permis d’assurer le bon déroulement du programme scolaire et de garantir la stabilité de la Réforme», dira le président de la fédération nationale des associations des parents d’élèves. No-

L

tons qu’avant la clôture du travail effectué par les 6 ateliers installés par les membres de la commission lors de la dernière réunion, chacun des coordinateurs des quatre régions (Est, Ouest, Nord et Sud) a fait une lecture, en séance plénière, du travail qui a été fait depuis la dernière conférence qui s’est tenue à Ourgla, du 12 au 17 mars 2008. BAC DE LA RÉFORME Afin d’harmoniser les filières et les matières à l’échelle nationale, une dernière rencontre est programmée à Alger, le 14 mai prochain, en présence du ministre de l’Education. «A cette date, tous les établissements du pays seront au même niveau dans l’application des programmes dans le but

d’assurer un équilibre des chapitres», signale l’orateur. «C’est en se basant sur ce facteur de mise à niveau du programme pédagogique enseigné dans les classes de la troisième année secondaire, à l’échelle nationale, que l’OREC (Office nationale des examens) procèdera à l’élaboration des sujets du baccalauréat», dira M. Ben Chiha, coordinateur de la fédération des parents d’élèves de la daïra d’Arzew. D’ailleurs, tous les sujets du «bac de la Réforme» seront tirés du programme, selon les directives du ministère de l’Education, qui a déjà donné des instructions pour l’ouverture des établissements scolaires à partir de 17 h pour instaurer les cours de soutien, jusqu’au 15 mai 2008, date de l’arrêt des cours. B. Linda

AÏN EL BEIDA

Insécurité aux abords du CEM Kerzasi es parents des élèves du CEM Kerzasi Abderrahmane avertissent et menacent de retirer leurs enfants de cet établissement scolaire si les conditions minimales de sécurité ne sont pas réunies. Des bandes de délinquants semblent dicter leur loi aux abords de ce collège où sont scolarisés des centaines d’élèves, tous originaires de la bourgade de Aïn El Beida. «Nos enfants sont victimes d’agressions et font systématiquement l’objet de racket. Pour un oui ou pour un non, nos enfants subissent les foudres des bandes de voyous qui sont organisés en véritables petits gangs, «contrôlant» leurs secteurs par ordre de prépondérance. Continuellement tabassés, nos enfants redoutent le pire», déclare un père d’une fille scolarisée. Pour lui, comme pour l’ensemble des parents d’élèves qui accompagnement leurs enfants matin et soir, c’est le calvaire. «Nous ne supportons plus de voir nos enfants se faire agresser. Les délinquants ne reculent devant rien pour soutirer de l’argent aux élèves sous la menace», indique un père d’une élève. «Ma fille a été plusieurs fois agressée à la sortie du CEM. Les enseignants n’y peuvent rien car eux-mêmes

L

sont victimes des désagréments causés par ces gredins», affirme-il. Il mettra en évidence son témoignage au sujet d’une enseignante. «Exaspérée, supportant mal les brimades des bandes de voyous qui l’accablent quotidiennement, la malheureuse se fait accompagner par des proches. Une façon de décourager les agresseurs.» Triste situation endurée par les enseignants, les élèves et leurs parents qui lancent un appel aux autorités locales. Les parents d’élèves de cette bourgade de 65 000 âmes, relevant administrativement de la daïra d’Es Sénia, exigent un minimum de sécurité. Pour eux, des patrouilles régulières de la gendarmerie nationale sont plus que nécessaires. Les bandes de voyous qui se volatilisent à la vue de la «houkouma», disparaissent pour quelques jours avant de réapparaître plus décidés que jamais. Déshéritée, enclavée, la bourgade de Ain El Beida est semi rurale et compte un taux de chômage avoisinant les 75%. Deux CEM, un seul lycée et huit écoles primaires sont implantés dans cette agglomération, dont plus de 65% de ses habitants ont moins de vingt ans. A. Br.

JOURNÉE D’ÉTUDES SUR LA LANGUE MATERNELLE

«Le devoir moral de dire la vérité» n collaboration avec des chercheurs d’Oran, l’association culturelle Numidya a organisé, mercredi et jeudi, «les journées d’études sur la langue maternelle». C’est le palais de la culture et des arts d’Oran qui a abrité pour la circonstance cette manifestation. D’éminents chercheurs et professeurs sont ainsi intervenus devant un auditoire certes restreint mais très attentif. Il faut dire que le niveau des débats était relevé, l’importance du thème l’exigeant. La langue maternelle, devait-on souligner, constitue

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l’élément essentiel dans l’identité de la personne. C’est dans la langue tétée au sein de la mère que se constitue et se forme la personnalité de l’individu. En fait tout : le savoir, le comportement et les réactions, est déterminé de manière directe ou indirecte par la langue maternelle. L’autre élément important est le souci d’appartenance à une société donnée. Tamazight, langue millénaire et originelle du Maghreb, est la langue maternelle d’une frange très importante de la population de cette région. Il est impres-

sionnant de constater que même si elle n’a presque jamais été écrite, elle a résisté aux influences de toutes les langues avec lesquelles elle a été en contact. Depuis sa promotion en langue nationale, Tamazight ne cesse de susciter des débats autant sur le plan historique que scientifique. C’est en fait ce dernier qui intéresse les linguistes, les anthropologues et autres spécialistes. Mais, les axes de discussion des journées d’études concernent tout ce qui a trait aux langues maternelles en Algérie. Le thème

dont il a été question durant ces journées est une première expérience. «Nous avons le devoir moral de dire la vérité», a-t-on également estimé. Une vérité scientifique et historique qui n’obéit pas à d’autres considérations que la rigueur scientifique et en dehors de toute couleur politique. Il faut, de ce fait, promouvoir la langue maternelle, démontrer son importance et voir ainsi cette langue maternelle dans l’apprentissage, au même titre que les langues étrangères et le savoir en général. Hadj Sahraoui

EN BREF ARCHITECTURE : RENCONTRE INTERNATIONALE À L’USTO Un colloque international sur les dimensions architecturales et civilisationnelles des mosquées d’Algérie, notamment celle de «Abdelhamid Benbadis» d‘Oran, aura lieu à partir de ce samedi et pour deux jours, au niveau de l’USTO. Une douzaine de communications figurent au programme de cette rencontre et seront animées par des spécialistes dans l’art

et l’architecture islamique au Maghreb et au Moyen Orient. Les travaux porteront également sur une réflexion sur les travaux d’aménagement et d’embellissement. T. K. LUTTE ANTIRABIQUE : 3000 MORSURES ENREGISTRÉES EN 2007 Le service de la prévention de la DSP d’Oran fait état, pour l’année 2007, de 3 000 morsures, dont plus de 2 000 par des chiens errants. Une augmentation de

plus de 230 cas par rapport à 2006. Sur ce plan, avec l’approche de la saison estivale et notamment la prolifération des meutes de chiens et des rongeurs au niveau des décharges publiques ou sauvages, un appel est lancé par les citoyens pour des battues ou autres opérations d’éradication du phénomène. L’on saura qu’une moyenne de 250 cas de morsures est enregistrée chaque mois et touche en grande partie des jeunes. T. K.

LUPUS

UNE MALADIE MYSTÉRIEUSE ls étaient, jeudi IRoyal, dernier, à l’hôtel plus de deux cents spécialistes, praticiens, étudiants en médecine et des invités à assister à la 2ème rencontre multidisciplinaire, dont les grands axes ont traité de la maladie du Lupus. Une maladie mystérieuse, selon certains praticiens, dont l’origine se situe autour du 13ème siècle. Elle tire son nom du mot lupus en grec, qui veut dire Loup, en raison des morsures et des traces laissées par cet animal sur le visage de sa victime. Selon le professeur Benzaoui, du service de rhumatologie du CHU Oran, le but de cette rencontre scientifique à Oran était de réunir l’ensemble des spécialistes dans le domaine de la santé publique, qui sont confrontés, chacun dans son domaine, à la maladie lupique. Le professeur a relevé qu’uniquement à Oran, une centaine de patients sont suivis par plusieurs services du CHUO, dont certains décèdent lors de leur traitement. Lors des différentes interventions qui ont traité des aspects immunologiques et biologiques de cette maladie, il a été question d‘une action de dépistage auprès d’une catégorie de population, notamment les adultes qui sont les plus vulnérables à cette maladie. Lors des travaux de cette journée, les participants ont pu suivre, dans la matinée, par le biais de vidéoconférences, les débats sur les nouvelles thérapies et le pronostic faits sur cette maladie, animés par des professeurs des service de médecine interne et de rhumatologie des hôpitaux Français de Nantes et de Strasbourg. Tegguer kaddour

VIOLENCE CONTRE LES FEMMES

RENCONTRE À LA BIBLIOTHÈQUE BIOMÉDICALE ors de la conférence «Non à la violence à l’encontre des Lmédicale, femmes», organisée jeudi dernier à la bibliothèque bioMme Sbaa Fatima Zohra, chercheur et professeur de psychologie à l’université d’Oran, qui a contribué à la réalisation d’une enquête nationale portant sur un échantillon de 2 043 ménages, a estimé que la tolérance observée par la société à l’égard de ce phénomène était une des causes qui favorisent l’exercice de la violence sur les femmes. «Quand une femme est battue par son mari ou par l’un de ses parents, l’on considère qu’il s’agit d’un acte normal alors qu’il est condamnable». Pour faire face au phénomène de la violence contre les femmes, un avant-projet de loi relatif à la lutte contre la violence conjugale est en cours d’élaboration, a-t-on appris. Pour Mme Ounes Zohra, sociologue au GRAS, la violence contre les femmes est d’abord dans la discrimination politique dont elles font l’objet. Entre 1962 et 1982, déclare l’intervenante, aucune femme n’a été appelée à assumer des fonctions ministérielles. Ce n’est qu’au cours de ces dernières années que quelques unes ont pu faire leur entrée au gouvernement. Z. K.

Dernière info

Découverte d’une embarcation abandonée en haute mer ne embarcation semi rigide mesurant neuf mètres a été repérée à 5 000 miles marins du cap l’aiguille. Selon les estimations des services de sécurité, cette embarcation, qui comprenait 2 puissants moteurs de 250 chevaux chacun, a été volontairement détériorée dans le but de la faire couler, vu qu’aucune cargaison n’a été interceptée à bord. Une enquête a été ouverte par les services concernés afin de déterminer les vrais raisons de son abandon. B. L.

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ALGER INFO LOCATAIRES DES COMMERCES DES PASSAGES SOUTERRAINS

Grande-Poste : «Désabusé dès le début»

«Ils veulent nous pousser à abandonner»

PHOTO : H. LYES

PHOTO : H. LYES

l La plupart des occupants du centre commercial sont poursuivis en justice l L’APC fait peser la menace inéluctable de l’expulsion sur les commerçants.

ci, seuls les gérants des vespasiennes tirent leur épingle du jeu, pas nous.» C'est aussi crûment que s'est exprimé M. Hassani, gérant d'une officine située dans le passage souterrain de La Grande Poste. «La plus spacieuse du centre-ville», mais qui reste néanmoins la moins lotie, reprend-il, en affirmant que son «commerce» souffre des problèmes que connaît cet improbable passage. Des soucis, les locataires en connaissent, et pas seulement ceux liés aux charges fiscales. Pour le pharmacien, la perspective prochaine de la mise en marche du métro éveille des appétits insoupçonnables : «On veut nous voir quitter les lieux et ainsi, installer de nouveaux commerçants», assène-t-il. Entretemps, seuls quelques adeptes de la break dance en font une place favorite : les locaux du passage d'Alger-Centre n'en finissent pas de connaître des problèmes. Une odeur nauséabonde de renfermé s'en dégage et seul le café et quelques locaux ouvrent, mais désespérant toujours de voir se bousculer de «vrais» chalands. Cette situation, pour les commerçants, est un autre loupé pour l'APC d'AlgerCentre qui fait entendre un autre son de cloche. «C'est gens en savent plus que nous. Nous ne pouvons faire le travail à leur place. L'APC est dans son droit en engageant des procédures en justice», insiste M. Belahouane, vice-président à l'Assemblée. Des mises en demeure furent envoyées aux commerçants débiteurs, il y a plus de trois ans. Une trentaine en furent ainsi les destinataires. Moins loquace, l'élu assure que les procédures engagées entrent dans la «gestion courante» en ne manquant pas de prendre le contre-pied de son

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collègue de l'Assemblée pour qui la situation est, «à tout le moins, ingérable». Plus au fait du «dossier», puisque relevant du «secteur» qui lui fut confié, selon l'élu ayant requis l’anonymat, Belahaouane reste catégorique : «La justice seule tranchera dans ce dossier», insiste-t-il. Biens de la commune, les locaux de la place Audin connaissent également un embrouillamini certain. Le vice-président indique que des études sont en cours, et l'APC en attend les conclusions finales pour décider des mesures à prendre, telle «la fermeture éventuelle du passage pour problème d'aération». Mais l'APC fera-t-elle le pas dans l'immédiat ? Motus et bouche cousue. La décision de réaménager ce passage important drainant plusieurs piétons, surtout les étudiants, a toujours buté sur le «refus» des occupants, plus d'une centaine. «Pas besoin de fermer», soutiennent les occupants sentant que les travaux vont

Les commerçants ne voient rien venir, et l’APC poursuit en justice plusieurs d’entre eux

tirer en longueur. Les étudiants qui ont «leur» amphi dans ce passage très fréquenté en souffrent, mais pas seulement eux. Impossible pour tous de se frayer un chemin parmi les vendeurs d'effets vestimentaires. «On a remarqué plusieurs cas de figure, de souslocations et de division des boutiques», relève un élu de l'APC. Pour lui, difficile là aussi d'assainir la situation pour les autorités communales qui ont maille à partir avec des vendeurs de commerces dont l’APC est propriétaire partout sur son territoire. Le passage Gueydon, qui donne sur la rue Asselah Hocine, «ne marche pas bien» du fait qu'il n'est pas fréquenté, les handicapés, qui en ont bénéficié, «ne s'en tirent pas à bon compte».

PLACE KENNEDY, LA SINISTROSE... A la Place des Martyrs et à la rue Asselah Hocine, seuls quelques couturiers et les kiosques multiservices

LA RÉGIE FONCIÈRE : CESSION DES LOCAUX COMMERCIAUX «EN SOUFFRANCE» Fermés depuis plusieurs années, les locaux de la Régie foncière ont fait l'objet d'un avis d'adjudication, il y a plus d'un mois. La cession du droit au bail des locaux commerciaux au plus offrant est préconisée à cet effet. Ces locaux, «en souffrance» depuis toujours, se trouvent dans le ToutAlger. Il s'agit ainsi du centre commercial de la gare routière de Aïn Naâdja, située en face de l'hôpital militaire, d'un autre centre de la gare situé à Bab Ezzouar, en face de la gare des ONOU de l'USTHB. D'autres lieux sont situés à Abou Hamou

Moussa, au Télemly (actuelle rue Krim Belkacem), les passages souterrains de la place Kennedy à El Biar, de la place du 1er Novembre à La Basse-Casbah, de ceux situés près de l'hôtel Essafir ainsi que les centres commerciaux Baucheraye à Fontaine fraîche et à Kouba. Le nombre de ces locaux, mis en adjudication, diffère d'une commune à une autre. Nos tentatives de nous approcher de la direction se sont avérées veines. Impossible d'arranger un rendezvous, se contente-t-on de nous assurer à la wilaya d'Alger. N. I.

des commerces des passages souterrains «travaillent» cahin-caha. Ils sont les seuls à «tirer quelque peu profit» de la situation. Après la décennie noire, une autre commencera avec le «diktat» imposé par les délinquants. Aucun n'ose y entrer, préférant souvent faire face aux voitures. Plus loin, à El Biar, plus exactement à la place Kennedy, même décor et même envie d'en finir avec la bureaucratie. Pour un habitué de la place, la décision d'un «illuminé» d'aménager à la fin des années 1980 un passage sous la place Kennedy fut accueillie avec des grincements de dents par les El Biarois, qui y ont vu une «opération sans lendemain». En plus de l'état de l'endroit qui s'est dégradé, ceux qui s'y sont installés, avec grand fracas, n'en tirent guère profit. «Nous lavons l'endroit à grande eau», s'est contenté de dire le P/APC d'El Biar, laquelle a géré les locaux pendant deux années. Sitôt terminé le travail des agents de la voirie, le lieu retrouve une autre réalité, plus lugubre. Des infiltrations d'eau le transformant en cloques perfides, surtout l'hiver. «Aucun des partenaires, auquel on avait à faire face, ne s'est occupé de nous», insiste un locataire désabusé. Gérés par le CPVA, les locaux ont été «cédés» à l'Epic UGCTU, avant d’être pris par la Régie foncière. Reste que tous refuseront de faire des échéances de paiement. «C'est un niet catégorique. D'ailleurs, seuls deux locaux restent ouverts. Le reste des commerçants s'est résolu à mettre la clef sous le paillasson, puisque ne pouvant payer ce qui leur est dû», déplore-t-il en affirmant que ses dettes s'élèvent à plus de 700 millions de centimes, alors qu’aucun échéancier ne lui a été fait par la Régie foncière. Nadir Iddir

«L'on veut nous avoir à l'usure. Moi, je ne peux pas fermer. La loi sanitaire est claire : Pour toute officine qui ferme il est impensable pour son gérant de rouvrir que plus longtemps après», se contente de dire M. Hassani, tenant d’une pharmacie située passage de la Grande Poste. Une salve : «On a voulu nous prendre pour des épiciers. L'aménagement intérieur de l'officine a été fait au pas de charge. C'est nousmêmes qui avons arrangé plus tard la situation. L'architecteconcepteur ne s'y connaissait pas», dira-t-il entre deux clients, devenus avec le temps une «denrée rare». L'homme trapu, la soixantaine bien entamée, ne se gêne pas en assurant que les deux partenaires que sont l'APC et les commerçants sont coresponsables de la situation actuelle. Il ne manquera, pas néanmoins, de mettre en évidence la bonne foi des signataires soumissionnaires. «Des vices, il y en a dans le contrat signé avec l'APC de l'époque, en 1990», assène-t-il. Ce contrat de gérance libre signé n'est pas «conforme», relève-til, à la situation dans laquelle ont été trouvés les locaux. «Nous devons être propriétaires du fonds, ce qui n'est guère le cas ; alors que la loi sanitaire nous y oblige», indique Hassani qui relève qu’il n’a pu ouvrir que trois ans plus tard, soit en 1993. La sinistrose est venue plus tard. Pour lui, il n’y a pas de répondant du côté de l'APC, laquelle a rassuré les commerçants. «Ce sont des paroles sans teneur», soutient-til. D’ailleurs, des promesses, les commerçants en ont reçues depuis le début. Autre couac : les loyers sont chers pour des boutiques ne recevant pas de chalands. L'homme paye 50 000 DA par mois comme bail, sans compter les dégâts occasionnés par les infiltrations d'eau. «Je ne stocke plus de produits et je me contente de faire avec ce que j'ai», ajoute Hassani en assurant que la convention qui le lie à la caisse d'assurance n'est plus effective depuis quelques mois déjà. L'endroit était ouvert aux grands vents, mais des barricades y furent installées par la suite. Les horaires aussi n'arrangent pas grand monde : le centre commercial ouvre à 6 h pour fermer à 18 h. Et les délinquants du coin rendent la situation des occupants plus ingérable. Sauf que l'homme a des «ressources» pour rebondir : mener des recherches dans le domaine de la pharmacologie est son sacerdoce et rien «ne peut l'en N. I. empêcher». HORAIRES DES PRIÈRES El Fedjr Dohr El Asr El Maghreb El Icha

04 h 24 12 h 46 16 h 31 19 h 35 21 h 02

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CONSTANTINE INFO UN NOUVEAU CENTRE DE SANTÉ POUR AÏN SMARA

LE PAIN À 10 DINARS En dépit des nombreux avertissements émanant du ministère du commerce, certains boulangers de la ville de Constantine persistent et vendent la baguette de pain normal à 10 DA. C’est le cas des boulangeries situées sur le boulevard Belouizdad (exSt jean) et à la cité Filali, où les clients payent leur pain 2,5 DA de plus que le prix fixé par l’Etat. La hausse des prix de la farine et des produits intrants sur le marché international ont conduit à une crise dont ont souffert les boulangers qui ont manifesté à plusieurs reprises leur volonté d’augmenter le prix du pain. Cependant, le gouvernement, par le biais du ministère du commerce, a décidé de subventionner la différence et de maintenir l’ancien prix (7,5 DA) de ce produit de première nécessité. Toutefois, et en l’absence d’un contrôle rigoureux, des boulangers contreviennent à cette mesure en imposant leur prix. R. C.

MISE EN PLACE DES RALENTISSEURS

Face à l’urgence, les projets traînent

LES NORMES NON RESPECTÉES

l La prévention et la prise en charge de toxicomanes forment la meilleure startégie

olution facile ou moyen de prévention contre les accidents de la route, S la prolifération des dos d’âne à chaque

de lutte selon l’ALAT.

a sonnette d’alarme a été tirée jeudi au palais de la culture Malek Haddad concernant le fléau de la drogue et les statistiques nationales de la toxicomanie. L’association pour la lutte contre la toxicomanie (ALAT), soutenue par l’office national pour la lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT), le ministère de la justice, en collaboration avec la wilaya, a organisé une journée thématique afin de sensibiliser la population sur la propagation des substances illicites et la toxicomanie. Le séminaire, animé par le Dr. Benarab, président de l’association, et malgré la défection de deux experts français, a réuni plusieurs spécialistes au fait de l’effrayante évolution de la consommation de stupéfiants chez les jeunes âgés entre 21 et 30 ans. Notons que ce rendez-vous concerne les 15 wilayas de l’est du pays. Par ailleurs, la découverte de plantations d’opium dans certaines régions du pays, ainsi que la saisie, par les forces de l’ordre, de 22 kilos de cocaïne et autres quantités d’héroïne durant l’année 2007, doit mobiliser tous les acteurs sociaux et politiques, selon le directeur de l’ONLDT, Abdelmalek Sayah, d’autant que notre pays, qui n’est pas producteur de ces substances, est en train de passer du statut de pays de transit à celui de consommateur, ajoutera-t-il. Ce phénomène récent témoigne de l’angoisse d’une jeunesse en perte de repères. Les statistiques, relevées par la brigade de gendarmerie de la wilaya de Constantine, corroborent la déclaration du DAS. Des chiffres terrifiants qui s’abstiennent de commentaire : 216 786 kg de cannabis et 17 207comprimés de psychotropes ont été saisis en 2006 à travers l’est algérien, alors que l’année 2007 a connu une augmentation de ces chiffres,

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PHOTO: D.R.

La ville de Aïn Smara devra prochainement bénéficier d’une nouvelle structure sanitaire dont la réalisation, effectuée dans les délais, est achevée à 98%, nous dit-on. Le nouveau centre de santé, implanté à Hraïcha Ammar, est appelé à répondre aux besoins en couverture sanitaire, exprimés notamment avec l’accroissement de la population de cette importante extension urbaine de la commune, et renforcer la prise en charge sanitaire de proximité, conformément à la politique du ministère de la santé et de la population. La conception du projet, qui, selon des sources, sera inauguré par le ministre Ammar Tou, prévoit plusieurs services, notamment ceux de gynécologie, pédiatrie, stomatologie, radiologie et des laboratoires. L’aspect architectural du centre ajoute à l’intérêt du bâtiment qui se distingue par un style moderne et une finition plutôt réussie. L’établissement manque cependant de branchements aux réseaux d’eau, d’électricité et de gaz, dans l’attente de l’intervention de l’ADE et de Sonelgaz et celle de l’APC, en charge de l’aménagement extérieur. Le plus important, par ailleurs, reste la dotation du centre du nécessaire en matière d’équipement médical et chirurgical et d’un encadrement à la hauteur des besoins. N. N.

CENTRES D’ACCUEIL DES TOXICOMANES

L’Algérie devient un pays consommateur de drogue

puisque la gendarmerie a enregistré 250 082 kg de cannabis et 83 038 comprimés de psychotropes. Le Dr. Benarab est formel. «La lutte contre la drogue est une priorité de santé publique au même titre que l’ont été le choléra, la peste ou d’autres maladies graves», affirmera-t-il, avant d’attirer l’attention sur l’urgence de la prise en charge des toxicomanes afin de «combattre la drogue en amont par la prévention, la sensibilisation et la protection des frontières, et en aval par la prise en charge des toxicomanes sur les plans sanitaire, social et psychologique». Pour ce faire, l’ALAT oeuvre pour la création de centres de suivi des toxicomanes et lance un S.O.S au gouvernement, afin que celui-ci active les projets de prise

en charge, déjà engagés par le président de la République. La législation, quant à elle, doit être ferme, car malgré le durcissement des lois «tout toxicomane qui adhère à une structure de soin est considéré comme un malade et sa peine doit faire l’objet d’une révision», ajoute notre interlocuteur. Quant à Mourad Sana, psychologue, chef de service de l’association sanitaire et directeur de la santé de la wilaya de Sétif, il soutiendra que «la toxicomanie est un phénomène multifactoriel et complexe, qui nécessite une approche globale». Le danger risque en effet de s’accroître si les consciences et les volontés ne sont pas mises à contribution pour soutenir les médecins à l’effet de venir à bout de ce fléau. Nedjma B.

LE FAIT DU JOUR A. B. et S. A.

Deux morts et huit blessés sur les routes ’après les services de la gendarmerie nationale, 8 accidents de la circulation ont été relevés en fin de semaine dans les zones extra muros de la wilaya de Constantine, où on a déploré 12 blessés et malheureusement le décès de 3 personnes de sexe masculin. La première victime aurait trouvé la mort des suites de ses blessures, après avoir été percutée par un véhicule léger circulant sur la RN79, à proximité de la trémie de Zouaghi. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’excès de vitesse et l’imprudence pourraient être à l’origine de ce drame. La seconde victime qui se trouvait, au moment des faits, au volant de son tracteur, a succombé, pour sa part, à des polytraumatismes sur tout le corps et notamment la tête. Les causes de cet accident sont imputées au renversement du véhicule sur le bas-côté du chemin communal reliant Bordj Mehani et Kehalcha Lakbar, deux bourgades situées sur le territoire de la commune de Aïn Abid. Aussi importants que les accidents dus aux dérapages des véhicules, ceux causés par la perte de contrôle des tracteurs prennent de

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l’ampleur, surtout que ces engins, censés être utilisés uniquement pour le travail de la terre, sont devenus des moyens de transport collectif, circulant en toute impunité sur les routes nationales. Pour rappel, les accidents de tracteurs ont fait, l’année écoulée, une dizaine de victimes. Un troisième décès a été enregistré dans un accident signalé jeudi à 13h50 au lieudit Aïn Dalia, dans la commune de Zighoud Youcef. Par ailleurs, l’on apprendra de la cellule de communication de la Protection civile que 4 personnes ont été acheminées, jeudi en fin d’après-midi, aux urgences du CHU, après avoir été agressées à l’arme blanche. Trois parmi les victimes, des jeunes, âgés tous de 17 ans, ont été surpris par des inconnus au niveau de la station de bus de Aïn Smara, alors que le quatrième a été évacué du commissariat du 15e arrondissement, sis près du pont de Sidi Rached, avec des blessures profondes à la tête. Ces même services signalent, en outre, avoir procédé au retrait de 106 permis de conduire et à la verbalisation de 578 contrevenants aux dispositions du code de la route.

coin de rue suscite encore la polémique. Les avis divergent sur ce point entre ceux qui jugent la pose de ralentisseurs très utile pour la sécurité routière et ceux qui contestent en arguant que le nombre des accidents de la route prend toujours la courbe ascendante. Au-delà du débat que suscite la question, il n’en demeure pas moins que c’est l’anarchie qui règne dans l’installation de ces dos-d’âne. L’état actuel des routes et ruelles dérange les automobilistes et autres piétons et usagers en l’absence, il est vrai, de toute mesure visant à réglementer ce phénomène. Pourtant, un texte de loi réglementant l’implantation des ralentisseurs et les conditions de leur mise en place existe. Mais qu’en est-il de son application sur le terrain ? Le constat fait par tous les usagers de la route est le même : les dos d’âne continuent à pousser comme des champignons, sans aucun contrôle ni respect des normes. A ce propos, des transporteurs assurant la desserte Constantine-Hamma Bouziane se plaignent des dégâts causés à leurs véhicules sur ce tronçon, et signalent la partie reliant la cité El Menia au chef-lieu de la commune de Hamma Bouziane, longue de 6 km environ, et qui compte pas moins de 11 dos d’âne. «C’est trop et c’est très contraignant pour notre travail», explique un transporteur. Le problème pour ces professionnels réside dans la charge du véhicule qui doit, à l’aller et au retour, traverser ces ralentisseurs plusieurs fois par jour. «Nous nous retrouvons avec des pannes très importantes. Les amortisseurs et la carrosserie en souffrent ; nos véhicules ne résistent plus aux secousses causées par les dos d’âne, pourquoi ne pas installer des passerelles aux endroits jugés dangereux ?» ajoutera un autre. Mais que prévoit le décret exécutif règlementant la pose des ralentisseurs ? Le texte stipule que « toute implantation de ralentisseurs non autorisée par le wali, territorialement compétent, expose leurs auteurs aux sanctions prévues par la législation en vigueur». Or, tel que pratiquée actuellement, la pose de dos d’âne se fait sur la base d’une urgence ou d’une demande émanant de citoyens. Sans aucune étude ni contrôle, des ralentisseurs de toutes formes sont anarchiquement placés sur les routes. Pour les dimensions, cela dépendra de l’évaluation de l’équipe chargée de l’opération. Néanmoins, une chose est sûre, la pose se fait sans aucun respect des normes, alors que ces ralentisseurs sont soumis à une série de conditions, notamment «leur insertion dans un schéma d’aménagement global conformément à la réglementation en vigueur afin d’améliorer la sécurité routière». Toujours est-il que toutes ces mesures ne sont pas appliquées, comme chacun peut le constater sur le terrain. Il y a eu certes quelques éliminations de dos d’âne par le passé, notamment lors des visites du président de la République à Constantine, pour des raisons sécuritaires probablement, mais les autorités de la ville auront tôt fait de les remplacer par d’autres, le plus souvent beaucoup plus larges et plus hauts, au grand dam des usagers de la route. F. Raoui

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ANNABA INFO ÉTAT CIVIL

FONCIER INDUSTRIEL

Situation et perspectives

Un début de solution

agistrats, officiers d’état civil et M présidents des assemblées populaires communales se sont regroupés,

Des Chinois voleurs jeudi, un commerçant de prêt-àCgranteporter a surpris un Chinois en fladélit de vol à l’étalage. Il était accompagné de trois de ses concitoyens lorsqu’il a mis un lot de pantalons dans son sac à dos avant de prendre la fuite. Poursuivis par le propriétaire du magasin, les trois acolytes ne devront leur salut qu’à l’intervention des citoyens. Attablés aux terrasses des cafés de la place Alexis Lambert, ces derniers assisteront à une véritable séance d’arts martiaux. Profitant de la confusion, les Chinois prendront la poudre d’escampette. Devant cette situation, le propriétaire se plaindra à la police, laquelle lui demandera de fournir le nom du voleur, ou à défaut son signalement. Devant l’incapacité du plaignant à fournir la première information, encore moins la deuxième, celui-ci se contentera de déposer plainte contre X. A. L.

l La question du foncier demeure une des préoccupations fondamentales des pouvoirs publics l L’opération d’assainissement du foncier industriel à permis de récupérer 25 lots de terrain. rès de 137 MDA (millions) du budget de wilaya de 2008 ont été retenus pour l’acquisition des assiettes foncières appartenant au groupe Sider et à l’office régional de lait (Orelait). Notons que 50 MDA sont destinés à Sider, et près de 87 MDA à l’Orelait. Ces terrains permettront de renforcer le portefeuille foncier de la wilaya, laquelle pourra ainsi répondre à l’attente des investisseurs. Le dossier du foncier industriel demeure une des préoccupations fondamentales des pouvoirs publics, eu égard à son importance en tant que facteur essentiel dans la dynamique de développement. C’est à cet effet qu’une opération d’assainissement du foncier industriel a été déclenchée, et ce dans le but de récupérer le maximum de terrains d’assiettes attribués au titre de l’investissement, mais n’ayant pas été exploités ou ont été dévoyés de leur vocation initiale. Cette opération s’est soldée, à ce jour, par la récupération de 25 lots de terrain, ce qui représente déjà un acquis pour les pouvoirs publics, lesquels pourront répondre à la demande urgente des investisseurs en mesure de contribuer à la création de la richesse et de l’emploi. Par ailleurs, 118 autres lots de terrain, relevant du même cas de figure, se trouvent au niveau de la justice, laquelle a été saisie par l’administration. Signalons que 47 lots de terrain n’ont pas été payés par leurs acquéreurs, 63 sont demeurés en l’état initial, et 8 autres occupés et non exploités. Tous ces cas s’inscrivent en porte-à-faux avec les textes

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mercredi dernier, à l’occasion d’une journée d’études pour débattre de la situation de l'état civil et de ses rapports avec les administrés. L’objectif de cette rencontre est de présenter un diagnostic de l’état civil, mémoire de la société, dans la perspective d’améliorer sa gestion et mieux servir le citoyen, et par là même, lutter contre les tracasseries et la bureaucratie. Le mérite de cette journée d’étude, organisée par la cour et le parquet, en coordination avec la direction de la réglementation et des affaires générales, réside dans le constat sans complaisance de la situation de l’état civil. En effet, il a été révélé que des exemplaires de certains registres (naissance, décès et mariage) n'ont pas été réceptionnés, à ce jour, par des structures judiciaires, alors qu’ils devraient être transmis par certaines communes. La cause résulte, explique-t-on, des retards enregistrés au niveau de celles-ci dans l'institution de l'état civil en vertu des dispositions du décret 307/66 du 14 octobre 1966. Certains officiers de l’état civil ne transmettent pas les mentions marginales ou autres indications en cas de mariage, divorce et décès devant être mentionnées sur les documents officiels. Le renouvellement d'anciens registres s'avère, dans certains cas difficile à cause de leur détérioration très avancée (pages déchirées ou disparues, écritures illisibles, etc.) Il a été constaté aussi dans des exemplaires d'un même registre, des erreurs d'écriture de noms et prénoms, engendrant ainsi des problèmes relatifs, notamment, à la délivrance du certificat de nationalité, non mentionné sur l'extrait de naissance, contrairement à certains pays tels le Danemark et la Tunisie. Les participants (P/APC, officiers d'état civil et magistrats), intervenant lors du débat, ont plaidé pour la modernisation de la gestion de ce secteur qu’ils ont qualifié de «sensible». Cela est possible grâce au recours à l'outil informatique, au micro-filmage des registres ainsi qu’à la formation du personnel en charge de ce service afin d’éviter les erreurs d'enregistrement et assurer une bonne tenue de l'état civil. T. G.

137 MDA dégagés pour l’acquisition d’assiettes foncières

régissant l’attribution ou l’affectation de terrains d’assiette dans le cadre de l’investissement. La nécessité d’une plus grande disponibilité du foncier industriel a incité, par ailleurs, l’administration à chercher d’autres solutions à même de satisfaire les besoins des investisseurs potentiels. C’est ainsi qu’il a été créé une zone d’activités commerciales (ZAC) au niveau de la cité Seybouse à l’est de la ville de Annaba. D’une superficie de près de 6 ha, cette zone a fait l’objet d’une cession par le biais de la commission

Tewfiq G.

FLN: Eviter la mauvaise gestion e parti FLN a organisé jeudi dernier un séminaire régional auquel ont participé trois Mouhafadha contestées, celles de Annaba, Skikda et El Tarf, sous la présidence de deux membres de l’instance exécutive nationale du parti. Ainsi, l’ex-parti unique veut-il rompre avec les méthodes archaïques, prévalant jusqu’ici en son sein, laissant ses élus livrés à eux-mêmes et naviguer à vue, pour finalement récolter une désapprobation générale de la population en fin de mandat. La formation des élus à la gestion des affaires publiques semble donc être un besoin plus que prioritaire du vieux parti, lequel entend développer une culture juridique. «Il faut doter les élus d’outils et d’instruments de travail à même de les aider à accomplir leurs missions et de réaliser des

ment et de régulation foncière (Capiref). Une autre étude analogue est en cours de réalisation et concerne l’aménagement de l’entrée ouest de la ville de Annaba sur une superficie de près de 160 ha. Toutes ces projections et réalisations permettront, sans aucun doute, un début de prise en charge de la demande foncière, sans compter les possibilités existantes en matière de délocalisation de certains sites à l’intérieur et autour de la ville, pouvant accueillir des projets d’habitat et d’équipements collectifs. T. G.

NOUVELLE CARTE SANITAIRE

LE FAIT DU JOUR

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technique de la wilaya au profit de l’entreprise Urban, laquelle a été chargée de son aménagement. Dans le même cadre, il a été procédé à l’extension de la zone industrielle (ZI) de Berrahal sur une superficie de 23 ha. En outre, 2 études d’aménagement et d’urbanisme ont été élaborées depuis fin 2007, ciblant les entrées est de la ville de Annaba sur une superficie de plus de 178 ha. Deux zones d’activités commerciales y seront créées sous l’égide du comité d’assistance, de localisation et de promotion de l’investisse-

prestations à la mesure des aspirations de l’électorat», ont martelé les encadreurs de ce séminaire régional, qui a vu la présentation d’un exposé consacré à l’élaboration et à la gestion d’un budget communal, ainsi qu’à la confection des programmes communaux de développement (PCD), ceux sectoriels non centralisés (PSNC) et leur suivi. «L’argent existe, mais il faut qu’il soit utilisé à bon escient et à l’endroit qu’il faut pour mieux prendre en charge les préoccupations des populations», a-t-on soutenu. Ce message sera-t-il entendu par les élus du FLN, notamment ceux de la wilaya de Annaba, connus pour leur mauvaise gestion et la dilapidation des deniers publics, dont une bonne partie d’entre eux est poursuivie en justice?

LÉGÈRE MODIFICATION découpage sanitaire, Lnier,emisetnouveau en application en janvier derqui a suscité moult interrogations et réactions de la part d’une certaine partie de professionnels de la corporation, a été légèrement modifié. Le décret exécutif n° 07-140 du 19 mai 2007 portant création, organisation et fonctionnement des établissements publics hospitaliers (EPH) et des établissements publics de santé de proximité (EPSP) a permis la concrétisation, selon le secrétaire général de la direction de la santé de la wilaya de Annaba, de la séparation entre le préventif et le curatif. Cependant, la mise en application de ce découpage a généré certaines difficultés, notamment en ce qui concerne le dernier type d’établissements, à savoir la répartition de la commune d’El Bouni entre l’EPSP d’El Hadjar et celui de Annaba, ainsi que le rattachement de la commune d’El Eulma à l’EPSP de Berrahal. Or, on vient d’apprendre que ces deux mesures ont fait l’objet de modifications, ce qui donne lieu au rattachement de toutes les structures de santé de la commune d’El Bouni à l’EPSP de Annaba, ainsi que ceux d’El Eulma à l’EPSP d’El Hadjar. Toujours selon le secrétaire géné-

ral de la santé de la wilaya, une proposition a été faite au ministère de la santé pour que la commune d’El Bouni, de par son importante densité démographique et sa grande superficie (l’une des plus grandes à l’échelle nationale), devienne le 4e EPSP de Annaba. A. G.

Ce décret a permis à la wilaya de Annaba l’élaboration de la carte suivante : n Centre hospitalo-universitaire (CHU) sans changement. n Etablissements hospitaliers spécialisés (EHS) au nombre de 3 (El Razi, El Bouni, Seraïdi) sans changement. n Etablissements publics hospitaliers (EPH) au nombre de 3 (Chétaïbi, Aïn Berda, El Hadjar) avec 120 lits en cours de réalisation. n Etablissements publics de santé de proximité (EPSP) au nombre de 3 (Annaba, El Hadjar, Berrahal).

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RÉGION OUEST

EL-BAYADH Outrage à magistrats Poursuivi pour deux délits de vol et agression, K.K., âgé de 20 ans, comparaissait mardi dernier devant le tribunal d’El-Abiodh-Sidi-Cheikh. Au prononcé de la condamnation à 6 mois de prison ferme, l’inculpé provoquera un esclandre à l’intérieur de la salle d’audience en outrageant ses juges et en lançant des invectives sur le compte des tiers constitués à sa charge, leur promettant des représailles sitôt sa peine purgée. Puis, il faussera compagnie à ses gardes et détalera hors de cette enceinte pour emprunter le dédale de ruelles qui traversent la localité. Lancée à sa poursuite, la police l’acculera dans une voie. Il escalade un pylône pour ensuite menacer de se suicider en se précipitant dans le vide. Les efforts, pour calmer le forcené et l’amener à quitter son perchoir, resteront vains avant que des membres de sa famille ne soient appelés à la rescousse. Maîtrisé, il sera par la suite conduit dans sa cellule où il devra méditer de possibles circonstances aggravantes qui prolongeront sa mise à l’ombre. Mokadem S.

Commémoration du centenaire de Cheikh Bouâmama

Le barrage de Oued Fodda à sec

enu mercredi dernier pour commémorer le centenaire du valeureux Cheikh Bouâmama (1833-1908), le ministre des Anciens Moudjahidine, Mohamed Chérif Abbes, accompagné de M. Saïd Abadou, secrétaire général de l’ONM, a visité la petite commune de Djeniene Bourezg. Une localité située dans la daïra de Moghrar, considérée comme «Oum El Manatek» de la wilaya V et haut lieu de la résistance. Un lieu de mémoire et d’histoire où foisonnent tant de faits révolutionnaires. A Aïn Ouarka, le ministre a inauguré une station thermale avec ses 24 bungalows destinés exclusivement aux anciens moudjahidine. La deuxième journée a été consacrée à une série de conférences, notamment à une communication de l'anthropologue Tayebi Mohamed (université d'Oran). Des thèmes ayant trait à la biographie de Cheikh Bouâmama dont le principal volet était destiné à sa longue résistance face à l'armée de l'occupation. Sur la question des faux moudjahidine, le ministre a déclaré que les enquêtes se poursuivent toujours avant d’ajouter : «les usurpateurs auront à se justifier de leurs actes et devront rembourser au trésor public tout ce qu'ils ont ravi». À l'issue de ce bref entretien, notre interlocuteur nous confirme par ailleurs que les pensions des handicapés, en l’occurrence ceux mutilés par les mines antipersonnelles semées pendant l'ère coloniale, seront revalorisées avec un effet rétroactif depuis janvier 2008. D. Smaili

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l La sécheresse persistante n’a fait qu’aggraver l’état de cet ouvrage qui souffre également de l’envasement et de faibles apports pluviométriques. a situation n’est guère reluisante au niveau du barrage de Oued Fodda, qui irrigue plus de 5 400 hectares de la plaine du Cheliff. Son niveau a baissé dangereusement, au point d’atteindre le volume mort qui ne dépasse guère les 6 millions de mètres cubes. Une quantité qui s’avère extrêmement insignifiante eu égard à sa capacité globale de stockage qui est estimée à 225 millions de m3. La sécheresse persistante n’a fait qu’aggraver l’état de cet ouvrage qui souffre également de l’envasement et de faibles apports pluviométriques. En fait, cette situation

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ne date pas d’aujourd’hui puisque le volume emmagasiné, bon an mal an, n’a jamais dépassé les 10 millions de m3. Les services agricoles, tout comme les fellahs, tirent déjà la sonnette d’alarme sur le sinistre qui menace l’agriculture.

L’AGRICULTURE DANS LE ROUGE Le danger plane surtout sur l’arboriculture, notamment son fort potentiel d’agrumes qui a besoin de plusieurs séances d’irrigation en été, particulièrement durant la période allant de mai à septembre. Cela réclame des so-

lutions d’urgence pour faire face au danger qui guette les arbres fruitiers dans la région. Tout aussi concerné par le problème, l’office de l’irrigation a préconisé, de son côté, des transferts d’eau à partir du barrage de Tissemsilt, situé en amont de celui de Oued Fodda. La demande est, nous diton, à l’étude au niveau du ministère des Ressources en eau. Le second barrage que compte la wilaya est, quant à lui, réservé à l’alimentation en eau potable de plusieurs communes, avec une disponibilité de 31 millions de m3. A.Yechkour

TIARET

El Hadi Khaldi en visite ccompagné de l'ambassadeur du Japon en ALgérie, Kunio Shimizu, El Hadi Khaldi, ministre de l'Enseignement et de la Formation Professionnelle, a effectué hier une visite à Tiaret, la deuxième du genre en moins de 10 jours, pour parachever la mise en place d'un dispositif destiné aux jeunes diplômés. Visite déjà ponctuée par celle du directeur général de l'ANGEM, M.Benachenhou, et la tenue

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d'une rencontre entre responsables de banques et responsables locaux pour tenter de trouver une issue favorable à l'opération financement de 100 projets pour les jeunes. L'opération a valu la mise à disposition des jeunes, des locaux fraîchement réalisés au centre-ville. Le ministre a en outre présidé l'ouverture des 3èmes olympiades tenues dans l'esplanade du Régina. A. Khalid

MASCARA

La zaouïa de Sidi Mahieddine rouvre ses portes

MOSTAGANEM

Le consul de France au vernissage d’une exposition our sa toute première visite dans la circonscription consulaire de tout l’Ouest algérien, le consul général de France à Oran aura choisi Mostaganem. Il est venu accompagné de proches collaborateurs ainsi que de Louis Rémy, le directeur du CCF d’Oran, un centre qui est co-organisateur, avec l’école régionale des beauxarts de Mostaganem, d’une exposition d’œuvres. René Levaray et ses accompagnateurs se rendront au vernissage de l’exposition. Le consul s’arrêtera particulièrement devant les tableaux de néo-miniature réalisés par des élèves. Le diplomate et la délégation

a zaouïa «Sidi Mahieddine» (le père de l’Émir Abdelkader), Llomètres située dans la commune d’El-Guittena, à une trentaine de kide Mascara, a été rouverte dans une ambiance populaire, avec au menu une grande waâda marquée par la présence de plusieurs choyoukh et oulémas. Cette importante zaouïa pour les habitants de la wilaya a été réhabilitée et dotée d’une école coranique. L’opération a nécessité plus de 40 millions de dinars. A. Souag

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SIDI ALI BENZEMRA (TLEMCEN)

se rendront par la suite au Petit Théâtre de la Salamandre, à la rencontre de la troupe «El Moudja». Une autre halte culturelle à la veille de la

prochaine démolition de ce lieu mythique où, le 20 août 1995, le monumental Sirat Boumediène tira son ultime révérence. Yacine Alim

ADRAR

Séminaire sur le manuscrit e 1er séminaire sur le manuscrit, auquel, outre les chercheurs algériens, ont pris part leurs homologues venus d’Egypte, des Emiras arabes, de la Jordanie , de Libye, du Maroc, du Sultanat d’Oman et de la Turquie , s’est terminé ce mercredi. Des conférences ont traité du sujet de l’ancien livre et des bibliothèques traditionnelles que sont les Khisanates. Des propositions ont émergé: la mise du manuscrit sur

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support numérique, compenser les déperditions en matière de manuscrit, répertorier, entretenir et donner des aides financières à leurs propriétaires, créer une liaison entre les bibliothèques internationales possédant des manuscrits algériens et arabes dans le but de les répertorier et les copier et créer une bibliothèque électronique unifiée des pays du monde arabe. A.A.

Emouvantes retrouvailles étaient tous là, ou presque, jeudi, à Sidi Ali Benzemra, un Iquelsvillage que la nature a doté d’une splendeur inégalable mais les pouvoirs publics ont complètement délaissé. Les enfants du bled, des cadres, des intellectuels vivant à Paris, Marseille, Oran, Aïn Témouchent, Tlemcen et Maghnia (qui ne s’étaient pas vus depuis vingt, trente ans…) sont retournés au bercail avanthier. L’événement était de taille : celui qui était l’instituteur, l’infirmier, le facteur, le transporteur, le sage, M. Jean Claude, était là, après 25 ans d’absence. Tous sont revenus lui rendre hommage, lui dire merci pour tout ce qu’il a fait pour leur bourgade, depuis son installation en 1958. Humble, Jean Claude, 72 ans mais toujours fougueux, répondait à toutes les sollicitations. «Ne m’appelez pas monsieur, moi, je vous appelais Mohamed, Mustapha, Ahmed, Abdallah… J’en ai plus reçu de ce village que j’en ai donné…». Sidi Ali Benzemra est sorti de sa torpeur ce jeudi. Même les enfants, qui ne connaissaient pas l’homme, avaient mis leurs vêtements de l’Aïd. C’était une fête modeste mais sincère. Plus de deux cents personnes tenaient à se partager des souvenirs, leurs souvenirs d’enfance. Le couscous était succulent et le son de la ghaïta et du gallal égayait davantage l’atmosphère d’une bourgade meurtrie et revigorée un temps seulement par la présence de ses enfants prodiges. C. Berriah

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En marge de l’ouverture du premier salon de l’automobile à Béchar, qui se déroule actuellement dans les exgaleries de Debdaba, du 21 avril au 3 mai, la marque de véhicule Toyota s’installe dans la capitale du Sud-ouest. Elle a inauguré, hier, son siège social dans le quartier de Débdaba et le représentant de la vente pour le Sud-ouest de la firme annonce comme premières conséquences sociales l’embauche de 15 personnes dans des emplois permanents. Optimiste, il indique aussi que la firme, qui distribue trois marques Toyota, Hino et Daïhatsu, va agrandir dans quelques mois son réseau de grand projet à d’autres services, à savoir l’après-vente et la maintenance. Le projet, indiquera t-il, va pouvoir générer le recrutement envisagé de 45 personnes. Les techniciens de la firme, destinés à servir Toyota Algérie, subissent une formation préalable sanctionnée par un diplôme reconnu. Deux ans et 100 000 kilomètres sont les garanties prévues et accordées après l’acquisition du véhicule. Le client doit néanmoins disposer d’un revenu mensuel de 25 000 DA, incluant un apport initial de 20% du coût du véhicule. M. Nadjah

NAÂMA

CHLEF

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BÉCHAR Toyota s’implante et recrute

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KABYLIE INFO TIMEZRIT

GARE ROUTIÈRE DE BOUIRA

PROTESTATION À IDERAKEN

Gestion défaillante a gare routière de Bouira, par où transitent quotidiennement des milliers de voyageurs, usagers de bus et de taxis, en provenance des wilayas de l’est et du sud du pays en partance vers Alger, se trouve dans un état des plus chaotiques, en raison du peu de moyens financiers et humains alloués à sa gestion. Encombrement, insalubrité, anarchie, telle est la situation à laquelle sont confrontés usagers et transporteurs depuis quelques années. Censée être la vitrine d’une ville reliant la capitale Alger à l’est du pays, la gare routière offre une image peu reluisante aux voyageurs qui y transitent. Ces derniers ne trouvent pas toutes les commodités nécessaires. Les services chargés de la gestion de cette gare n’ont pas en réalité su tirer profit de sa position géographique. Si des efforts de modernisation avaient été entrepris, l’infrastructure aurait pu générer d’énormes profits. Mais au contraire, l’infrastructure, qui est restée à l’état où elle était il y a quelques années, s’est davantage détériorée. Au niveau de la gare, dès les premières heures de la matinée, les premiers bus commencent à arriver, à leur bord des dizaines de passagers, suivis par un important flux de voyageurs, commencent alors l’anarchie et la confusion. La foule, qui attend sur le trottoir sous le froid glacial qui caractérise la ville, assiste alors à un spectacle où se mêlent cris stridents de receveurs, va-et-vient des gosses vendeurs de journaux et injonctions des agents chargés de réguler le trafic, souvent débordés. Avec un effectif réduit, les deux ou trois agents affectés sur les lieux n’arrivent pas à gérer la situation, laquelle finit parfois sur des disputes entre receveurs et transporteurs sur des questions d’horaires. A cette heure matinale, si vous êtes passager et vous avez une envie de satisfaire un besoin naturel, il ne faut surtout pas chercher les toilettes publiques qui ne sont pas ouvertes à ce moment de la journée. Soit vous prenez votre mal en patience en attendant l’arrivée à destina-

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Dès l’arrivée des bus, l’anarchie commence

tion ou bien choisir un coin sombre. De ce fait, les lieux où se dégagent des odeurs nauséabondes insupportables se sont transformés en un véritable WC à ciel ouvert. Après la fièvre du matin, le trafic et la circulation s’intensifie peu à peu, et la situation se complique davantage avec l’arrivée des dizaines de bus et l’apparition des jeunes commerçants. Les rares espaces qui restent sont très vite pris d’assaut par des jeunes qui étalent toute sortes de produits (cigarettes, cacahouètes, confiseries). Au milieu, le voyageur, non habitué des lieux aura du mal à trouver la destination. Le manque, l’absence parfois de plaques visibles, indiquant les différentes destinations, laissent les usagers des transports perplexes. On raconte qu’un jour, une jeune fille mal informée ou pas du tout informée, voulant se rendre à Alger, était montée dans,

un bus à destination de Béjaïa. Ce n’est qu’après plusieurs kilomètres qu’elle s’est rendue compte qu’elle s’était trompée de bus. Ce n’est pas une anecdote, mais un épisode qui s’est réellement produit, renseignant parfaitement sur l’anarchie qui règne en maîtresse au niveau de cette gare. A cela s’ajoute l’insalubrité qui caractérise les lieux. En effet, que ce soit sur les quais, à la périphérie de la gare ou bien à l’intérieur de la bâtisse abritant quelques commerces, notamment des restaurants, les saletés, les détritus et les odeurs nauséabondes sont partout, offrant ainsi aux passants comme aux usagers un spectacle des plus désolants. Enfin la gare routière devrait être modernisée et ce, afin qu’elle puisse garantir aux voyageurs de bien meilleures conditions de prise en charge. Assalas M.

IGHIL BDOUMOUREN

La population a soif a population de la grande localité d’Ighil Bdoumouren, implantée à 6 km au sud du chef-lieu de la commune d’Ath Laâziz, n’en finit pas de souffrir, de manière récurrente, de pénuries d’eau. La réalisation d’un autre réservoir d’eau d’une capacité de 100 m3 a été octroyée par les pouvoirs publics pour un montant de plus de 3 millions de dinars. En effet, cela fait belle lurette que les villages et bourgs d’ighil Bdoumouren, endurent le manque de ce liquide vital, les robinets restant désespérément secs, nous a-t-on précisé. Il convient de souligner que ladite région a bénéficié d’un réseau d’alimentation en eau potable, mais cette dernière coule timidement dans les robinets. Ledit réseau a été réalisé, il y a quelques années, et la canalisation en question traverse l’ensemble des villages, à savoir, Idjmaâthen, Ihgachamen et les petits bourgs, tel Iboussatathen. Les habitants, quelque 4000 âmes vivent un calvaire : «Aucune

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goutte d’eau n’a coulé de nos robinets depuis plus de vingt jours, souvent l’eau arrive une seule fois par mois et juste pour quelques minutes», nous dira un citoyen. Il est à souligner qu’un réservoir à été réalisé pour approvisionner ladite localité mais à ce jour, ce précieux liquide se fait toujours désirer. Pour atténuer ce manque, les autorités locales alimentent, selon les dires de notre interlocuteur, la population par des camionsciternes et renforcent ledit réservoir ; mais toujours selon les citoyens l’eau continue toutefois de manquer. La population d’Ighil Bdoumouren continue de s’approvisionner des quelques fontaines, comme Thala El Merdj, ou alors grâce à des puits appartenant à des privés. Par ailleurs, ce projet n’est toujours pas concrétisé sur terrain. La situation à Ighil Bdoumouren est désolante, il reste aux responsables locaux de conjuguer leurs efforts pour résoudre cet épineux problème. Amar Fedjkhi

DERNIÈRE IBOURASSEN, UN VILLAGE ENCLAVÉ Implanté sur les hauteurs d’Ath Laâziz, le village d’Ibourassen, qui regroupe une centaine de familles, occupe des habitations précaires et vit dans l’anonymat total. En effet, ce hameau, selon les citoyens du village, ne dispose

ni d’un réseau d’assainissement— ce qui risque d’engendrer des épidémie— ni d’alimentation en eau potable, ce qui contraint ces habitants à aller à Insar pour s’en procurer. L’éclairage public est également absent ce qui les met dans une situation d’insécurité. Il n’existe pas non plus de

routes au sens propre du terme qui favoriseraient le désenclavement. Les citoyens affirment que leur village est le seul de la région qui n’a pas bénéficié des projets de développement. Ils interpellent les pouvoirs publics pour que leur village ne soit pas marginalisé plus longtemps.

es citoyens du village Ideraken, dans la commune de Timezrit, ont fermé, dans la journée de dimanche dernier, l’axe routier reliant les localités de Timezrit, Semaoune et Ath Djellil. Une action de protestation qui a bloqué toute la circulation routière pendant plus de cinq heures, appuyée par une grève générale ayant paralysé l’activité commerciale et les établissements scolaires. Une délégation des protestataires a été reçue par le chef de daïra et les élus de l’APC pour transmettre de vive voix les revendications de la population. Celles-ci, comme porté sur un affichage public, se résument à la réalisation du projet alloué au revêtement des routes desservant le village, le renforcement de la sécurité et l’amélioration de l’entretien de la cité. «La situation dans notre village se dégrade. L’état des routes est lamentable et certaines sont devenues impraticables. Des terrains destinés aux espaces verts et aux aires de jeux ne sont pas exploités, quand ils ne sont pas simplement ”annexés” par des constructions anarchiques», se désole un habitant. L’autre hantise des citoyens est la prolifération de certains fléaux. «Des habitants ont fait l’objet de vols à maintes reprises. Dernièrement, deux moteurs d’engins ont été volés, de nuit, dans un chantier en plein centre du village», illustre encore notre interlocuteur. Contacté à ce sujet, le vice-président de l’APC, M. Mâafa, explique que l’aménagement des routes au niveau du village Iderraken est confié par la DUC (Direction de l’urbanisme et de la construction) à une entreprise de réalisation. «Nous attendons toujours l’annonce du début des travaux, car nous avons, pour notre part, à entamer quelques travaux de préparation au revêtement. Sinon, concernant la multiplication des actes de vol, nous avons, en tant qu’assemblée, sollicité qui de droit pour le renforcement de la sécurité dans la localité», soutient notre interlocuteur. B. K.

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l L’état de la gare se dégrade de jour en jour l L’insalubrité gagne les lieux.

BENI DJELLIL

LE CW22 ATTEND SA RÉHABILITATION a situation du CW22 est un casse-tête pour l’éxecutif comLchemin munal de Beni Djellil. Derrière ce matricule se cache un de wilaya qui donne des cauchemars, du fait de sa totale dégradation, à tous les routiers, automobilistes et autres usagers, notamment les transporteurs qui l’empruntent quotidiennement. Cet axe routier reliant la commune de Beni Djellil à la commune de Semaoun s’étale sur 24 km environ. Il est complètement crevassé puisque le bitume qui le recouvrait n’est plus qu’un lointain souvenir. Une enveloppe financière de 50 millions de dinars a été allouée à son aménagement au cours de l’année 2007, mais rien n’a été effectué pour répondre aux différentes doléances des usagers de ce chemin, particulièrement les transporteurs qui font leur travail avec difficultés et le risque de voir leurs véhicules endommagés. «Jusqu’à quand les autorités continueront-elles à faire la sourde oreille ?», se plaint un citoyen. «On a déjà sollicité le chef de daïra pour bien vouloir prendre cette préoccupation en considération», nous dit un élu communal. Cependant, le revêtement de ce tronçon ne semble pas être au programme. Khadidja Cheurfa

BOUKHELIFA

CHEMIN DE WILAYA IMPRATICABLE e chemin du wilaya reliant la commune de Boukhelifa à Llamentables celle de Tichy, sur plus de 17 km, est dans un état des plus et risque de devenir totalement impraticable si des travaux pour sa remise en l’état ne sont pas entrepris. Pour les transporteurs desservant la région, l’état auquel est voué ce tronçon routier est dû à la non-prise en charge de son revêtement par les services concernés. «C’est inconcevable qu’un tel chemin, qui dessert une commune de plus de 12 000 âmes, ne soit pas pris en charge. Les derniers et seuls travaux qu’elle a subis datent du milieu des années 80», nous dit l’un de ces transporteurs. Le manque de transport au niveau de la région est la répercussion de l’état de délabrement de la route qui a dissuadé plus à un à investir dans ce créneau. D’ailleurs, pour protester contre l’absence de réfection de ce chemin, indispensable pour le désenclavement de la commune, les transporteurs assurant cette ligne ont recouru, au début de l’année en cours, à une grève avant que les autorités locales ne leur promettent de prendre en charge leurs doléances. Ce qui n’a pas été fait à ce jour, selon un des transporteurs. Akli Malek

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I N T E R N AT I O N A L E TIÉBILÉ DRAMÉ. Chef de l’opposition malienne

«Les Maliens souhaitent la reprise rapide de la médiation algérienne» Président du Front pour la démocratie et République (FDR), qui regroupe les partis politiques de l'opposition malienne, Tiébilé Dramé est également à la tête du Parti pour la renaissance nationale (PARENA). Ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement de transition, plusieurs fois candidat aux élections présidentielles de son pays (2002 et 2007), ancien ministre chargé du Développement des zones arides et semi-arides dans le gouvernement du président Alpha Omar Konaré ; mais aussi ancien député, Tiébilé Dramé s'exprime, pour la première fois dans la presse algérienne, sur la question de la rébellion targuie malienne dans cet entretien qu'il nous a accordé. Ici, son appréciation sur les derniers évènements qui continuent de secouer son pays, le Mali où le conflit entre gouvernement et rébellion s’aggrave. Propos recueillis par Naïma Chekchak Depuis que la rébellion targuie a repris voilà une année dans votre pays, comment l'opposition malienne appréhende-t-elle cette nouvelle rébellion ? Nous avons déploré la reprise des hostilités dans le nord de notre pays, le 23 mai 2006, et avons souhaité que des négociations fussent engagées très vite pour circonscrire les événements d'alors. C'est dans ce sens que nous avons salué l'Accord d'Alger de juillet 2006. Car voyez-vous, le Mali n'a que faire d'un conflit armé quelle qu'en soit l'intensité. Nous privilégions la résolution des différends et des conflits par la voie du dialogue qui est celle de la démocratie. Pour l'opposition comme pour les autres acteurs de la scène publique, le Mali est «un», et nous devons être en mesure de résoudre nos contradictions pour nous concentrer sur les seuls

combats qui vaillent : sortir notre pays de la misère et de la précarité, assurer à nos enfants un avenir fait de quiétude et de satisfaction de leurs besoins vitaux. L'assassinat, le 11 avril dernier, des deux cadres targuis a contribué à précipiter les évènements liés à la rébellion, au point où les populations targuies se sont mises à fuir leur région... Votre appréciation sur la tournure qu'ont pris ces évènements... Il me semble qu'il n'y a pas une seule personne sensée au Mali qui approuve ce qui s'est passé le 11 avril. C'est une exécution extra-judiciaire condamnable à tous égards. Je crois savoir que les autorités ont mis en place une enquête pour connaître les circonstances précises et les auteurs de cet acte inqualifiable. C'est un développement malheureux qui complique les choses. Mais il faut calmer le jeu, reprendre les discussions afin d'instaurer une paix durable, précisément pour éviter la réédition de drames comme celui

du 11 avril ou les morts épouvantables consécutives à l'explosion de mines anti-personnel, toutes choses répréhensibles au regard de la morale et du droit. L'abandon par les cadres targuis (de l'ancienne Alliance du 23 mai, ainsi que d'autres) de leurs postes, civils ou militaires, pour rejoindre l'Alliance targuie Nord-Mali pour le changement d'Ibrahim Ag Bahanga, n'est-il pas un coup fatal porté aux autorités maliennes ? Les faits dont vous parlez sont regrettables, mais j'espère qu'ils ne marqueront pas un coup fatal pour le processus de dialogue et de paix. Mon point de vue est qu'il y a urgence à renouer le dialogue pour dissiper les malentendus, restaurer la confiance et parvenir à la paix. Depuis quatre ou cinq mois,la presse malienne tient des propos très désobligeants envers l'Algérie,l'accusant de tous les maux quant à la question de la rébellion targuie. N'est-ce pas là un désaveu du rôle de médiateur de l'Algérie? D'abord, ce n'est pas toute la presse malienne. Ensuite la presse qui critique l'Algérie exprime une opinion particulière. Au sujet du rôle de l'Algérie, d'autres opinions existent au Mali. Au PARENA (parti politique présidé par Tiébilé Dramé, ndlr), notre avis est que l'Algérie et le Mali sont condamnés à consolider leurs relations et qu'ils ont un intérêt mutuel à la stabilisation de notre espace commun : la zone sahélo-saharienne. Aujourd'hui comme hier, l'Algérie joue un rôle positif au nord du Mali. Le président Abdelaziz Bouteflika connaît très bien le Mali et les Maliens. Cela est une chance pour les relations algéro-maliennes. Il faut saisir l'occasion pour que les jeunes, les femmes, les universitaires, les hommes politiques, les hommes d'affaires et les journalistes des deux pays fassent davantage connaissance. Algériens et Maliens doivent se rencontrer plus souvent, mieux se connaître et se

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EX C L U S I F

convaincre qu'ils ont un destin lié qui va au-delà des impératifs de sécurité. Par ailleurs, les Maliens souhaitent la reprise rapide de la médiation algérienne. Il n'y a pas de désaveu de l'Algérie au Mali. Bien au contraire. L'Algérie a accumulé un grand capital d'expérience dans la gestion du dossier du Nord ; cette expérience nous est utile pour sortir de l'impasse actuelle. Nous, nous faisons partie des Maliens qui sont reconnaissants vis-à-vis de l'Algérie et qui rendent hommage à l'action de votre pays chez nous. Comment imaginez-vous la suite des évènements et quelle est la solution à la crise d'après vous ? Le Mali a été confronté pour la première fois à une crise au nord dans les années 1960. Nos différents gouvernements ont tenté d'y apporter leur réponse. Au fil du temps, notamment depuis la révolution démocratique de mars 1991, un consensus s'est imposé : il faut gérer cette question par la négociation et le dialogue. La solution démocratique est la seule solution durable. Il faut regarder le problème du Nord en face et y rechercher des solutions à long terme. Le PARENA préconise pour le Nord une grande politique d'unité, de cohésion et d'intégration nationales. Dans ce cadre, nous pensons qu'il faut une cellule stratégique, une sorte de conseil national de sécurité qui anticipe, prévient et gère. En outre, un grand ministère chargé du Développement des régions sahéliennes et sahariennes est nécessaire pour impulser un développement harmonieux et durable des contrées du nord-est et du nord-ouest. La crise du Nord s'est compliquée avec le temps. D'inspiration identitaire ou souverainiste à l'origine, elle a peu à peu pris des nouvelles dimensions inquiétantes qui fragilisent tout notre espace. Notre point de vue est qu'il y a urgence à agir, et à aller vers la paix sans N. C. laquelle rien n'est possible.

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I N T E R N AT I O N A L E LES PALESTINIENS FACE À UNE TERRIBLE CATASTROPHE HUMANITAIRE

Ghaza De notre correspondant e mouvement islamiste Hamas, ayant acquis une grosse majorité aux dernières élections législatives palestiniennes grâce à des slogans appelant au changement et à la lutte armée (el djihad) contre l'occupant sioniste, vient de déclarer qu'il était prêt, dans un premier temps, à une trêve de 6 mois dans la seule bande de Ghaza qui sera par la suite étendue à la cisjordanie. «Le mouvement a trouvé un accord sur une trêve dans la bande de Ghaza (...) pour une durée de six mois, période pendant laquelle l'Egypte s'efforcera de travailler à l'extension de la mesure à la Cisjordanie», a déclaré Mahmoud Ezahar, l'un des hommes les plus influents du mouvement islamiste, à l'issue de négociations, au Caire, avec Omar Soleimane, chef des renseignements égyptiens, lisant un communiqué rédigé par le Hamas. Le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Ghaza depuis le mois de juin 2007, après un coup de force contre les institutions militaires et civiles de l'Autorité palestinienne, mais dont certains dirigeants vivent en Cisjordanie occupée, insistait précédemment pour qu'une trêve s'applique simultanément dans les deux territoires. Les seules exigences du mouvement sont l'arrêt par Israël du blocus imposé à la bande de Ghaza, l'ouvertu-

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re de tous les terminaux frontaliers et l'arrêt des opérations militaires israéliennes dans ce territoire minuscule, enclavé entre la mer Méditerranée, Israël et l'Egypte. Le gouvernement israélien a estimé hier que la proposition de trêve de six mois du Hamas à Ghaza, puis en Cisjordanie, n'était pas «sérieuse du tout». Il a accusé le Hamas de vouloir utiliser cette période d'accalmie pour mieux se réarmer. Le moins que l'on puisse dire est que c'est peu de choses pour un mouvement qui exigeait, il y a peu de temps, la libération de l'ensemble de la Palestine historique. Le président palestinien, qui ne cesse de réclamer un Etat indépendant, viable sur l'ensemble des terres palestiniennes occupée en 1967 avec la ville sainted'El Qods comme capitale et un règlement juste, selon les conventions internationales, de la question des réfugiés, a toujours été accusé par ce mouvement d'être un collabo au service des Israéliens. Se sont-ils enfin rendu compte de la justesse de la vision de M. Abbas qui a déclaré à maintes reprises que les roquettes artisanales tirées contre le territoire de l'Etat hébreu à partir de Ghaza sont dénuées de tout bénéfice et n'aident nullement le peuple à recouvrer ses droits. En effet, ces tirs de roquettes, des milliers, n'ont entraîné que de faibles dégâts matériels et humains du côté israélien mais, par contre, ont été un prétexte à

Les Nations unies ont dû interrompre leurs aides aux Palestiniens

des incursions de l'armée israélienne dans plusieurs localités de la bande de Ghaza qui se sont soldées par le massacre de centaines de Palestiniens et des dégâts matériels énormes. En tous les cas, le président Abbas, qui n'a jamais changé de message ni de position vis-à-vis de

LIBYE : GHAZA PIRE QUE LES CAMPS DE CONCENTRATION

Lbye'ambassadeur adjoint de Lià l'ONU a af-

signe de protestation. Jeudi, M. Dabbashi a soulifirmé jeudi que la gné qu'il avait fait situation à Ghaza sa déclaration était «pire» que controversée la dans les camps de veille «en guise concentration nad'argument», pour zis, après avoir soutenir l'opinion créé un incident, la libyenne selon laveille au Conseil quelle le Conseil de sécurité, en faide sécurité se desant une comparaivait d'agir pour son similaire. Les mettre fin aux Occidentaux ont souffrances des réagi en quittant la Ibrahim Dabbashi, ambassadeur adjoint de la Libye à l'ONU Palestiniens à Ghasalle. «C'est plus za. «Si ces déclaraque ce qui s'est passé dans les camps de concen- tions ont bien été faites, elles reflètent un degré tration parce qu'il y a les bombardements, les d'ignorance historique et d'absence de sensibilité bombes chaque jour à Ghaza», a déclaré à la pres- morale qui est l'une des raisons en général pour se le diplomate, Ibrahim Dabbashi. «C'est pire», a lesquelles ce Conseil est incapable d'agir sur les affirmé M. Dabbashi, arguant qu'il n'y avait pas questions relatives au Proche-Orient et explide bombardements sur les camps de concentra- quent pourquoi la paix est si difficile à atteindre», tion nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. a rétorqué l'ambassadeur américain adjoint, AleMercredi, lors de consultations à huis clos au jandro Wolff. «Comparer la situation à Ghaza, Conseil de sécurité sur le Proche-Orient, avec toutes ses difficultés, à celle des camps de M. Dabbashi avait déjà comparé la situation à concentration de l'Allemagne nazie, c'est inexact Ghaza et celle des camps de concentration nazis. historiquement et c'est fondamentalement incomLes ambassadeurs des pays occidentaux (France, patible avec les efforts pour parvenir à la paix au Etats-Unis, Grande-Bretagne, Belgique, Italie, Proche-Orient», a-t-il dit à la presse qui l'interroCroatie, Costa Rica) avaient alors quitté la salle en geait sur les propos, jeudi, de son collègue libyen.

sa vision du règlement final de la question palestinienne, qui ne l'a jamais minimisée à l'ouverture d'un terminal ici et là, ni à une levée de blocus, poursuit la même mission en parlant le même langage dans la capitale américaine où il était mercredi et jeudi en visite officielle. «J'ai assuré au président Abbas qu'un Etat palestinien est une haute priorité pour moi et pour mon Administration, un Etat viable qui ne ressemble pas à un gruyère», a déclaré le président Bush à l'issue de leur entretien. Le mouvement islamiste Hamas, qui a gagné démocratiquement les élections législatives et qui se veut, non comme partenaire aux différentes factions palestiniennes, mais en remplacement d'elles, ne peut continuer sur la même voie. Par son putsch armé, il a entraîné une grande déchirure au niveau de la société palestinienne qui a besoin d'union comme jamais auparavant. Si l'avenir du peuple palestinien et sa cause juste lui importent, il doit œuvrer à remettre de nouveau sa main dans celle de ses frères. Il lui suffit tout simplement de revenir sur les résultats du coup de force. Sur le terrain, un militant des Saraya El Qods, la branche armée du Djihad islamique, l'autre mouvement radical palestinien, a tué deux Israéliens, près de Toulkarem, en Cisjordanie occupée. Le cycle de la violence est loin d'être terminé. Fares Chahine

e président américain, George W. Bush, a assuré jeudi rester confiant dans les chances d'un accord menant à la création d'un Etat palestinien, malgré le peu de progrès des discussions entre Israéliens et Palestiniens. A l'issue d'entretiens avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la Maison-Blanche, M. Bush a aussi assuré que la création d'un Etat palestinien restait une «haute priorité» de son gouvernement. Ces entretiens ont eu lieu à un moment où l'effort lancé en novembre sous les auspices de M. Bush pour un accord de paix avant fin 2008 piétine. Ils se sont aussi produits moins d'un mois avant une visite de M. Bush au ProcheOrient. M. Bush a indiqué qu'il rencontrerait à nouveau M. Abbas à cette occasion, mais sans préciser les circonstances, en dépit des interrogations sur les attentes à placer dans ce voyage et sur l'éventualité d'un sommet réunissant MM. Bush et Abbas et le Premier ministre israélien, Ehud Olmert. «J'ai confiance dans le fait que nous parviendrons à définir un Etat (palestinien). J'ai aussi confiance dans le fait que cela exigera de travailler dur», a dit M. Bush. M. Bush a ajouté avoir assuré à M. Abbas qu'un «Etat palestinien est une haute priorité, pour moi et pour mon Administration, un Etat viable, un Etat qui ne ressemble pas à un gruyère», mots faisant référence aux implantations israéliennes qui empêcheraient la continuité du territoire palestinien. M. Bush a dit qu'il se rendrait au Proche-Orient en mai pour aider l'effort de paix, face aux spéculations selon lesquelles il pourrait se contenter de participer à la célébration du 60e anniversaire de la création d'Israël. La Maison-Blanche a signifié que M. Bush participerait aussi à un forum économique pour le Proche-Orient à Charm EL Cheikh, en Egypte. M. Bush n'a pas dit si c'était à cette occasion qu'il verrait M. Abbas, ou dans d'autres circonstances, alors que les Palestiniens ont évoqué un sommet avec MM. Bush, Abbas, Olmert et le président égyptien Hosni Moubarak dans cette station balnéaire sur la mer Rouge. «Le motif réel de ce voyage, c'est d'aller au 60e anniversaire de la célébration de l’Etat d'Israël (...) Nous sommes toujours en train de finaliser le programme. Il n'est pas gravé dans le marbre», a dit la porte-parole de M. Bush, Dana Perino.

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l Le gouvernement israélien a estimé, hier, que la proposition de trêve de six mois du Hamas à Ghaza, puis en Cisjordanie, n'était pas «sérieuse du tout».

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'ONU a mis en garde vendredi contre les conséquences négatives de la pénurie dans la bande de Ghaza sur le processus de paix avec Israël, après l'interruption forcée de ses distributions de nourriture dans le territoire palestinien. «Quand les gens sont affamés, en colère, cela ne sert ni les intérêts de la paix ni les intérêts d'Israël en matière de sécurité», a déclaré à l'AFP Chris Gunness, un porte-parole de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). «Il y a un processus de paix en cours et cela ne le sert pas du tout», a-t-il ajouté. «Si cela se poursuit, il y aura des conséquences très négatives et profondes sur la vie et l'existence des Palestiniens à Ghaza qui dépendent énormément des aides de l'Unrwa», a confirmé à l'AFP Adnane Abou Hasna, le porte-parole de l'Agence à Ghaza. L'UNWRA a dû interrompre jeudi ses distributions de nourriture à 650 000 réfugiés dans la bande de Ghaza après l'épuisement de ses stocks de carburant. Des responsables de l'ONU ont dit être engagés dans des négociations avec Israël pour recevoir les quantités de carburant dont ils ont besoin pour pouvoir reprendre leur distribution d'aide. «Les contacts avec toutes les parties concernées et Israël se poursuivent afin que les livraisons de carburants à l'UNRWA dans la bande de Ghaza reprennent et que l'UNRWA puisse relancer ses distributions d'aide humanitaire et alimentaire à 650 000 réfugiés», a-t-il ajouté. «Jusqu'à présent, aucun carburant n'a été délivré. Nous ne savons pas du tout si cela sera fait», a précisé un responsable de l'ONU qui a requis l'anonymat. Israël a affirmé avoir essayé jeudi de fournir du carburant à l'Unrwa mais qu'une manifestation de Palestiniens avait empêché le passage des camionsciternes au terminal de Nahal Oz, à la frontière avec Israël. «Des dizaines de milliers de Palestiniens ont bloqué une des principales intersections menant au dépôt de carburant, empêchant l'accès du camion-citerne au dépôt et la fourniture d'essence», a déclaré jeudi à l'AFP le colonel Nir Press, qui dirige l'office de liaison israélien avec Ghaza. Nahal Oz, le seul point de passage pour les carburants entre la bande de Ghaza et Israël par lequel l'ONU reçoit ses approvisionnements d'essence, n'a été ouvert que de façon sporadique pour le transfert de fioul industriel depuis une attaque palestinienne le 9 avril.

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Mahmoud Abbas à la MaisonBlanche

Le Hamas propose une trêve contre l'arrêt du blocus

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L’ONU suspend ses aides

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SCIENCES ET TECHNIQUES C’EST NOUVEAU

n La Nasa envisage de construire sur la Lune des installations permettant à ses astronautes des séjours pour vivre sur la Lune, y travailler, construire des infrastructures et utiliser ses ressources, jusqu'à 6 mois, dans le cadre de son projet de retour sur le sol lunaire prévu autour de 2020. n Des chercheurs européens viennent d'identifier les principales raisons du doublement des teneurs en méthane entre -18 000 ans (dernier maximum glaciaire) et - 11 500 ans (période «chaude» actuelle). En cause, l'extension des zones humides continentales, tels les marécages en milieu boréal dont les émissions de méthane étaient quasiment nulles durant le maximum glaciaire.

Sur l’agenda l Les 29 et 30 avril, à Batna. Workshop international d'astronomie et d'astrophysique à l'université de Batna, en collaboration avec l'Ecole doctorale d'astrophysique de Mentouri, le Craag et CTS/Asal. Au programme : énergies astrophysiques, l'enseignement de l'astronomie, la coopération internationale… Voir sur www.aures 2008.110mb.com. Rens. au 033 86 89 75, astrophysics2008@gmail.com.

Ça nous intéresse ! Une machine de cinq mètres de haut, aspirant les particules et les gaz nocifs tout en recrachant de l'oxygène : Lima, la capitale du Pérou, possède un prototype de machine qui pourrait intéresser les villes fortement polluées. Cet appareil permet de purifier 200 000 m3 d'air par jour, ce qui équivaut à la respiration de 20 000 personnes. Quant au gaz carbonique, l'invention remplacerait 1200 arbres. Ce purificateur urbain traite aussi l'oxyde d'azote et l'oxyde sulfureux, retient les particules de carbone et de salpêtre, l'abestos des plaquettes de frein des voitures et jusqu'aux particules de caoutchouc provenant de l'usure des pneus. Pour faire plus conviviale, les créateurs de l'engin ont placé sur une des cheminées de sortie de l'air purifié, une sorte de gros tube en plastique souple pour que les gens puissent passer leur tête à l'intérieur et respirer le bon air pur renvoyé par la machine.

Quand la chimie découvrit la composition de l'eau l Pour les philosophes grecs, l'eau était un élément comme les autres, jusqu'à l'avènement de Lavoisier. l est difficile d'affirmer avec certitude à qui revient la découverte, du fait que l'eau n'est pas un de ces éléments, incréés et impérissables, qui répondent aux apparences et aux états de la matière : l'eau, la terre, le feu et l'air. Cette théorie qui traversa les siècles montra ses limites au XVIIIe siècle, lorsque les chimistes commençaient à identifier les constituants fondamentaux du monde physique. Les éléments chimiques venaient alors s'ajouter aux quatre basiques. A cette époque, on admettait déjà l'existence de plusieurs sortes de «terres» et on commençait à douter de la propriété élémentaire de l'«air», mais pas de celle de l'eau. La chimie des airs avait une théorie fondée sur l'existence du phlogistique, substance nommée par le chimiste et médecin allemand, Georg Ernst Stahl (1659 - 1734) : «Le phlogistique est du feu fixé dans la matière et qui s'en échappe lors des combustions.» Étymologiquement, phlogiston (flogiston) est un adjectif grec signifiant inflammable. Il fut employé la première fois par Aristote pour désigner une combustion accompagnée de flammes. Le phlogistique était censé expliquer le principe du feu. Il s'agissait, en quelque sorte, d'un ingrédient contenu dans tous les corps combustibles : c'est ce phlogistique qui se dégageait sous l'effet de la chaleur. Selon cette théorie, lorsque l'air était saturé en phlogistique, la combustion cessait, ce qui expliquait pourquoi une bougie allumée et enfermée dans un récipient clos finissait par s'éteindre. C'est à l'âge de la «chimie pneumatique», consacrée essentiellement à la compréhension de l'air, qu'on perça les secrets de la nature de l'eau. En effet, Henry Cavendish (1731-1814), à l'instar de ses contemporains, s'intéressait à l'air et à sa composition. En 1781, Il se lança dans une série d'expériences

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Le 4e Salon des professionnels de l'eau en Algérie se tiendra sur 19 au 22 mai au Palais des Expositions. Voir sur www.siee-pollutec.com/fr.

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n Un chercheur britannique a révélé que l'homme est probablement la seule espèce intelligente de l'univers. Les planètes du type de la Terre ont une période propice au développement de la vie trop courte pour envisager l'apparition d'une vie intelligente. Il appuie son discours sur un modèle de probabilité mathématique prenant en compte quelques étapes-clés dans le développement de la vie. Selon lui, il y avait moins de 0,01% de chances sur quatre milliards d'années que l'Homme apparaisse.

DES EXPERTS MÉDITERRANÉENS À ALGER DU 19 AU 22 MAI

Lavoisier sa alors d'appeler l'air inflammable hydrogène, c'est-à-dire formateur d'eau. «Il est difficile de ne pas reconnaître, écrivait-il, que dans cette expérience de l'eau est produite artificiellement sans qu'elle préexiste.» En passant de la vapeur d'eau sur le fer incandescent, Lavoisier et J.-B. Meusnier (1755-

pour tenter de comprendre le phénomène de combustion, il observa que l'air ordinaire est un mélange de deux substances, les airs déphlogistiqué (l'oxygène) et phlogistiqué (l'hydrogène). Quand le premier se combine au second, on obtient de l'eau ; pas suffisant pour conclure que l'eau est composée de deux éléments, «elle apparaît par simple combinaison entre l'eau sans phlogistique et le phlogistique contenu dans l'air inflammable». Selon Alain Queruel(1), l'un des mérites de Lavoisier a été de se servir des découvertes des Anglais pour porter un coup fatal à la théorie du phlogistique : «La combustion n'était pas une libération de phlogistique mais plutôt une captation de gaz.» En 1782, Lavoisier obtient de l'eau grâce à la combustion d'hydrogène en présence d'oxygène. Il observa que leur poids total était sensiblement égal à celui de l'eau. Il propo-

(1) Alain Queruel, De l'alchimie au Moyen Âge à la chimie moderne, ou D'Albert le Grand à Lavoisier. Variations sur le pouvoir et la science, éd. De Massanne, 2007

UN ÉLÉMENT, TROIS ÉTATS

QUESTION-RÉPONSE

Tempête dans le Sahara

l

A quoi peut nous servir la réalité virtuelle ?

'archéologie, l'urbanisme, la chiLnances mie moléculaire et même les fi: de nombreuses disciplines

ments de convection dans l'atmosphère qui se forment lorsque l'air chaud, plus léger, s'élève et que l'air froid, plus lourd, descend prendre sa place.

NOTE

La propriété la plus originale de l'eau est d'exister sous trois états : liquide, solide et gazeux. Ces états peuvent coexister : il peut arriver que, sous un ciel nuageux, coule un fleuve traversant des espaces enneigés ou couverts de glace (une rivière s'écoule d'ailleurs souvent des glaciers montagnards). Une autre particularité de l'eau consiste à être plus lourde à l'état liquide que solide, contrairement à d'autres substances : c'est pourquoi la glace flotte dans l'eau.

L’ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE On peut distinguer les détails jusqu'à 300 mètres : c'est la prouesse d'Envisat, satellite de l'Agence spatiale européenne qui a pris cette photo de tempête de sable et de poussières venues du Sahara. Poussée par le vent au-dessus de l'océan Atlantique le long des côtes de la Mauritanie (en haut), du Sénégal (au centre) et de la Guinée Bissau (en bas). Les îles du Cap-Vert, couvertes de nuages, sont visibles au large du Sénégal. Les tempêtes de sable ou de poussières sont généralement le résultat de mouve-

1783) observent que l'eau se décompose en hydrogène et en oxygène. Ils recueillent ces deux gaz dans deux gazomètres différents. Puis dans un ballon de verre, les deux gaz sont réunis et enflammés à l'aide d'une étincelle électrique. Il constate que de l'eau est reformée. «Dans cette expérience, concluait-il, l'eau est donc décomposée en deux substances distinctes. L'eau n'est plus du tout un corps simple, et il est impropre de la considérer comme un élément, contrairement à ce que l'on pense depuis toujours.» C'est en février 1785, qu'il réalise dans une même expérience l'analyse puis la synthèse de l'eau. Devant la foule présente, son analyse dure trois jours. Karima Menoueri

Filet d’eau

PHOTOS : D. R.

n Le poulpe mâle Octopus aculeatus est un calculateur : une étude américaine allant à l'encontre des attentes des chercheurs a montré qu'il élaborait des stratégies complexes pour approcher les femelles : il cache ses rayures brunes, typiques, et évolue au ras du sol, en imitant les comportements féminins, afin de tromper les femelles, peut aller jusqu'à étrangler les rivaux qui s'approchent un peu trop près.

ont déjà commencé à étudier les technologies de la réalité virtuelle. Les outils de simulation gagnent chaque jour du terrain dans l'aéronautique, l'automobile, le nucléaire, le bâtiment… Objectif : faire mieux et plus vite ce que l'on sait déjà faire en réduisant les coûts, une politique déterminante pour la compétitivité des constructeurs sur les marchés mondiaux. La santé aussi s'intéresse à la réalité virtuelle, notamment pour désensibiliser les patients phobiques, en les confrontant à des images et des sons en 3D de la situation ou de l'animal redouté ! Autre application : le traitement de la sclérose en plaques pour que le patient puisse effectuer des actes moteurs qu'il redoute d'exécuter dans la

vie quotidienne ; la prise en charge de la douleur des grands brûlés en les transportant dans des univers «froids» peuplés de pingouins; d'igloos ; de bonshommes de neige ou encore le traitement des manifestations de stress post-traumatique chez des survivants d'attentats. La réalité virtuelle sert aussi à former les conducteurs de TGV, les pilotes d'avions ou les spationautes afin qu'ils apprennent à gérer des situations complexes qui ne seront plus stressantes si elles se produisent dans la réalité. Un laboratoire travaille même au développement d'un outil de simulation interactive d'exercice de crises (nucléaires, radiologiques, bactériologiques et chimiques) à l'intérieur de bâtiments publics ou industriels. Pour en savoir plus : www2.cnrs.fr/presse/journal/3850.htm

El Watan répond aux questions que vous vous posez. Il suffit de nous les adresser au 1, rue Bachir Attar, maison de la presse Tahar Djaout, Alger, ou par mail à sciences@elwatan.com en précisant votre prénom, votre âge et la ville où vous habitez.

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CULTURE CINEMA. FESTIVAL DE CANNES

Rachid Bouchareb membre du jury l Le cinéaste algérien Rachid Bouchareb a été désigné comme membre du jury international du 61e Festival de Cannes que présidera le cinéaste américain Sean Penn, entouré aussi par Sergio Castellitto, Alfonso Cuaron, Nathalie Portman, Alexandra Maria Lara, Apichatpong Weerasethakul.

A

compter du 14 mai et ce jusqu'au 25 du même mois, les marches du grand palais du Festival recouvertes du fameux tapis rouge seront montées par des cinéastes de renom dont les films sont en compétition et hors compétition, parmi lesquels Emir Kusturica, Clint Eastwood, Steven Spielberg, Woody Allen, Wong Kar Wai, Wim Wenders... 54 films de 31 pays sont dans les sections officielles, dont 20 films en compétition pour la Palme d'or (d'autres seront sans doute ajoutés, notamment des films français), tandis que la section «Un Certain Regard» comprend 19 films. Comme chaque année, il y a eu à travers le monde une grande inflation de nouvelles productions. Les sélectionneurs du 61e Festival de Cannes ont reçu quelque 4000 films de 107 pays, dont 1792 longs métrages et 2233 courts métrages qu'il fallait visionner et trier ! On ne connaît pas encore la sélection des sections parallèles : «La Quinzaine des Réalisateurs» qui fête cette

année son quarantième anniversaire et «La Semaine de la Critique». La plupart des films de Cannes cette année sont européens ou américains. Mais un vent d'Orient soufflera aussi sur la Croisette, avec les films de Wong Kar Wai (Chine), Jia Zangke (Chine), Nuri Bilge Ceylan (Turquie). «Un Certain regard» se signale par les seuls films du monde arabe (Liban), mais on prévoit aussi la sélection du dernier film de Yousry Nassrallah (Egypte) à la Quinzaine probablement. La grosse compagnie de production égyptienne Good News n'a pas été capable d'inscrire l'une de ses productions à

Cannes cette année en dépit d'une intense campagne médiatique (voir les articles trop élogieux pour être honnêtes dans la presse française, payée pour ça...). Le cinéma africain est encore une fois absent de Cannes.Il faudra se rendre au Marché du film, au stand de la francophonie (stand Sud), pour avoir un rapide aperçu des dernières productions (France-Afrique, France-Maghreb) sur un écran

AD NAUSEAM En dépit de l'admiration que nous portons au travail du Festival de Cannes, il faut regretter très vivement qu'un documentaire français de Daniel Leconte sur les caricatures de l'Islam et du Prophète (qui fera plaisir aux journaleux occidentaux haineux) fasse partie de la sélection officielle. Nous estimons que ce n'est pas dans la ligne d'un festival digne de ce nom. Cela va relancer ad nauseam les polémiques. Ce n'est pas une attitude rigoureuse de la part du délégué général responsable de tous les programmes. Ce film va sûrement heurter les sentiments des participants de religion musulmane. La satire d'accord, mais dans le respect de toutes les croyances. A. M.

vidéo. L'Afrique du Sud, le Nigeria et le Maroc ont cette année encore leurs propres stands au bord de la plage. Les cinéastes du Sud vont encore une fois palabrer à gogo sur les critères de sélection du Festival de Cannes, qui aboutissent quasiment chaque année à leur mise à l'écart. Mais quand il y a des films de qualité, ils passent sans problème à Cannes comme ceux de Rachid Bouchareb et Abderrahmane Cissako. Si Kechiche préfère de loin la Mostra de Venise, Moknèche va souvent pour sa part à San Francisco. Les critères de sélection posent aussi des problèmes, y compris en France. Le délégué général du Festival, Thierry Frémaux, a laissé entendre lors de la conférence de presse du 23 avril que la liste des films en compétition n'était pas complète. Le suspense dure encore pour les films français en attente d'être choisis ou rejetés. Azzedine Mabrouki

QUINZAINE DES RÉALISATEURS

La sélection dévoilée La 40e Quinzaine des Réalisateurs (15-25 mai), section parallèle du Festival de Cannes qui fête cette année ses 40 ans, a dévoilé vendredi les 22 longs métrages d'une sélection où les auteurs français se taillent la part du lion. La Quinzaine s'ouvrira avec la projection de Quatre nuits avec Anna du Polonais Jerzy Skolimowski, un «maître du cinéma» que le délégué général Olivier Père est «particulièrement fier» de recevoir après dix-sept ans d'absence derrière la caméra. Dans la sélection dévoilée vendredi, les œuvres françaises sont nombreuses avec 4 longs métrages sur 22. Il s'agit de : Les bureaux de Dieu de Claire Simon (déjà là en 1997 et 2006), Le voyage aux Pyrénées de JeanMarie et Arnaud Larrieu (venus en 2000 avec La brèche de Roland), Monsieur Morimoto de Nicola Sornaga et De la guerre de Bertrand Bonello. Ce dernier est l'auteur de Tiresia, portrait d'un transsexuel brésilien qui était en compétition à Cannes en 2003. Les Français sont aussi omniprésents – avec 5 films sur 11 – dans la section réservée aux courts métrages, qui accueille Louis Garrel, FJ Ossang, Yann Gonzalez, Valérie Donzelli et Soufiane Adel. La 40e sélection de la Quinzaine présente en outre les films des Belges Bouli Lanners (Eldorado) et Joachim Lafosse (Elève libre), de l'Espagnol Albert Serra (Le Chant des oiseaux), de l'Italien Francesco Munzi (Resto della notte), du Portugais Michel Gomes (Ce Cher mois d'août), du Slovaque Juraj Lehotsky (Blind loves), du Roumain Radu Muntean (Boogie) et du Russe Bakur Bakuradze (Shultes). (AFP)

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CULTURE FESTIVAL

La chanson amazighe en partage Le pas a été fait et le moment choisi a coïncidé, à quelques jours près, avec une date importante du calendrier berbère. Le 1er Festival de la chanson d'expression amazighe qui s'est tenu à l'auditorium Aïssa Messaoudi de la Radio nationale, a réuni des groupes venus de toute l'Algérie. Point commun : la langue et l'envie d'en finir avec les clivages éculés. «Dassine» est le nom qui a été choisi par les organisateurs de ce premier festival. Pour Azzedine Mihoubi, directeur de la Radio algérienne, ce nom est celui d'une poétesse targuie qui fut pour beaucoup dans l'essor de la culture de l'Imzad. Pas d'exclusivisme kabyle cette foisci. Ce festival, qui a débuté sur les chapeaux de roue, mardi dernier, avec le passage de Akli D. pour s'achever jeudi, tard dans la nuit, a ratissé large ; toutes les expressions linguistiques, mais aussi musicales, y étaient : chaouies, mozabites, chenouies, ou encore targuies. Des voix nouvelles, et d'autres qui le sont moins, se sont relayées sur la scène de l'auditorium. En plus des Ighilassen, Auchidhen, Malika Bay, Massinissa auxquels ont été remis des «diplômes» à la clôture du festival, on peut remarquer Akli Yahiatène, ou encore le chanteur au verbe cru, Djamel Sabri, du groupe Les Berbères. Toujours innovant et portant haut le genre «yal», mélange subtil de sonorités du terroir et de celles d’autres pays, Akli D. n'a pas laissé «tranquilles» ses auditeurs. La crinière touffue et en bataille, ce musicien ne compte pas seulement faire du «moderne», mais s'inspire de ses aînés, dont l'autre Akli (Yahiatene), avec lequel il s'est produit le premier jour. Des succès, le compositeur Anfas ilarbi, tranquille, en a eu beaucoup. La thématique choisie est celle de tous les chanteurs de l'exil, el ghorva (exil), et l'étreinte de la femme laissée à ses doutes dans une Kabylie qui n'en finit pas de voir partir ses enfants. Un album sortira dans les bacs à la fin de l'année. L'affluence grandissante d'un public, sevré de ses expressions musicales par «un pouvoir monolingue», ne s'est pas démentie. Animateur à la radio Chaîne II, Mouloud Allek, qui a fait un «radio... gradin» réussi, a su choisir, comme de coutume, ses intervenants. Comme c'est le cas avec Ali, le fils Mouloud Feraoun. Seul hic néanmoins, aucune activité n'est programmée en marge de ce festival qui se bonifiera, à coup sûr, surtout avec la participation d'autres pays de la région qui ont tamazight en partage. Nadir Iddir

SIDI BEL ABBÈS. FESTIVAL DU THÉÂTRE PROFESSIONNEL

Hommage aux comédiens du Masrah Echaâbi... l Le coup d’envoi du Festival du théâtre professionnel a été donné, jeudi soir, au Théâtre régional de Sidi Bel Abbès en présence d’un public nombreux.

E

n préambule, le commissaire du Festival, Hacen Assous, a tenu à rendre hommage aux comédiens du Masrah Echaâbi (théâtre populaire) ainsi qu’à tout ceux et celles qui ont été du voyage avec l’Action culturelle des travailleurs (ACT), une troupe de théâtre fondée en 1970 par Kateb Yacine, sous l’égide du ministère du Travail. «Le monde reste redevable aux artistes qui s’éclipsent souvent dans une grande indifférence. Aujourd’hui, nous rendons hommage à des artistes qui ont, de tout temps, fait barrage à la médiocrité et préserver le vaste empire du beau à travers leurs œuvres artistiques inépuisables», a-t-il déclaré. «Le théâtre est et restera, a-t-il ajouté, le créneau qui se prête le mieux pour la promotion des arts.» La cérémonie d’ouverture offrira également l’occasion d’honorer neuf artistes en guise de reconnaissance à leur contribution à la promotion de la culture et des arts dramatiques. Il s’agit de Saïm El Hadj, Saïm Lakhdar, Mohamed Hbieb, Fadhila Assous, Mahfoud Lakroun, Aït Mouloud Youcef, Issad Abdelkader dit Chipa, Ismaïl Habbar et M’hamed Benguettaf. Très ému par le sentiment de gratitude que lui ont réservé les professionnels des tréteaux, Mahfoud Lakroun s’est dit heureux d’être honoré à l’occasion de cette manifestation, soulignant qu’il est temps d’«encourager les jeunes talents à réinvestir l’art théâtral». Juste après, une scène mi-loufoque, mitragique donne le ton de ce que sera Arrêt fixe, pièce mise en scène par Azzedine Abbar. Une pièce à interprétation. Un vrai monologue dans un faux duo. Une histoire qui repose sur deux personnages, un prisonnier et un geôlier, dont le besoin de

n Artissimo Ecole d’arts 28, rue Didouche Mourad Journées portes ouvertes du 29 au 30 avril Mardi 29 avril à 14h Communication intitulée «Comment fonctionnent les agences de publicité», animée par Mme Meddour Lila et le designer Karim Sergoua n Palais de la Culture Les Annassers-Kouba-Alger Semaine de l’imzad du 26 avril au 2 mai

Une tribune de choix pour la création théâtrale (ici, la pièce Arkam)

s’exprimer prend vite le dessus. Les comédiens Takhrisst Réda et Djerrour Rachid plongent tout aussi vite dans un exil mental, tout en s’accommodant de leur condition carcérale. Une intimité se crée alors entre le geôlier, devenu prisonnier du prisonnier dans une scénographie très dépouille : un lit superposé, un jeu de dames, des pions en bouchons de liège, des barreaux élastiques et une confusion consensuelle. La pièce Arrêt fixe donne à voir par sa construction très habile et par ses dialogues vivants et forcément révoltés, quoique taillés sur mesure. «Comme le texte est vraiment dense en arabe populaire, j’ai opté pour une scénographie dépouillée afin de recréer l’atmosphère carcérale», confie le metteur en scène à la fin du spectacle. M. Abdelkrim

ORAN. CENTRE PIERRE CLAVERIE

Les trois styles d'écriture de B. Ben Achour a rencontre, organisée jeudi LClaverie après-midi au Centre Pierre sur le thème de «Oran, trois styles d'écriture : littérature, journalisme et théâtre» pour dire la ville à partir de la ville, a été riche en débats, animés par l'auteur Bouziane Ben Achour, qui a entretenu longuement l'assistance sur son expérience dans l'écriture romanesque, dramaturgique et journalistique. Les nombreux invités ont suivi attentivement l'intervention du conférencier qui a parlé de son itinéraire fabuleux, à partir de ses souvenirs d'enfance dans un lieudit chargé d'histoire, en l'occurrence «Kouchet El Djir» (four à chaux), zone d'exclusion située à la porte sud d'Oran, qui accueillait, durant la période coloniale, une forte communauté d'ouvriers agricoles du Rif marocain, employés dans l'usine à chaux édifiée à proximité de gisements de tuf et dans les potagers avoisinants. Avec émotion, il évoque de douloureux souvenirs de son père, décédé récemment. Avec les mêmes sentiments, il relatera sa rencontre et son amitié avec le défunt Abdelkader Alloula au Théâtre régional d'Oran (TRO) avec lequel il a fait un bout de chemin en tant que comédien professionnel. Poursuivant son intervention, Bouziane Ben Achour

BLOC-NOTES n Sidi Bel Abbès Programme du Festival du théâtre professionnel du 24 avril au 1 e rmai 2008 Aujourd’hui 14h30 : Sa Naoud Yawman. Texte : Bouziane Ben Achour et Bachir Mansouri. Mise en scène : Habib Medjahri. Coopérative des compagnons du théâtre et des arts (Oran). 18h : Pantila et son valet Maty. Texte : Bertold Brecht. Adaptation et mise en scène : Kada Bensmicha. Coopérative Eddik (Sidi Bel Abbès) 21h : spectacle chorégraphique, troupe Slimane Habes

a également fait part de ses premiers amours avec les salles de rédaction avec une prédilection pour le reportage, d'abord au quotidien El Djoumhouria (ex-La République') au défunt et incomp a r a bl e h e b d o m a d a i r e A l g é r i e Actualités et enfin à El Watan, où il exerce son métier de journaliste depuis 12 ans déjà. Puis vint l'art scénique, auquel il consacra des critiques, des pièces et des essais sur le théâtre et les

figures emblématiques de la musique. Il y a enfin l'écriture romanesque. Il en est à son cinquième roman Hal'Aba (solution pour les parents), mais qui fait aussi allusion aux contrebandiers de la frontière algéro-marocaine spécialisés dans le passage clandestin de citernes et de fûts de carburants. Le sixième est en chantier. Pour parler de son métier, il dira que «le journalisme est une écriture de l'urgence, une écriture de l'instantané ; alors que le théâtre est une écriture plus directe, avec sa musicalité et son mouvement ; en soulignant au passage que le théâtre est un art de masse par essence, un art du contact direct avant toute chose». En ce sens, il parlera longuement de la technique théâtrale qui n'est pas celle du roman de sa production littéraire, Dix Années de solitude (2003), Sentinelle oubliée (2004), Hogra et Fusil d'octobre (2006), édité par Dar El Gharb, il faut ajouter huit pièces théâtrales, toutes montées en Algérie, et trois essais. Quelques-uns de ses ouvrages écrits pour la plupart en français ont été traduits dans d'autres pays, notamment en Angleterre, en Syrie et en Jordanie, alors que ses essais sur le théâtre intéressent actuellement des maisons d'édition du Caire, de Tunis et de Casablanca. Abdallah Bendenia

n Coupole Boudiaf Stade du 5 Juillet-Alger Le 19 juin 2008 à 19h Concert-événement d’Hélène Ségara Info line : 0770 31 48 49 n Cyber galerie Arts et culture 84, rue Didouche MouradAlger jusqu’au 28 mai Exposition picturale collective des artistes-peintres Hacème Rahmani, Rachid Hadj Rabia et Djedid Bensaïd n Oran Salle Essaâda (ex-Colisée) A l’affiche, le film Vivantes de Saïd Ould-Khelifa à partir du jeudi 24 avril 2008 à 14h, 16h et 18h, et ce, pour une durée de quatre semaines. La sortie à Alger est quant à elle prévue à compter du samedi 3 mai suivant à la salle Algeria, aux horaires suivants : 13h, 15h et 18h. n Cinéma Al Thakafa (ex-ABC -Alger) 5, rue Chérif Zahar-Alger (13h15, 15h15, 18h) Sora production présente le film Volver réalisé par Pedro Almodovar *Filmathèque Zinet Salle d'art et d'essai Riad El Feth (13h, 15h ,18h) n Cinéma Algeria Rue Didouche Mourad-Alger Tous les jours 13h-15h30 -18h30 A l'affiche, le film Cartouches gauloises de Mehdi Charef présenté par la société M. D. CINE

ERRATUM Dans nos pages Arts & Lettres de jeudi 24 avril, nous annoncions la nomination par la ministre de la Culture du nouveau directeur de la Cinémathèque algérienne. Il s'agit bien de Monsieur Ahmed Benkamla et non Abdelkader, comme mentionné par erreur.

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I D É E S - D É B AT COMMUNICATION DE PIERRE ROSANVALLON LORS DES DÉBATS D’EL WATAN À L’HÔTEL ESSAFIR

Le Nouvel âge des démocraties Par Pierre Rosanvallon(*) 'onction populaire des gouvernants est pour nous le principe caractérisant au premier chef un régime démocratique. L'idée que le peuple est la seule source légitime du pouvoir s'est partout imposée avec la force de l'évidence. Nul ne songerait dorénavant à la contester, ni même à la réfléchir. Cette idée recouvre pourtant une approximation d'importance : celle de l'assimilation pratique de la volonté générale à l'expression majoritaire. Mais elle n'a guère été discutée. Le principe de majorité a en effet lui aussi été admis comme allant de soi. Le fait que le vote de la majorité établisse la légitimité d'un pouvoir a été universellement admis comme définissant une procédure assimilée à l'essence même du fait démocratique. Le passage de la célébration du Peuple ou de la Nation, toujours au singulier, à la règle majoritaire, ne va pourtant pas de soi, tant les deux éléments se situent à des niveaux différents. Il y a d'un côté l'affirmation générale, philosophique si l'on veut, d'un sujet politique, et de l'autre l'adoption d'une procédure pratique de choix. Se sont ainsi mêlés dans l'élection démocratique un principe de justification et une technique de décision. Leur assimilation routinière a fini par masquer la contradiction latente qui les sous-tendait. Les deux éléments ne sont en effet pas de même nature. En tant que procédure, la notion de majorité peut s'imposer aisément à l'esprit, alors qu'il n'en va pas de même si elle est comprise sociologiquement. La justification du pouvoir par les urnes a en effet toujours implicitement renvoyé à l'idée d'une volonté générale, et donc d'un peuple, figure de l'ensemble de la société. C'est ainsi l'horizon de l'unanimité qui a depuis l'origine sous-tendu l'idée démocratique : est démocratique, au sens le plus large du terme, ce qui exprime la généralité sociale. On a seulement fait dans cette perspective comme si le plus grand nombre valait pour la totalité, comme si c'était une façon acceptable d'approcher une exigence plus forte. Assimilation doublée d'une autre : celle de l'identification de la nature d'un régime à ses conditions d'établissement. La partie valant pour le tout, le moment électoral valant pour la durée du mandat : tels ont été les deux présupposés sur lesquels a été assise la légitimité d'un régime démocratique. Le problème est que cette double fiction fondatrice est progressivement apparue comme exprimant un insupportable mensonge. Dès la fin du XIXe siècle, alors que le suffrage universel (masculin) commençait tout juste à se généraliser en Europe, les signes d'un précoce désenchantement se sont pour cela multipliés de toutes parts. Les mots de peuple et de nation qui n'avaient cessé de nourrir les attentes et les imaginations se sont alors trouvés comme rapetissés en étant noyés dans les méandres de l'agitation partisane et des clientèles. Le constat de la corruption des élites politiques (que l'on pense au scandale de Panama en France ou à l'état déplorable des mœurs politiques américaines de l'époque) n'a fait qu'accroître le trouble. Pendant toute cette période des années 1890-1920 au cours de laquelle s'amoncellent les ouvrages qui auscultent la «crise de la démocratie», l'idée que le fonctionnement du système électoral majoritaire conduit à exprimer l'intérêt social a pour cela ainsi perdu toute crédibilité. Le monde électoral-parlementaire est plus apparu gouverné par des logiques de particularité que par une exigence de généralité. Le principe de l'élection des gouvernants a, certes, toujours dessiné un horizon procédural indépassable, mais on a cessé de croire à l'automaticité de ses vertus. Face à ce qui a été ressenti comme un profond ébranlement, ces années 1890-1920, encadrant la Grande Guerre, vont s'efforcer de déterminer les moyens permettant à l'idéal démocratique de retrouver sa dimension substantielle primitive. Les voies les plus extrêmes seront explorées, allant même jusqu'à ériger un moment le projet totalitaire en figure désirable du bien public. Mais du sein de ce bouillonnement, va aussi émerger de façon plus discrète ce qui modifiera en profondeur les régimes démocratiques : la formation d'un véritable pouvoir administratif.

L

C'est en effet pendant cette période que s'édifie partout un Etat plus fort et mieux organisé. Le fait important est que son développement a été indissociable d'une entreprise de refondation de ses principes. On a voulu que la «machine bureaucratique» puisse constituer en elle-même une force identifiée à la réalisation de l'intérêt général. Le modèle du service public en France a alors illustré une façon de penser la poursuite de cet objectif. Le but a été d'ériger une sorte de «corporatisme de l'intérêt général», fondé sur la mise en place de fonctionnaires compétents et désintéressés, identifiés à leur mission, totalement dévoués au bien public. Les «jacobins d'excellence» en ont constitué la figure emblématique, la participation ultérieure à la résistance contre le nazisme des premiers d'entre eux leur ayant ensuite octroyé l'équivalent d'une sorte de brevet de désintéressement patriotique. Sans que les choses n'aient jamais été pleinement conceptualisées, les régimes démocratiques ont ainsi progressivement reposé sur deux pieds : le suffrage universel et l'administration publique. Cette dernière s'est transformée à cette occasion. Elle a cessé d'être la simple courroie de transmission du pouvoir politique pour acquérir une marge d'autonomie fondée sur la compétence et le service du bien public. Deux types d'épreuves parallèles ont simultanément été reconnues pour désigner ceux que l'on pourrait appeler les représentants, ou les interprètes, de la généralité sociale : l'élection et le concours (ou l'examen). L'élection comme choix «subjectif», guidé par le système des intérêts et des opinions, le concours comme sélection «objective» des plus compétents. Dans le cas français, ces deux dimensions de «l'arche sainte» du suffrage universel et du service public ont explicitement superposé leurs valeurs respectives dans l'idéologie républicaine. La haute administration l'a incarné au même titre que les élus du peuple. A côté de la légitimité d'établissement, celle de la consécration par les urnes, une deuxième appréhension de la légitimité démocratique, celle d'une identification à la généralité sociale a ainsi vu le jour dans ces conditions. Elle a, dans les faits, joué un rôle décisif en tant qu'élément compensateur de l'affaiblissement de la légitimité électorale. Se trouvaient superposées de la sorte les deux grandes façons de concevoir la légitimité : la légitimité dérivée de la reconnaissance sociale d'un pouvoir, et la légitimité comme adéquation à une norme ou à des valeurs. Ces deux formes croisées de légitimité, procédurale et substantielle, avaient donné à partir du tournant du XXe siècle une certaine assise aux régimes démocratiques. Cette page a commencé à se tourner dans les années 1980. La légitimation par les urnes a d'abord reculé, du fait de la relativisation et de la désacralisation de la fonction de l'élection. A l'âge «classique» du système représentatif, l'élection valait mandat indiscutable pour gouverner ensuite «librement». Il y avait en effet la présupposition d'une sorte d'inclusion logique des politiques à venir dans les termes du choix électoral, du seul fait de l'inscription de ce dernier dans un univers prévisible, structuré par des organisations disciplinées, aux programmes bien définis, inscrites dans un champ aux clivages clairement dessinés. Ce n'est plus le cas. L'élection a donc dorénavant une fonction plus réduite : elle ne fait qu'opérer et légitimer un mode de désignation des gouvernants. Elle n'implique plus une légitimation a priori des politiques qui seront ensuite menées. Le pouvoir administratif a de son côté été fortement délégitimé. La rhétorique néo-libérale a joué son rôle en affaiblissant la respectabilité de l'Etat et en invitant à ériger le marché en nouvel instituteur du bienêtre collectif. Plus concrètement, les nouvelles techniques d'organisation des services publics (le New Public Management) ont surtout introduit des méthodes qui ont conduit à dévaloriser la figure classique du fonctionnaire comme agent patenté de l'intérêt général. La haute fonction publique s'est trouvée la plus atteinte par cette évolution, ne semblant plus capable d'incarner une force d'avenir dans un monde plus ouvert et moins prévisible (et également touchée, il est vrai, par un phénomène mas-

sif de désertion du service de l'administration par les élites, en raison d'une disparité croissante des niveaux de rémunération avec le secteur privé). La reconnaissance d'une technocratie parée des vertus de rationalité et de désintéressement a aussi perdu son évidence dans une société plus lucide et plus éduquée. L'ancien style d'une action publique «bienveillante», surplombant une société considérée comme mineure est devenu du même coup économiquement inopérant et sociologiquement inacceptable. Le pouvoir administratif a donc été dépossédé des éléments moraux et professionnels qui lui avaient autrefois permis de s'imposer. L'affaiblissement de sa légitimité s'est ainsi ajouté à celui de la sphère électorale-représentative. L'affaissement de l'ancien système de double légitimité et les divers changements qui l'ont à la fois provoqué et accompagné à partir des années 1980 n'ont pas seulement entraîné un vide. Si le sentiment d'une perte, ou même d'une décomposition, s'est fortement fait ressentir, une sorte de recomposition silencieuse s'est aussi engagée. De nouvelles attentes citoyennes sont d'abord apparues. L'aspiration à voir s'instaurer un régime serviteur de l'intérêt général s'est exprimée dans un langage et avec des références inédites. Les valeurs d'impartialité, de pluralité, de compassion ou de proximité se sont par exemple imposées de façon sensible, correspondant à une appréhension renouvelée de la généralité démocratique, et partant, des ressorts et des formes de la légitimité. Des institutions, comme les autorités indépendantes ou les cours constitutionnelles, ont parallèlement vu leur nombre et leur rôle s'accroître considérablement. Une autre façon de gouverner semble enfin s'être esquissée avec la place croissante prise par l'attention à l'image et à la communication. Se mêlent de façon encore confuse dans ce bouleversement, l'esquisse de nouveaux possibles et l'amorce de pathologies menaçantes de la vie politique. Le trait majeur qui caractérise le tournant des années 1980 consiste dans une reformulation des termes dans lesquels l'impératif démocratique d'expression de la généralité sociale est appréhendé. Pour bien prendre la mesure de cette évolution, il faut repartir des visions précédemment dominantes de cette généralité. Le suffrage universel repose sur une définition agrégative de cette dernière : c'est la masse des citoyens-électeurs dont l'expression dessine la figure de la volonté générale. Le service public renvoie quant à lui à l'idée d'une généralité objective : le fait que la raison publique ou l'intérêt général soient en quelque sorte identifiés aux structures mêmes de l'Etat républicain. La généralité est dans les deux cas considérée comme susceptible d'être adéquatement et positivement incarnée. Devant l'affaissement ressenti de ces deux façons d'aborder les choses, on peut déceler l'émergence de trois autres manières, plus indirectes, d'approcher l'objectif de constitution d'un pouvoir de la généralité sociale : La réalisation de la généralité par détachement des particularités, distance raisonnée et organisée visà-vis des différentes parties impliquées dans une question. Elle définit un pouvoir appréhendé comme un lieu vide. La qualité de généralité d'une institution est constituée dans ce cas par le fait que personne ne peut se l'approprier. C'est une généralité négative. Elle renvoie à la fois à une variable de structure qui en est le support (le fait d'être indépendant), et à une variable de comportement (le maintien de la distance ou de l'équilibre). C'est le type de généralité qui définit la position d'institutions comme les autorités de surveillance ou de régulation et les distingue au premier chef d'un pouvoir élu. La réalisation de la généralité par le biais d'un travail de pluralisation des expressions de la souveraineté sociale. Le but est là de compliquer les sujets et les formes de la démocratie pour en réaliser les objectifs. Il consiste notamment à corriger les inaccomplissements résultant de l'assimilation d'une majorité électorale à la volonté du corps social appréhendé dans sa globalité. C'est une généralité de démultiplication. On peut considérer qu'une Cour constitutionnelle participe d'une telle entreprise lorsqu'elle veille à passer au

tamis de la règle constitutionnelle, exprimant ce qu'on pourrait appeler le «peuple principe», les décisions du parti majoritaire. La réalisation de la généralité par prise en considération de la multiplicité des situations, reconnaissance de toutes les singularités sociales. Elle procède d'une immersion radicale dans le monde de la particularité, marquée par le souci des individus concrets. Ce type de généralité est associé à une qualité de comportement, il résulte de l'action d'un pouvoir qui n'oublie personne, qui s'intéresse aux problèmes de tous. Il est lié à un art de gouvernement qui est aux antipodes de la vision légicentrique. A rebours de l'approche de la constitution du social par un principe d'égalité juridique, mettant à distance toutes les particularités, la généralité est définie dans ce cas par un projet de prise en compte de la totalité des situations existantes ; elle est définie par l'étendue d'un champ d'attention. C'est une généralité d'attention à la particularité. Trois nouvelles figures de la légitimité ont en conséquence commencé à se dessiner, chacune associée à la mise en œuvre de l'une des approches de la généralité sociale que nous venons de décrire : la légitimité d'impartialité (liée à la mise en œuvre de la généralité négative) ; la légitimité de réflexivité (associée à la généralité de démultiplication) ; la légitimité de proximité (suivant la généralité d'attention à la particularité). Cette véritable révolution de la légitimité participe d'un mouvement général de décentrement des démocraties. Se prolonge en effet sur ce terrain la perte de centralité de l'expression électorale déjà observée dans l'ordre de l'activité citoyenne. Dans La Contre-démocratie, j'ai ainsi décrit comment de nouvelles formes d'investissement politique avaient émergé, les figures du peuple-surveillant, du peuple-veto et du peuple-juge dessinant leur nouvelle vitalité en contrepoint de celle d'un peuple-électeur effectivement plus morose. La vie des démocraties s'élargit donc de plus en plus au-delà de la sphère électorale-représentative. Il y a dorénavant bien d'autres façons concurrentes et complémentaires de la consécration par les urnes d'être reconnu comme démocratiquement légitime. Contrairement aux légitimités d'établissement et d'identification qui étaient indissociables de propriétés considérées comme appartenant intrinsèquement à certains pouvoirs (l'élection ou le concours donnant un statut à ceux qui avaient triomphé de l'épreuve impliquée), ces formes émergentes sont constituées par des qualités. La légitimité n'est donc jamais acquise dans leur cas. Elle reste toujours précaire, continuellement remise en jeu, dépendante de la perception sociale de l'action et du comportement des institutions. Cette donnée exprime quelque chose d'essentiel : elle traduit le fait que ces nouvelles figures sortent du cadre de la typologie usuelle distinguant la légitimité comme produit d'une reconnaissance sociale et la légitimité comme adéquation à une norme. Les légitimités d'impartialité, de réflexivité et de proximité superposent en effet les deux dimensions ; elles ont un caractère hybride. Elles dérivent des caractéristiques des institutions, de leur capacité à incarner des valeurs et des principes, mais elles restent simultanément dépendantes du fait qu'elles doivent être socialement perçues comme telles. On peut de la sorte concevoir que leur déploiement puisse faire entrer les démocraties dans un nouvel âge. Le régime de légitimité qui émerge conduit en effet à dépasser les termes de l'opposition traditionnelle entre les gardiens de la «généralité républicaine», surtout préoccupés par la substance des choses, et les champions d'une «démocratie forte», d'abord attentifs à l'intensité de la mobilisation sociale. Dans cette perspective, la redéfinition de la légitimité suggère qu'il y a plusieurs manières d'agir ou de parler «au nom de la société» et d'être représentatif. Les trois nouvelles légitimités font pour cela système, se complétant pour définir de façon plus exigeante l'idéal démocratique.

P. R. (*) Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d’histoire moderne et contemporaine du politique.

El Watan - Vendredi 25 - Samedi 26 avril 2008 - 23

I D É E S - D É B AT

Réussir une épreuve écrite Par Ali Derbala (*)

1.INTRODUCTION Dans la licence LMD de mathématiques, l'évaluation des étudiants ou contrôle pédagogique consiste, pour chaque module et à la fin de chaque semestre, en un examen écrit appelé EMD, épreuve de moyenne durée, d'une durée d’une heure et demie. Une note de participation est attribuée à chaque étudiant. Dans le cas de la non-obtention de la moyenne, un autre examen appelé rattrapage, est fait au début de chaque rentrée universitaire, au mois de septembre. Pour d'autres spécialités scientifiques, des épreuves peuvent être imposées, tels les travaux pratiques, le chantier, l'atelier, etc. et entreront dans le décompte d'une moyenne. Les examens peuvent être oraux pour des sections ou groupes d'étudiants réduits. Vu leur niveau faible en français, langue d'instruction en sciences exactes, les étudiants refusent souvent de se soumettre à l'oral. Une épreuve de moyenne durée doit permettre d'apprécier les aptitudes des étudiants à faire l'analyse d'un ensemble de tâches pour aboutir à leur organisation rationnelle. Un enseignant ne doit jamais poser une question dont la réponse est affirmative, sous une forme interrogative.

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Organisme diplomatique organise un concours pour le recrutement d’un

Cadre financier et comptable Conditions exigées : - Diplôme universitaire court en finances-comptabilité - Expérience professionnelle : 5 ans - Maîtrise de la langue arabe - Dégagé des obligations du service national - Résidant à Alger ou environs immédiats Adresser la candidature accompagnée du CV + numéro téléphone au plus tard le 10 mai 2008 à Centre ASBU (BP 61 A) Bouzaréah-Alger.

Un sujet d'une heure trente minutes doit être corrigé au plus en trente minutes à la main. Si l'enseignant n'arrive pas à écrire la correction dans ce temps, le sujet est trop long. Il doit le revoir et le faire diminuer en volume. Des conseils peuvent être prodigués aux étudiants pour la réussite à un examen. Du livre de Leterrier(1), j'ai pu, faire une synthèse ci-dessous.

2. COMMENT ABORDER UN SUJET D'EXAMEN La préparation à une épreuve suppose les qualités de soin et de rigueur. On doit analyser le texte du sujet posé, savoir se restreindre aux cadres fixés, pour qu'il n'y ait pas de hors sujet, et d'avoir une vue synthétique des étapes à présenter. L'habitude de choisir ses mots pour une épreuve écrite les aidera à obtenir une clarté d'élocution, d'exposition, et une précision dans le vocabulaire, toutes qualités extrêmement appréciées par les enseignants examinateurs. 3. PRISE DE CONTACT AVEC LE TEXTE La première chose à faire est de lire le texte. Cette épreuve, lorsqu'elle se passe à l'écrit, se fait en temps limité durant une heure et demie. Il ne faut donc pas perdre de temps. Mais, malgré cela, il sera toujours utile de lire l'énoncé deux fois. La première lecture est une prise de contact. Elle vise à donner une idée générale du problème posé, à situer les différentes parties dans leur ensemble. Il s'agit d'un survol général. Il faut essayer de repérer ce qui relève de la présentation générale, de l'information, que ce soit sous forme de texte ou de tableau et des questions posées. Lors de la lecture, il se trouve souvent que des points restent obscurs ou de sens douteux. Cette première lecture n'a pas pour but de les expliquer mais de les repérer, éventuellement en les soulignant. La seconde lecture doit être beaucoup plus précise ; en particulier, il faut essayer de comprendre les mots dont le sens n'est pas clair, éventuellement en relisant une fois de plus le texte dans le but d'éclaircir ces points précis. L'étudiant a donc à faire preuve d'un certain esprit d'initiative pour lire, comprendre, voire interpréter le texte. Même si l'on ne connaît pas le sens précis d'un terme, il faut trouver une solution permettant de résoudre le problème posé. Il faudra toujours préciser sur la copie le

sens de l'interprétation retenue. Il ne faut pas partir en cherchant la bonne solution à un problème, pour la simple raison que souvent existent plusieurs types de réponses ou plusieurs types de présentations équivalents. Il ne faut pas craindre, dès l'instant où l'on ne pense ne pas se tromper, de développer ses propres idées pour trouver et présenter le résultat. Des présentations très différentes pourront être notées de la même façon. D'un autre côté, certains problèmes imposent un type de présentation bien précis, que ce soit par l'énoncé ou parce que le bon sens le commande. Dans ce cas, il est clair que le travail de l'étudiant est de le déterminer et de s'y conformer.

4. ETUDE DES QUESTIONS Il faut d'abord les trouver, les repérer dans le texte. Ce n'est pas toujours si évident. Il peut être utile de les numéroter par soi-même, si cela n'est pas explicitement fait, de façon à ne pas en oublier. Il faut aussi repérer à l'intérieur de la question les mots importants, les demandes précises, en tenant compte des contraintes et des indications fournies. Il peut être utile, là encore, de souligner les points importants. 5. RÉPONSE AUX QUESTIONS Le sens de la question ayant été bien compris, il faut chercher dans l'information fournie, soit par le texte soit par les annexes ou les documents joints, la partie de l'énoncé concernée par la question. Les documents fournis ne concernent peut-être pas tous la première question. Il faut choisir ceux dont on a besoin. Pour cela il faut être extrêmement attentifs aux titres des documents, aux années pour lesquelles ils sont donnés, etc. On constatera parfois que des informations ne servant à rien ont été fournies au milieu d'autres informations utiles. C'est une exception, mais cela peut arriver, il faut le savoir. Dans la majorité des cas, tout doit servir. Tous les problèmes posés ont une caractéristique commune. S'ils posent un certain nombre de questions, il ne donnent jamais ou presque d'indications sur la manière dont il faut présenter les résultats. On indiquera que telle solution doit être donnée sous forme d'un tableau comportant plusieurs types de renseignements mais on ne précisera pas si le tableau doit être horizontal, vertical, ou autre. La place précise des renseignements

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demandés n'est pas non plus indiquée. L'étudiant est donc placé devant un choix à faire. La manière dont il va présenter son ou ses résultats sera particulièrement prise en compte lors de la notation de son épreuve. Deux types de copies, l'une claire et lisible, l'autre confuse et peu adaptée au problème seront notées de façon sensiblement différente, même si le contenu de ces copies est le même. Avant donc de se mettre à rédiger la solution, il faut s'interroger sur les différentes possibilités de présentation que l'on peut faire. Il est bien rare qu'il n’ y en ait qu'une. L'une d'entre elles est sûrement mei11eure que les autres. C'est à l'étudiant de la trouver, et son choix sera pris en compte. C'est un problème important auquel il faut bien prendre le temps de réfléchir. La présentation matérielle joue un rôle évident. Les taches, ratures, gribouillage et autres hésitations risquent de pénaliser une copie. Tout résultat fourni doit être précédé d'un titre inspiré par la question. Ce titre peut être encadré de façon à le mettre en relief et en valeur. Si le problème comporte des résultats numériques, ceux-ci seront nettement mis en évidence et encadrés. Traiter les questions dans l'ordre de l'énoncé. Si l'on souhaite sauter une question, il faut le mentionner explicitement sur sa copie en numérotant les questions.

6. CONCLUSION Cet écrit est celui de la méthode. Seuls un travail patient, méticuleux, sans hâte excessive, et le souci permanent de contrôler les résultats obtenus, peuvent permettre d'arriver à une solution exacte et sûre. Si l'on doit évidemment chercher à gagner du temps, puisqu'il s'agit d'une épreuve en temps limité, il faut se garder de tomber dans l'excès de rapidité, la lecture trop superficielle, et nous savons combien il est facile de se laisser entraîner sur cette pente fâcheuse. Nous espérons que des débats pédagogique et scientifique s'installent à l'université. A. D. (*) Maître de Conférences, Département de mathématiques, Université Saad Dahlab de Blida. Références: (1) P. Leterrier. Concours administratifs. Epreuves pratiques. Niveau C. Nouvelle éditions Vuibert, 1994.

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El Watan - Vendredi 25 - Samedi 26 avril 2008 - 27

JEUX - DETENTE HORIZONTALEMENT : 1.Action de déposséder 2.Gaz rare. Obscène 3.Aurochs. It’s money ! Coupé court. Restes 4.Fils d’émigré. Lame. Avant facto 5.Préposition. Désagréables. D’avoir 6.Cyclade. Grands félins d’Asie 7.Turku. Multiplicateur. Paresseux de nature. Peine 8.Phase lunaire. Sport. Américain. Deux à jouer ensemble 9.Œufs d’esturgeon salés. D’une grande habileté 10.Touche une indemnité. Ferment. Irlande poétique 11.Confidente. Arrivée à son trop-plein 12.Lettres en plus. Angoisse. Note 13.Atelier de menuiserie. Piège. Saint normand 14.A travers, en latin. C’est-à-dire. Symbole. Récipient où boivent les bêtes 15.Temps des glaces. Organisée. Sonde. VERTICALEMENT : 1.Surabondance. Dévidoir à soie 2.Vin espagnol. Réprouva. Démonstratif 3.Bandage élastique. Drame jaune. Suceur de sang 4.A demi roux. Genre musical. Qui a des caractères sexuels mâles 5.Possèdent. Action de porter plus haut. Eclat de rire 6.Glace à Londres. Foyer. Possessif 7.Arbrisseau aromatique. Sur un calendrier 8.Impératrice d’Orient. Exprime le choix. Cours helvétique. Contracté 9.Avant patres. Met à égalité. Monnaie romaine 10.Pari sur les courses. Refus enfantin. Coule en France 11.Armée irlandaise. Aigre. Ancienne Régie de tranport 12.Sans tâche. Déchet organique. Apprit 13.Eclos. Ustensiles de cuisine. Symbole 14.Pris une couleur un peu rouge. Symbole. Petit bout de terre en mer 15.Otèrent les os. Risqué.

Quinze sur 15 1

F R E U G I V A N P N A F G R

F A M I L I A L M O E O N R E

E C N O N N A O T N R L O I S

M E G E R E L O I M E O R L S

D R U O S P I D A U S T C L I

3

Tout Codé

O I T E E A I A R L H R M D U

R G N R S O E M N I E D O E O

D O I B N C A O C T O A N R C

A T O E N M I O R E C D N O T

C E P A M S R A T I O N U C R

S R R O A R C T E T U V E O E

E A U C I T U E L U D N E P B

G T C D E O I N V E N T I O N

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N° 1953

Mots Croisés

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N°2983

Par M. IRATNI 2

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V

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VI VII

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IX

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X

HORIZONTALEMENT

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I- Eclairages publics. II- Passionné. III- De la famille. IV- cri de dégoût - Jamais. V- de même - S’esclaffe. VI- Embrouller - Entre deux options. VII- Puissant arabe Servent à l’étamage des glaces. VIII- Afleur de peau - Dépression africaine. IX- Ecueil glacé - Début de berceuse. X- Supports crochus - Derrière la lourde.

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VERTICALEMENT

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15 VERTICALEMENT : 1.PREVENTIVES. LIT 2.AIREDALE. LITIGE 3.RER. IO. RITUELS 4.TUANT. BLEMES. OS 5.IS. NEE. AMES. ZOO 6.CEDE. TA. UR. RE 7.USE. FARCE. SISES 8.PAELLA. RASTA 9.AVINE. ENNUI. EST 10.ROTA. PSI. ANA. TA 11.IT. LEI. CAME. AMI 12.TELEPATHIE. IRAS 13.EROSIF. ERSES. NE 14.AU. OSE. DAM 15.DIPTERE. STERENT.

Solution Biffe Tout précédent : EBENE

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Q

ALITE - ANNONCE - APLOMP - BOUDOIR BOUT - CORRIDA - COULISSER - DAVANTAGE DOLEANCE - ESCADRON - ETUVE - FAMILIAL - FORMATION - GARANCE - GRILLADE - HASE - HERBE - INVENTION - LIGOTER - LOTO MAMMOUTH - MEGERE - NAVIGUER NOTOIRE - OCCASION - OMICRON - PENDULE - POINTE - RATION - RETRACTER - ROND SARDINE - SOURD - TOND médicament psychotrope femme homosexuelle

Turku

1- Usine. 2- Génie malfaisant - Proxénètes. 3- Elle est belle au château - Négligées. 4- Emprisonner - Symbole chimique. 5- Le vide - Ils roulent au hasard. VI- Petit bois. 7- Marque la matière - Qui mène une vie régulière. 8- Canot automobile - Victime d’Héra. 9- Un cube à retourner - Ville en Suisse - Répété ça devient une marotte. 10- Note - Etoffe de soie légère.

SOLUTION N° 2982 HORIZONTALEMENT I- ERGASTULES. II- MEROU - RATE. III- PUERILE RU. IV- OS - TEE - VAL. V- USEE - GREVE. VI- RIT - SS - NES. VII- PTOSE FIS. VIII- RENOMMEE. IX- NIAOULIS. X- EVERTUE - LIE.

VERTICALEMENT 1- EMPOURPREE. 2- REUSSITE. 3- GRE - ETONNE. 4- AORTE - SOIR. 5- SUIE - SEMAT. 6- LEGS - MOU. 7- URE - FEUE. 8- LA - VENIEL. 9- ETRAVES IL. 10- SEULES - PSI.

Fléchés Express

monnaie

donne le départ

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fin de participe

points opposés

avant facto

beau parleur cap espagnol

munirions

nœud ferroviaire cigarillo

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un peu ivres

violon surface baie jaune père d’Andromaque

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N° 1953

plein

réveur

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DEFINITION : faux à long manche pour couper les herbes des rivières (07 lettres)

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agence

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III

complétez la grille, puis reportez les lettres correspondant aux bons numéros dans les cases ci-dessous et vous découvrirez le nom d’un personnage

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Extinction de la douleur chez les bouddhistes 2

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1

N° 1953 En vous aidant de la définition du mot encadré,

définition du mot encadré 1

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I

RÈGLE DU JEU Biffer tous les mots de la liste que vous retrouverez dans la grille, en utilisant tous les sens possibles. Les lettres qui n'auront pas été cochées serviront à former le mot défini ci dessous.

H O A R B E G A T N A V A D D

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N° 1953

N L E H A R R T O A A O I A L

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1

SOL. QUINZE SUR 15 PRECEDENTS : HORIZONTALEMENT : 1.PARTICULARITE 2.RIEUSES. VOTERAI 3.ERRA. DEPIT. LOUP 4.VE. NNE. ANALES 5.EDITE. FEE. EPINE 6.NAO. ETAL. PIAF 7.TL. ARLES. IE 8.OE. LA. CANICHES 9.REMUE. AIRES 10.ELIMER. RUAMES 11.SITES. SAINE. EDE 12.TUS. RIS. ISAR 13.LIE. ZESTE.AR. ME 14.IGLOO. EASTMAN 15.TESSONS. TAISENT.

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établissements

président arabe

Jeux proposés par

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El Watan -Vendredi 25 - Samedi 26 avril 2008 - 28

L’ÉPOQUE ON VOUS LE DIT

AFFAIRE DES AGENTS LICENCIÉS D’AIR FRANCE

Décès à Paris du président de l’association humanitaire «Une chorba pour tous»

La compagnie s’explique

Le président de l’association caritative «Une chorba pour tous», Lakhdar Smadhi, d'origine algérienne, est décédé jeudi à Paris des suites d’une longue maladie, a appris, hier, l’APS auprès de cette ONG française. La dépouille mortelle du défunt, qui était âgé de 42 ans, sera rapatriée aujourd’hui vers l'Algérie où il sera inhumé à Maklaâ, dans la wilaya de Tizi Ouzou. «Lakhdar, bien que gravement atteint, nous a toujours caché sa maladie. Il était toujours présent à notre local, veillant chaque jour au bon déroulement de la distribution des repas chauds aux personnes nécessiteuses», a confié à l’APS le trésorier de l’association, Kezouit Abdallah. Créée en décembre 1992, l’association «Une chorba pour tous» dresse, durant chaque mois de Ramadhan, un chapiteau au XIXe arrondissement de Paris pour servir des repas chauds à tous ceux qui en demandent. Cette action humanitaire est prolongée, tout le long de l’année, au niveau du local de l’association. Plus de 50 000 repas sont ainsi distribués annuellement pour le seul mois de Ramadhan.

Des chauffeurs de taxi en colère ! De nombreux chauffeurs de taxi desservant l'aéroport international d'Alger sont en colère. Ils disent ne plus comprendre pourquoi ils sont obligés de payer le parking de l'aéroport à chaque fois qu'ils le traversent pour déposer ou prendre des clients. Ils paient, selon leurs dires, 50 DA pour chaque entrée à l'aéroport. Ces chauffeurs de taxi précisent qu'ils n'utilisent pas le parking de l'aéroport pour stationner, mais juste pour rejoindre l'aérogare. C'est en quelque sorte un passage obligatoire pour amener leur client à bon port.

Djezzy offre 2 DA de crédit bonus pour chaque minute ! Pour chaque minute d’appel, quelle que soit sa destination, vers le fixe, le mobile ou l’international, Djezzy vous crédite un bonus de gratuité de 2 DA ! Pas besoin d’inscription, c’est un bonus offert à tous, du 23 avril au 23 mai 2008. Le crédit sera reversé sur le compte du client tous les 10 jours, pendant 1 mois, et pourra être utilisé pour les appels vers le réseau OTA.

Décapités pour trafic de drogue en Arabie Saoudite Deux ressortissants pakistanais et un Syrien, reconnus coupables de trafic de drogue, ont été décapités hier en Arabie Saoudite. Ghul Khan Arghun Shah et Zarbadane Minajan, des Pakistanais, avaient été condamnés à mort pour avoir introduit dans le royaume de l'héroïne qu'ils avaient dissimulée dans leurs estomacs. Ces décapitations portent à 53 le nombre des exécutions annoncées en Arabie Saoudite depuis début 2008.

Recrudescence des accidents aériens en Afrique L'Afrique enregistre une recrudescence des accidents aériens. La moyenne d'accidents aériens est plus de 6 fois supérieure à la moyenne mondiale dans ce continent, indique le rapport présenté jeudi par les experts africains de la sécurité aérienne lors de la conférence des ministres des Transports de l'Union africaine qui se tient les 24 et 25 avril à Alger. Les opérateurs aériens ne respectent pas toujours les normes internationales de sécurité, affirment les experts. L'industrie mondiale du transport aérien qui se situe parmi les plus rentables a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 1800 milliards de dollars et créé plus de 28 millions d'emplois direct et indirect au cours de l'année 2006, selon les spécialistes. Mais la part de l'Afrique dans cette industrie de transport aérien reste modeste : sur plus de 2 milliards de passagers transportés, en 2006, par les 190 pays membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) seulement 5% de ce trafic reviennent à

Tony Blair resquilleur

l La revendication essentielle des agents consiste en un règlement des salaires ordonné par la justice. ne vingt a i n e d'agents commerciaux, exerçant au sein de la compagnie Air France en Algérie, se disent abusivement licenciés depuis janvier 1988. La compagnie aérienne, elle, se défend et insiste sur le fait que toute la justice a été faite concernant les droits de ces agents. Les agents remerciés indiquent qu'ils sont détenteurs de décisions de justice définitives et exécutoires de la cour d'Alger et de la Cour suprême. «La Cour suprême a jugé le licenciement abusif et contraire à la législation du travail», est indiqué dans une requête mise à notre disposition par les agents licenciés. Selon eux, Air France refuse d'exécuter les décisions de justice. «La compagnie nous fait des propositions de règlement à l'amiable périodiquement tous les deux ou trois ans, auxquelles nous répondons favorablement, mais il n'y a jamais de suite.» La revendication essentielle des agents consiste en un règlement des salaires ordonné par la justice et la réactualisation au minimum des 5 dernières années qui comptent pour une mise en application des procédures qu'Air France aurait dû mettre en œuvre en 1988 (retraite, préretraite, départ volontaire). Les agents expliquent, en outre, que «les salaires portés sur nos décisions de justice sont ceux de 1988, c'est-à-dire une moyenne de 9000 DA (90 euros), alors qu'en 2008, le salaire mensuel moyen d'un agent commercial est de 27 000 DA et le SMIG à 12 000 DA». En France, ajoutent-ils, pour un licenciement justifié, les indemnités légales minima sont de 15 000 euros et pour un licenciement abusif, elles peuvent atteindre les 30 000 euros. En janvier 2008, des requêtes ont été adressées au président-directeur général d'Air France, Jean Cyrill Spinetta, au mi-

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nistre de la Justice, garde des Sceaux, Rachida Dati ; à la secrétaire d’Etat Rama Yade, chargée des droits de l'homme, et même au président de la République française, Nicolas Sarkozy, pour les interpeller sur la situation de blocage dans laquelle se débattent les agents licenciés. Cependant, le délégué régional d'Air France en Algérie, Jean François Fauveau, installé en octobre 2006, souligne qu'il a transmis, en août 2007, une lettre aux agents licenciés, dans laquelle il a exprimé sa disponibilité de les recevoir individuellement pour un règlement à l'amiable de leurs dossiers contentieux. «A ce jour, je n'ai reçu aucune personne��, déplore-t-il. En outre, M. Fauveau déclare qu'Air France a exécuté toutes les décisions de justice rendues en faveur de ces agents. Sur la base d'un départ volontaire, ces agents, explique le responsable de la compagnie aérienne, ont bénéficié d'un premier dédommagement calculé sur deux mois d'indemnité par année de service et par agent. Non satisfaits, les agents recourent à la justice qui a rendu ses décisions en 1991, 1992 et 2004. En vertu de cet appel, les agents ont perçu la totalité de leurs droits, explique M. Fauveau. A titre indicatif, l'un des agents en question a perçu, en 1988, une somme de 243 000 DA, puis, par voie de justice, en 2004, un montant de 2 millions de dinars, suivi d'une troisième indemnité de 100 000 DA pour non-réintégration. «S'ils veulent plus, qu'ils aillent à la justice ou venir me voir», ajoute le délégué régional d'Air France. Pour la compagnie aérienne, sur une trentaine de cas, il ne reste que deux ou trois non réglés et qui pourraient prétendre à une indemnité. Les portes du dialogue restent ouvertes, conclut M. Fauveau. Mustapha Rachidiou

3es OLYMPIADES NATIONALES DES MÉTIERS

Un espace d’expression es troisièmes Olympiades nationales des métiers se tiendront du 28 juin au 4 juillet et accueilleront les lauréats sélectionnés aux niveaux local (Olympiades locales du 26 au 30 avril) et régional (Olympiades régionales du 24 au 28 mai). Elles permettront au savoir-faire et à l’expérience acquis dans 35 métiers et qualifications professionnelles de s’exprimer à travers des compétitions, à l’issue desquelles les meilleurs participants, c’est-à-dire ceux qui auront montré au cours de ces épreuves le plus d’habilité et d’originalité, d’être retenus par un jury et honorés suivant leur mérite. Cette émulation ne s’arrête pas aux seuls participants, mais aux centres qui les forment et tend vers un enseignement de plus grande qualité. L’objectif souligné avec fierté par le directeur de la formation professionnelle qui tenait un point de presse à l’institut est de traduire dans les faits les orientations du président de la République en mettant résolument le cap sur une formation de qualité à même de répondre aux besoins d’un marché de travail qui évolue en fonction des nouvelles technologies et

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techniques. Le responsable de la DFP déplore que dans un pays où ce marché a un cruel besoin de main d’œuvre dans les domaines du bâtiment, par exemple, il y ait tant de jeunes chômeurs. C’est pourquoi, la formation doit être dispensée de manière à «offrir les meilleures opportunités d’emploi», c’est-à-dire «l’insertion professionnelle» des jeunes apprentis dans les métiers les plus demandés sur le marché. Pour illustrer ces propos à cet égard, il fait part des résultats de cette enquête à laquelle il s’est livré dans son secteur en 2005. Sur les 400 plombiers interrogés, 320 ont répondu qu’ils ont trouvé un travail. Dans le bâtiment, tous les jeunes formés dans ce domaine ont répondu qu’ils travaillaient. En revanche, sur 15 000 techniciens et techniciennes supérieurs concernés par le questionnaire, 500 ont répondu et 16% d’entre eux ont pu décrocher un emploi. D’où la nécessité de rompre avec la politique de formation en vigueur et de mettre l’accent sur l’orientation et une formation diplômante de qualité en adéquation avec les exigences d’un marché de travail féru de savoir-faire supérieur. Ali D.

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair s'est trouvé fort embarrassé quand il a été contrôlé en début de semaine dans un train sans ticket, ni argent pour en acheter un, a rapporté mercredi le tabloïd The Daily Mail. M. Blair, qui a empoché près de 500 000 livres (620 000 euros) grâce à des conférences depuis qu'il a quitté Downing Street en juin 2007, n'a pu présenter de ticket alors qu'il voyageait lundi entre le centre de Londres et l'aéroport voisin d'Heathrow pour y prendre un vol vers les Etats-Unis, selon le journal. Les passagers sont autorisés sur le Heathrow Express à prendre leur ticket directement auprès du contrôleur dans le train. Mais, d'après le Daily Mail, M. Blair s'est montré incapable de s'acquitter des 24,50 livres (30,50 euros) que coûte le ticket. Le journal, citant le porte-parole de M. Blair, a indiqué que le garde du corps de l'ancien Premier ministre avait proposé de payer son billet, mais que le contrôleur lui avait dit qu'il pouvait voyager gratuitement. (AFP )

19 tonnes de haschisch saisies en Espagne Dix-neuf tonnes de haschisch ont été saisies et trente-cinq personnes ont été interpellées ces trois derniers jours en Espagne, ont annoncé hier les douanes espagnoles dans un communiqué. En coopération avec la police et la garde civile, les douanes espagnoles ont mené cinq opérations qui leur ont permis, les 23, 24 et 25 avril, de mettre la main sur 19 tonnes de haschisch à Murcie (sud-est), Gérone (nord-est), Valence (est), Almeria (sud-est) et Alicante (sud-est). Un voilier transportant plus de six tonnes de résine de cannabis au large d'Alicante a été appréhendé vendredi et ses cinq membres d'équipage de nationalités espagnole, marocaine et russe arrêtés, précise le communiqué. Jeudi, quatorze personnes ont été interpellées et plus de trois tonnes de haschisch saisies dans un bateau semi rigide près de Gérone. Le même jour, une tonne de cannabis a été trouvée dans la province d'Almeria. Mercredi, quatre tonnes ont été saisies dans la province de Valence. Depuis le début de l'année, les douanes espagnoles ont saisi environ 90 tonnes de haschisch, trois fois la quantité saisie l'an dernier pendant la même période. (AFP )

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SPORTS COUPE D’EUROPE

LE MJS ET LA FAF PRÉPARENT LES ASSISES DU FOOTBALL EN MAI PROCHAIN

MU et le Barça se neutralisent

Des spécialistes au chevet du ballon rond a (mauvaise) situation que traverse le football algérien va bientôt faire l’objet d’une série de réunions qui regrouperont de multiples acteurs du ballon rond. A l’initiative du premier responsable du secteur de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, des personnalités sportives triées sur le volet se retrouveront, à partir de la seconde quinzaine du mois de mai, pour plancher sur la question. Selon un dirigeant, «la tutelle et la FAF ont longuement réfléchi à la problématique du football en Algérie. Les deux parties ont abattu un gros travail d’approche. A présent, tout est prêt pour entamer les débats sur les voies et moyens de sortir le football du trou dans lequel il se morfond depuis des décennies». La multiplication des rencontres entre les responsables du MJS et de la FAF, depuis des mois, donne du poids et du crédit à cette information. D’après notre interlocuteur, «l’information va être rendue publique dans les prochains jours». Le dossier serait ficelé, les axes de travail cernés, et la liste des participants arrêtée. Les initiateurs et promoteurs du projet «ne veulent pas associer le terme de refonte à cette entreprise afin d’éviter que les mauvaises langues disent qu’il s’agit de réchauffé (allusion au

FIFA

Les fédérations doivent assumer les déplacements Les fédérations nationales de football doivent dorénavant assumer les déplacements de leurs équipes nationales pour les échéances internationales (CAN et Mondial), a ainsi décidé la FIFA dans sa dernière directive. Les nombreuses réclamations du séjour des équipes nationales parvenues au siège de l’instance mondiale du football a obligé cette dernière à demander aux différentes fédérations nationales africaines qui lui sont affiliées de prendre en charge elles-mêmes les déplacements de leurs équipes nationales. Ainsi, l’équipe nationale algérienne, qui s’apprête dans un mois à faire le déplacement au Sénégal pour le premier tour des éliminatoires jumelées du Mondial et CAN 2010, devra envoyer un responsable (Saâdi probablement) pour préparer le séjour des Verts à Dakar. K. G.

PHOTO : H. LYÈS

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Des spécialistes algériens en football multiplieront les rencontres pour un projet de refondation du sport roi

projet de refonte présenté en 2002 et qui dort toujours dans les tiroirs)», précise notre source. Le point de départ de cette nouvelle approche, qui vise à remettre le football sur rails, est partie de la réflexion suivante : «Pourquoi le football est dans cette situation et que faut-il faire pour y remédier ?» Sur le constat (catastrophique), il y a une totale unanimité. C’est un précieux gain de temps pour avancer. Les «invités» choisis par le MJS et la FAF seront répartis en plusieurs ateliers. Les thèmes répertoriés vont de l’équipe nationale, les compétitions nationales, la formation, la révision du système de compétition, les textes, les infrastructures... L’équipe nationale figure en bonne place dans le dossier. Les hommes qui seront dans l’atelier, consacré à ce sujet sensible, seront appelés à faire des propositions qui aideront les Verts à retrouver leur rang d’antan. Les pâles performances de la sélection représentative dans les éliminatoires de la coupe d'Afrique et coupe du Monde ont fortement déçu les passionnés du ballon rond. Il s’agit, aujourd’hui, de bien cerner les problèmes et difficultés qui entra-

vent ou empêchent l’équipe d’Algérie d’être au moins présente aux grands rendez-vous continentaux... en attendant mieux. Le niveau du championnat national est l’autre source d’inquiétude des responsables du secteur et de la fédération. Il ne cesse de chuter dangereusement, depuis des années. L’urgence, c’est de stopper l'hémorragie avant qu’il ne soit trop tard. Le championnat national, à travers les clubs, doit être l'élément catalyseur qui doit propulser la machine vers l’avant en produisant des joueurs de talent. Une lourde responsabilité pèsera sur les hommes qui feront partie de cet atelier. Ils doivent préconiser des solutions justes et réalistes qui prennent en compte toutes les données du problème de la lente et inexorable descente aux enfers de cette discipline. Des experts étrangers seront sollicités dans la seconde phase pour apporter leur éclairage, parler de leur expérience chez-eux et fournir quelques éléments et données qui contribueront, peutêtre, à une sortie de crise appelée de tous leurs vœux par ceux qui désespèrent de notre football. La formation sera un segment capital dans la mise en place de la

nouvelle pyramide du football. Les bailleurs de fonds insisteront pour que les petites catégories ne soient plus la dernière roue du carrosse. On croit savoir que le MJS annoncera prochainement la création d’un lycée sportif au niveau de chaque wilaya. Les jeunes seront réhabilités dans les clubs et les divisions. Des mesures allant dans ce sens seront adoptées lors des journées consacrées au football. Au niveau des paliers inférieurs (divisions de wilaya et même régionales), une limite d’âge sera instaurée pour promouvoir l’intronisation des jeunes en équipes seniors. Par exemple, en wilaya, il sera exclu qu’un footballeur de 30 ans prenne part à la compétition. Même les sujets qui fâchent, argent, corruption, championnat à blanc... seront abordés. Au cas où les conclusions et propositions des congressistes convergeraient sur la nécessité d’instaurer le championnat à blanc pour quelques années, afin justement de combattre les fléaux qui minent la fragile santé du football, il faudra se résoudre à passer par là. On en saura un peu plus dans les prochains jours. Yazid Ouahib

ES SÉTIF

L’équipe en stage à Zéralda prévision du match retour de demi-finale de la E2008,nChampion’s League arabe, prévue pour le 1 mai à partir de 18 heures, les Ententistes entament er

aujourd’hui un stage bloqué de cinq jours à Zéralda, où ils ont préparé le match de Khouribga. Vingt-cinq joueurs prendront part à ce regroupement qui sera axé sur les volets psychologique et technico–tactique. A l’issue de ce rassemblement, les camarades de Raho rallieront, mardi, El Eulma, où ils se retrancheront dans un établissement hôtelier, loin de la pression des fans irrités, à l’instar du staff technique, par les dernières informations inhérentes au mouvement

des joueurs annoncé ici et là : Hakim Boufenara, l’adjoint de Simondi, dira à ce sujet : «Le stage de Zéralda est une opportunité pour apporter des correctifs, améliorer et consolider les acquis, d’autant qu’El Djeich est une formation coriace, pas facile à manier. Je profite de l’occasion pour tirer la sonnette d’alarme et mettre en garde les gens qui distillent de faux scoops sur de virtuels contacts de nos joueurs, déconcentrés par ces fausses nouvelles.» L’on apprend, par ailleurs, que les Egyptiens rallieront lundi la capitale des Hauts-Plateaux, à bord d’un avion militaire devant faire, le Caire-Sétif … Kamel B.

n Manchester United, sacré champion d'Europe en 1999 au Camp Nou face au Bayern Munich, a résisté mercredi au maître des lieux, le FC Barcelone, pourtant séduisant comme rarement cette saison, en demi-finale aller de la Ligue des champions (0-0). Manchester, dominé tout le match, aurait toutefois pu prendre une option sur la qualification dès les premières minutes avec un penalty pour une main de Gabriel Milito (2’). Mais son meilleur buteur, Cristiano Ronaldo (28 buts en championnat d'Angleterre et 7 en Ligue des champions), qui cherchait la lucarne gauche de Valdes, a manqué le cadre (3’). L'international portugais, pris en grippe par le Camp Nou, s'est montré très nerveux tout au long de la rencontre, avec certainement en tête ce penalty raté. Les deux équipes restent invaincues en C1 cette saison (huit victoires et trois matches nuls chacune) et tout se jouera donc mardi prochain au stade Old Trafford de Manchester. Les rentrées de l'Argentin Leo Messi et surtout de l'international portugais Deco, absents lors du quart de finale contre Schalke 04, ont été pour beaucoup dans la nette amélioration dans le jeu du Barça. Si la titularisation de Messi, qui avait joué 45 minutes en Liga ce week-end était attendue, celle de Deco l'était moins. Mais le Portugais d'origine brésilienne, donné partant en fin de saison avec Ronaldinho par la presse espagnole, a donné raison à l'entraîneur Frank Rijkaard. Il a souvent rappelé le Deco du Barça champion d'Espagne en 2005 et 2006, orientant parfaitement le jeu. Grâce à Deco, très bien épaulé par Touré, impressionnant, et Xavi, toujours très actif, le Barça a remporté la bataille du milieu. Il était alors normal que le club espagnol se crée les meilleures occasions mais la défense de Manchester, avec Evra, Brown, Ferdinand et Hargreaves (une surprise à ce poste), s'est montrée intraitable. Parfois aussi bien aidée par la maladresse de Samuel Eto'o (51’ et 52’). La défense de MU a, quand il le fallait, été parfaitement secondée par le gardien Van der Sar, comme sur une frappe colossale en fin de match (83’) de Thierry Henry, qui avait remplacé Deco (77’). L'équipe anglaise a beaucoup subi et s'est peu montrée aux avant-postes, avec en seconde période une seule occasion franche : une frappe de Carrick dans le petit filet (53’). Mais ce sont bien les «Red Devils» qui partiront favoris chez eux dans une semaine.

COUPE DE L’UEFA

Le Bayern se met en danger n Le Bayern, comme en quarts de finale aller, s'est mis en danger en concédant le match nul (1-1) sur sa pelouse en demi-finales aller de la C3 contre le Zenit Saint-Pétersbourg, tandis que la Fiorentina a pris un ascendant avec un nul arraché chez les Glasgow Rangers (0-0) jeudi. Les choses avaient pourtant bien commencé pour les Bavarois avec un penalty réussi en deux temps par l'inévitable Ribéry (1-0, 18e). Le Français a frappé du droit une balle repoussée par le gardien avant de reprendre victorieusement du gauche, permettant ainsi aux siens de mener au score. Mais les Russes, qui ont déjà éliminé deux clubs allemands (Nuremberg et Bayer Leverkusen) sur leur route en C3, ont ensuite égalisé avec un but contre son camp de Lucio (1-1, 60e). Et un malheur n'arrivant jamais seul, c'est le gardien emblématique du Bayern, Kahn, qui est sorti sur blessure peu après l'heure de jeu. En quarts de finale, le Bayern (tenu en échec chez lui à l'aller 1-1) avait réussi au retour un match de folie à Getafe (3-3 ap) pour se hisser en demi-finales. Faut-il s'attendre au même scénario au retour la semaine prochaine ? Il n'est jamais facile de jouer en Ecosse. L'équipe de France en sait quelque chose, elle qui était tombée 1 à 0 en octobre 2006 en éliminatoires de l'Euro. La Fiorentina, elle, a tenu le choc. Et ramène donc un point très précieux en vue du retour en Italie, la semaine prochaine. Frey, sous les yeux de l'entraîneur des gardiens des Bleus (où il est 3e gardien), Martini, a réalisé un match solide, déchiffrant les trajectoires des ballons de cet intenable Darcheville.

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SPORT EST HANDBALL CLUB DE MILA

INTER REGIONS

Graves incidents à Merouana

Petits moyens, grandes ambitions

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l Les joueuses du Handball Club de Mila (HCM), toutes catégories confondues, rayonnent déjà

sur la compétition, après seulement trois années de pratique.

es handballeuses du HCM ont manifestement le vent en poupe. La saison 2006/2007 est, à cet égard, truffée de titres et de résultats prometteurs. La démonstration en a été faite par les minimes garçons (nés en 1992 et 1993) qui ont, durant cet exercice, arraché la 3e place au championnat national, après avoir dominé de la tête et des épaules le championnat de wilaya et le championnat régional. De leur côté, les minimes filles rééditeront au titre de cette édition le même exploit, voire plus, en se classant 2e en championnat national et en atteignant le stade de la finale de la coupe d'Algérie, qu'elles perdront face au redoutable «sept» de Hammamet (Baïnem). Les cadettes et les juniors filles ne sont pas en reste puisqu'elles brilleront de mille feux sur la compétition. Le trophée de coupe d'Algérie, décroché haut la main en 2004 devant les cadettes filles de la prestigieuse équipe Haoua de Saïda, et la finale perdue sur le fil par les juniors filles face à leurs homologues de ce même club, renseignent sur la très bonne évolution de cette discipline à Mila. Et pour clore cette éloquente rétrospective sur les hauts faits du handball milevien, il y a lieu de souligner tout autant les excellents résultats obtenus par l'équipe senior féminine du HCM évoluant en Nationale 1 « A», et qui vient de s’illustrer au championnat de la présente édition, ratant d'un cheveu une accession historique en division Excellence. Abdeldjalil Dembri, président du HCM, dira à cet effet: «Nous avons certes laissé filer la première place au profit du NRF Biskra qui a accédé à la faveur des play off, mais il faut prendre en considération notre forfait forcé face au WAM (Aïn M'lila), en raison des énormes

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Les joueuses du Handball Club de Mila, un exemple à suivre

contraintesfinancières rencontrées». Et de renchérir: «Avec des subventions autrement plus adaptées aux besoins réels de la compétition, nos handballeuses, surtout, ont les capacités physiques, morales et techniques pour rivaliser avec l'élite du handball national». La qualification de 13 joueuses minimes et 7 garçons de la même catégorie en sélection nationale, ainsi que l'hommage rendu par la FAHB aux internationales juniors Sabrina Saïdouche, Romeïla Souiad et Choubaïla Aoulmi, après leur participation à la coupe d'Afrique de 2005/2006 en Côte d'Ivoire, dénotent que le handball à Mila est bel et bien mis sur

orbite. C'est tout à l'honneur de ces trois sélectionnées de cette wilaya. Encadrés par les jeunes techniciens, Slimane Guerraïchi et Adel Menaï, les minimes et les cadets garçons, qui sont d’ores et déjà champions de wilaya, visent, pour le compte de l’édition 2007/2008, le championnat national qui se déroulera à Skikda. Le staff du HCM regrette amèrement le départ de ses meilleures joueuses, dont les six «juniors» qui ont, manque de moyens oblige, opté pour l’ASFAS de Aïn Smara, alors que quatre autres ont été libérées au profit de l’AAO Aïn Oulmane et l’OJS Constantine. M. Boumelih

OPEN INTERNATIONAL DES ÉCHECS YOUM EL ILM

Haddouche détrône Belouadah près avoir dominé, trois années durant, l’open international Benbadis, le joueur d’échecs et sociétaire du club de Dely Brahim, Saâd Belouadah, vient d’être détrôné, difficilement, par l’intraitable Mohamed Haddouche, joueur de Sidi Bel Abbès, à l’issue de 7 rondes très disputées. Le tournoi, organisé pour la quatrième année consécutive par le comité culturel de l’APC de Constantine, avec la dynamique association sportive Echecs de Constantine (ASEC), et la précieuse collaboration du palais de la culture Malek Haddad et l’établissement Isofroid de Nesreddine Aouachria a connu durant cette quatrième édition, tenue du 23 au 25 avril, une participation jamais égalée. «Nous avons enregistré la participation de 114 joueurs issus de 19 wilayas et représentant 32 associations, ce qui est un record en soi par rapport à l’édition précédente qui a vu l’entrée en lice de 86 échephiles», précisera Mamdouh Djeghri, organisateur et président de l’ASEC, qui ne manquera pas de soulever que le tournoi a été doté de 6 prix intéressants d’une valeur globale

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de 160 000 DA. Il faudrait noter aussi que la compétition, qui a été dirigée avec brio par l’arbitre international Adlène Nesla, a été d’un niveau très appréciable et a connu une très rude concurrence, notamment avec 5 maîtres internationaux, dont le Tunisien Mejdi Kaâbi, 15 joueurs ayant un classement international et 41 autres classés à l’échelle nationale. Avec des scores très serrés, le trophée est revenu à Mohamed Haddouche, au partage des points, après avoir terminé ex-aequo avec Saâd Belouadah. La troisième place est revenue à Adel Khiar du club de Ben Aknoun. On retiendra parmi les lauréats du tournoi, classés de la 4e à la 8e place, les joueurs Mohamed Amine Fellah de Bel Abbès, Nacereddine Gueroui du CEConstantine, le Tunisien Mejdi Kaâbi, Farouk Djaballah de l’ASEConstantine et Hacène Ferrah de Bouira. Les organisateurs n’ont pas manqué de rendre un vibrant hommage à Nasreddine Aouachria, un ancien et brillant joueur qui n’a pas lésiné sur les moyens pour contribuer à ce genre de manifestations. S.Arslan

VOLLEY BALL

Le championnat régional jeunes livre bientôt ses champions algré la domination exercée par quelques équipes émergentes, le championnat régional jeunes, dont le bon niveau est souligné par les techniciens de la spécialité, devrait bientôt livrer ses lauréats pour le compte de la saison 2007/2008. Organisatrice de cette compétition, la ligue régionale Est affiche un déroulement sans accrocs notables des épreuves, mis à part la désaffection de dernière minute des équipes des Aurès, engagées dans le championnat junior. Une volteface qui a complètement faussé, à ce niveau, la configuration de la compétition où ne restent plus en lice que deux équipes, le CAC Constantine et L’IRB Sidi Amar, seules désormais à postuler au

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titre de champion régional, et donc à une participation au challenge national programmé du 3 au 5 juillet prochain à Alger. La date de clôture de cette compétition est loin d’être fortuite, les organisateurs de la FAVB, ayant décidé de faire coïncider cet évènement avec la célébration de la fête nationale de la jeunesse. S’agissant du championnat cadets garçons, l’ASU Constantine semble avoir assuré son ticket pour une participation à cette même échéance, et ce grâce à un parcours irréprochable lui ayant permis de surmonter les obstacles dressés par les équipes de N’ham Khelifa (El Oued), l’IRB El Kantara et l’ARB Oued Zenati, trois formations où la relève semble assurée grâce

à l’adoption d’une politique de formation prônée envers et contre la politique des lauriers éphémères, laquelle a mené jusque-là plusieurs équipes sur des voies de garage ou à la désagrégation du groupe. Seule ombre à ce tableau, la récente élimination du leader du championnat aux demi-finales de la coupe d’Algérie. Elle a été battue par la formation du RAM Alger sur le score de 3 sets à 1. A quelques nuances près, le même scénario se dessine dans le championnat minime où l’équipe de l’IRB El Kantara caracole seule en tête de la compétition, malgré une opposition honorable de ses deux outsiders, l’ARB Oued Zenati et l’Olympique El Oued. Ahmed Boussaïd

a rencontre phare de la 27e journée d’inter régions a été émaillée par de graves incidents au niveau du stade de Merouana qui abritait, jeudi, une rencontre entre l’équipe locale, laquelle recevait le leader du groupe, en l’occurrence la JSM Skikda. La rencontre a vu l’ouverture du score par les locaux, jusqu’à ce que les visiteurs égalisent à la 25e minute par l’intermédiaire de Guediri. A ce moment même, des échauffourées éclateront au niveau des gradins entre les supporters des deux teams. Pris au piège, les supporters skikdis fuiront les gradins pour aller se réfugier sur la pelouse. L’arbitre Mial sera alors contraint d’arrêter la partie à la 30e minute. Des témoins sur place parlent de 22 blessés dont deux policiers. En attendant les décisions qui seront prises par la ligue dans les prochains jours, il faut dire que les résultats de la journée n’ont pas modifié la donne. C’est toujours le statu quo, puisque le dauphin, en l’occurrence le NCMagra, a été défait au stade de Aïn M’lila, alors que le suspense entourant les équipes concernées par le maintien demeure entier. A noter que l’ESGuelma est fixée sur son sort depuis un bon moment, puisque l’escadron a les deux pieds en régionale. A trois journées du tomber de rideau, ce ne sont pas moins de huit équipes qui sont concernées par le maintien ou la relégation, c’est selon. Lamine Benzaoui

RAS EL OUED

Le club accède en inter région dans une ambiance grandiose que C(ROC)’est le club phare de la ville de Ras El Oued a fêté, jeudi dernier, son accession en inter région, une consécration qui intervient un an, jour pour jour, après les regrettables incidents qui avaient émaillé la rencontre face à l’ASBGhedir. La cité avait vécu alors les émeutes les plus violentes de son histoire. Ceci dit, et en dépit de moyens dérisoires, l’équipe a réalisé un parcours sans faute. A cinq journées du lever de rideau, elle occupe la première place à 16 longueurs de son poursuivant immédiat Barika. M.Charifi, président du club dira : «La subvention allouée récemment par la DJS nous a permis de respirer un peu, néanmoins elle n’a pas pallié au déficit dont souffre le club, lequel se situe à hauteur de 2,20 MDA (millions), représentant les dettes pour l’exercice en cours». Ses collaborateurs exhortent le wali à venir en aide à cette équipe qui fait le bonheur de milliers de supporters dans un «patelin» souffrant d’un manque flagrant de moyens de distractions. Ces difficultés ont pu être surmontées grâce au sponsoring de certaines entreprises privées et publiques. Le président du comité des supporters notera aussi que cette réussite est le résultat de la solidarité de fans du club et de leur abnégation. L’heure maintenant est à la restructuration du club pour le rendre plus compétitif afin de continuer sur cette lancée et accéder aux paliers supérieurs. A. Djerbah

El Watan - Vendredi 25 - Samedi 26 avril 2008 - 29

SPORTS OUEST

«Le club ne rétrogradera pas en nationale 2» Après une excellente prestation en phase aller, le nouveau promu, le MC Saïda a, durant la phase retour, enregistré une série de résultats médiocres, si bien que certains supporters, échaudés par les deux relégations, celles de 1976 et de 1986, se sont affolés et sont devenus très sceptiques. La psychose de la relégation semble les hanter, bien que le MCS comptabilise 36 points et n’a besoin que d’un point pour les trois rencontres restantes, dont une se jouera à domicile, pour assurer définitivement le maintien. Tout le monde s’accorde à dire maintenant que le maintien passe par le NAHD, pour éviter tout risque. Lors de l’entretien qu’il nous a accordé, le président du MCS, docteur Benhamza, en présence de l’entraîneur Hamouche, nous dira : «Nous avons un effectif très limité, même au niveau des remplaçants. Nous pratiquons un bon football qui fait qu’on encaisse des buts. De plus, nos joueurs ont été contactés par divers clubs, ce qui les a perturbés et déconcentré.» Et d’ajouter : «Nous avons un groupe soudé, volontaire et nous souhaitons vivement que l’arbitrage soit à la hauteur Nous avons eu des désagréments à Blida, contre le Mca, Tlemcen ; il y a eu des erreurs d’arbitrage, particulièrement pare les juges de touche que nous remettons en cause.» Questionné à propos des problèmes rencontrés, le président citera «l’équipe non structurée, l’absence de restaurant réservé au Mouloudia, aucun bus, un semblant de structure médicale et des moyens financiers très limités». L’entraîneur Hamouche abonde dans le même sens : «nous avons été lésés par l’arbitrage et nos joueurs sont sous la pression. Durant la phase aller on ne connaissait pas l’équipe, maintenant, la phase retour est la plus dure.» Le président Benhamza conclut : «le MC Saïda ne rétrogradera pas et je lance un appel au public pour venir en force et soutenir son équipe en toute sportivité, jusqu’à la dernière minute.» Sid Ahmed

LRF SAÏDA - RÉGIONALE UNE l ARB GHRISS 2 – CRB TIZI 3

INTER-RÉGIONS-OUEST l JSM TIARET 5 ES BÉCHAR 1

Le chabab de Tizi quitte la zone rouge

Baroud d'honneur Tiaret, stade Kaid Ahmed beau temps, bonne pelouse, faible assistance, arbitrage de M. Brahim, assisté de MM. Belkheir et Goussas. Buts : Lessar (9e), Sassi (19e), Baouche (20e), Bourebiaa (24 et 44e) pour la JSMT Arbaoui (5e) ESB evant des gradins toujours aussi désespérément vides, les protégés du duo Maidi – Djehad n'ont pas peiné, jeudi, face aux Bécharis pour inscrire le premier carton de la saison. Un baroud d'honneur qui ne pourrait en rien atténuer la douleur des fans d'Ezzerga, qui voient impuissants leur équipe fétiche jouer les seconds rôles. Pour revenir au match, caractérisé par un cavalier seul des locaux, en dépit de la courte illusion des visiteurs qui créèrent la sensation en ouvrant la marque dès la 5’ de l'entame, par l'entremise de Arbaoui qui exploita judicieusement une balle arrêtée à partir des 30 mètres. Un but qui semble avoir galvanisé les coéquipiers de Houari Djehad pour la suite des débats. Le onze local, quelque peu remanié en égalisant quatre minutes plus tard par Lessar (9’), en fit voir de toutes les couleurs aux Bécharis qui vont terminer la première manche avec cinq buts inscrits dans les bois de l'infortuné Kaddouri. A vrai dire, la rencontre, en dépit de cette avalanche de buts, a été techniquement moyenne mais l'essentiel pour les Tiaretis était le maintien. Avec ce résultat, ça semble fait. Pour les visiteurs c'est loin d'être le cas. A. K.

D

PHOTO : SOUAG

BENHAMZA (PRÉSIDENT DU MCS)

La crise financière dont souffre Tizi depuis le début de saison a laissé des séquelles

a rencontre de la 27ème journée De la régionale Une, ligue de Saïda, a bien souri au Chabab, le CRB Tizi, qui a pu décrocher les trois précieux points après une victoire méritée hors de ses bases, avec un score de 2 à 3, contre son adversaire coriace, l’ARB Ghriss, et ce devant son public, dans la ville de la Moubayaâ de l’Émir Abdelkader. Les poulains du coach Maâmar Habib n’ont pas hésité à profiter de la mauvaise situation que vit l’ARB Ghriss ces derniers temps, notamment la crise financière dont il souffre depuis le début de saison. Durant la première mi-temps, les visiteurs ont créé plusieurs occasions grâce aux Hamssas, Zegaï et Bendahou qui n’ont pas pu concrétiser devant le but de Sedouki, du l’ARB Ghriss. Même cas pour

L

les locaux qui n’ont pas su aller jusqu’au bout des occasions en Or créées par Lekoune, Bentato et Bouânani devant la vigilance de la défense des visiteurs et leur gardien Bentekfa. L’ouverture du score a été signée par les locaux, à la 23’. C’est suite à une erreur de la défense visiteuse, dans la zone des opérations, que Boucif profite de cette occasion et ébranle les filets de Bentekfa. La joie des locaux ne dura pas plus de dix minutes. Les visiteurs, suite à une contre-attaque menée par Mahieddine, égaliseront par l’intermédiaire de Zegaï, capitaine d’équipe, à la 33’. Une minute plus tard, plus précisément à la 34’, le même joueur du CRB Tizi (Zegaï) profitera d’une grave erreur de la défense dans la zone des opérations et logera le cuir dans les filets

de Sedouki en ébranlant également les tribunes. Avant la fin de la première mi-temps, l’arbitre de la rencontre, Guendouz, siffle un penalty pour les visiteurs. Exécuté et raté par Ayade. Le deuxième half a été plutôt tranquille et moyen en matière de jeu. Il fallait attendre la 67’ pour que les visiteurs aggravent le score par l’intermédiaire de Ayade. Ce dernier, après un effort personnel, driblera un défenseur et le gardien et glissera le ballon au fond des filets pour signer le troisième but de son club. À la 83’, l’avant-centre de l’ARB Ghriss, Bentato, pénètre facilement dans la zone de réparation et glisse son ballon dans les filets du portier du CRB Tizi. Cette victoire a permis au Chabab de Tizi de quitter, même difficilement, la zone rouge. A. Souag

RÉGIONALE DEUX - LRFO l IRB OUED DJEMAÂ 2 - IRB MESRA 0

Les locaux croient en leur maintien uttant pour sa survie en ce palier, l’IRBOD Ll’ayant n’a pas laissé échapper la propice occasion mis aux prises avec la Lanterne Rouge, l’IRBM en l’occurrence. En effet, en dépit de la grande chaleur, les poulains de Bélamèche ont, dès les premières minutes de jeu, manifesté une franche détermination pour engranger les trois points de la partie combien utiles pour le maintien de cette formation en ce palier qu’elle n’a pas quitté depuis plus d’une dizaine d’années. Ainsi, au coup de sifflet initial, les locaux se sont lancés en attaque et se sont carrément cantonnés dans les périmètres de leurs vis-à-vis qui semblaient venir limiter les dégâts ou épargner leur équipe de l’amende de non déplacement, même si les Moufidi, Menad et Nesli ont

démontré qu’ils sont des talents avérés. A la 20’, Garchel, dit Bitouche, se joua de toute l’arrière garde des visiteurs avant de s’esseuler avec le keeper et ouvrir le score. Après cette réalisation, les poulains de Lazreg ont tenté de remonter la pente mais leurs homologues veillaient au grain. Sur ce s’acheva le premier half. Après la pause, l’on assista au même scénario avec toujours un léger ascendant pour les locaux qui finirent par corser la marque à la 65’, par l’entremise de Cheikh qui exploita à bon escient un service de Benyettou. Ainsi, les gars de l’ex-Ferry peuvent espérer sortir la tête de l’eau. A souligner que le match a été dirigé en main de maître par M. Boudaoud, qui fut assisté par MM. Bourdin et Houirat (Tlemcen). Issac B.

l USBD 2 - RCR 1

Béchar Djedid a sué devant le Rapid de Relizane USBD : Mahjoub, Bouziani, Abdelli, Abdelbari, Yagoubi, Fethi, Khalef, Bouhassoune, Choubane, Kerroumi, Motrani, Entraîneur : Yagoubi RC Rélizane : Hamou, Belhaïrach, Nourine, Djoumi, Benzineb, Djaoussi, Benzebri, Bouziane, Chibhaoui, Bendaoud, Bentaja. est le même pour les deux équipes qui se sont affronLgrand’objectif tées, ce jeudi, au stade du 20 août 55, à savoir récolter le plus nombre de points possibles pour s’éloigner de la zone dangereuse et d’assurer leur maintien après les trois rencontres déterminantes qui restent à jouer dans le championnat. Les deux formations ont abordé la rencontre avec le même état d’esprit, en suivant les consignes données par les entraîneurs, se résumant pour les visiteurs à renforcer la défense et de jouer sur les contre-attaques rapides. L’équipe locale, apparemment bien organisée autour de son capitaine Yagoubi, a préféré jouer l’attaque et le pressing sur le porteur de la balle. On est à la 13 minutes de jeu et à la suite d’une combinaison entre joueurs de l’USBD, choubane a driblé son visà-vis, opéré un centre en retrait et la balle est saisie par Kerroumi, qui la met dans les filets du gardien de but rélizanais. Les joueurs du club visiteur sortent de leur défense et par des passes répétitives inquiètent le gardien de but de l’USBD, qui concède à deux minutes de la fin de la première mi-temps, après une faute du défenseur de l’équipe locale, le but égalisateur. A la reprise, l’équipe locale mène des attaques pour déstabiliser l’adversaire et malgré cette lancée, l’USBD n’arrive pas à concrétiser son objectif qui est d’atteindre les filets du camp adverse. Il a fallu attendre la 86ème minute pour que Kerroumi surprenne la défense du RCR et dans la surface de réparation, il est fauché par l’arrière droit de la formation rélizanaise. Un penalty est accordé par l’arbitre et l’USBD marque son deuxième but. M. Nadjah

SIDI BEL ABBÈS

Concours régional de pétanque l’occasion de la fête des travailleurs qui coïncidera avec le 1er A mai, l’association sportive amateur Leclech Abdelaziz organise un concours régional de pétanque. En collaboration avec l’APC de Sidi Bel Abbès et l’administration du complexe de la jeunesse, cette manifestation sportive verra la participation d’une dizaine d’équipes issues de l’Ouest du pays. Le concours régional de pétanque, précisent les organisateurs, se déroulera au complexe omnisports 24 février 1956 de Sidi Bel Abbès. M. Abdelkrim

El Watan - Vendredi 25 - Samedi 26 avril 2008 - 30

SPORTS DEMI-FINALES DE LA COUPE D’ALGÉRIE DE FOOTBALL

RÉSULTATS

ET

CLASSEMENTS

COUPE D’ALGÉRIE NAHD - JSMB WAT - ESMK

1-3 3-1

La JSMB et le WAT animeront la finale

SUPERDIVISION

1- RC Kouba 2- CA Batna — USM Harrach 4- MC El-Eulma 5- MSP Batna 6- Paradou AC — USM Sétif 8- MO Constantine 9- ASM Oran 10- US Biskra 11- SAM 11- CSC — USMBA 14- OM Arzew — MO Béjaïa 16- NARB Réghaïa 17- UMS Dréan 18- JSM Chéraga 19- A. Bou Sâada

Pts 61 57 57 56 55 48 48 46 44 42 41 40 40 39 39 32 31 28 22

J 31 31 31 31 31 31 32 32 31 32 31 31 32 31 31 31 31 31 31

INTERRÉGIONS n Groupe Est ESSA - ASBG ABM - JSMS (match arrêté à la 30e) ASAM - NCM WRBM - OSO NRBG - JSD CRBEM - ESG USC - HBCL Exempt : USM Aïn Beïda n Groupe Ouest ESM - SCM USR - GCM IST - IRBM JSS - USMO JSMT - ESB CRBAT - WAM SCMO - MCEB USBD - RCR

l WAT 3 - ESMK 1

0-0 0-1 3-0 0-0 1-0 2-0 2-0 0-0 4-0

3-3 1-1 2-0 0-0 1-0 4-2 2-1

3-1 1-3 1-1 2-3 5-1 1-3 2-1 2-1

Le rêve de Koléa s’estompe

PHOTO : B. SOUHIL

ABS - USB PAC - MOC USMS - USMBA ASMO - JSMC MOB - MSPB OMA - NARBR CAB - MCEE CSC - USMH SAM - UMSD Exempt : RC Kouba

L’attaquant béjaoui Deghiche inscrit le 3e but pour son équipe devant une défense nahdiste médusée

l NAHD 1 - JSMB 3

Les Béjaouis plus incisifs Arbitrage :Abed, Kerrai et Hedia Buts : Belkhir (28’et 70’) et Deghiche (80’) JSMB; Jimmy (18’) NAHD Averts. : Bouchetta (JSMB); Boukria (NAHD) NAHD :Toual, Boukria, Benabderrahmane, Gana (cap), Nehari, Sedkaoui, Jimmy, Attafen (Moussa 75’), Ouznadji, Camara, Hadiouche Entr. : Zemiti JSMB : Njeukam, Meddour, Ousmail (Ghazi 70’), Zeghdoud, Bouchetta, Messali, Belakhdar, Derrahi, Belkhir (Braham Chaouch 82’), Deghiche, Boukessassa Entr. : Khezzar C’est un match moyen que nous ont offert les deux teams en présence. Certainement gagnées par l’enjeu, les deux formations n’ont pas donné la pleine mesure de leur talent. Ainsi, le NAHD était loin de cette forme qu’il avait affichée lors des deux derniers tours devant l’USMA et le CRB. Ce sont les hommes de la Soummam qui se sont montrés plus entreprenants et plus percutants que leurs adversaires. En témoignent ces assauts répétés des camarades de Boukessassa. Et pourtant ce sont les camarades de Hadiouche qui ont réussi à prendre l’avantage. On jouait la

18’lorsque le NAHD avait obtenu un coup franc suite à une faute de Bouchetta très virulent dans le jeu. Boukria se charge de le botter et met le ballon au point de penalty de la défense de la JSMB. Un ballon que tout le monde voyait fuir devant ses yeux à l’exception de Jimmy qui avait surgi pour placer le cuir dans les filets de Njeukam. Sur la lancée de cette ouverture du score, les Nahdistes avaient eu une belle opportunité d’aggraver la marque sur ce tir de Ouznadji si le gardien camerounais de la JSMB n’avait pas dans un dernier réflexe dévié le cuir des bouts des doigts en corner (24’). Au lieu de rester vigilants et garder cet avantage, les hommes de Zemiti ont laissé l’initiative à leurs adversaires. Dans l’entrejeu, ni Attafen, ni Camara n’ont réussi à endiguer les assauts des hommes de Khezzar. Ces derniers, à force d’insister, ont trouvé la faille suite, eux aussi, à un coup franc botté par Zeghdoud qui avait été dévié par le dos d’un défenseur avant que la balle n’atteigne le sol ; Boukessassa avait réussi à la dévier sur la tête de Belkhir qui a mis le cuir hors de portée de Toual (28’). A la reprise, les Vert et Rouge assoiront leur mainmise en contrôlant le match à leur guise surtout qu’au fil des minutes les banlieusards perdaient pied. Ce qui devait arriver arriva à la 70’. En effet, un nouveau centre de Deghiche qui était parti à la limite du hors jeu avait atterri sur la tête de Boukessassa qui remet à nouveau le cuir sur Belkhir qui, de la tête, fusilla Toual. Un but qui a complètement désorienté les Sang et Or. Deghiche aggrave la marque à la 80’minute de la tête consécutivement à un corner. Ainsi, la JSMB se qualifie pour la première fois en finale de coupe d’Algérie. Mohamed Rachid

SUPERDIVISION - 33e JOURNÉE

l MOB 1 – MSPB 0

Béjaïa en voulait Arbitrage : Fetouha, Benchaia et Haimoudi But : Meroufel (5') MOB. Averts. : Kessassi, Rouaighia (MOB), Djillani, Mehaia, Deboucha, Guenifi (MSPB) Expul. : Deboucha (86') MSPB MOB : Doukha, Feghaoui, Abdeli, Bounekdja, Kessassi, Si Hadj (Boulainceur), Naït Yahia, Meroufel, Rouaighia (Berami), Smida (Ouslati), Madène Entr. : Belaribi MSPB : Boultif, Djillani, Deboucha, Mehaia, Hellal (Abadli), Boukhlouf, Guenifi, Lahmar (Khellili), Benamokrane (Mesbah), Amrane, Younès Entr. : Cherradi

Le match MOB-MSPB s'est joué sous une grande tension après la polémique à propos de la tentative de corruption présumée qui a précédé la rencontre. Les Vert et Noir ont réussi néanmoins l'essentiel dans cette rencontre en s'imposant par la plus petite des marges (1-0). D’emblée, les Béjaouis affichent une grande envie d’arracher les trois points. Après cinq minutes seulement, le virevoltant Meroufel parvient à ouvrir le score après une première tentative de Naït Yahia sur un corner. Un but qui s’avère suffisant pour les locaux pour se rapprocher de leur objectif qu’est le maintien. L. H.

l ASMO 0 - JSMC 0

La tête ailleurs… Arbitrage : M. Ouchen assisté par MM. Tebbiche et Berrouane. Averts : Amrouche (32’) et Berrahal (89’) (JSMC) ASMO : Bouhedda, Sedoud (Lessoued 46’), Sirat, Megherbi, Kaïd, Loukili, Boualem, Khadir (Kestali 72’), Aoued, Bouziani (Mohammedi 52’), Sari. Entr. : Charef JSMC : Salaheddine, Si Kaddour, Tahar-Belar (Slimani 62’), Kechtoul (Chaoui 17’), Bourouache, Aïd (Berahal 51’), Belhouari, Khelouti, Amrouche, Maouche, Touati. Entr. : Benali

Le team de M’dina J’dida est paru émoussé sur tous les plans face à un adversaire qui était venu à Bouakeul pour chiper des points vu sa situation au classement général. Le première action dangereuse a été à l’actif de Chéraga par l’entremise de Si Kaddour qui a failli ouvrir le score n’était la baraka de Bouhedda. Les locaux ont essayé tant bien que mal de renverser la vapeur, mais rien n’y fit. En seconde période, M’dina J’dida s’endort sur ses lauriers, laissant l’initiative à la JSMC. Slimani manquera de peu d’ouvrir le compteur à la 69’. Les protégés de Charef, toujours interdit de terrain, se réveillent dans les dix dernières minutes, mais ni Boualem (80’) ni Mohammedi

(82’) n’ont pu prendre en défaut Salaheddine et son arrière-garde. A. Brahim

l USMS 3 - USMBA 0

L’apathie belabésienne Arbitrage :Amalou, Talbi et Belagoun Buts : Bellil (7’et 27’), Bendris (88’) USMS Avert. : Sakhraoui (USMBA) USMS : Bekrar A., Bensaid, Debouz, Brakni, Acid, Della, Ziad, Soltani (Lahlou 61’), Belil (Bendris 80’), Souakir, Bekrar M. (Azla 67’) Entr. :Tribèche USMBA :Aït Zeghai, Chaoui, Bakhtaoui, Boughrara, Ouala, Abed, Bessaoud (Boukerche 45’), Sentour, Benchergui (Mebrak 54’), Sakhraoui, Benzirèche (Koula 65’) Entr. : Kadaoui

La confrontation ayant opposé deux équipes du milieu du tableau, laquelle n’a pas emballé les présents, est revenue aux Grenat qui n’ont pas eu trop de difficultés pour se défaire de la bande à Kadaoui qui s’est déplacée pour accomplir une formalité. Le manque de conviction des visiteurs a permis aux Sétifiens de plier le match en première période par le biais de Belil qui confirme l’ascendant des siens, avant que le jeune Bendris ne corse l’addition à deux minutes de la fin. K. B.

Stade de l’OPOW Zouggari Tahar de Relizane, public record, temps chaud, Samu présent, service d’ordre vigilant et renforcé. Arbitrage : M. Ferradi, assisté par MM. Chaoui et Djahnine. Buts : Benmoussa (45’), Derriche (73’), Dif (80’) (WAT). Fassi (75’) (ESM Koléa). Averts : Akkouche (43’), Mekhtiche (64’), WA Tlemcen : Gaouaoui, Hadjou, Layati, Habri, Boudjakdji, Abdelaoui, Tiouli (Dif 62’), Derriche (Sylla 77’), Benmoussa, Djallit, Chaïb (Tebbal 73’). Entrs : Bouali et Houti. ESM Koléa : Benrabah, Fassi, Djahnine, Chibane, Khalfaoui, Akkouche (Hacène 66’), Kabachi, Allali, Azizi, Mekhtiche, Rami (Benyahia 65’). Entrs : Akli et Dahmane. a rencontre opposant le WA Tlemcen à Lprudence l’ESM Koléa a été caractérisée par une excessive des deux équipes en début de match, avant que les Widadis ne passent la vitesse supérieure en menant quelques rushes (5’, 7’, 13’), repoussés difficilement par la défense de Koléa. Les poulains de Bouali ont donné une bonne réplique à leurs adversaires. Azizi, d’une belle reprise, a failli loger la balle au fond des filets adverses à la 28’. Cette chaude alerte donnera des ailes aux Widadis qui se portent résolument en attaque. Ainsi, ils obtiennent un coup franc à la 45’. L’excellent Benmoussa exploitera judicieusement ce coup franc en ouvrant le score en faveur les Widadis. De retour des vestiaires, les poulains de Bouali, très dangereux sur les contres, ont eu le mérite d’inscrire un deuxième but par l’excellent Derriche à la 73’, suite à un travail collectif. Deux minutes après, les poulains de Akli ouvrent le score par l’excellent Fassi qui d’un tir précis mettra le cuir au fond des filets de Gaouaoui suite à un coup franc. Le reste du temps fut largement à l’avantage des Widadis qui arrivent à la 80’à tripler la mise par Dif, suite à un joli tir des 25 m. C’est le Widad de Tlemcen qui est qualifié à la finale. Bravo aux 22 acteurs et au service d’ordre qui est à féliciter. T. Wassim

TROIS SUPPORTERS DÉCÉDÉS Un mort et quatre blessés graves, tel est le bilan d'un grave accident de la circulation, survenu hier (vendredi), à la sortie ouest de Boukadir, à 20 km de Chlef. Les victimes sont des supporters de Koléa qui se rendaient à Relizane pour assister à la rencontre ESMK- WAT. Elles étaient à bord d'un véhicule léger, qui a heurté de plein fouet un taxi venant en sens inverse. L'un des supporters a trouvé la mort sur le coup, tandis que les quatre autres, qui ont été blessés, ont été évacués vers l'hôpital Mustapha Bacha à Alger. Un autre accident de la circulation s'est produit hier vers 12h30, près de la Fontaine fraîche, dans la commune de Yakouren sur la RN12 reliant Tizi Ouzou à Béjaïa. Un véhicule léger de marque Renault transportant quatre supporters de la JSMB, en route vers le stade du 1er Novembre de Tizi Ouzou pour suivre le match opposant leur équipe au NAHD, a dérapé non loin de l'hôtel Tamgout. Bilan : deux morts et deux blessés. A. T. et A.Y.

El Watan - Vendredi 25 - Samedi 26 avril 2008 - 31

SPORTS FOOT DER

wA L'OCCASION de la confrontation officielle contre le Maroc, programmée le 3 mai prochain à 16 h à Koléa pour le compte du match aller des qualifications pour le Championnat d'Afrique des nations 2009, le staff technique national HeddaneDjelloul organise deux points de presse en présence des joueurs. Le premier aura lieu demain et le second jeudi 1er mai à partir de 11h à l'hôtel Sheraton. A. B. wL’ISTS d’Alger abritera le 1er mai un examen écrit pour les arbitres interligues sous la direction de la commission de formation des arbitres que préside Rachid Medjiba. En parallèle, un séminaire des arbitres s’est déroulé, hier à Médéa, en présence d’une cinquantaine d’arbitres dans le cadre de la promotion du sifflet national. K. T. wLA COMMISSION de discipline de la LNF a infligé une sanction de 3 matches plus 2 matches avec sursis à l’attaquant de l’OMR, Fouzi Moussouni, pour insulte envers l’arbitre. L’entraîneur du MCS, Saïd Hamouche, sera quant à lui interdit d’accès sur le terrain pour 2 matches. En revanche, la LNF a laissé 3 dossiers ouverts jusqu’à complément d’information, concernant les matches MCOWAT, MCS - ASO et USMAnESS. K. G. wLA VIOLENCE semble se propager d’une façon alarmante. Le fléau aura gagné même le football féminin. En effet, la joueuse du CLTB, Enssad Fouzia, a été suspendue d’un match automatique plus un an de suspension ferme pour agression contre l’arbitre. Un autre dirigeant de la même équipe a été suspendu pour 5 matches d’interdiction sur le terrain. A. C. w LA 9e ÉDITION de la Danon Nation Cup (DNC), réservée aux enfants (10-12 ans), aura lieu cette année dans la wilaya de Blida le 13 juin prochain, ont annoncé les organisateurs. La particularité cette année est que le tournoi, qui a déjà commencé au niveau des wilayas, concerne toutes les wilayas du pays. Le vainqueur de cette édition représentera l’Algérie à la finale internationale qui aura lieu le 7 septembre prochain à Paris (France). D. A.

LIGUE DES CHAMPIONS AFRICAINE COTONSPORT (CAMEROUN) - JS KABYLIE (15H30)

Les Canaris à l'assaut des… Lions ! BARRY DEMBA : «APTE POUR LE SERVICE»

Garoua (Cameroun) De notre envoyé spécial e stade omnisports de Garoua abritera, cet après-midi (15h 30), le match aller du deuxième tour de la Ligue des champions d'Afrique de football entre le club local de Cotonsport et le dernier rescapé algérien en compétition continentale, la JS Kabylie. Une confrontation qui ne se présente pas forcément sous de meilleurs auspices pour les poulains de Moussa Saïb, sachant que ces derniers ont été contraints à effectuer un long et harassant voyage de deux jours entre Alger et Garoua, via Casablanca (Maroc) et Douala (Cameroun). En dépit de ces contraintes, auxquelles la JSK s'est du reste habituée, notre représentant part avec la nette et unique ambition de revenir de Garoua avec une note positive pour préserver intactes ses chances de qualification à la phase des poules. Logés à l'hôtel Relais Saint Hubert, situé à quelques encablures du stade, les coéquipiers de Cherif Abdeslam ont effectué deux entraînements au stade principal (jeudi et vendredi), où Saïb aura, sans l'ombre d'un doute, mis la main sur le onze, appelé à donner la réplique à cette formation de Cotonsport que la JSK connaît parfaitement. Les deux protagonistes se sont affrontés à deux reprises, en 2002 (Coupe de la CAF) et en 2007 (Ligue des champions). Tout en mettant en exergue ses appréhensions : en raison de la fatigue de ses joueurs et l'absence de certains titulaires (Hemani, Oussalah et Khedis), Moussa Saïb, qui a su conduire la JSK à son quatorzième titre national, ne veut pas s'avouer vaincu. Il est décidé à aligner un onze équilibré et surtout homogène, à même de contrecarrer l'équipe camerounaise. Le staff technique kabyle, selon toute vraisemblance, devrait opter pour un schéma tactique 4-4-2. Dans les buts, l'international Chaouchi sera chargé de veiller au grain. En défense, tout porte à croire que

L

PHOTO : H. LYÈS

wUN TRIO d’arbitres algérien composé de Khelifi, Chabane et Berous a été désigné pour officier la rencontre SénégalMali, prévu le 3 ou le 4 mai prochain à Dakar dans le cadre du match aller des éliminatoires du championnat d’Afrique des nations, réservé aux locaux. K. T.

L’attaquant Oussalah sera le grand absent avec Hemani

le staff technique fasse appel aux services de Meftah, Douicher, Demba et Coulibaly. Le milieu de terrain, ce compartiment névralgique, devrait être occupé par le quatuor suivant : Abdeslam, Dahouche, Hamouda et Berramla. La mission offensive serait confiée à Amaouche et Bensaïd. Dans une déclaration à El Watan, le président de la JS Kabylie, Mohand Cherif Hannachi, affirme que : «Les joueurs sont prêts à relever le défi, malgré les difficultés du périple. Si les conditions météorologiques demeurent favorables, il y a de quoi espérer une bonne réaction

l DENIS LAVAGNE (ENTR. COTONSPORT)

«Je connais bien la JSK»

de nos joueurs», avant de renchérir : «Je souhaite aussi que l'arbitrage du trio de Malawi sera à la hauteur. L'arbitrage en Afrique pose parfois problème. Les joueurs savent, en tout cas, ce qui les attend et j'estime qu'après le titre du championnat, ils vont pouvoir évoluer avec un esprit tranquille.» En somme, la JSK est, semble-t-il, en mesure de réaliser cet après-midi un résultat positif, même si la mission s'annonce périlleuse. Les Canaris vont-il renverser l'existence naturelle en dévorant… les Lions ? Dans la nature footballistique, c'est vraiment possible. Kamel Yamine

Cotonsport s'est entretenu avec Hannachi en marge de l'entraînement de la JSK de jeudi dernier. Il a tenu à cette occasion à féliciter Hannachi pour le titre du championnat. K.Y.

l HANNACHI

a formation camerounaise de Lactivement Cotonsport s'est préparée «A 99%, Saïb reste au club» pour cette troisième confrontation contre la JS Kabyle. ans une déclaration à El Watan, en marge de En 2002, la qualification est D l'entraînement effectué jeudi au stade de Douala, le revenue aux Camerounais (en président des Canaris, M. Hannachi, a révélé être confiant à

Coupe de la CAF), et l'année dernière, les Algériens ont pris leur revanche (en Ligue des champions). L'entraîneur de Cotonsport, le Français Denis Lavagne, a indiqué d'ailleurs avoir une vision assez précise des Algériens. «Je connais bien la JSK. J'étais à la tête du staff technique de Cotonsport la saison dernière, quand nous nous sommes mesurés à la JSK. C'est un adversaire costaud à la réputation bien établie», nous a déclaré, jeudi, le technicien français, avant de poursuivre : «A partir de là, je dirai avoir ma petite idée sur les points forts et les faiblesses de l'adversaire. J'ai constaté aussi que le groupe de la JSK n'a pas beaucoup changé comparativement à celui de l'an dernier.» Lavagne a déclaré aussi à El Watan avoir «concocté un plan de jeu approprié afin de contrecarrer mes adversaires sur la surface de jeu. Je connais les éléments qui sont capables de nous causer des malheurs sur le terrain, alors il faudra les surveiller de près pour écarter le danger». Lavagne nous a annoncé également que son équipe sera privée de Leitsingui, suspendu par la CAF pour trois matches. Il est à noter que l'entraîneur de

convaincre Saïb de rester à la tête de la barre technique de l'équipe la saison prochaine. «J'ai discuté avec lui, je lui ai remis le contrat qu'il n'a pas encore signé. Ce contrat est intéressant dans la mesure où il lui permet des augmentations de salaire tous six mois en plus des récompenses pour les titres. Je continuerai à faire de mon mieux pour le convaincre d'y rester et j'y arriverai. A 99%, il reste à la JSK», dira le patron du club kabyle. Voilà une bonne nouvelle qui pourrait rassurer les fans du club, d'autant plus que Saïb entretient toujours le suspens et fait savoir qu'il ne parlera de cette question qu'en fin de saison. Par ailleurs, M. Hannachi a tenu à remercier les dirigeants de Contonsport d'avoir «fait de leur mieux pour assurer un bon séjour à la délégation kabyle. Malgré certaines imperfections dues au manque d'infrastructures ici à Garoua, je dirai que les responsables camerounais ont fait l'essentiel pour assurer un bon séjour à la JSK». K.Y.

Le rugueux défenseur de la JS Kabylie, le Malien Barry Demba, sera aligné aujourd'hui face à l'équipe de Cotonsport de Garoua. Opéré d'une blessure depuis deux semaines, Demba est retapé grâce, faut-il le dire, au travail du staff médical. Fini donc le doute, puisque le coach Saïb pourra compter sur les services de son défenseur attitré. «Je me suis très bien remis de ma blessure. Je m'entraîne normalement avec le groupe et d'ici le match je pense être apte pour le service», nous a dit le défenseur Demba, approché à l'aéroport de Douala au moment où l'équipe s'apprêtait à prendre le vol vers Garoua. Et d'ajouter : «L'épreuve africaine exige beaucoup d'engagement et d'abnégation pour espérer s'en sortir. Je suis tenu par conséquent de m'engager pour aider mon équipe dans ce match.» Tout en mettant en avant le caractère difficile de la rencontre face à un adversaire qui joue bien chez lui et devant ses supporters, le défenseur malien précise : «Nous sommes prêts à faire bonne figure ce samedi face à cette équipe de Cotonsport. Nous ne partons pas en terrain inconnu, nous avons une assez bonne idée sur l'adversaire. Le moral des joueurs est au beau fixe, après le sacre du championnat, remporté lundi dernier. C'est un facteur très important, surtout à la veille d'un match de Coupe d'Afrique. Je suis optimiste quant à nos chances de réaliser une belle performance.» K. Y.

ECHOS DE GAROUA w Un climat plutôt doux a régné ce week-end sur la région de Garoua, où la température n’a pas dépassé les 30°. De fortes pluies se sont abattues du reste, sur la région mercredi dernier, d'où la baisse des températures. Selon les habitants de la région, le mercure peut brutalement grimper. Hannachi a souhaité la persistance de ces douces températures. wLa délégation de la JSK a été accueillie, jeudi matin, à son arrivée à l'aéroport de Douala par le conseiller de l'ambassadeur d'Algérie à Yaoundé. Il s'est déplacé à Douala spécialement pour la prise en charge de la délégation algérienne. Il a pris, en effet, les dispositions nécessaires pour permettre à la JSK de rallier Garoua dans de très bonnes conditions, en mettant à sa disposition un avion spécial. wLe défenseur Harkat risque de ne pas être retenu pour le match de cet aprèsmidi. Le joueur en question, qui s'est contenté d'un entraînement en solo jeudi dernier, ne semble pas être en mesure de disputer des matches officiels. K.Y.

El Watan

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Vend. 25 - Sam. 26 avril 2008

GESTION DE LA RÉSERVE NATURELLE ORANAISE

COMMENTAIRE

PHOTO : EL WATAN

L’expérience marseillaise L’injustice au secours des îles Habibas Q

L’archipel Habibas constitue la plus belle réserve naturelle de la Méditerranée

l L'archipel Habibas, au nord-ouest d'Oran, qui recèle des espèces végétales uniques au monde, est ciblé par un programme visant à faire de cette plus belle réserve naturelle de la Méditerranée une destination écotouristique attrayante. Oran De notre bureau

J

eudi 25 avril 2008. Il est 9h et cette matinée printanière bien chaude et ensoleillée ne fait que commencer. Nous embarquons à bord d'une vedette, petite embarcation qui s'ébranle à partir du port de pêche d'Oran. Cap sur le plus bel archipel de la Méditerranée : Habibas. La mer est calme. Au bout de 90 minutes de navigation, nous accostons sur l'archipel. Une succession de massifs montagneux entourés par la grande bleue situés à une quarantaine de kilomètres au large d'Oran. Sur place, un groupe de scientifiques français et espagnols arrivés au port d'Oran à bord du voilier Fleur de Lampaul, de la fondation Nicolas Hulot, nous explique leur mission sur les lieux : mettre en œuvre le projet intitulé «La préservation et la promotion de la réserve des îles Habibas» entrant dans le cadre de la mission scientifique

«Petites îles de Méditerranée 2008» confié au Commissariat algérien du littoral et son homologue français. Un projet cofinancé par l'Etat algérien et le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) qui a accordé une contribution de 3 millions d'euros. Concrètement, le projet vise à accoucher d'un plan de gestion des îles Habibas. Dans la foulée, «un jumelage entre les îles d'Oran et celles de Marseille voit le jour», explique Patrick Vidal, gestionnaire de l'archipel Frioul de Marseille. L'objectif est de «faire partager à leurs homologues oranais l'expérience marseillaise dans la gestion des îles». Deux ingénieurs gestionnaires algériens des îles et deux éco-gardiens sont déjà formés. Du coup, un plan et un comité de gestion qui seront placés sous l'autorité du wali devraient être mis en place. Une mission scientifique, la quatrième du genre, vient d'arriver à terme. Autre mission : mettre en place un cadastre des espèces de la flore et de la faune que recèle cet archipel.

Résultat partiel : un trésor, un concentré de l'écosystème méditerranéen. 110 espèces végétales ont déjà été répertoriées dont les plus prestigieuses ont pour nom la spergulaire et le choux des Habibas. Parmi les espèces d'oiseaux nicheurs inventoriées, Alain Nante, ornithologue et conservateur des îles de Marseille du centre d'études des écosystèmes de Provence (CEEP), cite par exemple les 3000 couples nicheurs appelés goueland leucophée, le puffin cendré, les faucons, l'albatros... La faune sous-marine est toute aussi riche aux abords de l'archipel : les Espagnols attestent que le site renferme la plus grande population de palettes géantes du monde, une espèce de coquillage. Ce mollusque des Habibas peut atteindre jusqu'à 14 cm de diamètre. «Garder le site à l'état sauvage», c'est là l'objectif que se fixe une cellule de réhabilitation de l'archipel des Habibas qui a été récemment installée à Oran. C'est aussi le but de Ahmed Benmahdi, président des Amis de la mer, une association qui organise souvent des actions de volontariat pour le maintien de la propreté du site et qui vient de produire une étude pour la préservation de l'environnement marin du littoral oranais. Cherif Lahdiri

ÉTATS-UNIS

L'économie US connaît sa pire récession depuis longtemps L'économie américaine connaît actuellement «la pire récession» depuis plus de 70 ans, a indiqué hier le prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz. «C'est l'un des pires retournements depuis la grande dépression» des années 1930, a affirmé M. Stiglitz dans

un entretien sur la chaîne d'information financière CNBC. «La question est de savoir combien de temps elle va durer et quelle sera son ampleur», a ajouté M. Stiglitz, également ancien économiste en chef de la Banque mondiale. Cet expert a estimé que la situation était

«différente» de celle observée «lors des précédents épisodes» de récession, insistant sur les difficultés des banques, principales sources de financement de l'économie. Il a, en outre, critiqué les décisions prises par le gouvernement américain et le président George W.

Bush depuis le début de la crise des crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis, dits «subprime». «Jusqu'à présent, l'administration Bush a fait trop peu, trop tard», a estimé M. Stiglitz en ajoutant que les mesures prises «n'ont pas été bien conçues». (APS)

Le sexe de l’Etat C 'est une tendance générale au pays du double je, les gouvernants, même les plus progressistes, même les plus islamistes, ont tous des maîtresses. Jusque-là, à part l'hypocrisie, aucun problème, chacun a le droit d'avoir des relations sexuelles qu'il juge agréables. Le problème est que la plupart de ces maîtresses sont entretenues par l'argent public, donc par l'Etat et les contribuables. Telle maîtresse d'un grand gouvernant a un poste dans une ambassade où elle est payée à ne rien faire. Telle autre s'est vu offrir un appartement sur le fonds du million de logements qui n'a pas encore abouti. Telle autre encore voyage avec cet autre ministre sous l'alibi d'assistante prise en charge par l'Etat. Les exemples sont nombreux, il y a même une entreprise publique qui possède la particularité de n'abriter que des maîtresses de responsables qui ont trouvé par là le moyen collectif de gérer leurs pulsions sur le dos de la collectivité. Si les

POLLUTION À ANNABA

Des bancs de poissons morts à Oued Mangaâ Des bancs de poissons inertes flottant sur la surface des eaux de Oued El Mangaâ (Tréat) ont été découverts il y a trois jours par les riverains. On soupçonne une intoxication due aux déversements des huiles askarel dans cette rivière qui avoisine la zone industrielle de la commune de Berrahal distante de 30 km du chef-lieu de wilaya. Cette énième pollution a suscité l’ouverture d’une enquête déclenchée par la gendarmerie lo-

MÉTÉO ALGER

Max. 26° - Min. 9°

ORAN Par Chawki Amari

Algériens, sur cette terre étrange de faux consensus, rêvent tous d'avoir une épouse en hidjab et une maîtresse en minijupe, estce aux Algériens d'entretenir les maîtresses de personnalités publiques ? Non mais ces maîtresses qui entretiennent des relations avec des hommes puissants ne sont pas coupables, elles tirent ce qu'elles jugent nécessaire pour elles et pompent les ressources de l'Etat par simple phénomène d'osmose inverse. Les coupables sont bien évidemment ceux qui les entretiennent avec l'argent du Trésor, incapables de faire la différence entre la vie privée et la responsabilité publique. Ce point sensible des maîtresses de personnalités politiques a déjà posé problème, ici même d'ailleurs, et fait l'objet de poursuites en diffamation. C'est pour cette raison que nous n'allons pas donner de noms, ou alors sur internet. Quel site ? Donner l'adresse est déjà diffamatoire. Mais il suffit de chercher.

cale d’autant plus que le cours d’eau se déverse dans la plage d’El Marsa, dans la wilaya de Skikda. Selon toujours les riverains, plusieurs employés de stations services déversent périodiquement des huiles usagées générées par les vidanges. Même les industriels sont de la partie. Le même oued semble être la destination finale de leurs huiles askarel et autres produits chimiques tels les insecticides. M. F. G.

AUJOURD’HUI

Ensoleillé

POINT ZÉRO

Par T. Hocine

ui écoutera l’ONU, elle qui tente d’attirer l’attention du monde sur la situation faite au peuple palestinien ? Ceux qui croient gérer les affaires du monde ne se contentent pas de détourner le regard, mais de se lancer dans une logique qui n’est pas seulement fausse ou absurde, mais qui est tout simplement injuste. Quand l’organisation internationale met en garde contre une catastrophe humanitaire dans les territoires palestiniens, elle reçoit en écho un plein appui à la politique israélienne qui a mis en place les éléments de cette tragédie. Pas question pour eux de rappeler Israël à ses obligations internationales comme le respect des conventions internationales stipulant très clairement comme pour le cas des Palestiniens, la protection des populations vivant sous occupation. Et cela, bien entendu, en attendant d’examiner de plus près l’occupation en question et élaborer les moyens à même d’y mettre fin. Bien au contraire, cette même communauté s’en tient aux effets faisant d’Israël la victime. Et pourtant et la plupart des pays qui soutiennent cette injustice connaissent le poids des mots pour avoir connu des guerres d’occupation, et pour certains développé des mouvements de résistance. Là, l’amalgame ne relève pas de l’ignorance, mais au moins du parti pris. En ce sens, les Palestiniens se défendent pour faire valoir leurs droits nationaux tels qu’ils leur sont reconnus par les résolutions internationales. L’obstacle s’appelle Israël fort de l’impunité que lui assurent ses alliés. On ne compte plus depuis au moins trois décennies, les promesses de paix. Autant d’échecs voulus par Israël qui refuse de restituer les territoires qu’il occupe par la force. Sa dernière trouvaille est d’affamer les Palestiniens. Pas de mazout, plus d’activité déjà réduite à son strict minimum. Pas d’emploi, pas de revenu. C’est ce que les spécialistes appellent la punition collective encore que l’expression semble inadaptée quand on sait de quelle manière le Hamas, poussé à se transformer en parti politique, a été vite diabolisé dès qu’il s’est emparé du pouvoir par la voie démocratique, une expression chère à l’Occident qui ne craint pas de se renier quand il s’agit de défendre Israël. Mais c’est de l’injustice qu’il s’agit, et rien d’autre. Et ce n’est pas cela qui va arrêter les Palestiniens. Ils savent qu’ils reviennent de loin puisque même leur existence en tant que peuple a été niée pendant longtemps. C’est leur lutte qui leur a permis d’imposer cette réalité.

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